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  • Inacceptable ingérence du Maroc dans la programmation culturelle de l’IMA

    Inacceptable ingérence marocaine dans la programmation culturelle de l’IMA

    Une nouvelle fois l’ambassadeur du Maroc a exercé des pressions considérables pour obtenir, avec succès, la déprogrammation de la chanteuse sahraouie Aziza Brahim à l’Institut du monde arabe (IMA).

    De telles pratiques sont inacceptables et traduisent l’implacable détermination du roi Mohamed VI de bloquer tout processus de paix et tout référendum d’autodétermination du Sahara occidental occupé.

    Le gouvernement français s’est rendu complice du pouvoir marocain pour tenter d’étouffer l’une des plus belle voix d’Afrique du Nord qui chante la résistance à l’oppression, incarne la tragédie, les espoirs, les luttes et l’exil de son peuple.

    C’était sans compter sur la détermination de tous les amis de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en France, puisqu’Aziza Brahim s’est produite le 26 avril dans une salle parisienne comble, pour entendre ces merveilleux chants de paix.

    Le Parti communiste français (PCF) était présent et a fait part au représentant de la RASD de son indignation face à ces atteintes à la liberté d’expression et a rappelé sa solidarité avec le peuple sahraoui.

    Parti communiste français,

    Paris, le 29 avril 2019

    Source: PCF

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Aziza Brahim, Institut du Monde Arabe, IMA, Jack Lang,

  • Censure d’Aziza Brahim à l’IMA : Lettre ouverte de l’EUCOCO à Jack Lang

    Lettre ouverte de Pierre Galand, Président du Réseau européen de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO) à l’attention de Jack Lang, Président du l’Institut du Monde Arabe (IMA).

    Suite aux pressions des autorités marocaines, l’IMA a déprogrammé la chanteuse sahraouie Aziza Brahim du festival les « Arabofolies ». Pierre Galand dénonce une ingérence inacceptable dans la politique culturelle de l’IMA dont l’une des missions est pourtant d’être « le reflet de toutes les énergies du monde arabe ».

    Objet : déprogrammation de la chanteuse Aziza Brahim du festival les « Arabofolies » à l’Institut du Monde Arabe

    Monsieur le Président,

    Nous avons été très interpellés par la déprogrammation soudaine de la chanteuse Aziza Brahim censée se produire le 10 mars dans le cadre du festival « les Arabofolies » à l’Institut du Monde Arabe. Chanteuse de talent, habituée de la scène, Aziza Brahim méritait amplement sa place sur l’affiche des Arabofolies.

    D’après la chanteuse elle-même, celle-ci aurait été déprogrammée du festival du fait de son origine. Aziza Brahim est née dans les camps de réfugiés sahraouis et a vécu sa vie en exil. Ses textes sont emprunts de cette souffrance et de cette injustice vécue depuis plus de quarante ans par l’ensemble du peuple sahraoui, d’un côté comme de l’autre du mur du sable.

    D’après un reportage diffusé sur France Inter le 6 mars dernier, le Royaume du Maroc aurait menacé de suspendre les subventions de ses mécènes si l’Institut du Monde Arabe autorisait Aziza Brahim à se produire. Cela constitue une ingérence inacceptable dans la politique culturelle de l’IMA dont l’une des missions est pourtant d’être « le reflet de toutes les énergies du monde arabe ».

    Vous avez été, à trois reprises, Ministre de la Culture de la République. Comment pouvez-vous céder à des pressions triviales qui visent à censurer l’expression artistique d’un peuple vivant sous occupation ou en exil ?

    La censure politique de l’expression culturelle est fondamentalement contraire aux valeurs de la République auxquelles, nous en sommes intimement convaincus, vous êtes profondément attaché. La déprogrammation de Mme Aziza Brahim entache gravement la réputation de l’Institut du Monde Arabe et ne fait certainement pas honneur à votre combat en faveur de la liberté artistique et de la pluralité culturelle.

    Pour toutes ces raisons, Monsieur le Président, nous vous demandons instamment de revenir sur cette décision prise sous la contrainte de menaces et de tractations politiques. Nous vous invitons à reprogrammer Mme Aziza Brahim à l’Institut du Monde Arabe afin de témoigner de l’attachement de cette respectable institution aux valeurs fondamentales de la République.

    Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Veuillez agréer l’expression de ma très haute considération.

    Pierre Galand,

    Président du Réseau européen de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO)

    Sénateur Honoraire (Belgique)

    Source

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Institut du Monde Arabe, IMA, Jack Lang, Aziza Brahim, EUCOCO

  • Chanté par le Maroc, Jack Lang empêche la sahraouie Aziza Brahin de chanter à l’IMA

    La chanteuse originaire du Sahara Occidental devait se produire aujourd’hui 4 mars sur les podiums de l’Institut du Monde Arabe en vue de prêcher l’idéal de liberté de son peuple qui se bat contre l’occupation du Maroc depuis plus de 43 ans.

    Cependant, le président de l’IMA, Jack Lang a décidé de déprogrammer l’artiste sahraouie sous pression des autorités marocaines. L’argument avancé par l’entourage de l’ancien ministre français de la culture est que les mécènes marocains qui participent au financement de l’institut ont menacé de couper leurs subventions.

    En réalité, Rabat possède une arme beaucoup plus dissuasive que l’argent. Les autorités marocaines disposent de preuves sur les pratiques pédophiles auquelles se livrait M. Lang au Maroc.

    En 2011, l’ancien ministre Luc Ferry révélait sur un plateau de télévision que les plus hautes autorités de l’Etat lui avaient rapporté le fait qu’un ministre se serait fait attraper par la police à Marrakech lors d’une orgie avec des enfants. Une enquête a été ouverte suite à ces propos. Elle a alors tourné autour de la personne de Jack Lang.

    Dans des carnets d’Yves Bertrand, le patron des RG, saisis dans le cadre d’une autre enquête, il était inscrit que Jack Lang avait eu des relations avec de petits garçons au Maroc en novembre 2001. De fait, des rumeurs circulaient dans le tout-Paris dès 2001: Jack Lang après s’être fait prendre aurait été exfiltré par l’Etat français. Une dépêche AFP aurait même été publiée sur internet au moment des faits tard le soir, mais elle ne serait restée en ligne qu’un court instant. Jack Lang a d’ailleurs été entendu par les enquêteurs en temps que témoin. L’affaire débouchera finalement sur un non-lieu.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Aziza Brahim, Institut du Monde Arabe, Jack Lang,