Étiquette : lobbying

  • Mali : l’obsession algérienne du Maroc

    Maroc telecom, Attijari et RAM, trois sociétés marocaines installées au Mali ont connu en 2014 « des difficultés d’ordre administratif et même judiciaire » selon un email envoyé par Mohamed Methqal, le directeur de l’agence marocaine de coopération internationale, AMCI, au ministre des affaires étrangères à l’époque, Salaheddine Mezouar.

    « A priori ces circonstances seraient liées aux pressions algériennes » écrit M. Methqal.

    Tags : Maroc, Mali, Algérie, lobbying,

  • Manœuvres marocaines au Mali

    Manœuvres marocaines au Mali

    Voici des messages interchangés entre un ministre des affaires étrangères et l’ambassadeur directeur de l’agence marocaine de coopération internationale, le bras financier du lobbying du Maroc en Afrique et en Amérique Latine.

    Texte intégral des courriers confidentiels marocains :

    Pour toi seul à lire et avis.

    ———- Forwarded message ———-

    From: SiMohamed METHQAL <mohamed.methqal@gmail.com></mohamed.methqal@gmail.com>

    Date: Thu, 30 Jan 2014 13:30:25 +0000

    Subject: Maroc-Mali Fwd: HAUTE IMPORTANCE

    To: SALAHEDDINE MEZOUAR <smezouar@maec.gov.ma></smezouar@maec.gov.ma>

    Pour info, dans le cadre de la tournée africaine royale.

    Lire ce qui suit.

    J’ai eu Monsieur BA hier au phone pour faire un point sur le forum économique Maroc/Mali, l’idée étant de le faire coïncider avec la visite de SM a Bamako.

    Il s agit d’une bonne opportunité pour :

    1/ rayonner sur la région et dire que le Maroc s implique pour développer l’économie de la région

    2/ se positionner comme le premier pays avec lequel le Mali organise un forum économique.

    Mais il faut une réponse avant lundi car les délais sont serrés !

    Ce forum était prévu en Mars.

    Le budget transmis est de 83 mio FCFA soit environ 126 000 euro. Nous pourrions négocier avec eux pour dire la partie marocaine paye 50% et la partie malienne 50%. Le financement marocain peut être envisageable via AMCI (Agence Marocaine de Coopération Internationale, ndlr) + 3 grands groupes marocains OCP, AWB, CGEM.

    Le projet du forum est bien, programme, participants de la partie malienne. il s agit d’une mobilisation de haut niveau. les secteurs porteurs, …

    Pour rappel:

    Je vous avais déjà parle de ce forum a la suite de ma rencontre avec Monsieur BA en décembre.

    J’avais reçu Monsieur BA sur demande de M.Tagma en Décembre qui est promoteur d’un forum économique Mali / Maroc.

    Monsieur BA (consultant auparavant, a travaille avec Macky Sall pour sa campagne électorale, il est aujourd’hui conseiller chez président IBK).

    Il est très connu en Afrique pour la qualité de son travail et a une bonne réputation (j’ai fait mon enquête chez les amis consultants en Afrique).

    La réputation de Monsieur BA est de meilleure que celle du promoteur ayant organise le forum FOGECA à Dakar.

    Son frère Hassan BA est conseiller chez Mostafa Terrab à OCP.
    ________________________________________
    From: alhouseyny BA [bapolycom@gmail.com]
    Sent: Thursday, January 30, 2014 8:50 AM

    To: Mohamed Methqal

    Subject: Fwd: budget logo

    bonjour mr meqtal. Comme convenu je vous envoi ci joint un budget estimatif du forum. par ailleurs a la suite de notre conversation hier j ai tenu réunion avec 3 personnes importantes: son excellence mr Toumani Djime Diallo SG de la Présidence de la république/ MR Moustapha Ben Barka ministre de la promotion des investissements et du secteur prive et avec Mr Mamadou Sidibe président du conseil national du patronat du Mali.nous sommes d accord sur la chose suivante: si
    avant samedi il est confirme formellement la tenue du forum avec l’événement diplomatique annonce, du cote malien l’état et le secteur prive vont ensemble se mobiliser intensément pour son succès d autant plus que les termes de références et le format existent, et les salles réserves. il restera du cote marocain une même motivation et mobilisation: cgem et gouvernement. pour le budget la monnaie est en franc cfa et surtout nous ne demandons pas l extraordinaire simplement

    ce qui est possible et raisonnable car pour nous le plus important est la tenue et réussite de cet événement.

    ———- Forwarded message ———-
    From: Casimir Sangala

    <casimirsangala19@gmail.com<mailto:casimirsangala19@gmail.com>></casimirsangala19@gmail.com<mailto:casimirsangala19@gmail.com>

    Date: 2014-01-22

    Subject: budget logo

    To: alhouseyny ba <bapolycom@gmail.com<mailto:bapolycom@gmail.com>></bapolycom@gmail.com<mailto:bapolycom@gmail.com>

    Casimir SANGALA
    Juriste et communicant

    Tags : Maroc, Mali, AMCI, lobbying, Casimir SANGALA, Alhouseyni, 

  • Lobby du Maroc aux USA : Samantha Ravich

    Le Dr Samantha Ravich est actuellement coprésidente de la Commission nationale d’examen des programmes de recherche et de développement de la communauté du renseignement des États-Unis. En plus de son travail au sein de la Commission, Ravich consulte à la fois l’industrie privée et les gouvernements fédéral et des États sur la sécurité internationale, les risques financiers et politiques. Elle est également conseillère principale du groupe Chertoff. De 2009 à 2011, Ravich a été vice-président principal d’IPS, une société de logiciels et d’analyse issue de Los Alamos Labs et basée à McLean, en Virginie.

    Ravich était conseiller adjoint à la sécurité nationale du vice-président Cheney et a servi à la Maison Blanche pendant 5 ans et demi au cours de la période 2001-2008. Ravich était le représentant du vice-président au Comité des députés au sein du gouvernement américain sur les affaires asiatiques et du Moyen-Orient ainsi que sur la lutte contre le terrorisme et la contre-prolifération. Au cours de son mandat à l’OVP, elle a également travaillé sur le marché libre et la promotion de la démocratie, à la tête d’un certain nombre d’initiatives à l’échelle du gouvernement.

    Au cours d’une interruption de la Maison Blanche, Ravich a servi pendant deux ans en tant que vice-président du groupe de réflexion The Long Term Strategy Project, basé à Cambridge, MA, qui a été créé pour évaluer les menaces et les opportunités de sécurité auxquelles les États-Unis sont confrontés au cours des deux prochaines décennies . De 1999 à 2001, Mme Ravich a été chercheur principal au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington, DC, où elle a travaillé pour le sénateur Sam Nunn à l’élaboration de la Nuclear Threat Initiative. De 1996 à 1999, Ravich a géré le portefeuille de la sécurité internationale en Asie et au Moyen-Orient pour la Smith Richardson Foundation. Elle a commencé sa carrière en tant qu’analyste financier pour KOAR, une société d’investissement et de développement immobilier basée à Los Angeles.

    Ravich a obtenu son doctorat. en analyse des politiques de la RAND Graduate School et son ESB / MCP de la Wharton School / University of Pennsylvania. En 2000, Cambridge University Press a publié le livre de Ravich, «Marketization and Democracy: East Asian Experiences», qui est utilisé comme manuel de base dans les cours internationaux d’économie, de science politique et d’études asiatiques dans tout le pays.

    Elle est membre du Council on Foreign Relations et a été CFR International Affairs Fellow. Ravich siège au conseil de la Pardee RAND Graduate School, au comité de sélection du programme Hitachi Japan CFR International Fellows et au conseil consultatif du National Counterterrorism Center au sein du bureau du directeur du renseignement national.

    Tags : Maroc, Marocleaks, Samantha Ravich, lobbying, Etats-Unis, USA,

  • Francia en manos de Mohamed VI

    Intereses económicos, estratégicos y militares, con fondo de lucha contra el terrorismo o supuesta salvaguarda de los derechos humanos, Marruecos no cesa de extender sus redes de influencia en Francia. A cambio de ventajas y prebendas, Rabat ha consolidado una élite fiel, presente en una pléyade de planos, susceptible de defender sus intereses en el Hexágono. La elección del “presidente del cambio”, Emmanuel Macron, no ha modificado un ápice la ascendiente marroquí sobre el país.

    Los expresidentes Jacques Chirac y Nicolas Sarkozy, antiguos ministros como Rachida Dati, Dominique de Villepin, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Élisabeth Guigou y Najat Vallaud-Belkacem; hombres de negocios con el peso e influencia de Xavier Beuilin, intelectuales de la talla de Bernard-Henri Lévy, personalidades del mundo del arte y la cultura, como el escritor Tahar Ben Jelloun, e incluso actores y humoristas como Gad El Maleh y Jamel Debbouze, por no citar más que unos pocos nombres, franceses “puros” o binacionales franco-marroquíes; desempeñan un rol destacado en la salvaguarda y promoción de Marruecos en el Hexágono. “Cualquiera de ellos puede ser activado, en uno u otro momento, para transmitir o vehicular un determinado mensaje, o incluso para defender, de forma directa, intereses marroquíes. A cambio, las ventajas francesas en Marruecos son preservadas”, asegura Vladimir de Gmeline, periodista del semanario Marianne y autor de un reportaje de investigación sobre las redes de influencia de Marruecos en Francia. Es una relación que va mucho más allá de lo formal, ya sea a nivel institucional o jurídico, adentrándose en lo estrictamente humano. “Hasán II, monarca autoritario, tan elegante como brutal, fue el iniciador de ese particular enfoque diplomático que se apoya en lazos de confianza, en muchas ocasiones personales, como los que él mismo mantenía con Jacques Chirac”, destaca de Gmeline.

    “Una de las principales funciones de esta élite es la defensa de la monarquía marroquí, presentándola como única en la región, argumentando que los marroquíes aún no están preparados para la democracia y que el régimen encabezado por Mohamed VI es la mejor protección posible contra la amenaza islamista”, declara el también periodista Omar Bruksy, autor de La République de Sa Majesté (París: Nouveau Monde, 2017), que aborda los entresijos de este influyente colectivo en los planos político, económico y mediático. Las redes al servicio del poder marroquí en Francia, que funcionan como una suerte de diplomacia paralela, han sido fraguadas en gran medida por André Azoulay, consejero de origen judío de Hasán II y de Mohamed VI, y padre de Audrey Azoulay, la exministra francesa de Cultura nombrada el pasado mes de noviembre como directora general de la Unesco. “Una élite que no rechaza las invitaciones a los palacios del Reino ni a los jugosos contratos que se presentan ante sus ojos, y que se esfuerza por vender una imagen de un Marruecos moderno, abierto y progresista bajo los auspicios de su monarquía, cerrando los ojos sobre las violaciones de los derechos humanos y la máquina represiva aún operativa en el país”, enfatiza de Gmeline.

    En defensa de una “monarquía ilustrada”

    “Cuando alguien como Bernard-Henri Lévy, con todo su poder de influencia mediática, defiende el régimen monárquico y presenta al rey de Marruecos como el mayor demócrata de toda la región magrebí, o cuando alguien con el carisma y los seguidores del humorista Jamel Debbouze no cesa de alabar la bondades de la monarquía, es difícil presentar la realidad del régimen marroquí, con todos sus claroscuros”, enfatiza Bruksy. Marruecos gasta importantes cantidades de dinero para mantener y reforzar estas redes, a través de los más diversos formatos y mecanismos, ya sea con la organización de festivales, conferencias, encuentros, sufragando la edición de libros, viajes, invitaciones a hoteles de lujo… No podemos obviar que la monarquía marroquí funciona también como una gran empresa, con ramificaciones en el sistema económico francés a través de inversiones directas y alianzas entre grupos controlados por el rey y grupos franceses. Además, el rey y la familia real han hecho de Francia su Marruecos particular, residiendo Mohamed VI gran parte del año en su palacio de Betz, localidad de apenas 1.200 habitantes situada a 60 kilómetros al noreste de París. Para de Gmeline, “es difícil encontrar un fenómeno similar en alguna otra parte, de tal amplitud y calado”.

    Los jefes de Estado que han sucedido a Jacques Chirac no han modificado un ápice el estado de cosas, avivando Sarkozy, Hollande y Macron la interrelación sui generis con la monarquía marroquí. Según de Gmeline, “es inquietante ver a nuestros presidentes, primeros ministros y parlamentarios precipitarse a Rabat apenas nombrados, escucharlos explicar que no hay mejor aliado en el continente africano que Marruecos, polo de excelencia económica, monarquía ilustrada en ruta permanente hacia la democracia, muro contra el islamismo radical y tierra de contrastes, entre tradición y modernidad; si bien es evidente que las cosas no son tan simples”. Eso sí, cada nuevo presidente francés intenta imprimir su propia huella. Emmanuel Macron no ha sido una excepción, imponiendo a nuevos actores para consolidar la relación con Marruecos, si bien, tal y como afirman colaboradores muy próximos al presidente, éste prefiere el contacto directo con Mohamed VI, sin intermediarios de ningún tipo. La última persona reclutada por Macron ha sido Leila Slimani, escritora franco-marroquí ganadora del Premio Goncourt en 2016, nombrada representante personal del presidente para la francofonía, llamada a jugar un rol estratégico en el eje París-Rabat. A pesar de las nuevas incorporaciones, las tradicionales redes se mantienen intactas alrededor de personalidades conocidas.

    Justicia a la carta para Rabat

    Una profunda crisis diplomática entre Marruecos y Francia se instaló en febrero de 2014 porque un juez de instrucción francés quiso citar al máximo responsable de la Dirección General de la Seguridad Nacional (DGSN) y, al mismo tiempo, de la Dirección General de Vigilancia del Territorio (DGST, en sus siglas en francés), el contraespionaje marroquí, Abdelatif Hamuchi, cuyo nombre figuraba en la instrucción de varios casos por torturas. El desencuentro duró algo más de un año, traduciéndose, a instancias de la parte marroquí, en un bloqueo oficial de la cooperación judicial entre Rabat y París, si bien los inconvenientes también afectaron, de forma subrepticia eso sí, a otros ámbitos clave de la relación, como la seguridad, y de forma particular al intercambio de informaciones en materia de lucha antiterrorista, y la economía. Encallada la situación, en junio de ese mismo año el entonces presidente, el socialista François Hollande, resolvió ocuparse personalmente del dossier para lo cual entró en contacto con Élisabeth Guigou, presidenta de la Comisión de Asuntos Exteriores en la Asamblea Nacional francesa y exministra de Justicia. La opción de Guigou no fue fortuita, ya que se trataba de una nativa de Marruecos, país donde vivió hasta sus 18 años de edad, manteniendo significativas conexiones en el corazón de Palacio a través de André Azoulay, consejero de Mohamed VI.

    “Hollande encomienda a Guigou el establecimiento de contactos discretos con las altas esferas del poder en Rabat para determinar cuáles son sus expectativas concretas y atajar una de las crisis bilaterales más profundas desde la publicación en 1990 de Nuestro amigo el rey, de Guilles Perrault”, afirma Bruksy. El trabajo de Perrault, al que Bruksy hace mención, destapó hace ya casi tres décadas los crímenes cometidos por Hasán II contra su pueblo con la aquiescencia de las élites políticas francesas, desatando, de paso, las iras marroquíes. El todopoderoso ministro del Interior marroquí, Driss Basri, acudió en persona a París para significarle a su homólogo galo, Pierre Joxe, la ira de Hasán II, impeliéndolo a interrumpir la comercialización del libro. La inacción francesa, su negativa a prohibir la difusión de la obra, una medida arbitraria y liberticida que no sería comprendida por la opinión pública francesa, hace que el régimen marroquí reaccione con virulencia, acusando al Elíseo de ser el auténtico instigador del libro, multiplicando las acciones y campañas contra intereses franceses y bloqueando numerosos documentos de la agenda bilateral. “Rabat llegó a orquestar la compra en grandes cantidades de mi obra para que no fuese accesible al gran público y, de este modo, paliar su efecto en la opinión pública”, recuerda Perrault, cuyo libro sigue a día de hoy proscrito en Marruecos.

    Apenas un mes después del encargo hecho por Hollande, la que fuera titular de Justicia francesa efectuó una primera visita a Marruecos, donde se reunió con el soberano y varios de sus consejeros. “Mohamed VI manifestó (a Élisabeth Guigou), abiertamente, su exasperación contra el poder judicial francés, exigiéndole una solución legislativa para proteger a los altos mandatarios de su régimen ante eventuales persecuciones en el Hexágono”, explica Bruksy. En la mente del rey estaba el informe del general Hosni Benslimane, quien era el máximo responsable de la Gendarmería Real, objeto, junto con otros altos mandos, de una orden de arresto internacional emitida en 2007 por el juez francés Patrick Ramaël por su presunta implicación en la desaparición de Mehdi Ben Barka, líder opositor a Hasán II. Según explica Bruksy, “la demanda marroquí es muy precisa y pretende la aprobación de disposiciones legales para que los magistrados franceses dejen en manos de sus homólogos marroquíes los casos que impliquen a altos dirigentes del régimen”.

    A su vuelta a París, el Gobierno encomienda a Guigou la elaboración de un protocolo adicional a la convención de cooperación judicial en materia penal entre la República francesa y el Reino de Marruecos. “¿Quiénes somos nosotros para juzgar a nuestros amigos marroquíes? Son capaces de solucionar sus asuntos y allí la Justicia es totalmente independiente”, aseguraba Guigou en la comisión parlamentaria frente a juristas y representantes de ONG. Finalmente, en enero de 2015, un borrador del protocolo adicional fue presentado a Mohamed VI. “El monarca y sus consejeros se muestran satisfechos y, tras su visto bueno, el proyecto ya puede ser adoptado por la Asamblea Nacional”, expone Bruksy.

    Macron, portavoz de Palacio

    Invitado en junio de 2017 para compartir un ftour de ramadán, el “desayuno” que marca la ruptura del ayuno durante el mes sagrado musulmán, Emmanuel Macron, no dudó en erigirse el defensor del poder marroquí. En la rueda de prensa posterior a su encuentro con Mohamed VI fue interrogado sobre la ola de represión que se abate sobre el Hirak (movimiento) contestatario en el Rif desde hace meses, donde cientos de personas han sido arrestadas, entonces Macron rompió públicamente una lanza a favor del poder de Rabat. “Tras la discusión que hemos mantenido (con Mohamed VI) no albergo temor alguno a ningún tipo de voluntad represiva, de la naturaleza que sea”, afirmó sin ambages del presidente francés, convertido en portavoz de Palacio, que hasta el momento no había proferido comentario alguno sobre la situación en la región rifeña. “Mientras la opinión pública francesa es condicionada por su principal mandatario con respecto a las bondades de la excepción marroquí, el monarca moderno no duda en reprimir cualquier tipo de oposición a sus poderes casi absolutos, a la sazón en el Rif”, condena Bruksy. Esta primera visita de menos de 24 horas de Macron a Marruecos como presidente de Francia, sin ningún ministro, pretendía mostrar la proximidad entre París y Rabat, una amistad que, en ocasiones, trasciende lo racional.

    El gesto cobra mayor importancia si se tiene en cuenta que la primera visita de Estado de Macron a un país del Magreb fue a Argelia y que, por tanto, para no molestar al rey de Marruecos, se imponía algún tipo de iniciativa. La solución, una rápida visita en la que se pretendían poner de relieve las relaciones personales. Unas relaciones que, en el caso de Macron, se remontan a cuando éste era gerente del banco de negocios Rothschild, y fue el artífice de una importante transacción entre el grupo de Xavier Beulin, líder del sector agroindustrial francés y presidente de la Federación Nacional de Sindicatos de Productores Agrícolas (FNSEA), y la Sociedad Nacional de Inversiones (SNI), el holding real. Como miembro del Consejo de Vigilancia del Instituto de Prospectiva Económica del Mundo Mediterráneo (IPEMED), un think tank creado en 2006 por Jean-Louis Guigou, marido de Élisabeth Guigou, y cuyo consejo de orientación integra el propio André Azoulay, Beulin adquirió el 41% de la empresa de aceite Lesieur Cristal por 130 millones de euros. Mientras que se negociaba la compra durante 2011, en constante comunicación con Aziz Akhannouch, ministro de Agricultura marroquí, próximo a Mohamed VI y hombre de negocios, uno de los más ricos del Reino; Xavier Beulin ejercía presión en los pasillos del Parlamento europeo para conseguir que se adoptara el acuerdo agrícola Marruecos-UE, finalmente promulgado el 16 de febrero de 2012.

    Baluarte en la cuestión saharaui

    La capacidad de Marruecos para movilizar sus redes de influencia en Francia está particularmente acentuada cuando se trata de defender su posición en la cuestión del Sáhara Occidental. A modo de ejemplo, Rabat dio al traste con la candidatura de Laila Aïchi a las elecciones de 2017 para la novena circunscripción de los franceses del extranjero, por la formación de La República en Marcha (LREM), de Emmanuel Macron. Arnaud Leroy, entonces miembro de la dirección colegial de LREM, declara que “tras recibir numerosas presiones, Aïchi fue apartada para evitar un incidente diplomático con Marruecos, ya que ésta se había manifestado contraria a la ‘ocupación’ marroquí del Sáhara Occidental”. El sustituto de Leila Aïchi fue el francés de origen marroquí M’jid el Guerrab, quien siempre había militado en el Partido Socialista antes de integrar, in extremis, LREM, gozando con el apoyo de figuras políticas francesas y marroquíes, como Jack Lang, Aziz Akhannouch o el propio André Azoulay. El Guerrab fue elegido diputado, obteniendo el 76% del total de votos de los franceses de Marruecos. “El Sáhara Occidental es el único conflicto a evitar, a cualquier precio, con Rabat, ya que podría degenerar en un desencuentro susceptible de derivar en crisis bilateral”, estiman fuentes diplomáticas galas destinadas en Rabat.

    “Francia adopta una escrupulosa neutralidad diplomática de fachada, pero no es un secreto que en lo concerniente a la cuestión saharaui París es un aliado incondicional de Marruecos”, señala el politólogo y exministro marroquí Abdellá Saaf. Neutral en apariencia, Francia es muy activa en lo referente al diferendo del Sáhara Occidental. Cuando en 2015 Estados Unidos quiso adoptar una resolución en Naciones Unidas que hacía extensiva la Misión para la celebración de un referéndum en el Sáhara Occidental (Minurso) al control de los derechos del hombre en la zona, Francia, miembro permanente del Consejo de Seguridad, redobló esfuerzos hasta el último minuto para que este proyecto fuera retirado. Para Saaf, “es una evidencia que Francia no aceptará nunca un Estado independiente saharaui o que esta región no sea controlada por Marruecos”. Una cuestión paradigmática, central para Marruecos, en la que las redes de influencia del país magrebí en Francia se mantienen vigilantes en aras de la defensa de los intereses estratégicos de Rabat en la antigua provincia española.

    David Alvarado

    Fuente : esglobal.org, 05 junio 2018

    Tags : Marruecos, Francia, Sahara Occidental, lobbying, cabildeo,

  • Grande y dolorosa será la décepción de Nayib Bukele

    Desde la aparición en 2014 del pirata que actúa bajo el pseudónimo de « Chris Coleman », lo que se les da por llamar diplomacia marroquí ya no tiene secretos para los saharauis.

    En efecto, gracias a este misterioso hacker, fueron revelados los métodos seguidos por las autoridades y diplomáticos marroquíes para arrebatar el apoyo de países africanos y latinoamericanos en la cuestión del Sáhara Occidental. Métodos aprendidos de la metrópoli que brinda sus consejos y protección al reino medieval de Marruecos y por los que mantiene a sus lacayos en varios países del continente africano. Métodos basados en la corrupción, el soborno y el chantaje y que constituyen la base de la persistencia de la mafia conocida con el nombre de « Françafrique ».

    Las citadas revelaciones del « Snowden marroquí » fueron conocidas bajo el nombre de « Marocleaks » destaparon la estrategia de cabildeo (lobbying) marroquí para burlar la legalidad internacional en el contencioso que opone Marruecos a los saharauis. Del presupuesto marroquí, varios millones de dólares son destinados a comprar conciencias de dirigentes, personalidades y periodistas internacionales.

    En Africa y América Latina, Marruecos se aprovecha de la difícil situación económica que atraviesan los dos continentes, americano y africano, a causa de los efectos colaterales de la presión ejercida por los elementos de la economía mundializada, para expresar falsas promesas de ayuda y de cooperación económica a unos países donde la fuente de información sobre Marruecos procede de medios de propaganda creados por este país para dar una imagen de potencia que sólo existe en la imaginación de los dirigentes marroquíes.

    Algunos países africanos se dejaron llevar por la diplomacia de la mitomanía ingeniada por los inquilinos del palacio real de Rabat. Años después, aquellos países que corrieron con Marruecos con el fin de impedir que la organización panafricana se involucre en la búsqueda de una solución al conflicto del Sáhara Occidental, chocaron con la desagradable sorpresa de que, en realidad, el rey Mohamed VI sólo ofrecía espejismos similares a los que se pueden ver en el desierto del Sáhara bajo los aplastantes rayos de un sol de verano.

    Ahora, los únicos países que Marruecos puede movilizar en Africa son Senegal y Costa de Marfil, dos países cuya economía está dominada por las empresas marroquíes Telecom y Attijariwafa Banque.

    Igual será la decepción del nuevo presidente salvadoreño, Nayib Bukele, que seguramentue se llevó una fea intoxicación tras haber comido un cuscús marroquí condimentado con algunas falsas promesas.

    Actúando de esta manera, quizás Marruecos registre un éxito diplomático como el gesto de Bukele que revela, por su rapidez, que se trata de una iniciativa premeditada. Pero más grande será su caida cuando Bukele&Cía se dén cuenta del embuste de los discípulos de Su Majestad el rey de todas las estafas y malas jugadas cuyas víctimas pecaron por credulidad.

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, El Salvador, Nayib Bukele, cabildeo, lobbying, mitomanía,

  • Maroc-Sahara Occidental : La mise à nu du palais royal

    Hocine Adryen

    Le texte définitif du projet d’autonomie marocain a été élaboré à Paris, plus précisément à Matignon, le siège du gouvernement français.

    Cette révélation a été faite par l’auteur du livre « La république de sa Majesté », Omar Brousky, journaliste et professeur marocain de droit constitutionnel à l’université de Settat (Casablanca), paru aux éditions Nouveau Monde en septembre 2017 en France.

    Le livre dévoile les connivences entre la monarchie marocaine et une partie de l’élite politique, économique et médiatique française. Omar Brouksy rappelle que la France est le premier partenaire économique du Maroc, qui compte 700 à 800 sociétés ou filiales de sociétés françaises, ce qui représente plus de 80 000 emplois. Des sociétés qui bénéficient d’importants avantages fiscaux et autres. Il ajoute qu’aujourd’hui 38 000 élèves marocains sont inscrits à la mission française, la plus importante dans le monde-bien après le Canada, par exemple- et il existe une vingtaine d’instituts français. C’est pour cela que, mentionne-t-on, l’Etat français « se l’écrase » à chaque fois qu’il est question du Maroc. De la marche verte à l’affaire du Sahara occidental, le journaliste et professeur de droit constitutionnel à l’université de Settat (Casablanca) propose une enquête sur l’influence de ces nombreuses personnalités du monde politique et culturel français, incarnation d’une certaine idée de l’idylle franco-marocaine, entretenue par des hommes et des femmes de l’ombre recrutés pour « protéger » l’image de la monarchie.

    La marche verte

    C’est pendant la présidence de Giscard d’Estaing que l’idée de la marche verte a germé. Alexandre de Marenches, nommé auparavant à la tête du SDECE par Pompidou, était l’un des interlocuteurs privilégié de Hassan II. En 1975, le Polisario se réunit à Alger. Au menu de cette rencontre : les modalités d’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pouvant aboutir à la naissance d’un Etat sahraoui. Marenches presse alors Hassan II d’agir. Ils imaginent ensemble la Marche verte qui sera lancée le 6 novembre 1975 : plus d 350 000 Marocains transportés dans des camions franchiront la frontière espagnole et « marcheront » sur ce qui sera considéré par la propagande marocaine comme les « provinces du sud récupérées ». Mais huit jours plus tard, un accord est signé discrètement par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie : il établit les conditions du retrait espagnol du Sahara occidental et la partition du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Derrière les rideaux, la France observe d’un œil vigilant ce processus politico-diplomatique, qui donnera naissance plus tard au conflit du Sahara occidental.

    Le soutien diplomatique

    « C’est dans les bureaux des conseillers de Dominique de Villepin, à Matignon, que le texte définitif du projet d’autonomie du Sahara occidental a été arrêté, juste avant le départ de Jacques Chirac. Le royaume avait besoin d’un soutien initial de Paris, un ressort, une déclaration officielle forte de la France pour un départ en fanfare du projet », confie à l’auteur un journaliste français accrédité à l’Elysée.

    Le soutien militaire

    Après le putsch en Mauritanie en 1978 contre le président Mokhtar Ould Daddah, la Mauritanie se désengage du sud du Sahara occidental au profit du Maroc. Ce dernier hérite de plus de 270 000 km2 à sécuriser avec des moyens matériels militaires limités. Là aussi, le soutien militaire de la France vient sauver son ami et allié en lui fournissant des avions de guerre, 24 Mirages.

    Les richesses du sous-sol de Dakhla

    Dakhla et la région de Boukraâ sont les plus connues aujourd’hui. Dakhla pour la pêche (les eaux y sont très poissonneuses), mais aussi pour son agriculture où près d’un millier d’hectares sont consacrés à la culture sous serre, avec une production annuelle de 116 000 tonnes aux mains de militaires marocains ou des notables sahraouis qui ont vendu leur âme et trahi la cause. Le gros de la production est destiné à l’exportation en Europe via des entreprises d’import-export, pour la plupart françaises et espagnoles. La région de Boukraâ regorge de phosphates (8% des exportations marocaines). Signé discrètement en 2012 entre le Maroc et l’UE, l’accord commercial sur les produits agricoles, qui englobe les produits maritimes, profite aussi aux notables sahraouis dont le rapport avec l’Etat marocain est purement clientéliste : l’allégeance de ces « seigneurs du désert » à la position du royaume est monnayée chaque jour à coup de privilèges et de faveurs. Tous les présidents français jusqu’à Emmanuel Macron ont fermé les yeux sur le problème de la gestion des richesses du Sahara occidental.

    L’intervention militaire française au Sahara occidental

    Prétextant la mort de deux coopérants français et l’enlèvement de huit autres par l’armée sahraouie en 1977, le président Valéry Giscard d’Estaing envoie 4 Mirages survoler ces territoires afin de prendre en photo les bases de l’armée sahraouie. L’opération militaire est déclenchée en décembre de la même année : Les colonnes de l’Armée sahraouie sont d’abord repérées par les avions Breguet Atlantic. Ensuite, depuis Dakar au Sénégal où ils étaient stationnés, les avions de chasse Jaguar décollent le 12 décembre pour frapper les colonnes de l’Armée sahraouie. L’opération appelée « Lamantin » a duré six jours seulement, du 12 au 18 décembre.

    Paradis fiscal

    Près de 5 000 entreprises marocaines sont domiciliées dans les territoires occupés pour échapper à l’impôt. Parmi les groupes étrangers qui n’hésitent pas à investir, les entreprises françaises occupent une place de choix. En 2011, le Maroc a accordé au groupe pétrolier Total une autorisation de reconnaissance pétrolière sur la zone maritime d’Anzarane, vaste de quelque 100 000 km2. De 2011 à 2015, le groupe français a mené d’importantes études géologiques et géophysiques. L’autorisation n’a pas été renouvelée en 2015 à la suite des réserves émises par l’ONU.

    Le lobbying marocain

    Le Maroc consacre depuis 2011 un budget considérable au lobbying pour le dossier du Sahara occidental, vis à vis surtout des médias français et également auprès de certains think-tanks. Mais ce sont surtout les journalistes, essentiellement français qui sont grassement payés par le Makhzen pour déformer, voire manipuler l’opinion internationale sur le Sahara occidental et cacher les misères du Maroc. Les documents révélés par Chris Coleman mettent en cause les journalistes Richard Miniter et Joseph Braud qui, dans leurs « analyses », essayaient de transmettre à l’opinion publique américaine que le Front Polisario avait des connexions avec le « terrorisme djihadiste ». Selon Chris Coleman, les deux « analystes » ont été recrutés par Ahmed Charai pour travailler avec la DGED, les services secrets extérieurs du Makhzen. Richard Miniter est un journaliste qui, à chaque fois qu’il traite une question sur l’Afrique du Nord, il le fait en calomniant le peuple sahraoui et l’Algérie et toujours en faisant des louanges au Makhzen (il l’a fait, à titre d’exemple, au New York Times).
    Dans cette documentation, il est à constater que cela coïncide, comme par hasard, avec le fait que Miniter a reçu des milliers de dollars en espèces (60 000 dollars, selon un document) ainsi que des invitations à faire des voyages de luxe au Maroc. Joseph Braud, pour sa part, a également publié des articles diffamatoires à l’encontre du peuple sahraoui et a également reçu de l’argent du « contact » des services du Makhzen. Selon les documents révélés par Chris Coleman, il a aussi élaboré pour les services marocains des rapports sur les journalistes américains favorables à la cause sahraouie et la méthode de les neutraliser.

    La documentation révélée par Chris Coleman découvre également la connexion avec le Makhzen du professeur Henri Louis Védie et du journaliste Vincent Hervouet. Henri-Louis Védie est un professeur d’économie étroitement lié à une organisation qui porte le nom cynique de Association de Promotion des Libertés Fondamentales, créée un peu avant le procès injuste des dirigeants du camp de protestation de Gdeim Izik dans le but de rédiger un étonnant rapport selon lequel ce jugement était « équitable ». Une publication française avait dévoilé, à l’époque, son financement par le Makhzen. Les révélations de Chris Coleman »nous dévoilent que les services de Makhzen ont compté sur Védie pour écrire un livre sur l’économie marocaine (il va de soi qu’il fait des éloges au Makhzen) en échange, bien sûr, d’argent. Vincent Hervouët, quant à lui, est un rédacteur la chaîne de télévision française LC1.

    Selon ces documents, ce journaliste rapportait au « journaliste » marocain Ahmed Charai, sur les efforts déployés pour que dans sa chaîne de télévision soient transmis des pseudo-informations qui s’en prenait à l’Algérie ou en diffusant des calomnies sur de prétendus liens du Front Polisario avec le « terrorisme ». Tout cela en demandant des « faveurs » pour passer des vacances au Maroc. Chris Coleman affirme que le « recruteur » et « contact » de ces individus qui travaillent pour le lobby pro-marocain est Ahmed Charai. Ce dernier ne devrait pas être un inconnu de l’opinion publique espagnole.

    En effet, le magazine Epoca (tel que rapporté par El Semanal Digital, dans son édition du 11 Septembre 2008), a écrit que le nom de Ahmed Charai « peut vous être complètement inconnu, mais si on vous dit qu’il est le directeur du site L’Observateur.ma, qui a signalé, il y a une semaine, l’ancien président José María Aznar comme étant le père de l’enfant de la ministre de la Justice française, Rachida Dati, vous allez comprendre ».

    La même publication nous rapporte que, comme par hasard, parmi les collaborateurs de ce média qui ont calomnié José María Aznar López, se trouve … Vincent Hervouet ! Chris Coleman fournit plusieurs documents qui prouvent que Charai a été arrêté le 14 septembre 2011 par les autorités de l’immigration américaines à l’aéroport international de Dulles, en provenance de Paris. La raison ? Dans sa déclaration douanière, il a dit qu’il n’avait pas plus de 10.000 dollars en argent liquide … il a dit qu’il en avait 4 000 sur lui. Mais en réalité, il en portait cinq fois plus. Et, curieusement, dans des enveloppes. Concrètement, selon la décision du tribunal qui l’a condamné, il avait sur lui 15 000 dollars dans trois enveloppes (de 15 000, 3 000 et 2 000 dollars). Selon Chris Coleman, cet argent était destiné au paiement des lobbyistes pro-marocains. Ce qui est plus intéressant vient après. En effet, après avoir avoué sa culpabilité devant le juge, il a pu poursuivre ses activités de lobbying aux Etats-Unis, garanti par John J. Hamre, président du SCRS (Centre d’études stratégiques et internationales), selon un document fourni par Chris Coleman. Inutile de dire que cette entité, le CSES (dont est membre l’éminent Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara espagnol au Maroc) offre une couverture aux personnes et publie des « analyses » qui dénigrent systématiquement le peuple sahraoui.

    Il est un autre aspect encore plus stupéfiant dans les documents divulgués par Chris Coleman : on y apprend qu’une poignée de journalistes français, de L’Express, du Point, de Libé et de LCI, pigent depuis des années pour un site de presse, L’Observateur du Maroc, dont le rédacteur en chef, Mohammed Charai, ne cesse de réclamer des subsides à deux hauts dirigeants du renseignement marocain, afin de rétribuer ces précieux collaborateurs, en échange d’articles favorables aux thèses marocaines dans -encore- l’affaire du Sahara occidental.

    Source : Le Jeune Indépendant, 18 janvier 2018

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Chris Coleman, hacker, diplomatie, lobbying,

  • Marruecos: la desnudez del palacio real

    Hocine Adryen

    El texto final del proyecto de autonomía marroquí se redactó en París, específicamente en Matignon, la sede del gobierno francés.

    Esta revelación fue hecha por el autor del libro « La República de Su Majestad », Omar Brousky, periodista y profesor marroquí de derecho constitucional en la Universidad de Settat (Casablanca), publicado por Editions Nouveau Monde en septiembre de 2017 en Francia.

    El libro revela la connivencia entre la monarquía marroquí y parte de la elite política, económica y mediática francesa. Omar Brouksy recuerda que Francia es el principal socio económico de Marruecos, que tiene de 700 a 800 empresas o subsidiarias de empresas francesas, lo que representa más de 80,000 empleos. Empresas que disfrutan de importantes impuestos y otros beneficios. Agrega que hoy 38,000 estudiantes marroquíes están inscriptos en la misión francesa, la más grande del mundo, mucho después de Canadá, y hay aproximadamente veinte institutos franceses. Por eso, se menciona, el estado francés « lo aplasta » cada vez que se trata de Marruecos. Desde la marcha verde hasta el asunto del Sahara Occidental, el periodista y profesor de derecho constitucional de la Universidad de Settat (Casablanca) propone una investigación sobre la influencia de estas muchas personalidades del mundo político y cultural francés, la encarnación de un alguna idea del idilio franco-marroquí, sostenido por hombres y mujeres de la sombra reclutados para « proteger » la imagen de la monarquía.

    La marcha verde

    Fue durante la presidencia de Giscard d’Estaing que surgió la idea de la marcha verde. Alexandre de Marenches, anteriormente nombrado jefe de la SDECE por Pompidou, fue uno de los interlocutores privilegiados de Hassan II. En 1975, el Polisario se reunió en Argel. En el menú de esta reunión: cómo organizar un referéndum para la autodeterminación del pueblo saharaui que podría conducir al nacimiento de un estado saharaui. Marenches luego presiona a Hassan II para que actúe. Imaginarán juntos la Marcha Verde que se lanzará el 6 de noviembre de 1975: más de 350,000 marroquíes transportados en camiones cruzarán la frontera española y « caminarán » sobre lo que será considerado por la propaganda marroquí como las « provincias del sur recuperadas ». Pero ocho días después, España, Marruecos y Mauritania firman discretamente un acuerdo: establece las condiciones para la retirada española del Sáhara Occidental y la partición del territorio entre Marruecos y Mauritania. Detrás de las cortinas, Francia observa con atención este proceso político-diplomático, que dará a luz más tarde en el conflicto del Sáhara Occidental.

    Apoyo diplomático

    « Es en las oficinas de los asesores de Dominique de Villepin, en Matignon, que el texto final del proyecto de autonomía del Sáhara Occidental se detuvo justo antes de la partida de Jacques Chirac. El reino necesitaba el apoyo inicial de París, una primavera, una fuerte declaración oficial de Francia para comenzar en el proyecto « , dice el autor, un periodista francés acreditado en el Elíseo.

    Apoyo militar

    Después del golpe de Estado de Mauritania en 1978 contra el presidente Mokhtar Ould Daddah, Mauritania se separó del sur del Sáhara Occidental a favor de Marruecos. Este último hereda más de 270 000 km2 para asegurar con un equipo militar limitado. Allí, también, el apoyo militar de Francia viene a salvar a su amigo y aliado al proporcionarle aviones de combate, 24 Mirage.

    Las riquezas del subsuelo de Dakhla

    Dakhla y la región de Boukraâ son las más conocidas hoy en día. Dakhla para la pesca (las aguas están muy llenas de peces), pero también para su agricultura, donde casi mil hectáreas se dedican al cultivo en invernadero, con una producción anual de 116 000 toneladas a manos de soldados marroquíes o Notables saharauis que vendieron su alma y traicionaron la causa. La mayor parte de la producción está destinada a la exportación a Europa a través de empresas de importación y exportación, principalmente francesas y españolas. La región de Boukraâ está llena de fosfatos (8% de las exportaciones marroquíes). Firmado discretamente en 2012 entre Marruecos y la UE, el acuerdo comercial sobre productos agrícolas, que incluye productos marítimos, también beneficia a prominentes saharauis cuya relación con el estado marroquí es pura mecenazgo: la lealtad de estos  » « Señores del desierto » en la posición del reino se acuña cada día por privilegios y favores. Todos los presidentes franceses hasta Emmanuel Macron han hecho la vista gorda ante el problema de la gestión de la riqueza en el Sáhara Occidental.

    Intervención militar francesa en el Sahara Occidental

    Fingiendo la muerte de dos cooperantes franceses y el secuestro de otros ocho por el ejército saharaui en 1977, el presidente Valery Giscard d’Estaing envía 4 Miragees sobrevolando estos territorios para tomar una fotografía de las bases del ejército saharaui. La operación militar se desencadena en diciembre del mismo año: las columnas del Ejército Saharaui son descubiertas por primera vez por los aviones Breguet Atlantic. Luego, desde Dakar hasta Senegal, donde estaban estacionados, los aviones de combate Jaguar despegaron el 12 de diciembre para atacar las columnas del Ejército Saharaui. La operación llamada « Manatí » duró solo seis días, del 12 al 18 de diciembre.

    Paraíso fiscal

    Cerca de 5.000 empresas marroquíes tienen su domicilio en los territorios ocupados para escapar del impuesto. Entre los grupos extranjeros que no dudan en invertir, las empresas francesas ocupan un lugar de elección. En 2011, Marruecos otorgó al grupo petrolero Total una licencia de reconocimiento de petróleo en la zona marítima de Anzarane, una vasta área de unos 100.000 kilómetros cuadrados. Desde 2011 hasta 2015, el grupo francés ha realizado importantes estudios geológicos y geofísicos. La autorización no se renovó en 2015 a raíz de las reservas formuladas por la ONU.

    Lobby marroquí

    Desde 2011, Marruecos ha estado gastando una cantidad considerable de dinero ejerciendo presión sobre el problema del Sáhara Occidental, especialmente con los medios franceses y algunos grupos de expertos. Pero son sobre todo los periodistas, en su mayoría franceses, a los que el Majzen paga muy bien para distorsionar o manipular la opinión internacional sobre el Sáhara Occidental y ocultar las miserias de Marruecos. Los documentos revelados por Chris Coleman involucran a los periodistas Richard Miniter y Joseph Braud que, en sus « análisis », intentaron transmitir al público estadounidense que el Frente Polisario tenía conexiones con el « terrorismo yihadista ». Según Chris Coleman, los dos « analistas » fueron reclutados por Ahmed Charai para trabajar con el DGED, el servicio secreto externo Makhzen. Richard Miniter es un periodista que, cada vez que aborda una cuestión sobre el norte de África, lo hace difamando al pueblo saharaui y a Argelia y siempre alabando a Makhzen (lo hizo, como ejemplo, en The New York Times).

    En esta documentación, cabe señalar que esto coincide, coincidentemente, con el hecho de que Miniter ha recibido miles de dólares en efectivo ($ 60,000, según un documento), así como invitaciones para hacer viajes de lujo a Marruecos. . Joseph Braud, por su parte, también publicó artículos difamatorios contra el pueblo saharaui y también recibió dinero del « contacto » de los servicios Makhzen. Según los documentos revelados por Chris Coleman, también ha preparado para los servicios marroquíes informes sobre periodistas estadounidenses favorables a la causa saharaui y el método para neutralizarlos.

    La documentación revelada por Chris Coleman también descubre la conexión con el Makhzen del profesor Henri Louis Vedie y el periodista Vincent Hervouet. Henri-Louis Vedie es un profesor de economía estrechamente vinculada a una organización que lleva el nombre cínica Dirección de Promoción de las Libertades Fundamentales, creada poco antes del juicio injusto de los líderes del campamento de protesta de Gdeim Izik con el fin de preparar una increíble informe que este juicio fue « justo ». Una publicación francesa había dado a conocer, en ese momento, su financiación por el Majzen. Las revelaciones de Chris Coleman « revelan que los servicios de Makhzen se basaron en Vedic para escribir un libro sobre la economía marroquí (no hace falta decir que elogia al Makhzen) a cambio, por supuesto, de dinero. Vincent Hervouët, mientras tanto, es editor del canal de televisión francés LC1.

    De acuerdo con estos documentos, el periodista informó el « periodista » marroquí Ahmed Charai, en los esfuerzos para su canal de televisión se transmiten pseudo-información que estaba atacando a Argelia y calumnias difusión sobre los presuntos vínculos del Frente Polisario con « terrorismo ». Todo esto pidiendo « favores » para pasar unas vacaciones en Marruecos.

    Chris Coleman dice que el « reclutador » y el « contacto » de estas personas que trabajan para el lobby pro-marroquí es Ahmed Charai. Este último no debería ser desconocido para el público español. De hecho, la revista Epoca (según lo informado por El Semanal Digital, en su edición del 11 de septiembre de 2008), escribió que el nombre de Ahmed Charai « puede ser completamente desconocido para usted, pero si le dicen que él es el director » desde el sitio web L’Observateur.ma, que informó hace una semana, el ex presidente José María Aznar como el padre de la hija del ministro de Justicia francés, Rachida Dati, lo comprenderá.

    La misma publicación nos dice que, como por casualidad, entre los colaboradores de este medio que calumniaron a José María Aznar López, está … ¡Vincent Hervouet! Chris Coleman proporciona varios documentos que prueban que Charai fue arrestado el 14 de septiembre de 2011 por las autoridades de inmigración de los Estados Unidos en el aeropuerto internacional Dulles de París. La razón ? En su declaración de aduana, dijo que no tenía más de $ 10,000 en efectivo … dijo que tenía 4,000 en él. Pero en realidad, llevaba cinco veces más. Y, curiosamente, en sobres.

    Específicamente, de acuerdo con la decisión del tribunal que lo sentenció, tenía $ 15,000 en tres sobres ($ 15,000, $ 3,000 y $ 2,000). Según Chris Coleman, este dinero fue destinado al pago de cabilderos pro marroquíes. Lo que es más interesante viene después. De hecho, después de confesar su culpabilidad ante el juez, que fue capaz de continuar sus actividades de presión en los Estados Unidos, garantizada por John J. Hamre, presidente del CSIC (Centro de Estudios Estratégicos e Internacionales), de acuerdo con un documento proporcionado por Chris Coleman. No hace falta decir que esta entidad CSES (que es un miembro de la eminente Henry Kissinger, el arquitecto jefe de la entrega del Sahara español en Marruecos) proporciona cobertura para las personas y publica « análisis » que denigrar sistemáticamente al pueblo saharaui. Hay otro aspecto aún más asombroso en los documentos divulgados por Chris Coleman: sabemos que un puñado de periodistas franceses, L’Express, Le Point, la liberación y la LCI, se sumerge durante años para un sitio web de noticias , Observador de Marruecos, cuyo director, Mohammed Charai, sigue exigiendo subsidios a dos líderes de alto nivel de la inteligencia marroquí para premiar a estos empleados valiosos a cambio de artículos favorables a la tesis marroquí en -still- el asunto del Sahara Occidental.

    Fuente : Asovessa, 12/01/2018

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, Chris Coleman, hacker, pirata, ONU, Estados Unidos, Francia, Lobbying,

  • Joe Biden reembolsa donaciones de campaña de cabildero para Qatar, Marruecos

    La campaña del ex veep dice que rechaza las donaciones de cabilderos extranjeros

    La campaña presidencial de Joe Biden ha reembolsado dos donaciones de un cabildero para Qatar y Marruecos que violaron la política del ex vicepresidente de no aceptar efectivo de cabilderos.

    Biden recibió un total de $ 2,800 de Jay Footlik, un cabildero estadounidense registrado como representante de las embajadas de los países, según un informe que la firma de Footlik presentó ante el Departamento de Justicia el mes pasado. El dinero llegó solo unos días después de que Biden lanzó su oferta a la Casa Blanca a fines de abril.

    El sitio web de la campaña de Biden señala que el ex vicepresidente no acepta donaciones de cabilderos federales, incluidos aquellos como Footlik que están registrados bajo la Ley de Registro de Agentes Extranjeros.

    En una entrevista, Footlik dijo que la campaña de Biden había reembolsado el dinero y que no sabía sobre la política cuando hizo las contribuciones en línea. Un portavoz de Biden se negó a discutir las contribuciones, pero dijo que la campaña rechazaría las donaciones que violan sus políticas. El primer informe de recaudación de fondos del candidato se publicará el próximo mes.

    Footlik es un socio comercial de Richard Smotkin, quien atrajo el escrutinio luego de organizar un viaje a Marruecos en diciembre de 2017 para el ex secretario de Trump EPA Scott Pruitt. Unos meses después del viaje financiado por los contribuyentes por $ 100,000, Smotkin firmó su contrato de $ 40,000 al mes con el gobierno marroquí. Pruitt renunció el año pasado bajo una nube de investigaciones éticas. Footlik se unió a la firma de Smotkin, ThirdCircle, en enero.

    El dúo también representa al Ministerio de Cultura y Deportes de Kazajstán, y anteriormente ha representado a la embajada de Turquía, la embajada de Serbia, la compañía petrolera estatal de Azerbaiyán, un banco sudanés y el gobierno de Timor-Leste.

    Los reembolsos se producen en medio de un creciente escrutinio de la influencia de los lobbistas extranjeros en Washington, DC, y del lugar de los lobbistas en el sistema político. Casi una docena de candidatos a la presidencia demócrata han rechazado públicamente el dinero de los cabilderos, aunque no todos han discutido específicamente sobre los cabilderos extranjeros. En marzo, la senadora Kamala Harris también reembolsó dos donaciones de agentes registrados para los gobiernos de Jordania y Bermudas.

    Mientras tanto, Biden todavía ha realizado eventos de recaudación de fondos con ejecutivos corporativos que supervisan el cabildeo pero que no están registrados como cabilderos.

    « Los lobbistas son casi una parte inevitable del sistema en este momento, a menos que los candidatos tomen una postura en contra de eso », dijo Anna Massoglia, investigadora del Centro para la Política Responsiva, que mantiene una base de datos de registros de lobbistas extranjeros. « Hay muchas maneras de eludir el compromiso contra las contribuciones directas de los cabilderos a las campañas ».

    La ley federal exige que cualquier persona que trabaje para un gobierno, partido político u organización extranjera en una « capacidad política o cuasi política » se registre como agente extranjero en el Departamento de Justicia e informe regularmente sus donaciones políticas. Solo se les permite hacer contribuciones de campaña con su propio dinero personal, no se permiten las donaciones de ciudadanos o entidades extranjeras.

    Fuente: Mercury News

    Tags : Cabildeo, Estados Unidos, Marruecos, Joe Biden, lobbying,

  • Pour sortir du guêpier saharien, le Maroc invoque les rabbins

    Parmi les expressions populaires très utilisées se trouve « ne plus savoir à quel saint se vouer ». Cependant, cette expression n’est pas applicable qu roi roi du Maroc. Il a des centaines de saint d’un genre très particulier : les rabbins. Il les honore constamment avec ses « wissam » et il a Mème demandé leur bénédiction, selon une vidéo publiée sur Youtube. Il a même épousé une femme des Bennani, une famille d’origine juive convertie à l’Islam.

    Dans ses opérations de lobbying, le Maroc s’appuie ses relations tissées depuis des années avec les lobby juifs aux Etats-Unis, le pays « porte-plumes » des résolutions du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental qui constitue l’essence de la diplomatie marocaine en vue d’affirmer son occupation de ce territoire riche en ressources naturelles.

    Les Etats-Unis, c’est aussi le pays qui a bousculé la politique marocaine qui, jusqu’à présent, s’accomodait, à l’aide de la France, du statu quo.

    En effet, Washington a tapé sur la table pour dire qu’il faut mettre fin au financement à une mission de paix présente sur le territoire du Sahara Occidental depuis 28 ans sans rien faire.

    A cela s’ajoute que la détermination de la population autochtone n’a pas bougé d’un iota et elle est prête à reprendre les armes si l’ONU jette l’éponge.

    Bien sûr, la situation est édulcorée par la presse jaune (pour ne pas dire rose) en vue d’entretenir le délire du peuple marocain sur cette terre qui ne lui appartient que dans les textes de la MAP et dans ses rêves les plus fous.

    Cependant, il y a un détail qui ne trompe pas sur l’état de désespoir du Makhzen dans ce contentieux et c’est l’invocation des liens du Maroc avec le judaïsme. Dernièrement, ce thème est quotiennement invoqué par la presse marocaine dans le cadre d’une campagne lancé par le roi en personne deux semaines avant l’adoption de la résolution 2468(2019) lorsqu’il et même Mohammed VI a demandé le 16 avril la construction d’un nouveau musée juif.

    A titre d’exemple, nous citons les titres suivants :

    13 mai : « Egoz ou le drame du « hrig » des juifs du Maroc » Le site Zamane rappelle l’histoire du bateau qui a coulé avec des juifs à bord qui fouillaient l’enfer du Maroc (Zamane)

    12 mai : Rapporte qu’un pèlerinage juif est organisé chaque année à Essaouira par le grand rabbin David Pinto, autour de la tombe du grand rabbin Rabbi Haïm Pinto. Un véritable moment de recueillement et de retrouvailles pour toute la communauté juive marocaine en provenance des quatre coins du monde (Le Matin)

    11 mai : Le statut des juifs marocains pendant le Protectorat (Discovery Morocco)

    8 mai : Plus de 2000 Marocains ont visité Israël en 2018 (H24)

    7 mai : [+212] De l’importance de redonner un visage à la diaspora juive marocaine (Huffpost)

    3 mai : Une exposition à Bruxelles met en exergue la cohabitation millénaire entre Juifs et Musulmans au Maroc (L’observateur du Maroc)

    2 mai : André Azoulay : « Musulmans et Juifs au Maroc ont cultivé une mémoire partagée, devenue le fondement de leur destinée et de leur identité contemporaine» (Le Matin)

    30 avr : Maroc : ce que pense la communauté israélite des élections de ses membres (Marocains du monde)

    29 avr : Canada: La communauté juive marocaine célèbre la Mimouna à Toronto (MAP)

    20 avr : Le roi ordonne la tenue des élections des Instances représentatives des communautés juives du Maroc – Des élections non tenues depuis 1969 (Huffpost)

    16 avr : Mohammed VI la construction d’un nouveau musée juif (le360)

    Tags : Maroc, Mohammed VI, lobbying, Sahara Occidental, Etats-Unis, rabbins, ONU, MINURSO,

  • Marocleaks : El Wikileaks que destapó los periodistas franceses a sueldo de Marruecos

    Wikileaks en Marruecos: un culebrón con periodistas extranjeros a sueldo

    Desde principios de octubre Chris Coleman, un perfil anónimo, y las autoridades de Marruecos juegan al ratón y el gato en las redes sociales. El primero cuelga, sobre todo en Dropbox, un servicio gratuito de almacenamiento online, documentos y correos confidenciales que anuncia a través de Twitter; los segundos solicitan que se borren esos archivos y hasta han logrado que se cierre la cuenta desde la que tanto les incordian. Él abre otra.

    El que se esconde detrás de Chris Coleman no es un profesional al estilo de Julian Assange y el equipo de Wikileaks. Es probablemente un hacker, con simpatías por el independentismo saharaui, a juzgar por algunos de los perfiles a los que sigue en Twitter. Si fuera más ducho y dispusiera de más recursos habría abierto una página web en algún remoto servidor en la que colgaría el material robado.

    Si fuera más astuto tampoco mezclaría documentos de sumo interés con otros privados e íntimos y además irrelevantes -como las fotos de la boda y cartas de la vice ministra de Exteriores de Marruecos- creando así cierta confusión. Cuesta un poco separar la paja del trigo.

    Los « papeles » revelados por Chris Coleman ponen al descubierto la labor del servicio secreto exterior marroquí, la Dirección General de Estudios y Documentación (DGED), que dirige Yassin Mansouri, para conseguir que think-tanks y periodistas de Estados Unidos y de Francia -hay también un caso en el Reino Unido- defiendan la « marroquinidad » del Sáhara Occidental y, de paso, arremetan contra Argelia y el Frente Polisario.

    El hombre clave aparenta ser Ahmed Charai, director del semanario L’Observateur du Maroc, que ordena las transferencias o hace los pagos en efectivo y da cuenta de ello a Mansouri o a su jefe de gabinete. Por llevar grandes cantidades de dinero en metálico y no declararlas fue detenido, en septiembre de 2011, en el aeropuerto de Dulles (Washington). Él ha reconocido que su correo ha sido pirateado desde 2010, pero asegura que los documentos publicados fueron manipulados. No explica en qué ha consistido la alteración.

    Charai intercambiaba correos con periodistas franceses que cobran 6.000 euros por artículo o que le pedían un anticipo de 38.000 euros en mano so pretexto de que debían mudarse de casa. A cambio le anunciaban que en sus informaciones dejarían, por ejemplo, caer que los terroristas de Al Qaeda que habían secuestrado a dos franceses en Malí venían de los campamentos de refugiados saharauis de Tinduf o que el Movimiento Autonómico de Cabilia, en Argelia, va ganando peso.

    En sus correos no se menciona a ningún periodista ni think-tank español aunque, a través de la empresa pública Office Chérifien des Phosphates (OCP), Rabat financia programas en al menos dos de ellos. La trama tiene, no obstante, una vertiente española porque fue Charai quién publicó en su semanario, en septiembre de 2008, el bulo que atribuía al expresidente José María Aznar la paternidad de la hija de Rachid Dati. La Audiencia Provincial le condenó en 2011 a indemnizar a Aznar con 90.000 euros que le abonó.

    Solo la prensa argelina y algunas publicaciones online afines al Polisario, como el blog del catedrático Carlos Ruíz Miguel, se han hecho eco de estas revelaciones. La prensa convencional marroquí las ha ignorado. Un puñado de diarios digitales sí las ha recogido, pero para hacer hincapié, generalmente, en documentos económicos o en las recomendaciones del ministro de Asuntos Exteriores, Salahedin Mezzouar, para que su hija obtenga un buen trabajo.

    En el Parlamento marroquí no ha habido ninguna pregunta no ya sobre cómo se gasta el espionaje el dinero público en seducir a periodistas -es un tema secreto- sino sobre un informe de la consultora McKinsey, encargado por el palacio real y entregado en septiembre, sobre la estrategia a seguir para desarrollar el país. Chirs Coleman lo puso en Dropbox. Nadie ha expresado tampoco en Rabat preocupación alguna porque correos de su servicio secreto salgan a la luz.

    Si la ausencia de debate en Marruecos no sorprende demasiado; la inexistencia de reacciones en Francia llama más la atención. Los periodistas cuyos nombres aparecen en los papeles de Chris Coleman no son unos desconocidos. Tres de ellos son reputados expertos en el Magreb -un cuarto desempeña un cargo clave en la televisión con más audiencia- y las revelaciones de Chris Coleman arrojan una sospecha sobre todo lo que han escrito y contado en tertulias estos últimos años.

    Francia es el país europeo en el que la prensa dedica más atención al Magreb, pero de los trapos sucios desvelados por el anónimo de Twitter no se ha publicado, a día de hoy, ni una sola línea. Será que en Francia también perro no come perro.

    Source : Orilla Sur, 22 oct 2014

    Tags : Maroc, France, Sahara Occidental, chris coleman, hacker, piratage, lobbying,