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  • Rapport de Situation sur le mouvement Gilet Jaune. Acte XXVII

    Par la Saker Francophone − Le 21 mai 2019

    Depuis le 1er mai, le mouvement des Gjs a passé un cap. Autant le nombre de manifestants a baissé de moitié d’un coup pour se stabiliser à environ 50 000 courageux qui ne lassent pas ni ne sont rebutés par le danger, physique, légal et même financier qu’ils courent en exerçant leur droit à manifester, autant, et c’est là le point positif du cap, le mouvement est en train de prendre la forme d’une plus grande participation citoyenne au politique à travers les multiples actions citoyennes, groupe de débats, assemblées citoyennes ou délibératives, Vrai débat et autres médias pro Gj qui fleurissent comme des champignons dans une forêt d’automne. La bataille est maintenant moins dans la rue que dans l’arène socio/politique. Et le prochain vote pour le parlement européen en est un bon exemple car il rallie les Gjs de droite comme de gauche, autrefois abstentionnistes impénitents car dégoûtés du politique, derrière les slogans « il faut aller voter » et « Tout sauf Macron ».

    Pour symboliquement représenter ce point de bascule, nous ne commencerons donc plus nos rapport de situation par le chapitre « Acte x » mais par le chapitre « Actions de Gj », montrant ainsi que les actions politiques engagées par les Gjs commencent à devenir plus porteuses d’espoir que le fait de manifester tous les samedis, même si, pour garder une pression nécessaire sur le gouvernement, les manifestations conservent toute leur importance.

    Actions politiques des Gjs
    Apres leur site web nommé la Ligne jaune, les Gjs ont maintenant leur webzine, Gj-magazine.com ou Gj-mag. Vous y trouverez toutes les informations les concernant. Ils ont aussi un journal papier :

    Les Gilets jaunes n’ont pas fini de secouer la maison CGT. S’ils n’étaient pas présents physiquement au 52ème congrès du syndicat qui se tient jusqu’à vendredi à Dijon, ils occupaient pourtant tous les esprits à la tribune. Et leurs slogans ont même animé plusieurs fois les rangs du millier de militants.

    Maitre Sophia Albert Salmeron va déposer une plainte à la Cour pénale internationale au nom des Gjs mutilés par la violence policière. Elle leur demande de préparer un dossier complet sur leur cas.

    La 3ème assemblée des assemblées des Gilets jaunes, se déroulera le 29 et 30 juin au stade du Pouloux, Bois du Verne de Montceau-les-mines.

    Dans une note éclairante intitulée « L’adieu à la grande classe moyenne : la crise des gilets jaunes, symptôme de la ‘démoyennisation’ », Jérôme Fourquet analyse en profondeur les lignes fractures qui opposent la France des ronds-points à celle des grandes métropoles hyper-connectées. Cette même France qui constitue, depuis les Trente glorieuses, le « bas » de la classe moyenne, qui travaille et qui consomme, s’éloigne chaque année un peu plus du grand corps central de la société. Jusqu’à la scission ? « On peut considérer la crise des Gilets jaunes comme le premier symptôme politique de la fin de cette moyennisation, phénomène qui va s’amplifier à l’avenir », affirme le directeur Opinions de l’Ifop.

    Tandis que le gouvernement a fini par se persuader que le mouvement des gilets jaunes est mort ou mourant, l’essor de leurs médias sur les réseaux sociaux – en premier lieu Telegram – indique une tendance contraire. Et même, depuis début mars, un net regain d’activité tant sur les réseaux sociaux que sur le terrain.

    Les Gilets jaunes sont-ils en train de faire émerger une nouvelle génération de journalistes, photographes et vidéastes ? Arrêt sur Images se pose la question.

    Pour remettre de la cohérence dans les idées politique du citoyen. Un « best of » des conférences de Chouard qui nous explique la cause racine de tous les problèmes actuels.

    Entraide entre Gjs. Dylan, 18 ans, éborgné pendant l’acte XXIV à Montpellier a besoin d’aide car il ne peut plus travailler. Pour l’aider, c’est ici.

    Le groupe Gilets Citoyens propose 5 Fondamentaux méthodologiques posés par le collectif pour une assemblée citoyenne digne de ce nom :

    Un engagement de la part du Président de la République, avant le lancement du tirage au sort de l’Assemblée/Convention, à suivre les recommandations et décisions issues des travaux de celle-ci, y compris le fait de devoir soumettre une ou plusieurs propositions de l’assemblée à l’ensemble des Français par la voie d’un référendum

    Un temps suffisant pour le tirage au sort et la délibération : au moins 2 mois pour le tirage au sort et 3 week-ends de délibération par sous thème.

    Pas d’interférence gouvernementale dans le choix : des garants et la définition de leur mandat ; de la composition de l’assemblée et de son mode d’animation ; des sujets et « objets précis d’action publique » sur lesquels la convention citoyenne délibérera ; des experts aux avis contradictoires auditionnés par les citoyens.

    Des citoyens tirés au sort représentatifs de la diversité des Français : un tirage au sort de 100 à 1 000 personnes fait en référence aux meilleurs pratiques pour garantir la représentativité de l’assemblée citoyenne. Si le choix est fait d’intégrer des élus et/ou corps intermédiaires, leur nombre ne devra pas excéder un tiers du nombre de citoyens tirés au sort.

    Des délibérations ouvertes et transparentes régulièrement relayées par les médias.

    Le Vrai débat, celui mené par les citoyens eux-mêmes et non plus par des élites illégitimes, est lancé. Pour ceux qui souhaitent avoir une action politique, participer au renouveau démocratique et donc participer aux assemblées délibératives de leur région, il faut s’inscrire sur le site internet adéquat. Voici une courte vidéo vous expliquant le principe de ces assemblées délibératives.

    Une plate-forme participative est créée pour préparer les élections de 2020. Le but : rassembler des propositions et former des citoyens pour les municipales de 2020 afin de faire face aux urgences.

    …Un rapport de force que Didier Bonneaud verrait bien passer par les urnes, aux municipales de l’année prochaine : « je vous invite à intégrer les conseils municipaux de vos communes, si vous prenez les communes, vous prenez les territoires. » Une position partagée par le référent Bagnolais des Gilets jaunes Jérôme Jackel, qui précisera que « la structuration du mouvement est en cours dans le Gard. » De quoi devenir une force politique?

    Sous la poussée populaire des Gjs, le gouvernement prévoit « la création de deux innovations politiques, dont le ministre de la Transition Écologique, François de Rugy, nous dévoile le fonctionnement. La première, c’est un Conseil de défense écologique (CDE), destiné à mobiliser les grands ministères et les services de l’État autour de la question du climat et de la protection de la biodiversité. Le CDE tiendra sa première réunion jeudi à l’Élysée. La seconde est une assemblée composée de 150 Français tirés au sort, qui commenceront à plancher dès le mois prochain sur nos émissions de gaz à effets de serre. Cette ‘Convention citoyenne pour le climat’ constituera le premier exercice de démocratie participative à l’échelle du pays ! » Les Gjs comptent bien surveiller cette initiative gouvernementale de très près.

    D’après les chiffres de l’Intérieur, ce samedi la mobilisation est de nouveau à la baisse avec 15 500 manifestants dans toute la France. Pour leur part, les Gilets jaunes annoncent près de 40 500 mobilisés.

    D’après la préfecture de Meurthe-et-Moselle, cinq personnes ont été interpellées ce samedi 18 mai à Nancy et un blessé léger est à déplorer.

    Une équipe de street médic s’est faite interpeller et verbaliser (135€ d’amende par personne).

    Marche en musique et dans la bonne humeur à Paris. Situation plus tendue à Reims. C’est dans cette ville qu’en plein direct sur BFMTV une femme se fait renverser par une charge de CRS. Le direct sera bien sûr immédiatement arrêté. « Il m’a heurtée délibérément avec son bouclier. Il m’a carrément foncé dedans sans s’arrêter », a-t-elle expliqué à un journaliste de BFM TV. « Je suis tombée, et il m’a enjambée », a-t-elle poursuivi, ajoutant que les policiers ne se sont ni retournés « ni arrêtés pour voir si j’avais besoin d’aide, si j’étais consciente ou pas ».

    Violences policières

    Interview choc d’Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat de police Vigi. « La preuve est que nous avons un ministre de l’Intérieur qui est toujours là, malgré toutes ses casseroles, malgré ses ‘fake news’, alors que c’est son propre gouvernement qui a fait une loi pour lutter contre. Et cela n’empêche pas le Premier ministre Édouard Philippe de renouveler sa confiance à Castaner. Tout ceci est aberrant et pas vraiment républicain à notre sens. »

    Un street Medic se retrouve à l’hôpital après avoir été tabassé deux fois par la police. « Nous étions en train de palabrer calmement avec eux, quand soudain, sans sommation, ils nous ont chargés avec leur bouclier en nous lançant des grenades lacrymogènes. Ils m’ont littéralement matraqué de la tête aux pieds, m’ont fait tomber puis m’ont piétiné au sol », affirme le medic. « D’autres street medics m’ont mis sur le brancard dans l’ambulance pour m’expliquer que ça allé être compliqué de se déplacer jusqu’à l’hôpital, car il y avait la préfète de Lyon sur les lieux de la manif, et qu’elle n’était pas d’humeur à ce que les pompiers déplacent des blessés GJs (ce qui est inadmissible) », indique le message.

    Récit d’une convocation au commissariat de Bordeaux. Ou comment un policier bien virulent au téléphone est devenu doux comme un agneau…

    Verdict du journal Le Monde, parti en guerre contre les violences policières depuis quelques semaines : « bon nombre des actions documentées constituent bien des abus voire des bavures et que, loin d’être des cas isolés, elles témoignent de la nécessité d’une remise en cause profonde de la manière dont est conçu le maintien de l’ordre en France. » Vidéo à l’appui expliquant ces abus.

    Des gendarmes débarquent pendant une conférence donnée par Étienne Chouard et notent toutes les plaques d’immatriculation des voitures stationnées sur le parking.

    Fichage de photographes en vue d’envoyer une amende pour participation à une manif interdite … Acte 27 – Bordeaux alors que je couvrais la manifestation sauvage de 50 personnes partant de la place Saint-Projet, nous nous sommes retrouvés dans une nasse avec Maya Huasca, impossible d’en sortir sans être fichées pour une amende de 135 euros qu’on va recevoir dans notre boite postale apparemment, puis en sortant, confiscation de mes lunettes balistiques et de mon masque à gaz 3M, le tout pour une valeur neuf d’une centaine d’euros … la même pour Maya et ses lunettes, apparemment on va pouvoir les récupérer mais j’ai des doutes …

    En honneur aux Gjs blessés sur le front des manifs voici une vidéo, puis un article portant le témoignage de quelques-uns d’entre eux.

    Une justice en désordre

    « Castaner, le Goebbels de Macron. Médias collabos » : voilà la pancarte qui a valu à Isabelle P. (toutes les personnes interrogées ont requis l’anonymat), enseignante à Paris « et » gilet jaune, tient-elle à préciser, d’être placée en garde à vue samedi 11 mai après-midi, au commissariat du 12e arrondissement (d’où elle est ressortie le soir même), et d’être reconvoquée dans ces mêmes locaux lundi 13 mai au matin. Elle en est sortie peu après 11 heures, sous les applaudissements d’une cinquantaine d’enseignants venus de toute l’Ile-de-France lui apporter leur soutien.

    Un manifestant en live-cam arrêté en direct et mis en garde à vue sous un faux motif. Tout cela enregistré par son portable, à l’insu de la police. Une intéressante vue de l’intérieur.

    En quelques mois, 39 portraits présidentiels ont été réquisitionnés, et 43 gardes à vue ont été prononcées.

    Ce mardi 14 mai dans la soirée, à Montpellier, plusieurs corps de police ont interpellé au moins cinq gilets jaunes devant la Maison du peuple des gilets jaunes (anciennement Royal Occupé), à l’occasion de la diffusion de « J’veux du Soleil » de François Ruffin. Au moins quatre personnes ont été placées en garde à vue. Selon la presse, deux personnes ont été interpellées et accusées d’avoir dégradé un mur de la Maison du peuple, alors qu’il y avait en réalité des travaux de réhabilitation sur ce mur pour sécuriser l’accès au lieu…Ces interpellés sont la cible depuis plusieurs semaines d’un harcèlement policier : lors de contrôles d’identité, l’un d’entre eux a déjà subi des pressions ( « on sait où tu habites »).

    « Il commence sérieusement à me casser les couilles ce préfet de merde ». Cette phrase postée sur Facebook vaudra garde à vue et comparution immédiate à son auteur. Puis quatre mois de prison avec sursis.

    Il faut quand même rappeler que la garde à vue est : « Une mesure de contrainte décidée par un officier de police judiciaire, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, par laquelle une personne à l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement est maintenue à la disposition des enquêteurs. » Il semble donc que, depuis quelques mois, il y ait une utilisation abusive de la garde à vue, sûrement dans le but de dissuader les manifestants.

    Les biens d’un manifestant mis en examen pour avoir détruit des équipements le long de l’autoroute A8 dans le Var ont été saisis alors qu’il n’a pas encore été jugé, a révélé Le Point le 18 mai. Selon un avocat interrogé par LCI, il peut s’agir d’un « signe politique ».

    L’utilisation de la justice, certes moins visible que le recours « disproportionné » à la force des effectifs de police et de gendarmerie (lire le récent rapport de l’Observatoire toulousain des pratiques policières), est tout aussi préoccupante. À Toulouse, le CaMé (Collectif automédia étudiant) a recensé entre le 17 novembre 2018 et le 17 avril 2019 « 637 interpellations, 403 gardes à vue, 124 déferrements, une trentaine de personnes incarcérées, 253 mois de prison avec sursis, 192 mois de prison ferme », dans le cadre de la répression du mouvement.

    Un gouvernement et son parti déconnecté

    Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. « On a créé des comptes anonymes pendant la présidentielle », confirme à 20 Minutes un ancien cadre de LREM. Alors même que Macron a toujours prétendu vouloir lutter contre la manipulation des réseaux sociaux. On colle les affiches LREM sur les panneaux réservés aux autres candidats.

    Au passage on remarquera que 20 Minutes titre « Les comptes anonymes militants, une communication à risque pour les partis », laissant penser que tous les partis pratiquent cette manipulation. Hors, en lisant bien l’article on voit que seul LREM l’utilise. Le nom et la façon dont les autres partis utilisent les médias sociaux dont parle le reste de l’article ne sont là que pour noyer le poisson et justifier le titre.

    L’information selon laquelle le gouvernement a chiffré à 10 milliards le coût des mesures en faveur des gilets jaunes est fausse. Naturellement, ce chiffre bidon a été repris par tous les médias. Le terme de coût nous incite à penser qu’il s’agit de dépenses supplémentaires, or c’est un savant mélange de concepts pour noyer le poisson….

    La cérémonie d’hommage national aux deux officiers mariniers tués au Burkina a été marquée par un moment très inhabituel, qui a surpris de nombreux militaires présents. En ouverture de la cérémonie et comme le veut l’usage, le chef de l’État a passé en revue les troupes qui rendaient les honneurs. Mais, à la demande de l’Élysée, il l’a fait à sa manière, c’est-à-dire seul. Or, le protocole militaire veut que, dans ce cas, le commandant des troupes présentes sur place ouvre la marche et que le chef de l’État (ou la plus haute autorité présente) le suive quelques pas derrière…Cette attitude « jupitérienne » a été diversement appréciée par les militaires présents aux Invalides.

    La pilule du « RIP » ne passe pas pour le gouvernement. Une semaine après la validation par le Conseil constitutionnel de la procédure de référendum d’initiative partagée contre la privatisation de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), le 9 mai, l’exécutif est, à plusieurs reprises, revenu à la charge contre cette décision. En vain.

    Facebook étant la plate-forme de partage numéro 1 des Gjs, la censure commence et le message suivant apparaît de plus en plus sur les murs des Groupes Gjs :

    Ils commencent donc à déménager vers des réseaux plus accueillant comme Telegram et Vkontakt. [Vous pouvez y retrouver nos articles via les liens, NdSF]

    Macron, qui n’a toujours pas compris la profondeur politique du mouvement Gj estime « qu’il n’y a plus de débouché politique » pour ce mouvement. « Je considère pour ma part que j’ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j’ai donnée. » Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

    D’ailleurs plus grand monde ne vient plus écouter son gouvernement car « en mission [de sauvetage] pour soutenir la liste LREM aux élections européennes, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont participé à un meeting ce jeudi 16 mai à Angers, marqué par un nombre presque égal de participants et de forces de l’ordre. »

    Un Gj a calculé les dépenses et les manques à gagner dus à la politique de Macron pour ses deux premières années de mandat. Résultat des comptes : 436 031 514 000 €, soit 436 milliards d’euros répartis ainsi :

    • Coût de la modification de l’ISF : 3 700 000 000 €

    • Prolongation Concessions autoroutes/Cour des Comptes : 15 000 000 000 €

    • Coût du grand débat : 12 000 000 €

    • Instauration vitesse à 80 km/h sur les routes nationales : 12 000 000 €

    • Itinérance et commémoration du 11 novembre 2018 : 3 000 000 €

    • Coût de l’entretien de Brigitte Macron : 440 000€ par an (info Europe 1) : 880 000 €

    • Piscine du Fort de Brégançon (Résidence d’été du Président) : 34 000 €

    • Nouveau service de table de l’Élysée : 500 000 €

    • Nouvelle moquette de la salle de fêtes de l’Élysée : 300 000 €

    • Réfection de l’Élysée (sans la moquette) : 300 000 €

    • Passage à l’impôt retenu à la source (année blanche) : 74 000 000 000 €

    • Coût des dégâts de la contestation depuis 17/11/2018 : 500 000 €

    • Impact contestation Pib (0,2%) depuis le 17/11/2018 : 4 000 000 000 €

    • Impact des grèves Air France-Sncf sur le Pib (0,1%) : 2 000 000 000 €

    • Niches fiscales 2017 (proportionnelle de 2017 du 14 mai au 31 décembre) sur base chiffres de la Cour des comptes : 50 000 000 000 €

    • Niches fiscales de toute l’année 2018 sur base des chiffres de la Cour des comptes, soit 4,4% du PIB !!! dont 15 milliards rien que pour le CICE : 100 400 000 000 €

    • Niches fiscales 2019 (proportionnelle de 2017 du 1er janvier au 13 mai) sur base simulation Cour des Comptes : 45 100 000 000 €

    • Estimation fraude Tva : 20,9 milliards d’euros par an : 41 800 000 000 €

    •Fraude fiscale impôt sur le revenu : 50 milliards par an : 100 000 000 000 €

    Source : Le Saker Francophone

    Tags : France, Macron, Gilets Jaunes, repression,

  • Cette drôle de campagne européenne

    Il y a 34 listes en France, ça donne le tournis. Ces derniers jours, les panneaux électoraux ont été installés le long des futurs bureaux de vote.

    Bizarrement, les odieux propagandistes du mythe du « Grand Remplacement » ont eu le droit à leur liste, incarné par Renaud Camus.

    Sans surprise, LREM refait son chantage au FN malgré ses prises de positions factuellement xénophobes à l’encontre des migrants.

    Bizarrement, la droite tient sa place autour de Bellamy, le jeune bourgeois ultra-conservateur auquel même Estrosi a fini par se rallier.

    Sans surprise, à gauche, chacun y va de ses petites piques contre ses plus proches voisins. A ce petit jeu là, les candidats insoumis sont plus économes ou avares en vacheries. Manon Aubry suit son chemin, merci à elle.

    Bizarrement, l’UDI fait chambre à part (qui ça ?).

    Sans surprise, les médias ont peu parlé d’Europe; LREM a peu parlé d’Europe et caché son programme. le RN a braillé contre l’Europe mais caché son effroyable et inefficace bilan.

    Bizarrement, EELV fait des clins d’oeil à l’électorat macroniste (« écologie pragmatique », « rapprochement des régimes des fonctionnaires et du privé ») et les macronistes font des clins d’oeil appuyés aux sympathisants écolos en verdissant leur discours. Et Le PS moribonds veut chiper la place de EELV, mais ses alliés européens voudraient adhérer au même groupe que les macronistes (vous avez compris ?).

    Sans surprise, la campagne insoumise a été calme, argumentée avec un programme plus détaillée et dévoilée plus tôt que les autres principaux partis. Mais parlez de programme en pleine campagne… qui donc s’en soucie ?

    Source : Les coulisses de Juan, 16 mai 2019

    Tags : France, élections européennes, Sarkozy, Macron, LREM, EELV, PS, UDI, FN, gauche, droite,

  • Le point de bascule : les Gilets jaunes sont en train de gagner, et ensuite ?

    Le week-end dernier [samedi 27 avril, NdT], l’Acte XXIII a marqué un tournant décisif dans la bataille que se livrent les Gilets jaunes et l’État français depuis cinq mois. L’incendie de Notre-Dame a mis en lumière un changement stratégique de l’opinion publique qui s’est produit au cours de l’hiver, et toutes les évolutions sont à l’avantage des Gilets jaunes. Tandis que les glaciaux mois d’hiver et leur grisaille menaçante nous ont seulement permis d’apercevoir deux parties égales s’affrontant dans la semi-obscurité, l’avènement du printemps et sa lumière claire révèle comment les Gilets rassemblent des forces de réserves dans toute la France, et comment, maintenant, ils progressent lentement à Paris aussi. Le spectacle de la police française cernant Notre-Dame et refusant son accès à sa propre population illustre d’ailleurs de façon frappante ce que l’État cherche à nier. Après tout, ce genre de monuments est l’incarnation par laquelle les États démontrent leur lien avec la population, leur légitimité et leur puissance.

    L’État néo-libéral est en cours d’effondrement et Macron sera son agneau sacrificiel. À ce rythme, il pourra s’estimer chanceux de tenir encore deux mois. Son traitement maladroit de l’incendie de Notre-Dame a scandalisé et enragé de nouvelles parties de la population française. En effet, tout au long des cinq mois de protestation, et malgré la muraille permanente de propagande médiatique, les sondages d’opinion ne cessent de montrer une sympathie et un soutien indéfectibles envers les Gilets jaunes.

    Dans la vive lumière du printemps, il est clair que la stratégie hivernale de Macron, constituée par le Grand débat national, n’a montré aucun accomplissement de la part du gouvernement et, ce qui est peut-être encore plus révélateur, a révélé l’incapacité de Macron d’évoluer ou de changer de cap. Un fonctionnaire anonyme aurait déclaré : « Mitterrand leur a accordé une semaine de congé supplémentaire, mais Macron n’arrive à rien ». À ce qu’il semble, il est tout simplement incapable, sous quelque forme que ce soit, de communiquer avec les GJs et le peuple français. Ses discours répétés, ses insultes décontractées et son manque d’empathie, en font l’un des meilleurs outils de recrutement des GJs.

    Ses récentes prises de parole poursuivent cette tendance. Sa promesse de reconstruire la cathédrale en cinq ans a été accueillie avec mépris (« Ce n’est pas une ligne de chemin de fer », a fait remarquer un commentateur), tandis que son appel aux dons à l’échelle planétaire, un geste typique de cabotin, a irrité et agacé les traditionalistes. En effet, comme on l’a largement rapporté, son soutien aux dons de plusieurs milliardaires, a simplement fourni davantage de bâtons pour que les GJs le battent, lui et l’État.

    Même son discours à grand spectacle a été annulé au moment où la cathédrale a brûlé. Et quel a alors été le point central de son discours ? Un gel des fermetures d’hôpitaux et d’écoles, l’indexation des retraites sur l’inflation et la fermeture de l’ENA, cette école qui produit l’élite politique et civile du pays. Tous ces points, et en particulier le dernier, ont été considérés comme tardifs et totalement hors de propos. Car aucun n’apporte quelque chose à mettre sur la table de repas ou n’aide les gens à tenir jusqu’à la fin du mois sans argent. Comme je l’ai noté dans des articles précédents, c’est du Macron typique, et cela révèle simplement comment son autorité personnelle est en train de s’évanouir, et assez étrangement, à quel point ses mots ne pèsent plus sur le débat.

    Et surtout, Macron est coupable d’être l’un de ces gens intelligents – stupides de la classe moyenne 1, le genre dont le néo-libéralisme adore nous pourvoir sous toutes sortes de formes : administrateurs ; rédacteurs en chef pantouflant dans des médias officiels ; chefs d’administrations ; conseillers ; politiciens, etc. Il est brillant, il présente bien, il a de l’ambition, il peut parler sans s’arrêter sur des sujets pendant des heures mais en fait, pour toutes ces raisons, chacun de ses discours ne fait que jeter de l’huile sur les flammes. S’ajoute son incapacité à transmettre la moindre empathie et son manque apparent de compréhension pour ce qui concerne à la fois la politique et l’histoire nationale : l’ensemble révèle qu’il n’est qu’un messager des riches et des puissants. Encore une fois, aucun de ces points n’échappe à la population française.

    De toute évidence, Macron préfère de loin les sommets internationaux aux rencontres avec son propre peuple et, en vérité, ses rêves d’avenir, qui sont tout ce qu’il a, sont aussi banals que ceux de Marinetti.

    Tout cela est devenu une évidence au cours du Grand débat national. Il était présenté comme un moment d’écoute mais les photos montrent que Macron n’était pas venu pour écouter : il était venu pour faire la leçon, et les manches retroussées de sa chemise le faisaient ressembler à un galopin inexpérimenté et sans profondeur. Comme chef de l’État, ça ne fonctionne pas, et personne ne peut croire que le peuple français s’est fait embobiner par une telle absurdité.

    Donc, Macron est fini et il sera bientôt parti, mais une question reste : où se dirige cette révolte à partir de maintenant ? Car la manière dont le départ de Macron aura lieu, combien de temps il prendra et qui le remplacera, déterminera l’étape suivante. Malheureusement, dans le contexte de l’État français néo-libéral, la destitution de Macron n’apportera aucune solution. D’abord parce que, dans l’immédiat, il n’existe aucun candidat alternatif acceptable aux yeux des GJs au sein des cercles dirigeants. Deuxièmement, parce qu’il est de plus en plus évident que le néo-libéralisme, en tant que forme de gouvernance, ne peut réussir que dans un contexte de crédit abondant. Avec la hausse des prix immobiliers (non comptés dans l’inflation…), c’est sa seule méthode pour générer de la richesse parmi toutes les classes sociales. Tout simplement, les dirigeants ne veulent pas ou ne peuvent rien donner au peuple.

    La destitution du Préfet de police de Paris ainsi que les appels du gouvernement à une plus grande violence policière et à la multiplication des armes de répression ne font que confirmer l’impasse dans laquelle l’État néo-libéral et sa classe bureaucratique sont empêtrés. Cette impasse nous déprime et nous réprime tous, mais aussi, dans le contexte dogmatique actuel, elle est impossible à dépasser. Car violence et exclusion sont tout ce que l’État contemporain laisse derrière lui.

    Et les Gilets jaunes dans tout ça ? Eh bien, ils sont partout présents. Chaque semaine, Facebook regorge de soirées en ligne, où les films, les discussions et l’apprentissage sont abondants. Quand ils ne manifestent pas, ils discutent. 2. Et, malgré le travail quotidien, il n’y a aucun signe que le peuple de France abandonne le mouvement. Il y a encore des gens sur le rond-point près de chez moi, chaque week-end, comme ils sont venus chaque week-end de ce qui a été un hiver froid et désolé, et ils sont une petite partie de ce qui se passe sur vingt autres ronds-points occupés dans le Gers et à travers toute la France. Récemment, les gens du groupe qui occupe mon rond-point ont distribué un dépliant expliquant qu’il leur était difficile de continuer chaque week-end et que d’autres devaient venir les aider. Selon les sections locales, cela a provoqué un afflux de nouvelles recrues. « Nous le faisons pour vous » est leur slogan quand ils tendent leurs tracts aux automobilistes qui semblent presque tous amicaux et attentifs. C’est tout à fait normal : tous sont riverains.

    Certains commentateurs libéraux persistent à présenter les GJs comme des Oliver Twist mendiants, réclamant une place à la table de leurs maîtres. Ces mêmes commentateurs aiment évoquer une révolte de la périphérie contre le centre. J’ai déjà éclairci ce point dans mes articles précédents : c’est l’inverse qui est la vérité. En effet les GJs démontrent de hauts niveaux de conscience politique. Visiblement, leur enthousiasme pour les débats sur la violence, sur le socialisme et sur leurs revendications est sans fin. Même après cinq mois, ces débats sont encore gérés en ligne avec tolérance et en respectant la diversité des opinions.

    De plus, d’un point de vue stratégique, les Gilets ont déjà montré leur capacité à stopper les activités dans toutes les grandes villes françaises. À Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lyon, on a vu de grandes manifestations persistantes combinées à des vagues d’arrestations massives.

    Parallèlement, des centres régionaux plus modestes comme Tarbes, dans le Sud-ouest, continuent d’accueillir leurs propres manifestations hebdomadaires, et cela se reproduit dans des villes semblables partout en France. Ajoutez une rage contre les forces de l’ordre, en particulier la Police nationale, et un sentiment d’unité et de détermination parmi les GJs. Évidemment, la plupart de ces traits échappent à l’élite urbaine et aux médias officiels, préoccupés par les dénombrements de manifestants et les forces de l’ordre déployées. Pourtant, même à Paris, il y a des preuves indiscutables d’un soutien croissant au mouvement, les gens étant de plus en plus prêts à sortir pour manifester, et à exprimer leur sympathie dans les interviews des médias.

    Cela rétrécit considérablement la marge de manœuvre de l’État. Car pour résumer, sa main invisible est devenue visible. Et on l’a clairement vue quand le gouvernement, dans une tentative brève et brutale, a cherché à accuser les GJs de l’incendie de Notre-Dame. Ces accusations hystériques se sont rapidement tues.

    Lentement, doucement, cette bataille se transforme pour l’État néo-libéral en une lutte à mort. Nous pouvons donc, au cours des prochains mois, nous attendre à ce que le gouvernement aggrave sa violence de sa réponse aux manifestations, se lance dans des arrestations à domicile, filtre davantage d’itinéraires ferroviaires et de monuments parisiens et finalement mène diverses opérations sous faux drapeau, de manière à diviser le mouvement et à faire germer un conflit inter-communautaire.

    Du côté des GJs, le sentiment qu’ils sont en train de vaincre ne fera qu’accroître leur détermination. Si je peux me permettre une prédiction, cela finira par davantage de manifestations, peut-être en décidant de sortir du cadre du week-end, ainsi qu’à des blocages, plus vastes et plus longs, des chemins de fer et des autoroutes. Le mot français pour « demonstration » est manifestation. C’est un mot adéquat dans ce cas, parce que dans tous les sens et dans toutes leurs actions les GJs manifestent leur unité, leur vision pour la France et leur implication dans cette vision.

    La dernière semaine a été une semaine propice pour ceux qui croient que le néo-libéralisme est un piège, incapable de fournir la partie la plus importante d’une vie sensée, ou tout simplement de prendre en compte la sophistication croissante de la sphère sociale et la prise de conscience des citoyens. La panacée simpliste du néolibéralisme est incapable de faire face aux énormes problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant qu’espèce : cette vérité simple devient progressivement évidente.

    En fin de compte, cette semaine, les Gilets jaunes et l’Extinction Rebellion à Londres, 3 ont montré que, malgré la surveillance massive, la violence d’une police militarisée et l’appareil de propagande d’État, les populations développent en ce moment de nouvelles méthodes et de nouvelles visions capables de surmonter ces obstacles et qu’enfin, après cette interminable décennie de stagnation, elles nous feront progresser de manière positive, ouverte et efficace.

    David Studdert

    Par David Studdert − Le 29 avril 2019 − Source Off-Guardian.org

    Source: Le Saker Francophone

    Tags : France, Macron, gilets jaunes,

  • Alexandre Benalla, Mossad, pédophilie et services secrets marocains

    L’affaire Benalla : Le régime (néo-féodal) marocain derrière!

    Lahcen BENHALIA de son vrai nom, sujet Marocain qui ferait partie du corps des » moukhabarates » (services secrets marocains) nous interpelle (si ces faits sont établis) dans le sens suivant : COMMENT ? Un petit espion minable a t-il pu monter si haut dans l’organigramme de la République ? Quel est le message que le régime dictatorial marocain veut faire passer à Champs éllisé ?

    Si on réfléchit bien : nous savons que le Maroc est devenu le lieu de « tous les excès et toutes les folies » du Gotha de la politique, du spectacle et des affaires…Rappelons l’interview du ministre Luc FERRY qui déclarait devant les caméras qu’un ex-ministre s’était fait « poisser » à Marrakech en compagnie d’adolescents mineurs (il s’agissait de Jack LANG).

    Le gouvernement français se prévaut et se vante de son appartenance à la franc-maçonnerie ! Hors, plus grand monde n’ignore de nos jours le lien entre haute franc-maçonnerie et pédophilie !

    Et si le roi prédateur MOHAMMED VI du Maroc s’était « amusé » à constituer des « dossiers secrets » avec preuves à l’appui, sur les frasques plus ou moins avouables des irréprochables « hommes d’état de France??? ».Quel moyen de pression imparable ce serait !

    Ce ne serait pas ça le message ? : « Vous êtes tellement pervers, pourris et corrompus, et nous en avons les preuves, que nous pouvons faire tout ce que nous voulons chez vous et PERSONNE n’osera bouger le petit doigt. « Vous êtes tellement tous mouillés » dans ces sales affaires que cela engendrerait un cataclysme politique dont vous ne vous remettriez pas…».

    Et si un SCANDALE PÉDOPHILE de grande envergure était derrière tout ça ?

    Depuis le début, je pressentais que le MOSSAD était derrière tout ça, et puis, j’ai découvert qu’il y avait aussi le Maroc (vendu à Israël) directement impliqué !

    Le niveau élevé « d’amateurisme » révélé par cette affaire m’a déstabilisé, c’est pour cela que je suppute en toile de fond une sordide histoire de «mœurs».

    La morale de cette affaire est de mettre au grand jour l’état de déliquescence et d’effondrement de la présidence française, dont, encore une fois, l’inexpérience et l’amateurisme clairement affichés sont une véritable gifle infligée chaque jour au peuple de ce pays…

    J’ai HONTE A LA France.

    Orilio Leaks

    Tags : France, Macron, Benalla, Maroc, pédophilie, services secrets, Mossad,

  • Maroc, la maîtresse docile et soumise de la France

    Selon l’ancien ambassadeur de France aux Nations Unies et à Washington, Gérard Araud, le Maroc est une «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre».

    Le diplomate français, aujourd’hui à la retraite, a fait cette déclaration en 2011 lors d’une rencontre avec le célèbre acteur espagnol Javier Bardem qui réalisait à l’époque son documentaire sur le Sahara Occidental titré « Enfants des nuages, la dernière colonie ».

    Le dictionnaire définit le mot maîtresse comme « femme qui s’est donnée à un homme hors mariage ». Cet homme est son amant, un homme généralement marié qui n’entretient pas des sentiments d’amour à l’égard de sa maîtresse.

    Autrefois, le mariage se constituait sur des bases économiques ou politiques, où l’amour était souvent absent. Alors, l’homme cherchait une maîtresse comme un prolongement naturel du mariage et un exutoire de sexualité masculine parfaitement toléré. Mais pas de symétrie pour l’épouse qui était dénigrée et ostracisée, si elle prenait un amant.

    Dans un couple marié, les liens entre l’homme et la femme sont profonds notamment s’ils partagent des enfants. Alors, leur relation devient une relation de dépendance. L’homme ne sait plus se passer de son épouse et viceversa. Mais, dans cette relation, la sexualité perd en intensité, ce qui entraine une situation corrosive, irritante et inconfortable. C’est à ce moment-là qu’il commence à penser qu’une maîtresse est indispensable pour assouvir ses instincts animaux.

    Ces aspects caractérisent les relations entretenues entre la France et le Maroc. Paris étant obligé à défendre ses milliers d’entreprises installées au royaume de Mohammed VI, mais qui ne prend plus son pieds en raison de l’économie moribonde du royaume et le Maroc qui a besoin du soutien de la France au Conseil de Sécurité pour s’épargner toute résolution qui ne lui offre pas le territoire du Sahara Occidental sur un plateau d’argent.

    Leur relation est telle que lorsqu’un président français visite l’Algérie, l’état d’alerte est déclaré au Maroc. Une situation qui a poussé le premier ministre français Jean-Marc Ayrault à rassurer ses alliés marocains en rappellant que toute relation de la France avec le Maroc n’est pas forcément au détriment des relations avec Rabat.

    La dépendance de la France est arrivé au point que le roi du Maroc, après chaque élection française, s’installe dans son cháteau de Betz dans le but d’arracher une rencontre avec le nouveau locataire de l’Elysée. Ce dernier doit rassurer la maîtresse pour éviter des scènes de jalousie.

    Tags : Maroc, Makhzen, Mohammed VI, Algérie, Macron, François Hollande, maîtresse, Gérard Araud,

  • Brigitte Macron est devenue une « coquille vide » après son mariage avec Emmanuel

    -Brigitte Macron, première dame de France, âgée de 66 ans, mariée à Emmanuel Macron, âgé de 41 ans, en 2007

    -La romance inhabituelle du couple fait l’objet d’un nouveau livre « Il venait d’avoir 17 ans »

    -Le livre prétend que Brigitte est contente d’être « amie avec tout le monde »

    -Il suggère que la chose la plus rebelle qu’elle ait faite a été de laisser son mari pour Macron.

    -L’auteur Sylvie Bommet affirme que Brigitte n’est pas la première dame la plus franche et dynamique

    Source: Daily Mail, 8 mai 2019

    Brigitte Macron a quitté son mari « gentil mais ennuyeux » pour une vie passionnée avec Emmanuel – mais s’est retrouvée dans le rôle d’une première dame « jolie mais inutile », selon un nouveau livre.

    Leur histoire d’amour non conventionnelle a toujours fait l’objet d’une grande fascination, mais un nouveau livre sur l’histoire d’amour entre Emmanuel Macron et son épouse Brigitte suggère que la Première Dame de France a été privée de ses droits par leur union.

    Le livre explosif « Il venait d’avoir 17 ans » de la journaliste française Sylvie Bommet, qui vient de paraître en France, retrace la vie d’une figure communément appelée «potiche» – un mot utilisé pour décrire les « femmes inutiles ».

    Selon le bouquin, Brigitte, aujourd’hui âgée de 66 ans, a laissé un mariage ennuyeux et a défié son éducation traditionnelle dans l’espoir d’une vie plus excitante avec un homme plus jeune – mais la réalité de sa vie est maintenant très différente.

    Malgré les rumeurs voulant qu’elle soit une experte en manipulation, chuchotant à l’oreille du président et le laissant agir selon ses désirs politiques, elle est en fait complètement étouffée et contrôlée par son équipe de communication, affirme l’auteur.

    Les photographies, illustrant le style de vie somptueux du couple, ont suscité la colère du public français, des adversaires politiques de Macron et de son propre responsable de la communication.

    Emmanuel a dû présenter des excuses publiques au nom de sa femme «qui n’était pas habituée aux médias» et, depuis, la publicité de Brigitte a été très étroitement gérée par l’équipe de communication du président.

    Selon Bommet, Brigitte est, depuis, devenue un « fantôme » et a perdu sa propre agence lorsque Macron est devenu président. Elle la compare ensuite aux épouses de François Mitterand, Jacques Chirac et François Hollande.

    Sous la direction de François Mitterand, entre 1981 et 1995, son épouse Danielle s’est présentée comme une activiste et une humanitaire. Elle a même défié les autorités policières françaises en embrassant Fidel Castro et en l’invitant en France en 1995.

    Bernadette, l’épouse de Jacques Chirac, est devenue présidente de l’Opération «Pièce jaune» en 1994, alors qu’elle était timide et sage. La campagne créée en 1990 existe toujours et vise à fournir des soins aux enfants hospitalisés et à leurs familles.

    Bernadette a été extrêmement investie dans son travail au sein de l’association et est toujours active à ce jour, à l’âge de 85 ans.

    Entre-temps, l’épouse du prédécesseur de Macron, François Hollande, s’est proclamée un peu tristement célèbre en s’en prenant au président et à leur mariage alors que Hollande était encore en poste.

    L’argument de Bommet est que Brigitte semble pale en comparaison par rapport aux femmes de ces autres présidents, alors qu’elle est réduite à son choix de garde-robe et à son âge par les médias et qu’elle ne s’investit pas dans beaucoup d’autres choses – du moins publiquement.

    Le livre affirme également que si Brigitte, une femme instruite et moderne, est souvent vue sur les couvertures de magazines, elle parle rarement des problèmes contemporains et ne tient aucune position ferme sur aucun d’entre eux.

    Bommet décrit Brigitte comme une femme brillante séduite par sa « parenté intellectuelle » avec son jeune étudiant, qui se contente plus tard de se faire taire et de « devenir amie de tout le monde et de chacun ».

    Depuis que Macron a lancé sa candidature à la présidence en 2016 et qu’il a remporté les élections en 2017, tous les yeux sont rivés sur lui et sa femme, qui a 24 ans de plus que lui.

    Le couple, qui s’est rencontré quand Macron avait tout juste 15 ans et Brigitte 39 ans, partage une histoire d’amour atypique, c’est le moins qu’on puisse dire.

    Les deux hommes se sont rencontrés au lycée. Macron, le brillant élève, est tombé rapidement et fort devant un professeur de littérature passionné. Les deux se sont rapprochés, surtout après que Macron, alors âgé de 16 ans, ait rejoint le club de théâtre de l’école – dirigé par nul autre que Brigitte.

    Le livre, cependant, réfute des rumeurs selon lesquelles Brigitte et Macron auraient commencé à sortir ensemble à l’âge de 15 ans et à l’école secondaire où elle enseignait.

    Au lieu de cela, Bommet raconte une longue période de 10 ans durant laquelle le couple ne se voyait que le week-end, alors que Macron étudiait à Paris ou à Strasbourg et que Brigitte était toujours mariée à son premier mari.

    À l’époque, Brigitte était mariée à André Auzière, un homme tranquille, plus sage et plus taciturne que Brigitte «enjouée à la fête» et «exubérant», selon la description de ses amis.

    Le couple a eu trois enfants, l’aîné ayant le même âge que Macron.

    Avant de rencontrer Emmanuel au club d’art dramatique de l’école, Brigitte a travaillé dur pour être la femme au foyer idéale pour son mari banquier, décrit comme un «homme bon avec une boussole morale forte» par certains amis de la famille et comme un «trouble-fêtes» par d’autres.

    Brigitte, enfant et adolescente, a été qualifiée de « rebelle ». Mais laisser son mari pour un adolescent, même à la moitié de son âge, est la chose la plus scandaleuse que la mère de trois enfants – et sa grand-mère – ait jamais faite.

    Tags : Macron, Emmanuel Macron, Brigitte Macron, Elysée, président français,

  • Christophe Castaner accusé d’avoir couvert des agressions sexuelles au sein de la police nationale

    Monsieur le Ministre de l’Intérieur a été informé dès le 24 octobre 2018 des agissements du docteur FREY, qui a été placé en garde à vue et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer, pour agressions sexuelles sur des jeunes collègues.

    Monsieur le Ministre de l’Intérieur a choisi de défendre la hiérarchie en la personne du médecin inspecteur régionale, le docteur FREY.

    Il a fait le choix de laisser Monsieur Éric MORVAN, Directeur Général de la Police Nationale, qui lui aussi a couvert les agressions sexuelles de ce « médecin », envoyer notre secrétaire général Alexandre LANGLOIS en conseil de discipline le 20 février 2019, entre autres pour avoir dénoncer de telles pratiques.

    Il a laissé le docteur FREY envoyé Alexandre LANGLOIS au TGI de METZ le 28 février 2019, pour diffamation.

    Avec un tel management, qui couvrent tous les agissements délictueux de la hiérarchie policière, pas étonnant que nos collègues se suicident. Déjà 11 en 2019.

    Nous demandons une nouvelle fois la démission immédiate de Messieurs CASTANER et de Monsieur MORVAN.

    Nous espérons que Madame Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, nous soutiendra et ne fera pas passer des intérêts partisans avant la souffrance de nos collègues.

    «  Ne pas empêcher un crime quand on le peut, c’est l’ordonner soi-même. »Sénèque

    DOCTEUR, GUÉRISSEUR, ENFANT-ROI… LA HAUTE HIÉRARCHIE DE LA POLICE NATIONALE ?

    Dans la série Trône de Fer, la famille FREY est une famille de traître. Dans la Police Nationale cette famille est aussi présente par l’intermédiaire du médecin inspecteur régional du SGAMI EST : Christian FREY.

    Lui aussi est un traître au serment qu’il a prononcé, à savoir celui d’Hippocrate et il fait une nouvelle allégeance à la Police Nationale qui gère l’avancement de sa carrière, du moment qu’il est aux ordres. Il se plie à tous les caprices de l’administration pour « sanctionner » les personnels malades : humiliation, harcèlement, discrimination, chantage, menace, intimidation, etc.

    En ce moment, il prend ses ordres de Roose BOLTON, le « seigneur des sangsues », dans la réalité Monsieur le Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Haut-Rhin, Monsieur Gérard MORENA, qui s’est autoproclamé « le guérisseur ». Aucun des deux surnoms n’est à but thérapeutique. Le but des deux personnages est de faire régner la terreur pour être craint et obéit. Monsieur le Directeur Gérard MORENA ne va pas écorcher vifs ses opposants, mais il va les détruire mentalement et physiquement, par un nom respect des textes en vigueurs dont il résulte des injonctions paradoxales, du harcèlement, de la discrimination, du chantage, des menaces, de l’intimidation, des violations du secret médical, etc. Lui aussi a trahi son serment de protéger les personnels sous ses ordres, pour satisfaire son égo personnel.

    Ces deux personnages peuvent continuer de sévir tranquillement, vu que l’enfant-roi capricieux Joffrey BARATHEON, dans la réalité Monsieur Éric MORVAN, Directeur Général de la Police Nationale, préfère se rendre complice en fermant les yeux, plutôt que nous recevoir à la suite de notre alerte, car nous avons froissé son ego en dénonçant les faux en écritures publiques et les détournements de fonds publics, qu’il couvrait et couvre toujours d’ailleurs, concernant les chiffres de la délinquance qui sont truqués.

    Pire, quand on veut protéger nos collègues plutôt que la hiérarchie, Monsieur le DGPN envoie la direction l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), qui use de menace et intimidation sur notre carrière, en fabricant des « preuves. » D’ailleurs, depuis 2001, la Police n’a plus le droit d’enquêter légalement sur la Police. De vrais Peter BAELISH dans les méthodes.

    Comme on le voit le système est bien rôdé et notre administration est encore responsable cette année de plus 9 fois plus de morts dans nos rangs que les criminels, qui nous attaque. Hier encore, un de nos collègues CRS a mis fin à ses jours, en pleine rue dans les Hautes-Pyrénées. Et notre institution arrive même à truquer ce décompte macabre en excluant les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’état, qui subissent le même management.

    Fidèle à notre habitude, nous allons lancer des actions pénales contre ces individus, qui semblent « vouloir se faire du flics ». Dans la série Ned STARK a une volonté de servir l’intérêt général et est confiant dans les institutions. Son honnêteté le conduit à la mort. Dans la Police Nationale les policiers de terrain sont des Ned STARK et notre institution cherche à se « débarrasser » par tous moyens, de ces personnels voulant faire leur boulot conformément aux textes en vigueur.

    A une époque où la Justice demande des expertises psychiatriques à Madame LE PEN et Monsieur BENALLA et où notre haute hiérarchie, avec l’appui de la médecine statutaire veut faire passer nos collègues qui demandent l’application de la Loi pour des fous, nous demandons à notre nouveau Ministre de l’Intérieur, Monsieur CASTANER de faire passer une expertise psychiatrique à Messieurs Christian FREY, Gérard MORENA et Éric MORVAN pour savoir si oui ou non ceux des « pervers narcissiques ».

    Comme mesure conservatoire nous demandons leur mise à pied immédiate, pour protéger la santé, voir la vie de nos collègues sous leurs ordres.

    Source : VIGIMI

    Tags : France, Macron, Police, Gilets Jaunes, suicides,

  • Le Gouvernement utilise peut être des armes chimiques contre le peuple et les policiers

    La Présidence et le Gouvernement nous font-ils utiliser à nouveau aujourd’hui des Armes Spéciales ou chimiques, des gaz, des marqueurs radioactifs, afin de contenir ou neutraliser des opposants ?

    Source : VIGIMI

    Y-a-t-il des munitions et/ou des agents chimiques ou autres contenus que l’on nous fait utiliser, qui sont dangereux pour la santé de nos collègues et pour les citoyens ?

    Pourquoi aucune information publique, aucune mise en garde publique sur les médias n’a été faite par les pouvoirs publics, en expliquant la dangerosité ?

    De nombreuses publications scientifiques sur l’agent CS (Orthochlorobenzylidenemalononitrile, agent chimique se présentant sous forme de cristaux) nous sont communiquées depuis quelques jours à notre demande, en réponse aux bien trop nombreux retours de collègues dont l’état de santé semble se dégrader radicalement de semaine en semaine (très gros problèmes ORL, broncho-pulmonaire, brûlures aux yeux, de peau, etc).

    Les services hospitaliers et d’urgence constatent les mêmes blessures et symptômes graves sur les personnes qui viennent les consulter, manifestants et passants ayant été soumis à des expositions plus ou moins longues de gaz de grenades lacrymogènes, grenades assourdissantes et lacrymogènes, aérosols lacrymogènes, etc.

    Source de l’article : Ezinarticles

    Les conclusions de ces études scientifiques réalisées et publiées par les plus hautes instances américaines et anglaises démontrent ce que nos responsables des armes spéciales, nos médecins militaires et politiques dans la confidence savent très bien, trop bien, depuis 1952. Si un agent comme le CS est annoncé pour avoir des effets lacrymogènes (agissant sur les tissus conjonctifs, les yeux), ils peuvent être utilisés à haute concentration (ou sur une longue durée) pour devenir suffocants, asphyxiant, létaux en créant des embolies pulmonaires et arrêts cardiaques.

    Dans ces publications, les expositions de 8 heures sont considérées comme de longues durées et très dangereuses, alors que nos collègues, comme les manifestants Gilets Jaunes, ont été exposées sur plus de 25 jours, des fois jusqu’à 10 heures par jour, soit 250 heures. A quelles conséquences devons-nous nous préparer à court, moyen et long terme ?

    Nous avons accès à des dossiers médicaux de soldats français ayant utilisés ces munitions sur 20 missions maximum de 1 à 4 heures et qui ont été gravement handicapés toute leur vie sur le plan respiratoire, leur poumons brûlée et nécrosés par les gaz qu’ils déployaient. Nous tenons à la disposition de nos collègues une jurisprudence permettant à ceux qui seraient dans la même situation aujourd’hui de faire valoir leurs droits.

    Nous fonctionnaires de Police, Force De l’Ordre et Gardien de la Paix, notre devoir, notre engagement, notre raison de vivre est de protéger la population et donc d’exercer notre droit de retrait et notre devoir d’information, si nous identifions une situation ou une dérive dangereuse pour notre avenir à tous.

    Selon les documents et les faits très graves que nous découvrons, les matériels dits « lacrymogènes » que l’on nous demande d’utiliser au cœur des tactiques des opérations de maintien de l’ordre sont très probablement potentiellement extrêmement dangereux, sources de lésions irréversibles, voir mortels, vue les durées d’exposition et les concentrations records auquel, nous forces de l’ordre ainsi que la grande majorité des manifestants et passants, qui ont été exposés à cet agent CS.

    De nombreuses questions doivent être immédiatement posées et nous exigeons des réponses immédiates.

    Qui assume l’utilisation de ces agents chimiques sous forme de gaz ? La Présidence de la République, notre Ministre, notre hiérarchie ?

    Les fabricants fournisseurs de ces munitions (bombes lacrymogènes à agent CS et solvants, grenades dites « lacrymogènes » à forte concentration, grenades lacrymogènes dites « de désencerclement », ou dites « assourdissantes et lacrymogènes », etc.), assument-ils aussi légalement les conséquences et l’indemnisation des blessés, handicapés, décès à venir ?

    Où et quand ces informations et cette formation incluant les mises en garde relatives aux les durées d’exposition et de concentration ont été communiquées à notre hiérarchie et nos collègues ?

    Pourquoi tous nos collègues n’ont pas de masque à gaz en dotation ?

    Pourquoi les masque à gaz, pour ceux qui en ont, gênent-ils leur vision et leur mouvement sur le terrain, à tel point que de nombreux collègues ne les mettent pas ? D’ailleurs ces masques à gaz sont-ils appropriés au danger de l’agent CS ?

    Pourquoi nos collègues gendarmes sont-ils équipés de masques à gaz de dernière génération de type comme ceux des pompiers spécialisés en catastrophes industrielles et les militaires des régiments NRBC, mais pas nous ?

    Y a-t-il eu un protocole de protection et de décontamination communiqué par les fabricants et par l’Ecole Nationale de Police à nos collègues ?

    Y-a-t-il un ou des produits de décontaminations reconnus comme décontaminant le CS ? Dans ce cas pourquoi après 25 semaines, ni les fabricants ni les organismes de santé publics français (Hôpitaux, SAMU, SMUR, Pompiers, Ministère de la Santé, etc.) n’ont informé les citoyens français de l’existence de ces produits à utiliser en cas de problèmes de santé dus à l’exposition à l’agent CS ? Pourquoi aucun journaliste ni aucun media ne communique ces informations ?

    Est-ce que ces protocoles de protection et de décontamination figurent dans nos manuels de formation de la Police, comme c’est le cas dans les manuels d’instruction de l’Armée de Terre tel que le TTA 150 ?

    Pourquoi dans ces manuels (tel que TTA 150) voit-on encore des grenades indiquées comme lacrymogènes mais qui sont des armes de guerre interdites comme la grenade CND-CN2D modèle 1959, contenant 2 agents chimiques volontairement associés pour tuer ?

    Quelques milliers de soldats français ont eu à utiliser ces munitions CN, CND et CN2D mais ont eu aussi à utiliser d’autres munitions Armes Spéciales pour « neutraliser », les « Hors-la-loi », « rebelles », « séditieux » mais aussi les « musulmans » selon les documents qui nous sont remis. Les informations contenues dans ces archives sont plus que choquantes.

    Nous fait-ont utiliser ces munitions à notre insu ou les forces de l’ordre françaises peuvent-elles encore se voir ordonner d’utiliser ces munitions sur des citoyens français ?

    Sommes-nous soumis aux règles CGZ (Compagnie de Génie de Zone) et GAS (Groupements Armes Spéciales) déployées secrètement entre 1954 et 1962 en Algérie qui était alors un département français pour « traiter » par les armes chimiques à la demande des unités régulières (interdire, neutraliser, etc.) des sites et personnes hostiles au Pouvoir et ses représentants de l’époque dans des centaines de grottes et abris souterrains, mais aussi lors de très grosses manifestations urbaines (Oran et Alger) pour appuyer les Forces de l’Ordre traditionnelles et les militaires ?

    Les multiples informations scientifiques collectées relatives à la dangerosité certaine et prouvée de l’agent CS sous toutes ses formes (aérosol de cristaux de CS dilués dans un solvant lui aussi identifié comme dangereux, grenade à poudre de cristaux secs de CS, munition combinée explosif et poudre de CS, etc.) doivent être communiquées à nos collègues et aux citoyens afin que chacun prenne ses responsabilités et puisse aussi vite que possible procéder aux examens qui s’imposent.

    Si l’on ajoute le nombre de nos collègues à celui des citoyens qui ont été exposés à ces gaz dans toute la France depuis novembre 2018, cela représente plus de 200,000 citoyens ce qui peut représenter une véritable catastrophe sanitaire.

    Nous demandons que soient clarifiées nos devoirs et nos responsabilités concernant l’usage de ces munitions et nos droits en matière de santé, de soin, de suivi médical régulier, de reconnaissance d’invalidité éventuelle et d’indemnisation.

    « C’est de plus en plus à la mode, en ce moment, d’utiliser des produits chimiques sur les gens qui expriment une opinion. A mon avis cela montre qu’on est dépassé par les événements dans la police et que les personnes pouvant traiter la racine du problème ne le veulent pas et préfèrent gazer les gens pour les calmer un peu. Le gaz CS n’est pas censé être utilisé pour ça. Il n’est pas fait pour résoudre les problèmes ou calmer les gens. » Kamran LOGHMAN le 29 novembre 2011

    Source : VIGIMI

    Tags: Gilets Jaunes, France, Macron, armes chimiques,

  • Express: Macron fait face à un  » moment de DÉFINITION DE LA PRÉSIDENCE  » alors qu’il écrase les gilets jaunes avec une force BRUTALE.

    EMMANUEL MACRON risque tout son avenir politique en écrasant de force les manifestants des Gilets Jaunes, en les accusant d’ »autoritarisme » et en établissant des parallèles avec un autre dirigeant français, Charles De Gaulle, un expert politique français.

    Selon James Shields, professeur de politique française et d’histoire moderne à l’Université de Warwick, M. Macron traverse une période décisive pour la présidence alors qu’une vague massive de protestations déferle sur la France. Le mouvement des Gilets Jaunes et la manière dont M. Macron l’a traitée jusqu’à présent pourraient déterminer la fin de son mandat deux ans seulement après son élection, a expliqué l’expert. Il l’a dit à Express.co.uk : « Lorsque Macron a été élu, sa plus grande crainte était d’être comme les autres présidents avant lui, repoussé de son programme de réformes par des manifestations de rue. Il sait que s’il ne parvient pas à désamorcer la crise actuelle, ses perspectives de mettre en œuvre des réformes controversées de l’assurance-chômage ou des pensions s’évanouiront.

    « L’enchère ne pourrait être plus élevée pour un président qui n’en est encore qu’à sa deuxième année de mandat de cinq ans. »

    Les manifestations des Gilets Jaunes ont explosé le 17 novembre après l’annonce par le gouvernement d’une hausse des taxes sur le carburant.

    Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue et ont participé à des manifestations tous les week-ends pendant des mois.

    Rapidement, les manifestants ont commencé à exprimer leur mécontentement à l’égard de la politique économique rigoureuse de M. Macron.

    Le président français a d’abord réagi aux manifestations, souvent violentes, en autorisant la police à utiliser des canons à eau et des gaz lacrymogènes, blessant de nombreuses personnes et suscitant l’indignation des groupes de défense des droits humains.

    Mais fin 2018, il a cédé alors que le mouvement des gilets jaunes continuait à protester, supprimant l’augmentation de la taxe sur les carburants et annonçant le lancement du « grand débat national », au cours duquel les citoyens pouvaient exprimer leurs préoccupations et faire des propositions en vue d’être entendus par le gouvernement central.

    Mais ces mesures n’ont pas complètement annulé le mouvement des gilets jaunes, car des milliers de personnes continuent de manifester.

    M. Shields a dit : « Macron est dans le pétrin : s’il n’est pas assez fort, il invite les accusations de laxisme face au désordre public violent.

    « S’il s’en prend fortement aux manifestants, il s’ouvre à l’accusation d’être autoritaire.

    « Le président semble maintenant être dans une position où il ne peut gagner d’aucune façon. »

    L’usage de la force et l’impact que ces protestations peuvent avoir sur l’avenir de la présidence le reflet d’une crise à laquelle De Gaulle a été confronté, en 1968, par des grèves générales et des marches menées par des étudiants de gauche réclamant des changements sociaux.

    Les deux présidents ont fait appel à la réserve générale de la police nationale française (CRS) pour faire face aux manifestants, souvent violemment frappés par les forces armées.

    Tout comme les étudiants en 1968, les manifestants des Gilets Jauness défilaient en scandant « CRS equal SS », un slogan comparant la police française aux nazis.

    M. Shields a dit : « Macron et de Gaulle sont deux présidents très différents appartenant à deux moments historiques très différents.

    « En 1968, la force motrice dans le conflit entre les étudiants et l’État était sociale et culturelle.

    « Aujourd’hui, la force motrice dans le conflit entre les gilets jaunes et l’État est l’économie, les bas salaires, les pensions, les impôts, le coût de la vie et la résistance aux réformes de libéralisation de Macron.

    « Là où il y a un parallèle fort, c’est que les deux peuvent être considérés comme des moments déterminants pour la présidence.

    « De Gaulle est arrivé en mai 1968 pour rétablir son emprise sur le pouvoir, mais cette emprise n’a jamais été aussi ferme et il a pris sa retraite en un an.

    « Aujourd’hui encore, nous assistons à un combat à enjeux élevés que le président ne peut se permettre de perdre – mais, contrairement à de Gaulle, âgé de 78 ans, se retirer pour écrire ses mémoires ne sera pas une option pour Macron s’il sort affaibli de la crise ».

    Source: Express, 1 avr 2019

    Tags: Macron, Gilets Jaunes, répression,

  • La sagesse de Geneviève, l’indécence de Macron

    Dans un entretien à Nice-Matin, M. Macron affirme que les mesures sécuritaires ont été mises « en œuvre avec professionnalisme et mesure à Nice ». Il se permet ensuite d’affirmer que notre camarade Geneviève « n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre » pour finir par lui souhaiter « peut-être une forme de sagesse ».

    Nous savions déjà que la décence n’était pas son fort. Nous ne sommes donc pas particulièrement surprisˑeˑs de la teneur de ses propos. Mais nous tenons à préciser certaines choses au sujet de la « sagesse » de Geneviève :

    – pendant que M. Macron et son gouvernement détruisent l’éducation nationale à grand coup « d’école de la confiance », Geneviève continue à aller dans les établissements scolaires pour sensibiliser les élèves au commerce équitable.

    – pendant que M. Macron et son gouvernement refusent d’interdire le glyphosate, Geneviève se bat quotidiennement pour l’environnement et la transition écologique.

    – pendant que M. Macron et son gouvernement mènent une politique en faveur des plus riches, Geneviève défend inlassablement la justice sociale et le partage des richesses.

    – pendant que M. Macron et son gouvernement s’enfoncent dans l’autoritarisme et les attaques contre les libertés démocratiques, Geneviève manifeste pour défendre ces mêmes libertés.

    – pendant que M. Macron expulse des étrangers mineurs, Geneviève mobilise pour l’accueil des migrantˑeˑs.

    Que M. Macron garde son paternalisme et son mépris pour lui et qu’il en profite pour découvrir ce qu’est la décence. Geneviève n’a besoin de personne pour apprendre ce qu’est la sagesse. Elle pourrait par contre sans problème donner des leçons de sagesse à un pouvoir qui s’enfonce dans le cauchemar néolibéral et le vertige autoritaire.

    En vérité, en parlant de sagesse, Macron veut inciter Geneviève et nous toutes et tous à la résignation et l’acceptation de l’ordre établi.

    Face aux inégalités, aux injustices et aux discriminations, jamais de résignation et d’acceptation !

    Un autre monde est possible, un autre monde est nécessaire,

    voilà la sagesse, voilà ce que nous dit Geneviève !

    Nice, le lundi 25 mars 2019

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    Tags : Macron, gilets jaunes, geneviève,