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  • Le style rococo du nouveau palais du roi du Maroc à Paris

    Mohamed VI : le style rococo de son nouveau palais à Paris

    Ignacio Cembrero

    Le média espagnol Vanitatis fait la lumière sur le nouveau palais de Mohamed VI à Paris, en publiant des photos exclusives. La même source a indiqué que celui-ci est le cinquième monarque le plus riche du monde, selon diverses estimations de publications spécialisées, notant que l’influence du palais royal de Rabat a réussi à faire taire certains médias, comme le magazine « Paris Match », qui a publié un reportage sur le palais parisien avant d’être retiré quelques heures plus tard.

    À l’extérieur, le bâtiment correspond au style haussmannien qui caractérise l’urbanisme parisien au XIXe siècle, mais à l’intérieur, dans la décoration et le mobilier, le style rococo élaboré qui est né en France au milieu du XVIIe siècle prédomine.

    Il s’agit de l’hôtel particulier parisien acquis fin juillet par le roi Mohamed VI du Maroc, âgé de 57 ans, à en juger par les photographies du catalogue élaboré par Belles Demeures de France, filiale de Christie’s International Real Estate, qui a mis en vente la propriété au nom de son propriétaire, Khaled bin Sultan Abdulaziz Al-Saud, membre de la famille royale d’Arabie Saoudite et ancien vice-ministre de la défense.

    La transaction a été révélée la semaine dernière par « Africa Intelligence », une publication spécialisée française, qui a estimé que le bâtiment avait été acquis pour environ 80 millions d’euros, mais son prix est probablement plus élevé parce que sa taille est plus grande que celle annoncée.

    C’est ce qu’a implicitement reconnu Marie-Hélène Lundgreen, directrice des Belles Demeures de France, dans des déclarations publiées aujourd’hui, jeudi, par le quotidien français « Le Figaro ». « Je peux dire que pendant notre mandat, nous avons reçu des offres [pour vendre l’hôtel particulier] qui étaient proches des prix publiés par la presse, mais elles ont été rejetées », a déclaré la directrice.

    Dans la dernière ligne droite des négociations pour son achat, l’agence immobilière spécialisée dans le logement de luxe n’intervient plus, mais se développe directement entre les représentants du propriétaire saoudien et, du côté marocain, le secrétaire particulier du roi, Mounir Majidi, et le principal avocat du monarque, Hicham Naciri.

    Le palace a en effet été acquis par la société française SCI Deschannel, créée début juillet, qui est détenue à 99,9% par le souverain alaouite et gérée par Majidi, selon Africa Intelligence.

    Les deux parties ont conclu l’accord le 28 juillet, 24 heures avant que Mohammed VI ne prononce son discours principal de l’année, le discours du Trône, qui commémore son intronisation en tant que roi il y a 21 ans. Il y a exhorté les Marocains à unir leurs forces pour lutter contre la pandémie qui, a-t-il reconnu, « affecte profondément les revenus des familles ». Le Maroc, comme d’autres pays, subit la plus grande crise économique et sociale de son histoire à cause du covid-19.

    Construit en 1912 par le célèbre architecte René Sergent, le bâtiment a une façade de 35 mètres au 20 rue Emile Deschanel, à deux pas de la Tour Eiffel et surplombant le Champ de Mars, l’esplanade paysagée au bout de laquelle, en bordure de la Seine, se trouve la célèbre tour.

    Sa superficie est de 2 145 mètres carrés, auxquels il faut ajouter 229 mètres carrés de terrasses, quelque 300 mètres carrés de jardin et 585 mètres carrés de sous-sol et de parking. A l’intérieur, il y a une dizaine de chambres, une piscine couverte, une grande salle de jeux et un espace spa. Le nouveau propriétaire va-t-il le garder tel quel ou va-t-il procéder à des réformes ?

    La presse marocaine ignore la nouvelle

    Les médias audiovisuels marocains ont ignoré la nouvelle de l’achat royal à Paris et seuls trois médias écrits numériques ont osé la publier, transgressant ainsi la censure voilée en vigueur au Maroc. La presse internationale en a largement parlé, généralement sous un angle négatif. Mohammed VI, le « roi des pauvres », de plus en plus éloigné de son peuple », titre le quotidien belge Le Soir. Lorsqu’il montait sur le trône, le monarque marocain aimait se présenter comme « le roi des pauvres ». L’influence du palais royal de Rabat a cependant réussi à faire taire certains médias, comme le magazine « Paris Match », qui a publié un reportage qui a été retiré quelques heures plus tard.

    L’annonce de l’achat immobilier a été largement commentée, généralement avec indignation, dans les réseaux sociaux. « Un vieux proverbe arabe conseille à celui qui n’a honte de rien de continuer de faire ce qu’il entend. Mohammed VI se trouve exactement dans cette situation. L’homme vient en effet de faire l’acquisition d’un hôtel particulier pour 80 millions d’Euros », a écrit, par exemple, le Marocain Salah Elyacoubi, basé à Genève, sur Twitter.

    Les trois sœurs du monarque et, surtout, sa mère, Latifa Amahzoum Alaoui, qui vit à Paris avec son nouveau mari, possèdent des biens dans la capitale française. Depuis qu’il a vendu sa résidence de 715 mètres carrés sur l’Esplanade des Invalides en 2011, Mohammed VI a parfois séjourné dans des hôtels de luxe, généralement près des Champs-Elysées. Lorsqu’il passe de longues périodes en France, il séjourne principalement au château de Betz (Picardie), à environ 75 km au nord-est de Paris, que son père, le roi Hassan II, a acheté en 1972.

    Si cet été Mohamed VI s’est offert le palais parisien, il y a deux ans, il a acquis le luxueux voilier Badis 1, long de 70 mètres. On ne sait pas combien elle lui a coûté, mais l’hebdomadaire « Tel Quel » de Casablanca a indiqué que son précédent propriétaire, le millionnaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros.
    Le cinquième monarque le plus riche du monde

    La fortune de la famille royale marocaine est estimée à environ 6,97 milliards d’euros, dont environ 4,85 milliards correspondraient à Mohamed VI, qui se classe ainsi au cinquième rang des monarques les plus riches du monde, selon diverses estimations de publications spécialisées. Par l’intermédiaire de Siger, la holding royale marocaine, le roi est le principal actionnaire d’Al Mada, un fonds d’investissement qui possède de nombreuses entreprises au Maroc et à l’étranger.

    Bien que Mohamed VI n’ait pas voyagé à l’étranger cette année en raison de la pandémie, il a pris de longues vacances dans son propre pays. Du début juillet à la mi-août, il se reposait à la résidence royale de Rincón, tout près de Ceuta. Il s’est ensuite installé à Al Hoceima, la capitale du Rif, également située au bord de la mer, où il prévoit de rester jusqu’au week-end prochain. Il retournera ensuite à Rabat.

    Source : Tlaxcala, 20 oct 2020

    Tags : Maroc, Mohammed VI, palais, Paris, luxe,




  • Magazine Gala : Violente attaque contre le roi du Maroc

    Décidément, l’achat par le roi du Maroc d’un palais au pied de la Tour Eiffel a eu des effets colatéraux imprévus. Si, avec cette initiative, Mohammed VI a voulu prouver sa proximité avec l’Elysée, la presse française et internationale ainsi que l’opinion publique marocaine ne le voient pas de cet oeil. En effet, ce qui a été relevé, c’est surtout le goût du souverain marocain pour le luxe.

    Le magazine people Gala revient sur toutes « les folies du monarque » depuis le célèbre épisode de la voiture de James Bond (Aston Martin) dont la réparation a poussé le roi Mohammed VI a mobiliser un avion C-130 pour la transporter jusqu’au Royaume Uni. S’agissant de voitures de luxe, M6 ne lésine pas dans les moyens. Pour preuve, les 600 voitures du garage royal.

    Rappellant le classement du roi du Maroc en tant que 2cinquième monarque le plus riche du monde », Gala affirme que « sa fortune colossale lui permet de dépenser sans compter et de faire de nombreuses folies » sans oublier d’indiquer que cela « n’est pas au goût de ses sujets », notamment en cette période de pandémie qui constitue une dure épreuve pour la majorité des citoyens marocains qui se trouvent privées des moyens de subsistance les plus élémentaires.

    Concernat la « dernière trouvaille » du monarque, le palais qui appartenait à un prince saoudien, la revue française indique qu’il s’agit d’un pied-à-terre à Paris de plus de 80 millions d’euros composé d’un jardin, d’une terrasse, d’une piscine couverte et de bien d’autres infrastructures en plein cœur du 7e arrondissement de Paris.

    Gala revient aussi sur d’autres dépenses faramineuses dont l’achat d’un jet privé Gulfstream offert en cadeau à son fils Moulay El Hassan, le prince héritier, l’acquisition d’un yacht au prix de 60 millions d’euros…

    Le magazine des coeurs français a oublié de mentionner la montre du roi acheté à 1 million 2002 dollars, les 5 millions dépensés en une semaine de vacances dans les îles grècques, le collier d’or offerte à la ministre israélienne Tzipi Livni par la princesse Lalla Salma, épouse du roi disparue depuis 2017.

    Au Maroc, c’est un secret de polichinelle : la famille royale dépense sans compter. Tant pis pour l’image de « roi des pauvres »!

    Tags : Maroc, Mohammed VI, palais, Paris, luxe, dépenses,


  • Maroc – La fortune d’un roi riche, l’infortune d’une population pauvre

    Depuis la mort de Hassan II en Juillet 1999, son fils Mohammed VI est devenu en 2020 un des monarques les plus riches du monde, mais cette fortune insolente fait face à une population marocaine qui souffre à cause des profondes inégalités sociales qui prévalent au Maroc, et dont les individus restent soumis à une violente répression politique et policière.
    Mohammed VI, Roi du Maroc
    En effet, avec 8,2 milliards de dollars, le monarque chérifien de 56 ans occupe le 9ème rang du classement établi par le média anglais Love Money en Mars 2020.
    Une richesse qui assure à la famille royale un train de vie indécent aux yeux de la population, comme le démontrent les dépenses de fonctionnement du Palais Royal en 2020, évaluées à plus de 230 Millions d’Euros ce qui représente deux fois plus que celles de l’Elysée qui se sont établies pour la même année à 105,316 Millions de dollars !
    Et quitte à comparer notons que le Produit Intérieur Brut marocain a été évalué en 2019 à 122 Milliard d’€, 22 fois moindre que celui de la France qui dépasse les 2700 Milliards d’€ !
    C’est dire l’incongruité de tels frais, que personne ne peut expliquer et qui pourraient pourtant servir à combler la fracture sociale et la misère dans laquelle survit plus de 10 millions de marocains.
    Beaucoup en effet se demandent à quoi servent la vingtaine de palais, ces milliers d’hectares de terres agricoles pour la plupart confisquées par Hassan II, le Yacht à 90 millions de dollars, la montre d’1,2 millions de dollars ou encore les 5 millions d’euros pour une semaine de vacances que le monarque marocain a passé avec sa famille dans les îles helléniques…
    Un étalement de richesse qui n’est plus défendu aujourd’hui que par les quelques courtisans d’un Roi dont l’avidité pour le luxe n’est plus un secret et n’apporte rien pour la population du Royaume chérifien. Et c’est ainsi que le Maroc enregistre un piètre indice de développement humain, qui classe le pays dans le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), à la peu reluisante 121ème place sur 189 pays…
    La richesse du Roi du Maroc, qui perçoit tout de même un salaire dépassant les 40.000 Euros mensuels, provient en grande partie des investissements qu’il a entrepris à travers le Holding Al Mada, anciennement Société Nationale d’Investissement (SNI), qui s’est accaparé de plusieurs secteurs porteurs (Banque, Assurance, télécommunications, métallurgie, immobilier, mines, énergies renouvelables, distribution…) aussi bien au Maroc mais également à l’étranger.
    Le Holding Al Mada est chapeauté par deux autres holdings appartenant également à la famille royale: la Siger et la Ergis comme vous pouvez le voir ci-après.
    De même, chacun des frères et sœurs de Mohammed VI dispose de son propre holding d’investissement : Providence holding pour le prince Moulay Rachid, et Unihold, Yano Participation et Star Finance pour, respectivement, les princesses Lalla Meryem, Lalla Asma et Lalla Hasna et qui leur assure plusieurs millions d’Euros de revenus chaque année…
    Cette fulgurante réussite de la famille Royale dans les affaires, le Makhzen la doit à Mou­nir El Majidi.
    Mounir Majidi, né le 19 Janvier 1965 à Rabat, a présidé dans l’ombre pendant dix ans l’association qui gère le fameux festival Mawazine de Rabat, avant d’en transmettre la gestion à Abdeslam Ahizoune, un autre adulateur du palais, l’ex ministre des Postes et des Télécommunications, des Télécommunications, et actuel président de Maroc Telecom…
    Mounir Majidi, cité dans le scandale des Panama Papers, est l’homme de confiance de Mohamed VI. Il est son Secrétaire Particulier depuis 2000 et depuis 2020 Président de la Siger, le principal actionnaire de la holding royale de contrôle et la Société Nationale d’Investissement (SNI), qui avait absorbé l’Omnium Nord Africaine (ONA), devenue en 2018 le holding royal Al Mada .
    C’est Majidi qui a fait d’Al Mada la plus grande holding privée du Maroc et le fer de lance des réformes économiques du Pays.
    Hassan Ouriaghli, un ami de Mounir Majidi a été désigné en 2014 Directeur de Al Mada, celui-ci avait été Président du Directoire de l’Entreprise Optorg, filiale d’El Mada à Paris, et dont l’objet social est la distribution spécialisée incluant l’équipement industriel et la distribution automobile en Afrique. Le roi est également concessionnaire automobile…
    Enfin, notons que c’est Majidi qui est le principal artisan de la politique d’investissement dans les pays du Sahel et à l’échelle du continent africain. C’est lui qui a poussé d’Attijariwafa Bank, pour devenir le premier réseau bancaire en Afrique, avec 4 930 agences et plus d’un milliard de dollars investis sur le continent depuis 2010. Et elle est majoritairement détenue par le fonds Royal Al Mada…
    C’est par elle que le Roi du Maroc a promis ”d’aider” les africains à se développer et a exigé en novembre 2019, de Mohamed El Kettani, PDG de la banque Attijariwafabank de signer un mémorandum d’entente avec le fonds africain African Guarantee Fund dans le but d’encourager le financement des PME africaines… Des investissements qui tardent à se concrétiser avec la crise financière nous dit-on !
    Mais la réussite dans les affaires de la famille royale et d’une caste réduite de nantis proches du Makhzen, n’a pu étouffer les scandales et autres facettes peu reluisantes du trône, que Rabat a toujours essayé d’étouffer. En vain…
    En effet, le site d’investigation marocain Ledesk avait enquêté et publié plusieurs articles sur des sociétés off-shore impliquant le roi Mohammed VI, telle la SMCD Ltd, enregistrée aux îles Vierges et gérée par Mounir Majidi et dont l’ayant droit économique est le roi Mohammed VI. Cette société a été citée comme actionnaire d’une autre société, Alliances Développement Immobilier (ADI), cotée à la Bourse de Casablanca…
    Cela démontre que l’argent du royaume est transféré à l’étranger pour échapper au fisc, déposé dans des paradis fiscaux, puis à nouveau blanchi au Maroc par celui qu’on avait désigné un temps le Roi des pauvres… Mais ce qualificatif n’a pas tenu longtemps.
    En 2015, de nouvelles révélations faisant part de comptes bancaires ouverts le 11 octobre 2006 à la HSBC Private Bank en suisse, codétenus avec son secrétaire particulier, Mounir El-Majidi avaient choqué l’opinion publique au Maroc. Il faut dire qu’il y a de quoi, entre le dernier trimestre 2006 et le 31 mars 2007, le solde maximal de ce compte s’établissait à 7,9 millions d’euros, alors qu’en même temps les Marocains résidant au Maroc, étaient interdits de détenir un compte bancaire à l’étranger…
    Et ces révélations font très mal à la famille Royale tant elles informent l’opinion publique marocaine du décalage entre le faste de la dynastie Alaouite et de ses protégés, contrastant avec les conditions sociales et économiques d’un peuple dont le quotidien ne cesse de dégrader comme l’a précisé le dernier rapport de la Banque Mondiale
    Pour faire face au déferlement d’informations sur l’affairisme inquiétant de la famille royale par une presse libre et indépendante, le Makhzen a, comme à son d’habitude, recours aux seules méthodes qu’il connait et qu’il affectionne particulièrement pour faire taire toute contestation démocratique : le harcèlement judiciaire, la désinformation, la manipulation et le chantage. Un véritable programme !
    En 2012, le journal le Monde avait publié une affaire de corruption concernant équipementier aéronautique américain Baysis impliquant Majidi. Ahmed Benchemsi, chercheur à l’université Stanford (Etats-Unis) et ex-directeur du magazine marocain “TelQuel” était l’auteur de cet excellent article. Il y affirmait que ”M. Majidi, également le premier annonceur publicitaire du pays, a démontré sa capacité à boycotter des journaux jusqu’à les acculer à la faillite.’’
    En effet, est à la tête d’une belle affaire d’affichage public et qui jouit de toutes les facilités dans plusieurs municipalités marocaines…
    Les propos de Benchemsi sont confirmés par le chercheur et professeure en relations internationales Jesùs Garcia Luengos et Laurence Thieux, dans leur rapport sur les Médias en ligne au Maroc :
    ”La presse en ligne a gardé une partie des défauts de la presse écrite dans la mesure où une partie d’entre elle s’aligne sur les partis politiques et alimente la polarisation de la scène politique entre le PJD et le PAM. Ces deux partis ont beaucoup investi dans les nouvelles technologies de l’information (NTI) pour élargir leurs bases d’influence. Ces deux partis politiques ont leur propre réseau médiatique qu’ils contrôlent directement ou indirectement. Selon certains experts, le Parti Authenticité et Modernité (PAM) créé par Fouad Ali Himma, conseiller du Roi et ami d’enfance, a influencé plusieurs médias de façon décisive avec des apports économiques conséquents et dont ils sont devenus dépendants pour assurer leur viabilité financière.’’
    Pour info, Fouad Ali El Himma est le camarade de classe du Roi Mohammed VI, et également camarade d’enfance de Mounir Majidi qui le cotôyait lorsque Majidi avait été ”adopté” par la princesse Lalla Nezha, sœur de Hassan II, pour tenir compagnie à son fils Naoufel Osmani.
    Le gouvernement marocain totalement soumis au Makhzen, à en perdre toute crédibilité populaire, use de tout son pouvoir et de utilise tous les subterfuges pour tenter de protéger le Trône et faire oublier le train de vie fastueux du Roi et de sa cour dans l’esprit d’une tradition ancestrale et archaïque, alors que des millions de citoyens marocains vivent, eux, sous le seuil de pauvreté.
    C’est cette situation qu’avait dénoncé le Hirak marocain, symbolisé en la personne de Nasser Zefzafi, ce natif d’El Hoceima dans le Rif, torturé et jeté en prison pour 20 ans, alors qu’il ne réclamait que l’amélioration de la situation socio-économique de ses concitoyens.
    Pour contrer les incessantes revendications d’un peuple meurtri dont ne se fait écho qu’une presse étrangère, le pouvoir marocain a recours à une presse locale aux ordres, flatteuse et obséquieuse telle un baise-main royal, souvent fabriquée par la police politique zélée du Royaume chérifien.
    En exemple les chaines de TV Medi 1 ou 2M, ainsi que le portail en langues arabe et française le360.ma. Ce média appartient à la société Edit Holding, une société détenue par Mme Aïcha Bouayad-Amor, ex-directrice de la communication de la banque Société Générale au Maroc, et au Galeriste et critique d’art, Aziz Daki, notoirement très proche de Mounir Majidi qui l’a recruté comme directeur artistique et porte-parole du Festival Mawazine, alors qu’il avait entamé sa carrière professionnelle comme simple journaliste au quotidien Aujourd’hui le Maroc, au sein duquel il a travaillé pendant quatre ans. Un journaliste qui n’a jamais fait autre chose que maquiller la vérité à ses concitoyens…
    C’et ainsi que fonctionne le Maroc, un pays de castes et d’intouchables que dédommage une famille royale en fonction des mensonges qu’ils véhiculent, sur la sahara occidental, sur le puissant voisin algérien ou même sur les démocrates qui aspirent à de meilleurs jours…
    Ce système de prédation fait de pressions, d’intrigues courtisanes et de corruption n’est au final avantageux que pour la seule couronne. Il ne tient debout que par sa capacité à réprimer les populations et éviter une révolte contre un royaume entièrement tourné vers le seul développement de la fortune royale au détriment de tout un peuple…
    Quel Dommage !
    Bachir Outaghani
    Algérie Part, 25 avr 2020
    Tags : Maroc, Mohammed VI, fortune, luxe, Fouad Ali El Himma, Mounir El Majidi, Al Mada, SNI,
  • Le roi du Maroc est dans son château à Betz de peur d’une révolution

    « Le roi du Maroc est dans son château à Betz de peur d’une révolution ». C’est le titre de cet article qui a attiré l’attention de la boîte d’Abdelmalek Alaoui, une boîte chargée de ce qu’on appelle « veille médiatique » et qui consiste à surveiller tout ce qui est publié sur la toile, notamment sur le Maroc.

    Cet article a été publié par le site « ghazli.com » qui n’existe plus, mais dont nous avons une copie grâce à un email confidentiel de la DGED.

    Voici son texte intégral:

    Le roi du Maroc est dans son château à Betz de peur d’une révolution

    Le courage du roi du Maroc l’a amené à se planquer en France dans un château confortable sur le dos de son peuple.

    Il a fait de son pays une attraction pour les Français, Anglais et Espagnoles en livrant son peuple comme de la main d’œuvre à bas coût.

    Il a donné l’opportunité aux femmes de devenir la femme de ménage, la cuisinière et selon les lieus à la prostitution comme à Marrakech et à Agadir.

    Les hommes doivent se contenter au métier de service mais au même tarif.

    Le seul avenir au Marocain c’est la révolution ou venir en Europe car il est impossible de survivre au Maroc.

    Marine Lepen ne dit rien quand 60000 Français vivent au Maroc pour profiter des bas salaires et le prix de l’immobilier moins cher.

    Avant la vente de son pays aux étrangers un Marocain pouvait acheté un Riad pour 15000 euros mais après l’invasion des étrangers le même Riad vaut 150 000 euros alors que le salaire de 200 euros ne donnera jamais la possibilité un marocain a être propriétaire.

    Le roi du Maroc vie vraiment comme un roi et détient dans chaque ville impérial un énorme palace .

    Lundi 31 Janvier 2011

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Château de Betz, luxe, vacances, loisirs,

  • Maroc : étalage de luxe royal en mer pendant que les Marocains émigrent en masse

    La diffusion de chiffres, en général tenus secrets, sur l’augmentation de l’émigration clandestine marocaine vers l’Espagne rappelle une douloureuse réalité qui contraste avec les vacances de la famille royale en Méditerranée, entre yacht et voilier

    Ignacio Cembrero

    Ils étaient à peu près une centaine de convives, le dimanche 14 juillet, à bord du Badis 1, le nouveau bateau du roi Mohammed VI, qui avait jeté l’ancre face à la résidence royale de M’diq, sur la côte nord du Maroc, pas loin de Tétouan.

    Le souverain âgé de 55 ans avait invité le gratin de Casablanca et de Rabat à venir assister, pieds nus pour que leurs semelles noires ne salissent pas le pont, à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de longueur, parmi les dix plus grands du monde.

    En fait, ces hôtes de marque ont dû se rendre deux fois à M’diq. D’abord le samedi, le jour fixé pour l’invitation. Une fois sur place, on leur a indiqué, sans autre explication, qu’elle était repoussée de 24 heures. Ils sont donc revenus, vêtus de leurs plus beaux costumes, le lendemain.

    Cette fois, le roi était bien là pour les accueillir, accompagné de ses trois fidèles amis depuis quatorze mois, les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec qui il passe le plus clair de son temps.

    Mohammed VI possédait déjà une vielle goélette retapée, El Boughaz 1, longue de 62 mètres, mais pour le vingtième anniversaire de sa montée sur le trône, il s’est offert un autre voilier encore plus long et bien plus moderne.

    Combien l’a-t-il payé ? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca signale que son ancien propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros. On ne saura cependant pas son prix de vente car le palais royal ne communique pas sur ce sujet.

    Un yacht qui se loue jusqu’à 600 000 euros la semaine

    Pendant que Mohammed VI recevait ses invités à bord, son fils, le prince héritier, Moulay Hassan (16 ans), sa fille, Lalla Khadija (12 ans), et son ex-femme, Lalla Salma (41 ans), étaient eux aussi en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, en mer Égée, d’après la presse grecque.

    De l’île de Skiathos, ils ont appareillé le 7 juillet pour une croisière de dix jours à bord du Serenity, un yacht de luxe dont la location coûte entre 550 000 et 600 000 euros la semaine, un chiffre donné également par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Cet étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de chiffres, en général tenus secrets, sur la montée en puissance de l’émigration clandestine marocaine par mer vers l’Espagne.

    Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2 109 rafiots sur les côtes espagnoles.

    Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

    Ces statistiques ne figurent pas sur le site du ministère de l’Intérieur espagnol, qui se refuse à donner un décompte des arrivées par nationalité pour ne pas froisser les autorités à Rabat en pointant du doigt l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc.

    Mais Madrid communique les données qu’elle recueille à des organismes comme Frontex (l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières) qui, à son tour, les transmet à la Commission européenne. Ils figurent donc dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure daté du 9 juillet.

    Ces statistiques ne prennent en compte qu’une partie du phénomène migratoire marocain. Quand les immigrés subsahariens posent le pied sur les plages andalouses, ils cherchent à se faire prendre, sachant qu’ils vont être logés et nourris pendant près de deux mois et que leurs chances de se faire expulser sont minimes.

    Il en va tout autrement des Marocains et des Algériens dont 36 % et 32 % des harragas appréhendés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Une fois débarqués, ils cherchent donc à tout prix à passer entre les mailles du filet des forces de sécurité espagnoles. Combien sont-ils à y parvenir ?

    À ceux-là s’ajoutent ceux qui rentrent légalement en Espagne mais qui y restent de façon irrégulière une fois leurs économies expirées.

    À peu près 17 % des 15 000 saisonnières marocaines embauchées en 2017 pour la cueillette des fraises dans la province de Huelva (sud-ouest) ne sont pas rentrées au pays, selon une enquête de l’agence de presse espagnole EFE. Revenir chez soi était pourtant une condition indispensable pour toucher une partie du salaire qui leur est retenu jusqu’à leur retour.

    L’Espagne est certes la principale porte d’entrée des Marocains en Europe, mais elle n’est pas la seule. « Les émigrés marocains arrivant en Libye confirment que la route aérienne du Maroc vers l’Algérie et, ensuite, vers la Libye, en traversant la frontière terrestre, reste active », signale le rapport européen. Pour les clandestins qui veulent rejoindre l’Europe, la Libye est cependant devenue un cul de sac.

    Un changement politique rapide dans leur pays

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Marocains soient de plus en plus nombreux à quitter le royaume. Le baromètre du monde arabe publié par la BBC fin juin indique que 44 % d’entre eux souhaitent émigrer – 17 % de plus qu’il y a trois ans – mais ce pourcentage grimpe jusqu’à 70 % quand la question est posée aux moins de 30 ans. Les Marocains étaient aussi, parmi les Arabes, ceux qui souhaitaient en plus grand nombre (49 %) un changement politique rapide dans leur pays.

    Si les autorités marocaines cherchent à endiguer, surtout depuis février, l’émigration des subsahariens vers l’Europe, elles ne montrent pas le même empressement quand il s’agit de leurs propres citoyens. Les statistiques espagnoles le démontrent, mais aussi les témoignages de certains harragas, surtout des Rifains, qui racontent souvent aux officiers de police qui les interrogent à quel point il leur a été facile de partir par la mer.

    Au ministère de l’Intérieur à Rabat, on doit sans doute tenir le raisonnement suivant : moins les jeunes contestataires resteront au Rif, plus la région la plus frondeuse sera tranquille. C’est dans la baie d’Al Hoceima, la capitale du Rif, que le Badis 1 mouille, avec le roi à bord, depuis la nuit du mercredi.

    « Est-ce qu’après le Soudan et l’Algérie, la prochaine révolte aura lieu au Maroc ? », se demandait la BBC en analysant les résultats marocains de son sondage sur le monde arabe. La question est plus que jamais d’actualité après l’étalage de luxe maritime à M’diq et en mer Égée pendant que d’autres Marocains traversent cette même mer sur des barques de fortune.

    Un peu plus de 200 clandestins, en majorité subsahariens mais aussi quelques Marocains, se sont déjà noyés cette année sur le chemin de l’Espagne d’après Frontex.

    La presse marocaine est discrète sur l’ostentation de la famille royale, quand elle ne l’ignore pas complètement. Elle ne traite presque pas non plus le phénomène migratoire. Les réseaux sociaux foisonnent, en revanche, de commentaires scandalisés qui versent parfois dans l’insulte. Les plus prudents comparent simplement le prix supposé du voilier avec certaines parties du budget de la santé publique ou de l’éducation au Maroc.

    L’image de la monarchie en prend encore un coup, comme ce fut le cas lors des longs séjours du roi à l’étranger ou durant l’épisode de la montre à plus d’un million de dollars que le roi afficha à la fin de l’été dernier. Est-ce suffisant pour que le Maroc suive le chemin du Soudan ou de l’Algérie ? Difficile à dire, même si bon nombre de Marocains vivent depuis février les yeux rivés sur ce qui se passe chez leur voisin de l’est.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    Ignacio Cembrero

    Ignacio Cembrero est un ancien journaliste des quotidiens espagnols El País et El Mundo pour lesquels il a couvert le Maghreb entre 1999 et 2016. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les relations entre l’Espagne et le Maroc et sur l’immigration musulmane en Espagne. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @icembrero

    Middle East Eye, Samedi 20 juillet 2019

    Tags : Maroc, migration, Mohammed VI, Lalla Salma, yacht, luxe,

  • Maroc : étalage de luxe royal en mer pendant que les Marocains émigrent en masse

    Ignacio Cembrero

    Middle Eats Eye, 20 jui 2019

    La diffusion de chiffres, en général tenus secrets, sur l’augmentation de l’émigration clandestine marocaine vers l’Espagne rappelle une douloureuse réalité qui contraste avec les vacances de la famille royale en Méditerranée, entre yacht et voilier

    Ils étaient à peu près une centaine de convives, le dimanche 14 juillet, à bord du Badis 1, le nouveau bateau du roi Mohammed VI, qui avait jeté l’ancre face à la résidence royale de M’diq, sur la côte nord du Maroc, pas loin de Tétouan.

    Le souverain âgé de 55 ans avait invité le gratin de Casablanca et de Rabat à venir assister, pieds nus pour que leurs semelles noires ne salissent pas le pont, à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de longueur, parmi les dix plus grands du monde.

    En fait, ces hôtes de marque ont dû se rendre deux fois à M’diq. D’abord le samedi, le jour fixé pour l’invitation. Une fois sur place, on leur a indiqué, sans autre explication, qu’elle était repoussée de 24 heures. Ils sont donc revenus, vêtus de leurs plus beaux costumes, le lendemain.

    Cette fois, le roi était bien là pour les accueillir, accompagné de ses trois fidèles amis depuis quatorze mois, les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec qui il passe le plus clair de son temps.

    Mohammed VI possédait déjà une vieille goélette retapée, El Boughaz 1, longue de 62 mètres, mais pour le vingtième anniversaire de sa montée sur le trône, il s’est offert un autre voilier encore plus long et bien plus moderne.

    Combien l’a-t-il payé ? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca signale que son ancien propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros. On ne saura cependant pas son prix de vente car le palais royal ne communique pas sur ce sujet.

    Un yacht qui se loue jusqu’à 600 000 euros la semaine

    Pendant que Mohammed VI recevait ses invités à bord, son fils, le prince héritier, Moulay Hassan (16 ans), sa fille, Lalla Khadija (12 ans), et son ex-femme, Lalla Salma (41 ans), étaient eux aussi en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, en mer Égée, d’après la presse grecque.

    De l’île de Skiathos, ils ont appareillé le 7 juillet pour une croisière de dix jours à bord du Serenity, un yacht de luxe dont la location coûte entre 550 000 et 600 000 euros la semaine, un chiffre donné également par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Cet étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de chiffres, en général tenus secrets, sur la montée en puissance de l’émigration clandestine marocaine par mer vers l’Espagne.

    En mai 2019, le nombre d’immigrés marocains arrivés sur les côtes espagnoles a atteint un pourcentage record (48,08 %)

    Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2 109 rafiots sur les côtes espagnoles.

    Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

    Ces statistiques ne figurent pas sur le site du ministère de l’Intérieur espagnol, qui se refuse à donner un décompte des arrivées par nationalité pour ne pas froisser les autorités à Rabat en pointant du doigt l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc.

    Mais Madrid communique les données qu’elle recueille à des organismes comme Frontex (l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières) qui, à son tour, les transmet à la Commission européenne. Ils figurent donc dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure daté du 9 juillet.Ces statistiques ne prennent en compte qu’une partie du phénomène migratoire marocain. Quand les immigrés subsahariens posent le pied sur les plages andalouses, ils cherchent à se faire prendre, sachant qu’ils vont être logés et nourris pendant près de deux mois et que leurs chances de se faire expulser sont minimes.

    Il en va tout autrement des Marocains et des Algériens dont 36 % et 32 % des harragas appréhendés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Une fois débarqués, ils cherchent donc à tout prix à passer entre les mailles du filet des forces de sécurité espagnoles. Combien sont-ils à y parvenir ?

    À ceux-là s’ajoutent ceux qui rentrent légalement en Espagne mais qui y restent de façon irrégulière une fois leurs économies expirées.
    À peu près 17 % des 15 000 saisonnières marocaines embauchées en 2017 pour la cueillette des fraises dans la province de Huelva (sud-ouest) ne sont pas rentrées au pays, selon une enquête de l’agence de presse espagnole EFE. Revenir chez soi était pourtant une condition indispensable pour toucher une partie du salaire qui leur est retenu jusqu’à leur retour.
    L’Espagne est certes la principale porte d’entrée des Marocains en Europe, mais elle n’est pas la seule. « Les émigrés marocains arrivant en Libye confirment que la route aérienne du Maroc vers l’Algérie et, ensuite, vers la Libye, en traversant la frontière terrestre, reste active », signale le rapport européen. Pour les clandestins qui veulent rejoindre l’Europe, la Libye est cependant devenue un cul de sac.

    Un changement politique rapide dans leur pays

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Marocains soient de plus en plus nombreux à quitter le royaume. Le baromètre du monde arabe publié par la BBC fin juin indique que 44 % d’entre eux souhaitent émigrer – 17 % de plus qu’il y a trois ans – mais ce pourcentage grimpe jusqu’à 70 % quand la question est posée aux moins de 30 ans. Les Marocains étaient aussi, parmi les Arabes, ceux qui souhaitaient en plus grand nombre (49 %) un changement politique rapide dans leur pays.

    Si les autorités marocaines cherchent à endiguer, surtout depuis février, l’émigration des subsahariens vers l’Europe, elles ne montrent pas le même empressement quand il s’agit de leurs propres citoyens. Les statistiques espagnoles le démontrent, mais aussi les témoignages de certains harragas, surtout des Rifains, qui racontent souvent aux officiers de police qui les interrogent à quel point il leur a été facile de partir par la mer.

    Au ministère de l’Intérieur à Rabat, on doit sans doute tenir le raisonnement suivant : moins les jeunes contestataires resteront au Rif, plus la région la plus frondeuse sera tranquille. C’est dans la baie d’Al Hoceima, la capitale du Rif, que le Badis 1 mouille, avec le roi à bord, depuis la nuit du mercredi.

    « Est-ce qu’après le Soudan et l’Algérie, la prochaine révolte aura lieu au Maroc ? », se demandait la BBC en analysant les résultats marocains de son sondage sur le monde arabe. La question est plus que jamais d’actualité après l’étalage de luxe maritime à M’diq et en mer Égée pendant que d’autres Marocains traversent cette même mer sur des barques de fortune.

    Un peu plus de 200 clandestins, en majorité subsahariens mais aussi quelques Marocains, se sont déjà noyés cette année sur le chemin de l’Espagne d’après Frontex.

    La presse marocaine est discrète sur l’ostentation de la famille royale, quand elle ne l’ignore pas complètement. Elle ne traite presque pas non plus le phénomène migratoire. Les réseaux sociaux foisonnent, en revanche, de commentaires scandalisés qui versent parfois dans l’insulte. Les plus prudents comparent simplement le prix supposé du voilier avec certaines parties du budget de la santé publique ou de l’éducation au Maroc.
    L’image de la monarchie en prend encore un coup, comme ce fut le cas lors des longs séjours du roi à l’étranger ou durant l’épisode de la montre à plus d’un million de dollars que le roi afficha à la fin de l’été dernier. Est-ce suffisant pour que le Maroc suive le chemin du Soudan ou de l’Algérie ? Difficile à dire, même si bon nombre de Marocains vivent depuis février les yeux rivés sur ce qui se passe chez leur voisin de l’est.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    *Ignacio Cembrero est un ancien journaliste des quotidiens espagnols El País et El Mundo pour lesquels il a couvert le Maghreb entre 1999 et 2016. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les relations entre l’Espagne et le Maroc et sur l’immigration musulmane en Espagne. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @icembrero
    Tags : Maroc, Mohammed VI, Syberis, Badis I, voilier, yacht, luxe,
  • Maroc : Mohammed VI dans ses petits souliers

    Aux dernières nouvelles, Mohammed VI est dans ses petits souliers, il ne sait plus à quel saint se vouer pour sortir de ce pétrin dans lequel il s’est fourré à cause de la mauvaise gestion de son conseiller et ami intime Fouad Ali El Himma, le véritable roi du Maroc.

    Pour des raisons inconnues, il a voulu clouer sa femme et la condamner à la disparition de la vie publique, mais sa façon de procéder était une grosse erreur étant donné la place de Lalla Salma dans la société bling-bling.

    De scandale en scandale, il a dû faire marche arrière suite à l’éclosion de l’affaire de la princesse Haya de Jordanie qui a dévoilé au grand jour la situation des femmes dans les palais des monarques arabes.

    La presse internationale continue de se poser des questions sur le sort de la princesse marocaine bannie. Pourtant, il suffit d’une photo pour silencer toutes les voix assoiffées de ses nouvelles. Mais non ! Mohammed VI refuse que son ex pose devant une caméra, même s’il s’agit d’une caméra royale ! Tout un mystère qui pourrait cacher un drame.

    Les photos fabriquées de toute pièce à Beni Mellal ou à la Place de Jamaa El Fna n’ont pas convaincu, elles étaient trop mauvaises pour être acceptées. Une photo à bord du bateau Serenity aurait calmé la situation. Cependant, il paraît que c’est trop demander au Makhzen de présenter une preuve de vie de Salma Bennani, la femme qui a ensorcelé le public occidental.

    Mal barré par la répression du Rif, le roi du Maroc, continue d’accumuler les bourdes dont l’achat d’un voilier de luxe à un moment où les marocains peinent à s’assurer le pain quotidien. Il ne fait que confirmer les informations contenues dans le livre Le Roi Prédateur, il ne pense qu’à la belle vie et le sort des marocains est le dernier de ses soucis.

    Rif, Jerada, Zagoura, Lalla Salma, yacht de luxe, Sahara Occidental, dette extérieure… autant de dossiers qui pèsent lourd et qui ne présagent rien de positif pour la monarchie corrompue du Commandeur des Croyants et grand ami des sionistes.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Mohammed VI, luxe, Badis I, Syberis, roi prédateur,

  • Mohammed VI exhibe son voilier de 88 millions € en plein vague de la migration marocaine

    Mohammed VI exhibe son voilier de 88 millions € en pleine vague de la migration marocaine

    Ignacio Cembrero

    Le roi Mohammed VI et sa famille se livrent à une exhibition de luxe maritime , alors que l’émigration clandestine marocaine par voie maritime vers l’Espagne explose

    Une centaine d’invités se sont retrouvés dimanche à bord du «Badis 1», le nouveau navire du roi Mohammed VI ancré devant la résidence royale de Rincon, sur la côte nord du Maroc. Le souverain avait invité les familles riches de Casablanca et de Rabat à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de long, l’un des dix plus grands au monde. Ils ont dû marcher pieds nus pour que la semelle noire de leurs chaussures ne salisse pas la couverture immaculée.

    Ces riches invités ont dû se rendre à deux reprises à Rincon – que les Marocains appellent M’diq – près de Tétouan après que, le samedi, jour prévu pour la cérémonie, ont été expédiés dans leurs plus beaux vêtements sans explication, selon l’un des invités. . Ils revinrent le lendemain et, cette fois, le roi était là pour les recevoir, accompagnés de ses fidèles amis les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec lesquels il passe le plus clair de son temps.

    Ce voilier moderne, baptisé du nom que les Marocains donnent au Peñón de Vélez de la Gomera sous souveraineté espagnole, est le cadeau que s’est offert Mohammed VI pour le 20e anniversaire de son intronisation. Il vient s’ajouter à la goélette El Boughaz 1 – de 62 mètres de long lancée en 1930 mais restaurée – qu’il tient depuis 17 ans. Combien avez-vous payé pour cela? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca a découvert que son précédent propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions de dollars. Le prix de la transaction n’a pas été confirmé car, comme à l’accoutumée, le palais royal n’a pas communiqué à ce sujet.

    Alors que Mohammed VI accueillait ses invités à bord, son fils, le prince héritier Moulay Hassan, âgé de 16 ans; sa fille, Lalla Khadija, 12 ans, et son ex-épouse, la princesse Lalla Salma, étaient également en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, selon des informations parues dans la presse grecque. Le 7 juillet, ils sont partis de l’île d’Esquíatos à bord du yacht «Serenity», a bord duquel ils ont fait une croisière de 10 jours sur la mer Égée. La location de ce bateau de luxe coûte entre 550 000 et 600 000 euros par semaine, chiffre révélé par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Épidémie migratoire

    Cette étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de statistiques, généralement confidentielles, sur la croissance de l’émigration clandestine marocaine par voie maritime en Espagne. En 2018, les Marocains représentaient un peu moins de 22% des 57 498 «harragas» – les «sans-papiers» étant appelés au Maghreb – qui ont atteint les côtes espagnoles à bord de 2 109 navires. Bien qu’au premier semestre de 2019, le nombre total d’immigrés en situation irrégulière ait diminué de 27%, la proportion de Marocains est passée à 29,9%. En mai, ils ont même atteint un record de 48,08%.

    Ces chiffres ne sont pas collectés sur le site du ministère espagnol de l’Intérieur, qui refuse de fournir le décompte des arrivées par nationalités, selon des sources de ce département, afin de ne pas nuire à la sensibilité des autorités de Rabat à révéler l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc. Le ministère de l’Intérieur communique les données qu’il recueille chez des organisations internationales telles que Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, qui les transmet à son tour à la Commission européenne.

    Ces statistiques, rassemblées dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) du 9 juillet, ne tiennent compte que d’une partie du phénomène migratoire marocain. Lorsque des immigrants subsahariens débarquent sur les plages andalouses, ils se laissent arrêter car ils savent qu’après deux mois d’emprisonnement au moins, ils ne risquent probablement pas d’être expulsés. D’autre part, 36% des harragas marocains et 32% des algériens arrêtés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Lors de leur débarquement, ils tentent d’éviter les forces de sécurité. Combien le font? Il n’y a même pas d’estimation.

    S’ajoutent à tous ceux qui franchissent légalement les frontières de l’Espagne mais qui restent dans le pays à l’expiration de leur contrat de travail. L’exemple le plus frappant est celui des 15 000 travailleurs saisonniers marocains embauchés en 2017 pour la collecte de fraises à Huelva. 17% ne sont pas revenus, selon une enquête de l’agence EFE publiée en octobre dernier, alors que le retour est une condition indispensable pour percevoir une partie du salaire retenu.

    L’Espagne est la principale porte d’entrée des Marocains vers l’Europe, mais ce n’est pas la seule. « Les migrants marocains qui arrivent en Libye confirment que la liaison aérienne entre le Maroc et l’Algérie, puis la liaison terrestre entre la Libye et la frontière qui est toujours active », indique le rapport européen du SEAE.

    « Nous avons ouvert les portes »

    De plus en plus de Marocains veulent quitter leur pays. Le baromètre du monde arabe publié à la fin du mois de juin par la BBC indique que 44% souhaitent émigrer, soit 17% de plus qu’il y a trois ans, mais que ce pourcentage atteint 70% chez les jeunes de moins de 30 ans. En outre, près de la moitié des Marocains aspirent à un changement politique rapide dans leur pays, le taux le plus élevé de tous les pays arabes interrogés par le réseau britannique (l’Algérie n’a pas autorisé la BBC à interroger son opinion publique).

    Les autorités marocaines tentent de mettre un terme, surtout depuis février, à l’émigration des Subsahariens vers l’Europe. Mais ils ne montrent pas la même détermination à arrêter leurs citoyens. Les données traitées par Interior montrent, mais également les témoignages de certains «harragas», notamment des Rifains, qui expliquent à la police à quel point il a été facile de mettre le cap sur l’Espagne. « Ils nous ont presque ouvert les portes », confirme un jeune homme qui vient de quitter un centre de détention pour immigrés et préfère rester anonyme car il craint d’être renvoyé.

    Les autorités marocaines facilitent l’émigration de leurs ressortissants en Espagne: « Elles ont presque ouvert les portes »

    « La prochaine révolte arabe aura-t-elle lieu au Maroc, après le Soudan et l’Algérie? » s’est interrogé la BBC lors de l’analyse des résultats du chapitre marocain de son sondage. La question devient plus importante après cette exhibition de luxe maritime à Rincón et dans la mer Égée, tandis que d’autres Marocains traversent cette même mer à bord de bateaux fragiles. Plus de 200 immigrants, principalement des Africains subsahariens, mais aussi une poignée de Marocains, se sont noyés cette année alors qu’ils se rendaient en Espagne, selon Frontex et l’Organisation internationale pour les migrations.

    Des scandales royaux

    La presse marocaine est discrète lorsqu’il s’agit de traiter l’ostentation de la famille royale et les médias audiovisuels ne le mentionne pas non plus. Les journaux numériques ne traitent guère du phénomène migratoire. En revanche, les réseaux sociaux fonctionnent à plein régime. Les commentaires scandalisés abondent, parfois parsemés d’insultes, tandis que les plus prudents se vouent à la comparaison du prix estimé du voilier avec certains éléments des budgets de la santé et de l’éducation publique au Maroc.

    L’image de la monarchie est à nouveau endommagée, comme il y a quelques années, avec les longs séjours du roi à l’étranger – il a passé presque 6 mois hors du pays – ou avec une montre d’une valeur supérieure à 1 million d’Euros qu’il portait au poignet l’été dernier. Sera-t-il suffisant que le Maroc suive le schéma du Soudan ou de l’Algérie comme s’est demandé la BBC? ce qui est sûr, c’est qu’un grand nombre de Marocains suivent presque à la minute ce qui se passe dans l’Algérie voisine, plongée depuis le mois de février dans une révolution pacifique.

    Quant aux autorités espagnoles, elles soupirent parce que Mohammed VI avait passé une longue saison avec le «Badis 1» – il a jeté l’ancre mercredi soir dans la baie d’Al hoceima -. En effet, la marine et la gendarmerie royales marocaines renforcent leur vigilance pour que le voyage du roi et l’émigration baisse. Le monarque alaouite a consacré les deux premières semaines d’août 2018 à parcourir la côte nord de son pays à bord du yacht «Al Lusail», qui lui a été prêté par l’émir du Qatar. Jusque-là, l’immigration en Espagne avait suivi une courbe ascendante, mais ce mois-ci, il y a eu une courte pause. Lorsque le mois de septembre est arrivé, les «harragas» ont à nouveau traversé le détroit en masse.

    Source : El Confidencial, 18 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Badis I, luxe, fortune,

  • Roi du Maroc: douze palais, 600 voitures et une montre à un million (journal néerlandais)

    Mohammed VI, le roi du Maroc, dispose d’une fortune de 5 milliards d’euros, écrit le journal espagnol El Espanol. Le roi mène une vie très luxueuse, alors que ses sujets tentent de joindre les deux bouts avec beaucoup de difficulté.

    Selon le magazine économique Forbes, le roi Mohammed VI est l’homme le plus riche du Maroc, le quatrième homme le plus riche d’Afrique et figure parmi les 10 plus riches monarques du monde. Le roi a en partie hérité de son énorme fortune de son père Hassan II, mais pendant le règne de Mohammed VI, le capital a augmenté.

    La Société Nationale d’Investissement, holding royal, est présente dans tous les secteurs de l’économie marocaine et génère des milliards pour le roi. Aujourd’hui, la société de portefeuille détient des actions dans plus de trente entreprises, y compris des multinationales. De plus, le roi tire des revenus de ses terres et de ses biens immobiliers. A ce la s’ajoute que le roi et sa famille reçoivent également 250 millions d’euros par an du contribuable marocain.

    Le roi fait aussi beaucoup de frais. Il a douze palais, où travaillent au total 1100 employés. Pour payer cela, le roi dépense un million d’euros chaque jour. Mohammed aime aussi le luxe. Il possède environ 600 voitures et une montre à un million, un beau château en France, un voilier de luxe et deux avions privés.

    Le PIB marocain par habitant est de 4400 dollars. Cela place le Maroc à la 86ème place, entre l’Iran (85) et la Jamaïque (87). À titre de comparaison: le PIB néerlandais par habitant est de 48,222 dollars.

    Source : De Kanttegenin, 17 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, luxe, fortune, riche, roi des pauvres, monopole,

  • Badis I, le nouveau caprice du roi du Maroc

    Badis I, yachtLe meilleur yacht supervoilier au monde en 2017, nouveau caprice flottant de Mohammed VI !

    C’est le yacht de 17 millions de dollars où Cristiano Ronaldo a passé ses vacances

    Il y a un peu plus de deux ans, NAUTA360 a montré à quoi ressemblait le Sybarys: une création de Perini Navi, de 70 mètres de longueur, qui venait à ce moment-là d’être récompensée du meilleur supervoilier du monde. Il y a quelques jours, la publication TelQuel a confirmé que ce navire majestueux, renommé Badis 1, appartient au roi du Maroc, Mohamed VI.

    Le bateau, amarré à Puerto de Rincón-M’diq, arbore un drapeau marocain depuis février dernier. Son ancien propriétaire était Bill Duker, ancien avocat devenu entrepreneur en technologie, qui a déboursé entre 70 et 100 millions d’euros pour la construction du ketch dans le chantier naval italien. Deux ans après son lancement, en octobre 2018, toujours selon la publication nord-africaine, Duker a vendu le voilier par l’intermédiaire de la société spécialisée Edmiston. Cela n’a pas dépassé le coût de l’opération, mais l’armateur a demandé 88 millions d’euros.

    Les forums spécialisés ainsi que la base de données d’Equasis et de l’Organisation maritime internationale ont confirmé, selon TelQuel, que Mohamed VI était le nouveau propriétaire du voilier, par l’intermédiaire de la société Project S Vessel Ltd, dont le siège social est situé aux Îles Caïman et Abu Dhabi. Jusqu’en mars 2019, le navire dépendait également de la société émiratie Al Seer Marine Supplies.

    Mais quelle est la particularité de Badis 1? Nous sommes retournés à 2017 pour récupérer les arguments du jury qui l’a proclamé meilleur supervoilier du monde aux prestigieux World Superyacht Awards, où il a remporté autant que voilier de plus de 40 mètres que dans la catégorie absolue, ce qui prouve la beauté et les prestations de cette création du chantier naval transalpin.

    « Sybaris a impressionné non seulement par sa capacité de navigation, en particulier avec des vents legers – alors que de nombreux yachts de sa taille ont recours à l’énergie mécanique – mais aussi par un confort magnifique et une répartition optimale du volume intérieur parfaitement adapté aux besoins du propriétaire », a souligné le jury. Concernant la technologie utilisée pour sa construction, les tests de simulation numérique des voiles, de la plate-forme et des annexes ont été mis en évidence. Ce processus a abouti à « un yacht magnifique, efficace, confortable et techniquement avancé ».

    Il suffit d’un simple coup d’œil pour vérifier la majesté du Badis 1, à commencer par le mât, qui s’élève à 72 mètres au dessus du niveau de la mer et est capable de supporter 3 000 mètres carrés de voiles. Il a la capacité d’accueillir 12 passagers, le même nombre de membres du personnel qui composent l’équipage.

    La superstructure, aérodynamique et contemporaine, arbore une finition impressionnante: un flybridge de 18 mètres de long, plus grand que tout autre yacht de longueur similaire. Avec 850 tonnes, les intérieurs du Sybaris offrent d’énormes espaces ouverts, une entrée de lumière généreuse, un design innovant et des solutions intelligentes d’arrimage.

    Le design extérieur porte la signature du bureau d’études de Perini Navi, tandis que la décoration intérieure est le premier opéra du studio PH Design de Miami.

    Philippe Briand est l’un des principaux responsables du succès du ketch, puisque l’architecte naval du projet a conçu la coque, les annexes du travail en direct, le gréement, le planeur et d’autres caractéristiques principales du bateau.

    Ce supervoilier a également été sélectionné comme finaliste dans six catégories des ShowBoats Design Awards, dont le gala a eu lieu à Kitzbühel (Autriche). Il était le grand gagnant de la soirée, obtenant plus de prix que tout autre superyacht, y compris le meilleur design d’intérieur et le meilleur design d’éclairage.

    Source : Expansion, 11 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Badis I, voilier, bateaux, luxe,