Étiquette : Mali

  • La France est la cause du méchef africain

    Nombreux sont ceux s’autoproclamant parfois « opposants » et de fois alliés du pouvoir par nécessité du ventre, dans toute l’Afrique soumise, sont capables de dénoncer publiquement l’origine réelle de leur méchef qu’est la France.

    L’imposition sur le trône pour plusieurs décennies d’autocrates brutaux, leur protection militaire, les abus de pouvoir sur perpétrés partout, la falsification des constitutions, les conflits sans fin, l’impunité totale en matière des détournement massifs des biens publics, les élections truquées à fond, ainsi que le maintien permanent dans l’horrible sous-développement, etc… feront toujours parties intégrantes de l’imposture « démocratique » de la France officielle, et servent en premier leiu son interminable colonialisme.

    Tant que, par peur ou oar intérêt, les « différentes oppositions locales, organisations régionales et la soi-disant Union Africaine », ne commandent pas les ingérences intolérables, et incessantes de la françafrique dans les intérieures du continent, elles seront perçues comme les instruments au service du fascisme français. De surcroît, les véritables ennemis de l’Afrique. Ce qui justifiera de « droit », des jours heureux et tranquilles pour l’ordre impérialo-mafieux françafricain d’écumer comme il l’entend, ses gouvernorats bananiers.

    Ali Muhammad Diallo

    Source : Twitter

    Tags : Afrique, France, françafrique, Tchad, Mali, Niger, Burkina Faso, Guinée, RDC, RCA, Centrafrique, Sénégal, Côte d’Ivoire, Gabon, 

  • Mali: Briefing et consultations au Conseil de Sécurité

    Aujourd’hui, jeudi 8 octobre, le Conseil de sécurité entendra un exposé de Mahamat Saleh Annadif, Représentant spécial et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il s’agit de la première réunion formelle dans la salle du Conseil depuis la mise en place des restrictions COVID-19 en mars, bien qu’il y ait eu plusieurs réunions récentes du Conseil dans la salle de l’ECOSOC. Des consultations sont prévues après la séance publique. La France, en tant que porte-parole du Mali, devrait proposer une déclaration présidentielle qui fera le bilan des progrès récents dans la mise en place d’une transition politique après le coup d’État du 18 août et exposera les attentes quant à la voie à suivre. Il abordera également probablement la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali de 2015, ainsi que les efforts de stabilisation au centre du pays.

    Une grande partie de la réunion d’aujourd’hui sera consacrée à l’évolution de la situation depuis le coup d’État et aux efforts visant à instaurer une transition politique. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et son médiateur désigné au Mali, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, ont mené des négociations avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), formé par les soldats qui ont mené le coup d’État contre le président Ibrahim Keïta. La crise, qui aurait commencé comme une mutinerie avant de se transformer en coup d’État, faisait suite aux manifestations depuis juin de l’opposition et de groupes de la société civile appelant à la démission de Keïta pour mauvaise gestion, corruption, insécurité au Mali et décision controversée de la Cour constitutionnelle qui a annulé les résultats des élections législatives plus tôt cette année en faveur du parti au pouvoir de Keïta.

    Les négociations ont abouti à un accord pour une période de transition de 18 mois avant les nouvelles élections. La CEDEAO a insisté sur une transition politique menée par des civils comme condition pour lever les sanctions économiques que le bloc régional a imposées immédiatement après le coup d’État. Le 21 septembre, le CNSP a nommé président de transition Bah N’daw, ancien colonel et ministre de la Défense en 2014. Il a également nommé le chef du CNSP, le colonel Assimi Goïta, vice-président de transition. Le 28 septembre, Moctar Ouane, ancien ministre des Affaires étrangères et diplomate, a été nommé Premier ministre de transition. Un nouveau gouvernement de 25 membres, annoncé le 5 octobre, prévoit la nomination de colonels de l’armée aux postes de défense, de sécurité, d’administration territoriale et de réconciliation nationale.

    Dans son communiqué du 6 octobre levant les sanctions, la CEDEAO a cité les récentes nominations du président et du Premier ministre, entre autres développements. Alors que la CEDEAO aurait eu des inquiétudes quant au rôle de Goïta, celles-ci ont apparemment été atténuées lorsque la CNSP a publié la charte transitoire le 1er octobre, qui limite les responsabilités du vice-président à la défense et à la sécurité et exclut une disposition d’un projet antérieur de -président pour remplacer le président de transition, selon l’annonce de la CEDEAO. En levant les sanctions, la CEDEAO a réitéré les demandes que les nouvelles autorités libèrent tout le personnel militaire et civil toujours détenu depuis le coup d’État et dissolvent la CNSP. (Keïta a été libéré de détention fin août et s’est rendu aux EAU le 7 septembre pour y recevoir des soins médicaux).

    Les membres du Conseil de sécurité ont suivi les développements au Mali et la médiation menée par la CEDEAO. Dans un communiqué de presse du 19 août et une résolution du 31 août renouvelant le régime de sanctions au Mali, le Conseil a exprimé son soutien aux efforts de la CEDEAO. Lors de la réunion d’aujourd’hui, les membres pourront souligner l’importance pour le gouvernement de transition de respecter la période de 18 mois pour la transition, tout en exprimant leur intention de soutenir les nouvelles autorités. Les députés insisteront probablement sur le fait que la période de transition sera utilisée pour faire avancer les réformes visant à renforcer la démocratie et les institutions du Mali, y compris la réforme du secteur de la sécurité. Le coup d’État du 18 août était le deuxième coup d’État du Mali en huit ans et faisait suite à d’importants investissements financiers et humains internationaux en faveur de la gouvernance et de la sécurité.

    Alors que les troubles politiques à Bamako sont susceptibles d’être au centre des discussions de ce jeudi, les séances d’information trimestrielles du Conseil sur le Mali examinent généralement les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’accord de paix de 2015 et les efforts visant à stabiliser le centre du Mali au milieu des violences terroristes et intercommunautaires. Le dernier rapport du Secrétaire général sur le Mali – partagé avec les membres la semaine dernière – note que les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’accord de paix sont «quasiment au point mort» depuis le début des manifestations en juin. Il indique également que les attaques de groupes extrémistes dans le nord et le centre du Mali, ainsi que les violences intercommunautaires dans le centre, se sont poursuivies «sans relâche». De son côté, le CNSP n’a pas tardé à affirmer, dès sa formation, son attachement à l’accord de paix et à coopérer avec diverses présences internationales, dont la MINUSMA, l’opération française Barkhane et la force conjointe du G5 Sahel. Entre autres défis, le rapport du Secrétaire général souligne l’impact du COVID-19, observant que la récession économique mondiale déclenchée par la pandémie est susceptible de pousser 800000 Maliens supplémentaires sous le seuil de pauvreté et de contribuer à l’escalade des tensions socio-économiques et politiques.

    Au cours de cette session, les membres encourageront probablement la MINUSMA à poursuivre les priorités qu’elle a fixées pour soutenir l’accord de paix et aider à stabiliser le centre du Mali, tout en encourageant la mission à soutenir la transition politique du pays. La CEDEAO a annoncé la création d’un comité de suivi pour superviser la transition politique qui inclut Annadif.

    Les membres peuvent soulever des inquiétudes quant à une tendance à l’augmentation des violations des droits de l’homme et des abus liés à l’extrémisme violent, aux opérations de lutte contre le terrorisme et à la violence communautaire. Ces abus comprennent des allégations de cinquante exécutions arbitraires commises par les forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales au cours d’une période de trois jours en mai dernier au cours d’opérations antiterroristes, comme indiqué dans le rapport du Secrétaire général.

    Dans d’autres développements auxquels les membres peuvent faire allusion, la principale politicienne malienne Soumaïla Cissé, qui a été enlevée en mars, et la travailleuse humanitaire française Sophie Petronin, qui est détenue en captivité depuis près de quatre ans, auraient été libérées hier dans le cadre d’un échange de à 200 combattants extrémistes, négocié par les nouvelles autorités maliennes.

    Avec What’s in blue

    Tags : Mali, Conseil de Sécurité, CNSP, MINUSMA, CEDEAO, junte militaire, gouvernement de transition, ONU, Soumaïla Cissé, Sophie Petronin,

  • La Françafrique a de beaux jours devant elle

    Lors de l’élaboration des fondements et préceptes de la maçonnerie françafricaine, son pontife-négrier, Charles De Gaulle indiqua très bien que tout ce qui concerne la domination permanente des sous-préfectures bananières d’Afrique, relève exclusivement de l’Elysée, et en aucune manière à une autre institution étatique. C’est la parfaite illustration de la « démocratie » exemplaire de ce pays!

    Par conséquent, tout véritable débat sur le « devenir » de la maudite unité monnétaire, appelée le Franc CFA dans les pays l’utilisant dont le débat au parlement françaus reste illégalement interdit.

    Le jour bien lointain où il y aurait lieu dans l’ensemble des protectorats assrvis d’Afrique, ce serait effectivement le début du processus de l’affirmation des souveraintetés réelles.

    Ali Muhammad Diallo

    Source: Twitter

    Tags : Françafrique, Tchad, Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Guinée, RCA, RDC, Congo, Sénégal, 

  • Le «grand retour» de l’Algérie sur la scène internationale (Afrique-Asie)

    Le mensuel d’analyse politique, économique, sociale et culturelle «Afrique-Asie» a consacré à l’Algérie, un pays qui «tient à sa souveraineté et à son rôle d’Etat pivot» dans le monde, un article intitulé «Le grand retour de l’Algérie sur la scène internationale». D’emblée, l’auteur de l’article écrit : «Ceux qui avaient parié sur le repli de l’Algérie sur elle-même suite à une année de Hirak, une crise économique générée par la chute des prix des hydrocarbures et la pandémie de la Covid-19, auront été pour leurs frais.»

    Il a ajouté : «Contrairement aux Cassandres médiatiques, issus majoritairement du microcosme néocons, qui n’avaient cessé de surfer sur ces questions dans l’espoir de déstabiliser un pays qui tient à sa souveraineté et à son rôle d’Etat pivot notamment dans le Maghreb, la Méditerranée, l’Afrique sub-saharienne et dans le reste du monde, l’Algérie est non seulement debout, mais s’en sort plutôt mieux que la plupart des pays avancés, que ce soit dans la lutte contre la pandémie, la diversification de son économie et l’application de la feuille de route concernant la réforme de ses institutions et la révision de sa constitution. Mais aussi et surtout par son rôle grandissant dans le concert des nations.» Il a rappelé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a entamé, après son investiture à la tête de la magistrature suprême, la mise en œuvre des réformes structurelles qu’il avait inscrites dans son programme de campagne, surtout, la révision de la Constitution, affirmant que désormais «la machine à réformer est en marche».

    «Cet engagement pour une nouvelle république solidaire et prospère, qui s’inspire des fondamentaux du 1er Novembre et qui se traduit par une mise en application des revendications politiques, sociales, économiques du ‘‘hirak béni’’, a mis en échec les tentatives déstabilisatrices de certaines officines étrangères qui manipulaient les courants les plus nihilistes au sein du hirak», estime-t-il. Il a souligné que Tebboune a, dès son élection, clairement défini les grandes lignes de sa politique étrangère, née «dans la guerre de libération nationale, quand une délégation du FLN avait participé à la Conférence de Bandung en 1955» et qui a comme fondements la «non-ingérence, le respect du droit international, la construction d’un nouvel ordre politique et économique mondial, le droit des peuples à l’autodétermination et le soutien aux peuples colonisés».

    Concernant la question libyenne, «Afrique-Asie» a indiqué que «la conférence de Berlin sur la Libye, en janvier dernier, a donné une tribune mondiale à l’Algérie à travers laquelle, le nouveau Président a fait entendre la voix de son pays. Il y a réaffirmé ce qu’il avait toujours répété, à savoir qu’il revient aux seuls Libyens -tous les Libyens sans exclusive- de prendre leur destin en mains, avec l’aide des pays voisins».

    Une diplomatie active

    Parallèlement, ajoute-t-il, «la diplomatie algérienne s’active sur le front malien, indissociable du front libyen», rappelant que «le président Tebboune a dépêché son ministre des Affaires étrangères à Bamako à deux reprises en quelques semaines pour proposer l’activation du plan algérien de paix et de réconciliation, à la demande de toutes les parties maliennes, y compris la nouvelle junte militaire», et ajoutant que «même la France, embourbée dans les sables mouvants du Sahel, est désormais demandeuse de l’assistance d’Alger». «Afrique-Asie» a aussi mentionné que le retour de l’Algérie sur la scène internationale «a été également confirmé par la récente visite du secrétaire à la Défense américain, Mark Esper, la première d’un aussi haut responsable américain depuis 2006 (visite de Donald Rumsfeld)».

    «Cette visite historique, qui intervient dans une période charnière de l’histoire des Etats-Unis, soit près d’un mois avant l’élection présidentielle capitale, prévue le 3 novembre, n’est pas du goût de certains médias américains adeptes du régime change, un concept cher aux mal-nommés printemps arabes et révolutions de couleur», a-t-il fait remarquer, citant le cas du «New York Times», «un média qui s’est très souvent trompé dans ses analyses, particulièrement lorsqu’il s’agit du monde arabe qu’il voit à travers ses lunettes sionistes».

    Sud Horizons, 6 oct 2020

    Tags : Algérie, diplomatie, Libye, Mark Esper, Maghreb, Méditerranée, Afrique subsaharienne, Mali, Sahel, terrorisme, lutte antiterroriste, 

  • WikiLeaks : les Américains contre le réseau de la Françafrique

    Au même temps qu’ils saluait l’annonce de Nicolas Sarkozy prétendant vouloir rompre avec les relations connues sous le nom de Françafrique, les Américains offrent leur propres analyses sur les relations unissant la France et ses anciennes colonies ainsi que les raisons de la survivance de la Françafrique.

    Dans un câble sur une réunion entre diplomates américains et Bruno Joubert, ancien monsieur Afrique de l’Elysée, ce dernier affirmaient que « beaucoup de leaders africains comme Sassou Nguesso ont grandi avec la Françafrique. Quand ils rencontraient Chirac, ce n’était que tapes dans le dos, plaisanteries, longs repas. Ils commencent à s’apercevoir qu’avec Sarkozy, le temps des tapes dans le dos est révolu ».

    Ce n’est pas l’avis des américains pour lesquels les réseaux d’influence parallèles sont loin de disparaître. Pour eux, le conseiller officieux pour l’Afrique de Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi est la « quintessence de l’acteur de la Françafrique impliqué dans des intrigues n’importe où en Afrique ».

    Les câbles américains indiquent clairement que, les interventions de Robert Bourgi exaspèrent ses collègues africanistes officiels de l’Elysée. Tout en reconnaissant que ce dernier fournit de précieux conseils sur le Sénégal, le Gabon ou le Congo-Brazzaville, les responsables français le présentent comme un « mercenaire seulement préoccupé par son bien être », un « opportuniste » qui ne cherche qu’à se faire promotionner dans le but de doper sa fortune personnelle.

    Bourgi a laissé, ces deux derniers années. ses empreintes sur les dossiers malgaches et mauritaniens. Ses détracteurs français ne sont plus en poste à l’Elysée.

    Dans les fuites documentées de Wikileaks, le pays de l’Oncle Sam ne cache pas son intérêt par la « rupture » avec les vestiges de la Françafrique que Nicolas Sarkozy a faussement promis. Cet intérêt est palpable dans un câble datant de 2008. Il indique en toute clarté que « cette nouvelle politique peut donner aux Etats-Unis des occasions d’étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance de la France ».

    Les diplomates américains analysent les choses ainsi : les Français veulent « partager le fardeau africain », et cela les rend plus ouverts aux initiatives américaines sur le continent, d’Africom à la lutte anti-terroriste dans le Sahara. En plus, laisser les Etats-Unis étendre leur influence en Afrique permet aux Français d’y contrer la percée chinoise.

    Autant dire que la diplomatie américaine a donc suivi de près la réorganisation des bases militaires françaises en Afrique, qui a abouti à la concentration des forces à Djibouti et Libreville.
    Réalistes, les diplomates américains constatent toutefois que « tuer la Françafrique est plus facile à dire qu’à faire ». Ils soulignent que certains leaders africains eux mêmes sont réticents au changement, notamment ceux qui tiraient des avantages du système, ceux qui, comme le rappelle l’ambassade américaine à Paris, « ont pu amasser des fortunes privées parfois transformées en un vaste patrimoine immobilier et autre, en France et en Europe ».

    Tags : Etats-Unis, France, Afrique, Françafrique, réseaux, intérêts, USA, Nicolas Sarkozy, Gabon, Tchad, Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, RCA, RDC, Congo, 

  • Le Soudan et l’Algérie, nouveaux alliés des Etats-Unis ?

    Washington veut passer par Khartoum pour convaincre les pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël, et par Alger pour lutter contre le terrorisme sur le continent.

    L’Afrique revient dans le viseur des Etats-Unis. Alors que le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, est engagé dans une course contre la montre pour dénouer le contentieux de son pays avec le Soudan avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le chef du Commandement militaire américain en Afrique (Africom), Stephen Townsend, s’est rendu mercredi 23 septembre en visite en Algérie.

    « Les Etats-Unis ont une occasion qui ne se présente qu’une fois d’assurer enfin une compensation aux victimes des attentats terroristes de 1998 menés par Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie », a écrit Mike Pompeo dans une lettre à des sénateurs dont l’AFP a eu connaissance. « Nous avons aussi une fenêtre unique et étroite pour soutenir le gouvernement de transition dirigé par un civil au Soudan, qui s’est enfin débarrassé de la dictature islamiste », a-t-il ajouté.

    Au cœur de ce dossier, l’inscription du Soudan dans la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme. Cette sanction, synonyme d’entrave aux investissements pour le pays, remonte à 1993. La crise s’est envenimée avec les attentats de 1998, qui avaient fait plus de 200 morts. Le Soudan d’Omar al-Bachir était alors devenu un paria pour avoir accueilli le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden.

    Ces dernières années, Washington a changé de ton lorsque l’ex-autocrate soudanais a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Soudan du Sud. Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum, déjà sous l’ex-président démocrate Barack Obama, puis engagé un dialogue pour retirer le Soudan de leur liste noire. La révolution qui a balayé Omar al-Bachir, en 2019, n’a fait qu’accélérer le mouvement. Depuis, Mike Pompeo ne ménage pas son soutien au premier ministre de transition, Abdallah Hamdok.

    Mais les négociations achoppaient sur l’épineux dossier judiciaire de l’indemnisation des familles des victimes des attaques de 1998. Le secrétaire d’Etat pense désormais qu’une solution est en vue et en a fait « une de ses premières priorités », a dit à l’AFP une porte-parole de la diplomatie américaine. Son « plan » prévoit le versement par Khartoum, sur un compte bloqué, de fonds qui ne seront versés que sous conditions aux Etats-Unis pour indemniser les plaignants. Des médias américains ont cité le montant total de 335 millions de dollars (environ 287 millions d’euros).

    Parmi ces conditions, le retrait du Soudan de la liste noire antiterroriste et l’adoption d’un texte de loi proclamant la « paix légale » avec Khartoum, pour écarter le risque de nouvelles poursuites. Dans son courrier, Mike Pompeo fait pression sur le Congrès américain afin qu’il vote cette disposition. « Cette loi doit entrer en vigueur mi-octobre au plus tard afin de garantir le paiement des indemnisations aux victimes dès que le Soudan sera retiré de la liste des Etats soutenant le terrorisme », ce qui interviendra « très probablement » d’ici fin octobre, a-t-il expliqué. C’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre. Au sein du gouvernement, on s’inquiète toutefois d’une résistance de quelques influents sénateurs démocrates.

    Pourquoi un tel empressement de la part d’un secrétaire d’Etat par ailleurs peu intéressé par l’Afrique ? C’est probablement au nom d’un autre dossier cher à l’administration Trump. Mike Pompeo s’est rendu fin août à Khartoum lors d’une tournée pour convaincre des pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël. Le camp du président-candidat veut capitaliser sur les accords historiques conclus sous son égide par l’Etat hébreu avec les Emirats arabes unis et Bahreïn – un succès qui manquait à son bilan diplomatique, qui plus est favorable aux intérêts israéliens et donc susceptible de galvaniser son électorat évangélique.

    Abdallah Hamdok avait semblé doucher les espoirs américains, en affirmant qu’il n’avait « pas de mandat » pour trancher cette question sensible. Mais les tractations se poursuivent en coulisses, avec des positions peut-être moins figées. Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil souverain au Soudan, qui avait rencontré en février le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a eu trois jours de pourparlers cette semaine à Abou Dhabi avec une délégation américaine. Au menu, bien entendu, la sortie de la liste noire, mais aussi, selon l’agence officielle soudanaise Suna, « l’avenir de la paix arabo-israélienne » et « le rôle que le Soudan devrait jouer dans la réalisation de cette paix ».

    En parallèle à ce front, mais plus au nord sur le continent, le général Stephen Townsend, chef de l’Africom, a effectué mercredi une visite à Alger dans un contexte de tensions régionales, en particulier en Libye et au Mali, a-t-on appris de source officielle. Le général Townsend, « accompagné de membres de l’ambassade américaine en Algérie », a été reçu par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, précise un communiqué de la présidence algérienne, qui ne divulgue pas la teneur des discussions. Le gradé de haut rang américain a également eu des entretiens avec le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chanegriha, et le ministre des affaires étrangères, Sabri Boukadoum.

    « Nous avons beaucoup à apprendre et à partager les uns avec les autres. Renforcer cette relation est très important pour nous », a expliqué le chef de l’Africom, cité dans un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis en Algérie. « L’Algérie est un partenaire engagé dans la lutte contre le terrorisme. Affaiblir les organisations extrémistes violentes, les activités malveillantes et renforcer la stabilité régionale est une nécessité mutuelle », a plaidé le général Townsend. Il s’agissait de la première visite en Algérie d’un commandant de l’Africom depuis 2018.

    L’Algérie, qui craint les risques d’instabilité à ses frontières, s’efforce de réactiver son rôle sur la scène diplomatique régionale et tente d’endosser un rôle de médiateur dans les crises en Libye et au Mali.

    Source : Decryptnews.com, 27 sept 2020

    Tags : Afrique, Armement, Économie, terrorisme, sécurité, sanctions, sahel, pauvreté, négociations, mali, islam, international, Algérie, Soudan, Etats-Unis,

  • Mauritanie : Le ministre des Affaires économiques reçoit le Secrétaire général de la coalition du Sahel

    Le ministre des affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs, M. Ousmane Mamadou Kane, a reçu, mardi matin dans son bureau à Nouakchott, M. Frédéric Bontemps, secrétaire général de la coalition du Sahel, envoyé spécial de la France dans la zone, en compagnie de l’ambassadeur de France en Mauritanie, SEM. Robert Moulié.

    La rencontre a permis d’aborder les différents aspects de la coopération entre la Mauritanie et la France et les questions d’intérêt commun dans la région du Sahel ainsi que les voies et moyens susceptibles de développer et de renforcer cette coopération.

    L’audience s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère, M. Idoumou Ould Abdi Ould Jeyid, de M. Mohamed Salem Ould Nany, Directeur général des financements, des investissements publics et de la coopération économique et M. Mahfoudh Mahmoud Brahim, Conseiller technique coordinateur du G5-Sahel.

    AMI

    Tags : Mauritanie, G5, Sahel, Frédéric Bontemps, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso, terrorisme, 

  • Mark Esper salue le ‘‘leadership de l’Algérie’’

    Après la Tunisie où il a signé un accord de coopération militaire, le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Mark Espère était jeudi à Alger où il a notamment rencontré le président Abdelmadjid Tebboune et les responsables militaires. Une occasion, pour le chef du Pentagone, de rappeler que les deux pays ont toujours entretenu des relations étroites notamment sur les questions sécuritaires.

    Un communiqué de la présidence de la République a indiqué que «Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a reçu, ce matin, Mark Thomas Esper, Secrétaire à la Défense des Etats-Unis d’Amérique, qui effectue une visite de travail en Algérie ». L’audience s’est déroulée en présence de la délégation accompagnant le Secrétaire américain à la Défense et du chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-unis à Alger, du côté américain, et du Général de Corps d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), du directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Noureddine Bardad-Daidj, et du Général-major Mohammed Bouzit, Directeur général de la Documentation et de la sécurité extérieure au ministère de la Défense nationale, du côté algérien », précise la même source qui ajoute que le chef de l’Etat a offert un déjeuner en l’honneur de l’invité de l’Algérie.

    De son côté, le ministre américain a indiqué, après sa sortie de la présidence de la République, que les deux parties ont «évoqué plusieurs sujets notamment comment renforcer les relations entre l’armée américaine et l’armée nationale algérienne et l’intensification de la coordination entre elles ».

    M. Esper a souligné le « leadership constant de l’Algérie en matière de sécurité régionale.» « Nous avons évoqué les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la coopération entre les armées des deux pays«, a ajouté M. Esper. Le chef du Pentagone a ajouté avoir évoqué avec le président algérien le « respect de la souveraineté des Etats et les libertés, ainsi que les questions d’intérêt commun ».

    Après avoir déposé une gerbe de fleurs au Monument des martyrs, le responsable américain a indiqué que « tous les Américains ont un faible pour un peuple qui se bat et se sacrifie pour ses libertés ».

    Cette visite du chef du Pentagone est la première du genre depuis 2006. Après Alger, Mark Esper s’est envolé pour Rabat pour signer un contrat de coopération militaire. A Tunis où il était en visite mercredi, le responsable américain avait assuré, après un entretien avec le président tunisien Kais Saied, que « nous nous réjouissons d’approfondir cette relation afin d’aider la Tunisie à protéger ses ports et ses frontières et à faire reculer le terrorisme ». Mais aucun détail n’a été donné sur le contrat signé entre les deux pays.

    Akli Ouali

    L’Est Républicain, 3 oct 2020

    Tags : Algérie, USA, Etats-Unis, Sécurité, Sahel, Libye, Mali, terrorisme, 

  • Algérie : Djezzy, Mobilis et Ooredoo, punis par l’Etat

    Selon l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE), les trois principales sociétés de téléphonie mobile opérant en Algérie ont été contraintes de payer de lourdes amendes pour les « manquements enregistrés en matière de couverture et de qualité de services » dont la plus lourde`, celle d’un montant de 82.580.952,38 DA a a été infligée à Orascom Télécom Algérie (OTA) qui exploite la marque commerciale Djezzy.

    Pour sa part Mobilis a dû payer 63.918.956,02 DA alors qu’ Ooredoo s’en sort avec une amende de 26.019.444,45 DA.
    La décision de l’ARPCE vient suite à une « opération d’audit afin d’évaluer le niveau de prise en charge des manquements enregistrés en matière de couverture et de qualité de services », précise la même source. L’enquête a été menée du 16 au 25 août 2020, dans cinq wilayas : Adrar, Blida, Constantine, Djelfa et Tlemcen. Le 3 mai, l’ARPCE avait mis en demeure les trois opérateurs « afin de se conformer aux exigences de couverture et de qualité de service de leurs réseaux 4G, et ce suite à une opération de contrôle et d’évaluation effectuée du 16 février au 12 mars 2020, qui a porté dans une première phase sur cinq wilayas (Adrar, Blida, Constantine, Djelfa et Tlemcen) », avait indiqué l’ARPCE dans un communiqué. « Les résultats de ce contrôle ont fait ressortir que les trois opérateurs n’ont pas satisfait certaines exigences de couverture et de qualité de service des réseaux 4G dans ces wilayas », avait précisé l’autorité de régulation
  • Mauritanie : Réunion préparatoire à la 8e session ordinaire du Conseil des Ministres du G5-Sahel

    Les travaux de la réunion des experts, préparatoire à la huitième session ordinaire du Conseil des ministres du Groupe des cinq États du Sahel ont débuté vendredi, à Nouakchott.

    Cette réunion de deux jours, en plus de la préparation de cette session ministérielle, a pour objectif également de faire le point sur les réalisations du groupe à court terme et sur ses perspectives d’avenir.

    Dans ce contexte, le secrétaire général du ministère des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs, M. Idoumou Ould Abdi Ould Jiyed, a déclaré, à l’ouverture des travaux de la réunion, qu’elle se déroule à un moment où le Groupe du G5-Sahel traverse une crise multidimensionnelle exacerbée par la pandémie de la Covid-19.

    Il a ajouté qu’en dépit de l’existence d’une situation sécuritaire qui, malheureusement, se caractérise par de multiples attaques terroristes contre la population locale, ils saluent les progrès réalisés par les forces de défense et de sécurité face aux opérations terroristes.

    Il a souligné que les États du G5-Sahel pris séparément, ainsi que l’institution du G5-Sahel, se sont mobilisés et continuent de se mobiliser de façon intense afin de réduire les effets dévastateurs de cette épidémie et son impact négatif sur l’économie de nos pays déjà fragilisés.

    De son côté, le secrétaire exécutif du G5 Sahel, Maman Sambo Sedikou, a appelé à revoir ce que le groupe G5 Sahel a accompli au cours du premier semestre 2020 afin de tirer des leçons, d’ajuster le cas échéant les actions pour le reste de l’année en cours et pour l’avenir.

    Il a expliqué que tous s’accordent sur la nécessité de soutenir les efforts du Secrétariat Exécutif du Groupe des Cinq pas du G5-Sahel pour qu’il mène à bien les tâches qui lui sont dévolues en tant que cadre approprié pour les États et un environnement institutionnel régional en perpétuelle évolution.

    La réunion s’est déroulée en présence d’un certain nombre de fonctionnaires du groupe.

    AMI

    Tags : Mauritanie, Sahel, G5, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso,