Étiquette : Julian Assange

  • Julian Assange est sorti de l’isolement à la prison de Belmarsh

    Australian Associated Press (AAP)

    Traduit par Le Grand Soir

    Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été sorti de l’isolement dans la prison britannique de haute sécurité de Belmarsh après une série de pétitions de son équipe juridique et de ses codétenus, indique son organisation.

    L’Australien est détenu presque au secret avec de sévères restrictions à l’accès de visiteurs dans la prison de Belmarsh près de Londres depuis avril, alors qu’il attend son procès d’extradition vaers les USA qui doit commencer le 24 février.

    L’ambassadeur de Wikileaks, Joseph Farrell, affirme que l’Australien de 48 ans a été transféré vendredi de l’aile médicale où il était à l’isolement à une autre aile avec 40 autres détenus.

    Il affirme que cette avancée a eu lieu après que son équipe juridique et trois pétitions distinctes de détenus au gouverneur de la prison ont déclaré que son traitement était injuste et inéquitable.

    Après des réunions entre les autorités de la prison, l’équipe juridique d’Assange et les détenus, il a été transféré.

    « Ce transfert est une énorme victoire pour l’équipe juridique d’Assange et pour les militants qui insistent depuis des semaines pour que les autorités de la prison mettent fin au traitement punitif d’Assange », a déclaré M. Farrell à l’AAP.

    Assange doit être jugé le mois prochain pour déterminer s’il doit être extradé vers les USA, où il est accusé de 17 chefs d’accusation d’espionnage et d’un chef d’accusation de complot pour intrusion informatique.

    Les accusations portent sur des allégations selon lesquelles Assange aurait tenté d’aider l’ancienne analyste du renseignement de l’armée des USA Chelsea Manning à protéger son identité numérique alors qu’elle accédait à des fichiers classifiés du Pentagone sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

    WikiLeaks a contribué à la publication de milliers de ces fichiers, dont certains ont révélé des crimes de guerre usaméricains dans les deux pays. Son cas est largement considéré comme un test décisif pour la protection des sources des journalistes.

    M. Farrell a déclaré que le transfert d’Assange hors de l’isolement après neuf mois est une petite victoire étant donné qu’il n’a toujours pas accès à ses avocats.

    Lors d’une récente audience de gestion de l’affaire, l’avocate Gareth Pierce a déclaré que l’équipe de défense n’avait eu droit qu’à trois heures avec Assange pour discuter de l’affaire.

    « Il se voit toujours refuser un accès adéquat à ses avocats, comme l’a reconnu le juge lors d’une audience de gestion de l’affaire au tribunal de Westminster », a déclaré M. Farrell.

    « Et les militants continuent d’insister sur le fait qu’Assange ne devrait pas être en prison du tout, et encore moins dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. »

    Tlaxcala, 6 fév 2020

    Tags : Julian Assange, Wikileaks, Royaume Uni, Etats-Unis, torture,

  • WikiLeaks : Ces trois syllabes qui ont ébranlé le monde

    Incontestablement, WikiLeaks a bousculé, en cette fin d’année 2010, la hiérarchie des grands événements qui ont marqué le monde. Ce site internet, quasi inconnu il y a à peine deux mois, ainsi que son fondateur l’Australien Julian Assange, ont ravi la vedette. Les notes et les câbles diplomatiques américains mis en ligne par le site WikiLeaks ont provoqué une tempête dans le monde de la diplomatie. Une bombe virtuelle à fragmentation réelle assimilée par certains à un «11 Septembre diplomatique».

    Le monde entier épie, chaque jour, les nouvelles indiscrétions et les révélations pas trop gentilles et parfois «hard» qu’échangeaient les diplomates américains des quatre coins du monde avec leurs homologues. Mine de rien, le monde découvre que rien ne se cache, voire que tout se sait, finalement, par la magie de WikiLeaks !

    Des observateurs craignent même le pire car certaines révélations pourraient constituer le détonateur d’un conflit entre deux pays. WikiLeaks a montré au monde entier la face cachée de la diplomatie.Et, par endroits, il a donné un aperçu des visages et des positions en «off» de ceux qui nous gouvernent. Pour les journalistes du monde, les câbles de WikiLeaks sont tout simplement du pain béni même si certains croient y déceler une fuite organisée du gendarme américain. Les diplomates, eux, crient au scandale. Cela se comprend de leur part en ce sens qu’ils auraient souhaité continuer à vivre tranquilles en restant cachés… Mais WikiLeaks a levé la feuille de vigne qui cachait les feuilles de route de certains diplomates-espions qui s’en vont fouiner dans les poubelles des pays où ils travaillent. Depuis fin novembre dernier, date du début de la publication de plus de 250 000 télégrammes diplomatiques, le monde a un peu changé. Il a désormais l’avant et l’après-WikiLeaks !

    La mise à nu

    Les avis divergent évidemment sur les bienfaits et les méfaits de WikiLeaks selon qu’on soit diplomate ou Monsieur Tout-le-monde. Clay Shirky, spécialiste américain des questions sociales et économiques liées à Internet, résume bien ce sentiment nuancé : «Comme beaucoup, je suis partagé (…). Il est clair que les citoyens d’une démocratie doivent être en mesure de savoir ce que fait et ce que dit leur pays en leur nom. Et WikiLeaks remplit pleinement ce rôle.» «Mais d’un autre côté, tout ne peut pas rester parfaitement transparent», précise-t-il en référence au secret diplomatique. Au final, qu’il ait bien fait ou non, le fondateur de WikiLeaks est devenu une superstar mondiale qui devrait avoir plus d’amis en ce bas monde que d’ennemis. Les officiels.

    En attendant de savoir si cette formidable mise à nu a été préméditée ou pas, nous sommes sans doute des millions de citoyens du monde à attendre impatiemment les prochains câbles de… WikiLeaks. Julian Assange nous a promis une bonne année 2011, très riche en révélations croustillantes.

    El Watan, 30 déc 2010

    Tags : Wikileaks, Julian Assange,

  • Los yankis escuchan todo lo que dicen los latinamericanos

    EE.UU. controla toda la comunicación latinoamericana

    El periodista y creador de Wikileaks, Julian Assange afirmó que el 98 por ciento de toda comunicación, cualquiera sea el medio, es enviada primero al país adalid de la democracia: Estados Unidos.

    El periodista y creador de Wikileaks, Julian Assange, afirmó ayer que casi la totalidad de las comunicaciones desde América latina pasan por Estados Unidos y que este país utiliza el espionaje de éstas para afianzar su influencia en el mundo. “El 98 por ciento de las telecomunicaciones desde América latina al resto del mundo, incluidos mensajes de texto, llamadas telefónicas, correos electrónicos, etc., pasa a través de Estados Unidos”, señaló Assange. “El objetivo de Wa-shington es obtener información de cómo América latina se comporta, hacia dónde se mueven las transferencias económicas y las actividades de los líderes y actores clave”, agregó en una entrevista concedida a un canal de televisión ruso desde la Embajada de Ecuador en Londres.

    Según Assange, ese espionaje permite a Washington predecir el comportamiento de los líderes e intereses latinoamericanos y también presionar a cualquier persona importante. “Estados Unidos ha intentado agresivamente impedir el intercambio económico a través de la intervención y el control de Swift, Visa, MasterCard o el dinero enviado hacia América latina mediante el Bank of America”, aseguró. “Estados Unidos se está apropiando de las interacciones económicas y de las telecomunicaciones, y lo que queda es un cierto control de la fuerza física del Estado”, añadió. Assange manifestó que el interés de Washington por América latina estuvo un poco aplacado durante la primera década del siglo XXI y se inclinó más hacia Medio Oriente, no obstante ahora ha vuelto a fijar su vista en la región. “En ese período, varios países latinoamericanos han desarrollado y hecho crecer su independencia respecto de los intereses de Estados Unidos. Y ahora, desafortunadamente, Estados Unidos está volviendo a interesarse por América latina”, dijo.

    Además, Assange consideró que es necesario construir una soberanía tecnológica para combatir el espionaje de Estados Unidos. “No hay una soberanía efectiva sin la soberanía de los elementos necesarios: interacción económica, telecomunicaciones e instrumentos de control policiales y judiciales”, sentenció.

    En relación con el ex técnico de la CIA Edward Snowden, que vive en Rusia asilado después de haber revelado una trama de espionaje masivo de los servicios secretos de su país, Assange señaló que Wikileaks estuvo implicado de modo formal e informal en las solicitudes de asilo de Snowden en alrededor de 20 países. “En algunos casos porque pensábamos que había una posibilidad real con esos países y en otros porque queríamos que el público viera que había un rechazo y generar un cierto debate público y que hubiera testigos de cómo se estaban comportando los gobiernos”, contó.

    El fundador de Wikileaks recordó que fueron Venezuela, Bolivia y Ecuador los países de Latinoamérica que mostraron interés en otorgar asilo a Snowden.

    Por otro lado, aseguró que los filtradores de archivos secretos como él y Snowden reciben el trato de los Estados Unidos como terroristas. “El presidente Obama ha llamado ‘excepcionalidad de Estados Unidos’ a este tipo de persecución y actitud hacia los filtradores y los medios que trata como a terroristas. Cuando un presidente habla sobre excepcionalidad lo que está tratando de decir es que a su país no se le aplican las reglas del comportamiento civilizado, tanto en el caso de invadir otro país o abusar de la ley en su propio territorio”, sostuvo.

    Fuente: En Orsai , 21 jul 2019

    Tags : Estados Unidos, Latinoamérica, espionaje, Julian Assange, Snowden, escucha,

  • Des experts de l’ONU préviennent que l’arrestation d’Assange l’expose à de graves violations des droits humains

    Des experts indépendants des droits humains de l’ONU ont déclaré jeudi que l’arrestation du cofondateur de Wikileaks, Julian Assange, par la police britannique, après que le gouvernement équatorien a décidé de ne plus lui accorder l’asile dans son ambassade à Londres, l’exposait au « risque de graves violations des droits humains » s’il est extradé aux États-Unis.

    La Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, a écrit sur son compte Tweeter que l’expulsion de M. Assange de l’ambassade et son arrestation constituaient « un pas de plus vers l’extradition ». Elle a ajouté qu’en procédant à l’arrestation arbitraire du journaliste et militant controversé, le Royaume-Uni mettait « potentiellement sa vie en danger ».

    Julian Assange s’est réfugié à l’intérieur de l’ambassade en 2012 pour éviter l’extradition vers la Suède par les autorités britanniques, où il a été accusé d’agression sexuelle, une accusation ensuite retirée.

    Il est également accusé par le gouvernement américain de complot, en raison de la publication d’un grand nombre de documents gouvernementaux sur son site web Wikileaks qui lui ont été transmis par l’ancien analyste du renseignement américain, Chelsea Manning. Les États-Unis affirment que la publication de ces documents a mis en danger la vie de ses citoyens travaillant à l’étranger.

    Selon des informations parues dans la presse, le Royaume-Uni va maintenant déterminer s’il va extrader le ressortissant australien vers les États-Unis, où il risque jusqu’à cinq ans de prison. Le Royaume-Uni aurait donné par écrit au gouvernement équatorien des assurances que M. Assange ne serait pas extradé vers un pays où il risquerait la torture ou la peine de mort.

    Après avoir comparu jeudi dans une salle d’audience du centre de Londres, M. Assange a été reconnu coupable de ne pas s’être rendu au tribunal en 2012 et risque désormais 12 mois de prison.

    L’Expert indépendant des Nations Unies sur le droit à la vie privée, Joe Cannataci, a publié une déclaration à la suite de l’arrestation, affirmant que cela n’allait pas arrêter ses efforts « pour évaluer les affirmations de M. Assange selon lesquelles sa vie privée a été violée ». « Au lieu de rendre visite à M. Assange et lui parler à l’ambassade… j’ai l’intention de lui rendre visite et de lui parler là où il se trouve placé en détention ».

    Dans une déclaration faite vendredi dernier, le Rapporteur spécial sur la torture, Nils Melzer, s’était dit alarmé par les informations selon lesquelles une arrestation était imminente et que, s’il était extradé, M. Assange pourrait être exposé à « un risque réel de graves violations de ses droits humains, notamment sa liberté d’expression, son droit à un procès équitable et l’interdiction des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

    ONU INFO, 11 avr 2019

    Tags : Wikileaks, Julian Assange, Chelsea Manning,