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  • Mohammed VI, le Pablo Escobar du Maroc

    Cannabis : l’enquête qui dérange

    Le gouvernement refuse de collaborer avec l’ONUDC pour réaliser une nouvelle enquête sur la culture et la production de cannabis dans le Rif.
    Si, depuis quelques années, les reportages journalistiques se multiplient dans le Rif, les données fiables et exhaustives sur la production de cannabis au Maroc restent rares. La dernière enquête menée par les autorités marocaines en collaboration avec l’ONUDC (Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime) a été réalisée il y a six ans (cartographie complète des cultures, calcul des rendements, enquête sociologique, etc.). Mais depuis 2005, plus rien…

    Une nouvelle enquête conjointe devait être réalisée en 2010 afin d’actualiser ces données. Mais elle n’a pas vu le jour, comme le regrette l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), dans son rapport annuel rendu public le 2 mars dernier. L’OICS « encourage le Gouvernement et l’UNODC à prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette enquête soit réalisée dès que possible ».

    Que s’est-il passé ? Contacté par Lakome.com, le siège de l’ONUDC (basé à Vienne) s’explique :

    “En 2010, les préparatifs pour la nouvelle enquête étaient bien avancés. Cependant, et malgré un accord initial, le gouvernement marocain n’est pas allé au bout de son engagement. Aucune explication supplémentaire n’a été fournie par le gouvernement ».

    Egalement contacté par Lakome.com, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Culture en hausse pendant la transition monarchique

    Les chiffres du rapport 2010 de l’OICS (56 000 hectares de culture au Maroc en 2009) sont annoncés au conditionnel et correspondent aux chiffres distillés périodiquement par le ministère de l’Intérieur. Ils montrent que les campagnes d’éradication menées par les autorités semblent porter leurs fruits.

    Estimée à 70 000 hectares en 1993, 90 000 hectares en 1999 ¹ et 173 000 en 2003, la culture de cannabis au Maroc serait retombée à fin 2010 à 46 000 hectares². Des données encourageantes mis qui, justement, interrogent sur le refus des autorités marocaines de mener cette nouvelle enquête conjointe.

    Concernant la culture du cannabis, les rapports entre le Maroc et les différents organismes internationaux ont toujours été tendus, les autorités considérant les données récoltées comme étant « hautement confidentielles » rapporte l’OFDT ¹. La première enquête complète réalisée dans le royaume remonte à 1994. Deux ans plus tôt, Hassan II lançait sa « guerre contre la drogue » et l’Europe, qui examinait la demande marocaine d’adhésion à l’UE, commandait un rapport à l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD).

    La publication par le journal français Le Monde en novembre 1995, d’un article à propos de la version originale de ce rapport eu l’effet d’une véritable bombe. Extraits :

    « La volonté politique de s’attaquer à la drogue semble se limiter à des effets d’annonce, destinés à maintenir l’image du pays », affirme le document. Contrairement à la version de Rabat, « le développement du commerce international du haschisch marocain n’est pas le seul fait de trafiquants européens, arrivés dans le royaume chérifien sur les pas des hippies des années 70 », note l’OGD […]

    « La corruption assure aux réseaux de trafiquants l’appui des « protecteurs, que l’on peut trouver associés au trafic à tous les niveaux, du plus humble fonctionnaire des douanes aux proches du Palais, en passant par tous les échelons de l’administration centrale, des administrations locales, des organisations politiques ou des institutions élues », précise encore le rapport. « Aucun des réseaux qui sont parvenus à conquérir un réel poids économique et politique n’a pu le faire sans la bienveillance des autorités », note l’étude.

    A l’en croire, « de hauts représentants ou des proches du pouvoir », apparaissant « tantôt comme protecteurs ou comme commanditaires », sont impliqués dans les filières d’exportation du cannabis. Un ancien gouverneur de Tanger, Karim Laalj, aurait ainsi « joué un rôle déterminant dans la structuration des réseaux de trafiquants », avant d’être écarté, dès les débuts de la « guerre à la drogue », pour être nommé à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale.

    Parmi « les principaux protecteurs » supposés de réseaux de trafiquants, le rapport, dans une première version remise en février 1994, citait une liste de personnalités, établie « par ordre d’importance politique ».

    Y figuraient notamment les noms de deux membres de la famille royale un beau-frère, une cousine, de deux anciens ministres, d’un député devenu ministre. Les patronymes d’une série de présidents de chambres locales de commerce et d’industrie, de dirigeants de sociétés, de maires et de députés, complétaient cette liste. Mais, à sa lecture, l’UE a commandé une version édulcorée du rapport d’où les noms de ces personnalités jamais condamnées par la justice ont disparu. « Le quadrillage efficace du territoire par l’administration interdit à tout autre pouvoir de s’exercer », constate néanmoins l’étude qui souligne la place essentielle du trafic de drogue dans l’économie nationale. »

    Cet article valu à son auteur, Erich Inciyan, ainsi qu’au directeur de la publication, Jean-Marie Colombani, un procès au pénal intenté en France par le Palais royal pour « offense à un Chef d’Etat étranger ». L’avocat d’Hassan II sur cette affaire n’était autre que l’actuel ministre de la Justice, Mohammed Naciri.

    Condamnés par les tribunaux français en appel en 1997 et en cassation en 1998, à l’issue d’un procès kafkaïen, les journalistes du Monde ont finalement eu gain de cause en 2002 grâce à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, qui estimait que cette condamnation était contraire à la liberté d’expression et au droit d’informer. Cette décision européenne obligea la France en 2004 à supprimer de son code pénal le délit « d’offense à un Chef d’Etat étranger ».

    L’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), lui, fut fermé et son fondateur, Alain Labrousse, intégra l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), pour qui il réalisa un nouveau rapport en 2001 sur le cannabis au Maroc, en collaboration avec Lluis Romero du Centre d’Etude Rurale et d’Agriculture Internationale (CERAI).

    Enquêtes avec l’ONUDC

    En février 2003, le gouvernement et l’ONUDC ont signé un accord de coopération pour réaliser la première enquête conjointe. Il y en eu trois au total (2003, 2004, 2005). Mais en 2005, le bureau de l’ONUDC à Rabat ferma sans explications et les enquêtes, pourtant réalisées annuellement dans les autres régions productrices de drogue, s’arrêtèrent elles-aussi.

    Ce qui ne veut pas dire que le travail est complètement stoppé depuis. Les autorités disposent toujours du matériel mis à disposition à l’époque pour ces enquêtes, notamment les images satellite SPOT, et les directions provinciales de l’Agriculture continuent leur travail sur le terrain, dans le cadre d’une politique plus globale de « développement intégré » de la région, menée par l’Agence de Promotion et de Développement du Nord (APDN).

    L’OICS, toujours dans son dernier rapport, félicite le Maroc pour ses efforts mais « l’engage » aussi à partager ces données avec la communauté internationale.

    La susceptibilité des autorités marocaines sur la problématique du cannabis – et sur celle, plus large, de la « question rifaine » – ne touche pas que les organismes internationaux. Certains habitants de la région en font toujours les frais, lorsqu’il s’agit de dénoncer la corruption liée au trafic ou d’aider les journalistes à enquêter sur le terrain. Il y a eu notamment le cas d’Hamid Naïmi, fondateur d’un journal local à Nador en 1998 et exilé à l’étranger depuis 2005 après avoir été condamné à trois ans de prison pour « diffamation ». Mohammed Bouhcini, humble commerçant à Ouazzane qui, en 2004, goûta aux joies de l’arrestation et de l‘emprisonnement arbitraires pour avoir servi de « guide » à une journaliste de Tel Quel.

    Plus près de nous, il y a bien sûr l’affaire Chakib El Khyari, infatiguable militant rifain arrêté en février 2009, peu de temps après le « coup de filet de Nador » (arrestation de plusieurs responsables sécuritaires locaux). Dans la ligne de mire du régime pour avoir dénoncé sans relâche la corruption et l’implication de hauts responsables dans les trafics de la région, il a été victime lui aussi d’accusations fantaisistes de la part des autorités. Au terme d’un procès inique, digne d’une époque pourtant officiellement révolue, Chakib El Khayri a été condamné à trois ans de prison et continue aujourd’hui de purger sa peine à la prison de Meknès.

    ¹ Rapport sur la situation du cannabis dans le Rif marocain (2001) – OFDT

    ² Taieb Charkaoui, ministre de l’Intérieur, devant la Chambre des Conseillers le 6 décembre 2010

    Source : Lakome

    Tags : Maroc, Mohammed VI, cannabis, Kif, haschich, drogue, trafic, ONUDC,

  • Maroc : A qui profite l’argent du cannabis ?

    La liberté de la presse progresse au Maroc. Un site, Le gri-gri, ose publier un article très complet sur une grosse branche du marzen, le business industriel du haschich entre le royaume et l’Europe. Avec un blanchiment moyen de 120 000 euros tous les deux jours, c’est un potentiel d’environ 22 millions d’euros annuel (près de 32 millions CHF) pour une seule filière approvisionnant quatre pays. L’enquête a révélé que 5 millions d’euros avaient transité par les banques suisses, le reste est passé par des comptes israéliens ou a été converti en or pour le retour au bled.

    Une entreprise qui ne connaît pas la crise

    Ce montant astronomique doit encore être augmenté des frais généraux et des salaires des employés européens pour arriver à une estimation valable du chiffre d’affaire, probablement plus de 25 millions d’euros. Voilà ce qu’un réseau peut collecter et sortir de l’économie légale européenne, voilà ce que nous coûte la prohibition du cannabis. On imagine qu’avec de telles liquidités, il est aisé « d’acheter la route » comme disent les trafiquants pour parler de corruption.

    Artisanat ou industrie ?

    On pourrait penser que ce réseau est particulièrement gros et livre des marchés très dynamiques. Pas du tout. Un rapport du Health Research Board (HRB) pour 2003 estime à 374 millions d’euros annuel le marché de la résine de cannabis en Irlande, un pays de seulement 4 millions d’habitants. Il faudrait donc quinze filières comme celle décrite dans Le gri-gri rien que pour couvrir le marché de la lointaine Irlande. Ou bien cette filière n’est qu’artisanale, ce qui explique qu’elle est démantelée, et il existe bien plus gros. Ou bien de nombreux entrepreneurs au Maroc et en Europe se livrent au même trafic de fourmi. Certainement un mélange des deux.

    Peu de pressions internationales

    Tant tous les cas, ces sommes doivent profiter à beaucoup de patrons, banquiers, policiers, douaniers, hommes politiques au Maroc, c’est sans doute la principale ressource du pays après les devises des travailleurs immigrés. Dans un pays pauvre et corrompu, le marzen n’a pas de peine à se développer. Mais pour des volumes et des sommes pareilles, il faut aussi des complicités en Europe. Comment ce petit pays pourrait-il tenir tête à ses puissants voisins ? Pourtant, Mohamed VI est courtisé par tous les dirigeants européens alors que son pays nous pompe chaque année des milliards d’euros hors taxes.

    L’économie gangrenée

    L’argent du hasch est perdu pour l’impôt en Europe mais il permet au Maroc de payer les nombreuses entreprises européennes, surtout françaises, qui travaillent dans ce pays. Les entrepreneurs européens impliqués dans l’import ou le blanchiment réinvestissent leurs profits, souvent dans leurs entreprises qui deviennent florissantes au prix d’une concurrence déloyale pour les entrepreneurs honnêtes du même secteur. Les banquiers, pas seulement suisses, peuvent-ils encore se passer de ces capitaux flottants souvent disponibles pour des opérations à haut risque ? L’argent du hasch pervertit notre économie à haut niveau, nous sommes loin de l’imagerie d’Epinal des gangs de cités qui survivent grâce au shitstème. Bien au-dessus d’eux, on construit des routes, des usines ou des armes avec l’argent qu’ils collectent en bout de chaîne.

    Des solutions ?

    Pour justifier la prohibition, on peut disserter des heures sur le syndrome amotivationnel des ados qui abusent du joint, on peut ergoter sur les taux de THC, on peut s’empoigner sur la liberté de disposer de son corps et de son esprit… mais chaque année qui passe sans solution pragmatique gangrène un peu plus notre économie. Une dépénalisation de la consommation privée des adultes et de l’autoproduction pourrait diviser en deux le marché noir sans paraître trop incitatif pour la jeunesse puisqu’il n’y a pas de commerce, donc risque de prosélytisme. Une réglementation de la production et de la distribution à but non lucratif peut être envisagée, ces clubs seraient un recours au marché noir pour les adultes. Un marché réglementé comme pour le tabac et l’alcool aurait le plus d’impact économique mais ne garantirait pas forcément une bonne répartition socio-géographique des emplois. Il n’a jamais été question d’un marché libre, sans restriction d’age, de publicité, de santé publique.

    Les solutions existent, plus de 100.000 Suisses ont signé l’initiative populaire pour un marché réglementé, cela correspondrait à environ un million de Français si ce système de démocratie directe existait dans ce pays. Ce processus est assez long et incertain, il ne concerne qu’un pays, il doit servir d’exemple mais à long terme. Devrons-nous attendre dix ans pour réformer cette aberration destructrice ? Oui, si nous ne faisons pas davantage entendre nos arguments partout où c’est possible.

    Laurent Appel

    Maroc : à qui profite le kif ?

    Le procès qui s’est ouvert au tribunal de Bobigny le 5 septembre 2005 met à jour les coulisses d’un trafic de hasch, de devises et de lingots d’or. Le Gri-Gri révèle l’implication de magnats marocains et de commerçants du Sentier.

    Longtemps, les autorités marocaines ont rabâché une version : le trafic de cannabis est organisé par des mafias étrangères exploitant des paysans du Rif sous-payés. Seulement, en France, pas moins de cinq procédures judiciaires contredisent cette rengaine. À en croire les enquêtes policières qui ont disséqué le fonctionnement de ce juteux commerce, les gros bonnets sont des magnats marocains de l’import-export associés à des commerçants du Sentier, temple parisien de la fringue, originaires du Royaume.

    Le 5 septembre, une de ces procédures a abouti à l’ouverture d’un procès fleuve à Bobigny, en banlieue parisienne. Les 26 prévenus, pour la plupart des Marocains, sont accusés d’avoir participé au blanchiment de l’argent du haschich et à son rapatriement sous forme de devises et de lingots d’or vers leur pays d’origine. Entre 100 000 et 140 000 euros tous les deux jours

    Une filière entièrement pilotée à distance par des négociants basés au Maroc.

    Parmi eux, les C., une famille de Nador, propriétaire d’échoppes de tissus et de cybercafés dans plusieurs villes du Royaume. Une couverture, soupçonne la justice française. Dans leurs arrière-boutiques, ces commanditaires délivrent leurs instructions au jour le jour à leurs intermédiaires basés sur l’autre rive de la Méditerranée. Leur station-service située à Nador sert de plaque tournante. À l’aller, les tonnes de résine de cannabis y sont embarquées à bord de camionnettes, de 4×4, voire de bus. Direction la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas.

    Au retour, c’est aussi là que les billets et lingots d’or sont déchargés. La fraîche est alors investie dans l’immobilier et dans la culture du chanvre. Et l’or, refourgué aux bijoutiers. Plus intrigant, A. T., l’un des accusés-clés de ce procès (qui comparaît libre !), n’est autre que le bras droit d’un personnage fort connu : …. Soupçonné de blanchiment d’argent par la justice française, ce Franco-Marocain a été arrêté en avril 2004 à l’aéroport de New York et discrètement extradé vers Paris. Très proche, sous le règne d’Hassan II, de Mohamed Médiouri, puissant patron de la sécurité du Palais royal, il est le fils de …, un richissime homme d’affaires du Royaume qui a fait fortune dans le négoce de la ferraille et des engins de travaux publics. Un patriarche si influent qu’il a obtenu que son fils et son acolyte soient défendus par P. H., une star du barreau parisien, également avocat de M. R. (né au Maroc et ami de la couronne), de L. G. et de feu A. S.

    D’après les écoutes téléphoniques, A. T., employé de … dans son magasin du Sentier, joue également les coursiers pour le compte de son patron, faisant la navette entre Paris et Lyon pour rapporter des sacs de sport bourrés de billets. Des sommes qu’il confie illico aux bons soins de M. C., collecteur en chef présumé du réseau, basé à Paris. Ce plombier de formation est soupçonné d’avoir organisé le ramassage, le blanchiment et l’expatriation hors de France de la totalité de l’argent issu de la vente du hachisch. Look gentillet, tempérament réservé, ce Marocain de 29 ans a toutes les qualités pour remplir sa discrète mission. De jour comme de nuit, il sillonne l’Hexagone et même l’Europe à bord de sa Mercedes pour récupérer le magot. En province, il ne se déplace jamais pour moins d’un « mètre », soit 100 000 euros dans le jargon des trafiquants. Début 2003, il aurait ainsi collecté 3,2 millions d’euros en deux mois.

    Une fois l’argent récolté, l’efficace M. C. s’en débarrasse dans les 48 heures. Le grisbi est d’abord stocké à Clichy-la-Garenne chez A. B. dit le « Boupastélé » (le boulanger en arabe). Un modeste commerçant, en apparence, qui possède tout de même un million d’euros, trois boulangeries et une demi-douzaine d’appartements.

    Puis une partie des espèces est écoulée via des comptes bancaires suisses et israéliens. Au total, 5 millions d’euros auraient transité vers le « pays propre », nom de code désignant la Confédération helvétique. Là, détail troublant, dans le dossier apparaît un nom donnant un tout autre relief à l’affaire : J. M.. Du fait de ses liens avec S. H., autre sommité marocaine, ce banquier suisse fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Philippe Courroye pour blanchiment de capitaux provenant de crimes et délits dans le cadre de l’enquête sur les ventes d’armes à l’Angola.

    Quant au reste du pactole, M. C. en convertit une grande partie en or. Chaque semaine, il commande entre 30 et 50 « fèves » auprès de deux agents de change de la Bourse et du Panthéon, à Paris, également poursuivis dans ce procès.

    Dernière étape, l’expédition des devises restantes et des lingots vers le Maroc. Le trésor est planqué dans les portières et sièges des voitures confiées à des passeurs marocains, visiblement sélectionnés pour leur allure de bon père de famille. Le principal d’entre eux, A. M.. Bien qu’il soit surnommé « Khadafi », ce retraité de 62 ans, père de 6 enfants, n’a rien d’un bandit de grand chemin : petite moustache, lunettes rondes, visage poupin et aspect bonhomme. Et pourtant, il aurait transporté plus de 600 lingots. C’est lui qui, fin avril 2003, sera arrêté avec 400 000 euros camouflés dans sa vielle fourgonnette Mercedes.

    Une interpellation qui permettra aux policiers de démanteler la branche française de ce réseau. Mais ils ne parviendront pas à remonter jusqu’aux commanditaires marocains. Seuls quatre mandats d’arrêts seront délivrés à l’encontre de membres du clan C.. Des mandats restés lettre morte. Plus curieux encore, malgré l’ampleur du trafic, aucun flic, ni douanier, ni gendarme du Royaume n’est inquiété. La complicité des douanes de Tanger ou d’ailleurs reste encore et toujours la partie la plus immergée de l’iceberg.

    Les amis du gri-gri

    Source: Chanvre Info

    Tags : Maroc, trafic de drogues, cannabis, haschich, kif, Ketama, Rif, chanvre,

  • Marruecos : Turismo del cannabis, una nueva fuente de ingreso

    Los servicios de seguridad españoles tendrán que seguir gastando una fortuna en patrullas marinas y a lo largo de la costa andaluza para luchar contra el tráfico de drogas provenientes de Marruecos.

    En lugar de lugar de destruir los cultivos de hachís, Rabat promociona este producto para atraer a los turistas y, de esta manera revitalizar el turismo, un sector vital para Marruecos y que constituye uno de sus principales fuentes de ingreso.

    En este artículo, la página Cannabis Magazine aporta más detalles.

    TURISTAS SE APUNTAN A LA RUTA DEL CANNABIS EN MARRUECOS

    En el bar del hotel, Beatrix, una alemana de 57 años con estilo hippie, se arma un porro a vista de todo el mundo; destaca la “calidad del hachís”.

    Puede que no salga en las guías turísticas ni en los folletos que promueven los viajes a Marruecos, pero la ruta del cannabis atrae al país cada año a miles de personas que buscan disfrutar de los efectos del hachís cerca de donde se produce.

    “El clima aquí es muy especial. ¡No crece nada salvo el ‘kif’!”, dice riéndose Hassan, un marroquí de unos 40 años, en un hotel de la región de Ketama, en el norte, una región considerada como “la meca de la producción de hachís”.

    “Es nuestra principal riqueza”, explica Hassan, que lleva en la muñeca un ostentoso reloj de oro y habla poco sobre sus frecuentes viajes a Casablanca.

    En el bar del hotel, Beatrix, una alemana de 57 años con estilo hippie, se arma un porro a vista de todo el mundo. La turista cuenta que se enamoró de la región por “la calidad del hachís y la amabilidad de sus habitantes”.

    Pese a que en Marruecos el cultivo de cannabis era el medio de vida de unos 90.000 hogares en 2013, según los últimos datos oficiales, vender o consumir droga está prohibido por la ley. Pero en Ketama, donde son muchas las plantaciones que acogen al visitante, el hachís forma parte del patrimonio local y el consumo es ampliamente tolerado.

    Junto con sus amigos, Beatrix organizó a mediados de septiembre un “festival” en Ketama, llamado Bombola Ganja, que en realidad fue una velada entre fumadores delante de la piscina del hotel. En el cartel para la página de Facebook del evento las plantas de cannabis relegaban a un segundo plano a los DJ que prometían mezclas para un “trance psicodélico”.

    Los organizadores también incluyeron un mensaje para pedir que se legalice el cannabis con fines medicinales.

    ¿Pero, por qué elegir Ketama? “Es difícil de responder”, afirma Abdelhamid, director del hotel. “La gente viene atraída por las montañas, el senderismo, el clima”, cuenta, sin mencionar la cultura local del hachís. Cada año, miles de turistas llegan a Ketama, principalmente europeos, pero también viajeros provenientes de las grandes ciudades del país.

    Desde las décadas de los 60 y 70, cuando la ciudad era muy apreciada por los hippies, la imagen de la ciudad ha decaído.

    Este destino comenzó a hacerse un nombre como un lugar “sin ley” y a finales de la década de los 90 la guía francesa Routard incluso aconsejaba a los turistas que evitaran esta zona.

    “El turismo registró una fuerte caída”, confirma a la AFP Mohamed Aabbout, un activista local. Para él, esto también se explica por “la extensión de la cultura del ‘kif’ a otras ciudades del norte de Marruecos”.

    Los “kificultores”

    Destino A unos 100 kilómetros de la ciudad de Chefchaouen está la localidad conocida como Chaouen, es el centro de otra región reputada por su producción. Aquí, los pequeños traficantes y los falsos guías acosan sin tregua a los turistas para ofrecerles hachís o paseos por las granjas para conocer a los “kificultores”.

    Compra “Aquí hay plantas mexicanas, afganas y la beldia (local, en árabe)”, explica un guía, que afirma que la mayoría de los agricultores importa las semillas para obtener más producción; un joven vestido con una camiseta del Paris Saint Germain gastó $us 230 en cannabis.

    Tags : Marruecos, hachís, cannabis, drogas, estupefacientes, kif, Rif, Ketama, turismo de cananabis,

  • Maroc : Les plantations de cannabis inaccessibles par Google Earth (Vidéo)

    Le Rif est super beau. C’est moins haut que l’Atlas mais les pentes sont vertigineuses. Les vallées sont très encaissées.

    Ensuite 20 a 30 km avant Ketama les cultures ont changé pour passer à la mono culture du kif (ou du cannabis). Maroc 2 ème producteur mondial avec cette région, 1er fournisseur de l’Europe. Il y en a partout, des champs de cannabis.

    Ketama est une petite ville du Rif (nord du Maroc) qui doit sa survie essentiellement à l’exploitation du cannabis introduit dans la région par les Espagnols il y a cinq siècles.

    Ketama est aussi une vallée qui s’étend sur plusieurs milliers d’hectares. C’est la première région productrice de cannabis dans le monde.

    Elle a commencé à être connue en Europe dès les année 1970 par les amateurs de cannabis, durant lesquelles plusieurs Européens y sont même venu s’installer.

    Elle est connue dans le monde pour la qualité du hachish qui y est produit et pour son goût sucré plus que pour la beauté des paysages.

    Tout le monde t’en propose même les enfants. Sur la route les voitures t’arrêtent, les piétons pareil et en ville c’est pire. On ne peut pas faire 2 pas sans qu’on te demande si tu n’en veux pas même pour faire le revendeur.

    « Le Rif, c’est le kif » (*)

    Le Rif, chaîne de montagnes, située dans le nord-ouest de l’Afrique, longeant la côte méditerranéenne du Maroc, de la ville de Tanger à la frontière occidentale de l’Algérie, sur une distance de 350 km environ. La chaîne du Rif fait partie des monts Atlas. La Région est connue mondialement pour être le premier exportateur de Cannabis au monde. La culture du cannabis est intensive dans la partie centrale, entre Chefchaouen et Targuist .

    Côté pile, le Maroc attire près de 6 millions de touristes par an. Côté face, les montagnes du Rif restent le repère des plus gros narcotrafiquants d’Afrique. Une zone de non-droit sauvage et enclavée, dans laquelle certains motards n’hésitent pourtant plus à s’aventurer.

    Le Rif, c’est le kif : Selon Interpol, environ 90% du haschisch saisi en Europe en 2001 provenait du Rif Marocain et du Souss où la culture du cannabis constitue toujours la principale activité agricole rentable du pays. Un million de personnes serait concerné par la culture du cannabis rien que dans cette région. Du fait de son caractère illégal, les revenus que procure la culture du cannabis sont sans commune mesure avec ceux des cultures vivrières. Le cannabis est 40 fois plus rentable que les cultures de céréales : quand un hectare de maïs rapporte 800 euros, un hectare de cannabis peut rapporter dans des conditions optimales jusqu’à 30000 euros.

    La production annuelle de la résine extraite des feuilles de chanvre dans le Rif est estimée suivant les années entre 1000 et 2000 tonnes.

    L’essentiel du massif du Rif s’étage entre 1 000 et 2 000 m d’altitude, le point culminant, le djebel Tidighine, (2 450 mètres) . La chaîne est entaillée de vallées profondes qui rendent la circulation difficile.

    La partie occidentale, bien arrosée, est couverte de forêts (chênes verts, chênes-lièges, cèdres) et de maquis. L’est est plus sec.

    La densité de la population est élevée (80 à 100 habitants au kilomètre carré) et les villes nombreuses en bordure : Tanger, Tétouan, Ouezzane, Taza. Les Rifains pratiquent également l’élevage, l’arboriculture et la céréaliculture.

    Les routes du cannabis

    Dans les montagnes du Maroc, la production de cannabis génère énormément de devises. Pourtant, la misère perdure… tout chez les agriculteurs. Les autorités marocaine parlent d’Eldorado et opportunité pour le Maroc de se développer. Tout d’abord, la monoculture du cannabis malgré que depuis de longues années a nettement dégradé les terres, qui sont aujourd’hui pratiquement devenues stériles. En effet, la hausse de la demande a provoqué le besoin en terrains encore cultivables. Le résultat en est l’extension de la production vers les régions voisines, une fulgurante hausse des prix de vente des parcelles, et surtout la destruction d’hectares de forêt et des espèces qu’elles abritaient. En 20 ans, la surface forestière de la région à diminué de 40%.

    Le réseau commercial du « chichon » (cannabis) en Europe « commence dans le Rif, la montagne marocaine qui borde la Méditerranée où la culture du cannabis a pris une extension dévorante », selon un reportage du journal Le Monde. Le « chichon », le cannabis ainsi appelé à Marseille, « vient du Maroc qui fournit, selon le rapport 2005 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, 31 % de la production mondiale et 80% des 3 000 tonnes fumées chaque année en Europe », rappelle le reporter.

    Selon la même source, « L’ONU évalue le marché marocain du cannabis à 10,8 milliards d’euros en 2004 (12,3 milliards en 2003). Entre l’achat initial et la revente au détail, le kilo de résine passe de 300 ou 400 euros à 1500 ou 2000 euros ». « Tout commence dans le Rif, la montagne marocaine qui borde la Méditerranée où la culture du cannabis a pris une extension dévorante », rapporte le journaliste, décrivant que « dans les deux plus hautes vallées de Chefchaouen et de Ketama, elle a pris l’allure d’une quasi-monoculture. Dans certains villages, on trouve une succession de ‘‘garages-ateliers’’ : taxis Mercedes, 4×4 et camions y sont ‘‘blindés’’, c’est-à-dire équipés de caches pour mener la marchandise vers les villes ou les côtes ».

    Le reporter, qui a remonté toute la filière du producteur marocain au consommateur européen, poursuit que « dans ces vallées arides où se succèdent des douars misérables, les terrasses où pousse la plante verte se juchent sur le moindre replat » et « les paysans les plus pauvres n’ont qu’un lopin. Eux n’extraient pas la résine. Ils vendent leur maigre production de plantes à plus riches qu’eux ». Ces « paysans-entrepreneurs vendent directement et proposent souvent eux-mêmes un transport vers l’Europe », quitte « à passer par les barons, installés dans les villes côtières : Tanger, Tétouan, Nador ou Casablanca. En 2003, 3070 tonnes de haschisch sont sorties des provinces du Nord. 2760 tonnes en 2004 ». Le reporter note que le rapport de l’ONU « répartit les 120 000 à 130 000 hectares de culture du cannabis dans le Rif en trois zones, qui se différencient par le degré plus ou moins grand de tolérance des autorités ». « Quelle que soit la zone d’où vient le haschisch, il faut l’exporter », poursuit-il, relevant que « les voies de sortie sont aussi nombreuses qu’ingénieuses », notamment par « conteneurs sur les navires de commerce » et que « Tanger, et surtout Casablanca, sont les meilleures portes ». « L’essentiel du trafic, de l’aveu des policiers, douaniers et vendeurs, passe par l’Espagne, où s’opère la plupart des ruptures de charge », note-t-il.

    A la livraison, « on ne paye que la moitié. Cette modalité de paiement est générale tout au long de la chaîne, du Rif jusqu’à la revente par les dealers de rue », relève-t-il. Entre l’achat initial et la revente au détail, le kilo de résine de cannabis passe de 300 ou 400 euros à 1500 ou 2000 euros. Un article d’appui au reportage, réalisé en Espagne, rapporte que ce pays, du fait de sa proximité avec le Maroc, détient, en matière de trafic de drogues des records qui traduisent son rôle de porte d’entrée de l’Europe. L’une des place tournante du commerce du cannabis est Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles).

    En octobre 1992, et sous la pression de la CEE pour que cesse la production du kif, le roi Hassan II reconnaît l’ampleur du phénomène : 50 000 hectares à ce moment-là. Cette reconnaissance était nécessaire pour que son pays continue à toucher des aides européennes, pour ne pas mettre quelques 200 000 paysans au chômage, et sortir le Rif de l’extrême pauvreté. Le doute persiste toujours quant à la volonté réelle du Roi de restreindre cette activité. En effet, le gouvernement marocain permet la culture du cannabis dans certaines zones, et exerce une répression totalement aléatoire, décidant de la diminution de l’espace cultivable à tout moment et sous tous les prétextes, et ne s’en prenant toujours qu’au petit paysan plutôt qu’aux contrebandiers qui ont régulièrement des succursales de distribution dans certain noyaux commerciaux en Europe.

    Par quelle voie le cannabis est-il acheminé en Europe ?

    Des collecteurs viennent acheter directement la marchandise aux paysans. Et puis, il y a aussi les ânes qui sont dressés pour rejoindre seuls dans la montagne des laboratoires où la poudre de haschisch est transformée en résine. Après, la drogue passe par bateau : les trafiquants utilisent des go fast, des canots pneumatiques avec des moteurs de 500 chevaux qui transportent jusqu’à 1 500 kilos. Et ce à partir des ports de Oued-Lalou, Martil et Bou-Ahmed. Certains bateaux vont directement en Espagne jusqu’à Malaga, d’autres transbordent la marchandise en mer sur des yachts. Les commanditaires vivent à Tanger, à Rabat et sur la Costa del Sol espagnole. Autre circuit : les camions qui descendent vers les ports du Sud, Agadir, Essaouira, et parfois jusqu’à Dakar. Enfin, il y a les avions et les hélicoptères venus d’Espagne. Il existe également un tourisme spécifique liée au Cannabis, vendu aux abords de n’importe quelle artères des villes marocaines aux touristes européens. Certains européens (surtout des français) viennent parfois s’établir au Maroc pour obtenir la substance chez le producteur.

    Des deux côtés de la Méditerranée, les autorités laissent faire…

    En Afrique, la rumeur court que l’Europe légalise l’usage : la Hollande, la Belgique (Molenbeek Saint-Jean en est la plaque tournante), la Grande-Bretagne. La Suisse va soumettre à référendum la possibilité de produire pour son usage personnel. De là à ce que certains de ces pays passent à une «autoproduction»… Au Maroc, on sent une vague inquiétude que les débouchés se tarissent. Ce devrait être une occasion de tout remettre à plat. Mais la France et l’Union européenne ne veulent pas déstabiliser un régime qui n’est pas islamiste. De plus, financer un véritable programme de développement du Rif serait très coûteux. 200 000 familles, soit un million de personnes, y vivent de cette culture et trafic. Si elles perdaient cette activité, elles constitueraient une vague d’immigrants sans précédent à destination de l’Europe. Au Maroc, le Rif a toujours été une région marginalisée : on ferme les yeux sur le cannabis qui leur permet de vivre et de se tenir tranquilles. Et au passage, la corruption enrichit les intermédiaires locaux.

    La corruption est une incontournable réalité dans le Rif

    Là où il y a délit, il y a corruption. La production, le trafic et la consommation sont des délits, et la corruption est une incontournable réalité dans le Rif – même s’il est, évidemment, impossible de la chiffrer.

    La grande question est donc : si on légalise le cannabis, le volume de la corruption dans le Rif baissera-t-il significativement ?

    À en croire l’ONG Transparency Maroc, chaque transaction économique légale dans notre pays engendre, en moyenne, un surcoût de 10 à 15% généré par la corruption. Même légalisé, le commerce du cannabis pourrait donc rester (au moins en partie) une activité “au noir” – tout comme le bâtiment ou le transport le sont aujourd’hui, dans l’unique souci d’augmenter les marges bénéficiaires des acteurs de ce commerce. Mais il y a tout de même une différence majeure : aujourd’hui, les intervenants dans le marché du cannabis sont obligés de corrompre, ils n’ont pas le choix. Demain, si le cannabis est légalisé, ils auront le choix. Fatalement, ils seront moins nombreux à faire ce choix. Et ceux qui le feront paieront de toute façon moins qu’avant, puisque “couvrir” du commerce au noir “coûtera” forcément moins cher que “couvrir” le trafic d’un produit illégal. L’un dans l’autre, la légalisation induira donc une baisse conséquente de la corruption.

    (*) Source : Last Night in Orient

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, kif, cannabis, haschich, drogue,

  • Si la Colombie avait son Escobar, le Panama son Noriega, le Maroc possède Mohammed VI

    700.000 PAYSANS VIVENT DE LA PRODUCTION DE HASCHISCH

    Si la Colombie avait son Escobar, le Panama son Noriega, le Maroc possède Mohammed VI qui protège et autorise la production de 2 000 tonnes de drogue par an à destination de l’Algérie et de l’Europe.

    Dans un livre enquête intitulé Parrains de cités écrit par Jérôme Pierrat, journaliste et collaborateur du Point, qui a enquêté depuis plus de dix ans au coeur de ces réseaux, il raconte comment de petits caïds venus du Maroc sont devenus des cadors du trafic de drogue en France.

    Parmi ses Escobar du Rif, on retiendra Mohamed Benabdelhak dit le Bombé, 35 ans seulement et déjà grand parrain de la drogue, recherché depuis 2008 en France et en Belgique et en cavale au Maroc. Le gouvernement marocain refuse d’arrêter et d’extrader ses trafiquants marocains identifiés et qui inondent l’Europe et l’Algérie en haschisch.

    Le point de repère de cette nouvelle french connexion c’est Creil, à une soixantaine de kilomètres de Paris. Vaste supermarché de la drogue qui abreuve tout le nord de la France et une partie de la Belgique et bien sûr l’Algérie.

    Ses trafiquants freelance, produisent leur cargaison à un millier de kilomètres au sud de la France, sur les plateaux du Rif marocain. De la petite route défoncée qui longe la mer à flanc de montagne jusqu’à la frontière algérienne, on a recensé des milliers d’hectares de champs de haschisch, qui font vivre près de 700.000 paysans disséminés dans les campagnes alentour.

    Avec quelques autres, de sa famille, ils règnent depuis plus de cent ans sur les 2000 tonnes cultivées chaque année dans cette région montagneuse.
    Le kilo est vendu à 3000 euros. Ce trafic est monté par Sofiane Boukhedimi, de Clichy-la-Garenne, surnommé le Mozart des trafics. Ce dernier avait même monté une société d’énergie solaire à Dubaï.
    Ce «Pablo Escobar du Rif», qui marche avec des bodygard est capable de fournir avec la régularité d’un métronome des tonnes de hasch. Ses trafiquants marocains maîtrisent tout.

    La production, mais aussi la descente en bord de mer, où elle sera chargée sur les bateaux, les convois en plusieurs voitures ou en camions, jusqu’aux barrages de gendarmes qui, assure-t-il, sont de mèche avec lui. C’est un véritable business qui générerait pas loin de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an en France, et autant au Maroc où l’on parle sans fard de réduction des coûts, augmentation des marges et concurrence déloyale.

    Ses Escobar venant d’Afrique du Nord, sont protégés par le roi du Maroc et son Makhzen, un peu comme était le président du Panama, le général Manuel Antonio Noriega, qui a été arrêté et placé en détention par les Etats-Unis pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Le journaliste du Point les surnomme «Mozart des trafics» et affirme qu’ils bénéficient de la complicité des services de sécurité et des douaniers marocains au point de leur payer des vacances en France. Ces nouveaux barons de la drogue qui sont une menace pour l’Algérie, défrayent la chronique dans l’Hexagone, avec ses dizaines de règlements de comptes à la kalachnikov.

    En 20 ans, le voyou marseillais d’antan à la Jean-Paul Belmondo qui s’illustrait dans le passé dans les braquages, les courses-poursuites rocambolesques, les machines à sous et le proxénétisme s’est fait détrôner par une criminalité d’un genre nouveau qui préfère régler ses comptes à la kalachnikov et se définit elle-même comme une caste d’entrepreneurs ambitieux.

    Fini la sandwicherie de quartier pour blanchir l’argent, les sommes en jeu sont trop importantes. Désormais, les parrains des cités de banlieue en France engagent des conseillers financiers londoniens pour repérer les meilleurs investissements industriels en Ukraine ou en Pologne.

    Source

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Makhzen, Kif, haschich, cannabis, drogue, trafic de drogue, stupéfiants,

  • Les Juifs étaient les meilleurs vendeurs de haschich du Maroc

    Dans les champs de cannabis marocains, illumination du rôle juif dans le commerce du haschisch du pays

    Une visite des plantations illicites de marijuana mène un écrivain à d’anciens textes religieux, et une recette de couscous très spéciale souligne le rôle historique de cette plante dans la vie juive.

    MAROC – « Vous êtes juif ? Ahlan wa’ sahalan[bonjour et bienvenue], le Maroc était à vous avant qu’il ne devienne le nôtre « , dit Sayid, un Marocain âgé que j’ai rencontré en marchant dans la ville de Tétouan au nord du Maroc.

    « Les Juifs sont venus en Afrique du Nord avant la naissance de l’Islam, explique Sayid. « Les Juifs marocains sont donc indissociables de l’histoire du Maroc. »

    Il est difficile de rester indifférent au respect et à l’appréciation – sinon à l’admiration pure et simple – que les Juifs reçoivent dans les rues du Maroc de nos jours. Plus de 10 000 Israéliens visitent le pays chaque année et sont chaleureusement accueillis.

    Dans les différents marchés, vous pouvez trouver des articles Judaica. Et le gouvernement, pour sa part, veille à commémorer les personnalités et les institutions juives liées à l’histoire du lieu. A savoir, le Maroc est le seul pays musulman au monde qui possède un musée dédié uniquement à la communauté juive qui a prospéré ici dans le passé.

    Sayid et son ami sont assis sur un banc au bord de la rue, fumant du kief, un mélange de tabac et de haschisch, dans une longue pipe en bois.

    « Cette pipe s’appelle sebsi. C’est ainsi que la plupart des Marocains fument leur haschisch « , dit Sayid. « D’habitude, la pipe est en bois d’olivier, mais cette pipe est en bois d’abricot, ce qui donne au fumeur un goût légèrement plus doux et plus agréable en bouche. »

    Je demande s’il est possible de goûter le mélange moi-même. « Bien sûr », répond Sayid. « Mais il vaut mieux ne pas fumer ça au milieu de la rue. Je suis du coin et je connais personnellement tous les policiers du coin, mais vous êtes un touriste blanc. Si un policier vous voit fumer du haschisch au milieu de la rue, il s’approchera immédiatement et vous demandera un pot-de-vin. »

    Sayid me conduit à un petit magasin appartenant à un ami où il se sent plus à l’aise pour préparer un bon « bol » de sebsi, et me tend la pipe avec la bénédiction, « Sacha wa’raha », qui signifie « soyez en bonne santé et reposez-vous bien ».

    50 000 Marocains avec un mandat d’arrêt sur la tête

    Malgré l’apparente ouverture et l’attitude libérale à l’égard du haschisch, le fait que la culture du cannabis au Maroc soit toujours considérée comme une infraction pénale est très inquiétant pour les agriculteurs locaux.

    En fait, à ce jour, près de 50.000 producteurs ont un mandat d’arrestation suspendu au-dessus de leur tête. Ainsi, les agriculteurs marocains qui cultivent du cannabis à l’échelle commerciale sont très méfiants et n’aiment pas que les Occidentaux viennent sur leur territoire avec une caméra.

    Je me suis arrangé avec Francis, un cultivateur de cannabis français avec des années d’expérience de coopération avec les Marocains, pour m’emmener visiter les parcelles de cannabis d’un de ses partenaires près du village de Katma. Le village est situé dans les montagnes du Rif, une belle chaîne de montagnes dans le nord du Maroc où l’on cultive presque tout le cannabis du pays.

    Après presque trois heures de route dans les montagnes, nous arrivons à notre destination : une immense villa pittoresque sur le flanc d’une montagne.

    C’est le manoir du « Patron », me dit Francis (le nom du propriétaire a été changé pour protéger son identité). « Ici, il héberge ses amis ou partenaires d’affaires. »

    La villa est presque vide à l’exception d’un groupe de cinq Italiens, d’une paire de Polonais, de quatre ouvriers locaux qui entretiennent la cuisine – et de kilos de haschisch sur la table et suspendus pour sécher à l’air. Je me sens en sécurité, mais l’atmosphère est assez ombragée.

    Un prisonnier dans son propre palais

    Je ne rencontre Patron que le lendemain matin alors que nous terminons un somptueux petit déjeuner et que nous nous préparons à sortir dans les champs de cannabis.

    « Patron, c’est l’Israélien que je voulais te présenter, dit Francis en guise d’introduction.

    « Enchanté de vous rencontrer », j’ai dit, en tendant la main.

    Patron me donne un regard pénétrant. « Vous aussi, » répond-il. « Parlons quelques minutes avant de partir en tournée. »

    Une des femmes nous sert des verres de thé à la menthe sucrée. « Vous avez une très belle propriété ici », dis-je en essayant de briser la glace.

    « Merci », répond Patron. « Mais qu’est-ce que ça vaut si j’ai toute cette bonté et que je suis en prison ? »

    Patron m’explique qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt lui aussi depuis plusieurs années maintenant.

    « Mon pot-de-vin ne me permet de me déplacer que dans une zone limitée de plusieurs villages sans être arrêté « , dit-il. « Si j’ai un événement familial à Casablanca ou à Marrakech, par exemple, j’ai un problème. »

    « Maintenant, écoutez », prévient Patron. « Je vous envoie avec Mahmoud, le frère de ma femme. Vous ne pouvez pas allumer la caméra sans sa permission. Il n’y a pas de plans à 360 degrés. Tu ne prends qu’une direction à la fois, compris ? »

    Je dis bien sûr, et nous sommes en route.

    Après environ 15 minutes d’un trajet particulièrement cahoteux, nous arrêtons la voiture au pied d’une petite colline. De l’autre côté, un petit jardin d’Eden vous attend : Un champ plein de plantes de cannabis mûres, en pleine floraison et prêtes pour la récolte.

    Nous allumons un joint et profitons du paysage époustouflant qui se dresse devant nous quand Mahmoud se tourne soudain vers moi et me dit : « Tu sais, maintenant que j’y pense, mon père m’a dit un jour que les Juifs étaient les meilleurs vendeurs de hash du Maroc ».

    Les Juifs étaient les meilleurs vendeurs de haschich du Maroc.

    Nous voyageons entre de grandes montagnes verdoyantes et des routes non pavées. Une forte odeur de cannabis monte dans l’air, tandis qu’en arrière-plan, j’entends Francis et Mahmoud négocier le prix du prochain lot de graines que Francis va apporter d’Europe le mois prochain.

    Jusqu’à il y a quelques années encore, la plupart des agriculteurs locaux auraient cultivé le Bildia, une variété de cannabis locale acclimatée au climat de la région, mais avec une production de résine relativement faible et une faible teneur en THC (tétrahydrocannabinol, la principale substance psychoactive active du cannabis). Cela avait maintenu la production de haschisch à un niveau relativement bas et les effets du produit final étaient faibles.

    Ces dernières années, les Marocains ont importé d’Europe de plus en plus de souches hybrides capables de produire une production de résine beaucoup plus élevée et une teneur en THC environ cinq fois supérieure.

    Après environ 15 minutes d’un trajet particulièrement cahoteux, nous arrêtons la voiture au pied d’une petite colline. De l’autre côté, un petit jardin d’Eden vous attend : Un champ plein de plantes de cannabis mûres, en pleine floraison et prêtes pour la récolte.

    Nous allumons un joint et profitons du paysage époustouflant qui se dresse devant nous quand Mahmoud se tourne soudain vers moi et me dit : « Tu sais, maintenant que j’y pense, mon père m’a dit un jour que les Juifs étaient les meilleurs vendeurs de hash du Maroc ».

    Les Berbères cultivent, les Juifs vendent

    Cette information enflamme mon imagination, mais Mahmoud ne peut pas me donner beaucoup de détails sur la part des Juifs dans la scène du haschisch au Maroc – pas plus que les gens du pays que j’essaie de questionner. Heureusement, à mon retour en Israël, je rencontre le Dr Doron Danino, un expert du judaïsme marocain, qui sait exactement de quoi parlait Mahmoud.

    « Les Juifs en général ne cultivaient pas de cannabis, explique Danino. « Mais ils ont reçu un monopole du roi pour la vente de tabac au Maroc, et cela comprenait la vente de la plante de cannabis et du haschisch produit à partir de celle-ci. »

    Selon Danino, les fermiers berbères des montagnes du Rif étaient des agriculteurs qualifiés, mais la plupart étaient analphabètes et parlaient principalement la langue amazighe (berbère), qui n’avait jusqu’à relativement récemment aucun système d’écriture.

    Après la conquête musulmane du Maghreb au début du VIIIe siècle, la plupart des citadins parlaient arabe, de sorte que la communication avec la communauté berbère isolée était parfois difficile.

    « Mais les Juifs parlaient plusieurs langues, et ils avaient un sens des affaires, ce qui en faisait un partenariat mutuellement bénéfique « , dit Danino.

    Une querelle de voisinage : Sur le haschisch et les souris

    Aujourd’hui, malheureusement, il reste très peu de documentation qui puisse éclairer davantage les détails du commerce du haschisch juif au Maroc. Mais un examen attentif des textes religieux écrits par les rabbins des communautés locales aux XVIIIe et XIXe siècles révèle des informations fascinantes sur l’implication des juifs dans la scène du haschisch au Maroc.

    Écrit au XVIIIe siècle et imprimé à Jérusalem dans les années 1930, le livre « Avnei Shayish » du grand rabbin de Sefrou, le rabbin Shaul Abitbul, détaille les droits de licence annuels que les marchands juifs de haschisch devaient payer au roi chaque année : 24.000 rials espagnols.

    Et bien qu’un certain nombre de sources religieuses de l’époque fassent référence à des questions liées au haschisch, aucune ne mentionne l’interdiction de la consommation, ou même du commerce, de cette substance.

    Il y a, par exemple, une description amusante d’un conflit entre voisins qui s’est développé à la suite d’une vente de haschisch dans le livre « Shofriya DeYakov », écrit par le sage Yaakov Bardugo, chef du tribunal rabbinique de Meknès, il y a 200 ans.

    Le texte décrit comment les voisins voulaient qu’un marchand juif local cesse d’utiliser son appartement comme base pour son commerce de tabac et de haschisch.

    Selon le texte, « les propriétaires des[autres] maisons se sont levés et l’ont poursuivi en justice… parce que les plafonds et les murs étaient abîmés par les souris qui s’égarent et qu’on trouve beaucoup dans les endroits où le blé et d’autres cultures sont entreposés ».

    Malheureusement, les souris ne sont qu’un de leurs problèmes.

    « Tous les propriétaires des maisons prétendaient aussi que[le marchand] ne pouvait pas utiliser un appartement ou une cour pour loger le tabac et le kief », poursuit le texte, « à cause de l’odeur qui en émane et nuit aux bébés, et aussi aux adultes qui n’y sont pas habitués ».

    Mais il s’avère que le plus gros problème pour les voisins n’est pas les souris ou la puanteur – mais plutôt les clients mal élevés qui viennent, goûtent la marchandise, et mangent.

    « Et en plus de la multitude de ceux qui entrent et sortent de leur cour, c’est aussi un grand dommage quand[les clients] deviennent fous sur les résidents locaux, surtout les femmes et les enfants… puisque tous les clients de ce commerce sont forts et agressifs, et ils sont toujours fous et confus et ivres. Et ils demandent du pain, ou une compote, et du charbon pour brûler, et personne ne peut rien leur dire. »

    Il est clair que les Juifs du Maroc savaient comment faire de l’argent avec le commerce du haschisch. La question demeure cependant de savoir s’ils l’ont consommée eux-mêmes à des fins récréatives.

    Le couscous aux mille épices

    Les Juifs marocains n’étaient probablement pas de gros fumeurs de haschisch, mais selon Raphaël Attias du Centre des Juifs d’Afrique du Nord, il y avait des événements spéciaux où le cannabis était utilisé.

    Les célébrations familiales ou communautaires comme les mariages ou les bar-mitsvahs commençaient souvent le soir précédant l’événement, où les groupes mangeaient, buvaient et se régalaient. Souvent, ils servaient du shakshuk dal-ashub – un célèbre plat de couscous contenant du haschisch – pour les aider à se mettre dans l’ambiance avant le grand jour.

    Shakshuk dal-ashub est un couscous qui est préparé avec  » mille épices « , explique Danino. « Maintenant, il y a certains endroits dans le nord du Maroc, surtout autour du Rif, où d’autres épices qui étaient communes dans la région ont été ajoutées à ce plat. »

    « L’histoire est familière », dit Danino. « Ils organisaient des soirées pour les femmes, en particulier la cérémonie du henné avant un mariage, où les femmes allaient au mikvah[bain rituel] et organisaient une’fête des femmes’. Et à cette fête, ils préparaient aussi le shakshuk dal-ashub et y mettaient des choses qui les rendaient plus heureux. »

    Source : The Times of Israel, 12 mars 2019

    Tags : Maroc, cannabis, kif, haschich, Ketama, Rif, juifs,

  • Wikileaks révèle les relations de Mohamed VI avec la mafia de la drogue

    Un rapport de l’ambassade U. S. à Rabat révèle l’implication du régime marocain dans les opération de soutien aux activités des trafiquants de drogue, soit en fermant l’œil sur les activités de ceux-ci, soit en s’attaquant aux éléments des services de sécurité qui luttent contre la contrebande de la drogue.

    Pour la première fois, un document officiel américain parle de l’implication du Maroc dans des affaires de trafic de drogue, en citant des responsables de la police marocaine travaillant au niveau de l’aéroport de Casablanca, sanctionné à la mi-août de l’année 2009 après avoir arrêté les fils du président et d’un ministre sénégalais pour possession de drogue.

    Selon le rapport, le roi Mohamed VI n’avait pas apprécié l’arrestation des fils du président et d’un ministre sénégalais à son insu et sans l’avoir consulté au préalable. Les deux sénégalais furent ensuite libérés et les policiers sanctionnés.

    Le rapport cite aussi un responsable de la police marocaine à Casablanca qui a été muté dans la ville occupée de Laâyoune après avoir implicitement accusé le régime du Makhzen d’être derrière la mafia de la drogue.

    Un autre rapport publié par Wikileaks daté de 2008 parle de la corruption qui gangrène l’armée marocaine, notamment parmi les hauts responsables de l’institution militaire. On peut y lire « l’armée marocaine souffrent de corruption, de bureaucratie, de la baisse du niveau d’instruction des officiers et de la menace permanente de l’extrémisme de certains éléments ». Et d’ajouter que « le chef de la gendarmerie royale, le général Hasni Ben Slimane « serait impliqué dans des affaires de corruption ».

    La corruption, selon le rapport, gangrène le haut de la hiérarchie militaire au Maroc et le général Benani, s’est transformé en « baron du lait ». ce dernier, profitant de sa position de chef de l’armée au Sahara occidental occupée pour manipuler les marchés pour l’approvisionnement de l’armée en lait, réalisant ainsi une fortune en milliards de dollars, en plus de son implication avec d’autres généraux dans des marchés douteux de permis de pèche sur les côtes du Sahara occidental. Il a réussi ainsi, selon le rapport, à construire un palais pour sa famille avec l’argent de la corruption.

    La corruption touche aussi les officiers qui, pour prétendre à des promotions, payent des pots de vins à leurs responsables.

    Le Maroc livre à Washington des renseignements sur le nucléaire iranien et incite contre l’Algérie.

    Le Maroc promet d’établir des relations officielles avec Israël.

    Rapport de Wikileaks : « l’Algérie n’a pas oublié le sang de ses diplomates en Irak et demande à connaître l’identité des commanditaires.

    Wikileaks met à nu le régime du Makhzen et révèle l’incohérence de ses positions sur les questions arabes.
    Ismaïl Fellah
    Ennahar Online, 5/12/2010

  • Terrorisme – Immigration : Le Maroc appelé à l’ordre par l’UE

    Lyon vient d’accueillir une réunion des ministres de l’Intérieur des six plus grands pays de l’UE (G6) : France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Pologne. Y sont présents aussi le commissaire européen à la Sécurité, celui chargé des Migrations, le procureur général des Etats-Unis et même une représentante de la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure.
    Le Maroc a aussi été invité à participer à cet important événement organisé sous le titre« Enjeux migratoires / Sécurité et lutte contre le terrorisme ». Une invitation qui laisse beaucoup d’interrogations dans l’air : Pourquoi inviter le Maroc et non pas l’Algérie et la Lybie qui sont aussi concernés par le sujet?
    Tags : G6, terrorisme, immigration, trafic de drogue, cannabism haschich, kif, marijuana