Étiquette : Hacker

  • Fériel Bouakkaz, une hackeuse algérienne distinguée

    De la wilaya d’Annaba où elle avait vu le jour, en passant par l’université de Béjaïa jusqu’à avoir une bourse d’étude à l’université de Bretagne Occidentale, en France, Fériel Bouakkaz, cette hackeuse éthique attitrée entre dans le gotha de la cybersécurité. Ainsi, dans un portrait dressé par le site business.lesechos.fr, Fériel Bouakkaz est présentée comme pionnière dans la cybersécurité.

    La sortante de l’université algérienne est énseignante-chercheuse à Efrei Paris (École d’Ingénieurs généraliste du Numérique). Elle s’est distinguée par le fait qu’elle est la 1ère femme de France habilitée CEH (Certified Ethical Hacker). Un titre prestigieux dans le domaine du piratage éthique en information lui permettant de former des hackeurs éthique certifiés. « Se nourrir de l’énergie ambiante.

    Née à Annaba, dans le Nord-Est algérien, Fériel Bouakkaz n’est pas issue du sérail de la tech (son père est boulanger, tandis que sa mère gère le foyer), mais elle est adepte, depuis son plus jeune âge, de jeux vidéo », écrit la même source. Interrogée par l’interviewer, Fériel Bouakkaz, jeune de 30 ans, s’est confiée à cœur ouvert : « Curieuse de découvrir les arcanes du ‘gaming’ et consciente que l’informatique offre de nombreuses opportunités professionnelles, j’ai choisi cette voie sans trop me poser de questions. »

    À noter que notre ressortissante vit en France depuis sa soutenance de thèse et est enseignante-chercheuse en cybersécurité depuis trois ans.

    Le Courrier d’Algérie, 17 oct 2020

    Tags : Algérie, cybernétique, informatique, hacking, hacker, piratage,

  • Maroc : Samira Sitail, Directrice de l’Information de 2M, virée

    En octobre 2014, un hacker qui sévissait sous le pseudo de @chris_coleman24 a fait irruption sur la toile avec la publication de milliers de documents confidentiels de la diplomatie et des services secrets marocains.

    Alléguant vouloir « déstabiliser le Maroc », Chris Coleman a visé quelques personnages en particulier. La première fut Mbarka Bouaida, probablement à cause de ses origines sahraouies.

    A l’époque, Mme Bouaida venait d’être nommée ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères. Poussée par la naïveté, elle croyait pouvoir, à elle seule, bousculer la balance du conflit du Sahara Occidental en faveur du Maroc. Elle s’est donnée à fond contre ses compatriotes au point de négliger sa famille. Une lettre adressée à son époux dévoile des problèmes conjugaux en raison des absences constantes à l’étranger pour prêcher la prétendue marocanité du Sahara Occidental. La publication de cette lettre a dû être mortelle pour la ministre. Elle y parlait des problèmes de son mari avec l’alcool.

    L’autre personnalité visée était le chef de la diplomatie à l’époque Salahedinne Mezouar qui a été ridiculisée par son initiative d’aller quémander chez son homologue français Laurent Fabius une intervention auprès de l’administration française du travail pour que sa fille puisse avoir le permis de travail qui lui permettra d’être engagée par la société McKinsey.

    De nombreux mails prouvent le lien de Samira Sitaïl, la directrice de l’information de la chaîne de télévision 2M avec Mourad El Rhoul, le chef de -cabinet de Yassine Mansouri, le directeur de la DGED, les services de renseignements extérieurs.

    Dans un article consacré à ce sujet, Ahmed Benchemsi, fondateur du magazine Tel Quel et fonctionnaire à Human Rights Watch, a qualifié Mme Sitaïl, « informatrice zélée des services de renseignement –à en croire plusieurs mails révélés par le hacker » Coleman. Pour lui, elle « ne semble pas spécialement sur un siège éjectable » à cause de « l’absence de culture de reddition des comptes est telle que, même grillés, les « honorables correspondants »… restent en poste, à l’indifférence amusée du public ».

    Ironie du sort, aujourd’hui Samira Sitaïl a été éjectée pour sauver la chaîne d’une faillite sûre. En espérant assainir ses comptes, 2M est devenue payante à l’étranger. Bien sûr, au détriment des poches de la communauté marocaine en Europe.

    Tags : Maroc, marocleaks, Samira Sitaïl, 2M, chris coleman, hacker, DGED, Mourad El Rhoul,

  • Sahara Occidental : la mauvaise intox de Rabat

    Le cyber-activiste @Chris_coleman24 est apparu sur la toile le 2 octobre 2014. Ses premières publications ont visé le sujet névralgique au Maroc : la question du Sahara occidental, dénommée «Question Nationale» dans les documents secrets de la diplomatie marocaine. Un sujet sensible au point que la question est gérée par la centrale de la Dged, le service d’espionnage extérieur marocain.
    Coleman et ceux qui se trouvent derrière lui ont voulu frapper là où ça fait mal au Maroc, affirmer la colonisation du Sahara occidental par le Maroc étant le but principal de la diplomatie chérifienne et ainsi devenir une puissance régionale incontournable grâce à ses nombreuses ressources naturelles qui attirent le convoitise de la France, allié principal du Maroc dans ce conflit qui dure depuis bientôt 40 ans. Un soutien qui n’est pas pour les beaux yeux de Mohammed VI ni de ses sujets, mais pour les matières premières dont regorge le sous-sol du Sahara occidental.
    Suite à l’incident du patron de la Dgst, El Hammouchi qui a failli être interrogé par la justice française, Rabat a voulu exprimer son mécontentement en suspendant la coopération sécuritaire avec la France. Une décision qui leur a été fatale, puisque le 2 octobre 2014, un mystérieux hacker a dévoilé des documents d’une extrême gravité. Ses publications ont été arrêtées le 28 janvier 2015 coïncidant avec l’annonce de la normalisation des relations entre la France et le Maroc.
    Tags : Sahara occidental, Maroc, hacker, chris coleman, documents confidentiels, wikileaks marocain, diplomatie marocaine,
  • Un Wikileaks version marocaine sème le trouble… et le doute

    Un compte Twitter publie depuis début octobre des centaines de documents de la diplomatie marocaine et de responsables du royaume, présentés comme secrets. Mais l’authenticité de certains d’entre eux pose question.

    Depuis plusieurs mois, un Wikileaks version marocaine sème le trouble en ligne : anonymement et quasi-quotidiennement des documents classés secret sont diffusés sur Internet. Il s’agit entre autres d’ordres de virement et de correspondances confidentielles, internes au gouvernement, qui se veulent compromettants pour le royaume chérifien et sa diplomatie.

    C’est début octobre que le compte @chris_coleman24 a en effet fait fuiter sur Twitter et sur plusieurs plateformes de stockage des centaines de documents, dont certains datant de plusieurs années, qui mettent en cause des membres de la famille royale, des ministres, dont celui des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar (accusé de trafic d’influence), des diplomates, des sociétés privées, les services de renseignements marocains de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), tout en accusant de corruption des journalistes locaux et étrangers.

    Ainsi le ou les hackers qui se cachent derrière le pseudonyme @chris_coleman24 tirent sur tout et tout le monde, avec la volonté affichée de nuire à la diplomatie marocaine.

    Le Sahara occidental au cœur de l’affaire

    Militantisme politique ou vengeance personnelle ? On l’ignore pour le moment. Toujours est-il qu’un dossier intéresse fortement @chris_coleman24, celui du contentieux sur le Sahara occidental. Un territoire pour lequel le Maroc est en conflit avec le Front Polisario, le mouvement qui revendique, avec le soutien d’Alger, l’indépendance de l’ancienne colonie espagnole depuis 1975.

    En effet, la majorité des câbles publiés par ce compte anonyme, abonné à de nombreux comptes Twitter se référant au Sahara occidental, traite de ce dossier hautement stratégique pour le Royaume. Et font notamment état de crispations entre Rabat et l’ONU (et l’envoyé personnel de Ban Ki Moon, le médiateur de ce conflit, Christopher Ross), voire même de certaines tensions avec l’administration Obama.

    Certaines correspondances laissent entendre que des responsables marocains auraient soudoyé des diplomates et des journalistes étrangers, dont des Français, pour qu’ils défendent avec vigueur la position de Rabat concernant la question du Sahara.

    Silence radio

    Ce déballage ciblé a poussé la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, la seule jusqu’ici à avoir officiellement réagi, à accuser des « éléments pro Polisario » d’être derrière ce compte, avec la complicité de l’Algérie.

    L’authenticité de certains documents pose toutefois question, tout comme le silence assourdissant des responsables marocains sur cette affaire, qui porte d’une certaine façon atteinte à la crédibilité de la diplomatie marocaine, ne serait-ce que d’un point de vue de la sécurisation de ses données confidentielles.

    Si Rabat veut éviter de faire des vagues en médiatisant ce « Marocleaks », nul doute que les services secrets marocains cherchent activement à mettre la main sur @chris_coleman24. En attendant, c’est lui qui mène la danse.

    Instiller le doute

    Fin octobre, le journaliste Jean-Marc Manach, spécialisé dans les questions de libertés et de vie privée, co-fondateur des Big Brother Awards, a mené une enquête fouillée sur cette affaire. Dans un article publié sur le site arretsurimages.net, il conclut que « l’analyse des centaines de documents mis en ligne par ce mystérieux corbeau, (…), révèle que cette opération, selon les meilleures règles du genre, mêle savamment documents authentiques et documents manipulés ».

    Par conséquent, Jean-Marc Manach juge la comparaison avec les lanceurs d’alerte tels que Wikileaks inappropriée. Interrogé par le journaliste sur les raisons de son opération, le hacker a en effet répondu sur le réseau social : « déstabiliser le Maroc ». « C’est aussi à cela que l’on distingue un lanceur d’alertes d’un barbouze. Le premier veut faire éclater la vérité. Le second est, sinon en service commandé, tout du moins disposé à manipuler la vérité, voire à créer de fausses preuves, et instiller le doute », avait conclut Jean-Marc Manach.

    Pour ce qui est d’instiller le doute, y compris sur ses propres desseins, la mission semble accomplie pour @chris_coleman24, même si aucune révélation fracassante n’est encore venue ébranler le Palais.

    France24, 8 déc 2014

    Tags : Maroc, Marocleaks, hacker, chris coleman, documents confidentiels,

  • Maroc-Sahara Occidental : La mise à nu du palais royal

    Hocine Adryen

    Le texte définitif du projet d’autonomie marocain a été élaboré à Paris, plus précisément à Matignon, le siège du gouvernement français.

    Cette révélation a été faite par l’auteur du livre « La république de sa Majesté », Omar Brousky, journaliste et professeur marocain de droit constitutionnel à l’université de Settat (Casablanca), paru aux éditions Nouveau Monde en septembre 2017 en France.

    Le livre dévoile les connivences entre la monarchie marocaine et une partie de l’élite politique, économique et médiatique française. Omar Brouksy rappelle que la France est le premier partenaire économique du Maroc, qui compte 700 à 800 sociétés ou filiales de sociétés françaises, ce qui représente plus de 80 000 emplois. Des sociétés qui bénéficient d’importants avantages fiscaux et autres. Il ajoute qu’aujourd’hui 38 000 élèves marocains sont inscrits à la mission française, la plus importante dans le monde-bien après le Canada, par exemple- et il existe une vingtaine d’instituts français. C’est pour cela que, mentionne-t-on, l’Etat français « se l’écrase » à chaque fois qu’il est question du Maroc. De la marche verte à l’affaire du Sahara occidental, le journaliste et professeur de droit constitutionnel à l’université de Settat (Casablanca) propose une enquête sur l’influence de ces nombreuses personnalités du monde politique et culturel français, incarnation d’une certaine idée de l’idylle franco-marocaine, entretenue par des hommes et des femmes de l’ombre recrutés pour « protéger » l’image de la monarchie.

    La marche verte

    C’est pendant la présidence de Giscard d’Estaing que l’idée de la marche verte a germé. Alexandre de Marenches, nommé auparavant à la tête du SDECE par Pompidou, était l’un des interlocuteurs privilégié de Hassan II. En 1975, le Polisario se réunit à Alger. Au menu de cette rencontre : les modalités d’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pouvant aboutir à la naissance d’un Etat sahraoui. Marenches presse alors Hassan II d’agir. Ils imaginent ensemble la Marche verte qui sera lancée le 6 novembre 1975 : plus d 350 000 Marocains transportés dans des camions franchiront la frontière espagnole et « marcheront » sur ce qui sera considéré par la propagande marocaine comme les « provinces du sud récupérées ». Mais huit jours plus tard, un accord est signé discrètement par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie : il établit les conditions du retrait espagnol du Sahara occidental et la partition du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Derrière les rideaux, la France observe d’un œil vigilant ce processus politico-diplomatique, qui donnera naissance plus tard au conflit du Sahara occidental.

    Le soutien diplomatique

    « C’est dans les bureaux des conseillers de Dominique de Villepin, à Matignon, que le texte définitif du projet d’autonomie du Sahara occidental a été arrêté, juste avant le départ de Jacques Chirac. Le royaume avait besoin d’un soutien initial de Paris, un ressort, une déclaration officielle forte de la France pour un départ en fanfare du projet », confie à l’auteur un journaliste français accrédité à l’Elysée.

    Le soutien militaire

    Après le putsch en Mauritanie en 1978 contre le président Mokhtar Ould Daddah, la Mauritanie se désengage du sud du Sahara occidental au profit du Maroc. Ce dernier hérite de plus de 270 000 km2 à sécuriser avec des moyens matériels militaires limités. Là aussi, le soutien militaire de la France vient sauver son ami et allié en lui fournissant des avions de guerre, 24 Mirages.

    Les richesses du sous-sol de Dakhla

    Dakhla et la région de Boukraâ sont les plus connues aujourd’hui. Dakhla pour la pêche (les eaux y sont très poissonneuses), mais aussi pour son agriculture où près d’un millier d’hectares sont consacrés à la culture sous serre, avec une production annuelle de 116 000 tonnes aux mains de militaires marocains ou des notables sahraouis qui ont vendu leur âme et trahi la cause. Le gros de la production est destiné à l’exportation en Europe via des entreprises d’import-export, pour la plupart françaises et espagnoles. La région de Boukraâ regorge de phosphates (8% des exportations marocaines). Signé discrètement en 2012 entre le Maroc et l’UE, l’accord commercial sur les produits agricoles, qui englobe les produits maritimes, profite aussi aux notables sahraouis dont le rapport avec l’Etat marocain est purement clientéliste : l’allégeance de ces « seigneurs du désert » à la position du royaume est monnayée chaque jour à coup de privilèges et de faveurs. Tous les présidents français jusqu’à Emmanuel Macron ont fermé les yeux sur le problème de la gestion des richesses du Sahara occidental.

    L’intervention militaire française au Sahara occidental

    Prétextant la mort de deux coopérants français et l’enlèvement de huit autres par l’armée sahraouie en 1977, le président Valéry Giscard d’Estaing envoie 4 Mirages survoler ces territoires afin de prendre en photo les bases de l’armée sahraouie. L’opération militaire est déclenchée en décembre de la même année : Les colonnes de l’Armée sahraouie sont d’abord repérées par les avions Breguet Atlantic. Ensuite, depuis Dakar au Sénégal où ils étaient stationnés, les avions de chasse Jaguar décollent le 12 décembre pour frapper les colonnes de l’Armée sahraouie. L’opération appelée « Lamantin » a duré six jours seulement, du 12 au 18 décembre.

    Paradis fiscal

    Près de 5 000 entreprises marocaines sont domiciliées dans les territoires occupés pour échapper à l’impôt. Parmi les groupes étrangers qui n’hésitent pas à investir, les entreprises françaises occupent une place de choix. En 2011, le Maroc a accordé au groupe pétrolier Total une autorisation de reconnaissance pétrolière sur la zone maritime d’Anzarane, vaste de quelque 100 000 km2. De 2011 à 2015, le groupe français a mené d’importantes études géologiques et géophysiques. L’autorisation n’a pas été renouvelée en 2015 à la suite des réserves émises par l’ONU.

    Le lobbying marocain

    Le Maroc consacre depuis 2011 un budget considérable au lobbying pour le dossier du Sahara occidental, vis à vis surtout des médias français et également auprès de certains think-tanks. Mais ce sont surtout les journalistes, essentiellement français qui sont grassement payés par le Makhzen pour déformer, voire manipuler l’opinion internationale sur le Sahara occidental et cacher les misères du Maroc. Les documents révélés par Chris Coleman mettent en cause les journalistes Richard Miniter et Joseph Braud qui, dans leurs « analyses », essayaient de transmettre à l’opinion publique américaine que le Front Polisario avait des connexions avec le « terrorisme djihadiste ». Selon Chris Coleman, les deux « analystes » ont été recrutés par Ahmed Charai pour travailler avec la DGED, les services secrets extérieurs du Makhzen. Richard Miniter est un journaliste qui, à chaque fois qu’il traite une question sur l’Afrique du Nord, il le fait en calomniant le peuple sahraoui et l’Algérie et toujours en faisant des louanges au Makhzen (il l’a fait, à titre d’exemple, au New York Times).
    Dans cette documentation, il est à constater que cela coïncide, comme par hasard, avec le fait que Miniter a reçu des milliers de dollars en espèces (60 000 dollars, selon un document) ainsi que des invitations à faire des voyages de luxe au Maroc. Joseph Braud, pour sa part, a également publié des articles diffamatoires à l’encontre du peuple sahraoui et a également reçu de l’argent du « contact » des services du Makhzen. Selon les documents révélés par Chris Coleman, il a aussi élaboré pour les services marocains des rapports sur les journalistes américains favorables à la cause sahraouie et la méthode de les neutraliser.

    La documentation révélée par Chris Coleman découvre également la connexion avec le Makhzen du professeur Henri Louis Védie et du journaliste Vincent Hervouet. Henri-Louis Védie est un professeur d’économie étroitement lié à une organisation qui porte le nom cynique de Association de Promotion des Libertés Fondamentales, créée un peu avant le procès injuste des dirigeants du camp de protestation de Gdeim Izik dans le but de rédiger un étonnant rapport selon lequel ce jugement était « équitable ». Une publication française avait dévoilé, à l’époque, son financement par le Makhzen. Les révélations de Chris Coleman »nous dévoilent que les services de Makhzen ont compté sur Védie pour écrire un livre sur l’économie marocaine (il va de soi qu’il fait des éloges au Makhzen) en échange, bien sûr, d’argent. Vincent Hervouët, quant à lui, est un rédacteur la chaîne de télévision française LC1.

    Selon ces documents, ce journaliste rapportait au « journaliste » marocain Ahmed Charai, sur les efforts déployés pour que dans sa chaîne de télévision soient transmis des pseudo-informations qui s’en prenait à l’Algérie ou en diffusant des calomnies sur de prétendus liens du Front Polisario avec le « terrorisme ». Tout cela en demandant des « faveurs » pour passer des vacances au Maroc. Chris Coleman affirme que le « recruteur » et « contact » de ces individus qui travaillent pour le lobby pro-marocain est Ahmed Charai. Ce dernier ne devrait pas être un inconnu de l’opinion publique espagnole.

    En effet, le magazine Epoca (tel que rapporté par El Semanal Digital, dans son édition du 11 Septembre 2008), a écrit que le nom de Ahmed Charai « peut vous être complètement inconnu, mais si on vous dit qu’il est le directeur du site L’Observateur.ma, qui a signalé, il y a une semaine, l’ancien président José María Aznar comme étant le père de l’enfant de la ministre de la Justice française, Rachida Dati, vous allez comprendre ».

    La même publication nous rapporte que, comme par hasard, parmi les collaborateurs de ce média qui ont calomnié José María Aznar López, se trouve … Vincent Hervouet ! Chris Coleman fournit plusieurs documents qui prouvent que Charai a été arrêté le 14 septembre 2011 par les autorités de l’immigration américaines à l’aéroport international de Dulles, en provenance de Paris. La raison ? Dans sa déclaration douanière, il a dit qu’il n’avait pas plus de 10.000 dollars en argent liquide … il a dit qu’il en avait 4 000 sur lui. Mais en réalité, il en portait cinq fois plus. Et, curieusement, dans des enveloppes. Concrètement, selon la décision du tribunal qui l’a condamné, il avait sur lui 15 000 dollars dans trois enveloppes (de 15 000, 3 000 et 2 000 dollars). Selon Chris Coleman, cet argent était destiné au paiement des lobbyistes pro-marocains. Ce qui est plus intéressant vient après. En effet, après avoir avoué sa culpabilité devant le juge, il a pu poursuivre ses activités de lobbying aux Etats-Unis, garanti par John J. Hamre, président du SCRS (Centre d’études stratégiques et internationales), selon un document fourni par Chris Coleman. Inutile de dire que cette entité, le CSES (dont est membre l’éminent Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara espagnol au Maroc) offre une couverture aux personnes et publie des « analyses » qui dénigrent systématiquement le peuple sahraoui.

    Il est un autre aspect encore plus stupéfiant dans les documents divulgués par Chris Coleman : on y apprend qu’une poignée de journalistes français, de L’Express, du Point, de Libé et de LCI, pigent depuis des années pour un site de presse, L’Observateur du Maroc, dont le rédacteur en chef, Mohammed Charai, ne cesse de réclamer des subsides à deux hauts dirigeants du renseignement marocain, afin de rétribuer ces précieux collaborateurs, en échange d’articles favorables aux thèses marocaines dans -encore- l’affaire du Sahara occidental.

    Source : Le Jeune Indépendant, 18 janvier 2018

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Chris Coleman, hacker, diplomatie, lobbying,

  • Marruecos: la desnudez del palacio real

    Hocine Adryen

    El texto final del proyecto de autonomía marroquí se redactó en París, específicamente en Matignon, la sede del gobierno francés.

    Esta revelación fue hecha por el autor del libro « La República de Su Majestad », Omar Brousky, periodista y profesor marroquí de derecho constitucional en la Universidad de Settat (Casablanca), publicado por Editions Nouveau Monde en septiembre de 2017 en Francia.

    El libro revela la connivencia entre la monarquía marroquí y parte de la elite política, económica y mediática francesa. Omar Brouksy recuerda que Francia es el principal socio económico de Marruecos, que tiene de 700 a 800 empresas o subsidiarias de empresas francesas, lo que representa más de 80,000 empleos. Empresas que disfrutan de importantes impuestos y otros beneficios. Agrega que hoy 38,000 estudiantes marroquíes están inscriptos en la misión francesa, la más grande del mundo, mucho después de Canadá, y hay aproximadamente veinte institutos franceses. Por eso, se menciona, el estado francés « lo aplasta » cada vez que se trata de Marruecos. Desde la marcha verde hasta el asunto del Sahara Occidental, el periodista y profesor de derecho constitucional de la Universidad de Settat (Casablanca) propone una investigación sobre la influencia de estas muchas personalidades del mundo político y cultural francés, la encarnación de un alguna idea del idilio franco-marroquí, sostenido por hombres y mujeres de la sombra reclutados para « proteger » la imagen de la monarquía.

    La marcha verde

    Fue durante la presidencia de Giscard d’Estaing que surgió la idea de la marcha verde. Alexandre de Marenches, anteriormente nombrado jefe de la SDECE por Pompidou, fue uno de los interlocutores privilegiados de Hassan II. En 1975, el Polisario se reunió en Argel. En el menú de esta reunión: cómo organizar un referéndum para la autodeterminación del pueblo saharaui que podría conducir al nacimiento de un estado saharaui. Marenches luego presiona a Hassan II para que actúe. Imaginarán juntos la Marcha Verde que se lanzará el 6 de noviembre de 1975: más de 350,000 marroquíes transportados en camiones cruzarán la frontera española y « caminarán » sobre lo que será considerado por la propaganda marroquí como las « provincias del sur recuperadas ». Pero ocho días después, España, Marruecos y Mauritania firman discretamente un acuerdo: establece las condiciones para la retirada española del Sáhara Occidental y la partición del territorio entre Marruecos y Mauritania. Detrás de las cortinas, Francia observa con atención este proceso político-diplomático, que dará a luz más tarde en el conflicto del Sáhara Occidental.

    Apoyo diplomático

    « Es en las oficinas de los asesores de Dominique de Villepin, en Matignon, que el texto final del proyecto de autonomía del Sáhara Occidental se detuvo justo antes de la partida de Jacques Chirac. El reino necesitaba el apoyo inicial de París, una primavera, una fuerte declaración oficial de Francia para comenzar en el proyecto « , dice el autor, un periodista francés acreditado en el Elíseo.

    Apoyo militar

    Después del golpe de Estado de Mauritania en 1978 contra el presidente Mokhtar Ould Daddah, Mauritania se separó del sur del Sáhara Occidental a favor de Marruecos. Este último hereda más de 270 000 km2 para asegurar con un equipo militar limitado. Allí, también, el apoyo militar de Francia viene a salvar a su amigo y aliado al proporcionarle aviones de combate, 24 Mirage.

    Las riquezas del subsuelo de Dakhla

    Dakhla y la región de Boukraâ son las más conocidas hoy en día. Dakhla para la pesca (las aguas están muy llenas de peces), pero también para su agricultura, donde casi mil hectáreas se dedican al cultivo en invernadero, con una producción anual de 116 000 toneladas a manos de soldados marroquíes o Notables saharauis que vendieron su alma y traicionaron la causa. La mayor parte de la producción está destinada a la exportación a Europa a través de empresas de importación y exportación, principalmente francesas y españolas. La región de Boukraâ está llena de fosfatos (8% de las exportaciones marroquíes). Firmado discretamente en 2012 entre Marruecos y la UE, el acuerdo comercial sobre productos agrícolas, que incluye productos marítimos, también beneficia a prominentes saharauis cuya relación con el estado marroquí es pura mecenazgo: la lealtad de estos  » « Señores del desierto » en la posición del reino se acuña cada día por privilegios y favores. Todos los presidentes franceses hasta Emmanuel Macron han hecho la vista gorda ante el problema de la gestión de la riqueza en el Sáhara Occidental.

    Intervención militar francesa en el Sahara Occidental

    Fingiendo la muerte de dos cooperantes franceses y el secuestro de otros ocho por el ejército saharaui en 1977, el presidente Valery Giscard d’Estaing envía 4 Miragees sobrevolando estos territorios para tomar una fotografía de las bases del ejército saharaui. La operación militar se desencadena en diciembre del mismo año: las columnas del Ejército Saharaui son descubiertas por primera vez por los aviones Breguet Atlantic. Luego, desde Dakar hasta Senegal, donde estaban estacionados, los aviones de combate Jaguar despegaron el 12 de diciembre para atacar las columnas del Ejército Saharaui. La operación llamada « Manatí » duró solo seis días, del 12 al 18 de diciembre.

    Paraíso fiscal

    Cerca de 5.000 empresas marroquíes tienen su domicilio en los territorios ocupados para escapar del impuesto. Entre los grupos extranjeros que no dudan en invertir, las empresas francesas ocupan un lugar de elección. En 2011, Marruecos otorgó al grupo petrolero Total una licencia de reconocimiento de petróleo en la zona marítima de Anzarane, una vasta área de unos 100.000 kilómetros cuadrados. Desde 2011 hasta 2015, el grupo francés ha realizado importantes estudios geológicos y geofísicos. La autorización no se renovó en 2015 a raíz de las reservas formuladas por la ONU.

    Lobby marroquí

    Desde 2011, Marruecos ha estado gastando una cantidad considerable de dinero ejerciendo presión sobre el problema del Sáhara Occidental, especialmente con los medios franceses y algunos grupos de expertos. Pero son sobre todo los periodistas, en su mayoría franceses, a los que el Majzen paga muy bien para distorsionar o manipular la opinión internacional sobre el Sáhara Occidental y ocultar las miserias de Marruecos. Los documentos revelados por Chris Coleman involucran a los periodistas Richard Miniter y Joseph Braud que, en sus « análisis », intentaron transmitir al público estadounidense que el Frente Polisario tenía conexiones con el « terrorismo yihadista ». Según Chris Coleman, los dos « analistas » fueron reclutados por Ahmed Charai para trabajar con el DGED, el servicio secreto externo Makhzen. Richard Miniter es un periodista que, cada vez que aborda una cuestión sobre el norte de África, lo hace difamando al pueblo saharaui y a Argelia y siempre alabando a Makhzen (lo hizo, como ejemplo, en The New York Times).

    En esta documentación, cabe señalar que esto coincide, coincidentemente, con el hecho de que Miniter ha recibido miles de dólares en efectivo ($ 60,000, según un documento), así como invitaciones para hacer viajes de lujo a Marruecos. . Joseph Braud, por su parte, también publicó artículos difamatorios contra el pueblo saharaui y también recibió dinero del « contacto » de los servicios Makhzen. Según los documentos revelados por Chris Coleman, también ha preparado para los servicios marroquíes informes sobre periodistas estadounidenses favorables a la causa saharaui y el método para neutralizarlos.

    La documentación revelada por Chris Coleman también descubre la conexión con el Makhzen del profesor Henri Louis Vedie y el periodista Vincent Hervouet. Henri-Louis Vedie es un profesor de economía estrechamente vinculada a una organización que lleva el nombre cínica Dirección de Promoción de las Libertades Fundamentales, creada poco antes del juicio injusto de los líderes del campamento de protesta de Gdeim Izik con el fin de preparar una increíble informe que este juicio fue « justo ». Una publicación francesa había dado a conocer, en ese momento, su financiación por el Majzen. Las revelaciones de Chris Coleman « revelan que los servicios de Makhzen se basaron en Vedic para escribir un libro sobre la economía marroquí (no hace falta decir que elogia al Makhzen) a cambio, por supuesto, de dinero. Vincent Hervouët, mientras tanto, es editor del canal de televisión francés LC1.

    De acuerdo con estos documentos, el periodista informó el « periodista » marroquí Ahmed Charai, en los esfuerzos para su canal de televisión se transmiten pseudo-información que estaba atacando a Argelia y calumnias difusión sobre los presuntos vínculos del Frente Polisario con « terrorismo ». Todo esto pidiendo « favores » para pasar unas vacaciones en Marruecos.

    Chris Coleman dice que el « reclutador » y el « contacto » de estas personas que trabajan para el lobby pro-marroquí es Ahmed Charai. Este último no debería ser desconocido para el público español. De hecho, la revista Epoca (según lo informado por El Semanal Digital, en su edición del 11 de septiembre de 2008), escribió que el nombre de Ahmed Charai « puede ser completamente desconocido para usted, pero si le dicen que él es el director » desde el sitio web L’Observateur.ma, que informó hace una semana, el ex presidente José María Aznar como el padre de la hija del ministro de Justicia francés, Rachida Dati, lo comprenderá.

    La misma publicación nos dice que, como por casualidad, entre los colaboradores de este medio que calumniaron a José María Aznar López, está … ¡Vincent Hervouet! Chris Coleman proporciona varios documentos que prueban que Charai fue arrestado el 14 de septiembre de 2011 por las autoridades de inmigración de los Estados Unidos en el aeropuerto internacional Dulles de París. La razón ? En su declaración de aduana, dijo que no tenía más de $ 10,000 en efectivo … dijo que tenía 4,000 en él. Pero en realidad, llevaba cinco veces más. Y, curiosamente, en sobres.

    Específicamente, de acuerdo con la decisión del tribunal que lo sentenció, tenía $ 15,000 en tres sobres ($ 15,000, $ 3,000 y $ 2,000). Según Chris Coleman, este dinero fue destinado al pago de cabilderos pro marroquíes. Lo que es más interesante viene después. De hecho, después de confesar su culpabilidad ante el juez, que fue capaz de continuar sus actividades de presión en los Estados Unidos, garantizada por John J. Hamre, presidente del CSIC (Centro de Estudios Estratégicos e Internacionales), de acuerdo con un documento proporcionado por Chris Coleman. No hace falta decir que esta entidad CSES (que es un miembro de la eminente Henry Kissinger, el arquitecto jefe de la entrega del Sahara español en Marruecos) proporciona cobertura para las personas y publica « análisis » que denigrar sistemáticamente al pueblo saharaui. Hay otro aspecto aún más asombroso en los documentos divulgados por Chris Coleman: sabemos que un puñado de periodistas franceses, L’Express, Le Point, la liberación y la LCI, se sumerge durante años para un sitio web de noticias , Observador de Marruecos, cuyo director, Mohammed Charai, sigue exigiendo subsidios a dos líderes de alto nivel de la inteligencia marroquí para premiar a estos empleados valiosos a cambio de artículos favorables a la tesis marroquí en -still- el asunto del Sahara Occidental.

    Fuente : Asovessa, 12/01/2018

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, Chris Coleman, hacker, pirata, ONU, Estados Unidos, Francia, Lobbying,

  • Cuando un hacker hizo temblar a Marruecos

    ¿Quién intenta desestabilizar a Marruecos?

    El tuitero que bajo un falso perfil desvela desde hace más de tres meses cientos de documentos y de correos electrónicos de la diplomacia y del servicio de inteligencia exterior (DGED) marroquíes afirmó en octubre que su objetivo era « desestabilizar » a Marruecos. No lo ha conseguido, pero muchos de sus tweets sí suponen un quebradero de cabeza para las autoridades de Rabat.

    El anónimo tuitero no disimula, en algunos comentarios, sus simpatías por el independentismo saharaui aunque ha divulgado algún cable diplomático perjudicial para los intereses del Frente Polisario. Publica sus documentos de forma desordenada. No ha logrado impedir que, probablemente gracias a las gestiones de Rabat, le cierren sus cuentas en algunas de las webs en las que aloja sus archivos, pero ha conseguido colgarlos en otras.

    Los metadatos que acompañan a los tweets del falso Chris Coleman -el auténtico es entrenador de la selección de fútbol de Gales- indican que está dentro de Marruecos, pero un hábil hacker puede engañar a la red social. Se expresa en un francés muy correcto, el idioma en el que está redactado casi todo el material que difunde.

    Quién se esconde detrás de @chris_coleman24? Los pocos responsables marroquíes que hasta ahora se pronunciaron públicamente sobre el tema, como la ministra adjunta de Asuntos Exteriores, Mbarka Bouaida, el portavoz del Gobierno, Mustafa el Khalfi, o una de las víctimas del pirateo, el periodista Ahmed Charai que aparenta tener una estrecha relación con la DGED, acusaron al unísono a los servicios secretos argelinos.

    En la primera entrevista en la que aborda el tema, con el semanario francés Jeune Afrique, el jefe de la diplomacia marroquí, Salahedin Mezzouar, denunció también, la semana pasada, la « piratería » cuyos « actores y padrinos sólo pueden ser elementos hostiles a Marruecos ». ¿Tiene entonces in mente al régimen argelino?  » No he dicho eso de manera tan directa « , contestó.

    ¿Potencia extranjera o grupo de jóvenes?
    En los círculos diplomáticos y periodísticos de Rabat se interpreta que el Gobierno marroquí ya no señala a Argelia y se reactivan de paso las especulaciones sobre quién se oculta detrás del tuitero. Algunos apuntan a que un puñado de jóvenes saharauis independentistas han logrado piratear ordenadores marroquíes con papeles confidenciales. No son profesionales de la comunicación. Así se explicaría el caos que caracteriza su publicación.

    Otros hablan en Rabat de un ajuste de cuentas en el seno del régimen y resaltan que, por ahora, no ha salido a relucir ningún documento perjudicial para la Dirección de la Supervisión del Territorio (DST), es decir la policía secreta marroquí. Hay diplomáticos que se preguntan a quién beneficia el delito perpetrado por el tuitero y responden que la secretaría general de la ONU, con la que Marruecos mantiene tensas relaciones, sale bien librada de la lectura de los cables así como la diplomacia de EE UU.

    Hay una última hipótesis que cobra fuerza. Señala nada menos que a Francia y a sus servicios secretos. Las autoridades marroquíes cortaron hace ya más de diez meses la cooperación judicial y policial con la antigua metrópoli después de que un juez instructor francés intentase interrogar en París al jefe de la DST, Abdellatif Hammouchi. Contra él se han presentado en Francia tres denuncias por torturas, dos de ellas respaldadas por la Asociación de Cristianos por la Abolición de la Tortura. « Marruecos era una de nuestras principales fuentes de información » en la lucha antiterrorista, se lamentaba hace días el exministro del Interior francés, Charles Pasqua.

    La prensa oficialista marroquí desveló además, en mayo, el nombre de la jefa de los servicios secretos franceses (DGSE) en Marruecos, Agnès Féline, que se vio obligada a abandonar rápidamente del país. ¿Quién sopló a la prensa que detrás de esa mujer acreditada como diplomática había un agente secreto? Probablemente aquellos mismos que la acreditaron. De ahí que en la capital marroquí algunos se huelan que @chris_coleman24 es la venganza francesa por esos golpes bajos.

    Fuente: Orilla Sur, 13/01/2015

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, hacker, Chris Coleman, piratería, DGED, DGSE, Francia,

  • Mémoire : Un « Snowden » marocain jette un pavé dans la mare du Makhzen du Maroc

    Derrière un pseudo pas du tout Nord-africain et un compte Twitter, Chris Coleman24 alias « Le Makhzen », distille depuis le 3 octobre, des informations plus que sensibles sur le réseau social à l’oiseau bleu. D’entrée, il marque son appartenance au mouvement de libération du Sahara Occidental en s’abonnant à quelques profils Sahraoui puis se met immédiatement à la tâche.

    Son but, donner le maximum d’informations sur le Makhzen marocain, le plus rapidement possible, car, selon son aveu même, Twitter (https://twitter.com/chris_coleman24) risque de se plier aux pressions de Rabat et fermer son compte, comme ce fut le cas sur Facebook et Gmail.

    Une semaine après, c’est un flot continu de documents secrets, de correspondances bancaires et de fac-similés de pièces d’identités qui défilent. Avec une thématique centrale : quelles méthodes adoptent les services marocains (DGED) pour acheter des journalistes internationaux et même monter de faux sites internet d’information algériens.

    Avis de transfert de 60 000 dollars au profit du journaliste Richard Miniter
    Ce n’est donc pas de la « diplomatie de la Mamounia » qu’il s’agit, mais de véritables opérations de guerre psychologiques et de déstabilisation à l’encontre du voisin de l’Est. Des exemples ? Coleman en fournit plusieurs : les virements de plusieurs dizaines de milliers de dollars à un certain Ahmed Charai, patron de presse, et au Think Tank Républicain Center for the National Interest. Puis 10 000 dollars pour une supposée insertion publicitaire au profit d’une ONG spécialisée dans la résolution pacifique des conflits, 25 000 pour le think tank FPRI et des sommes aussi importantes au profit de titres de presse américains et britanniques. Mieux, un journaliste du New York Post est accusé, avis de virement à l’appui, d’avoir touché 60 000 dollars pour des articles anti-algériens et faisant le lien entre le Polisario et Al Qaida. (Lien de l’article publié par le journaliste Richard Miniter en 2010 dans le New-York Post et présentant les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf comme un bastion d’Al Qaida.

    Lettre de Laurent Fabius adressée au ministre Marocain des Affaires étrangères, Salahddine Mezouar. (Document non-authentifié)
    Certaines correspondances mises en ligne sur ce compte indiquent un lien entre les services secrets marocains et le site d’opposition ************, dont la totalité de l’effectif proviendrait des rangs du Makhzen.

    Sur un plan plus interne, Chris Coleman montre la collusion entre Salaheddine Mezouar, le ministre des Affaires Etrangères et secrétaire général du Rassemblement National des Indépendants et le bureau de consulting McKinsey. Ce dernier a été chargé par Mezouar de réaliser une étude sur la relance de l’économie marocaine. Coleman utilisera le terme de « trafic d’influence » car la fille du chef de la diplomatie marocaine est employée de ladite entreprise.

    Pour le moment, les personnes incriminées par ce corbeau numérique bottent en touche, crient au faux ou pointent du doigt pour ainsi dire « la main de l’étranger ». Ahmed Charai, à travers les colonnes de son journal L’Observateur, en appelle même aux Hackers marocains pour détruire le compte Twitter en question et effacer toutes traces du forfait.

    Kamel Abdelhamid

    impact24info, 19 oct 2014

    Tags : Maroc, Makhzen, Chris Coleman, hacker, piratem informatique,

  • Marocleaks : El Wikileaks que destapó los periodistas franceses a sueldo de Marruecos

    Wikileaks en Marruecos: un culebrón con periodistas extranjeros a sueldo

    Desde principios de octubre Chris Coleman, un perfil anónimo, y las autoridades de Marruecos juegan al ratón y el gato en las redes sociales. El primero cuelga, sobre todo en Dropbox, un servicio gratuito de almacenamiento online, documentos y correos confidenciales que anuncia a través de Twitter; los segundos solicitan que se borren esos archivos y hasta han logrado que se cierre la cuenta desde la que tanto les incordian. Él abre otra.

    El que se esconde detrás de Chris Coleman no es un profesional al estilo de Julian Assange y el equipo de Wikileaks. Es probablemente un hacker, con simpatías por el independentismo saharaui, a juzgar por algunos de los perfiles a los que sigue en Twitter. Si fuera más ducho y dispusiera de más recursos habría abierto una página web en algún remoto servidor en la que colgaría el material robado.

    Si fuera más astuto tampoco mezclaría documentos de sumo interés con otros privados e íntimos y además irrelevantes -como las fotos de la boda y cartas de la vice ministra de Exteriores de Marruecos- creando así cierta confusión. Cuesta un poco separar la paja del trigo.

    Los « papeles » revelados por Chris Coleman ponen al descubierto la labor del servicio secreto exterior marroquí, la Dirección General de Estudios y Documentación (DGED), que dirige Yassin Mansouri, para conseguir que think-tanks y periodistas de Estados Unidos y de Francia -hay también un caso en el Reino Unido- defiendan la « marroquinidad » del Sáhara Occidental y, de paso, arremetan contra Argelia y el Frente Polisario.

    El hombre clave aparenta ser Ahmed Charai, director del semanario L’Observateur du Maroc, que ordena las transferencias o hace los pagos en efectivo y da cuenta de ello a Mansouri o a su jefe de gabinete. Por llevar grandes cantidades de dinero en metálico y no declararlas fue detenido, en septiembre de 2011, en el aeropuerto de Dulles (Washington). Él ha reconocido que su correo ha sido pirateado desde 2010, pero asegura que los documentos publicados fueron manipulados. No explica en qué ha consistido la alteración.

    Charai intercambiaba correos con periodistas franceses que cobran 6.000 euros por artículo o que le pedían un anticipo de 38.000 euros en mano so pretexto de que debían mudarse de casa. A cambio le anunciaban que en sus informaciones dejarían, por ejemplo, caer que los terroristas de Al Qaeda que habían secuestrado a dos franceses en Malí venían de los campamentos de refugiados saharauis de Tinduf o que el Movimiento Autonómico de Cabilia, en Argelia, va ganando peso.

    En sus correos no se menciona a ningún periodista ni think-tank español aunque, a través de la empresa pública Office Chérifien des Phosphates (OCP), Rabat financia programas en al menos dos de ellos. La trama tiene, no obstante, una vertiente española porque fue Charai quién publicó en su semanario, en septiembre de 2008, el bulo que atribuía al expresidente José María Aznar la paternidad de la hija de Rachid Dati. La Audiencia Provincial le condenó en 2011 a indemnizar a Aznar con 90.000 euros que le abonó.

    Solo la prensa argelina y algunas publicaciones online afines al Polisario, como el blog del catedrático Carlos Ruíz Miguel, se han hecho eco de estas revelaciones. La prensa convencional marroquí las ha ignorado. Un puñado de diarios digitales sí las ha recogido, pero para hacer hincapié, generalmente, en documentos económicos o en las recomendaciones del ministro de Asuntos Exteriores, Salahedin Mezzouar, para que su hija obtenga un buen trabajo.

    En el Parlamento marroquí no ha habido ninguna pregunta no ya sobre cómo se gasta el espionaje el dinero público en seducir a periodistas -es un tema secreto- sino sobre un informe de la consultora McKinsey, encargado por el palacio real y entregado en septiembre, sobre la estrategia a seguir para desarrollar el país. Chirs Coleman lo puso en Dropbox. Nadie ha expresado tampoco en Rabat preocupación alguna porque correos de su servicio secreto salgan a la luz.

    Si la ausencia de debate en Marruecos no sorprende demasiado; la inexistencia de reacciones en Francia llama más la atención. Los periodistas cuyos nombres aparecen en los papeles de Chris Coleman no son unos desconocidos. Tres de ellos son reputados expertos en el Magreb -un cuarto desempeña un cargo clave en la televisión con más audiencia- y las revelaciones de Chris Coleman arrojan una sospecha sobre todo lo que han escrito y contado en tertulias estos últimos años.

    Francia es el país europeo en el que la prensa dedica más atención al Magreb, pero de los trapos sucios desvelados por el anónimo de Twitter no se ha publicado, a día de hoy, ni una sola línea. Será que en Francia también perro no come perro.

    Source : Orilla Sur, 22 oct 2014

    Tags : Maroc, France, Sahara Occidental, chris coleman, hacker, piratage, lobbying,

  • Le Maroc, un ami discret et fidèle d’Israël (Marocleaks)

    Le royaume du Maroc est classé parmi les cinq plus grands clients africains d’Israël.

    Le Maroc, qui se présente comme le chantre de la cause palestinienne, entretient en réalité des relations des plus amicales avec Israël. Des relations qui se situent aux antipodes des intérêts des Palestiniens. C’est, une nouvelle fois, le hacker Chris Coleman, le Julian Assange marocain, qui en fait la révélation. Celui-ci vient, en effet, de publier sur son mur facebook une lettre confidentielle, datée du 18 mai 2011, du directeur général au ministère israélien des Affaires étrangères, Raphaël Barak, adressée à son «ami» l’ex-secrétaire général du ministère marocain des Affaires étrangères, Youssef Amrani, qui montre clairement l’existence de liens institutionnels entre le royaume du Maroc et Israël. En plus de prouver que Rabat a ouvert depuis belle lurette son espace aérien aux avions israéliens, cette missive confirme que la coopération entre les deux pays est, pour le moins, très dense.

    D’autres documents mis en ligne par Chris Coleman attestent ainsi que bien qu’il assure la présidence du Comité Al Qods et en dépit des bombardements et du blocus meurtrier de la bande de Ghaza, le Maroc continue ses échanges avec Israël. L’information vient d’ailleurs d’être corroborée par le bureau central israélien des statistiques. Le bilan des échanges commerciaux entre les deux pays pour les cinq premiers mois de l’année 2014, rendu public par cet organisme, fait même ressortir une forte hausse des importations marocaines en provenance d’Israël.

    Le Maroc est classé parmi les cinq plus importants clients africains d’Israël. Plus concrètement, le volume des importations marocaines d’Israël avoisine les 3,2 millions de dollars, soit environ 14% du total de ses importations.

    Ces chiffres attestent que le Maroc a fait clairement le choix d’avoir Israël comme partenaire économique. S’agissant des exportations de marchandises marocaines vers Israël, celles-ci ont connu, par contre, une baisse de 81%, passant de 28,3 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de 2013 à 5,3 millions de dollars durant la même période de 2014. L’organisme israélien des statistiques indique que la baisse enregistrée dans les exportations marocaines vers l’Etat hébreu peut s’expliquer par le fait que beaucoup d’entreprises marocaines et israéliennes recourent à des canaux commerciaux de plus en plus complexes. En clair, il est difficile de les retracer.

    La raison du recours à de tels procédés ? Ils tendraient à camoufler l’ampleur des échanges entre les deux pays, dénoncés par l’opinion publique marocaine.La gêne née de la diffusion des statistiques des échanges par les autorités israéliennes aurait ainsi poussé les sociétés d’import-export marocaines et israéliennes à afficher plus de discrétion dans leurs transactions.

    Zine Cherfaoui

    El Watan, 14 déc 2014

    Tags : Maroc, Marocleaks, Makhzen, Chris Coleman, hacker, Israël, Mohammed VI,