Étiquette : Italie

  • Epouses au Maroc et prostituées en Italie

    Ils organisaient des mariages fictifs entre citoyens italiens et femmes d’origine marocaine, qui pouvaient ainsi obtenir la citoyenneté italienne et qui, une fois entrées sur le territoire italien, étaient obligées de se prostituer. Une attention particulière a été portée à l’égard d’une «clientèle» composée de personnes âgées susceptibles d’être arnaqués et d’être dépouillés de leurs biens. La police a procédé à trois arrestations, tous des citoyens marocains, deux femmes et un homme. L’enquête menée par la police a révélé qu’il s’agissait d’une véritable organisation criminelle opérant sur le territoire de Siniscola.

    L’enquête a duré six mois et tous les acteurs de l’affaire ont été poursuivis. Cette enquête s’appuie sur une plainte d’une parente lointaine d’une jeune femme venue en Italie qui se livrait à la prostitution. Les prisonniers de longue date résidant en Sardaigne désignaient des Italiens disposés en échange de sommes d’argent et de faveurs sexuelles à se rendre au Maroc pour se marier avec de très jeunes femmes en vue de les amener en Italie et à se livrer à la prostitution pour un cercle restreint de clients italiens âgés, certains d’entre eux souffrent également d’infirmité, en profitant de leur état de prostration et de solitude et en leur offrant la possibilité de passer du temps avec des jeunes femmes en échange de sommes d’argent.

    Col tempo le giovani prostitute riuscivano a conquistare la fiducia delle anziane vittime inducendole a compiere atti di disposizione patrimoniale di ingente valore a favore del gruppo criminale. Non solo, dalle indagini è emersa anche l’intenzione di far arrivare in Italia minori di 14 anni per soddisfare le richieste di alcuni clienti e che il gruppo criminale operava da diversi anni.

    Au fil du temps, les jeunes prostituées parvenaient à gagner la confiance des victimes âgées en les incitant à accomplir des actes de disposition de patrimoine de grande valeur en faveur du groupe criminel. En outre, l’enquête a révélé l’intention de faire venir en Italie des enfants de moins de 14 ans pour répondre aux demandes de certains clients et que le groupe criminel opérait depuis plusieurs années.

    Source : La Stampa, 24 jui 2019

    Tags : Maroc, prostitution, Italie, visa, mafia,

  • Italie : Procès Ruby : Imane Fadil est décédée de causes naturelles

    Il avait été question d’assassinats d’État et d’histoires d’espionnage. Mais le mystère de la mort d’Imane Fadil (photo), témoin clé du procès Ruby contre Silvio Berlusconi, a duré quatre mois.

    En fait, depuis hier sur l’affaire, il existe une certitude, formulée sur papier par les experts du bureau du procureur de Milan, selon laquelle « il n’y a aucun élément à l’appui des hypothèses de mort non naturelle ».

    En résumé, les conclusions du long et détaillé rapport affirment sans hésitation apparente qu’il n’y aurait rien d’anormal dans la mort de la jeune femme, encore moins qu’on puisse parler, comme cela a été fait dans l’immédiateté des faits, d’un cas probable d’empoisonnement. Ces doutes ont été provoqués par les premiers tests médicaux qui ont révélé de fortes concentrations de métaux lourds dans le sang de Fadil.

    Imane Fadil, mode originaire du Maroc est décédée au mois de mars 2019 d’une mystérieuse maladie. Son implication en tant que principal témoin dans le procès contre l’ancien président italien a déchaîné beaucoup de rumeurs sur les cause de son décès.

    Une activiste politique marocaine et ancienne député de Força Italia, Fouad Sbaï, a accusé le consulat marocain à Rome d’être derrière la mort d’Imane et pointé du doigt ses méthodes diplomatiques basées sur le rapprochement des personnalités moyennant la prostitution de jeunes filles marocaines stagiaires au Consulat.

    Avec La Notizia Giornale

    Tags : Maroc, Italie, Imane Fadil, Silvio Berlusconi, prostitution, consulat Maroc à Rome,

  • Carola Rackete poursuit Salvini et demande la fermeture de ses comptes sur les réseaux sociaux

    JUSTICE. « Messages de propagande haineuse ». Le ministre : « La communiste allemande me dénonce ? C’est ridicule »

    Petite frimeuse (sbrufoncella), hors-la-loi, délinquante, auteure d’un acte criminel, complice des trafiquants d’êtres humains : ce ne sont là que quelques-uns des termes utilisés par le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini à l’adresse de la capitaine du Sea-Watch 3, Carola Rackete. Interviews télé, messages en ligne, prestations en direct sur facebook, un martèlement de propagande contre l’activiste allemande qui dure depuis des semaines : tout cela fait l’objet d’une plainte pour diffamation aggravée et incitation à commettre un délit que l’avocat de Rackete, Alessandro Gamberini, va déposer au bureau du procureur à Rome. La plainte réclame également la mise sous séquestre des profils Facebook et Twitter du leader de la Ligue parce qu’ils « propagent des messages haineux ».

    Dans la plainte, la capitaine écrit : « Salvini mène une campagne de diffamation contre l’ONG pour laquelle je travaille, après avoir déclaré publiquement qu’il s’agirait d’ « une organisation illégale et hors-la-loi » qui fait « débarquer des immigrants illégaux d’un navire illégal », ses membres seraient « complices de trafiquants et de passeurs », des « délinquants, kidnappeurs d’êtres humains ». Toutes ces déclarations ne sont pas étayées par des preuves et pourraient donner lieu à une nouvelle action en justice de l’ONG Sea Watch. Entretemps, Rackete souligne : « De telles déclarations nuisent également à ma réputation et mettent en danger ma personne et ma sécurité ».

    Il y a aussi les offenses personnelles : « Loin d’être des manifestations d’un droit légitime à la critique, les expressions par différents canaux ont été des attaques gratuites et diffamatoires aux tonalités menaçantes directes et indirectes ». Et encore: « Dans les mots de Salvini, des sentiments viscéraux de haine, de dénigrement, de délégitimation et même de véritable déshumanisation sont véhiculés. Les phrases diffamatoires de Salvini sont les instruments d’un message de haine susceptible de provoquer, d’une part, la commission de nouveaux délits de diffamation contre moi et, d’autre part, de m’exposer au danger d’ agressions physiques ».

    L’avocat Gamberini explique : « Nous ne voulons pas entraver la liberté d’expression mais nous demandons la saisie des profils où Salvini incite à la haine. Comme, dans ces cas, il n’agit ni en tant que sénateur ni en tant que ministre, il aura du mal à invoquer l’impunité parlementaire. Ses agressions verbales ont lieu à l’abri de son rôle, utilisé dans le seul but de véhiculer la haine parmi ses partisans. Les nombreux followers qui répondent à ses paroles sont précisément la preuve de l’instigation ». Un exemple ? Le leader liguiste a publié une photo qui le représente avec un groupe de femmes en uniforme, sous la photo de Rackete avec les mots « une criminelle » : « Une image – lit-on dans la plainte – «qui prend la connotation d’un signalement public et se réfère aux affiches des personnes recherchées (Wanted) et me désigne comme la cible de conduites menaçantes, insultantes et diffamatoires, si ce n’est violentes ».

    Entre le 19 mai et le 5 juillet, entre les interviews et les messages en ligne, il y a une longue série d’insultes : délinquante et criminelle reviennent le plus souvent. Les cibles sont Sea Watch, Rackete mais aussi la juge d’instruction Alessandra Vella, qui a rejeté la demande d’arrestation de la capitaine par le procureur, démantelant la thèse de l’accusation. Vella est qualifiée par Salvini de « juge misérable », dans un post on peut lire : « Puisque le fait d’éperonner n’est pas un délit, j’espère que quelqu’un éperonnera la voiture sur laquelle voyage le juge Alessandra Vella ». Il en a résulté une avalanche d’insultes à son adresse ce qui l’a amenée à fermer son profil social. Dans la semaine, le Conseil supérieur de la magistrature a même ouvert une procédure de protection de la juge. « Les interventions de Salvini », lit-on – dans la plainte, « n’ont pas lieu dans le cadre de sa fonction, mais en font un pur outil de propagande et d’instigation à un « discours de haine », qui éclipse toute référence à la fonction institutionnelle ».

    Salvini sait d’ailleur ce qu’il met en mouvement avec ses posts. Dans la plainte, il y a une liste de commentaires de ses followers : « pute allemande » ; « cette femme vache [sic], au lieu de les mettre à l’abri, elle les baisait un par un » ; « salope malfaisante » ne sont qu’un petit exemple. Jusqu’aux attaques violentes aux limites du sadisme. C’est le bouillon de culture du consensus que nourrit la machine de la propagande liguiste. Par exemple, la vidéo affichée le 3 juillet a été vue par près d’un million et demi de personnes, commentée 98 000 fois et partagée par près de 25 000 utilisateurs. Le chef du Carroccio (le chariot de la vallée du Pô, symbole de la Ligue, NdT] a de nouveau utilisé les médias sociaux pour répondre : « La communiste allemande, celle qui a éperonné la vedette de la Garde des Finances, a demandé au procureur de fermer mes pages Facebook et Twitter. Il n’y a pas de limite au ridicule. Je ne peux donc utiliser qu’Instagram ? ». Gamberini réplique : « C’est à la justice de vérifier si les méthodes utilisées par Salvini sont admissibles dans un État démocratique. La politique ne peut pas être une zone franche du droit ».

    Tlaxcala, 12 jui 2019

    Tags : Italie, Mateo Salvini, Carola Rackete, immigration, racisme,

  • Carola Rackete, le symbole de la dignité,

    Un tribunal d’Agrigente a levé l’assignation à résidence de Carola Rackete, la capitaine allemande arrêtée ce week-end à Lampedusa après avoir accosté de force avec 41 migrants.

    Une juge italienne s’est prononcée, mardi 2 juillet, en faveur de la libération de Carola Rackete, la capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch 3 arrêtée samedi pour avoir accosté de force dans la petite île de Lampedusa avec quarante et un migrants à bord.

    La juge chargée de l’enquête préliminaire a en effet indiqué aux médias italiens qu’un décret italien sur la sécurité n’était « pas applicable aux actions de sauvetage ».

    Le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, qui a vivement déploré la décision de la magistrature italienne, a précisé que la capitaine allemande allait faire l’objet d’une mesure d’expulsion vers l’Allemagne, car elle est « dangereuse pour la sécurité nationale ».

    La mesure d’éloignement du territoire italien, avec accompagnement à la frontière, doit encore être confirmée par les autorités judiciaires, a-t-il précisé.« Elle retournera dans son Allemagne, où ils ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands », a commenté celui qui est aussi vice-premier ministre et patron de la Ligue (extrême droite). « L’Italie a relevé la tête : nous sommes fiers de défendre notre pays et d’être différents des autres petits leadeurs européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie », a-t-il ajouté.

    DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME

    L’ONG Sea-Watch a, pour sa part, exprimé son soulagement dans un tweet : « Nous sommes soulagés que notre capitaine soit libre ! Il n’y avait aucune raison de l’arrêter, car elle était engagée dans la défense des droits de l’homme en Méditerranée et prenait ses responsabilités là où aucun gouvernement européen ne le faisait. »

    L’Allemande de 31 ans avait été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi, placée samedi matin aux arrêts domiciliaires à Lampedusa, puis transférée lundi matin à Agrigente, la ville de Sicile dont dépend la petite île italienne. Lundi, elle avait été entendue pendant trois heures par la juge chargée de vérifier la validité de son arrestation.

    Tags : Italie, migration, subsahariens, ONG, Sea Watch, Carola Rackete, Mateo Salvini,

  • L’honneur de désobéir : Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3

    Gad Lerner

    Cette fois, Salvini se retrouve face à un os dur : Carola Rackete

    On en vient à se demander : mais que pensera la mère de Salvini de son fils? Quand, face à ce qui, quoiqu’on on en pense, reste un drame humain, son Matteo écrit : « Personne ne débarque, ils m’ont cassé les couilles. Que cette petite frimeuse se le tienne pour dit ».

    Face à cette énième exhibition génitale viriloïde pour égratigner la Capitaine du Sea-Watch 3, Carola Rackete, qui, elle, est prête à prendre un risque réel, cette jeune femme redonne à Salvini sa vraie dimension, celle d’un tout petit capitaine. Petite frimeuse ? On n’a pas plutôt affaire à un ministre matamore de café du commerce ?

    Comme dans les jeux vidéo dont il se délecte en pleine nuit, le reponsable de l’ordre public singe la parodie de la défense des frontières nationales en bloquant un bateau de 50 mètres de long avec 42 naufragés à son bord. Et puis il menace d’ériger des barrières physiques (flottantes ?) à l’imitation de ses modèles Orbán et Trump, ou au contraire (ce serait déjà mieux) d’arrêter d’identifier et d’enregistrer les migrants à leur débarquement, pour qu’ils puissent continuer leur voyage vers l’Europe du Nord, d’où, ce faisant, ils ne pourraient plus être renvoyés de force en Italie.

    Mettant le chapelet d’ordonnance dans sa poche, Salvini demande « le respect pour les prêtres » et se moque de l’archevêque de Turin, Cesare Nosiglia, coupable d’avoir offert l’hospitalité aux 42 naufragés ; il lui envoie dire qu’il utilise ses ressources pour 42 pauvres Italiens car de toute façon ceux-là (les migrants) ne débarquroent même pas à Noël.

    Oui, on se demande, sans vouloir lui manquer de respect, ce que la mère de Salvini pense dans son cœur de ce fils qui se réjouit de l’exhibition publique des moqueries et des méchancetés sur des gens qui souffrent. Notre ministre de la propagande est convaincu, à tort, que ceux qui applaudissent en ricanant à ses bravades sur les réseaux sociaux, représentent le sentiment commun de la nation. Il fait mal ses comptes.

    Même si nous admettons que les 9 millions de votes liguistes – ainsi que ceux des Frères d’Italie et une partie des berlusconiens – vivent comme une libération l’indifférence envers les rescapés des camps de prisonniers libyens, ce n’est également qu’une minorité en colère d’un pays de 60 millions d’habitants qui reste bien meilleur que l’image qu’en donne Salvini chaque soir sur les écrans de télévision.

    Il devra faire face à une Italie certainement intimidée, réduite au silence par l’acharnement avec lequel viennent liquidées les figures de référence qui prêchent l’humanitarisme et la solidarité, une Italie qui vit dans l’inconfort croissant la spirale de la violence verbale et du cynisme.

    La fable selon laquelle ceux qui pratiquent le sauvetage en mer sont « complices de trafiquants d’êtres humains », est un poison répandu depuis des années sans une seule preuve contre les ONG. Les complices des trafiquants d’êtres humains sont les hommes politiques de toutes les couleurs qui, à partir de la loi Bossi-Fini, qui interdit toute forme d’immigration légale, ont accordé aux organisations criminelles un monopole sur ces routes.

    Les complices des trafiquants d’êtres humains sont les dirigeants qui ont révoqué le patrouillage des eaux internationales par notre marine. Complicité d’autant plus odieuse qu’ ils prétendent l’avoir fait pour le bien des migrants qui meurent de plus en plus de soif et de faim, au lieu de se noyer, déchargés sur les pistes du Sahel et du Sahara, ou asservis dans des camps de concentration sous la garde des mêmes trafiquants.

    « Je suis responsable des 42 personnes sauvées en mer et elles n’en peuvent plus. Leur vie est plus importante que tout jeu politique ».

    Cette fois, Salvini se retrouve face à un os dur : Carola Rackete. Il sera difficile de propager que la commandante du Sea-Watch 3 est un rouage de la finance mondialiste ennemie du peuple italien, ou peut-être une aventurière bolchevique. La désobéissance civile par laquelle la capitaine a décidé de défier le tout petit capitaine et son décret de sécurité bis qui criminalise le sauvetage en mer, est la forme la plus classique d’hommage à la légalité substantielle, fondée sur le respect des règles internationales consacrées par le droit de la mer. Salvini prétend ne pas le savoir, mais pendant des semaines devant le port tunisien de Zarzis, le remorqueur Maridive 61 a été bloqué par les autorités locales avec 75 migrants à son bord, avant d’être autorisé à les débarquer.

    On est loin de « la Tunisie endroit sûr pour débarquer ». Quelqu’un croit-il vraiment que le problème des migrants sera résolu en les renvoyant en Afrique ? Bien sûr, il est vrai que le gouvernement jaune et vert a beau jeu de rappeler des manquements coupables des autres pays de l’UE, mais depuis quand les manquements des autres peuvent-ils justifier les nôtres ?

    Carola Rackete est une citoyenne européenne qui tente courageusement, à ses propres risques, de racheter le déshonneur des gouvernants de l’Union. De nous tous. Il faut le rappeler aux dirigeants du Parti démocrate qui se précipitent aujourd’hui à Lampedusa, mais dont le dernier gouvernement a inauguré l’œuvre de dénigrement des ONG qui a produit les dégâts qui font aujourd’hui l’objet de leur répulsion morale. Il y a des valeurs indérogeables : une jeune femme capable d’écouter les voix de ceux qui souffrent, a dû venir nous le rappeler, en pleine mer.

    Tlaxcala

    Tags : Carola, Rackete, Italie, Allemagne, migration, Sea Watch,

  • L’honneur de désobéir : Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3

    Par Gad Lerner, Traduit par Fausto Giudice

    Cette fois, Salvini se retrouve face à un os dur : Carola Rackete

    On en vient à se demander : mais que pensera la mère de Salvini de son fils? Quand, face à ce qui, quoiqu’on on en pense, reste un drame humain, son Matteo écrit : « Personne ne débarque, ils m’ont cassé les couilles. Que cette petite frimeuse se le tienne pour dit ».

    Face à cette énième exhibition génitale viriloïde pour égratigner la Capitaine du Sea-Watch 3, Carola Rackete, qui, elle, est prête à prendre un risque réel, cette jeune femme redonne à Salvini sa vraie dimension, celle d’un tout petit capitaine. Petite frimeuse ? On n’a pas plutôt affaire à un ministre matamore de café du commerce ?

    Source: Tlaxcala

    Tags : Migration, Carola Rackete, Italie, Salvini, extrême droite,

  • Maroc – Italie: « Elle m’a dit qu’il avait été empoisonnée » (la sœur d’Imane Fadil)

    « Imane a été empoisonnée ». C’est ce qu’elle a déclaré dans une interview exclusive à « Non é arena » Fatima Fadil, la sœur d’Imane, le modèle marocain qui voulait devenir partie civile dans le procès Ruby Ter, décédé le 1er mars dans des circonstances encore mystérieuses.

    « Le médecin a dit qu’elle était empoisonnée. Pourquoi n’a-t-on pas appelé la police? Elle aurait pu dire ce qui lui était arrivé « , dit Fatima, qui ajoute: « Personne n’a rien fait ».

    Imane, a-t-elle été dit aux médecins qu’elle avait été empoisonnée? demande la journaliste. «Non, vous m’avez dit au téléphone que le médecin vous avait dit qu’elle avait été empoisonnée». «Il ne pouvait même pas le dire, peu à peu il m’a dit : Fatima, je ne te le dis pas, le médecin me l’a dit ce matin» poursuit la sœur de l’ancien modèle aux microphones de Francesca Carrarini.

    L’interview intégrale sera diffusée dimanche soir à «Non é Arena»

    Pour rappel, Imane Fadil est un mannequin italo-marocaine qui est morte dans des circonstances très mystérieuses. Elle était le principal témoin dans le procès Ruby contre l’ancien président italien Berlusconi.

    Mme Souad Sbai, ex-députée de Forza Italia et présidente de l’asociation de femmes marocaines en Italie a accusé l’ambassade du Maroc à Rome d’être derrière ce crime en raison de ses pratiques visant à prostituer les jeunes marocaines pour des raisons politiques.

    Tags : Maroc, Italie, Imane Fadil, Fatima Fadil, prostitutionm ambassade du Maroc en Italie,

  • Italie : Un réfugié marocain égorge un jeune italien « parce qu’il avait l’air heureux »

    BREIZATAO – NEVEZINTIOU (06/04/2019) Les juges indiquent que le suspect a avoué le meurtre de Stefano Leo, 33 ans, qui a été poignardé mortellement sur les rives du Pô à Turin le 23 février. Il voulait tuer quelqu’un pour le plaisir.

    Le suspect, Saïd Machaouat, un marocain de 27 ans, s’est rendu à la police ce week-end.

    « Je suis le meurtrier de Stefano Leo. Je viens me rendre. Je me sens traqué par les Carabiniers… Parmi tous les gens qui passaient, j’ai choisi de tuer ce jeune homme parce qu’il avait l’air heureux. Et je ne pouvais pas supporter son bonheur » a indiqué Machaouat.

    « J’ai décidé que je devais tuer quelqu’un. J’ai été acheté un ensemble de couteaux et je les ai tous jeté sauf le plus aiguisé. Ensuite j’ai été à Murazzi et j’ai attendu. Quand j’ai vu ce type, je n’ai pas supporté son air heureux. »

    « Je l’ai vu, il m’a regardé et j’ai pensé qu’il devait souffrir comme moi. Je lui ai tranché la gorge avec mon couteau… Je voulais tuer un homme comme moi, lui enlever tous rêves, ses enfants, ses amis et ses proches. »

    (Source : Voice of Europe)

    Breizatao, 6 avr 2019

    Tags : Maroc, Saïd Machaouat, Stefano Leo, meurtre, assassinat, Italie, homicide,

  • Turin: Un Marocain poignarde à mort un Italien “parce qu’il avait l’air heureux”

    Cinq semaines après le crime, le meurtre de Stefano Leo a été éclairci. Le vendeur, âgé de 33 ans, avait été poignardé à mort le 23 février alors qu’il se rendait à Turin, sur le front de mer du Pô de Said Mechaout, un Marocain âgé de 27 ans. Saïd Mechaout, qui ne connaissait pas la victime, a rejoint la police dimanche. Son prétendu motif – “Je l’ai choisi parce qu’il avait l’air heureux” – a rendu les policiers présents sans voix.

    “Je suis le meurtrier de Stefano Leo. Je suis venu ici pour me livrer. Je me sentais hanté par la peur des carabinieri. Je ne voulais pas faire d’autre mal. Entre tous les passants, j’ai choisi ce jeune homme car il semblait heureux. Et j’ai décidé de tuer son bonheur”, a déclaré Said Mechaout dimanche peu après 15 heures à l’officier de police en devoir à l’entrée des questeurs de Turin. Les policiers, qui ne faisaient guère confiance à leurs oreilles, ont d’abord cru que le Marocain de 27 ans était un mythomane. Mais cela a vite changé.

    Lors de l’interrogatoire, qui a duré jusqu’aux heures du soir en présence des carabinieri, qui enquêtaient sur le meurtre de Stefano Leo, de plus en plus de détails sont apparus que seul le meurtrier du vendeur originaire de Biella pouvait connaître. Plus tard, le meurtrier avoué a conduit les carabinieri à l’endroit où il avait caché l’arme du crime, un long couteau.

    Il y a environ cinq semaines – le samedi 23 février, vers 11 heures – le Marocain Stefano Leo, âgé de 27 ans, qui se rendait au travail, avait été tué à la nuque par un seul coup mortel. “Je l’ai vu, il m’a regardé et je pensais qu’il devrait souffrir comme je le suis à présent”, a déclaré Saïd Mechaout aux enquêteurs incrédules et sans voix.

    Stefano Leo, qui a passé plusieurs années en Australie dans une communauté de Hare Krishna, et Said Mechaout, d’origine marocaine, ne sont à Turin que depuis quelques mois. Saïd Mechaout, qui a quelques casiers judiciaires mineurs, était sur la mauvaise voie après la fin de son mariage. “Ma vie est mauvaise. Je ne connaissais pas Stefano “, a déclaré le carabiniero, âgé de 27 ans, confirmés dans leurs premiers soupçons. Après le meurtre, les enquêteurs ont vite compris que le jeune homme de 33 ans avait été victime d’un meurtre commis au hasard en raison de certains témoignages selon lesquels un homme agressif en fuite était en fuite. Dimanche soir, Said Mechaout a été arrêté et transféré dans un centre de détention.

    Même des enquêteurs aguerris et vétérans ont laissé l’assassinat de cet homme toujours aussi populaire, âgé de 33 ans, sans voix. Après que les proches eurent appris la confession et l’arrestation, un chagrin amer se mêlait à leur chagrin.

    “S’il le fait, je veux savoir pourquoi il l’a fait maintenant. Je n’ai pas de réponse claire à propos de Stefano”, déclare le père de Stefano, Maurizio Leo.

    Source : swavelos

    Tags : Italie, Maroc, assassinat, poignarder, crime, meurtre, Turin, Torino, Stefano Leo, Said Mechaout,

  • Italie : Les résultats de l’autopsie d’Imane Fadil dans un mois

    Comment Imane Fadil est-il vraiment mort ?

    Le mystère de la mort du modèle marocain Imane Fadil continue. Mais on ne peut exclure qu’elle soit morte de causes naturelles. En arrière-plan, une incroyable histoire d’espionnage….

    Aucune substance radioactive dans le corps d’Imane Fadil, le témoin décédé à l’âge de 34 ans, à Humanitas à Rozzano le 1er mars dernier. C’est ce que révèlent les tests effectués par des experts, qui ont analysé le foie et les reins, qui n’ont pas encore été confirmés par l’Enea. Mais comment le modèle marocain est-il mort alors ?

    Imane Fadil, avec Chiara Danese et Ambra Battilana, avait été un témoin clé de l’accusation au procès Ruby, en particulier elle avait été partie civile au Ruby bis, un procès contre Emilio Fede, Nicole Minetti et Lele Mora. Là, elle avait raconté une version complètement différente des dîners élégants d’Arcore, dans la résidence de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi. Il a également fait des déclarations plutôt surréalistes aux journaux, tels que ceux selon lesquels Arcore cacherait une secte démoniaque ou le fait qu’il se sentait protégé parce qu’il descendait d’un saint.

    LA MORT

    Elle aurait dû également témoigner au procès Ruby ter, mais le 29 janvier, elle a été admise à Humanitas à Rozzano, où elle est morte après un mois d’agonie. Elle a dit à son frère et à son avocat qu’elle avait été empoisonnée.

    HYPOTHÈSE DE RADIOACTIVITÉ

    La forte concentration de cinq métaux dans son sang avait conduit à l’hypothèse qu’elle avait même été empoisonnée par des substances radioactives. Un détail troublant, qui rappelle ce qui est arrivé à Alexandr Litvinenko, l’ancien agent secret russe assassiné au polonium 210, mais l’analyse des experts de la Harpe et de l’Institut de physique de l’Etat de Milan l’avait alors exclu. Pour écarter définitivement l’hypothèse suggestive, il ne manque plus que la confirmation de l’Énée de Rome.

    AUTOPSIE

    L’autopsie permettra de déterminer si le modèle a été empoisonnée d’une autre manière ou si elle est morte de causes naturelles, à cause d’une maladie rare, une circonstance que les enquêteurs n’ont jamais écartée. La famille d’Imane a deux nouveaux avocats, Mirko Mazzali et Nicola Quatrano, qui sont arrivés après la démission de l’avocat Paolo Sevesi. Mazzali lui-même a dit que la famille « n’a pas de thèses pré-constituées, veut connaître la vérité et s’appuie sur le travail de la magistrature, le pm qui font un excellent travail. Et il a nommé comme consultant pour les examens d’autopsie le coroner Michelangelo Casali.

    LA SPY STORY

    Pendant ce temps, le ministère public a décidé d’écouter Souad Sbai, 58 ans, journaliste d’origine marocaine et ancien député du PDL, actuellement président de l’Association des femmes marocaines en Italie, qui, parlant avec Repubblica, avait raconté une histoire incroyable : « Imane Fedil en savait tellement. Elle a probablement décidé de prendre du recul. Et ils l’ont tuée. Je sais que, comme beaucoup d’autres belles filles, elle fréquentait beaucoup notre ambassade. C’est là, dans le cercle de la haute diplomatie, qu’il faut aller chercher. La raison ? « Il y a des responsabilités qui doivent être recherchées dans l’environnement de la haute diplomatie marocaine avec laquelle Imane a travaillé. Je suis ces histoires depuis 2010. Beaucoup de belles Marocaines, comme Ruby, comme elle, sont arrivées en Italie ces dernières années et il est facile d’imaginer quoi faire. Réunions, films, chantage. Ce n’est pas seulement arrivé à Berlusconi ».

    LES CRISTAUX ET LES ACIDES

    Et il ajoute qu’au Maroc « ce n’est pas nouveau, ça arrive souvent. Ces gens n’ont pas de scrupules. Ils vous tuent avec très peu, ils vous font boire quelque chose qui contient une substance particulière, une sorte de mercure, un cristal d’acide, inodore, qui vous empoisonne. On dirait une maladie qui détruit vos organes et vous tue. Je demande à la justice italienne ainsi qu’au roi du Maroc de le dire clairement.

    LA SYRIENNE ET LE CHEIKH

    Si les autorités marocaines ont annoncé un procès, les enquêteurs, selon Repubblica, observent également la position de Saeed Ghanaymi, le Syrien qui avait fourni à Imane, lors des élégants dîners, trois cartes téléphoniques au nom d’une personne inexistante et qui est actuellement directeur d’une entreprise sidérurgique à Bergame. Enfin, l’équipe mobile suivrait les traces d’un cheikh générique des Emirats avec lequel Imane avait une relation et que la femme avait visité au moins une fois au cours des deux dernières années. Tous les morceaux qui seront couverts au moins jusqu’à ce que nous sachions avec certitude comment Imane est mort. Le résultat de l’autopsie devra attendre au moins un mois.

    Source: Fronte Del Blog

    Tags : Italie, Imande Fadil, prostitution, espionnage, empoisonnement, Berlusconi, ambassade du Maroc à Rome,