Étiquette : Islamistes

  • Maroc : Médiatisation au sujet des résultats des élections législatives de 2011

    Au sujet des résultats des élections législatives

    Message de fonds :

    • Aux cotés du taux de progression unanimement reconnu comme étant en large progression par rapport a 2007

    • Une transparence et rigueur absolus a toutes les étapes du processus

    • On assiste a une victoire de l’opposition parlementaire incarnée par le Pjd

    • Avec la victoire du Pjd , et dans la continuité du succès de la reforme constitutionnelle et dans la sérénité le Maroc vit aujourd’hui une nouvelle transition :

    1ére transition : gouvernement d’alternance

    2éme transition : transition monarchique

    3éme transition : gouvernement repris par le principal acteur de l’opposition parlementaire

    L’ensemble de ces éléments devra être capitalisé autour de l’action de Sa Majesté

    L’enjeu des résultats :

    L’ensemble des acteurs qui ont participé se réclament de l’institution Monarchique

    Le scrutin du 25 novembre est une victoire pour Sa Majesté qui a volontairement posé les jalons démocratiques dans un long processus entamé depuis son accession au Trône

    Sa Majesté étant, de par les dispositions de la nouvelle constitution, le garant de la continuité et l’arbitre, c’est la un facteur de réassurance pour l’ensemble des chantiers ouverts et des acquis ( en termes de droits et libertés, de grands projets d’infrastructure, de programmes majeurs …)

    Les facteurs explicatifs :

    • Il s’agit d’un vote sanction contre l’action du gouvernement , les Marocains voulaient le changement, ce qui a profité au favori de l’opposition, qui était le mieux préparé

    • Ce sont les « Islamistes de Sa Majesté qui ont gagné ! », le leitmotiv de leur campagne a été l’attachement a la Monarchie

    • L’effet de mode ( ?)

    • L’activisme des groupes parlementaires du Pjd

    • L’accréditation de toutes les figures du parti ( en contradiction avec la politique de renouvellement adoptée par d’autre partis tel que le Pam)

    Les vecteurs :

    • A l’intérieur même du parti, les voix « sages », a questionner d’urgence sur l’attachement aux fondamentaux, la continuité des grands chantiers …

    • Les autres partis politiques qui doivent argumenter leur performance ou contre performance

    • Les experts qui doivent analyser l’ensemble de l’évolution de la carte politique et expliciter les motifs rationnels de poussée du Pjd ( la hausse de participation dans les grandes villes, accréditations des ténors du parti qui ont souvent drainé 2 sièges, le taux très élevé de bulletins nuls…)

    • Le rôle prépondérant dévolu a l’opposition parlementaire devra être mis en exergue dés demain.

    Tags : Maroc, Printemps Arabe, élections 2011, PJD, islamistes,

  • Algérie : Le temps de la récup

    » Plus grave encore, il avait également mis à profit l’allégement de ses conditions de détention pour adresser une lettre fort explicite au terroriste Gousmi. Cette dualité et cette hypocrisie, Ali Benhadj s’en fera un masque idoine et salvateur depuis sa sortie de prison « .

    Par Mohamed Abdoun 

    La visite que trois activistes du hirak ont rendue à Ali Benhadj est loin d’être anodine. Elle n’est pas anecdotique non plus. Elle s’inscrit, à mon humble sens, en droite ligne des positionnements et repositionnements des uns et des autres, pour le temps de récolter les fruits du hirak seraient bel et bien venus.

    Si même le pouvoir a tenté le coup, il était normal et attendu que des acteurs autrement plus » habilités » tentassent eux aussi de surfer cette formidable et historique vague. Une vague comme le pays n’en a jamais connu de toute son histoire. Cela a donc commencé avec ce groupe qui a tenté de jouer très gros en projetant s de tenir une rencontre à la salle Harcha. Rien que ça !

    Il est à peu près certain qu’une pareille initiative n’aurait jamais été envisagée si des » garanties « , certes légères et inassumées in fine, n’avaient pas été données par des acteurs activant au sein du pouvoir ou de sa périphérie. Entendons-nous bien. Une pareille déferlante populaire a de quoi faire rêver et saliver n’importe quel acteur politique. Beaucoup ont senti ce tournant historique et ce début de décantation.

    Beaucoup doivent envisager de récupérer à leur compte cette fantastique énergie, cette invincible force populaire. Celle-ci n’est d’ailleurs pas sans rappeler le fantastique raz-de-marée des Aârouchs qui, à l’époque, avait largement submergé les partis politiques ainsi que les différents MCB qui activaient à cette époque. Cela leur a été au reste fatal. Le mouvement des Aârouchs a quant à lui succombé à cette irrésistible » tentation de la récup «.

    Le hirak actuel, lui, en est parfaitement immunisé, comme expliqué en détails dans un précédent édito. Cela n’a pas empêché d’autres tentatives, plus pathétique encore, à l’image de la visite de Bouchachi and co au domicile d’Ali Benhadj. Ce dernier n’est pas un » islamiste » quelconque. Il assume une grande part de responsabilité, tant politique que pénale, dans la grande tragédie algérienne.

    L’homme, est-il encore besoin de le rappeler ici, a toujours refusé de dénoncer le terrorisme criminel et aveugle, ni même d’aller à faire taire les armes. Plus grave encore, il avait également mis à profit allègement de ses conditions de détention pour adresser une lettre fort explicite au terroriste Gousmi.

    Cette dualité et cette hypocrisie, Ali Benhadj s’en fera un masque idoine et salvateur depuis sa sortie de prison. Il n’est absolument pas digne de confiance. Aller à sa rencontrée, supposé faire jouer la carte islamiste, est avant tout une fuite en avant suicidaire opérée par des acteurs dépassés par les événements et craignant que le hirak ne leur échappe. Ils viennent ainsi, et de la manière la plus volontaire qui soit, de lâcher la proie pour l’ombre. A coup sûr, un bon suicide politique doit ressembler à cela…

    La tribune des lecteurs, 24 fév 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Ali Benhadj, FIS, terrorisme, GIA, islamistes,

  • Maroc : El Othmani perturbé par la mort du président égyptien Morsi

    Au PJD, l’émotion causée par le décès de l’ex-président égyptien Mohamed Morsi est tellement forte qu’elle a laissé des fautes visibles même dans les twits du premier ministre islamiste Saadeddine El Othmani.

    Pour annoncer qu’il vient de recevoir le président de la région d’Andalousie il a mis la photo de Morsi et il a fait une erreur lors de l’écriture du nom.

    Quelques heures plus tard, le chef de l’exécutif marocain a changé la photo, mais le mal est déjà fait. Des prises d’écran de son twit ont fait le tour des réseaux sociaux et ont dévoilé la sympathie idéologique des islamistes du Maroc avec les Frères Musulmans de l’Egypte.

    Par contre, le Mouvement pout l’Unicité et le Réforme, la tête pensante du PJD, a exprimé lundi son opinion sur le décès de Morsi rappellant qu’il a « défendu la justice et la légitimité contre la tyrannie et l’injuctice ». « Nous considerons son décès comme la perte d’une des grandes figures de la prédication islamique ».

    Pour rappel, Morsi est le premier président égyptien élu par la voie démocratique. Il est mort à cause de l’indulgeance des autorités égyptiens par rapport à la santé fragile de Morsi. Il était dans une cellule isolée et n’avait pas droit de visite familiale ni médicale.

    Depuis le coup d’Etat du Général Al-Sissi, les relations entre Rabat et Le Caire ont connu quelques perturbations en raison des connexions idéologiques entre le PJD et les Frères Musulmans.

    Tags : Maroc, Egypte, Mohamed Morsi, Frères Musulmans, islamistes, PJD, El Othmani,

  • Algérie : Panique à bord

    « Moi qui craignait que cette mouvance, réputée particulièrement opportuniste, ne récupère le fantastique sursaut de notre magnifique peuple, voilà qui me rassure, en partie, par rapport à ces appréhensions. Djaballah et Mokri, de même que leurs plus fidèles lieutenants, vont ainsi de révélation en révélation, et de crasse en crasse, révélant au grand jour de quels genres de basses oeuvres ils sont capables pour accéder au pouvoir ».

    Par Mohamed Abdoun

    Sentant, sans doute, l’étau se resserrer sur eux dans le cadre de l’affaire dite « Toufik- Tartag et Saïd Bouteflika », les islamistes sont en train de s’entre-déchirer, et de laver leurs linge sale, particulièrement sale il faut le dire, en public. Cela n’est pas pour me déplaire, je dois le confesser.

    Moi qui craignait que cette mouvance, réputée particulièrement opportuniste, ne récupère le fantastique sursaut de notre magnifique peuple, voilà qui me rassure, en partie, par rapport à ces appréhensions. Djaballah et Mokri, de même que leurs plus fidèles lieutenants, vont ainsi de révélation en révélation, et de crasse en crasse, révélant au grand jour de quels genres de basses oeuvres ils sont capables pour accéder au pouvoir.

    En écoutant parler Abderrezak Mokri, président du MSP, ce lundi, lors de son passage par le forum d’El Moudjahid, on a peine à croire que l’on vit au XXI siècle, que nous sommes en démocratie, et que l’ensemble des libertés collectives et individuelles sont scrupuleusement garanties et protégées par la constitution.

    Mokri, en effet, a montré une mine pathétique en tentant de justifier les rencontre qu’il aurait eu avec le frère-conseiller du président, en dépit du fait que cela ait eu lieu au siège-même de la Présidence, que Bouteflika était encore en poste, et que ce genre d’activités n’avaient absolument rien d’illégal.

    Plus grave encore, avec sa risible manière de changer de fusil d’épaule, Mokri, qui n’avait jamais évoqué ces rencontres avant que les réseaux sociaux ne le dénoncent et ne les rendent publiques, a prêté allégeance au chef d’état-major, bien avant l’institution militaire elle-même, en soulignant qu’il aurait insisté sur le fait que sa proposition, ou bien celle de Saïd Bouteflika, soumise aux représentants de la classe politique, devait être également présentée à Gaïd Salah, et que celui-ci donne son accord.

    Poussant encore plus loin sa flagornerie, il est allé jusqu’à prétendre avoir insisté pour rencontrer personnellement Gaïd Salah et entendre de sa propre bouche qu’il était d’accord avec cette démarche.

    Mokri, qui donne l’air d’être terrifié à l’idée d’être convoqué à son tour, et même d’être mis au arrêt au même titre que Louisa Hanoune, ne sait franchement plus où donner de la tête, ni quels arguments développer.

    A l’entendre parler, en effet, il ne se contente pas d’inverser les valeurs, en plaçant l’institution militaire au-dessus de l’institution présidentielle.

    En effet, il accorde à la première nommée le droit de faire de la politique, et même d’avoir le dernier mort, alors que cela contredit l’esprit et la lettre de la constitution algérienne.

    Mokri, sans doute aveuglé par sa peur-panique, ne se rend sans doute pas compte des graves contradictions dans lesquelles il s’est empêtré en tentant de s’en sortir à bon compte.

    Sachant, ses propres aveux, qu’il a été au centre de cette affaire, ou de ce complot, il serait normal que la justice militaire le convoque à son tour, et même qu’elle le mette aux arrêts puisqu’il donne l’air d’avoir joué un rôle autrement plus important que celui de Louisa Hanoune. Il serait également bon que l’on nous éclaire une bonne fois pour toute sur la nature ainsi que les tenants et aboutissants de ce complot, afin que chacun puisse enfin se faire une opinion tranchée en son âme et conscience.

    La Tribune des Lecteurs, 17 mai 2019

    Tags : Algérie, transition, islamistes, Tartag, Bouteflika, Toufik, Mokri,

  • Le grand revirement du ministre de la Justice du Maroc

    Orilla Sur, 25 sept 2013

    Ignacio Cembrero

    Le journaliste marocain indépendant Ali Anouzla est envoyé en prison accusé d’encourager le terrorisme.

    “Nous sommes toujours en désaccord avec la loi” antiterroriste. Moustapha Ramid, 54 ans, alors président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD, islamiste modéré), répétait sans cesse cette phrase le mercredi 21 mai 2003 dans son bureau à Casablanca. « Nous assistons à une régression politique», ajoutait-il. C’est ce jour-là que je l’ai connu. Je l’ai interviewé pour El País.

    Cinq jours auparavant Casablanca avait été ensanglantée par le plus brutal attentant qu’ait subit le Maroc : 45 morts, dont douze terroristes. Le gouvernement de Driss Jettou voulait faire approuver au Parlement une nouvelle loi bien plus répressive. Le PJD s’y opposait même si finalement, craignant de se faire mettre hors la loi, il a voté en sa faveur.

    A peine sorti de son bureau Ramid m’a appelé pour me demander d’y revenir. Il m’a alors présenté à Eva María Montfort, une espagnole convertie à l’islam qui avait épousé Bouchaib Maghder, un marocain pieux résident en Espagne. Maghder avait été arrêté à Tanger en janvier 2003. Il fût condamné pour terrorisme en juillet de cette année dans le cadre des grands procès collectifs qui ont eu lieu après les attentats.

    « Son dossier est vide ; il n’y a pas la moindre preuve solide contre lui », insistait Ramid. Il disait d’ailleurs la même chose de la plupart des clients qui peuplaient sa salle d’attente, presque tous des parents de présumés terroristes islamistes que Ramid a défendu comme avocat, un métier qu’il exerçait quand il n’était pas au Parlement. « Vous devez parler d’Eva et de son mari dans votre journal », répétait-il.

    Depuis cette première rencontre je l’ai revu plusieurs fois lors de mes séjours au Maroc. A part les prisonniers islamistes Ramid défendait aussi les journalistes indépendants victimes, selon lui, d’un code de la presse « liberticide ». Déjà en janvier 2001 il s’était était allé manifester sa solidarité avec Aboubakr Jamai, directeur de l’hebdomadaire Le Journal qui venait d’être interdit. Jamai faisait une grève de la faim pour obtenir un récépissé et pouvoir sortir une nouvelle publication.

    Ramid est devenu ministre en janvier 2012 et il a alors changé son fusil d’épaule. C’est en vertu de la loi antiterroriste qu’il avait tant décriée qu’un procureur a ordonné, le mardi 17 septembre, à la police judiciaire l’arrestation d’Ali Anouzla, directeur du site d’information indépendant Lakome qui avait mis en ligne la première vidéo consacrée au Maroc d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Il signalait d’ailleurs que le document, fort intéressant, était de la pure propagande terroriste.

    Depuis sa parution Lakome avait eu bon nombre de scoops qui dérangent notamment sur la grâce royale octroyée en juillet au pédophile espagnol Daniel Galvan. Fahd Iraqi, éditorialiste de l’hebdomadaire Tel Quel, interprète comme beaucoup d’autres au Maroc le « scandale Anouzla » comme une « vendetta des faucons du régime contre une plume qui fait grincer des dents ».

    Mardi soir, après une longue garde à vue, Anouzla a été envoyé à la prison de Salé accusé par le juge d’instruction d’apologie du terrorisme, incitation à l’exécution d’actes terroristes et assistance matérielle aux terroristes. Rien que cela ! Le ministère public est au Maroc bien plus dépendant du ministre de la Justice qu’il ne l’est dans la plupart des pays européens. Ramid a-t-il rejoint les faucons ?

    J’avais, moi-aussi, mis sur mon blog la vidéo car AQMI y parlait d’émigration des Marocains vers l’Espagne la déconseillant aux jeunes Marocains. J’ajoutais, dans le « papier » qui accompagnait le document, que le Maroc était le pays le plus épargné d’Afrique du Nord par les terroristes et cela grâce à l’efficacité de ses forces de sécurité et à ce que la monarchie marocaine, comme toutes les autres monarchies arabes, jouit d’une légitimité que n’ont pas les républiques balayées par le « printemps-arabe ».

    Malgré cela Ramid a annoncé, le mardi 17 septembre, qu’il allait faire un procès à mon journal en Espagne. Pourquoi n’en fait-il autant avec tous les sites américains, à commencer par SITE, qui ont eux aussi mis la vidéo en lignes ?

    Ramid est ministre de Justice mais un de ces anciens clients, Bouchaib Maghder, est toujours en prison. D’autres prisonniers islamistes ont été graciés par le roi avant ou après sa nomination comme ministre, mais pas Maghder. Et pourtant Ramid disait en 2003, comme d’autres avocats, qu’il était le plus innocent de ceux qui allaient passer devant le juge.

    Tags : Maroc, PJD, Mustapha Ramid, Islamistes, Islam, presse, Ali Anouzla, loi antiterroriste,