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  • Douze palais, 600 voitures, des montres à un million : la richesse de Mohamed VI après 20 ans de règne

    Sonia Moreno

    Le monarque marocain Mohamed VI a accumulé des richesses inestimables au cours des deux décennies de son règne, mais il a aussi hérité une grande fortune de son père Hassan II, mort le 23 juillet 1999, avec qui il partage l’amour du luxe.

    Le nouveau monarque, affectueusement surnommé M6, a rimpu avec les coutumes de la monarchie alaouite dès le premier jour. Après la mort de son père, il réduit la période de deuil et annonce sa marque de gouvernement : le pragmatisme. Il a estimé que le pays ne pouvait pas se permettre d’arrêter de travailler et a demandé l’administration de reprendre ses activités dès que possible.

    Le Maroc alloue chaque année 250 millions d’euros à la famille royale, bien que cela ne figure pas dans les budgets généraux. En 2015, il avait déjà une fortune estimée à 5 milliards de dollars. Le magazine usaméricain Forbes l’a classé premier dans la liste des plus riches du Maroc, et cinquième sur le continent africain. Voici quelques-unes de ses possessions les plus précieuses.

    1. Douze palais et 1 100 domestiques pour un million d’euros par jour

    Le monarque alaouite possède 12 palais dans le royaume aménagés et fonctionnels avec 1100 serviteurs au cas où il arriverait à tout moment. Leur entretien coûte un million d’euros par jour. Bien que, à la différence à son père, il ne demande pas que dans chaque résidence on cuisine des repas et des dîners au cas où il lui arriverait de se présenter sans préavis.

    Il a son bureau dans le palais royal de Rabat, le plus grand. Il y reçoit les chefs de gouvernement, les monarques et autres invités d’honneur. En fait, à l’intérieur de l’enceinte se trouve un autre palais, le palais des invités, où les rois d’Espagne passent la nuit lorsqu’ils visitent le pays voisin.

    C’est vraiment toute une ville parce qu’à l’intérieur du palais il y a une clinique, une école, une écurie, deux piscines, deux terrains de golf, des courts de tennis, une forêt, un cimetière, un abattoir, et même une prison. Tout cela est décrit dans le livre Le Dernier roi de l’auteur français Jean-Pierre Tuquoi.

    Il a sa résidence dans le Palais de Salé, la ville adjacente à la capitale et, paradoxalement, la plus habitée par les classes laborieuses.

    Pour les vacances d’été, il choisit le nord du pays et, par exemple, cette année, il profite du Palais de Tétouan, situé au cœur de l’ancienne colonie espagnole, où il y a un déploiement de centaines d’agents de sécurité ces jours-ci. Le bâtiment de style hispano-mauresque servait de demeure au sultan qui était sous protectorat espagnol.

    2. Château de Betz en France, à 2 000 km. de Rabat

    Il l’a hérité de son père Hassan II et sert de résidence à sa seconde épouse, Lalla Latifa, mère du roi actuel. Il a été acheté en 1972 à un riche Norvégien qui possédait un hôtel de luxe. Pour l’anecdote, au XVIIIème siècle, il appartenait à une princesse de Monaco, qui a dû fuir en raison de la Révolution française.

    Sur la propriété de 71 hectares traversée par une rivière se trouve un autre petit château, le Pavillon du Prince, construit par Hassan II.

    La création d’emplois pour le roi du Maroc à Betz, petit village de 1 000 habitants situé à 60 kilomètres au nord-est de Paris, a assuré sa popularité. La propriété compte 20 employés tout au long de l’année ; jardiniers, femmes au foyer, personnel qui s’occupe du bâtiment, du parc et des chevaux royaux. Lorsqu’il y séjourne – au moins trois fois par an – le personnel de service, recruté dans et autour de la localité, augmente. · ces occasions, l’économie locale en profite car le boulanger livre 300 baguettes par jour, vu que Mohamed VI voyage avec 200 personnes à sa suite.

    3. Le quatrième hôtel le plus luxueux du mond

    Il a fait construire l’hôtel Royal Mansour en 2007 et l’a inauguré en 2011 sur le site d’un ancien jardin municipal à Marrakech. Il abrite 53 ryads – bâtiments traditionnels autour d’un patio centrale – sur trois étages pour accueillir ses amis et sa famille lorsqu’il séjourne dans la ville rouge. De fait, il n’est pas loin de la place Djemaa El Fnâ, classée au patrimoine mondial de l’humanité qui relie les nouveaux quartiers et l’ancienne médina.

    L’hôtel est géré par 500 employés et dispose de salles privées d’une superficie allant jusqu’à 850 mètres carrés. Le service est invisible car le personnel se déplace à travers un conduit souterrain qui est parfaitement conçu pour communiquer avec les ryads individuels des hôtes, assurant ainsi l’intimité et la tranquillité des clients ou des invités.

    Il dispose d’une bibliothèque et d’un spa en marbre blanc de 1.500 m2 avec soins corporels complets, une piscine couverte et un gymnase. Il compte également trois restaurants sous la direction du chef Yannick Alléno, qui a une étoile au Guide Michelin.

    4. L’un des dix plus grands yachts du monde, Badis 1

    Cette semaine on a appris la dernière acquisition royale, le yacht Badis 1, amarré dans la ville septentrionale de Rincon, face au Sofitel deTamuda, où Mohamed VI passe actuellement ses vacances.

    Le bateau, long de 70 mètres et large de 13 mètres, est l’un des 10 plus grands voiliers au monde. En fait, il ne peut accoster que dans trois ports du pays, Tanger, Marina Smir et Mohammedia.

    Il dispose d’un salon de 157 mètres carrés et de six cabines : une suite principale, deux VIP et trois doubles, avec une capacité pour 12 personnes, en plus des 12 membres de l’équipage. Arrivé à Casablanca le 24 juin, le bateau a traversé l’Atlantique le 26 juin en direction du nord, traversé le détroit de Gibraltar et accosté sur la côte méditerranéenne.

    Le bateau de luxe appartenait à l’homme d’affaires usaméricain Bill Duker, qui a demandé 88 millions d’euros, et bat pavillon marocain depuis mars 2019. Selon le magazine Telquel, cela aurait pu être un cadeau.

    Le roi possédait déjà un voilier plus petit, El Boughaz 1, une goélette de 41 mètres construite aux USA en 1930 et transformée en yacht de luxe dans les années 1980.

    Mohamed VI confirme ainsi que la navigation est une nouvelle passion partagée avec son père. Hassan II lui-même possédait deux bateaux, Oued Eddahab et Al Mass.

    5. Il voyage avec deux avions privés et un avion militaire

    Mohamed VI utilise fréquemment pour ses voyages deux avions privés, un Boeing 737 et un Boeing 747, ainsi qu’un Hercules C-130. Dans les premiers voyagent entre 250 et 300 personnes; et l’avion militaire est réservé au mobilier et aux bagages.

    La flotte actuelle comprend deux autres appareils Gulfstream (modèle G550). Et l’été dernier, un nouvel avion privé, un Gulfstream G650, l’un des plus performants du marché, a été ajouté, pour 57 millions d’euros. L’avion est spécialement décoré, dispose d’un système antimissile israélien et est capable d’atteindre 1 000 kilomètres à l’heure et de voler 13 000 kilomètres sans escale. Bien qu’il soit à la disposition de la famille royale, il s’agit d’un cadeau à l’héritier, Moulay Hassan, comme l’indiquent les initiales sur le numéro d’enregistrement.

    6. 600 voitures dans le garage royal

    De son grand-père Mohamed V et de son père Hassan II, , également collectionneurs, il a hérité un goût pour les voitures. Contrairement aux Rolls et Cadillac de ses prédécesseurs, Mohamed VI a opté pour des modèles sportifs.

    Sa collection de voitures de luxe et anciennes s’élève à 600, ce qui consomme six millions d’euros du budget annuel marocain. Des équipes spéciales s’occupent de l’entretien dans un parc de stationnement de la Route des Zaer à Rabat, même s’il ne les conduit presque jamais.

    Ce n’est pas seulement une question d’image, mais une vieille histoire d’amour qui a commencé quand il avait 10 ans et a reçu comme cadeau d’anniversaire une mini-Jeep Renegade qu’il conduisait dans les rues du palais. Une photo de lui, à bord de ce jouet, a circulé sur les réseaux sociaux. Et puis à son fils Moulay Hassan il a aussi donné une voiture semblable pour ses 5 ans, ce qui a rendu la tâche difficile aux chauffeurs du palais car le prince pouvait monter dans la voiture à tout moment.

    Pour des escapades dans des villes incognito, il préfère conduire lui-même et la plupart du temps au volant de divers modèles de luxe de marque Mercedes, Ferrari, Bentley, Rolls-Royce ou Aston Martin.

    En 2009, il a envoyé réparer son Aston Martin DB7 à bord d’un Hercules de l’armée à Newport (Angleterre). Les journaux britanniques s’étaient fait l’écho des plainte d’écologistes au sujet de la pollution générée par un voyage de plus de 2 000 kilomètres, alors que l’affaire aurait pu se régler à Malaga, une destination proche.

    La passion du roi pour les voitures de luxe et de collection est internationalement connue et lors d’une visite de travail à Prague en 2016, le président tchèque l’a reçu avec cinq voitures de collection.

    Au Maroc, cela a créé une tendance et il est imitée par ceux qui ont les moyens d’acheter des voitures haut de gamme. C’est arrivé quand en 2002, après le tremblement de terre d’Al Hoceima, le monarque est apparu dans la ville du Rif dans une Land Rover Sport Supercharged, et les riches Marocains se sont mis à acheter cette voiture de sport britannique, qui vaut 85 000 euros. En un an, ses ventes au Maroc ont augmenté de 200%.

    7. La holding royale

    Les analystes politiques observent que Mohamed VI est plus doué pour les affaires que pour la politique, ou du moins se sent mieux dans le secteur des affaires. En effet, il contrôle le plus grand groupe financier marocain, Al Mada, présent dans les secteurs les plus stratégiques de l’économie marocaine.

    La famille royale, en plus de ses nombreuses terres et résidences, obtient la majeure partie de sa fortune du plus grand groupe privé du pays. La holding était un héritage royal, mais seulement 13% de l’ancienne Société Nationale d’Investissement (SNI), le plus grand groupe privé du pays. Cependant, au cours de ces 20 années, elle s’est renforcée et le groupe s’est développé. C’est aujourd’hui un empire qui possède des parts dans plus d’une trentaine d’entreprises, dont certaines multinationales, réparties dans une quinzaine de secteurs économiques importants.

    Certains citoyens comprennent la présence du roi dans les affaires comme un moyen de stimuler l’investissement dans l’économie du royaume. Cependant, loin des bureaux, d’autres citoyens ont affronté le pouvoir économique du roi et de ses hommes d’affaires avec le boycott de trois grandes marques, l’eau Sidi Ali, les produits Danone et les stations-service Afriquia. Un appel mystérieux de plusieurs pages Facebook en avril 2018 a été appuyé par près de la moitié de la population pendant des mois pour dénoncer non seulement les prix élevés par rapport aux salaires, mais aussi que ces entreprises appartiennent à des personnes influentes dans le secteur économique et politique du pays.

    8. Vêtements sur mesure et accessoires fantaisie

    La garde-robe excentrique du roi a également un coût pour le budget de l’Etat : deux millions d’euros par an. Un tailleur londonien a fabriqué un manteau de laine, dont la facture s’élevait à 39 021 £ [= 44 000 €, 470 000 DHM].

    Il aime porter des costumes parfaitement ajustés, avec un mouchoir de poche assorti à la chemise. Il a aussi un faible pour les chaussures pointues à l’italienne en cuir. Et il a une prédilection pour le shopping de luxe dans les boutiques du styliste Gianfranco Ferré à Paris ou à Milan.

    Mohamed VI, le roi des jeunes

    Leur aspect informel est très différent. Les dernières djellabas incroyablement pop et accrocheuses qu’il a arborées lors de ses voyages en Afrique ont fait fureur parmi les fans du style beldi [citadin marocain branché] du monarque.

    Le selfies des dernières années avec les citoyens, où il s’affiche dans une ambiance détendue et personnelle avec des vêtements pop-rock flashy, est un marketing très étudié qui s’est répandu dans les réseaux sociaux. À tel point qu’avec son style, il est passé du statut de « roi des pauvres » à celui de « roi des jeunes ».

    L’accessoire idéal de complément est l’épingle à cravates. Il les porte en or, avec les armoiries du royaume ou avec ses initiales. Il collectionne aussi les lunettes de soleil. De fait, dans de nombreux actes officiels, une partie du protocole est omise vu qu’il en porte, mais cela est justifié par des questions de santé.

    Cependant, ce qui a attiré le plus l’attention l’année dernière, c’est une montre suisse avec 1 000 diamants d’une valeur de plus d’un million d’euros qu’il portait à Dubaï. Sa provenance est inconnue, il s’agit soit d’un cadeau d’un émir du Golfe soit d’une acquisition personnelle du souverain.

    La passion horlogère des rois alaouites, également héritée par Mohamed VI, a toujours fait l’objet de commentaires, de ragots et de scandales. Lors de ses voyages privés, Mohammed VI semble donner libre cours à ses goûts personnels et porte des montres de plongée, ainsi que d’autres plus excentriques et inclassables.

    9. gaspillage en sport et voyages

    Il a fait son premier voyage à l’étranger en décembre 1999, cinq mois après son accession au trône. Mais la première visite d’État a eu lieu en mars 2000 en France, alors premier partenaire commercial du Maroc et son fidèle allié sur la scène internationale.

    Ses voyages officiels ou privés à l’étranger fascinent par leur caractère spectaculaire et secret. Les voyages d’agrément ou de santé sont récurrents avec une suite de 300 personnes et une ardoise de 7,75 millions d’euros.

    Voyager avec le monarque est un luxe et ne l’accompagne pas qui veut. Au cabinet royal, on fignole un casting sur mesure. En plus des membres du cabinet et du gouvernement, on trouve aussi des grands chefs de sections. Bien qu’il n’y ait habituellement qu’une poignée de présidents d’entreprises publiques, le monarque peut parfois élargir le cercle aux entrepreneurs privés.

    Bien sûr, le budget public pour les vrais voyages n’inclut pas les escapades privées, qu’il fait habituellement en compagnie de sa famille, de ses frères, de ses cousins, de ses deux enfants et, jusqu’en 2018, de son épouse Lalla Salma, dont il vit maintenant séparé. Exceptionnellement, il a également été accompagné d’amis. Dans ces déplacements, il est protégé par le pays d’accueil, qui lui fournit un groupe de gardes du corps.

    Les destinations de vacances du souverain sont nombreuses, Grèce ou Cuba ces dernières années, mais la capitale française est sans doute l’une de ses préférées.

    De plus, l’état de santé délicat du monarque qui recourt à la médecine française, l’amène à se déplacer fréquemment à Paris ; même au début de 2018, il a dû rester hospitalisé après une opération pour une arythmie cardiaque et rester dans le pays pour des examens médicaux ultérieurs.

    Il y a aussi le sport, dont il est un fervent partisan. Le souverain est un amoureux du ski nautique et de la montagne et, comme le roi émérite Juan Carlos Ier, est un passionné de chasse au gros gibier.

    10. Les chantiers pharaoniques du royaume

    Sous le règne de Mohamed VI, le patrimoine national a été réhabilité et d’importantes infrastructures culturelles ont été construites : les grands théâtres de Rabat et Casablanca, le Musée Mohamed VI et la Bibliothèque nationale.

    Cependant, les deux décennies de règne laissent deux œuvres pharaoniques avec le sceau de Mohamed VI. L’une au sud, le plus grand complexe d’énergie solaire du monde, la centrale électrique Noor à Ouarzazate, et le complexe portuaire de Tanger Med dans le nord.

    Le complexe de Noor Ouarzazate, avec quatre centrales électriques, est le plus grand centre de production solaire à technologies multiples au monde avec un investissement total de 2,4 milliards d’ euros. Ces infrastructures répondent aux besoins de raccordement électrique, de transport routier, d’approvisionnement en eau brute et potable, de drainage, de télécommunications et de sécurité

    Ces projets sont également l’occasion d’activer les leviers du développement socio-économique par la mise en œuvre d’actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat et des activités culturelles et sportives. Ainsi, plus de 20 000 personnes ont bénéficié de ces mécanismes de solidarité, plus de 30 millions de personnes ont pu bénéficier d’eau potable.

    Dans l’autre partie du pays est développé Tanger Med, un groupe logistique mondial, situé dans le détroit de Gibraltar et relié à 186 ports, avec une capacité de traitement de 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers, 700 000 camions et un million de véhicules. Il représente un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros dans différents secteurs : automobile, aéronautique, logistique, textile et commerce.

    Il s’agit de la première capacité portuaire en Méditerranée, un espace d’échanges entre l’Europe et l’Afrique, qui continuera à grossir avec un nouvel investissement de 900 montres Patek Philippe [oh pardon, 900 millions d’euros, NdT] pour le développement d’un projet d’extension.

    Tlaxcala, 15 juil 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, 20 ans, luxe, Badis I, yacht, fortune, Forbes,

  • 12 palais, 600 voitures, des montres à un million… La fortune de Mohamed VI en 20 ans de règne

    12 palais, 600 voitures, des montres à un million… La fortune de Mohamed VI en 20 ans de règne, c’est avec ce titre que la journaliste espagnole basée au Maroc Sonia Moreno a rédigé un article/enquête sur la fortune et les dépenses du roi du Maroc.

    « Une fortune de plus de 5 milliards d’euros selon les estimations. Le monarque du Maroc voyage toujours avec un entourage de 300 personnes. Mohamed VI a accumulé une richesse inestimable au cours des deux décennies de son règne, mais il a également hérité d’une grande fortune de son père Hassan II, décédé le 23 juillet 1999, avec qui il partage l’amour du luxe », avance l’auteure de l’article.

    « Le Maroc alloue 250 millions d’euros par an à la famille royale, bien que cela ne figure pas dans le budget général. En 2015, il avait déjà accumulé une fortune estimée à 5 milliards de dollars. Le magazine américain Forbes le place en tête de la liste des plus riches au Maroc et au cinquième rang des plus riches du continent africain », indique la journaliste.

    La journaliste basée au Maroc depuis 2010 indique certains détails également sur les 12 palais du Mohamed VI. « Le monarque alaouite a 12 palais dans le royaume fonctionnant avec 1100 serviteurs au cas où il viendrait à tout moment. Leur entretien est d’un million d’euros par jour », estime Sonia dans son article publié sur El Español, avant de décrire en détail le palais de Rabat, « le plus grand, il a son bureau. Il y reçoit les chefs des gouvernements étrangers, les monarques et des invités de marque. En fait, à l’intérieur de l’enceinte, se trouve un autre palais, celui des invités, où les rois d’Espagne passent la nuit lorsqu’ils visitent le Maroc.

    En fait, c’est une ville entière car à l’intérieur du palais se trouvent une clinique , une école, une écurie, deux piscines, deux terrains de golf, des terrains de tennis, une forêt, un cimetière, un abattoir et même une prison. Tout cela est rapporté dans le livre « Le Dernier roi » de l’auteur français Jean Pierre Tuquoi. »

    L’article s’étend à faire la lumière sur le château de Betz en France… à 2 000 km de Rabat. « Il en a hérité de son père Hassan II et sert de résidence à la veuve de ce dernier, Lalla Latifa, et mère du roi actuel II. Il l’a acheté en 1972 à un riche norvégien qui possédait un hôtel de luxe. Selon une anecdote, ce château appartenait au XVIIIe siècle à une princesse de Monaco et qui a dû fuir à cause de la Révolution française », rappelle l’auteure de l’article.

    « La création d’emplois pour le roi du Maroc à Betz, petit village de 1 000 habitants situé à 60 kilomètres au nord-est de Paris, a assuré sa popularité. Il compte 20 employés tout au long de l’année ; jardiniers, femmes au foyer, personnel qui s’occupe de l’immeuble, du parc et des chevaux royaux. Lorsqu’il y séjourne au moins trois fois par an, le service, recruté dans et autour de la ville, augmente. A ces occasions, l’économie locale en profite car le boulanger livre 300 baguettes par jour seul, alors que Mohamed VI voyage avec 200 personnes de son entourage », révèle Sonia Moreno.

    L’article met en exergue aussi l’Hôtel Royal Mansour, le quatrième hôtel le plus luxueux du monde construit par Mohammed VI en 2007. « Il abrite 53 riads – bâtiments traditionnels autour d’une cour centrale – sur trois étages pour accueillir vos amis et votre famille lorsque vous séjournez dans la ville rouge.

    Il est géré par 500 employés et dispose de salles privées d’une superficie maximale de 850 mètres carrés. Le service est invisible car le personnel se déplace à travers un conduit souterrain qui est parfaitement conçu pour communiquer avec les rives individuelles des clients, assurant ainsi l’intimité et la tranquillité des clients ou des invités. Elle dispose d’une bibliothèque et d’un spa en marbre blanc de 1 500 m2 avec soins corporels complets, d’une piscine couverte et d’un gymnase. De plus, il compte trois restaurants sous la direction du chef Yannick Alléno, avec une étoile Michelin. »

    De même, le yacht acheté récemment à 90 millions d’euros par Mohammed VI a été mis en exergue par Sonia. L’un des dix plus grands yachts du monde, Badis 1. « Le bateau, long de 70 mètres et large de 13 mètres, est l’un des 10 plus grands voiliers au monde. En fait, il ne peut accoster que dans trois ports du pays, Tanger, Marina Smir et Mohamedia », indique l’article.

    « Il dispose d’une salle de 157 mètres carrés et de six cabines : une suite principale, deux VIP et trois doubles, avec une capacité pour 12 personnes, en plus des 12 membres d’équipage. Arrivé à Casablanca le 24 juin, le bateau a traversé l’Atlantique le 26 juin en direction du nord, traversé le détroit de Gibraltar et accosté sur la côte méditerranéenne. Le bateau de luxe appartenait à l’homme d’affaires américain Bill Duker, qui a demandé 88 millions d’euros, et porte le drapeau marocain depuis mars 2019 », note la journaliste.

    L’article qui regorge de détails évoque également le voyage de Mohamed VI avec deux avions privés et un avion militaire. « Mohamed VI utilise fréquemment pour ses seuls voyages deux avions privés, un Boeing 737 et un Boeing 747 ; et un Hercules C-130. Dans le premier, entre 250 et 300 personnes volent ; et dans le second, le Hercules militaire C-130 est réservé au mobilier et aux bagages », révèle la journaliste avant d’ajouter que « l’été dernier un nouvel avion privé, un Gulfstream G650, l’un des plus performants du marché, a été ajouté à la vente pour 57 millions d’euros. L’engin est spécialement décoré, dispose d’un système antimissile israélien, et est capable d’atteindre 1 000 kilomètres à l’heure et de voler 13 000 kilomètres sans escale. Bien qu’il soit à la disposition de la famille royale, il s’agit d’un cadeau à l’héritier, Moulay Hassan, comme l’indiquent les initiales sur le numéro d’enregistrement. »

    La journaliste espagnole expose en détail également les 600 voitures dans le garage royal. « De son grand-père Mohamed V et de son père Hassan II, il a hérité un goût pour les voitures, également collectionneurs de véhicules. Contrairement aux Rolls et Cadillac de ses ancêtres, Mohamed VI a opté pour des modèles sportifs pour le confort. Sa collection de voitures de luxe et anciennes s’élève à 600, ce qui consomme six millions d’euros du budget marocain. Des équipements spéciaux sont entretenus dans un parking de la Route des Zaer à Rabat, même s’il ne les conduit presque jamais », observe-t-elle.

    Et quant au holding royale, l’article rapporte que « les analystes politiques commentent que Mohamed VI est plus doué pour les affaires que pour la politique, ou du moins se sent mieux dans le secteur des affaires. En effet, elle contrôle le plus grand groupe financier marocain, Al Mada, présent dans les secteurs les plus stratégiques de l’économie marocaine. La famille royale, en plus de ses nombreuses terres et résidences, obtient la majeure partie de sa fortune du plus grand groupe privé du pays ».

    « Certains citoyens comprennent la présence du roi dans les affaires comme un moyen de stimuler l’investissement dans l’économie du royaume. Cependant, loin des bureaux, les citoyens ont fait face au pouvoir économique du roi et de ses hommes d’affaires avec le boycott de trois grandes marques, l’eau Sidi Ali, les produits Danone et les stations-service Afriquia. Un appel mystérieux de plusieurs pages Facebook en avril 2018 a été appuyé par près de la moitié de la population pendant des mois pour dénoncer non seulement les prix élevés par rapport aux salaires, mais aussi que ces entreprises appartiennent à des personnes influentes dans le secteur économique et politique du pays », tempère-t-il.

    Sonia Moreno a exposé à la vue des lecteurs la nature des vêtements qui aime le monarque alaouite. « La garde-robe excentrique du roi a également un coût pour le budget de l’Etat : deux millions d’euros par an. Un tailleur londonien a fabriqué un manteau de laine, dont la facture s’élevait à 39 021 £. Il aime porter des costumes parfaitement ajustés, avec un mouchoir de poche sur l’imprimé et la couleur de la chemise ».

    L’article n’omet pas aussi les voyages du roi alaouite. « Il a fait son premier voyage à l’étranger en décembre 1999, cinq mois après son accession au trône. Cependant, la première visite d’Etat a eu lieu en mars 2000 en France, alors premier partenaire commercial du Maroc et fidèle allié sur la scène internationale. Ses voyages officiels ou privés à l’étranger fascinent par son caractère spectaculaire et secret. Les voyages d’agrément ou de santé sont récurrents avec un entourage suiveur de 300 personnes et une dépense de 7,75 millions d’euros. Voyager avec le monarque est un luxe et n’est pas accompagné par quiconque le souhaite ».

    Courrier du Rif, 15 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, fortune, luxe,

  • Maroc : Mohammed VI s’offre un nouveau yacht à 1 milliard de dirhams

    A l’occasion des festivités du 20ème anniversaire de son intronisation, le roi du Maroc s’est offert un joyeux de bateau pour la coquette somme de 1 millirad de dirhams.

    Il s’appelle « Sybaris », il est sixième plus grand yacht du monde et il est ancré dans le port de Casablanca depuis le 14 juin dernier.

    Selon sa brochure, « l’expression du voilier de rêve d’un homme – une coutume conçue par l’équipe Perini Navi pour marquer une nouvelle révolution dans les lignes stylistiques du chantier naval, avec Philippe Briand optimisant l’architecture navale et PH Design sculptant les espaces intérieurs et extérieurs – le tout englobé dans 70 m mâts de longueur et de carbone s’élevant à plus de 72 m au-dessus de la ligne de flottaison. Sybaris, plusieurs fois primé, a franchi une nouvelle étape ».

    Et dire que le souverain a soulevé, il y a quelques années la question « où est la richesse nationale du Maroc » ?

    Mohammed VI et le luxe, deux amis inséparables et il n’hésite pas à apprendre à son fils à qui il a offert dernièrement un Gulfstream G650, un cadeau qui a coûté ni plus ni moins que 67,4 millions de dollars (57,5 millions d’euros).

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Badis, Sybaris, yacht, luxe,

  • Maroc : L’elixir de bain préféré de Lalla Meryem

    L’inégalité des chances et la précarité qui prend, dans certaines franges de la société, des proportions alarmantes, notamment dans les régions rurales.

    Dans un discours en août 2014, Mohammed VI a prononcé un discours dans lequel il s’est interrogé «où sont passées les richesses du Maroc ? Et à qui ont-elles profité ?! ». Des questions qui constitue une reconnaissance publique de l’ampleur des disparités sociales, résultant d’une répartition inéquitable des richesses. Il avouait aussi l’existence de « signes de pauvreté, de fragilité sociale et de graves inégalités parmi les Marocains alors que lui, alias « le roi des pauvres » a été cité à plusieurs reprises dans le magazine Forbes parmi les monarques les plus riches du monde dans un contexte marqué par une crise financière aigüe et les mesures d’austérité imposées par les institutiones financières internationales.

    Cela n’a pas empêché sa famille de faire des dépenses extravagantes comme celle qui a été dévoilé dans les documents confidentiels révélés par le hacker Chris Coleman : la sœur de Mohammed VI, la princesse Lalla Meryem, a ordonné à l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève, Omar Hilale, de lui acheter « 40 flacons » d’un produit spécial pour bain de marque Henri Chenot.

    Pendant que les marocains crèvent de faim, le seul souci de la princesse alaouite est de soigner sa peau avec des produits de beauté haut de gamme.

    Source: Maroc Leaks

    Tags : Maroc, luxe, Lalla Meryem, elixir de bain, produits de beauté, beauté, crise financière, pauvreté, inégalités,

  • Maroc: Carte de crédit et CNI de Mme Assia Bensalah

    La belle vie! Des cartes conçues exclusivement pour voyager. Du Maroc, Mme Assia Bensalaha Alaoui s’envole vers les quatre coins de la planète grâce au titre honorifique que Mohammed VI lui a octroyée: Ambassadeur Itinérante. Elle a parcouru le monde entier pour faire du lobbying.

    Dans ce mail, Bensalah demande de renouveles ses cartes de voyage.

     

    Cher Walid

    J’ai cru comprendre que le billet pour Rome et Brindisi et retour sera pris chez vous. Merci d’y reporter le numéro de la carte platine flying blue et de demander à Air France une nouvelle carte le plus tôt possible. J’ai en effet perdu la mienne à Rome lors du retour en catastrophe.

    Merci de demander également à la RAM la carte Safar flyer Gold de 2008 que je n’ai jamais reçue!

    Je serai probablement à Rabat demain appelez moi pour la récupération du Billet.

    Je vous envoie avec Abdelmalek la demande de son billet prime et aussi deux demandes signées sur les deux compagnies que vous serez gentil de garder au cas où! Je vous envoie par fichier attaché la copir de la carte RAM et aussi une copie de ma carte nationale .

    Merci

    Dr Assia Bensalah Alaoui