(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)
Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:
Beijing +25
Ce matin, le Secrétaire général est intervenu à la réunion de haut niveau consacrée au vingt-cinquième anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes.
Il a déclaré que les femmes et les filles souffrent des pires conséquences de l’impact social et économique massif de la pandémie. « Vingt-cinq ans après Beijing, nous sommes confrontés à une récession menée par les femmes, car les femmes employées dans l’économie informelle sont les premières à perdre leur emploi », a-t-il déclaré, ajoutant qu’à moins d’agir dès maintenant, la COVID-19 pourrait anéantir une génération de progrès fragiles vers l’égalité des sexes.
Le Secrétaire général a indiqué que la pandémie démontre qu’il faut insuffler d’urgence une forte impulsion pour honorer la promesse non tenue de Beijing: garantir une représentation égale des femmes aux postes de direction et partout où des décisions qui ont un impact sur la vie des gens sont prises.
Il a encouragé l’ensemble des États Membres à prendre des engagements concrets et ambitieux en faveur du leadership des femmes et de leur pleine participation, les exhortant en outre à intensifier leur soutien aux organisations communautaires de la société civile qui ont toujours été à l’avant-garde du leadership en matière de droits des femmes.
Education Plus Initiative
Vendredi, le porte-parole sera accompagné des dirigeants d’ONU-Femmes, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), de l’UNICEF et du Directeur général adjoint de l’UNESCO, qui présenteront à la presse l’Education Plus Initiative, consacrée à l’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes en Afrique sub-saharienne.
République centrafricaine
Ce matin, lors d’une réunion de haut niveau consacrée à la République centrafricaine, le Secrétaire général a déclaré que la période à venir sera décisive pour le pays. Les autorités et toutes les parties prenantes nationales ont une responsabilité historique d’assurer le bon déroulement des prochaines élections, a-t-il indiqué.
Le Secrétaire général a souligné les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord politique, notamment en matière de réformes législatives, ainsi que l’extension de l’autorité de l’État à travers le pays. Il a également noté que la situation sécuritaire s’était améliorée dans certaines régions.
Cependant, M. Guterres a exprimé ses préoccupations concernant le nombre important de violations des droits de l’homme et de violations de l’Accord de paix. Ces attaques doivent cesser immédiatement, a-t-il dit. Il a appelé les autorités à redoubler d’efforts pour traduire les coupables en justice, protéger les civils et renforcer les mesures de lutte contre la violence à l’égard des femmes.
S’agissant de la situation humanitaire, le Secrétaire général a noté que cette année encore, la communauté humanitaire avait reçu moins de la moitié des fonds nécessaires pour répondre aux besoins des 2,6 millions de personnes en situation de précarité. On n’a pas droit à l’erreur, a-t-il ajouté. Il a souligné qu’une paix durable ne peux être possible sans respecter l’Accord et sans de réels progrès sur le front du développement.
FINUL
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) se félicite de l’annonce, aujourd’hui, d’un accord-cadre pour le lancement de négociations entre le Liban et Israël sur la démarcation des frontières maritimes et terrestres entre les deux pays.
La FINUL se tient prête à apporter aux parties tout le soutien dont elle dispose et à faciliter les efforts visant à résoudre cette question et à progresser dans la démarcation de la Ligne bleue.
En vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, la FINUL soutient tout accord entre les deux pays visant à renforcer la confiance afin d’amener les parties à s’engager de nouveau en faveur de l’inviolabilité de la Ligne bleue et du processus plus vaste de démarcation des frontières.
Soudan
Au Soudan, le nombre de personnes touchées par les inondations sans précédent qui affectent le pays s’élève désormais à 860 000 et continue d’augmenter. Plus de 120 personnes sont également décédées.
Plus de 400 écoles et des milliers d’établissements de santé ont été endommagés, compromettant les services d’éducation et de santé.
Près de 30 000 latrines se sont effondrées, ce qui pourrait entraver la prévention et le traitement des épidémies potentielles.
L’ONU et ses partenaires continuent d’appuyer les efforts d’intervention du Gouvernement pour aider ceux qui en ont besoin. Jusqu’à présent, l’ONU a atteint plus de 400 000 personnes.
Le manque de financement pose un sérieux défi, en particulier pour le secteur de la santé, ainsi que dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, pour lesquels l’aide est essentielle pour répondre à la fois aux inondations et à la pandémie actuelle.
COVID-19 / Inde
En Inde, l’équipe de l’ONU, dirigée par la Coordonnatrice résidente, Mme Renata Dessallien, continue de soutenir le pays alors qu’il fait face au défi sans précédent que représentent plus de 6,3 millions de cas de COVID-19.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a aidé au traçage de 10 millions de contacts et a fourni plus d’un million de kits de dépistage. L’OMS et l’UNICEF ont formé près de quatre millions d’agents sanitaires de première ligne. L’UNICEF a également aidé 40 millions d’enfants grâce à des initiatives d’éducation et cinq millions de femmes et d’enfants en leur octroyant des soins de santé essentiels.
Pour sa part, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a distribué près d’un million d’équipements de sécurité à huit départements de santé à travers le pays. Le PNUD a également fourni près de 500 000 trousses de sécurité et 60 millions de kilos de nourriture à 200 000 travailleurs sanitaires.
Une application mobile du Programme alimentaire mondial (PAM) a permis de relier huit millions de personnes au système public de distribution alimentaire. Et pour soutenir les entreprises, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) apportent un soutien aux petites et moyennes entreprises.
Pour aider les femmes touchées par la violence, ONU-Femmes a formé 100 000 personnes pour aider les femmes concernées.
Distinction Nansen pour les réfugiés
Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a annoncé que Mme Mayerlín Vergara Pérez, de Colombie, est la lauréate cette année de la Distinction Nansen pour les réfugiés.
En tant que Coordonnatrice régionale pour les Caraïbes de la Fundación Renacer, elle a consacré plus de deux décennies à aider l’ONG colombienne à atteindre son objectif d’éradiquer l’exploitation et les abus sexuels à l’encontre des enfants et des adolescents.
Fondée il y a 32 ans, cette organisation a aidé plus de 22 000 enfants et adolescents ayant survécu à une exploitation sexuelle commerciale et les survivants d’autres types de violence sexuelle et sexiste.
La Distinction Nansen pour l
es réfugiés récompense les services exceptionnels rendus aux personnes déplacées de force. En annonçant l’attribution du prix de cette année, le Haut-Commissaire pour les réfugiés, M. Filippo Grandi, a déclaré que le dévouement sans faille de Mayerlín avait sauvé la vie de centaines d’enfants réfugiés et leur avait redonné l’espoir d’un avenir meilleur.
Le Secrétaire général se joint au HCR pour la féliciter.
Guatemala
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a déclaré aujourd’hui que la dénutrition, le surpoids et l’obésité avaient coûté au Guatemala environ 12 milliards de dollars en 2018, soit 16% du PIB du pays.
Dans un nouveau rapport, le PAM indique que sur ces 12 milliards de dollars, 8 milliards de dollars avaient été perdus en raison des effets économiques, sociaux et sanitaires de la dénutrition, les 4 milliards de dollars restants l’ayant été à cause des répercussions du surpoids et de l’obésité qui sont une préoccupation croissante pour le pays.
La malnutrition a également un impact négatif sur le développement intellectuel de la population. Selon le rapport, en 2018, plus de 100 000 élèves ont dû redoubler, la dénutrition affectant près de 45% d’entre eux. Seuls 9 enfants sur 100 souffrant de dénutrition ont terminé l’école primaire.
Armes nucléaires
En réponse à une question sur la ratification par la Malaisie du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, le Porte-parole a indiqué que l’ONU sait que le Ministre des affaires étrangères de Malaisie a signé l’instrument de ratification du pays le 30 septembre. Il a ensuite été reçu par l’ONU.
À ce jour, 46 États ont ratifié le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Selon ses dispositions, le Traité entrera en vigueur 90 jours après le dépôt, auprès de l’ONU, du cinquantième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
Le Secrétaire général a répété à plusieurs reprises qu’il attendait avec intérêt l’entrée en vigueur du traité qui, une fois en vigueur, constituera un pilier du régime de désarmement. Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires reflète le désir d’un grand nombre d’États de parvenir à un monde exempt d’armes nucléaires – la plus haute priorité de l’ONU en matière de désarmement.
Journée internationale des personnes âgées
Cette année, la Journée internationale des personnes âgées met en lumière le rôle du personnel de santé et sa contribution à la santé des personnes âgées, en accordant une reconnaissance particulière à la profession infirmière et en mettant l’accent sur le rôle des femmes
Dans son message pour la Journée, le Secrétaire général souligne que les personnes âgées doivent être une priorité de notre action de lutte contre la COVID-19. Il indique que tandis que nous cherchons à nous remettre au mieux, tous ensemble, nous devons œuvrer de concert à améliorer la vie des personnes âgées, de leurs familles et de leur entourage tout au long de la Décennie du vieillissement en bonne santé (2020-2030).
Le Secrétaire général souligne que plus que jamais, nous devons entendre leurs voix, leurs avis et leurs idées afin de construire des sociétés plus inclusives et mieux adaptées à leurs besoins.
Contributions financières
Grenada et Honduras ont versé la totalité de leur contribution au budget ordinaire de l’ONU, amenant à 124 le nombre d’États Membres à jour de leur contribution.
GENRE, FEMMES RÉFUGIÉS, MAINTIEN DE LA PAIX, SANTÉ ,DÉSARMEMENT, COMMÉMORATION, CÉLÉBRATION, OFFICIELLE, RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, LIBAN, SOUDAN, INDE, MALAISIE,
Étiquette : maintien de la paix
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Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 1er octobre 2020
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100 000 Casques bleus honorés
Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien
BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.
Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.
Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».
Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».
920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.
« À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.
Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien
BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.
Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.
Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».
Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».
920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.
« À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.
Une Mission de maintien de paix qui se poursuit
Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.
« Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».
Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.
Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».
La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.
Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).
Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,
Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien
BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.
Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.
Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».
Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».
920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.
« À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.
Une Mission de maintien de paix qui se poursuit
Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.
« Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».
Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.
Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».
La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.
Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).
Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,
Une Mission de maintien de paix qui se poursuit
Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.
« Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».
Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.
Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».
La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.
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Chancy Chitete, un soldat de la paix qui a donné sa vie pour en sauver d’autres
La médaille Diagne pour courage exceptionnel a été décernée vendredi à titre posthume par les Nations Unies au soldat Chancy Chitete, Casque bleu du Malawi, qui a donné sa vie en sauvant celle d’un camarade tanzanien en République démocratique du Congo (RDC).
« La médaille capitaine Mbaye Diagne reconnait le mérite des agents de l’ONU, qu’ils soient civils, militaires ou policiers, qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel dans des conditions d‘extrême danger pour remplir les missions de l’ONU sur le terrain ou là où leur devoir les a emmenés, et elle prend en référence le capitaine Mbaye Diagne qui été le modèle de cette médaille au Rwanda en 1994, où il a perdu sa vie », explique le général El Hadji Babacar Faye, lors d’un entretien avec ONU Info.
Président du comité de sélection pour la médaille, le général Faye était très proche du capitaine Mbaye Diagne, ayant partagé son parcours au sein des forces armées sénégalaises, jusqu’à leur dernière mission ensemble au Rwanda.
« Quand j’ai eu la nouvelle, le soir où l’ONU a créé la médaille capitaine Mbaye Diagne, c’est un sentiment de profonde fierté que j’ai éprouvé », raconte le général. « J’ai revu mon camarade, j’ai revu son action, j’ai revu Mbaye camoufler des gens dans son véhicule, j’ai revu Mbaye se battre pour mettre des gens dans l’avion [pour quitter le Rwanda], et donc vraiment j’étais très fier », ajoute l’ancien Casque bleu sénégalais.
La médaille a été remise à l’occasion d’une cérémonie au siège de l’ONU à New York, en honneur des Casques bleus et civils qui ont perdu la vie au service de l’ONU au cours de l’année écoulée. C’est la première fois que cette médaille est remise depuis qu’elle a été créée en 2014.
Selon le général Faye, toutes les candidatures reçues cette année pour la médaille Diagne étaient celles de militaires. « Il y a en a un qui sortait du lot : le Private Chitete, ça veut dire ‘soldat’, donc au bas de l’échelle, quelqu’un qui attend des ordres pour faire quelque chose », précise-t-il.
En novembre 2018, le contingent de Casques bleus du Malawi auquel appartenait Chancy Chitete était engagé dans une opération de protection des populations face aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), près de Beni, à l’Est de la RDC.
« Dans le cours des opérations, ils rencontrent une résistance terrible parce que les gens les attendaient », raconte le général Faye. « Et dans le feu de l’action ils sont obligés de se replier sur une position beaucoup plus sûre ».
Le soldat Chitete trouve une position de combat sécurisée. Depuis cette position, il parvient, avec son contingent, à aider les forces du contingent tanzanien en délivrant suffisamment de feu pour couvrir leur repli.
Malheureusement un soldat tanzanien tombe, blessé. Chancy Chitete s’en aperçoit. « De son initiative, Chitete sort de sa position protégée, va prendre le soldat tanzanien, le ramène vers sa position où il lui procure des premiers soins pour stabiliser sa blessure », relate le général. « Et peut être dans le cours de l’action, comme les autres étaient encore en train de se battre, ils ont dû repérer Chitete, ils ont mis le feu sur sa position. Il a été touché. Et il est mort des suites de ses blessures ».
« Donc si vous voyez ce qu’il a fait : de lui-même, il a participé à sauver les vies de ses camarades. Ensuite il voit quelqu’un qui est blessé, il sort de sa position protégée, va le chercher, et le tire vers lui, en tant que soldat, sans seconds ordres. Il a le réflexe de lui procurer une aide d’urgence », souligne le général Faye. « Donc il fait preuve de professionnalisme dans un contexte danger parce que les gens étaient en train de tirer. La preuve : les gens lui ont tiré dessus toute suite après ».
Lorsque le soldat tanzanien à qui il a sauvé la vie, le caporal Ali Khamis Omary, voit le nom de Chancy Chitete sur la liste des défunts alors qu’il se rétablit à l’hôpital, il fait un témoignage écrit.
« Ce témoignage a été pour beaucoup, parce qu’il nous a permis de savoir ce qui s’est passé lors de cette opération et de donner de la valeur à l’action de Chitete, et nous sommes arrivés à la conclusion que le soldat Chancy Chitete méritait effectivement la médaille capitaine Mbaye Diagne pour avoir accompli tout ce qu’il a accompli dans des conditions d’extrême danger comme c’est prévu », a conclu le général Faye.
Chancy Chitete laisse une veuve et une orpheline de 6 mois, qui n’a pas eu la chance de le connaître.
L’épouse de Chancy Chitete, Lachel Chitete Mwenechanya, a reçu la médaille Diagne au nom de son mari vendredi, directement des mains du Secrétaire général des Nations Unies.
Source : ONU
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