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  • Toute notre solidarité avec la grève générale contre la réforme des retraites en France 16 Décembre 2019 (Parti communiste espagnol)

    Toute notre solidarité avec la grève générale contre la réforme des retraites en France

    12 décembre 2019

    Le Parti communiste espagnol souhaite manifester son plein soutien à la grève intersectorielle indéfinie et aux mobilisations qui ont lieu en France depuis jeudi 5 décembre, en protestation contre la réforme des régimes de retraite proposée par le gouvernement français.

    Non seulement les demandes spécifiques des organisations organisatrices de revenir à 60 ans pour l’âge légal de la retraite et l’opposition claire à la réduction de 10% à 30% des régimes de retraite proposée par le gouvernement Macron pour une répartition plus juste et plus équitable des richesses et, bien sûr, l’introduction comme exigence inaliénable de l’égalité de rémunération et de travail pour les femmes et les hommes et pour mettre un terme au chômage, qui affecte aussi grandement le futur des jeunes. Il est essentiel d’augmenter les salaires, en garantissant des emplois décents et stables jusqu’à l’âge de la retraite. Et ce sont là les objectifs de toute la classe ouvrière européenne, et nous, communistes espagnols, nous les partageons dans leur intégralité.

    C’est pourquoi tous les groupes d’âge et toutes les professions, dans les secteurs public et privé, sont appelés à participer à cette grève, qui fait l’objet d’un énorme suivi dans des secteurs stratégiques comme les transports et l’éducation. C’est pourquoi les chômeurs participent et font partie des revendications. Parce que c’est ainsi que l’on affronte la tentative de diviser la classe par la diversité des secteurs ou des situations dans lesquels ils subissent des coupes, des dérégulations ou leur position circonstancielle dans un secteur ou une entreprise donnée.

    La réforme des retraites proposée par le gouvernement Macron n’est pas une mesure isolée ou capricieuse, c’est une stratégie et une demande purement néolibérales, dans le cadre de la politique antisociale de l’Union européenne. C’est une politique qui écrase de plus en plus les travailleurs, conduisant la majorité de la population à la précarité, à la pauvreté et à l’exclusion.

    Les résultats de cette grève et les mobilisations qui ont lieu dans tout le pays affecteront l’avenir de l’ensemble de la classe ouvrière, des jeunes, des retraités, des femmes…, de la grande majorité de la population européenne, donc notre soutien ne se limite pas au témoignage. La lutte des travailleurs français est la lutte de toute la classe ouvrière et leur triomphe ou leur échec aura des répercussions sur l’avancée ou le recul de la justice sociale, et consolidera ou rompra avec cette austérité chronique qui continue à s’imposer à travers l’Europe.

    C’est la lutte des classes, et bien sûr le PCE et l’UJCE, nous continuons à défendre les intérêts de la classe à laquelle nous appartenons, et engagés dans la fin des politiques néolibérales. Tout notre soutien aux organisations syndicales, sociales et politiques en lutte.

    Solidarité et unité : Vive la lutte de la classe ouvrière !

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    Tags : France, grève, réforme des retraites, pension, retraite,

  • France : Les opposants à la réforme tentent de maintenir la pression

    PARIS (Reuters) – Les syndicats opposés au projet de réforme des retraites se sont efforcés de maintenir la pression jeudi, sixième journée d’action interprofessionnelle après 43 jours de contestation, réfutant tout baroud d’honneur face à un exécutif résolu à aller “au bout de cette démarche”.

    Le taux de grévistes était en hausse par rapport aux jours précédents à la SNCF : 10,1%, selon la direction, dont 30,5% des conducteurs. Dans l’Education nationale, la mobilisation progresse également, mais loin des chiffres du début du mouvement, le 5 décembre. Le ministère recensait une moyenne de 6,72% d’enseignants en grève, dans les premier et second degrés.

    A Marseille, la manifestation qui s’est déroulée jeudi matin a rassemblé 110.000 personnes, selon les organisateurs, 8.000 selon la police. A Toulouse, la police a compté 7.300 manifestants, les syndicats 80.000.

    “Au bout de 43 jours d’un conflit historique, il est normal qu’un mouvement pendulaire s’effectue. Un grand nombre de secteurs importants, bloquants et visibles, sont en train de réfléchir pour partir en grève reconductible”, a dit à Reuters Franck Bergamini, secrétaire de FO des Bouches-du-Rhône.

    Des salariés du port de Marseille, de la pétrochimie, des transports, des enseignants, des “gilets jaunes” mais aussi des dizaines d’avocats en robe ont défilé côte à côte.

    “Les manifestations ne sont pas le seul baromètre, il faut regarder les grèves. Il n’y a pas un gramme de démobilisation même si les jambes sont lourdes”, a déclaré à Reuters Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône.

    L’intersyndicale CGT-FO-FSU-CFE-CGC-Solidaires et les organisations de jeunesse UNEF-UNL-FIDL-MNL ont d’ores et déjà annoncé de nouvelles mobilisations les 22, 23 et le 24 janvier, date de la présentation du projet de loi en conseil des ministres et d’une 7e journée d’action nationale.

    “Il ne m’appartient ni de décréter les débuts ni les fins de grève”, a déclaré mercredi Emmanuel Macron à des journalistes, en marge de ses vœux à la presse.

    “Il y a un travail qui va se poursuivre dans chaque entreprise et au niveau des fédérations concernées par la grève parce qu’au fond, le sujet ce sont les transports principalement. La grève a beaucoup diminué à la SNCF, elle reste encore assez présente à la RATP”, a-t-il ajouté.

    “ON NE VA PAS LÂCHER”

    Le front syndical s’est scindé depuis que le Premier ministre, Edouard Philippe, a consenti à suspendre la mesure de “l’âge pivot” à 64 ans pour ramener le système de retraites à l’équilibre financier en 2027.

    Une décision saluée par les syndicats réformistes CFDT et Unsa mais dénoncée comme un “enfumage” par la CGT et FO, qui réclament toujours le retrait du texte prévoyant la fusion des 42 régimes existants en un système “universel” par points.

    “Le chantage d’Edouard Philippe concernant l’âge d’équilibre a mobilisé les salariés du privé comme du public au lieu de les décourager”, estime Cédric Caubère, secrétaire général CGT Haute-Garonne, qui manifestait à Toulouse.

    Pour Philippe Martinez, “il n’est jamais trop tard pour convaincre et pour faire céder un gouvernement”.

    “On voit bien qu’il y a d’autres professions qui ont décidé de généraliser, d’amplifier le mouvement. La détermination est toujours là”, a assuré le secrétaire général de la CGT au départ du cortège parisien.

    “Bien évidemment que le mouvement est très long, très dur à porter” mais “on ne va pas lâcher”, a abondé le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier.

    Les syndicats tentent de diversifier leurs actions pour faire durer le mouvement. Ainsi l’intersyndicale a-t-elle lancé mardi pour trois jours une opération “ports morts”, qui perturbe l’activité des sept grands ports français.

    A Marseille, les dockers et agents CGT ont cadenassé les portes d’entrée au Grand Port Maritime de Marseille (GMPP) et bloqué les accès. Ils prévoient de nouveau trois jours de grève la semaine prochaine.

    “Le secteur maritime est en train d’entrer dans l’action, cela concerne les compagnies maritimes, le remorquage et les avitailleurs”, a dit à Reuters Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône.

    Tags : France, retraites, réforme des retraites, réforme, syndicats, négociations, grève,