Étiquette : Mali

  • UE : Déclaration de la porte-parole sur l’attaque au Mali

    Le massacre de plus de 130 personnes, y compris femmes et enfants, et la destruction du village peul d’Ogossagou ce samedi matinpar des hommes armés habillés en chasseurs traditionnels soulève la plus grande indignation de l’Union européenne. Des mesures immédiates pour assurer la sécurité et la protection des populations au centre du Mali, et en particulier des villages peuls s’imposent. Cela passe notamment par le désarmement et le démantèlement de l’ensemble des milices qui sévissent dans la région.

    L’UE présente ses condoléances aux familles des victimes de cette attaque ainsi qu’au peuple du Mali qui mérite de pouvoir vivre en paix. Elle exhorte les autorités à mener une enquête exhaustive sur ces exactions et à poursuivre les coupables, faute de quoi l’insécurité se perpétuera, l’État de droit reculera et les tensions entre communautés continueront de faire courir des risques extrêmement graves à la stabilité du pays.

    L’Union européenne et la communauté internationale se tiennent aux côtés du Mali pour soutenir les efforts du gouvernement pour la sécurité, la stabilité et pour assurer le redéploiement de l’Etat et des services de base aux populations au centre du pays.

    EEAS 

    Tags : Sahel, Mali, terrorisme, peul, MINUSMA,

  • Déclaration du porte-parole sur l’attaque terroriste au Mali

    Bruxelles, 18/03/2019 – 13:23, UNIQUE ID: 190318_10

    Une attaque terroriste contre un camp des Forces Armées maliennes à Dioura au centre du Mali a causé la mort de dizaines des soldats maliens ainsi que de nombreux blessés. L’Union Européenne présente ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes, ainsi qu’au Gouvernement du Mali, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

    Nous rendons par ailleurs hommage aux forces armées et de sécurité maliennes qui ont fait preuve de courage au cours de cette attaque et risquent chaque jour leur vie au service de la paix et de la stabilité de leur pays. Les responsables de cet attentat doivent être poursuivis en justice le plus rapidement possible.

    L’Union européenne se tient aux côtés du Mali, avec les autres pays du G5 Sahel, la MINUSMA, l’opération Barkhane, et l’ensemble de la communauté internationale dans la lutte contre la menace terroriste dans le Sahel.

    Les missions européennes, EUTM et EUCAP Sahel Mali, assistent d’ailleurs les forces de sécurité et les autorités maliennes dans le suivi de l’attaque. Cet épisode tragique vient renforcer la pertinence de l’engagement de l’Union européenne auprès du Mali, en particulier en appui aux efforts du gouvernement malien pour la sécurité, la stabilité et le redéploiement des services de base aux populations dans le centre au pays.

    EEAS

    Tags : Mali, terrorisme, UE, Union Européenne, Sahel, MINUSMA,

  • La DGED derrière les faux documents sahraouis attribués à Omar Sidahmed Hamma

    Le 22 novembre 2009, trois coopérants espagnols sont enlevés en Mauritanie par le malien Omar Sidahmed Hamma qui les a remis à un groupe d’AQMI opérant au Mali.
    Les autorités mauritaniennes ont réussi à mettre la main sur Omar Sidahmed Hamma et l’ont condamné à 12 ans de travaux forcés.
    Le 23 août 2010, les otages ont été libérés contre une rançon évaluée entre 4 et 10 millions d’euros en plus de la libération du ravisseur Omar Sidahmed Hamma.
    La DGED marocaine, en pleine tourmente terroriste au Mali et dans la région du Sahel, s’est cru capable de coller au Front Polisario l’etiquette d’organisation terroriste. Ils ont immédiatement attribué une origine sahraouie au ravisseur malien. Tantôt, les services de Mansouri l’appellent Omar le sahraoui, tantôt ils prétendent qu’il a combattu dans les rangs du Front Polisario, tantôt ils disent qu’il est marié à une femmes sahraouie qu’il a épousé au camp de la Wilaya de Dakhla.
    Désespérés dans leur tentative, ils ont essayé de fabriquer des faux documents sahraouis au ravisseur malien en manipulant les documents d’un autre sahraoui.


    Dans les documents publiés par les services secrets marocains, le numéro supposé appartenir à Omar Ould Hamma Ould Sidahmed existe bel et bien dans les archives du Front Polisario mais il appartient au dénommé Elbu Salahi Mohamed-Mouloud qui a résidé, effectivement, à la Daira d’El Farsia, wilaya de Smara. Mais dans le faux document, ils ont pris le soin de changer l’année de naissance (1978) pour la faire coïncider avec celle du délinquant malien, en laissant le jour et le mois inchangés (18 mars). Par contre, le numéro de DNI 54834516 attribué au père d’Omar est entièrement faux puisqu’il ne correspond à aucune des cartes d’identité enregistrées dans les archives sahraouies.

    Plus grossier encore, dans le document « certificado » il est écrit que le concerné Omar Sidahmed Hamma  » a résidé dans les camps de réfugiés sahraouis jusqu’au 19 mai 2010″ alors que tout le monde sait qu’à cette date le concerné était, depuis plusieurs mois, dans une prison mauritanienne à Nouakchott (Mauritanie).

    Omar Sidahmed Hamma

    Les services de propagande marocains, et leurs nombreux relais, ont immédiatement attribué à l’auteur du crime, Omar Ould Sidahmed Ould Hamma, une origine sahraouie. Une fois, il porte le surnom de Sahraoui, une autre fois il a combattu dans les rangs du Front Polisario, une autre fois il est malien mais marié à une femme sahraouie qu’il a épousée dans les camps de réfugiés sahraouis (alors que ses trois femmes sont maliennes) et maintenant, ils ont recours à la manipulation des documents pour lui attribuer une carte d’identité du Polisario pour attester ses liens avec le Sahara Occidental.
    Dans la boìte mail d’un des grosses têtes de la DGED, le dénommé Mourad El Ghoul, ici alias Le Valois Valois, nous avons découvert la preuve matérielle de l’implication des services de Yassine Mansouri dans la manipulation des faux documents sahraouie attribués à Omar Sidahmed Hamma.
    Le 17 août 2010, Mourad El Ghoul, bras droit de Yassine Mansouri, directeur Général de la DGED marocaine, a envoyé un email à l’un de ses collègues, le dénommé Mohamed Bellahrach avec deux pièces jointes : les faux documents sahraouis pour Omar et un article pour la presse.
    Six ans plus tard, la balance est renversée et c’est le Maroc qui est pointé narco-Etat. Selon un rapport récent du Département d’Etat américain, l’exportation du cannabis au Maroc représente un 23% du budget du royaume. C’est dire que Mohammed VI pourrait être baptisé l’Escobar du Maroc.