Étiquette : Islam

  • Pays Bas : Demande de sépulture permanente pour les musulmans

    Pays Bas : Demande de sépulture permanente pour les musulmans

    Selon Het Parool, une demande a été soumise aux autorités de la ville d’Amsterdam en vue d’avoir une un cimetière islamique avec un repos funéraire permanent. « Pour le moment, la ville ne dispose pas d’une telle installation », indique-t-il.

    L’emplacement prévu est au cimetière de Westgaarde, confirme un porte-parole de PC Uitvaart, la société qui gère Westgaarde. Il s’agit d’un terrain où, selon les initiateurs, il y a de l’espace pour 450 tombes.

    Le média néerlandais signale que le cimetière De Nieuwe Ooster a un rite islamique où les musulmans sont enterrés face à la Mecque. Il y a aussi une maison funéraire avec des installations pour les rituels funéraires islamiques. Mais il n’y a pas de repos funéraire définitif pré-garanti, comme le souhaitent de nombreux musulmans. Il en va de même pour Westgaarde, qui a également une orientation islamique.

    La demande a été présentée par une fondation qui prétend représenter les principales organisations islamiques de la région d’Amsterdam, telles que le Conseil des mosquées marocaines Noord-Holland, les Turcs Diyanet et Milli Görüs, ainsi que les musulmans surinamais et indonésiens. Les membres du conseil sont Achmed Baadoud (membre du PvdA et ancien administrateur du district de la ville), l’imam Yassin Elforkani (Mosquée Bleue), Sheriel Nabie (président de la mosquée Taqwa) et Elsa van de Loo (avocate et ancienne chef du parti d’inspiration islamique Nida Noord-Holland).


    «Une initiative avec autant de soutien de la communauté musulmane est unique», déclare Van de Loo.

    Crise Corona

    Le souhait d’un cimetière avec un repos funéraire éternel n’est pas nouveau. Mais l’appel pour cela a augmenté ce printemps en raison de la crise corona, alors qu’il était impossible pendant des mois de rapatrier le défunt au Maroc, par exemple, pour des funérailles dans leur pays d’origine. De nombreuses familles ont fui vers le cimetière islamique d’Almere, qui dit maintenant qu’il n’a presque plus de place.

    En avril, le Conseil des mosquées marocaines a envoyé une lettre à Amsterdam et aux communes environnantes, demandant une solution. Le même mois, un groupe de travail a été mis en place et a maintenant déposé la candidature. Van de Loo: «La municipalité d’Amsterdam a toujours dit que le terrain était rare, de sorte qu’elle ne pouvait pas trouver d’espace pour un cimetière au repos éternel. Nous avons trouvé un partenaire professionnel à PC Uitvaart avec un terrain déjà enterré comme destination. Nous facilitons donc les choses pour la municipalité.

    Van de Loo dit vouloir réaliser un budget avec des dons de la communauté musulmane pour obtenir la propriété. La condition est que la municipalité coopère et facture un prix raisonnable. Les initiateurs espèrent y parvenir avec le soutien du conseil municipal.

    Van de Loo: «Nous voulons pouvoir mourir et être enterrés à Amsterdam. N’est-il pas étrange qu’en tant que citoyen d’Amsterdam, je ne puisse pas être enterré dans ma propre ville?

    Étendre les droits d’inhumation

    Dans la situation actuelle, il est possible de réaliser un repos funéraire éternel sur papier en renouvelant les droits d’inhumation tous les dix ans. Cela peut être difficile dans la pratique, dit Van de Loo. «Vous devez être assuré que vos proches continueront de le faire. Vous selliez vos petits-enfants avec des coûts énormes. Des situations peuvent survenir dans lesquelles quelqu’un doit renouveler et financer les droits d’inhumation de tous les oncles et tantes encore et encore.

    Dans d’autres municipalités également, des initiatives sont en cours pour réaliser un cimetière islamique avec un repos funéraire éternel. Dans des villes comme La Haye, Rotterdam et Utrecht, ce sont également des cimetières privés.

    Tags : Pays Bas, Amsterdam, tombes, cimetière, musulmans, Islam, funéraire, inhumation, Maroc, Turquie,

  • Eindhoven : le coronavirus a ravivé la question des cimetières musulmans

    Selon le site ed.nl, la municipalité d’Eindhoven veut fournir des droits de sépulture définitive à ses cimetières conformément au précepte islamique. C’est ce que le Conseil de la ville de Denk Eindhoven demande au maire et aux conseillers municipaux.

    L’une des conditions d’une tombe islamique est que le défunt puisse y rester pour toujours. Jusqu’à présent, cela n’a été possible qu’à Nuenen, Utrecht et Almere aux Pays-Bas. Denk veut savoir si Eindhoven veut rendre possible les droits d’inhumation définitifs sur les cimetières municipaux.

    Le trafic aérien a été arrêté

    Les questions du conseil municipal sont liées à la situation du coronavirus. Au cours des premiers mois de la pandémie, le trafic aérien vers la Turquie et le Maroc s’est arrêté et il n’a pas été possible de rapatrier les musulmans décédés aux Pays-Bas vers le Maroc ou la Turquie.

    Des musulmans de partout aux Pays-Bas ont alors fait appel au cimetière Nuenen Oude Landen. Au total, 43 musulmans y ont été enterrés cette année, contre douze en 2018 et huit l’année dernière. La plus grosse congestion sur Oude Landen est désormais terminée après l’ouverture du trafic aérien, selon le manager Berry Leurink.

    Plus de jeunes

    Denk signale que de plus en plus de jeunes d’Eindhoven aux origines multiculturelles veulent être enterrés dans la ville. Le parti veut savoir si la municipalité est prête à assumer les coûts supplémentaires que les musulmans encourent pendant les périodes corona s’ils veulent enterrer leur défunt en dehors d’Eindhoven. Et si la municipalité veut aider à payer si les musulmans enterrés à Eindhoven sont transférés dans un endroit où les droits d’inhumation éternels peuvent être obtenus.

    Eindhoven a quatre cimetières municipaux: le cimetière du district de Woensel et Oude Toren à Woensel et sur l’Achterbeekseweg au même endroit Roostenhof (catholique) et Stratum (général). Par défaut, la commune ne répond pas aux questions du conseil avant que B et W y aient répondu en conseil.

    Tags : Pays Bas, Maroc, Turquie, cimètiere, tombe, enterrement, Islam, musulmans, Denk, Eindhiven, rites islamiques, coronavirus, covid19,

     

  • Macron: «L’islam vit une crise profonde partout dans le monde»

    Emmanuel Macron dévoile ce vendredi matin son plan d’action pour lutter contre les «séparatismes» lors d’un déplacement dans les Yvelines.

    Le texte doit être déposé en fin d’année sur la table du Conseil des ministres et début 2021 au Parlement. «Un des objectifs de ce texte est de lutter contre ceux qui dévoient la religion pour remettre en cause les valeurs de la République», explique l’Élysée

    «Je n’ai pas le sentiment d’avoir tenu un discours contre les musulmans, mais tout le contraire. Mais vous voyez que son projet politique est la caricature pour impuissanter la République», a souligné le chef de l’État, interrogé à la suite de son discours aux Mureaux (Yvelines).

    «Je pense que M. Mélenchon, s’il avait à coeur à défendre l’image de la France, sa place dans le concert européen, nous l’aurions vu depuis longtemps», a-t-il ajouté, ironisant sur “l’esprit de finesse chez M. Mélenchon».

    Le chef de file de la France insoumise avait tweeté dans la matinée: «Incroyable: Macron absent du sommet Europe. Trop occupé par le discours contre les musulmans. Déserteur, iI confie à Angela Merkel de représenter la France !!!»

    Mélenchon en a remis une couche aussitôt après la réplique de M. Macron, toujours sur les réseaux sociaux: «J’espère que le président a bien dormi. Mais notre cauchemar n’est pas fini. Charger la chancelière allemande de représenter la France et appeler ça “élégance”, “engagement européen”! La France est dissoute?»

    Macron: 10 millions d’euros seront débloqués pour la Fondation pour l’islam de France et la création d’un institut scientifique d’islamologie

    Macron demande au Conseil français du culte musulman de rédiger d’ici six mois une chartre dont le non-respect entraînera la révocation des imams

    Emmanuel Macron a affirmé vendredi que «toute association sollicitant une subvention auprès de l’État ou d’une collectivité territoriale» devrait signer un «contrat de respect des valeurs de la République» représentant une «charte de la laïcité».

    Les motifs de dissolution des associations, jusque-là «très limités», seront par ailleurs «étendus» pour comprendre l’«atteinte à la dignité de la personne» ou les «pressions psychologiques ou physiques», a-t-il ajouté, jugeant «assez logique que celles et ceux qui portent ce projet de séparatisme islamiste aient investi le champ associatif» qu’ils ont identifié comme «l’espace le plus efficace pour diffuser leurs idées».

    Macron promet plus de contrôle sur le financement des mosquées

    Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi que l’instruction scolaire à domicile sera à partir de la rentrée 2021 «strictement limitée, notamment aux impératifs de santé» et qu’elle deviendra obligatoire au sein de l’école dès l’âge de trois ans.

    «C’est une nécessité. J’ai pris une décision sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969», a souligné le chef de l’État lors d’un discours sur les séparatismes aux Mureaux (Yvelines), ajoutant que «les écoles hors contrat feront l’objet d’un contrôle renforcé».

    Le projet de loi sur les «séparatismes» sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres
    Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et sa ministre déléguée Marlène Schiappa présenteront le 9 décembre en Conseil des ministres un projet de loi «qui 115 ans après l’adoption définitive de la loi de 1905 visera à renforcer la laïcité, à consolider les principes républicains», annonce le Président français.

    Selon Macron, la loi va étendre les motifs de dissolution des associations. Il s’agit des associations coupables d’atteinte à la dignité de la personne ou de pression psychologique ou physique.

    Echourouk ONline, 2 oct 2020

    Tags : France, Macron, Islam, mosquées, religion, 

  • La Belgique en quête d’imams pour la formation

    Pas encore d’étudiants en imam belge en formation

    Le délai de février ne semble pas respecté, a interrogé un partenaire de l’UCL

    C’est devenu un travail de longue durée, mais depuis la semaine dernière, la Belgique a sa propre formation d’imam. Ce sera le résultat de la coopération entre la UCL* et l’AFOR*, un institut fondé par l’exécutif musulman.

    L’UCL ne propose que la partie profane du programme d’études: 38 crédits avec un programme de droit, d’histoire et d’études religieuses de base. La partie théologique est entre les mains de l’AFOR asbl, avec laquelle l’UCL a conclu un protocole d’accord. L’AFOR a été spécialement créée à cet effet en consultation avec l’exécutif musulman, l’organisme représentatif des musulmans en Belgique.

    En plus d’attribuer un certificat pour ses propres cours, l’UCL n’a aucune responsabilité pour le processus. Soit dit en passant, les étudiants imam n’obtiennent pas leur diplôme accrédité à l’UCL, bien qu’ils s’inscrivent officiellement à l’université via un contrat de diplôme.

    «Nous n’avons pas notre mot à dire sur ce qui se passe dans la partie religieuse du programme d’études», explique Pierre Van Hecke, vice-doyen de l’éducation à la Faculté de théologie et d’études religieuses. « Le ministre Geens, cependant, voulait également une formation universitaire au sein de la formation des imams. C’était possible avec les cours que nous proposions déjà. Ces cours sont explicitement non théologiques, bien que l’UCL propose également un Master en religions du monde avec une option Islam. « Cela a à voir avec la séparation de l’Église et de l’État; ce n’est pas à nous de former des opérateurs de services de culte. « 

    Vous avez manqué le délai?

    Le vice-Premier ministre Koen Geens a clairement indiqué à la fin de l’année que les premiers étudiants Imam pourraient commencer la formation en février. A l’époque, l’UCL visait au départ une trentaine d’étudiants. L’enquête à la Faculté de théologie montre maintenant qu’aucun étudiant ne s’est encore inscrit. Également en ligne, il n’y a pas d’informations sur la formation. La date limite de février ne semble pas avoir été respectée.

    Le vice-doyen Van Hecke confirme qu’aucun nouveau cours n’a été mis en place pour le programme. Les problèmes semblent donc plutôt se situer chez le partenaire de l’université, l’AFOR. Dès le début, de nombreuses questions ont été posées au sujet de l’AFOR, en particulier de sa neutralité idéologique. L’organisation à but non lucratif semble incapable de faire face à cette influence. Le vice-président de l’institut est Coskun Beyazgül, également directeur de la branche belge de Diyanet, le ministère turc de la Foi.

    Diyanet, qui gère quelque 73 mosquées en Belgique, est controversé: il promeut une ligne islamiste très nationaliste et est étroitement lié au parti AK du président Erdoğan. De plus, le président de l’AFOR, Salah Echallaoui, est connu pour être à la tête de l’association à but non lucratif Rassemblement de Musulmans de Belgique. La Libre Belgique a rapporté dans le passé à propos de cette association à but non lucratif qu’elle coopérait avec les autorités de Rabat pour promouvoir «l’islam marocain».

    Le choix de personnalités éminentes de la communauté marocaine et turque semble être avant tout une manœuvre pour rencontrer les deux communautés musulmanes dominantes en Belgique, mais au moins il soulève le soupçon d’ingérence politique. Un appel téléphonique à Nordine Taouil, un imam influent d’Anvers, indique immédiatement que ce n’est pas conforme aux souhaits de tous les musulmans: «Ces membres sont connus pour avoir des liens avec leur pays d’origine. Notre préoccupation est qu’ils ne servent pas la société belge. Une mosquée est un lieu de prière, ce n’est pas la représentation d’un pays. « 

    Église et État

    La formation des imams devait offrir un contrepoids à l’ingérence politique, notamment sous la forme des nombreux «imams importateurs» de la Belgique. Les rares imams qui comptent en Belgique sont souvent des imams étrangers qui ont été amenés dans notre pays pour offrir des services de culte. Ces imams entretiennent régulièrement des liens étroits avec les autorités de leur pays d’origine et sont souvent envoyés pour propager une ligne islamique emphatique en tant qu’arme politique active. Il n’est donc pas illogique que les musulmans flamands réclament depuis des années une formation indépendante et idéologiquement neutre dans leur propre pays: ils veulent un islam qui s’intègre dans leur environnement européen et qui soit accessible à tous les musulmans belges.

    Non seulement la représentation est un problème, mais l’islam politique peut aussi sérieusement affecter la qualité de l’éducation. Selon Taouil, il n’est pas évident de la part des différentes communautés musulmanes de Belgique de concevoir une ligne de foi unie qui rencontre tous les musulmans belges. Selon lui, l’idée que l’AFOR représente une image représentative de ce musulman belge est incorrecte: «Quelques-uns qui sont responsables de l’exécutif musulman ont pris la décision. Cela met l’institution et la démocratie en danger. « 

    En plus de ce manque de démocratie, l’AFOR semble désormais incapable de remplir ses fonctions d’enseignement. Toujours au sein du cabinet du ministre Geens, on ne peut pas dire grand-chose des problèmes au sein de l’organisation à but non lucratif: « C’est de cela que parle l’exécutif musulman, nous connaissons une séparation de l’Église et de l’État ».

    L’asbl AFOR* n’a pas pu être joint pour commenter.

    *Académie de formation et de recherches en études islamiques (Afor)

    *Université Chrétienne de Louvain

    Source : VETO, 17 fév 2020 (traduction automatique)

    Tags : Belgique, imams, religion, Islam, formation,

  • Méfiant du «séparatisme», Macron dévoile des restrictions sur les imams étrangers et les enseignants

    PARIS (Reuters) – Le président français Emmanuel Macron a déclaré mardi qu’il mettrait fin à la pratique des pays étrangers d’envoyer des imams et des enseignants en France pour réprimer ce qu’il a appelé le risque de «séparatisme».

    Macron est jusqu’à présent resté à l’écart des questions liées à la communauté musulmane de France, la plus grande d’Europe, se concentrant plutôt sur les réformes économiques.

    Dans une intervention très attendue moins d’un mois avant les élections municipales, Macron a déclaré qu’il mettrait progressivement un terme au système dans lequel l’Algérie, le Maroc et la Turquie envoient des imams en France pour prêcher dans les mosquées.

    « Cette fin du système de l’Islam consulaire est extrêmement importante pour limiter l’influence étrangère et s’assurer que tout le monde respecte les lois de la république », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dans la ville orientale de Mulhouse.

    Macron a déclaré que 300 imams étaient envoyés en France chaque année par ces pays, et que ceux qui sont arrivés en 2020 seraient les derniers à arriver en si grand nombre.

    Il a déclaré que son gouvernement avait demandé à l’organisme représentant l’Islam en France de trouver des solutions pour former des imams sur le sol français à la place, assurez-vous qu’ils parlent français et ne diffusent pas les opinions islamistes.

    Macron, qui est constamment attaqué par la leader d’extrême droite Marine Le Pen sur la question de l’intégration des musulmans français, a également déclaré qu’il mettrait fin à la pratique des étudiants français enseignés par des enseignants payés par des gouvernements étrangers.

    La France a des accords avec neuf pays, dont l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie, par lesquels leurs gouvernements peuvent envoyer des enseignants dans des écoles françaises pour enseigner les langues à des élèves originaires de ces pays.

    Macron a déclaré qu’il avait trouvé un accord pour mettre fin à cette pratique avec tous ces pays sauf la Turquie.

    « Je ne laisserai aucun pays, quel qu’il soit, alimenter le séparatisme », a déclaré Macron. « Vous ne pouvez pas avoir de loi turque sur le sol français. Ça ne peut pas être le cas. « 

    La France a subi de graves attaques de militants islamistes ces dernières années. Des attentats à la bombe et des tirs coordonnés en novembre 2015 au théâtre Bataclan et dans d’autres sites autour de Paris ont fait 130 morts – les attaques les plus meurtrières en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Tags : France, Islam, Maroc, Algérie, Turquie, radicalisation,

  • La France découvre la réalité derrière les imams qui arrivent du Maroc

    A l’instar de ceux ommis à Paris et Bruxelles, l’attentat de Barcelone a été exécuté par des marocains recrutés, manipulés et dirigés par un imam de la localité de Ripoll et jouait l’agent double. Il était un agent des services secrets marocains et faisait semblant de collaborer avec ceux de l’Espagne.

    Depuis, l’accointance des imams marocains avec les renseignements de leur pays d’origine n’est plus à prouver. Pour éviter tout risque, le président Emmanuel Macron a formé le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) qui s’est penché sur la question de la lutte contre toute forme de radicalisation, prévention de la délinquance;  prévention de la radicalisation et la lutte contre l’islamisme et le repli communautaire;  lutte contre les dérives sectaires. Il veut mettre fin au « système des imams détachés », en provenance du Maroc, de la Turquie, de l’Algérie, pour en former des imams français, en développant des « cursus d’islamologie » dans les universités, les projets d’écoles d’aumôneries (militaires et hospitalières).

    L’Europe découvre que le vrai danger vient du Maroc, le pays qu’elle considérait comme allié et à qui elle a octroyé un «statu avancé» en dépit de son obstination pour le despotisme et les violations des règles les plus élémentaires des droits de l’homme.

    Tags : Maroc, France, Islam, radicalisation, Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, CIPDR,

  • Maroc : Un gourou qui peut « blinder une vierge »

    Il affiche avec fierté sa plaque sur le mur de la porte de son appartement. Après avoir indiqué son nom, il affirme qu’avec le Coran il soigne toute sorte de :

    – sorcellerie. Au Maroc, la sorcellerie peut être pratiquée de plusieurs façons dont les principales sont le sol et le feu. Au sol, lorsqu’on vous fait marcher sur des cendres éparpillées sur le sol. Au feu, lorsqu’on vous invite et on vous fait inhaler de l’encens « travaillé » (makhdoum).

    – La nourriture : On vous fait manger des poils mélangés à des saletés ou bien un pain qui a été amassé par une femmes avec ses fesses au lieu de ses poignes.

    – Le blindage des vierges (tetqaf) : Certaines mères font recours à des méthodes qui empêchent les hommes de dépuceler leurs filles.

    – La stérilité

    – Les problèmes conjugaux

    – Les problèmes d’achat et de vente

    – La lutte contre le mauvais œil.

    – La lutte contre les envieux. On dit que le regard d’un envieux peut avoir des mauvaises conséquences sur la personne enviée.

    – Et d’autres maladies avec l’aide de Dieu et je peux vous faire un diagnostique par téléphone.

    Un dicton dit : «Filmaghrib la tastaghrib ». Traduire littéralement : « au Maroc, rien n’étonne ». En raison de l’analphabétisme, les superstitions et les discours religieux qui empoisonnent la vie quotidienne, les charlatans trouvent le terrain pour faire des belles affaires. Il suffit d’un peu de savoir-faire.

    Tags : Maroc, gourou, sorcellerie, superstitions, charlatans, religion, Islam,

  • La doxa occidentale et la diabolisation de l’Islam

    «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.»

    André Malraux

    On assiste de nos jours en Europe à des tentatives lancinantes pour stigmatiser toujours et toujours la communauté musulmane, pour attiser les tensions, et semer la méfiance et la haine, tout cela accompagné par un contexte de crise qui ne fait qu’aggraver toutes les peurs. Tout ceci dans un contexte nébuleux de lieux communs concernant les préjugés contre l’Islam visant à ne présenter que le côté «fondamentaliste» propre à toutes les religions révélées. Les médias occidentaux acquis dans leur immense majorité à ce discours tendent graduellement vers une lepénisation des esprits par une doxa incantée comme une certitude. Qu’est au juste la doxa? Pour l’encyclopédie Wikipédia, la doxa est l’ensemble – plus ou moins homogène – d’opinions (confuses ou non), de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement admises et évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication, sauf par principe, celles qui tentent précisément de s’en éloigner telles que les communications scientifiques et tout particulièrement le langage mathématique. La doxa (du grec äüîá, doxa, «opinion»), est, dans la philosophie de Parménide, l’opinion confuse que l’on se fait sur quelqu’un ou sur un aspect de la réalité, par opposition au vrai chemin d’accès à la vérité.

    L’Express a publié une enquête début 2006 sur la montée de l’Islam en Europe. L’un des points d’appui de cette enquête tourne autour de la position de Malraux vis-à-vis de l’Islam. Malraux lors de la campagne présidentielle en 1974 écrivait: «Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’Islam.» Cette position sans nuance a été affirmée bien avant l’idélogie des néoconservateurs aux Etats-Unis qui ont tout fait pour créer le clash que l’on sait et qui a duré huit ans sous l’ère de G.W. Bush. Déjà en 1956 au plus fort de la guerre d’Algérie, Malraux en visionnaire traçait à sa façon le chemin à des idéologues comme Huntington et surtout Bernard Lewis. Que disait-il?: «La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.» «C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’Islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’Islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard! Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution.»(1)

    «Pendant des décennies, écrivent Eric Conan et Christian Makarian, la plupart des pays ont compté sur leur force d’attraction et d’intégration pour que ces nouveaux fidèles se fondent dans leurs modèles. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que certaines revendications remettent en question leurs propres valeurs. En France et chez ses voisins.(…) l’actualité européenne de ces derniers mois donne en effet l’impression que dans la plupart des pays membres, l’Islam est devenu sinon un ennemi, du moins un problème commun. Partout semble décrétée «la fin de la dictature de l’euphémisme», selon la formule du ministre français de l’Intérieur annonçant que nous sommes « en guerre » contre le « djihadisme global ». En 1989, l’Europe avait cru sortir des tensions de l’Histoire avec l’effondrement de l’hydre soviétique. (…) Comme si, dans l’histoire longue du continent, la parenthèse refermée de la courte confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau la place au face-à-face entre Islam et Occident balisé par quelques dates immémoriales dans l’histoire de l’Europe et du monde musulman: 732, la victoire de Poitiers; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique; 1571, la bataille de Lépante; 1683, le siège de Vienne, et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Une histoire qui a laissé des traces profondes dans la vie quotidienne des Européens, dont beaucoup trempent tous les jours un « croissant » dans leur café sans savoir que ce rite date de la défaite de la « Horde » (l’armée turque) devant les remparts de Vienne»(2)

    PUBLICITÉ

    «Aujourd’hui, la plupart des pays européens révisent cette vision optimiste en reconnaissant, de manière simultanée, avoir négligé deux phénomènes plus puissants que prévu. D’une part, l’intensité de la crise du monde musulman face à la modernité: les violents conflits internes que connaît cette religion, au bénéfice croissant des islamistes – dont des milliers de musulmans dans le monde sont les premières victimes – se propagent sur le sol européen. D’autre part, la redécouverte de la prégnance religieuse dans une Europe qui s’en était affranchie au point de ne même pas vouloir en garder trace dans le préambule de sa Constitution. L’Européen moyen qui feuillette vaguement un quotidien gratuit dans le métro, s’étonne de voir son voisin psalmodier sur le Coran avec une ferveur oubliée, y compris en Espagne ou en Italie.»(2)

    Deux voies

    «Gilles Kepel, qui l’étudie depuis vingt ans, explique que cet islam de l’Ouest, divisé, n’a pas encore choisi entre deux destins: soit un aggiornamento à valeur exemplaire pour le reste du monde, soit devenir la tête de pont d’un prosélytisme qui, à en croire les plus exaltés, assurerait la troisième – et victorieuse – expansion islamique sur le sol européen» (…)Cet abandon par l’Europe de ses propres valeurs a ainsi livré des millions d’individus à la propagande très organisée du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, créé en 1997 pour fédérer 27 organisations islamiques sur le continent. (…) Si la vieille Europe est malade, c’est surtout d’oublier le prix des valeurs que son histoire a forgées. Elle semble en être lasse ou honteuse au point de ne pas entendre ceux qui, au sein de cet islam en convulsion, lui rappellent combien ce trésor doit être protégé et préservé des extrémistes qui veulent le détruire. (…) Publiée l’été dernier, la fiction Mosquée Notre Dame de Paris, d’Elena Chudinova, fait un tabac dans les librairies de Russie. L’auteur imagine la France en 2040, sous l’emprise de l’Islam, devenu majoritaire et proclamé religion d’Etat, avec application de la charia. Un groupe de chrétiens se lance dans la résistance armée.(2)

    On remarque que l’Islam est chaque fois associé à la violence en faisant l’impasse sur les textes sur la violence occidentalo-judéo-chrétienne qui est apocalyptique. Entre immigration et conversions, la religion musulmane fait de plus en plus d’adeptes sur le Vieux Continent. Voilà trempé dans le vitriol l’état d’esprit des biens-pensants européens qui dénient à l’Islam tout apport civilisationnel, le contenant dans un catalogue de règles antidémocratiques et surtout qui asservissent la femme; cheval de bataille de l’Europe qui veut libérer la musulmane pour en faire un objet, certes libre mais esclave d’une vision matérialiste et consumériste qui lui fait perdre son rôle de matrice de la cohésion familiale et partant responsable de l’effritement des valeurs de la société occidentale. Pourtant, à toutes les époques il s’est trouvé des penseurs, des poètes, des intellectuels, en un mot, occidentaux qui ont loyalement décrit l’Islam.

    Alphonse de Lamartine (1865) a écrit: «Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mohammed! A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand?» Georges Bernard Shaw, protestant, dramaturge, prix Nobel de littérature en 1925, disait du Prophète Mohammed, dans l’Islam authentique,1935: «J’ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence, pouvoir qui peut la rendre si alléchante à toute période. J’ai étudié cet homme merveilleux, et, à mon avis, loin d’être un antéchrist, il doit être appelé le Sauveur de l’humanité.»

    A défaut de citer tous les spécialistes de l’Islam conquérant, citons un deuxième intellectuel qui a idéologisé la croisade contre l’Islam, Bernard Lewis, dont la plus grande majorité de sa carrière l’avait fait connaître à l’époque comme un spécialiste de la Turquie qui, au passage, ne reconnaissait pas en tant qu’historien la doxa occidentale là aussi, qui veut que les Arméniens aient subi un génocide de la part des Turcs. Depuis, il a enfourché, le dada de la croisade contre l’Islam.

    Ce brusque revirement sur le tard de Bernard Lewis qui se mit à attaquer lui permit de servir de référence à l’adminsiration américaine sous Goerges Bush. Examinons l’analyse d’Alain Gresh du Monde Diplomatique à ce propos : « M.Bolkestein a déclaré incompatibles au début des années 1990 les valeurs des immigrés musulmans et celles de son pays. Evoquant récemment le projet d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et la «pression migratoire», il mettait en garde: «Si cela devait arriver, la libération de Vienne, en 1683, n’aurait servi à rien.» Nous «les» avions arrêtés à Poitiers…Nous «les» avions arrêtés devant Vienne…Nous «les» arrêterons encore…Pour renforcer sa démonstration, il citait l’historien Bernard Lewis: «L’Europe sera musulmane d’ici à la fin du siècle.»(3)

    «(…) Depuis l’accession de M.George W.Bush à la présidence des Etats-Unis, Bernard Lewis est devenu un conseiller écouté, proche des néoconservateurs, notamment de M.Paul Wolfovitz. (..) Pourtant, sans réduire ses recherches à ses engagements, les uns comme les autres sont traversés par un fil rouge: le monde musulman est pétrifié dans une opposition fondamentale à l’Occident. Dès 1957, il « découvre » le choc des civilisations: Les ressentiments actuels des peuples du Moyen-Orient se comprennent mieux lorsqu’on s’aperçoit qu’ils résultent, non pas d’un conflit entre des Etats ou des nations, mais du choc entre deux civilisations. Commencé avec le déferlement des Arabes musulmans vers l’Ouest et leur conquête de la Syrie, de l’Afrique du Nord et de l’Espagne chrétiennes, le « grand débat », comme l’appelait Gibbon, entre l’Islam et la chrétienté s’est poursuivi avec la contre-offensive chrétienne des Croisades et son échec, puis avec la poussée des Turcs en Europe, leur farouche combat pour y rester et leur repli. Depuis un siècle et demi, le Moyen-Orient musulman subit la domination de l’Occident – domination politique, économique et culturelle, même dans les pays qui n’ont pas connu un régime colonial (…). Je me suis efforcé de hisser les conflits du Moyen-Orient, souvent tenus pour des querelles entre Etats, au niveau d’un choc des civilisations.» (…) «Le coeur de l’idéologie de Bernard Lewis à propos de l’Islam est que celui-ci ne changera jamais, souligne Edward Saïd, (…) que toute approche politique, historique ou universitaire des musulmans doit commencer et se terminer par le fait que les musulmans sont des musulmans.» Et sans doute quelque scientifique américain découvrira bientôt un gène de l’Islam, gène qui expliquera ce qui «les» différencie du reste de l’humanité civilisée.(3)

    Alors comment les différents Etats européens doivent réagir vis-à-vis de ce phénomène? Et surtout quelle est la position de cette coalition impérialiste et sioniste qui domine, tire les ficelles et tente d’orienter nos sociétés. Devant cette veillée d’armes entretenue entre un Islam piètrement défendu en se focalisant sur l’accessoire et en oubliant l’essentiel, comment aller vers l’autre avec une parole désarmée et se mobiliser et à mettre les moyens pour ouvrir les canaux de dialogue et de communication entre l’ensemble des citoyens, pour mieux se connaître, se comprendre, dissiper les peurs, les préjugés et les malentendus et oeuvrer ensemble à construire la nouvelle communauté internationale.

    Les musulmans ont besoin de retrouver l’essence du message originel. Ils ont besoin d’un nouveau souffle capable de faire en sorte que la Foi ne se refroidisse pas en rites pervertis par les hommes. Ils ont besoin de nouveaux Djamel Eddine Al Afghani qui seront de leur temps des penseurs qui pensent non pas en fonction de la doxa occidentale, mais en fonction d l’apport réel à la communauté humaine . Nous devons tourner le dos aux exégèses auto-proclamés ces intellectuels européens d’origine arabe qui s’autorisent au nom de leur racine et de leur « Islam dit des Lumières », et qui , en voulant plaire voire se faire une « place au soleil en Occident » font assaut d’allégeance pour présenter, en fait, un Islam soft discrédité, sans aspérité un Islam édulcoré où la foi s’est refroidie en rites et en folkhlore. une grande partie Pour être crédibles, il nous faut l’être d’abord chez nous en militant pour l’avenir de sociétés endogènes fascinées par l’avenir. Malek Bennabi disait que les sciences morales, sociales et psychologiques sont aujourd’hui plus nécessaires que les sciences de la matière qui constituent plutôt un danger dans une société où les hommes restent ignorants d’eux-mêmes. Mais il est infiniment plus difficile de connaître et de faire de l’homme une civilisation que de fabriquer un moteur ou d’habituer un singe à porter une cravate….(4) Nous sommes d’accord.

    1.André Malraux, le 3 juin 1956 Valeurs Actuelles n° 3395 paru le 21 Décembre 2001-

    2.Eric Conan, Christian Makarian, Enquête: montée de l’islam en Europe. L’Express 26/01/2006

    3.Alain Gresh: Bernard Lewis et le gène de l’Islam. Le Monde Diplomatique

    4.Malek Bennabi : Vocation de l’Islam. p. 32. Rééditions Anep 2006.

    Pr Chems Eddine CHITOUR

    Blog Chitour, 3 jui 2009

    Tags : Islam, Europe, islamophobie, extrême droite, crise financière, racisme,

  • La libertad de creencias en Marruecos : la patata caliente

    El consejo superior de Ulemas, cuyo presidente es el rey como comendador de los creyentes, aparece en la Constitución (art.41) coma “la única instancia habilitada para pronunciar edictos religiosos (fetuas), que deben estar oficialmente reconocidas, sobre cuestiones que se le dirigen y sobre la base de principios, preceptos y el espíritu tolerante del islam”.

    Este consejo superior comprende un comité científico encargado de emitir fetuas, que recientemente ha publicado un libro-compendio que recoge una fetua que llama a ejecutar al apóstata. El compendio precisa que la fetua es respuesta a una demanda escrita del ministerio de dotaciones religiosas y asuntos islámicos, que por su parte recibió una solicitud de aclaración de parte de la delegación ministerial de derechos humanos sobre la postura del islam respecto a la “libertad de religión” en el marco de la preparación de su sexto informe periódico de la puesta en práctica del pacto internacional de derechos civiles y políticos.

    La fetua ha provocado una polémica, incluso pánico. En efecto, el predicador de la mezquita Ouhoud de la ciudad de Safi dedicó su sermón del viernes 19 de abril, en presencia del rey Mohammed VI, al tema de la libertad de creencias en el islam.

    En lo que aparenta ser un intento de reparar los daños causados por esa instancia real que supuestamente se inspira en el espíritu tolerante del islam, el predicador subrayó ante el rey, comendador de los creyentes, que la libertad de creencia en el islam ocupa un lugar muy importante porque constituye el origen de las libertades, y subrayó que el islam no se queda solamente en la adopción de esta libertad, sino que no añade ninguna obligación en la materia “no hay obligatoriedad en religión, pues el camino correcto ya se diferencia del yerro”. Añadió (el predicador) que el santo Corán ya zanjó la cuestión de las libertades al subrayar que el hombre es libre, pues de lo contrario no sería responsable des sus actos.

    Sin embargo, el Imam deslizó en ese mismo sermón (que está validado por el ministerio de asuntos islámicos, dirigido por el ministro Ahmed Toufiq, quien no representa a ningún partido y no rinde cuentas más que al rey) que la institución del comendador de los creyentes es la única habilitada a regular las condiciones de ejercicio de esa libertad para evitar que sea tomada como pretexto para tratar de crear turbulencias en el país o atentar a su dignidad, pues -dijo- “la nación es sagrada y trasciende a los individuos”.

    ¿Significa eso que el comendador de los creyentes dispone de un poder discrecional para regular la libertad de conciencia de los no creyentes, y que una vez más las otras instituciones que forman el estado moderno, como la constitución o el parlamento, se encuentran fuera de juego? Nuestro Imam no dio más pistas al respecto.

    ¿Y cómo reaccionó el campo político, sobre todo el islamista, ante esta fetua más bien incómoda?

    El jeque Mohamed Fizazi, figura simbólica del salafismo puro y duro, y que ha expresado su intención de fundar un partido, se precipitó para agradecer al consejo de ulemas por esta fetua que según Él representa la verdad absoluta y no debería sufrir ninguna modificación.

    El Movimiento Justicia y Bienestar (Al Adl wal Ihsan), a través de Omar Iharchane, se desmarcó de esta fatwa: “Claramente y sin dudarlo, Al Adl wal Ihsan está a favor de la libertad de creencia. Nuestra postura está basada en los principios de la Charia y consideramos la libertad de creencia como uno de los elementos centrales. Además, las numerosas azoras del Corán que evocan el tema y que afirman la libertad de conciencia establecen los principios fundadores de la Charia (ley islámica)”.

    Iharchane considera que “no existe más que un solo hadiz que aporta que el profeta dijera “matad al que cambia de religión”. Pero nunca ha habido un consenso sobre la autenticidad de este hadiz, que ya no se toma en consideración hoy en día sino por parte de los ulemas los más tradicionalistas”. Iharchane añade que “el régimen de marruecos instrumentaliza el islam y lo utiliza para huir de sus obligaciones internacionales en materia del respeto de los derechos humanos. Es el régimen el que ensucia la religión al utilizarla de forma selectiva para justificar su política autoritaria”.

    En el mismo sentido, el Partido Oumma (de tendencia islamista democrática y que al igual que Al Adl wal Ihsan no está en olor de santidad ante el Poder), se manifestó sorprendido por esta fetua. Para Abkrim, profesor universitario y miembro del partido, “el consejo se apoyó probablemente sobre un hadiz que fue relatado únicamente en la selección Sahih Muslim (uno de las seis selecciones más grandes de hadices en el islam sunni) que autoriza la ejecución del apóstata. Este hadiz no figura en la selección de Sahih al-Bukhari (la mayor selección de hadices). Y explica que los ulemas especialistas, después de haber examinado este hadiz, se dieron cuenta que fue relatado por un hombre que pertenece a la rama de jariyismo y, por consiguiente, no la han tomado como fuente de derecho islámico. Ha recordado que en tales circunstancias, el texto del Corán es la referencia, y este último no menciona la ejecución del apóstata.

    En cuanto al Partido Justicia y Desarrollo (PJD), su posición sobre este tema no es constante y parece haber evolucionado en función de la coyuntura política. Mientras que sus documentos oficiales del VII congreso en 2008 indican claramente su adhesión al principio de libertad de creencia antes del comienzo del proceso de reforma constitucional, el PJD a súbitamente cambiado su postura para oponerse durante las consultas sobre la redacción de la nueva Constitución.

    Luego ha cambiado en el VIII congreso celebrado en julio de 2012. En el capítulo VIII de su manifiesto doctrinal destinado al proyecto de sociedad, el partido escribe que: “fiel a sus documentos de referencia, nuestro partido confirma que su comprensión del islam se apoya en la misma visión abierta que ha constituido un punto fuerte en la experiencia histórica y civilizacional de la nación. Esta visión consagra la diversidad, el pluralismo, la coexistencia entre las religiones y la libertad de creencias y considera la base de ciudadanía como fundamento de la construcción del Estado y de la sociedad”.

    Esta gran brecha no es sorprendente, y confirma simplemente que el PJD no está dispuesto a una contorsión.

    Por su parte, la Asociación Bayt al Hikma (Casa de la Sabiduría), presidida por la parlamentaria Khadija Rouissi (miembro del PAM, fundado por Fouad Ali Himma, amigo y consejero del rey) condenó la fetua al considerarla obscurantista. Así pues, los amigos del amigo del rey no son indulgentes con una institución presidida por el rey. Pero Bayt al Hikma, que dice defender los valores de la modernidad y el racionalismo, adopta un perfil discreto cuando se trata de protestar, por ejemplo, contra el humillante protocolo de pleitesía o contra el presupuesto colosal de la corte real (€ 230 millones por año).

    A título de comparación, señalemos que en Egipto, la institución religiosa Al Azhar ha zanjado el debate de la libertad de creencia con la publicación en enero de 2012 de un manifiesto conjunto con intelectuales sobre las libertades fundamentales, donde dice que “la libertad de religión y el derecho al que va asociada, relativo a la ciudadanía plena para todos, fundada sobre la igualdad de derechos y deberes, constituye la piedra angular de la construcción de una sociedad moderna. Está garantizada tanto por los textos religiosos claros como por los textos constitucionales y jurídicos”. El documento va más lejos cuando criminaliza toda tentativa de imposición o de persecución en materia de religión. Rechaza con fuerza todas las tendencias de exclusión, las que atacan a las creencias del otro y las tentativas de inspeccionar la conciencia de las gentes con una mención al hadiz del profeta: “¿Has abierto tú su corazón?”. También recuerda la regla de oro según la cual “si el texto es contrario a la razón, hay que privilegiar la razón e interpretar el texto”, y cita igualmente la regla de derecho adoptada por el Imam Malik: “Si la palabra de un hombre contiene cien partes de no creencia y una parte de creencia, hay que privilegiar esa última parte”. En Egipto, tras la revolución, tanto el Muftí de la República como el Jeque de Al Azhar ya no serán nombrados por el presidente de la República, sino elegidos por los ulemas.

    El Imam Malik es el fundador del rito malekita, que es oficial en… Marruecos.

    Fuente : El blog de Ahmed Benseddik, 21 abril 2013

    Tags : Marruecos, Mohamed VI, Islam, Comendador de los creyentes,

  • Testimonios: Mujeres marroquíes cuentan el calvario de un aborto clandestino

    Manal Zainabi منال زينبي

    Fuente : Tel Quel, 11 sept 2019

    Con la explosión del caso Hajar Raissouni, la periodista detenida bajo la acusación de aborto ilegal, el debate alrededor del aborto clandestino y de la importancia de legalizarlo ha sido reactivado en Marruecos. El semanal TelQuel recogió los testimonios de tres mujeres marroquíes que recurrieron a la IVE ilegalmente. Entre inquietud y sufrimiento, ellas cuentan ese doloroso momento de sus vidas.

    Entre 600 y 800 es la cantidad de abortos efectuados cada día en Marruecos, según la Asociación marroquí de lucha contra el aborto clandestino. Frente a una ley que solo permite la IVE en casos extremos, son cientos de mujeres que ponen en práctica todos los días su derecho a disponer de sus cuerpos en total ilegalidad.

    Centenas de casos, pero también otro tanto de historias, muchas veces, dramáticas. Mientras que el juicio contra Hajar Raissouni, acusada de haber abortado ilegalmente, está en las portadas de la prensa nacional y es objeto de un proceso judicial iniciado a principios de septiembre, TelQuel recopiló el testimonio de tres marroquíes que accedieron a contar sus dolorosas experiencias con el aborto clandestino. Nosotros también solicitamos información a un intermediario que vende medicamentos abortivos a las mujeres que desean de manera voluntaria interrumpir su embarazo.

    « 200,000 abortos clandestinos por año », « Mi madre tiene 16 años, mi padre es mi abuelo »: manifestación contra la ley restrictiva sobre el aborto, en Rabat, el 25 de junio de 2019. Fotos AFP

    Intermediarios

    Ghalia* tenía 23 años cuando supo de su embarazo en ocasión de una simple consulta a su médico. Temerosa de una reacción negativa de sus allegados, decidió abortar. “Mi pareja y yo no estábamos casados y nuestras familias no iban nunca a aceptar un niño nacido fuera del matrimonio. Yo iba a vivir un infierno si decidía tener el bebé”, explica la joven marrakeshí que hoy tiene 25 años.

    Para poner fin a su embarazo, la joven mujer solicita la ayuda de amigas que la ponen en contacto con un enfermero. Este último funciona como intermediario quien, a partir de un pago de 500 dirhams [=45€], la contacta con un ginecólogo. El médico estima el costo de la operación en 4.000 dirhams [=370€], una suma que ella logra reunir con la ayuda de su novio. Una vez en el consultorio del ginecólogo, Ghalia se somete a una IVE por aspiración. “Cuando abrí los ojos, empecé a llorar”, recuerda la joven.

    Las historias de abortos clandestinos se repiten, aunque no se parecen entre ellas. En Rabat, Leila* también recurrió al aborto a causa de un embarazo no deseado. Tenía 24 años cuando una doble línea rosa le apareció en su prueba de embarazo. Leila acababa de comenzar su carrera, estaba embarazada de gemelos. Su embarazo era el fruto de una relación episódica.

    Perdida, pide ayuda a una asociación que auxilia a mujeres que están en su situación y que la ponen en contacto con un ginecólogo. Conocido por ser especialista en IVE, factura la intervención en 3.500 dirhams [=325€]. Salvo que un mes después del aborto, comienzan los problemas. Leila sufre constantemente de hemorragias. “Las pérdidas de sangre duraron un mes. Era horrible, nunca me había sentido tan mal en mi vida”, cuenta Leila con la voz ronca. Fue recién luego de un tratamiento que la joven pudo retomar su vida “normal”.

    Según el artículo 453 del código penal marroquí, el aborto se sanciona con seis meses y hasta dos años de prisión para cualquier mujer que practique la IVE. Es así como las dos mujeres han infringido la ley al haber recurrido a esta intervención. Sin embargo, no es al carácter ilícito a lo que ellas le temen.

    Para Leila, es el miedo a arrepentirse de su decisión lo que la atormenta. “La ilegalidad no me aterroriza, ya que hay muchas mujeres que abortan todos los días en Marruecos, le tengo miedo a no tener más posibilidades de tener gemelos en un futuro”, nos confía. Por su lado, Ghalia, teme sobretodo la reacción de sus padres. “No me imagino lo que ellos podrían hacer si lo supieran,” nos confiesa.

    Falsa píldora

    El mismo temor de Kaltoum* quien, a sus 21 años, quedó embarazada de su novio. A falta de medios y de apoyos, se desesperó y decidió aplicar métodos artesanales para interrumpir su embarazo: mezclas de hierbas abortivas y medicamentos comprados en el mercado negro. “Yo no tenía los medios, de golpe busqué la solución más barata, la más eficaz y la menos peligrosa”, comenta, algunos meses después de los hechos.

    A través de una conocida, ella sabe de la existencia de Artotec. Este medicamento, utilizado para curar los problemas articulares y los reumatismos, posee propiedades abortivas. Contiene prostaglandina, una molécula que protege el estómago, pero que al mismo tiempo, causa contracciones de útero.

    La venta de este medicamento está prohibida en el territorio nacional marroquí y su utilización requiere asistencia médica. Kaltoum logra obtener, pagando 1.000 dirhams [=90€], 10 comprimidos del medicamento. Pero, ella no siente ningún efecto. Después de algunos días, la joven se da cuenta de que los comprimidos eran falsos.

    La situación de Kaltoum preocupa a una de sus amigas, y así logra juntar los 2.800 dirhams [= 260€] necesarios para financiar su IVE que se efectúa en un consultorio ginecológico de Casablanca. Luego de la intervención, la joven padece hemorragias y descubre, para su gran sorpresa, que el feto no había sido completamente removido durante la intervención. “Felizmente, el resto se evacuó solo… me dijeron que la situación podría haber sido más peligrosa si no hubiera ocurrido eso”, nos confía.

    Un Artotec codiciado

    Como Kaltoum, muchas mujeres que desean abortar recurren a Artotec. A pesar de haber sido retirado del mercado desde 2016, el medicamento puede ser fácilmente comprado a través de algunos grupos de Facebook o WhatsApp. “El Artotec está disponible pero es muy caro. La caja normalmente se vendía a 100 dirhams en las farmacias, a partir de ahora, un solo comprimido vale cerca de 100 dirhams”, expone la joven,

    Solo basta una simple búsqueda en la red social de Mark Zuckerberg para encontrar cientos de páginas cuyos administradores pretenden poder vender la píldora con efectos contraceptivos. En una de ellas, ciertos mensajes son edificantes. Encontramos especialmente capturas de pantallas de los intercambios en WhatsApp donde clientes “satisfechas” publican fotos graficas que muestran los efectos del medicamento.

    Contactado por TelQuel, el propietario de la página afirma vender un pack de 10 píldoras, apodada “Samta” (la cintura), por la suma de 1.000 dirhams. Él propone también administrar “inyecciones” contraceptivas, según él, “más eficaces”, por 1.500 dirhams.

    Según un reciente informe de la fiscalía, 73 personas fueron perseguidas por aborto en Marruecos en 2018. A comienzos de las sesiones parlamentarias, un proyecto de ley iniciado en 2015 para autorizar el aborto en caso de violación o incesto, de malformaciones prenatales o de enfermedad mental de la madre, debería ser tratado en el parlamento.

    *Los nombres de las personas citadas en este artículo fueron modificados para preservar su anonimato.

    Traduction : Tlaxcala

    Tags : Marruecos, aborto, pilula, contracepción, sociedad, Islam, tabú,