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  • Espagne-Maroc : Conflit sur les eaux des Îles Canaries

    Les probababilités d’un conflit entre l’Espagne et le Maroc sur les eaux territoriales augmentent avec le soutien déclaré de l’Union Européenne à Madrid qui vient d’encourager celle-ci à explorer les mines des monts sous-marins des îles et du Sahara Occidental revendiqués par Rabat.

    En effet, selon la presse espagnole de ce mardi 13 octobre, l’Europe veut réduire sa dépendance à l’égard de l’approvisionnement étranger en matières premières. Le cobalt et les terres rares, avec des gisements aux îles Canaries, sont stratégiques pour l’UE.

    Bruxelles considère qu’il est vital pour l’économie du Vieux Continent de réduire la très forte dépendance vis-à-vis de l’approvisionnement extérieur en matières premières fondamentales. C’est pourquoi, dans la capitale communautaire, ils ne sont pas prêts à rater des opportunités comme celle offerte par les monts sous-marins des îles Canaries. Pas du moins sans explorer toutes les options avant de rejeter ou de reporter sine die (jusqu’à ce qu’il y ait une technologie qui facilite l’extraction et abaisse son coût) l’exploitation des mines qui dorment sous les eaux des îles.

    Ainsi, la Commission européenne (CE) vient d’envoyer une communication au reste des institutions communautaires dans laquelle elle encourage les États membres, dont l’Espagne, à promouvoir la recherche sur les gisements potentiels et à rechercher des financements pour une éventuelle extraction. Une stratégie qui vise à impliquer le secteur privé et qui concerne particulièrement l’Espagne et les îles Canaries car dans les monts sous-marins se trouvent des gisements de cobalt et de terres rares, deux des matières premières que l’UE considère comme stratégiques pour l’économie européenne.

    Tags : Espagne, Maroc, gisements, Îles Canaries, eaux territoriales, Sahara Occidental,

  • Mali : la production d’or augmente de 7% en 2019

    La production industrielle d’or a atteint 65,1 tonnes en 2019, contre 60,8 tonnes en 2018.

    Lassaad Ben Ahmed | 16.01.2020

    AA/Tunis/Yemna Selmi

    L’Assemblée des Représentants du Peuple (Parlement tunisien, ARP) a adopté, jeudi, un projet de loi relatif à l’approbation du transfert de l’emprunt obligataire émis par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur le marché financier international au profit de l’Etat, d’une valeur de 500 millions d’euros.

    Selon la correspondante d’Anadolu ce projet de loi a été adopté avec 93 voix pour, 43 voix contre et 9 abstentions sur les 145 députés présents.

    « La BCT a émis, le 31 octobre 2018, des obligations sur le marché financier international d’une valeur de 500 millions d’euros (environ 1630 Millions de Dinars) avec un taux d’intérêt d’environ 6,75% par an et qui sera remboursé sur une seule tranche avec 5 ans de grâce (31 octobre 2023) », selon l’agence de presse tunisienne (TAP, Officiel).

    Selon le document explicatif du projet de loi, l’Etat n’a obtenu que 494,25 millions d’euros, compte tenu de la déduction des dépenses d’émission de cet emprunt (commission des banques, honoraires d’avocats…).

    Répondant aux interrogations des députés, le ministre des Finances Ridha Chalghoum a souligné que l’endettement a régressé de 5 points en 2019, prévoyant que ce rythme descendant pourrait se poursuivre et atteindre le niveau enregistré en 2003, soit 50% du PIB.

    Une grande partie des crédits en cours de remboursement par l’Etat, ont été obtenus après 2011, indique encore le ministre, rappelant que la Tunisie traverse une période transitoire difficile, caractérisée par l’aggravation de la masse salariale, laquelle est passée de 7 à 19 milliards de dinars en 2019.

    Chalghoum a souligné que le recours de l’Etat à l’emprunt « n’est pas un choix mais une obligation », soulignant que la sortie sur le marché financier international, au cours des prochaines années, se fera à des taux d’intérêt meilleurs.

    Au sujet de la pression fiscale, le ministre a mis l’accent sur l’impossibilité de la réduire, en dépit de la stabilité du taux d’imposition dans les lois de finances de 2019 et de 2020, sans pour autant apporter une modification sur la subvention des carburants et la masse salariale.

    L’aggravation du déficit du compte courant, qui dépasse actuellement 10 milliards de dinars, nécessite la mobilisation de devises pour importer les carburants, les céréales, les médicaments et les autres produits de première nécessité.

    Chalghoum a, également, rappelé que le projet de loi relatif à la régularisation des infractions de change soumis à l’ARP, permettra aux personnes disposant de ressources en devises de régler leur situation tout en payant un taux de 5% du montant.

    Anadolou

    Tags : Mali, Sahel, or, gisements, ressources naturelles, Barkhane, France,