Étiquette : Hirak

  • Maroc : Le seul événement algérien partagé par la twittoma

    Le jour où le peuple algérien s’est levé contre le 5ème mandat du président Bouteflika, l’Algérie a attiré les regards de tous les marocains. Derrière cet intérêt de l’opinion publique marocaine se trouve, non pas des positions basées sur des principes démocratiques, mais le rêve de voir l’Algérie laisser tomber son soutien aux aspirations légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination e indépendance.

    Depuis l’élection présidentielle remportée par Abdelmajid Tebboune, les marocains ont laissé de s’intéresser à l’Algérie et de partager des Twits sur ce qui se passe dans le pays voisin de l’Est. Pourtant, il y avait des événements qu’on pourrait qualifier d’historiques et qui ont marqué la différence entre les dirigeants marocains et algériens. Pour la première fois, on voit dans un pays arabe des chefs de gouvernements, des ministres, des hommes d’affaires défiler devant la justice pour rendre compte de leurs méfaits liés à corruption, aunépotisme et au clientélisme.

    Il semble qu’au Maroc le fait de voir Saïd Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal pernocter en prison est un fait anodin. Les réformes apportées par la nouvelle Constitution algérienne semblent pas, non plus, attirer l’attention des marocains. Aucun de ces événements n’a mérité un twit de la part des braves journalistes et démocrates marocains. Du moins jusqu’à l’évacuation en Allemagne du président Tebboune. La nouvelle semble avoir réveillé les esprits des marocains qui l’ont vite relayée. Elle a ravivé leur vieux espoir de voir une relève susceptible de répondre favorablement à leurs ambitions expansionnistes. Notamment maintenant que le passage d’El Guergarate fait la une des journaux et les légumes marocaines pourrissent sur les routes du Sahara Occidental.

    Y a-t-il une chance que les marocains prient pour la rapide récupération de celui qui, à leurs yeux, incarne l’esprit du défunt président Houari Boumediène ? La réponse est bien connue de tous.

    Tags : Sahara Occidental, Algérie, Maroc, Front Polisario, Bouteflika, Hirak, Abdelmajid Tebboune,

  • Maroc – Rif : deux ex-prisonniers politiques condamnés à nouveau

    Deux ex-prisonniers politiques du mouvement populaire rifain, le Hirak, ont été à nouveau condamnés à la prison.

    Jamal Mouna a été condamné à 8 mois de prison assortis d’une amende de 5000 dirhams. En 2019 a été libéré après deux ans de prison ferme pour participation au Hirak rifain.

    Nabil Amzgidaou qui venait de sortir de prison suite à une grâce royale, vient d’être condamné à nouveau à quatre mois de prison et doit payer une amende de 500 dirhams. La justice marocaine lui reproche d’avoir participé à une manifestation dans sa ville natale d’Imzouren.

    Selon plusieurs militants de la région du Rif cités par le site Arif News, ces punitions visent à semer la peur parmi les rifains. «Le Maroc veut terroriser les rifains pour empêcher que le meurtre de Mohsin Fikri et le début du mouvement populaire rifain ne soient commémorés», a déclaré un militant. Un autre activiste d’Al Hoceima a déclaré à Arif News que « le Maroc veut rendre la vie impossible aux Rifains pour les pousser à embarquer sur les bateaux d’émigration, ainsi Rabat change la démographie de la région en sa faveur et les Rifains doivent laisser de la place pour cela».

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, répression, Jamal Mouna, Nabil Amzgidaou,

  • Banque Chaabi du Maroc : police belge enquête sur blanchiment à Nador, Al Hoceima et Tanger

    Selon le site Kawaliss Arrif, des enquêteurs de la police fédérale belge arriveront prochainement au Maroc dans le cadre d’une investigation concernant des opérations de blanchiment d’argent tiré du trafic de cocaïne moyennant des virements ou ou activités commerciales illégales.

    La police belge, en coordination avec ses homologues marocains, enquête sur les dossiers de blanchiment d’argent, car les recherches menées par la police fédérale ont révélé l’implication de 68 personnes, dont certaines avaient des comptes bancaires à la Banque Chaabi en Belgique avec des actifs financiers importants issus du trafic de cocaïne, indique la même source.

    Malgré les tentatives de la Banque Populaire de dissimuler les opérations de blanchiment d’argent, l’intervention des autorités supérieures de sécurité l’a empêchée en raison de l’existence d’un accord de coopération sécuritaire entre le Maroc et la Belgique, ajoute-t-on.

    L’enquête a révélé l’existence d’opérations de blanchiment d’argent à grande échelle qui concernaient de grands projets, notamment des cafés, des restaurants, l’acquisition de biens immobiliers, des commerces et des boîtes de nuit à Tanger, des parcelles de terrain à Rabat, Tanger, Tétouan, Nador et Agadir, et de grands projets touristiques dans le sud de l’Espagne.

    Kawaliss Arrif signale qu’on s’attend à ce que la recherche révèle des surprises qui feront tomber de grosses têtes, notamment des responsables de collectivités locales dans les régions de Nador et Al Hoceima, des parlementaires et des grands commerçants qui feront l’objet d’une enquête.
    Toutes les succursales de la Banque Chaabi en Belgique sont visées par cette enquête, à savoir:

    Agence du Midi: 20 agents fédéraux.

    Agence Molenbeek-Saint-Jean: 7 agents fédéraux

    Agence d’Anvers: 10 agents fédéraux

    Selon les témoins qui ont lu la lettre de l’enquête, les accusations sont:

    Blanchiment d’argent,

    Fraude économique,

    Pratique d’activités illégales.

    Utilisation abusive des chèques.

    Des directeurs des agences Banque Chaabi ont été entendus, des ordinateurs saisis et des dossiers ont été mis sous scellés.

    Tags : Rif, Hirak, Maroc, blanchiment, trafic, drogue, cocaïne, cannabis, haschich, Banque Chaabi du Maroc, Nador, Al Hoceima, Tanger,

  • Tebboune: « Le Hirak a mis fin à la comédie du 5ème mandat » en Algérie

    Par Nabil Semyane

    Le président de la République s’est exprimé à nouveau mercredi sur le quotidien français « l’Opinion », dans un long entretient dans lequel il revient sur la situation politique du pays depuis la destitution de l’ancien président en passant par la période intérimaire, l’élection présidentielle et les première mesures prises et les perspectives politiques et économiques de l’Algérie.

    En parlant du Hirak, le président Tebboune a rappelé que « le 22 février, pratiquement tout le peuple, en tous cas la majorité du peuple algérien, est sortie dans la rue pour exprimer le ras-le bol par rapport à la comédie du cinquième mandat ».

    Parlant de l’état de santé de l’ancien président , à la veille de sa destitution, Tebboune décrit un président malade, il ne parlait pas, il ne marchait pas, cela aurait pu aboutir (NDLR cinquième mandat) à une catastrophe ».

    « Le Hirak a mis fin à cette comédie, un hirak civilisé qui a traduit la volonté d’un peuple qui s’est exprimé de façon politique et pacifique », ajoute le chef de l’Etat qui rappelle que le mouvement de protestation « est protégé par les services de sécurité contre les risques de provocation et de dérapage avec cette attitude civilisée « qu’aucun lampadaire, aucune vitrine n’ont été cassés pendant le déroulement des marches » ‘

    Revenant sur les doléances du « Hirak Béni », comme il le rappelle souvent, le président Tebboune en pointe trois, à savoir « arrêter le processus (projet du cinquième mandat), empêcher le prolongation du quatrième mandat et aller vers un changement radical ».

    Au sujet de la révision de la constitution, qui sera soumise à référendum le 1er novembre prochain, le président rappelle qu’il s’agit d’un engagement électoral, expliquant que la nouvelle constitution sera « la première pierre, le soubassement « du changement politique » projeté.

    Au sujet des ONG qui ont une attitude critique par rapport aux autorités algériennes, le président Tebboune dit qu’il y a ONG et ONG, certaines sont stigmatisées pour leur négativisme, il y en a d’autres qui sont respectables nous tenons compte de leurs avis ».

    Répondant à une question sur « l’arrestation des journalistes », le président Tebboune s’en défend rappelant à ce propos son engagement, mais rappelle aussi « la nécessité du respect de l’ordre public, mais les arrestations opérées ne sont pas faites sur la base des idées des personnes » dira t’il.

    Et d’insister pour dire que « je peux vous assurer qu’aucun journaliste n’est arrêté parce qu’il est journaliste, nous respectons les journalistes, j’ai le plus grand respect pour la presse, mais le fait d’être journaliste ne donne pas droit à l’immunité ».

    Algérie1, 7 oct 2020

    Tags : Algérie, Tebboune, Hirak, 5ème mandat, Bouteflika,

  • Algérie : Réflexions par-ci, par-là

    Par Leila Aslaoui-Hemmadi

    L’immunité parlementaire ne cesse d’alimenter, depuis quelques semaines, des commentaires de journalistes et d’internautes. Tous les propos convergent vers la même conclusion : la suppression pure et simple de cette immunité qualifiée par les intervenants de passe-droit qui l’assimilent à une impunité.

    Suite au scandale des sièges qui auraient été achetés à coups de milliards par certains députés FLN selon les déclarations détaillées d’un de leurs ex-collègues du même parti devant la juridiction pénale qui l’a condamné à huit années d’emprisonnement, l’on comprend parfaitement la colère citoyenne et j’y adhère totalement, car si j’ai été désignée dans le tiers présidentiel au Sénat, le 7 juin 2020, ce n’est évidemment pas pour être éclaboussée par ces salissures (et le mot est faible) qui ont incontestablement terni l’image du Parlement. Cependant, sans doute serait-il utile de rappeler que l’immunité parlementaire protège ceux qui en bénéficient des pressions de l’extérieur sous quelque forme que ce soit. Cela signifie qu’à l’occasion de leurs missions parlementaires, un député, un sénateur ne sauraient être l’objet d’intimidations ou être poursuivis et jugés pour leurs opinions politiques ou leur vote.

    Mais qu’en est-il lorsque le parlementaire est l’objet d’une demande de levée de son immunité pour des faits qu’il aurait commis hors ses missions parlementaires, c’est-à-dire des infractions punies par la loi?

    Dans un passé récent, le ministre de la Justice, Monsieur Belkacem Zeghmati, avait introduit auprès du Bureau de l’Assemblée nationale une demande de levée d’immunité à l’encontre d’un député pour que la justice puisse l’auditionner pour des faits de corruption au temps où il avait exercé des fonctions de ministre. Après avoir transité par la commission des affaires juridiques, la demande fut soumise au vote en plénière rapidement et se solda par un non majoritaire. Voici que ces jours-ci une seconde demande visant le même député a été introduite par le ministre de la Justice, M. Zeghmati. Et cette fois-ci, soucieuse du respect des formes procédurales, la même commission des affaires juridiques a décidé d’entendre le concerné, voire de lui accorder un délai pour lui permettre de rapporter des documents prouvant son innocence. Qu’on ne s’attende pas de ma part à des noms, à des faits, puisque ce n’est pas l’objet de ma contribution. Je souhaite surtout mettre l’accent sur les comportements versatiles face à une question importante telle que la levée de l’immunité parlementaire. Une première fois un non massif, une seconde fois le respect de la procédure. Vers quoi aboutira un nouveau vote en plénière ? Les députés se déjugeront-ils ? Dans ce cas, comment expliquer leur non la première fois ? Je ne dis pas justifier — ils n’ont pas à le faire —, mais faire adhérer le citoyen à leurs décisions, eux les élus du peuple. Attendons pour voir…

    On peut également citer les cas de trois sénateurs en 2019 aujourd’hui derrière les barreaux et condamnés par une juridiction pénale dont les collègues avaient traîné les pieds pour la demande de levée de leur immunité. Ce sont ces ex-sénateurs anciennement ministres de A. Bouteflika qui avaient renoncé d’eux-mêmes à leur immunité.

    C’est précisément pour que cessent les tergiversations, les humeurs changeantes, l’indécision que la future Constitution a rappelé la distinction entre l’immunité rattachée aux activités parlementaires et les actes non rattachés aux missions parlementaires (article130). Ceux pour lesquels le parlementaire peut faire l’objet de poursuites judiciaires.

    Chose importante : désormais, la Cour constitutionnelle pourra être saisie pour examiner la levée ou pas de l’immunité parlementaire pour des faits commis hors missions parlementaires, si le député ou le sénateur ne renonce pas volontairement à son immunité (article 130 alinéa 2).
    Une disposition qui a fait grincer des dents certains parlementaires. Je la considère personnellement comme une avancée et la qualifie d’excellente. Loin de la compassion, de l’empathie, du subjectivisme, de la gêne, de la solidarité partisane, la Cour constitutionnelle statuera avec comme seuls outils : le Droit et la Raison. Cela contribuera — du moins faut-il l’espérer — à faire oublier l’image ternie du Parlement. Après les législatives, les futurs candidats à la députation, et après eux ceux qui postuleront aux sénatoriales, devront savoir qu’entre la politique et les affaires, ils devront choisir. Parce que immunité parlementaire ne signifiera plus impunité, faveurs, et privilèges. Ce sera une véritable immunité qui enterrera à jamais l’ère sombre des dobermans attaquant des mouhafeds, ou l’image désolante d’un président de l’Assemblée nationale interdit d’accéder à son bureau par des députés qui avaient cadenassé la porte d’entrée de l’intérieur.

    Du côté du Palais de justice et plus précisément de la Cour d’Alger, les avocats ont décidé de suspendre le boycott des audiences. Une bonne nouvelle que celle-ci car les incidents entre avocats et magistrats sont monnaie courante, surtout lorsqu’il s’agit d’affaires hors du commun de par la nature de l’infraction : corruption, détournements de biens et deniers publics, blanchiment d’argent. De par la qualité des auteurs, co-auteurs, complices : anciens hauts fonctionnaires de l’État qui ont profité de leurs fonctions pour ruiner littéralement le pays. Il ne s’agira nullement pour moi de dire qui des avocats ou du juge a raison ou tort. À quel titre le ferai-je d’ailleurs ? Aucun. Je me bornerai à livrer mon opinion sur ce qui s’est passé au regard de ce que j’ai lu dans la presse.

    Le bâtonnier d’Alger, Maître Abdelmadjid Sellini, après avoir demandé un renvoi des plaidoiries qui lui a été refusé par le magistrat président de l’audience, a été pris d’un malaise et évacué vers l’hôpital. Avant qu’il ne s’écroulât, le ton serait monté, selon les journalistes et des confrères à lui.
    Chose courante, disais-je, dans ces procès, l’incident n’était qu’un incident et rien de plus. Maître Eric Dupont-Moretti, ministre de la Justice en France, avocat pénaliste brillant, relate dans son ouvrage Le droit d’être libre que lorsqu’il sentait que le président des assises mettait en difficulté son client, il créait un incident. Chez nous aussi il existe des avocats champions de l’incident. C’est de bonne guerre et il n’y a rien de grave ou de fâcheux si les mots et le comportement n’outragent pas les magistrats. Dans le cas de l’incident Sellini/ juge, celui-ci avait le droit de décider de la poursuite des plaidoiries. Pour autant, il n’est en rien responsable du regrettable malaise dont a été victime le bâtonnier d’Alger. La fatigue, les pressions de son client, l’âge peuvent peut-être expliquer son pic tensionnel. Par contre, la solidarité «spontanée» des avocats avec leur confrère me laisse dubitative. Le plus franc d’entre eux étant celui qui a déclaré : «Maître Sellini est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.» Comprendre «ce fut l’occasion rêvée pour régler nos comptes». Pourquoi suis-je sceptique sur l’élan de solidarité des confrères de Maître Sellini ? Parce que j’ai gravé dans ma mémoire les propos acerbes, voire fielleux de certains avocats (tes) rencontrés au gré du hasard à l’encontre du même Sellini. Des confrères notamment de sa génération et plus jeunes. Ils m’avaient commenté avec des mots durs le comportement de leur bâtonnier lorsque, pour des raisons que lui seul détenait, il s’était incliné devant A. Bouteflika, valide à cette date et tenant sur ses deux jambes, lors d’une rencontre internationale des barreaux (l’image est sur internet). Ces avocats l’ont critiqué en privé, mais, ce jour-là, ni celui d’après, aucune voix d’avocat ne s’est élevée publiquement pour s’insurger contre la «courbette» de maître Sellini. Signifiait-elle liberté ou servitude ? Ne fut-elle pas une atteinte aux droits et libertés de la défense ? Le fait est passé inaperçu. Un non-événement.

    Ou encore aucune voix d’avocat ne s’était fait entendre le jour où la justice de Tayeb Belaïz et de Bouteflika avait ordonné à une magistrate de rendre une décision tard dans la nuit en 2003. Pourquoi les avocats n’ont-ils pas scandé ce jour-là ou plutôt le lendemain «Belaïz dégage» ?

    Ces mêmes avocats ont déclaré que leur combat est celui du Hirak. Avec cette précision que l’une des principales revendications du mouvement populaire était, dès le 22 février, le jugement de cette mafia qui a pris en otage le pays, ses richesses et qui a poussé la «plaisanterie» diabolique jusqu’à confectionner une loi (26 février 2006) sur mesure puisque leurs infractions sont correctionnalisées. Mais Dieu merci, la loi n’est pas immuable. Et puisque les avocats se disent aux côtés du Hirak, ils ne peuvent qu’entériner ses revendications quand bien même ils ont le droit de défendre qui ils veulent et qui les sollicite. Mais s’opposer à l’audition de leurs clients par visio-conférence par temps de pandémie n’est pas lisible pour moi. Le président de la République ne préside-t-il pas les Conseils de ministres par visio-conférence ? En quoi cela est-il humiliant ou déshumanisant ? Le plus important n’est-il donc pas d’extirper notre pays de cette mafia et de confisquer tous ses biens ? Faire en sorte aussi que la justice puisse les récupérer.
    L. A.-H

    Le Soir d’Algérie, 5 oct 2020

    Tags : Algérie, Hirak, immunité parlementaire, Assemblee Populaire Nationale, Parlement, impunité,

  • Algérie : Farida Belkacem quitte l’univers de l’ENTV pour devenir notaire

    Selon le site Dernière Information d’Algérie, Farida Belkassam, vedette du JT de 20h aurait quitté son travail de l’ENTV pour entamer une nouvelle carrière au notariat. « Cette dernière avait décroché en 2019 son certificat d’aptitude professionnelle de notariat et son nom avait été publié sur la liste annoncée par le Ministère de la justice, sous le matricule 16/04/1000/00210 » indique la même source.

    D’après l’information classée dans la rubrique « Confidentiel » du site, la présentatrice vedette de l’ENTV a quitté son travail à la télévisio après l’arrestation de son mari, M. Benhamadi, après le déclenchement du Hirak.

    DMA indique que Farida Belkacem représentait pendant plus d’une décennie le visage « audiovisuel de l’ENTV fabriquée par le clan Bouteflika ». « Elle était durant plusieurs années indéboulonnable du JT de 20h et des grandes émissions d’entretien des ministres et des grandes personnalités. Elle quitte ainsi le monde du journalisme pour le monde du notariat avec un œil toujours sur le 21 boulevard des martyrs », affirme-t-il.

    Tags : Algérie, Farida Belkacem, Hirak, ENTV, JT soir, télévision, vedette, 

  • Maroc : a propos de la sanglante répression du mouvement social sur le pouvoir d’achat de janvier 1984

    Je hais cette période, j’ai passé 8 h au commissariat pour interrogatoire, vu que les policiers de l’unif ont déclaré que j’étais une mouchariba, ils m’ont relâché quand ils ont appris que j’étais la fille du plus grand résistant de Tanger , on était traité comme des criminels.

    Les élèves officiers avaient mon âge, +|_ 20 ans, ils étaient affamés, 3 jours sans avoir à manger , ils se cachaient pour ne pas tirer sur les étudiants.

    La grande place de Tétouan était pleine de chars et de soldats cachés derrière des sac de sables, de notre jardin on voyait les balles passer au dessus de nos têtes pour atteindre les manifestants cachés dans la montagne, il y avait même les élèves officiers de l’école de Meknes.

    C’est très loin de la vérité, je l’ai vécu de l’intérieur à Tétouan, ils ont ramassé les cadavres comme des sacs poubelles dans des camions, ils ont tué mon camarade d’une balle dans le dos sous mes yeux, il venait juste chercher mes cours et il ne voulait pas s’arrêter.

    Latifa Allam

    Source

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, révolte du pain,

  • La relation Algéro-française à l’épreuve des turbulences cycliques

    Par Djamil Mesrer

    Les relations bilatérales entre l’Algérie et la France, prisonnières d’un passé et d’un passif difficile à solder, alternent depuis qu’elles existent entre chaud et froid, selon une « météo » régie par les soubresauts cyclothymiques de la politique.

    Mais le temps passant, on semble plutôt, à Alger et à Paris, s’accommoder de cet état de fait qui pour être passionnel dans ses expressions politiques et surtout médiatiques, surtout depuis l’apparition des réseaux sociaux, ne sacrifie pas pour autant l’essentiel, qui, lui, reste toujours tributaire de la densité d’une relation sous-tendue par des enjeux politiques, économiques et humains qui transcendent l’écume médiatique des jours.

    En effet et heureusement, la sérénité finit toujours par reprendre le dessus sur les poussées fébriles cycliques, comme on a pu l’observer dernièrement après la convocation le 31 mars dernier, de l’ambassadeur de France à Alger par le ministère des Affaires étrangères qui a élevé une protestation « suite aux propos mensongers, haineux et attentatoires, à l’égard de l’Algérie, tout récemment ». Suite aussi aux déclarations farfelues de Francis Ghiles, soit disant chercheur au Centre international de Barcelone qui a étalé magistralement sa méconnaissance de la situation en Algérie.

    La semaine dernière, c’est le très foireux documentaire de la télévision publique française, la 5, qui a encore remué le couteau dans la plaie, manquant de provoquer une crise diplomatique entre Paris et Alger qui a décidé à juste titre de rappeler son ambassadeur en France pour « consultation ».

    Mais l’orage est déjà derrière : il aura suffi d’un échange téléphonique mardi entre le président Tebboune et son homologue français Emanuel Macron pour que la fièvre qui a frisé la convulsion, redescende de plusieurs crans et que les choses rentrent à nouveau dans la normalité des relations ordinaires entre deux Etats souverains soucieux de leurs intérêts réciproques.

    D’ailleurs, le communiqué de la Présidence, qui fait le compte-rendu de l’échange téléphonique entre les deux chefs d’Etats est rédigé dans le pur style du jargon diplomatique, où l’émotionnel « tsunamique » de la semaine, déclenché par les images du « doc » de la chaîne publique numéro 5, est mis en distance pour calmer les esprits, de ce côté-ci d’Alger.

    Même si on imagine bien qu’entre les deux présidents il a été largement question du fameux documentaire , qui a réduit « La Révolution du sourire » à l’expression de la libido de certains témoins encore en phase de crise d’identité juvénile, le communiqué officiel en a fait l’impasse , préférant « angler » sur la pandémie du Coronavirus, précisément, sur les efforts consentis par chaque pays pour juguler le propagation de la pandémie de a Covid-1, puis sur la « nécessité de « donner une impulsion prometteuse sur des bases durables à même de garantir l’intérêt commun réciproque et le respect total de la spécificité et de la souveraineté de chacun des deux pays ». Dont acte !

    Pour autant, les « lobbies » qui récidivent ces derniers temps dans leur campagnes contre l’Algérie, en les intensifiant, au moment où le pays est engagé dans une démarche de refondation politique globale, cesseront-ils de chercher midi à quatorze heures contre notre pays ?

    C’est souhaitable, mais pas sûr, car la ligne clairement patriotique et souveraine portée par le président Tebboune, jure avec les intérêts de ceux qui sont déstabilisés par son arrivée à la tête du pays, le 12 décembre dernier, alors que pour eux, la reconduction de l’ancien système, garant de leurs intérêts politiques était une chose entendue. Alors, question : à quand la prochaine zone de turbulence ?

    Algérie1, 4 juin 2020

    Tags : Algérie, France, Hirak, lobby, presse française,

  • La production de cannabis rapporte 23 milliards de dollars au Maroc (rapport)

    Selon un rapport de l’Initiative Globale contre la Criminalité Transnationale Organisée, la production et exportation de cannabis rapports au Maroc 23 milliards de dollars par an.
    Dans un rapport publié au mois de Mai 2020 sous le titre de « Un fléau montant :
    Tendances de la production, du trafic et de la consommation de drogues en Afrique du Nord », l’IGCCTO, sginale qu’au milieu des années 90, les producteurs marocains avaient fini par dominer le marché de la résine de cannabis, fournissant 70 à 80% de la drogue importée par l’Europe et sa valeur est estimée à 23 milliards de dollars par an, soit une multiplication par deux au cours de la dernière décennie.
    Le rapport précise que la culture du cannabis et l’extraction de résine est actuellement extrêmement condensée dans le nord du Maroc, mais cette concentration géographique dépend en grande partie des différences de degrés de tolérance officielle du cannabis.
    La tolérance des autorités marocaines envers la culture du cannabis est officiellement justifiée par la « stabilité dans des régions économiquement marginalisées et potentiellement rebelles ». Rabat est allé jusqu’au point d’attribuer le déclin de l’éradication et des saisies dans le Rif au Hirak, le mouvement de protestation initié à Al Hoceima à la suite de la mort d’un poissonnier écrasé par une benne à poubelle.
    Certains observateurs se posent des questions sur le parallélisme entre l’augmentation du trafic des drogues et l’absence de progrès dans la résolution du conflit du Sahara Occidental, ce dernier devenant un pole du trafic de la cocaïne malgré la militarisation du territoire et son verrouillage par les forces d’occupation marocaines.
    Tags : Maroc, drogues, cannabis, cocaïne psychotropes, Maghreb, Rif, Hirak, 
  • Algérie : La classe politique nationale sort de ses gonds

    Sur la toile, dans la rue, les rédactions médiatiques, les acteurs politiques et ceux de la société civile, tout le monde évoque le sujet brûlant de l’actualité nationale aux relents d’une énième campagne médiatique dirigée, encore une fois, contre l’Algérie, son peuple et ses Institutions. La classe politique nationale tout autant a mis la main à la pâte.

    Pendant ce temps, et réagissant à la décision de l’Algérie de rappeler son ambassadeur à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, n’a trouvé mieux à dire que de noter que « l’ensemble des médias jouissent d’une complète indépendance rédactionnelle qui est protégée par la loi en France ». Il a souligné également que « dans le cadre des relations profondes et anciennes qui existent entre nos deux pays, et auxquelles nous attachons la plus grande importance, la France respecte pleinement la souveraineté de l’Algérie », ajoutant : « nous entendons, sur cette base, continuer à travailler à l’approfondissement de la relation bilatérale ».

    Cette réaction de sa diplomatie pourrait être perçue comme une obstination de la France officielle dans une position partiale sur une campagne médiatique qui ne date pas d’aujourd’hui, et dont les auteurs, derrière, sont mis au grand jour. La colère et l’indignation de l’Algérie n’a été que le reflet d’une vague de dénonciations partagées par la grande majorité de l’opinion publique, la presse nationale, ainsi que la classe politique. Preuve en est, la réaction de formations politiques. Ainsi, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) a apporté son soutien et appui « forts » à la décision du MAE de rappeler l’ambassadeur d’Algérie en France pour consultation. Les atteintes répétées à l’encontre du peuple algérien et de l’Institution militaire, notamment, « témoignent du vrai visage hideux de la France officielle, de sa nostalgie à son passé colonial et de son rêve de retrouver le paradis perdu à travers un contrôle sur les capacités du peuple algérien par les pressions politiques et médiatiques tendancieuses », a affirmé le PLJ dans un communiqué.

    Pour sa part, le Mouvement El-Bina a salué également la position « responsable » de l’État algérien dans sa réponse « sérieuse » aux « provocations de certaines parties françaises », suite à la diffusion, sur des chaînes publiques françaises de programmes qui s’attaquent au peuple algérien et à ses Institutions. Dans un communiqué signé par son président, Abdelkader Bengrina, le mouvement a précisé qu’il saluait « la position responsable de l’État algérien dans sa réponse sérieuse aux provocations de certaines parties françaises ». Même ton chez le Front El-Moustakbal, qui a exprimé son étonnement et indignation devant « ce qui a été diffusé sur une chaîne française », le jugeant « offensant, à ce média en premier lieu, lui qui se revendique professionnel et qui a voulu à travers ce documentaire entacher la réputation des Algériens et leurs Institutions ».

    Les Algériens « ont ébloui le monde entier de par le degré de conscience, pacifisme et leur moralité élevée à travers le Hirak béni, alors qu’ils réclamaient leurs droits, libertés et le changement. Ce média français a réduit tout cela dans un échantillon qui ne représente pas l’originalité, l’identité et la conscience du peuple algérien », a-t-il estimé.

    Hamid Mecheri

    Le Courrier d’Algérie, 31 mai 2020

    Tags : France, Algérie, Hirak, documentaire, France 5, Algérie mon amour,