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  • Italie : Souad Sbai accuse le Maroc d’être derrière la mort du mannequin Imane Fadil

    L’ancienne députée italienne d’origine marocaine a évoqué dans une interview avec le journal Repubblica, une « piste marocaine » derrière la mort du mannequin marocaine Imane Fadil.

    Mme Sbai exclut, avant tout, tout lien entre Silvio Berlusconi et la mort de Fadil. Pour elle, « la responsabilité doit être recherchée ailleurs, dans une certaine haute diplomatie avec laquelle la jeune fille décédée a travaillé et qui lui a fermé la bouche de peur qu’elle ne dénonce la vérité.

    Dans l’interview, Mme Sbai a déclaré que « Imane Fadil en savait beaucoup. Elle a probablement décidé de prendre du recul. Et ils l’ont tuée. Je sais que, comme beaucoup d’autres belles filles, elle fréquentait beaucoup notre ambassade. C’est là, dans le cercle de la haute diplomatie, qu’il faut aller chercher.

    La réaction de l’ambassade marocaine en Italie ne s’est pas fait attenre : « Mentir, manipuler les faits et remplacer la justice italienne même si l’autopsie de la victime n’a pas encore été effectuée ».

    Dans un communiqué de presse, l’Ambassade du Royaume du Maroc en Italie a annoncé qu’elle avait intenté une action en justice contre Mme Sbai en raison des « graves accusations » portées dans une interview à La Repubblica « contre le Royaume du Maroc et ses institutions, notamment diplomatiques, dans le cadre du cas du décès d’Imane Fadil ».

    Dans l’interview – écrit l’ambassade – « Mme Sbai porte de graves accusations contre le Royaume du Maroc et ses institutions, notamment diplomatiques, en relation avec le cas du décès d’Imane Fadil.

    « A l’appui de ses accusations, poursuite le communiqué de l’ambassade marocaine, elle avance de fausses informations, manipulent les faits et remplacent la justice italienne même si l’autopsie de la victime n’a pas encore été réalisée. Face à de telles diffamations, l’Ambassade du Royaume du Maroc à Rome a porté plainte contre l’intéressé devant le Tribunal de Rome pour diffamation et diffusion de fausses informations visant à ternir l’image du pays. Par cette action, l’Ambassade du Royaume du Maroc rejette donc toutes les accusations et insinuations portées contre elle et fait pleinement confiance à la justice italienne pour établir la vérité en la matière ».

    Tags : Maroc, Italie, Souad Sbai, Imane Fadil, Berlusconi, ambassade du Maroc en Italie,

  • Italie : Démantèlement d’un réseau de traite d’êtres humains avec des ramifications au Maroc, en France et en Belgique

    Selon des informations rapportées par le journal Napoli, les carabinieri italiens ont mis la main sur un réseau qui facilitait l’arrivée et l’exploitation d’immigrés et la traite d’êtres humains.

    L’organisation composée d’étrangers et d’entrepreneurs agricoles avait sa base à Salerno avec des sucursales au Maroc, en France et en Belgique.

    Les candidats à l’émigration payaient au Maroc entre 5000 et 12000 euros pour arriver en Italie avec un visa de travail dans les champs agricoles et la promesse d’obtenir un titre de séjour grâce à des contrats de travail fournis par des entrepreneurs agricoles en échange d’une somme de de 500 à 1000 euros. Parmi eux, certains sont victimes d’exploitation et d’esclavage.

    Tags : Italie, migration, Maroc, visa, permis de séjour,

  • Italy : L’Italie persiste et signe : La France vole les richesses de l’Afrique sans créer le développement

    Le gouvernement italien n’entend pas lâcher la France d’une semelle. En cause, la persistance de l’exploitation sans contrepartie autre que l’installation de la misère dont ne sont exemptés que les satrapes locaux, garants devant Dieu et les hommes des intérêts de l’…amère patrie. Lesquels, on s’en doute, ne vont pas manquer bientôt de voler au secours de la France tutrice, en qualifiant les déclarations des ministres italiens de « fausses »

    Le gouvernement italien n’entend pas lâcher la France d’une semelle. En cause, la persistance de l’exploitation sans contrepartie autre que l’installation de la misère dont ne sont exemptés que les satrapes locaux, garants devant Dieu et les hommes des intérêts de l’…amère patrie. Lesquels, on s’en doute, ne vont pas manquer bientôt de voler au secours de la France tutrice, en qualifiant les déclarations des ministres italiens de « fausses »

    Avec pour corollaire –l’être humain n’étant pas à une astuce près pour s’offrir un espace vital collant à son aspiration au mieux vivre- la montée en puissance des migrations des Africains vers l’Europe dont la porte d’entrée la plus facile à ouvrir est l’Italie.

    Après le Vice-président du Conseil des ministres Italien, Luigi Di Maio qui, dimanche -faisant écho aux Panafricanistes qui dénoncent cette déplaisante situation depuis des lustres sans bénéficier d’une oreille attentive de la France et des autres puissances occidentales-, a imputé au surcolonialisme français la formation de « l’Internationale Migrants » constituée en majorité des exilés socioéconomiques africains qui perdent la vie par centaines dans la Méditerranée, donc sans jamais atteindre l’eldorado, accusation réitérée lundi -jour même où la ministre des Affaires Européennes française Nathalie Loiseau faisait convoquer l’Ambassadeur d’Italie à Paris, Teresa Castaldo pour lui signifier ses protestations- c’était au tour de son collègue, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, de prendre la France à rebrousse poil : « Le problème des migrants a beaucoup de causes : par exemple, ceux qui ne vont pas en Afrique pour créer du développement, mais plutôt pour voler de la richesse au peuple africain. La France est parmi eux, l’Italie, non ».

    Un flingage en règle que le membre du gouvernement italien n’a pas manqué d’assortir de menaces de faire payer à la France le prix de ses errements politiques en Afrique

    « À partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique. La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux », a-t-il proféré sur la chaîne RTL, comme pour bien montrer l’accord parfait qu’il y a entre son allié Luigi Di Maio et lui sur la question.

    Même s’il faut dire qu’en ce qui concerne la crise migratoire dont ils ont déjà identifié la cause au même titre que les Africains, Salvini et Di Maio n’ont plus besoin de faire la preuve de la cohésion gouvernementale italienne. Ces derniers temps, que ce soit sur cette question ou à propos de la confiscation du pouvoir et de l’économie en France par une élite ploutocratique, les deux principales figures italiennes n’ont pas manqué de dire leur mot. Et généralement dans des termes inamicaux qui n’ont pas manqué de gêner leurs homologues hexagonaux.

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