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L’image du Maroc dans la presse et les sites web canariens
En général, la presse canarienne est une presse libre dont le comportement envers notre pays n’est pas différent à celui qu’elle a envers le gouvernement central ou le gouvernement canarien Cependant, le problème du Sahara continue à être la pierre angulaire des relations entre notre pays et les Iles Canaries pour des raisons que personne n’ignore et il y a lieu de signaler qu’il a toujours existé un courant de sympathie des moyens de communication canariens et la société canarienne envers les Sahraouis et-ce, depuis le début du conflit en 1975.Les Canariens ayant pêché le long de nos côtes depuis le XVII ème siècle et pendant la colonisation, avaient été les seuls à profiter des richesses de nos provinces du Sud. La perte de ce bénéfice a laissé tout un secteur de la population canarienne avec un profond traumatisme et des préjudices qui persistent jusqu’à nos jours et dont certains moyens de communication se font écho. Cependant, grâce au travail diplomatique constant et tenace de ce Poste Consulaire, la situation a changé ; ainsi les journalistes les plus importants et les intellectuels qui publient de temps à autre des articles de fonds concernant nos provinces du Sud, écrivent la plupart du temps des articles objectifs, voire même brillants à ce sujet, tels que par exemple Angel Tristàn Pimienta, l’un des plus importants journalistes canariens qui a même écrit dans l’un de ses articles que « les moyens de communication canariens qui écrivent contre le Maroc, le font poussés par le tic colonialiste ». il y a lieu de signaler que certains chroniqueurs, journalistes et intellectuels canariens approuvent la volonté du Maroc de récupérer les provinces du sud et sa politique de développement et de croissance économique miss en place dans ces provinces.Le problème est qu’aux Iles Canaries beaucoup de journalistes sont très proches des idéaux des partis de gauche (IU, les Verts, les Syndicats, etc..) ou bien, certains sont même très proches des courants séparatistes tels que les journalistes de la Radio San Borondon, qui sont les porte-étendards du séparatisme canarien.Les moments les plus compliqués vécus par la diplomatie marocaine aux Iles Canaries avec la presse canarienne ont été :a) L’affaire Aminatou Haidarb) L’interdiction d’entrée au Maroc pour le Député du Parlement Européen Willy Meyer et les trois journalistes canariens qui l’accompagnaient à Laâyoune afin de visiter le camp de Gdeim Izikc) Les jours postérieurs au démantèlement du camp de Gdeim Izik, pendant lesquels le Consulat Général du Royaume à Las Palmas a dû supporter les agressions verbales envers nos institutions, des actes de vandalisme contre le siège du Consulat (attaques avec des pierres et des bâtons, des inscriptions sur les murs et les vitres de ce Poste Consulaire, allant même jusqu’à endommager la voiture officielle avec des inscriptions, des coups et des bosses et des graffitis représentant le drapeau du polisario fait avec un objet pointu. Les exaltés ont même essayé d’agresser le Chef du Poste en personne et-ce, malgré la présence de la police espagnole.Tags : Maroc, Espagne, Îles Canaries, Sahara Occidental, Aminatou Haidar, presse canarienne, Gdeim Izik, -
Entretien avec Maître Olfa Ouled, avocate du groupe Gdeim Izik
Entretien avec Maître Olfa Ouled, avocate de la défense des prisonniers sahraouis du groupe Gdeim Izik contre la pandémie de Covid 19.Maître Olfa Ouled, une avocate française basée à Paris qui représente 18 des prisonniers politiques sahraouis connus sous le nom de Groupe Gdeim Izik, est depuis 2016 particulièrement préoccupée par le sort de ses clients face à la pandémie.
Le cas du Groupe Gdeim Izik est un exemple des multiples violations de la loi par les autorités marocaines dans les territoires occupés du Sahara occidental, où la détention arbitraire est la norme et non l’exception, lorsqu’elle est appliquée à la population sahraouie et aux activistes des droits de l’homme.
Ce groupe d’hommes a été enlevé, détenu et torturé pendant et après le démantèlement du camp de Gdeim Izik.
Après un procès militaire et un procès civil, 8 d’entre eux sont condamnés à perpétuité et les 11 autres à des peines allant de 20 à 30 ans.
Dans la note d’information publiée le 16 mars 2020 par «Penal Reform International», on peut lire: «Bien que des mesures légitimes soient nécessaires en période d’urgence pour prévenir de nouvelles flambées de COVID-19 dans les prisons, les autorités doivent garantir le respec les droits de l’homme. En période d’anxiété, il est encore plus pertinent que les gens ne soient pas isolés du monde extérieur, ne se retrouvent pas en isolement cellulaire et, surtout, aient accès à des informations et à des soins médicaux adéquats, tout comme ceux disponibles dans la communauté ».
– Maître Ouled, êtes-vous particulièrement préoccupée par ces prisonniers dans le contexte de la pandémie de Covid 19 et par les conditions de leur détention?
La pandémie actuelle suscite la crainte d’une aggravation de la situation de tous les prisonniers politiques sahraouis et, en particulier, des prisonniers que je représente. Ils ont tous des problèmes de santé en raison des tortures qu’ils ont subies et n’ont pas accès à des médecins, ce qui les expose à un risque accru lié au Covid 19.
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a appelé «les gouvernements à libérer toute personne détenue sans base légale suffisante, y compris les prisonniers politiques et détenus simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes. Une fois libérées, ces personnes devraient subir un examen médical et des mesures devraient être prises pour s’assurer qu’elles reçoivent les soins et le suivi nécessaires, y compris un suivi médical. »
Cette demande a également été transmise par l’Observatoire pénitentiaire marocain, qui a demandé à l’administration pénitentiaire de libérer les prisonniers d’opinion et les militants jugés pacifiques.
Un « manque flagrant d’infrastructures et de personnel médical » peut en fait entraîner la propagation généralisée du COVID-19 dans les prisons marocaines.
Les conditions dans les prisons marocaines où sont détenus mes clients manquent des mesures d’hygiène les plus élémentaires.
Les prisons sont surpeuplées, tel que souligné par l’Observatoire marocain des prisons, ce qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, est également un facteur de risque.
Je pense que ces prisonniers devraient être libérés et recevoir les soins médicaux nécessaires et adéquats qui leur ont été refusés depuis leur arrestation.
– Certains prisonniers de Gdeim Izik sont en isolement prolongé depuis plusieurs années, est-ce que cela aggrave la situation?
Les placer en isolement cellulaire prolongé dans le contexte particulier du Covid-19 constitue un traitement encore plus cruel et fait craindre une détérioration immédiate et irréversible de l’état de santé déjà fragile des détenus.
Les autorités marocaines ont le devoir de protéger la santé physique et mentale des détenus, conformément à l’Eensemble de règles minima pour le traitement des détenus (également connu sous le nom de Règles Nelson Mandela).
Nous sommes confrontés à deux situations inquiétantes dans les prisons AitMelloul2 et Tiflet2. Depuis plusieurs années, mes clients ne sont pas autorisés à sortir plus d’une heure par jour, malgré toutes les plaintes que j’ai faites et aussi les plaintes déposées directement par les familles.
L’administration pénitentiaire a mis en place des mesures pour arrêter la propagation du COVID-19, tandis que des cas positifs sont découverts chaque jour. Le nombre de visiteurs est désormais limité à un par détenu et ils ont droit à un maximum d’une visite par mois. Cependant, les détenus de Tiflet et d’Ait Melloul sont privés de contact régulier.
En effet, les mesures prises par le Maroc dans le cadre de la pandémie de coronavirus n’ont profité à aucun de mes clients. Les appels de mes clients sont encore très irréguliers, pendant les mesures prises par le Covid 19, ils devraient leur permettre d’appeler quotidiennement leur famille car ils ne peuvent pas leur rendre visite.
Enfin, dans le contexte carcéral, les sentiments créés par un isolement médical prolongé, tels que les sentiments de colère, de peur, de culpabilité, de dépression et les pensées et tendances suicidaires chez les patients peuvent être amplifiés. Le Covid 19 mettra l’accent sur ce sentiment.
– Le Maroc a libéré plus de 5.000 prisonniers, mais il existe plusieurs prisons avec des cas d’infection. Hier, l’administration pénitentiaire marocaine a nié l’existence de cas dans la prison de Kenitra où plusieurs de ses clients sont détenus.
J’ai été empêchée de rendre visite à mes clients et, dans la situation actuelle, les familles ne peuvent pas non plus leur rendre visite. Même avant la pandémie, les visites étaient irrégulières, brèves et parfois gênées par les administrations pénitentiaires.
En ce moment, le gouvernement a même cessé de recevoir des plaintes de l’étranger. Par conséquent, il est impossible de savoir clairement l’état de santé des prisonniers et, en ce qui concerne l’épidémie de Covid, nous sommes obligés de faire confiance aux informations officielles.
– Maître Ouled, pouvez-vous nous dire à quelle étape se trouve la procédure judiciaire de ce groupe?
Après le procès devant un tribunal civil en 2017, il est nécessaire que la Cour suprême marocaine confirme que le manque de preuves du procès militaire a été surmonté devant ce tribunal civil. Les condamnations du premier procès ont été remises en cause par la Cour suprême, car elles n’étaient fondées que sur des documents et des preuves produits par la police. La Cour suprême a ensuite renvoyé l’affaire devant le tribunal civil pour remédier à ce manque de preuves. La condamnation a été prononcée en juillet 2017, mais jusqu’à présent, la Cour suprême n’a pas rendu son avis final.
Et surtout, après 10 ans, aucune enquête officielle sur les tortures subies n’a été ouverte. L’expérience médicale demandée par le tribunal n’était pas une enquête officielle, ni indépendante (une enquête officielle impliquerait l’enregistrement des plaintes par le ministère public).
– Outre l’action internationale que vous avez et continuez de mener, avez-vous également contacté les autorités marocaines?
L’affaire n’est pas close et j’ai continué à représenter mes clients, même si les autorités marocaines m’empêchent de les voir.
Je contacte régulièrement les autorités marocaines à différents niveaux, concernant les violations commises à l’encontre de mes clients dans les différentes prisons où ils sont détenus, en relation, entre autres, avec leur état de santé, négligence médicale, isolement et droit à continuer leurs études.
Le dernier rapport de torture et de mauvais traitements a été envoyé au procureur d’Inzegane et reçu le 25 février, mais jusqu’à présent je n’ai reçu aucune réponse.
Le Comité contre la torture (Nations Unies) surveille également les représailles contre les détenus après les communications de mes clients à ce Comité.
Source : Por un Sahara libre, 25 abril 2020
Tags : Sahara Occidental, Gdeim Izik, prisonniers politiques sahraouis, pandémie, covid-19, -
L’épidémie du Coronavirus, une nouvelle situation cruelle pour les prisonniers politiques au Maroc, le Président sahraoui réagit comme l’association marocaine ASDHOM
Régulièrement notre site www.ecrirepourlesliberer.com s’efforce de recueillir de nouvelles informations sur les prisonniers politiques sahraouis et de mobiliser pour les défendre et obtenir leur libération. Leurs conditions d’emprisonnement se dégradent comme se dégradent leurs possibilités de communiquer entre eux et avec leurs proches.
Aussi il nous semble très important que le Président de la RASD Brahim Ghali, très attentif depuis une dizaine de jours avec les responsables santé à protéger les réfugiés de l’épidémie, s’inquiète de la situation d’autres citoyens sahraouis également précieux : les prisonniers politiques enfermés pour de longues années dans les prisons marocaines, condamnés pour certains jusqu’à perpétuité à l’issue de procès à charge. Il en appelle au Secrétaire Général des Nations Unies afin qu’il intervienne vigoureusement auprès des autorités marocaines et obtienne leur libération. Tous ces hommes et cette femme ne sont-ils pas en prison pour avoir simplement défendu publiquement l’autodétermination, au fronton des résolutions de l’ONU depuis 1966 ?
Nous saluons aussi l’engagement de l’ASDHOM, association marocaine de défense des droits de l’homme qui appelle à la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc, en insistant sur la situation des militants rifains.
Ces libérations, simples gestes de stricte justice, mettraient mieux à l’abri de l’épidémie ces prisonniers dont une majorité est de santé précaire, représenteraient de la part des autorités marocaines un geste honorable à forte résonance internationale, et seraient en même temps une manière de mettre les prisonniers de droit commun dans des conditions de plus grande sécurité sanitaire en leur laissant de fait davantage d’espace dans ces prisons que l’on sait surpeuplées.
Tags : Sahara Occidental, Maroc, gdeim izik, prisonniers politiques sahraouis,
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Maroc : Le Makhzen s’en prend à Lisa-Léa Westerhoff
La journaliste française n’est pas du goût du Makhzen. Voici ce que nous avons sur elle dans les courriers confidentiels de la DGED (le commentaire a été rédigé par Abdelmalek Alaoui) :
Lisa-Léa Westerhoff et France 24, une correspondance si particulière
Certains correspondants de médias étrangers accrédités au Maroc semblent de plus en plus glisser vers une couverture partisane. Une dérive inquiétante qui fait peser des soupçons sur les motivations réelles de journalistes qui sont censés relater de manière factuelle les évènements au Maroc.
Parmi eux, le cas de Lea-Lisa Westerhoff, correspondante hyper-active et prolifique de France 24 ainsi que de pas moins de 7 médias français, constitue un exemple emblématique pour analyser la nature des risques de dérives journalistiques, parfois motivés par des agendas très personnels.
En effet, les règles de déontologie les plus élémentaires du métier de journaliste veulent que l’on « dépose ses convictions » au vestiaire lorsque l’on effectue la couverture d’évènements, de surcroit dans un pays étranger. Dans le cas de Mme Westerhoff, cette dernière est tout à la fois correspondante de la chaîne France 24, mais également journaliste pour un journal français partisan (Libération), tout en couvrant le Maroc pour RFI, France Info, ou encore … France Culture, excusez du peu.Comment peut-on concilier ces opinions partisanes en écrivant pour un journal français engagé politiquement et la nécessaire objectivité qui sied aux médias publics de l’audiovisuel extérieur de la France (France 24, ainsi que RFI sont des médias publics français) ? C’est semble-t-il, un exercice d’équilibriste que parvient à réaliser chaque jour la jeune correspondante et sa chaîne France 24, glissant imperceptiblement entre sujets sur le « 20 Février », avant de réaliser un portrait de la « contestation de la jeunesse », tout en affirmant que « les militants ne s’arrêteront pas avant que le régime change ».
Si la responsabilité de Mme Westerhoff est patente, et que son choix de sujets est , comme nous allons le voir, toujours orienté vers le micro-journalisme, il faut ici souligner que France 24 est également responsable des sujets qu’elle passe et des commentaires exprimés par ses journalistes. En moins d’un mois, plusieurs dérapages majeurs, qui nuisent à l’image de la chaîne, ont ainsi été constatés. L’on aurait pu penser que la crise de la vraie-fausse interview de l’ambassadeur syrien –qui a soulevé une bronca internationale- aurait du pourtant obliger la chaîne à vérifier la qualité de ses intervenants lorsqu’elle organise un plateau ou une interview.
Cependant, vendredi dernier, voilà que France 24 récidive, en résumant maladroitement et de manière péremptoire le discours royal, à travers l’une de ses journalistes, qui a cru bon de résumer en moins de deux minutes une réforme aussi majeure par une formule réductrice et lapidaire, qui ne fait qu’illustrer sa profonde méconnaissance du droit et de ses subtilités.
La formidable latitude qui est donnée à Mme Westerhoff au Maroc par France 24 donne l’impression que rien ne se passe dans notre pays, si ce n’est les manifestations d’opposants, qui pourraient faire croire au téléspectateur que le pays est à feu et à sang s’il devait se référer uniquement à la couverture très partiale de cette journaliste. Peu importe que les manifestations n’aient réussi, au mieux, qu’à mobiliser une centaine de milliers de personnes sur une population de 30 millions, cette journaliste n’a d’yeux que pour cette minorité qu’elle a voulu rendre « visible », aidée en cela par les plans serrés des caméras, qui masquent mal la foule clairsemée.
A ces techniques de couverture, bien connue par les spécialistes de l’info-sensationnalisme, il faut ajouter un décrochage systématique entre l’image, le titre et le contenu. Ceci marque malheureusement la couverture de France 24 et de sa correspondante d’un sceau partisan et idéologique, ce qui pourrait faire penser qu’ils souhaitent tous deux promouvoir l’agenda des mouvements d’extrême gauche marocains, ce qui constitue une ingérence intolérable dans la vie politique marocaine.
Imaginons maintenant l’inverse. Que diraient les pouvoirs publics français si le correspondant de l’agence officielle MAP ou de la RTM en France se mettait en tête de ne couvrir que les activités de la Ligue Communiste Révolutionnaire ou du Nouveau Parti Anticapitaliste ? Gageons que cette focale exclusive aurait pour effet immédiat un rappel à l’ordre de l’intéressé de la part de sa hiérarchie afin qu’il fasse preuve de plus d’objectivité et qu’il couvre l’ensemble de la vie politique française.
Au Maroc, il ne se trouve donc pas un seul acteur politique, ni associatif qui trouve grâce aux yeux de France 24 et de sa correspondante, qui n’a eu de cesse de tendre son micro vers le premier manifestant venu ? C’est là un parti pris et une atteinte à la déontologie du métier de journaliste inacceptable, car si Mme Westerhoff a bien entendu le loisir de couvrir les manifestations au Maroc, elle a également le devoir de rendre compte de l’ensemble d’une réalité politique et sociale, autrement plus riche et complexe qu’elle ne veut bien le montrer, confortablement cachée derrière sa carte de presse.
Pour paraphraser Emile de Girardin, qui, dans une boutade, affirma que ce qui caractérise un « bon journaliste » c’est qu’« (il) ne lit qu’un journal, le sien, et dans ce journal, il ne lit qu’un article, le sien. », l’on peut aisément en déduire que les seuls articles ou sujets que cette correspondante lit ou compulse sur le Maroc sont les siens, avec ce prisme si particulier.
Plus grave, les écrits ou la couverture de Mme Westerhoff ont pu avoir des conséquences dramatiques, poussant les marocains les uns contre les autres, notamment sur la question du Sahara. En effet, le summum de la couverture partiale aura été atteint à l’automne dernier, lorsque, couvrant les événements dramatiques de Gdem Izik, la correspondante a carrément pris position en faveur des campeurs, reprenant une logorrhée qui ne déparerait pas le site Internet du Polisario, en affirmant : « 35 ans après l’annexion par le Maroc de cette zone, beaucoup se sentent marginalisés sur leur propre terre et des citoyens de seconde classe ». Une phrase à rajouter à de nombreuses autres, qui sonnent toutes comme un crachat sur la tombe des membres des forces de sécurité morts pour la patrie lors du démantèlement de ce camp illégal.
Plus récemment, la correspondante livre une analyse post-discours royal du 17 Juin qui reflète une absence manifeste de compréhension du texte constitutionnel ainsi qu’une grille d’analyse commune à sa rédaction à France 24. Cette lecture évacue systématiquement les composantes de la société civile et politique marocaine pour ne favoriser que les opposants les plus farouches, et donc aux idées les plus extrêmes.
Face à ce traitement « si particulier » de l’information, l’on ne peut que se féliciter du sang-froid des pouvoir publics qui, en d’autres temps, auraient peut être réagi autrement, cédant à ce qui pourrait être considéré comme des provocations et non du journalisme. En s’abstenant de réagir, peut être est-ce là la plus belle réponse que fait le Maroc à cette politique du « deux poids deux mesures » de la part de certains médias internationaux qui gagneraient à céder à la tentation de l’objectivité.
Fiche sur Westerhof:
Lea-Lisa Westerhoff
Lea-Lisa Westerhoff est une reporter française qui s’est fait une spécialité de la couverture Maroc. qui collabore actuellement avec au moins 7 médias français : RFI, Le Figaro, France Info, France Inter, France 24, France Culture et Libération !!!.
Parmi ses contacts sur les réseaux sociaux, on compte Ali Bouabid, Omar Balafrej, Ali Lmrabet, Karim Ben Cheikh (responsable presse de l’ambassade de France à Rabat), Nizar Bennamate & Omar Radi (20fev) , ainsi que divers journalistes comme Aicha Akalay, Ayla Mrabet, Hicham Bennani, Rachid Jankari, Youssef Aït Akdim, Zakaria Choukralah et Zineb Dryef…
Thématiques
A ses débuts au Maroc, Lea-Lisa Westerhoff semblait s’intéresser d’avantage à des thématiques d’ordre socio-culturel, à travers notamment des reportages sur des festivals ou des phénomènes de société. Son inflexion vers des sujets plus politiques est survenue avec le dossier Gdem Izik. Après analyse de sa production audiovisuelle et écrite depuis les campements a proximité de Laayoune, il apparait que son traitement de l’actualité marocaine tend à se déséquilibrer progressivement en défaveur du royaume.
Sahara
Lea-Lisa Westerhoff a produit des reportages sur place depuis l’intérieur du camp de Gdeim Izik et depuis Laayoune. RFI, 08 novembre : « Certains le surnommaient déjà le camp de la liberté. C’était la plus grande manifestation sociale au Sahara occidental depuis 1975 ». Avant le démantèlement du campement, les reportages présentaient largement les points de vue des manifestants séparatistes, comme le dénommé Bourial, membre du comité d’organisation du campement qui n’a pas hésité à donner aux revendications un caractère purement politique indépendantiste. « cela fait 35 ans que nos droits ne sont pas respectés…comment ça se fait qu’on n’a pas de travail alors qu’on est les habitants autochtones ici…la majorité des gens qui travaillent dans le phosphates sont des marocains »
Reportage pour RFI : « 35 ans après l’annexion par le Maroc de cette zone, beaucoup se sentent marginalisés sur leur propre terre et des citoyens de seconde classe ».
La journaliste a exprimé une position partiale à travers un ton anti-marocain en adoptant des formules du type « 7000 tentes contre le Maroc ». L’opération de démantèlement a été décrite comme un « assaut des militaires marocains contre un camp de contestataires pacifique ». Les reportages sur place de Lea lisa Westerhoff ont de plus dénaturé la réalité des événements en omettant de signaler l’identité des personnes tuées (membres des forces de l’ordre marocains).
20 février
Dans la rédaction et la réalisation de ses reportages et articles, Lea-Lisa Westrehoff affiche une proximité certaine avec la mouvance du 20 février. Dans un reportage réalisé pour RFI, intitulé le « Maroc est-il une exception ? » la journaliste a brossé un portrait flatteur de certains activistes, notamment Oussama Khlifi, décrivant un jeune chômeur insensible aux menaces contre sa personne et sa famille. Reportage RFI du 18 mars : « Oussama n’est pas le seul à faire état de menaces, mais il dit ne pas avoir peur. Ne pas écouter sa peur c’est déjà ce qui a motivé le jeune homme à sortir du bois fin janvier… ». Ce reportage est presque entièrement façonné de manière à infirmer la thèse de l’exception marocaine.
Ses analyses accréditent et légitiment généralement les témoignages d’activistes et militants au détriment des voix institutionnelles ou établies. Il en est ainsi du décès de Kamal Ammari à Safi décrit exclusivement comme un « militant du 20 février » et imputant son décès aux blessures causées par les forces de l’ordre. « jeudi Kamal Ammari, 30 ans du mouvement du 20 février est décédé à l’hôpital après avoir été blessé lors du rassemblement de dimanche dernier à Safi ». Libération 15-06
Les titres utilisés sont parfois provocateurs et pourraient même prêter à confusion : « Au Maroc, les militants ne s’arrêteront pas avant que le régime change » (Libération 06-06-2011). Léa-Lisa Westerhoff a publié le 20 juin dans Libération un article intitulé « Une nouvelle constitution marocaine en trompe l’œil », annonçant que la réforme renforce le rôle du Premier Ministre « sans vraiment limiter les pouvoirs du Roi » ; elle semble réagir avec ironie à la brièveté de la campagne précédant le référendum : « Sans surprise, quasiment toutes les formations politiques ont applaudi la réforme proposée par le roi et appelé à voter oui au référendum qui sera organisé dans… deux semaines ! »
Sur France Inter le 19 juin, Lea-Lisa Westerhoff a laissé entendre que les pouvoirs publics favorisaient les contre manifestations : « du jamais vu, impossible pour eux de tenir le rassemblement comme prévu, l’ambiance est électrique, voire violente (…) sans que la police n’intervienne immédiatement (…). La journée d’aujourd’hui est donc un test pour voir à quel point le pouvoir est prêt à tolérer de nouvelles manifestations »
Les initiatives Royales
Les discours royaux du 9 mars et du 17 juin annonçant les réformes et des mesures d’accompagnement comme la libération de détenus n’ont pas non plus été traités de manière équilibrée. Principalement, les articles de Lea-Lisa Westerhoff mettent en avant les doutes exprimés par les militants du 20 février quant à l’effectivité de telles mesures. Le caractère novateur des réformes annoncées est relativisé et les mesures présentées comme des réponses à la pression de la rue.
Reportage RFI du 21 mars : « un lifting de la constitution plutôt qu’une réforme en profondeur qui donne plus de pouvoir au peuple, c’est pour éviter ça que younes Chebi est sorti… »
La grille d’analyse de la journaliste privilégie généralement dans ses reportages l’hypothèse d’un champ politique marocain dominé par un rapport de force dualiste entre la Monarchie et les mouvements de contestation, évacuant ainsi les autres composantes de la société civile et politique. Les réformes annoncées sont présentée comme « une façon de calmer la révolte, de calmer la colère, sans véritablement résoudre les problèmes profonds ».
Les mesures de libération de certains détenus présentées officiellement comme une réponse à un mémorandum du Conseil national des droits de l’homme sont décrits comme une victoire des manifestants. Reportage du 14/04 « …sans aucun doute, le contexte régional a joué. Les manifestants réclament depuis plus d’un mois que tous les détenus soient relâchés »
Le commentaire du dernier Discours Royal du 17 juin va dans le sens d’une lecture minimaliste à travers le prisme réducteur des pouvoirs du Roi : « Ce discours se place dans la continuité plutôt que dans la rupture, le Roi conserve l’essentiel du pouvoir, il garde sa main partout tout est soumis à son veto ».
La méthodologie suivie pour la réforme constitutionnelle est qualifiée de non transparente, épousant clairement les positions des activistes du mouvement du 20 février.
Les droits de l’homme
Les reportages de Westerhoff se focalisent également sur l’état des droits de l’homme dans le Royaume en décrivant souvent des cas de « répression » à travers des couvertures biaisées de certains événements. Un reportage RFI en date diffusé le 14 mars a présenté exclusivement les déclarations de personnes présumées victimes de la répression. Reportage du 14 mars sur RFI : « pacifique et pourtant des dizaines de personnes ont été frappées au visage à coups de matraque. Trois jours Mohammed VI a promis une nouvelle étape dans la démocratie» Le comportement des forces de l’ordre est analysé à l’aune des promesses de réformes annoncées par SM Le Roi de manière à relativiser les avancées démocratiques.
Au-delà des mouvements de contestation, d’autres thèmes ont été approchés dans le même esprit. Un reportage sur la disparition de Houcine Manouzi a été l’occasion d’établir la persistance de ces pratiques « le plus inquiétant selon Jawad Skalli représentant de l’ONG Vérité et justice, c’est que ces pratiques existent toujours, Jawad Skalli : « les composantes de la disparition forcée sont toutes présentes, les gens sont arrêtés par des gens en civil, on sait qu’ils appartiennent à la DST, ils les emmènent dans des lieux qui ne sont pas des lieux de détention connus ». commentaire Westerhoff : seule différence avec les années 70, les personnes arrêtées réapparaissent après quelques semaines mais non quelques années…la loi antiterroriste qui permet ce genre de dérives
Le commentaire de la libération de K. Tehrzaz est l’occasion pour jeter le doute sur le procès « cette lourde condamnation a toujours été une sorte d’énigme ». les raisons de la grâce Royale sont qualifiée de « politiques » mais aussi « énigmatiques »
Tags : Léa-Lisa Westerhoff, Maroc, DGED, presse, journaliste, Gdeim Izik, Sahara Occidental,
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Maroc : Yassine Mansouri a des visions la nuit !
Une nouvelle que vous me risquez pas de trouver sur la toile et qui a été publiée par l’auteur et Maroc Leaks.
L’auteur est un mystérieux site dont la vie n’a pas duré plus d’un mois à cause du ciseau de la censure. Il s’appelle « Wikiwili », un nom composé de deux mots : « wiki » et « wili ».
Le premier est connu de tout le monde. Son origine est hawaïen et signifie « rapide ». Il est utilisé en Internet pour désigner un site web dynamique dont les pages peuvent être modifiées par tout visiteur.
Le deuxième, vient d’une expression spécifique du Maroc, « wili » qui est utilisé pour exprimer l’étonnement ou l’horreur devant un fait grave.
Nous n’avons rien sur leur propriétaires, mais, selon les mots d’Abdelmalek Alaoui, « il semble bien informé ». Ses sources semblent au Royaume.
Le site se défine comme « le nouveau site d’information et d’investigation créé par des professionnels pour vous révéler en exclusivité les nombreuses affaires et scandales qui ont secoué et continuent à secouer le Maroc ».
Parmi leurs révélations, celle au sujet des 15 milliards reçus par le 1er Ministre Driss Jettou qu’il a reçu après son départ de la primature en 2007.
Dans cette dépêche, ils dévoile le déplacement de Yassine Mansouri, le directeur général de la DGED, les services d’espionnage marocain, à La Mecque en vue de fuir le dossier Gdeim Izik qui venait d’exploser à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental. Voici l’article:
Yassine Mansouri a des visions la nuit !
Devinez où se trouvait le puissant patron de le DGED quand les événements du campement Gdim Yzik a Laayoune du mois d’octobre dernier battait leur plein ? Il était à la Mecque pour accomplir une Omra. Étonnant ! Quand on sait comment ces événements ont failli faire basculer l’affaire du Sahara. Comment le roi a pu laisser le patron des services censé suivre l’épineux dossier du Sahara partir en pleine crise ?
La réponse est encore plus étonnante: il aurait dit au roi qu’il avait rêvé que l’affaire du Sahara allait trouver son dénouement dans les tous les prochains mois, et que pour son rêve devienne réalité, il fallait qu’il aille à la Mecque prier. Le roi l’a immédiatement autorisé à y aller. Délirant !
D’autres expliquent cette pièce de théâtre de mauvais goût autrement. A l’époque Fouad Ali Himma et son lieutenant Ilyas El Omary étaient au maximum de leur puissance et interféraient dans la gestion de ce dossier du campement Gdim Yzik (certains disent qu’ils étaient à l’origine, nous y reviendrons prochainement). Sentant que l’affaire allait tourner au vinaigre (c’est ce qui s’est passé d’ailleurs), il a inventé cette mauvaise plaisanterie pour s’éloigner du feu. Consternant!
Tags : Maroc, DGED, Gdeim Izik, Yassine Mansouri, Fouad Ali El Himma, Ilyas El Omari, Sahara Occidental,
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Sahara Occidenta : La epopeya de Gdeim Izik cumple nueve años
Tal día como hoy pero del 2010, tuvo lugar un acto histórico en la lucha del pueblo saharaui : el alzamiento de Gdeim Izik, el detonante de la Primavera Arabe.
Se cumplen nueve años desde ese día en que miles de saharauis de las zonas ocupadas por Marruecos levantaran un campamento en las afueras de El Aaiún, capital ocupada del Sáhara Occidental que fue brutalmente desmantelado por las fuerzas de ocupación marroquíes.
El 10 de octubre del 2010, se plantó la primera jaima en Gdeim Izik como símbolo de protesta contra las precarias condiciones políticas, económicas y sociales en que viven los saharauis desde hace más de cuatro décadas bajo la ocupación del reini medieval alauita. Miles de jaimas siguieron construyéndose para formar el campamento de la dignidad que buscaba un eco en la comunidad internacional para expresar las dolencias y suplicios de los saharauis.
En este nuevo aniversario de esta heróica gesta, queremos brindar un recuerdo y un saludo a los militantes saharauis que en aquellos días fueron detenidos y apresados como singo de venganza por parte de las autoridades de ocupación marroquíes, al igua que a todos los prisonieros políticos saharauis que siguen en las cárceles del enemigo viviendo en condiciones infrahumanas.
Tags : Sahara Occidental, Gdeim Izik, Frente Polisario, Marruecos, territorios ocupados, represión, Primavera Arabe,
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Claude Mangin de nouveau refoulée par le Maroc!
Claude Mangin s’est vue une fois de plus refuser l’entrée au Maroc. Elle a de nouveau été privée de son droit de rendre visite à son mari Naâma Asfari, détenu depuis 7 ans pour son combat en faveur du peuple sahraoui.
En lui refusant l’accès à son époux, le Maroc entrave à la fois à la liberté de Claude Mangin Asfari et le droit pour son époux de recevoir la visite de ses proches.
Ce nouveau refoulement de Claude Mangin est une énième représailles exercée par le Maroc à l’encontre de Naâma Asfari, pour le punir de dénoncer sans cesse les violations des droits de l’homme.
Le signe d’un durcissement
Alors que le Maroc avait autorisé sa visite le 14 et 15 janvier 2019, une décision accueillie comme un signe d’apaisement, ce nouveau refus vient remettre en question la volonté du Maroc de respecter les droits des détenus sahraouis.
La reprise des visites a fait suite à une intense campagne menée par Claude Mangin-Asfari depuis l’interdiction qui lui avait été faite en octobre 2016, de pénétrer sur le territoire marocain. Pendant 30 jours, elle avait également mené une grève de la faim pour protester contre cette interdiction, n’arrêtant qu’après avoir obtenu l’engagement du gouvernement français de mener une médiation avec les autorités marocaines sur la reprise des visites.
En 2014, l’ACAT a porté plainte au nom de Naâma Asfari devant le Comité des Nations unies contre la torture. Dans sa décision rendue le 12 décembre 2016, le Comité a condamné le Maroc notamment pour avoir torturé Naâma et pour avoir usé de représailles à son encontre, ainsi qu’à l’encontre de son épouse.
Contexte
L’ACAT et ses partenaires ont œuvré pour le respect des droits des détenus sahraouis : l’ACAT a ainsi engagé en 2014 une plainte auprès du Comité contre la torture (CAT), un organe des Nations Unies, pour dénoncer les violations subies par Naâma Asfari. Sur la base de cette plainte, le CAT a condamné le Maroc pour torture, condamnation sur la base d’aveux forcés et pour absence d’enquête malgré la réitération d’allégations de torture. Dans cette même procédure auprès du CAT, l’ACAT avait également signalé l’interdiction qui avait été faite à l’épouse de Naâma Asfari de lui rendre visite.
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Por el amor de un militante del Grupo de Gdeim Izik
Para los habitantes del Sáhara Occidental, Claude Mangin se ha convertido en una heroína. Durante diez años, luchó por los derechos de su esposo, Naâma Asfari, condenado a treinta años de prisión en Marruecos. Su determinación le valió el reconocimiento de un pueblo que ha estado luchando durante décadas por su independencia.
En Marruecos, Claude ya está acostumbrada a un ritual bien automatizado para poder a su marido. Al amanecer, Claude Mangin, de 56 años, siempre repite los mismos gestos. Elige concienzudamente el par de pendientes que irán con su atuendo. Luego, camina hacia las grandes paredes grises, en el corazón de Salé, cerca de Rabat, la capital administrativa de Marruecos. Y se coloca en la cola de mujeres que esperan frente a la puerta de la prisión. Esta es su enésima visita a Marruecos desde el arresto en 2010 de su esposo. « ¡Hago turismo de prisión!, dice ella con una ligera sonrisa en los labios.
Esposa de un prisionero político, esta dama francesa está en el corazón de una de las últimas guerras de descolonización que lleva desde 1975. Antigua colonia española, el Sahara Occidental fue escenario de una guerra entre Marruecos y el Frente Polisario, que terminó con un alto el fuego en 1991 y la promesa de un referéndum sobre la autodeterminación del pueblo saharaui, que aún no ha tenido lugar. Pero el reino alauita sigue obsesionado por apoderarse de este territorio y sus numerosas riquezas naturales, a lo cual los habitantes autóctonos se oponen mediante la resistencia pacífica.
El 10 de octubre de 2010, 20.000 saharauis se reunieron en Gdeim Izik, a 16 km de El-Aaiún, la capital del Sahara Occidental, en un campamento de « khaïmas », tiendas tradicionales que los saharauis montan cuando van de vacaciones al desierto. Protestan contra la discriminación que sufren y reafirman el derecho de los saharauis a la autodeterminación. El esposo de Claude Mangin, Naama Asfari fue uno de los líderes que organizaron esta concentración. Pero el 8 de noviembre de 2010, el ejército y la policía marroquíes desmantelaron violentamente el campamento. Aunque fue arrestado un día antes, Naama Asfari fue condenado junto con otros 22 acusados.
En Marruecos hay tres tabúes que el régime llama « líneas rojas » : El rey, el islam y la denominada integridad territorial que implica la anexión ilegal del Sáhara.
En 1975, Hasan II se vio debilitado por tres golpes sucesivos dirigidos por generales de su ejército. Se vió en la necesidad de desviar la atención del ejército, consolidar el régimen reuniendo a los partidos políticos federándolos alrededor del tema del Sahara Occidental bautizado de «causa sagrada ». Su destino incombe únicamente al palacio real y nadie tiene derecho a aventurarse en ese terreno.
A pesar de las apariencias de democratización del régimen, Mohamed VI no moderó su postura sobre la cuestión. Al contrario, hizo que la represión aumente alentado por el apoyo de Francia en el Consejo de Seguridad. La policía marroquí controla todos los movimientos de Claude Mangin y es víctime de constantes actos de intimidación. es seguido constantemente por policías que a veces son intimidantes.Su historia de amor es « un accidente de trayecto », como ella la califica sonríendo. Un recital digno de las épopeyas románticas que esta gran lectora le gusta devorar. Durante su estancia en Tindouf, alquiló su apartamento en Ivry-sur-Seine, en la región de París, a un Sahraoui que estaba haciendo magistrado en relaciones internacionales en París. Y, durante un rápido paso en Francia, sucumbió al hechizo de su inquilino. Se casaron en Agadir en 2003. Tiene 15 años menos que ella, pero tienen en común el sabor de la lucha y el rechazo a los compromisos. De esta manera, al policía marroquí que detiene el automóvil en un control de ruta al otro lado de la frontera con el Sáhara y pregunta por lo que les lleva a « Marruecos », Claude Mangin responde sin parpadear: « No, señor, aquí, estamos en el Sahara Occidental! «
Durante estos años, Claude Mangin ha estado en todos los frentes. Lucha por mejorar las condiciones de detención con las familias de los otros presos saharauis que alquilaron un apartamento en Rabat para estar cerca de sus familiares y cuidarlos. En abril del 2011, los 23 obtuvieron permiso para tener libros, después de una huelga de hambre de 25 días. Ante todo, Claude aporta su testimonio en Francia por los abusos infligidos por los marroquíes. Naama pasó 24 meses en la prisión « Salé 2 » cerca de Rabat, reservada para terroristas, donde fueron encerrados los autores de los atentados de Madrid en 2004. Una especie de « Guantánamo » marroquí donde la tortura es una práctica corriente. A claude le repugna a evocar las torturas que los presos sufren a causa de su horror.
A Claude también le impulsada una fe inquebrantable. « Mi fe en Jesucristo está en el corazón de mis compromisos », dice. Cree en la « comunión de los santos », convencida de que « todo esfuerzo por hacer el bien acaba teniendo un resultado positivo ». Y para la justicia inmanente: « Un día, tarde o temprano, se hará justicia, no siempre podemos estar en el campo de los perdedores … ». Elle nutre una especial admiración por Madeleine Delbrêl, la mística cercana a la clase obrera. De la trabajadora social al servicio de los más pobres, tiene una sólida determinación. Los periodistas franceses conocen bien su tenacidad. A menudo satura su teléfono, llamando incansablemente para informarles de la causa. En Rabat, Claude Mangin acude a las embajadas en cada visita para obtener la liberación de su esposo. Cuenta a un consejero político de la Embajada de Estados Unidos recién llegado, los diversos arrestos de su esposo y las torturas sufridas. Mientras notaba nota dijo en medio de un suspiro : « Solo los franceses todavía piensan que Marruecos sólo es un país turístico … ».
Tags : Sahara Occidental, Claude Mangin, Naama Asfari, Marruecos, represión, Gdeim Izik,
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Maroc: quand la marionnette Hamdi Ould Errachid dérape
Hamdi Ould Errachid est le gouverneur désignée par l’administration coloniale du Maroc à la tête de la région d’El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
Il est analphabet. Aucun diplome. Même pas celui des études primaires. A cela s’ajoute que son quotient d’intelligence est directement proportionnel à son niveau intellectuel. C’est pour cela que parfois il joue des mauvais tours à ses maîtres marocains. Mais ils savent qu’il le fait sans s’en rendre compte. Alors, il est excusé par défaut.
C’était le cas lors de la massacre de Gdeim Izik. Karim Bouzida en a parlé dans une notre d’alerte.
Note d’Alerte
Objet : Editorial du quotidien Al Alam du 15/12/10
Le quotidien El Alam a publié, dans son numéro 21846 daté du mercredi 15 décembre 2010, un éditorial totalement aux antipodes de ses récentes affirmations sur la responsabilité des événements de laayoune.
L’éditorial accuse ainsi le ‘’Polisario’’ et l’Algérie d’avoir une responsabilité directe dans les événements de laayoune, se démarquant ainsi des propos tenus par Hamdi Ould Errachid, le maire de Laayoune, qui a mené une offensive contre M. Mohamed Jelmous, l’ex-wali de Laayoune, en déclarant, dans un entretien accordé au quotidien El Alam les vendredi et samedi derniers, que la responsabilité desdits événements incombaient directement à M. Jelmous.
Dans cet éditorial, l’organe du parti de l’Istiqlal, le parti du Premier Ministre, ne cautionne guère les propos de Hamdi Ould Errachid et qualifie ces événements d’actes terroristes et d’une sauvagerie quasi inédite dans l’histoire de l’humanité, ajoutant qu’il est désormais établi que le ‘’Polisario’’ et l’Algérie sont les responsables directs.
Evoquant les futures négociations indirectes de Manhassett, l’éditorialiste affirme que les mains des membres des délégations du ‘’Polisario’’ et de l’Algérie qui vont saluer les négociateurs marocains, sont tachées de sang de martyrs égorgés ou assassinés comme des bêtes à l’aide de bâtons et de barres de fer.
En conclusion, le parti de l’Istiqlal semble, par cet éditorial, vouloir jouer l’apaisement dans cette affaire sensible en se démarquant totalement des propos de Hamdi Oud Errachid contre M. Jelmous et les autorités.
15/12/10
Source: Maroc Leaks
Tags: Maroc, Sahara Occidental, Polisario, Gdeim Izik, Hamdi Ould Errachid, El Alam,
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La « persécution politique » en guise de procès au Maroc
Marie Verdier
La Croix, 20/03/2017Les observateurs internationaux présents au procès des militants sahraouis devant la cour d’appel de Salé, au Maroc, dénoncent une justice partiale qui refuse même d’étudier le fait que les aveux ont été obtenus sous la torture.« De la persécution politique, et non une justice impartiale ». L’intitulé du communiqué des cinq observateurs européens présents au procès des militants sahraouis à Salé, au Maroc, ne souffre guère l’ambiguïté.
Condamnés par la justice militaire
Vingt-cinq militants comparaissent devant la cour d’appel de Salé, près de Rabat, depuis le 23 janvier. Ils avaient été condamnés par la justice militaire en 2013 avant d’être renvoyés en juillet 2016 devant une juridiction civile. Vingt-et-un d’entre eux, alors condamnés à des peines allant de vingt ans de prison à la réclusion à perpétuité, sont détenus depuis plus de six ans.
Ils sont accusés d’être responsables de la mort de onze membres des forces de l’ordre marocaine, en novembre 2010, aux cours d’émeutes qui avaient eu lieu lorsque ces mêmes forces de l’ordre procédaient au démantèlement du gigantesque camp qui avait rassemblé des milliers de Sahraouis aux portes du désert à Gdeim Izik, près de Laayoûne au Sahara occidental, réclamant des droits économiques et sociaux dont ils s’estiment privés.
Les expertises sur la torture non présentées à la cour
Le 18 mars, à Salé, les cinq observateurs – espagnol, français, italien, norvégien et portugais – ont réitéré les critiques maintes fois formulées à l’encontre d’une justice marocaine prompte à bafouer les droits fondamentaux, sur fond de dossier ultrasensible du Sahara occidental, sous contrôle du Maroc depuis plus de 40 ans.
« Nous, observateurs, condamnons l’utilisation de moyens de preuves recueillis sous la torture et voulons faire savoir que le procès intenté contre le groupe de Gdeim Izik relève de la persécution politique plutôt que de la justice », déclarent les cinq signataires.
Ils rappellent que selon plusieurs rapports internationaux, les aveux ont été obtenus sous la torture, et que les accusés ont été contraints de signer ces aveux. Or « les expertises médicales sur la torture n’ont pas été présentées à la cour », s’insurgent-ils.
Claude Mangin-Asfari interdite d’entrer au Maroc
En revanche, une vidéo postée sur YouTube le 13 mars, censée montrer les événements de Gdeim Izik et ne faisant pas partie des pièces à conviction, a été présentée par l’accusation devant le tribunal. Les observateurs considèrent ce film « comme faisant partie de la propagande diffusée par les autorités marocaines dans les médias marocains »
Les autorités marocaines ont interdit à la Française Claude Mangin-Asfari, épouse de Naâma Asfari, l’une des figures emblématiques de la cause sahraouie qui fait partie des détenus, d’assister au procès de son mari et de lui rendre visite. La veille de l’ouverture du procès, le 12 mars, elle a été refoulée à la frontière à l’aéroport de Rabat, et reconduite vers Paris le 13 mars au matin.
Or c’est précisément sur le cas de Naâma Asfari que le comité onusien contre la torture avait condamné le Maroc en décembre dernier pour violations de la convention contre la torture.