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  • La Belgique en quête d’imams pour la formation

    Pas encore d’étudiants en imam belge en formation

    Le délai de février ne semble pas respecté, a interrogé un partenaire de l’UCL

    C’est devenu un travail de longue durée, mais depuis la semaine dernière, la Belgique a sa propre formation d’imam. Ce sera le résultat de la coopération entre la UCL* et l’AFOR*, un institut fondé par l’exécutif musulman.

    L’UCL ne propose que la partie profane du programme d’études: 38 crédits avec un programme de droit, d’histoire et d’études religieuses de base. La partie théologique est entre les mains de l’AFOR asbl, avec laquelle l’UCL a conclu un protocole d’accord. L’AFOR a été spécialement créée à cet effet en consultation avec l’exécutif musulman, l’organisme représentatif des musulmans en Belgique.

    En plus d’attribuer un certificat pour ses propres cours, l’UCL n’a aucune responsabilité pour le processus. Soit dit en passant, les étudiants imam n’obtiennent pas leur diplôme accrédité à l’UCL, bien qu’ils s’inscrivent officiellement à l’université via un contrat de diplôme.

    «Nous n’avons pas notre mot à dire sur ce qui se passe dans la partie religieuse du programme d’études», explique Pierre Van Hecke, vice-doyen de l’éducation à la Faculté de théologie et d’études religieuses. « Le ministre Geens, cependant, voulait également une formation universitaire au sein de la formation des imams. C’était possible avec les cours que nous proposions déjà. Ces cours sont explicitement non théologiques, bien que l’UCL propose également un Master en religions du monde avec une option Islam. « Cela a à voir avec la séparation de l’Église et de l’État; ce n’est pas à nous de former des opérateurs de services de culte. « 

    Vous avez manqué le délai?

    Le vice-Premier ministre Koen Geens a clairement indiqué à la fin de l’année que les premiers étudiants Imam pourraient commencer la formation en février. A l’époque, l’UCL visait au départ une trentaine d’étudiants. L’enquête à la Faculté de théologie montre maintenant qu’aucun étudiant ne s’est encore inscrit. Également en ligne, il n’y a pas d’informations sur la formation. La date limite de février ne semble pas avoir été respectée.

    Le vice-doyen Van Hecke confirme qu’aucun nouveau cours n’a été mis en place pour le programme. Les problèmes semblent donc plutôt se situer chez le partenaire de l’université, l’AFOR. Dès le début, de nombreuses questions ont été posées au sujet de l’AFOR, en particulier de sa neutralité idéologique. L’organisation à but non lucratif semble incapable de faire face à cette influence. Le vice-président de l’institut est Coskun Beyazgül, également directeur de la branche belge de Diyanet, le ministère turc de la Foi.

    Diyanet, qui gère quelque 73 mosquées en Belgique, est controversé: il promeut une ligne islamiste très nationaliste et est étroitement lié au parti AK du président Erdoğan. De plus, le président de l’AFOR, Salah Echallaoui, est connu pour être à la tête de l’association à but non lucratif Rassemblement de Musulmans de Belgique. La Libre Belgique a rapporté dans le passé à propos de cette association à but non lucratif qu’elle coopérait avec les autorités de Rabat pour promouvoir «l’islam marocain».

    Le choix de personnalités éminentes de la communauté marocaine et turque semble être avant tout une manœuvre pour rencontrer les deux communautés musulmanes dominantes en Belgique, mais au moins il soulève le soupçon d’ingérence politique. Un appel téléphonique à Nordine Taouil, un imam influent d’Anvers, indique immédiatement que ce n’est pas conforme aux souhaits de tous les musulmans: «Ces membres sont connus pour avoir des liens avec leur pays d’origine. Notre préoccupation est qu’ils ne servent pas la société belge. Une mosquée est un lieu de prière, ce n’est pas la représentation d’un pays. « 

    Église et État

    La formation des imams devait offrir un contrepoids à l’ingérence politique, notamment sous la forme des nombreux «imams importateurs» de la Belgique. Les rares imams qui comptent en Belgique sont souvent des imams étrangers qui ont été amenés dans notre pays pour offrir des services de culte. Ces imams entretiennent régulièrement des liens étroits avec les autorités de leur pays d’origine et sont souvent envoyés pour propager une ligne islamique emphatique en tant qu’arme politique active. Il n’est donc pas illogique que les musulmans flamands réclament depuis des années une formation indépendante et idéologiquement neutre dans leur propre pays: ils veulent un islam qui s’intègre dans leur environnement européen et qui soit accessible à tous les musulmans belges.

    Non seulement la représentation est un problème, mais l’islam politique peut aussi sérieusement affecter la qualité de l’éducation. Selon Taouil, il n’est pas évident de la part des différentes communautés musulmanes de Belgique de concevoir une ligne de foi unie qui rencontre tous les musulmans belges. Selon lui, l’idée que l’AFOR représente une image représentative de ce musulman belge est incorrecte: «Quelques-uns qui sont responsables de l’exécutif musulman ont pris la décision. Cela met l’institution et la démocratie en danger. « 

    En plus de ce manque de démocratie, l’AFOR semble désormais incapable de remplir ses fonctions d’enseignement. Toujours au sein du cabinet du ministre Geens, on ne peut pas dire grand-chose des problèmes au sein de l’organisation à but non lucratif: « C’est de cela que parle l’exécutif musulman, nous connaissons une séparation de l’Église et de l’État ».

    L’asbl AFOR* n’a pas pu être joint pour commenter.

    *Académie de formation et de recherches en études islamiques (Afor)

    *Université Chrétienne de Louvain

    Source : VETO, 17 fév 2020 (traduction automatique)

    Tags : Belgique, imams, religion, Islam, formation,

  • Maroc : En moins d’un mois, déjà deux imams poignardés!

    Source: Alnas.fr, 01/05/2019

    Que se passe-t-il avec les imams Marocains ? C’est le deuxième imam qui est poignardé en l’espace d’un mois au Maroc.

    Fin mars, dans une mosquée d’Agadir, un imam était agressé à l’arme blanche. Le religieux est malheureusement mort des suites de ses blessures. Il semblerait que l’agresseur présentait des signes de troubles psychiques, selon les enquêteurs.

    Lundi dernier, c’était au tour d’un autre imam d’un lieu de culte situé à Tanger, dans le nord du Maroc, d’être poignardé par un homme.
    L’individu a pénétré dans la mosquée pour la prière de l’aube, mais ses intentions étaient tout autre, il venait tuer l’imam qui était en train de diriger la prière.

    D’après d’Alyaoum24, le criminel a fait semblant de prendre part à la prière au milieu des autres fidèles :

    L’imam d’une mosquée au quartier Benkiran de Tanger a été victime, à l’aube de ce lundi, d’une attaque à l’arme blanche de la part d’un des fidèles », rapporte Alyaoum24.

    Au moment de sauter sur l’imam, un fidèle s’est interposé et a neutralisé l’agresseur, l’empêchant de commettre l’irréparable.

    Celui-ci a tout de même réussi à blesser l’imam au visage, avant que les forces de l’ordre n’interviennent et ne l’arrêtent.

    Selon certaines sources proches du dossier, l’homme aurait été aperçu une première fois aux alentours de la mosquée vendredi lors de la prière d’al Ichaâ. Il aurait donc prémédité son geste.

    La police de Tanger n’a donné aucun détail sur les raisons qui ont poussé l’homme à s’attaquer à l’imam.

    Tags : Maroc, religion, imams, fidèles, agressions au couteau,