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  • 100 000 Casques bleus honorés

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix, Mali,

  • Discours du RSSG Mahamat Saleh ANNADIF – Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, 29 mai 2019

    Je voudrais à cet égard rendre un hommage mérité aux hommes et ces femmes qui défendent au quotidien les valeurs mises de l’avant par la Charte des Nations Unies

    BAMAKO, Mali, 29 mai 2019/ — Chers représentants du Gouvernement du Mali, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs, Chers Amis et distingués invités, Chers officiers des Forces de défense et de sécurité maliennes, Chers partenaires de Barkhane, EUTM, EUCAP Sahel et de la Force conjointe du G5 Sahel, Chers Collègues de la MINUSMA, Civils, Policiers et Militaires,

    Nous sommes réunis aujourd’hui afin de célébrer la Journée internationale des Casques bleus., souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leurs pays.

    Distingués invités, chers collègues,

    L’année dernière, ici même en cette place, le Secrétaire général des Nations Unies avait défini la mission originelle des Casques bleus, à savoir assurer la stabilisation d’un pays suite à un accord de paix négocié suite à un conflit armé classique. Depuis 1948, quel chemin parcouru!

    Aujourd’hui, nous nous trouvons face à des Casques bleus déployés dans un environnement difficile et complexe, qui est caractérisé par un environnement asymétrique, par une présence terroriste et surtout par les narcotraffaquants et ceux qui pratiquent le crime transnational organisé, dont un ne parle pas souvent.

    Pour ce qui est de la MINUSMA, ainsi que les agences des Nations Unies au Mali, je crois qu’une illustration a été faite par les composantes de la MINUSMA qui justifie son appellation multidimensionnelle, à savoir sa composante militaire, civile et police. Je crois que cela peut vous permettre d’apprécier à sa juste valeur que font ces hommes et ces femmes.

    Pour ce qui est de l’environnement et des incidents qui s’y passent, il n’y a pas meilleur témoin que cette assistance réunie ici aujourd’hui.

    Comme vous le savez, comme l’a dit le Secrétaire général du Ministère, toutes les épreuves doivent nous encourager, nous motiver pour mieux défendre les valeurs des Nations Unies. Car les Nations Unies, c’est nous tous. C’est un ensemble de valeurs partagées. Et c’est cela que nous devons défendre. Les Nations Unies c’est pour nous tous, et à travers son Conseil de sécurité, garant de la paix et de la stabilité dans le monde.

    Ce qui se passe au Mali n’est qu’un détour après tout ce grand pays a accompli au service des Nations Unies depuis son indépendance. Souvenons-nous que le Mali au chevet duquel nous sommes aujourd’hui était un grand contributeur de troupes quand cela était nécessaire.

    Cela étant dit, le maintien de la paix aujourd’hui est malheureusement devenu une activité qui comporte son lot de risques. Comme j’ai l’habitude de le dire, ce qui me garde toujours en éveil, et parfois même la nuit, c’est la possibilité d’apprendre le décès où la blessure d’un Casque bleu survenu quelque part dans le territoire du Mali.

    Depuis 2013, ces homes et ces femmes ont payé un lourd tribut. Il y a seulement deux jours, j’étais à nouveau réunis ici au même endroit afin de souligner la mémoire de l’Adjudant-chef nigérian au nom de Moshood Lasisi, mort il y a deux semaines à Tombouctou.

    Je réitère le courage de chacun d’entre eux, prêt à risquer sa vie au quotidien dans l’espoir d’un avenir meilleur pour les Maliens et les Maliennes. C’est aussi pour tout le Sahel et pour la paix dans le monde.

    Vous vous rappellez, il y a un an, le Secrétaire général des Nations unies a initié ce qui est communément appelé l’action pour les opérations de maintien de la paix, qui depuis lors est devenu un cadre de concertation, d’échange, de décision et d’engagement. Ce cadre permet une discussion et des échanges entre l’ONU et les pays contributeurs. Il a permis d’identifier une série de lignes d’actions permettant de rendre le maintien de la paix plus efficace.

    Pour les représentants des pays contributeurs de troupes ici présent, je voudrais leur dire de transmettre nos remerciements pour leur contribution immense et leur dire qu’ils ont tous le droit d’être fiers de ce qu’ils représentent au sein de la MINUSMA. A la fois pour la sécurité des populations, pour une paix durable, au Mali certes, mais aussi pour la paix dans le monde.

    Chers collègues de la MINUSMA et des agences des Nations Unies,

    Jour après jour, vous continuez à vous dévouer corps et âme en faveur de la stabilité au Mali, au Sahel et dans le monde. Je suis conscient des difficultés et je suis fier de nos réussites communes. Gardons la flamme qui alimente notre engagement, votre engagement pour la paix.

    Vive les Nations Unies. Vive les Casques bleus! Bonne journée internationale des Casques bleus!

    Je vous remercie.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    SOURCE : United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA)

    Tags : MINUSMA, Mali, casques bleus, peacekeeping,

  • Intervenciones extranjeras: se repite en Mali el fracaso afgano?

    Intervenciones extranjeras: se repite en Mali el fracaso afgano?

    Con alrededor de 1.700 soldados, Mali es hoy el país que alberga el mayor contingente de soldados de la Operación Barkhane, una intervención realizada en el Sahel y el Sahara por el ejército francés para luchar contra algunos grupos armados en la región.

    Aunque es largo y costoso, el compromiso militar en el Sahel de Malí es, hasta ahora, incapaz de contener las tensiones ancladas e irreductibles en este territorio.

    Las similitudes entre el conflicto que ahora afecta violentamente el centro y el norte de Malí y la guerra en Afganistán desde 2001 son numerosas.

    Al tratar de restaurar las instituciones estatales sólidas y la legitimidad política de los gobiernos impopulares, las fuerzas interventoras del exterior han contribuido, por el contrario, a una exacerbación de la fragmentación étnica y comunitaria.

    En ambos casos, las consecuencias ahora parecen duraderas.

    El deseo de « ganar corazones y mentes ».

    Malí, como Afganistán antes, es un estudio de caso de una tendencia observada desde principios de la década de 2000: en términos de resolución de conflictos, la línea es cada vez más difícil de trazar entre lo que es un mantenimiento de la paz tradicional, no discriminatorio y universal, y lo que equivale a meras herramientas de política exterior utilizadas por estados poderosos dentro del orden internacional.

    Aunque antiguas y legítimamente condenadas, las llamadas estrategias de « contrainsurgencia » se han rehabilitado como un modelo privilegiado de intervención en los conflictos. Involucran a actores con capacidades muy asimétricas: por un lado, estados poderosos y, por el otro, grupos con asentamientos localizados y poco equipados con recursos de combate.

    Observadas primero en Afganistán y luego en Mali, estas doctrinas combinan actividades civiles y militares, y apuntan esencialmente a adquirir el apoyo mayoritario de las poblaciones locales para obtener la ventaja sobre el adversario designado.

    Dado que el objetivo es ejercer una forma de gubernamentalidad sobre un territorio, para ganar « corazones y mentes », estos métodos implican costos exorbitantes para los países involucrados.

    Asegurar el mantenimiento del orden y el mantenimiento de infraestructuras defectuosas requiere una movilización masiva de recursos humanos, económicos o logísticos. El costo político es igual de importante. Estas interminables intervenciones militares son percibidas como fallas por la opinión pública de los países desplegados, guerras ilegítimas y no relacionadas con intereses inmediatos.

    Subcontratación dudosa
    Para compensar una cierta falta de recursos que pueden movilizarse, los países intervinientes a menudo adoptaron la misma solución: delegaron a otros las tareas que no podían asumir ellos mismos. En Afganistán y Malí, han subcontratado operaciones de aplicación de la ley a grupos armados no estatales, milicias definidas por divisiones comunitarias, étnicas o tribales.

    Mediante este movimiento denegado de « militarización », las organizaciones armadas a menudo privadas de cualquier legitimidad política a nivel nacional han podido acceder a recursos importantes.

    El problema es que los conflictos son periodos de transformaciones de identidad. El reclutamiento de milicias de esta manera tiene una influencia real en la duración y la severidad de las hostilidades.

    Al elegir los grupos apoyados y los excluidos, las fuerzas extranjeras trazan arbitrariamente líneas entre los « buenos » y los « chicos malos », las milicias que son frecuentes y las que luchan. Las tensiones antiguas de la comunidad son potencialmente reactivadas.

    Además, a medida que los grupos reclutados obtienen recursos sin precedentes de sus nuevas alianzas, tienden a favorecer el mantenimiento de una zona gris entre una solución completa del conflicto y hostilidades abiertas.

    ¿Una historia que se repite?
    Afganistán ha sido un brillante ejemplo de esta « militarización ».

    Las lógicas de contrainsurgencia se pusieron en marcha en 2001 en el país, con el objetivo de estabilizar las instituciones ad hoc creadas por la caída del régimen talibán. La Policía Local Afgana (EPL) se construyó en parte sobre bases étnicas para apoyar los intereses del ejército de los EE. UU., Brindando a las milicias tribales recursos que no podían reclamar antes.

    En la provincia de Kunduz en particular, en el norte del país, muchas milicias tayikas, uzbekas y turcomanas han sido entrenadas, armadas y apoyadas para defender los intereses de la lucha contra los talibanes. Era imposible para el ejército de los Estados Unidos y sus aliados asegurar una presencia continua en todo Afganistán.

    Los recursos distribuidos, sin embargo, fueron manipulados rápidamente por sus destinatarios para servir a sus propios intereses. Las tensiones comunitarias preexistentes se han fortalecido gradualmente, cuando la seguridad de las poblaciones locales se ha deteriorado rápidamente.

    Este ejemplo simbólico del fracaso de las doctrinas contrainsurgentes desafortunadamente no ha llevado a su abandono.

    En Malí, varios informes recientes han demostrado el apoyo del gobierno central y la fuerza de Barkhane a grupos armados no estatales en el norte del país y en la frontera con Níger. El objetivo, una vez más, es paliar la incapacidad de las fuerzas armadas para evolucionar en vastos territorios desconocidos.

    El resultado es también una exacerbación de las luchas intercomunitarias, ahora en su apogeo. Una solución del conflicto de Malí en el corto y mediano plazo es ahora irrelevante, por lo que la lógica militar ha adoptado un enfoque de resolución política de las disputas.

    Casi seis años después de la primera lucha contra grupos armados, la misión de los soldados franceses no está a punto de terminar.

    Repensando la construcción de la paz.
    « Divide y vencerás », decía el adagio. Pero ganar la guerra tiene poco sentido, si la paz que tiene éxito es tan frágil. Los países intervinientes finalmente han aprendido poco de los errores del pasado. No se dieron cuenta de la contradicción entre el deseo de estabilizar un espacio y crear instituciones estables, y la delegación de misiones de cumplimiento de la ley.

    Los grupos armados tienen intereses necesariamente alejados de los ejércitos extranjeros. Son muy difíciles de controlar, incluso por las estructuras que los financian y los arman. Su desmovilización después de los conflictos es un gran desafío, mal manejado en los casos afganos y malienses para permitir un retorno a la estabilidad. El riesgo de resurgir de la violencia aumenta inevitablemente.

    Hoy, tanto Afganistán como Malí son fracasos de las luchas de contrainsurgencia, por lo que la polarización de las identidades impide una solución sólida y duradera de los conflictos.

    Después de 18 años de guerra, los talibanes parecen más poderosos que nunca, mientras que las tensiones entre las comunidades están destrozando a Mali. Con más de 130 muertos entre civiles, el terrible ataque del 23 de marzo en la región de Mopti vino a recordarnos la urgente necesidad de repensar la construcción de la paz.

    The Conversation, 27 mayo 2019

    Tags : Terrorismo, Mali, Barkhane, Afganistán, orden mundial,

  • Attentats terroristes au Niger, au Mali, et au Burkina Faso

    Ambassade des États-Unis en Mauritanie

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Attentats terroristes au Niger, au Mali, et au Burkina Faso
    Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées et souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés

    NOUAKCHOTT, Mauritanie, 29 mai 2019/ — Les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté les attentats terroristes perpétrés la semaine dernière au Niger, ainsi que les récents attentats au Mali et au Burkina Faso, qui ont fait des victimes parmi les membres des forces de sécurité qui défendent leur pays. Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées et souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés.

    Ces attaques nous rappellent cruellement les raisons pour lesquelles les États-Unis restent fermement résolus à lutter contre le terrorisme. Nous sommes solidaires des gouvernements et des peuples nigériens, burkinabés et maliens, ainsi que de tous les pays de la région, face à cette menace terroriste. Nous poursuivrons notre travail pour renforcer leur capacité à combattre Daech et les autres réseaux terroristes.

    Distribué par APO Group pour Ambassade des États-Unis en Mauritanie.
    SOURCE

    Ambassade des États-Unis en Mauritanie

    Tags : Mauritanie, Burkina Faso, Noger, Mali, terrorisme,

  • La MINUSMA soutient le Mali dans l’informatisation de la gestion des prisons

    United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA)

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    La MINUSMA soutient le Mali dans l’informatisation de la gestion des prisons

    Ce logiciel est en effet de nature à favoriser le système de responsabilité et d’efficience de la chaîne pénale

    BAMAKO, Mali, 21 mai 2019/ — Depuis deux ans, le logiciel AGIDERM (Application de Gestion Informatisée des Données administratives et de la détention, conforme aux Règles Mandela) est développé et utilisé en version pilote, dans deux maisons d’arrêt et de correction de Mopti. Ce logiciel doit permettre une meilleure gestion de la population carcérale. Pour en permettre une meilleure appropriation par les personnels des établissements pénitentiaires, il a fait l’objet d’un atelier de formation, du 13 au 17 mai dernier à Bamako. Celui-ci a concerné sept établissements pénitentiaires de Bamako et des régions du Centre et du Nord du Mali.

    Ces formations, sont organisées par la DNAPES avec l’appui technique et financier de la Section des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires de la MINUSMA (SAJP/MINUSMA). Placées sous le thème  » l’informatisation du service public favorise l’égalité d’accès à la justice », elles ont pour but de renforcer le système d’information pénitentiaire, à travers l’enregistrement des données des détenus au sein des établissements pénitentiaires ; la gestion des délais de détention, mais aussi de la santé, de la discipline des détenus et de leur alimentation. Enfin, il permet aussi une gestion plus claire des ressources humaines de l’établissement.

    Cette session, qui fait suite à une précédente, organisée deux ans plus tôt à Mopti (et financée alors par l’organisation internationale IDLO), a bénéficié à 29 participants. Parmi eux, les régisseurs et greffiers des établissements pénitentiaires de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako (MCA), de la prison pour femme de Bollé, de Koulikoro, Mopti, Bandiagara, Gao et Tombouctou, y compris deux femmes, ainsi que de la DNAPES (Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée). A l’issue de l’atelier, du matériel informatique, nécessaire au fonctionnement du logiciel, ont été remis aux participants.

    Remerciant la SAJP pour toutes les actions entreprises, Ibrahim Tounkara, Magistrat et Directeur de la DNAPES au Ministère de la Justice, a qualifié cette action d’« importante et vitale pour la bonne gestion des établissements pénitentiaires ». Il a de plus précisé que l’activité est prévue dans le plan de travail de la DNAPES et qu’elle constitue une demande essentielle pour sa direction., Il permettra de mettre fin au « pilotage à vue » des établissements pénitentiaires.

    Ce logiciel est en effet de nature à favoriser le système de responsabilité et d’efficience de la chaîne pénale. Un système d’archivage fonctionnel, qui inclut toutes les informations nécessaires et légales, relatives aux détenus, constitue en effet un pilier majeur du système pénitentiaire. La mise en œuvre d’une base de données harmonisée au niveau national est également susceptible de prévenir la détention arbitraire et prolongée, ce système comprenant une fonction d’alerte dès lors que les dates de la détention provisoire sont dépassées.

    Se félicitant de l’initiative de cette opération, M. Ahmed Ghanem-Ali, Chef de la SAJP/MINUSMA, a promis de continuer à accompagner la DNAPES à relever d’autres défis en faveur de l’amélioration du système pénitentiaire au Mali.

    APO

    Tasg : Mali, MINUSMA, AGIDERM, DNAPES, Ahmed Ghanem-Ali,

  • Signature d’un Accord de Coopération entre le G5 Sahel et l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL)

    Il définit les modalités de la coopération, technique, la formation et le renforcement des capacités

    NOUAKCHOTT, Mauritanie, 17 mai 2019/ — Le Secrétaire Permanent du G5 Sahel, Monsieur Maman Sambo Sidikou et le Secrétaire Général de l’Organisation internationale de police criminelle – INTERPOL, Monsieur Jürgen Stock ont signé,le 16 Mai 2019 à Lyon en France, un accord de coopération entre les deux institutions.

    Cet accord a pour objectif d’instaurer un cadre pour la coopération entre les deux institutions dans les limites de leurs domaines de la prévention et la répression des actes terroristes et d’autres formes de criminalité transfrontalière.

    Ce partenariat permettra d’avoir un cadre juridique régissant les échanges de données et d’informations entre INTERPOL et le G5 Sahel.Il définit par ailleurs les modalités de la coopération, technique, la formation et le renforcement des capacités. Autre volet important de l’accord , il s’agit d’échanges d’expertises dans les domaines relatifs à la police.

    Le Directeur Géneral de la police nationale du Burkina Faso le controleur Géneral de police Jean Bosco KIENOU en qualité de président en exercice du comité de Défense et Sécurité était présent à la cérémonie de signature . On notait également la présence du Controleur Général KAKA Abdoulaye coordinateur régional de la Plateforme de Coopération en Matiere de Sécurité

    Source : APO

    Tags : Sahel, G5, Mali, MINUSMA, terrorisme, lutte antiterroriste,

  • Quai d’Orsay – Point de presse de la porte-parole : G5 Sahel

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    Ministère des Affaires Etrangères de la République Française

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Quai d’Orsay – Point de presse de la porte-parole : G5 Sahel

    Un soutien international efficace est indispensable

    PARIS, France, 17 mai 2019/ — Au point de presse de ce jour, la porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

    Q – Le ministre des affaires étrangères burkinabè a déclaré hier que le G5 Sahel ne serait pas suffisant pour éradiquer la menace terroriste dans la région et a appelé à la création d’une coalition internationale comme pour le Levant. Pensez-vous qu’une telle coalition pourrait faire partie d’une nouvelle stratégie pour la région, vu que la politique actuelle ne porte pas ses fruits ?

    R – Face à la situation sécuritaire et humanitaire au Sahel, la pleine mobilisation des États du G5 Sahel est indispensable. C’est pourquoi la France se mobilise en faveur du soutien international à la force G5 Sahel, ainsi qu’à l’Alliance Sahel. Elle appelle ses partenaires internationaux à poursuivre leur engagement dans la région et à soutenir le déploiement par les États du G5 Sahel de leurs forces de sécurité et des services publics sur l’ensemble de leur territoire.

    Un soutien international efficace est indispensable. La France veillera à ce que lors du renouvellement à venir du mandat de la MINUSMA, les modalités techniques du soutien international soient davantage adaptées aux besoins de la force conjointe G5 Sahel.

    Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères de la République Française.

    SOURCE : Ministère des Affaires Etrangères de la République Française

    Tags : France, G5 Sahel, terrorisme, Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad,

  • Mali: les donnateurs satisfaits du compte rendu sur les réalisations de la MINUSMA 

    BAMAKO, Mali, 14 mai 2019/ — Le rapport global annuel narratif du Fonds Fiduciaire des Nations Unies pour la Paix et la Sécurité au Mali a été présenté vendredi 10 mai 2019 au groupe de donnateurs.

    La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mme Joanne Adamson a assisté à la cérémonie ainsi que plusieurs ambassadeurs dont ceux d’Allemagne, du Canada, du Danemark, des États-Unis, de Norvège et des Pays-Bas.

    Pour ne pas rater cet importante événement, des Chefs de services de coopérations internationales comme ceux de la France et de la Suède, ont également fait le déplacement, ainsi que des représentants des ambassades de Belgique, du Royaume-Uni et de Suède, et des représentants de la délégation de l’Union Européenne. Plusieurs représentants des composantes de la MINUSMA, y compris le Commandant de la Force, le Commissaire d’UNPOL, et les Chefs des Divisions des Affaires Civiles, de Droit de l’Homme, de Justice et Corrections, et de SSR/DDR étaient présents aussi lors du compte rendu sur les réalisations concrètes et tangibles du Fonds Fiduciaire en soutien à la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA.

    Entre Mars 2018 et Avril 2019, 98 projets étaient en cours de mise en œuvre et/ou planifiés. Dans la même période, le fonds fiduciaire a, entre autre, permis la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Gao, remis au mois d’août 2018, la formation de 2 615 éléments des Forces de Sécurité Maliennes à Gao, Mopti et Tombouctou, la construction de plusieurs camps pour les Forces de Défense et de Sécurité Maliennes, dont le camp de Kouakoura dans le cercle de Djenné, remis au mois de Décembre 2018 et ayant permis le déploiement de 60 gardes nationaux dans le contexte de la mise en œuvre du Plan de Sécurisation Intégrée des Régions du Centre (PSIRC), ou encore le renforcement de cinq postes de contrôle pour les FAMa à Mopti, remis au mois de janvier 2019, et six postes de contrôle pour les FAMa à Tombouctou, remis au mois de janvier 2019.

    Les donateurs ont exprimé leur satisfaction quant aux réalisations concrètes et tangibles du Fonds Fiduciaire en soutien à la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA. Parmi celles-ci, il y a lieu de citer l’appui à la mise en place des principaux mécanismes énoncés dans l’Accord de paix, tels que la Commission d’enquête internationale pour le Mali, les Autorités Intérimaires et les Collèges Transitoires, l’Observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, le processus accéléré de DDR, lancé au mois de novembre 2018 et l’appui au redéploiement des services de l’Etat, y compris les Forces de Défense et de Sécurité Maliennes.

    Lors de la cérémonie, les présents ont échangé dans une ambiance de franchise sur les modalités d’intervention du Fonds Fiduciaire. Les donateurs ont également esquissé quelques lignes directrices pour le Fonds et encouragé l’organisation à avoir des échanges similaires à l’avenir.

    Tags : MINUSMA, Mali, Sahel, terrorisme, donateurs, ONU,

  • Le Conseil de l’UE cherche à renforcer la relation de l’UE avec la région

    BRUXELLES, Belgique, 13 mai 2019/ — Le 13 mai, le Conseil a examiné et adopté des conclusions sur le Sahel. Il y a rappelé que le Sahel constituait une priorité stratégique pour l’UE et ses États membres. Les différentes sessions et réunions prévues durant la semaine du 13 mai témoignent de ce sens des priorités et de l’approche intégrée adoptée par l’UE à l’égard de la région. Les ministres des affaires étrangères ont tenu un débat – qui devrait être axé sur les aspects liés à la sécurité – visant à définir le cadre politique, dans la perspective des échanges de vues auxquels procéderont les ministres des affaires étrangères et de la défense de l’UE le 14 mai avec leurs homologues des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger). Le jeudi 16 mai, les ministres de l’UE chargés du développement débattront de la manière de renforcer la relation à long terme de l’UE avec la région, ainsi que le soutien que l’UE apporte au Sahel.

    Les conclusions rappellent que l’UE se tient aux côtés des autorités et des populations du Sahel, qui demeurent confrontées à des défis de diverse nature:

    • au niveau politique, avec en particulier de graves lacunes en matière de gouvernance, d’état de droit et de protection des droits de l’homme;
    • ii) sur le plan sécuritaire, en raison de l’expansion de la menace terroriste, de la violence extrémiste et de la criminalité organisée, y compris la traite des êtres humains, le changement climatique ayant un effet négatif sur les ressources naturelles et alimentant les conflits locaux;
    • en matière de développement, avec une pauvreté endémique, une forte croissance démographique et une faible cohésion socioéconomique;
    • ces éléments contribuent à l’aggravation de l’insécurité alimentaire, à l’augmentation de la pression migratoire et à la dégradation de la situation humanitaire.

    C’est dans ce contexte que des conflits intercommunautaires ont connu une résurgence significative en quelques mois dans plusieurs pays de la région. Relever ces défis et répondre à ces lacunes relève avant tout de la responsabilité des États du Sahel. La communauté internationale les soutient dans les efforts qu’ils déploient.

    Conclusions du Conseil sur le Sahel

    1. L’Union européenne (UE) se tient aux côtés des autorités et des populations du Sahel, qui demeurent confrontées à des défis de diverse nature: i) politiques, en particulier de graves lacunes en matière de gouvernance, d’état de droit et de protection des droits de l’homme; ii) sécuritaires, avec l’expansion de la menace terroriste, de la violence extrémiste et de la criminalité organisée, y compris de la traite des êtres humains, le changement climatique ayant un effet négatif sur les ressources naturelles et alimentant les conflits locaux; iii) en matière de développement, avec une pauvreté endémique, une forte dynamique démographique et une faible cohésion socio-économique; iv) ces éléments contribuent à l’aggravation de l’insécurité alimentaire, à l’augmentation de la pression migratoire et à la dégradation de la situation humanitaire.
    C’est dans ce contexte que des conflits intercommunautaires ont connu une résurgence significative en quelques mois dans plusieurs pays de la région. Relever ces défis et répondre à ces lacunes relève avant tout de la responsabilité des États du Sahel. La communauté internationale les soutient dans leurs efforts

    2. Le Sahel est une priorité stratégique pour l’UE et ses États membres.
    La réunion entre les ministres des affaires étrangères et de la défense des vingt-huit États membres de l’UE et des cinq États membres du G5 Sahel lors de la session du Conseil des affaires étrangères du 14 mai 2019 en témoigne. Dans le cadre d’un dialogue politique permanent et d’une approche intégrée axée sur le nexus développement et sécurité, et sur la base de la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement au Sahel et de son plan d’action régional, ainsi que des cinq piliers du plan d’action adopté lors du sommet de La Valette en 2015, l’ensemble des instruments européens d’action extérieure ont été déployés. L’UE soutient ainsi individuellement chacun des cinq pays rassemblés au sein du G5 Sahel et accompagne leurs efforts de coopération. L’UE et ses États membres sont les principaux partenaires de la région, mobilisant plus de 8 milliards d’euros entre 2014 et 2020 au titre de l’aide au développement pour des programmes nationaux et régionaux, notamment à travers le fonds fiduciaire d’urgence. L’UE et ses États membres soutiennent également la sécurité au Sahel en déployant de très importants moyens humains et matériels dans le cadre notamment des missions menées au titre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) – EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger -, par leur participation à la mission MINUSMA des Nations unies, au travers de l’opération française Barkhane, soutenue par d’autres États membres, et dans le cadre de nombreux engagements bilatéraux.

    3. L’UE réaffirme son engagement, conformément à la résolution 2391 du Conseil de sécurité des Nations unies, en faveur du G5 Sahel et rappelle le soutien significatif qu’elle apporte à la mise en place de ses structures de gouvernance, à l’opérationnalisation de la Force conjointe (FCG5S) et à la mise en œuvre du Programme d’investissements prioritaires du G5 Sahel (PIP) et de son Programme d’urgence, avec l’appui de l’Alliance Sahel et d’autres donateurs. Elle salue la reprise des opérations de la FCG5S et appelle à une intensification de ses efforts. Un an après la conférence de haut niveau sur le Sahel qui s’est tenue à Bruxelles le 23 février 2018, l’UE et ses États membres s’engagent à poursuivre la mise en œuvre des 147 millions d’euros déjà alloués à la Force.

    4. L’UE reste toutefois gravement préoccupée par la montée des violences terroristes, mais aussi communautaires, au Mali et au Burkina Faso. Elle appelle les autorités à lancer ou à diligenter des enquêtes appropriées, y compris sur les violences sexuelles et basées sur le genre, pour déterminer les responsabilités, directes ou indirectes, de l’ensemble des protagonistes, à ne laisser aucune place à l’impunité et à tenir les citoyens informés des progrès réalisés à cet égard. Elle appelle également les gouvernements à dissoudre et à désarmer toutes les milices actives sur leurs territoires et à lancer pour les régions concernées un processus politique ambitieux et inclusif de dialogue et de réconciliation pour résoudre les problèmes de cohésion sociale et de confiance, notamment entre la population et les forces armées. Elle appelle à cet égard à un comportement exemplaire des forces de sécurité et de défense dans le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire ainsi qu’à un suivi judiciaire des incidents, qui peuvent constituer des violations de ces droits. La prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats et la lutte contre ce phénomène ainsi que la réinsertion des enfants soldats doivent être assurées. L’UE encourage le G5 Sahel et chacun de ses États membres à accorder la priorité aux zones d’instabilité les plus critiques, sans négliger les zones stables, et à traiter de manière intégrée les causes profondes de l’insécurité pour prévenir la violence et satisfaire aux besoins et aux aspirations des populations, y compris des femmes et des jeunes.

    5. L’UE souligne l’importance des réformes majeures que doivent entreprendre les gouvernements du G5 Sahel afin d’assurer une paix, une sécurité et une prospérité durables. D’une part, la gouvernance inclusive des territoires au niveau national et local, une véritable décentralisation, en particulier le retour des services publics, y compris l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles et les femmes, la réouverture des écoles, l’accès à la justice pour tous, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance sont clés. D’autre part, la réforme du secteur de la sécurité, afin de rendre plus efficace la lutte contre l’insécurité et à mettre un terme aux exactions commises contre les populations civiles, s’impose. Des perspectives économiques plus équitables, le respect des droits et l’autonomisation des femmes et des filles, la protection et l’intégration des personnes en situation de vulnérabilité et l’égalité en matière d’accès aux services publics, y compris l’accès aux services de soins de santé sexuelle et reproductive doivent être assurés. Enfin, pour un développement économique inclusif et durable, un accès équitable aux ressources naturelles, des réponses appropriées aux changements climatiques et écologiques et un environnement plus favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement sont également nécessaires. L’UE souligne aussi l’importance d’une participation pleine et entière des jeunes, des femmes et de la société civile aux processus de paix, y compris à la prévention des conflits, en général également au niveau local. Cela est indispensable pour la paix et le développement durable dans la région du Sahel. L’UE encourage le G5 Sahel à intégrer une perspective de genre dans l’ensemble de ses actions.

    6. L’UE appelle les États du G5 Sahel à redoubler, accélérer et approfondir leurs efforts en matière de coopération régionale, notamment en donnant au secrétariat permanent les moyens de remplir sa mission, et à renforcer leur mobilisation pour une opérationnalisation complète de la Force conjointe et une mise en œuvre immédiate du PIP dans les zones les plus vulnérables. Elle souligne une nouvelle fois l’impératif d’une mise en œuvre effective, par la FCG5S et ses États membres, du cadre de conformité pour les droits de l’homme et le droit international humanitaire, et la nécessité de mettre en place une véritable composante « police » en appui à la Force conjointe, en vue de garantir une interface efficace entre la Force conjointe et les systèmes nationaux de justice pénale. L’UE se réjouit à cet égard de la tenue, le 21 janvier dernier à Niamey, de la deuxième conférence sur le renforcement des liens entre sécurité, justice et développement dans l’espace du G5 Sahel.

    7. Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, aggravée par l’instabilité dans les pays limitrophes, l’UE rappelle que tous les acteurs – les gouvernements nationaux des pays du G5 Sahel, le G5 Sahel, la CEDEAO et les pays voisins, l’Union africaine et les Nations unies – ont la responsabilité de mobiliser leurs moyens dans le cadre d’une approche cohérente et globale de stabilisation permettant le retour de la sécurité et du développement. L’UE salue à cet égard le travail des gouvernements des pays du Sahel et des acteurs nationaux et internationaux et le rôle de coordination des Nations unies. Elle souligne le rôle crucial de la MINUSMA pour la stabilité, la paix et la réconciliation au Mali, y compris son rôle au nord et au centre du pays, en particulier ses missions d’appui au redéploiement de l’État, de protection de tous les civils, sans discrimination, d’appui au retour des services de base et de bons offices pour le processus politique malien qui doit impérativement être mené à terme, ainsi que sa capacité d’interaction avec les autres forces de sécurité, y compris par l’appui qu’elle apporte à la FCG5S. En conséquence, l’UE accueillerait favorablement l’adoption, par le Conseil de sécurité des Nations unies, en juin prochain, d’un mandat de la MINUSMA à la hauteur de ces enjeux.

    8. L’UE salue les avancées constatées au Mali dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation signé en juin 2015, y compris à travers le comité de suivi, mais appelle les parties prenantes, en particulier le nouveau gouvernement malien, à poursuivre leurs efforts et à les faire aboutir rapidement, notamment en ce qui concerne la réintégration effective des combattants via le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, la réforme du secteur de la sécurité, l’avancée du processus de décentralisation et la création d’une zone de développement pour les régions du Nord. Elle appelle les plus hautes autorités maliennes à mener le processus de révision de la Constitution dans un esprit inclusif, pour que celle-ci soit acceptée par l’ensemble de la société malienne et qu’elle soit à même de contribuer au retour de la paix dans un Mali refondé. L’UE souligne l’importance d’une inclusion pleine et entière des femmes, des jeunes et de la société civile dans la mise en œuvre de l’accord.

    9. L’insécurité croissante contribue à la détérioration de la situation humanitaire. Les déplacements causés par la violence ne font qu’exacerber les difficultés liées aux crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes, et augmentent les besoins en matière de protection des personnes en situation de vulnérabilité, en premier lieu les enfants, les femmes et les personnes handicapées. Bailleur humanitaire majeur avec plus de 250 millions d’euros alloués au cours des deux dernières années en faveur des populations des pays du G5 Sahel, et dans un contexte où la réponse d’urgence reste sous-financée, l’UE invite les pays du G5 Sahel à intensifier leurs efforts afin de prévenir de nouveaux déplacements et de garantir l’accès des populations touchées par les conflits et la violence aux services de base. L’UE continuera à se tenir aux côtés de la population.

    10. L’UE continuera à attacher une importance prioritaire à la région du Sahel et à prendre les initiatives appropriées, tout en restant attentive à l’engagement de ses partenaires et à l’efficacité des actions menées. L’UE rappelle sa détermination à accompagner le retour de l’État et des services de base, la stabilisation des zones périphériques, la lutte contre les trafics, par exemple au moyen du projet GAR-SI Sahel, et toute initiative de dialogue et de réconciliation. Elle est également prête à continuer à soutenir la nécessaire réforme des forces de sécurité et de défense des pays du G5 Sahel, la poursuite du développement de leurs capacités, sur la base des stratégies locales, et leur redéploiement, en s’appuyant en particulier sur les missions de PSDC existantes au Mali et au Niger, conformément au mandat de ces dernières. Par ailleurs, elle souligne que le soutien de l’UE ne peut être efficace que s’il accompagne d’efforts conséquents des pays du G5 Sahel pour améliorer la gouvernance, le développement et la sécurité dans l’ensemble de la région. L’UE continuera à suivre de près la situation et identifiera, le cas échéant, des ajustements nécessaires dans la mise en œuvre des actions qui sont en cours, sur la base d’avancées concrètes, notamment en vue de la réunion ministérielle annuelle entre le G5 Sahel et la haute représentante prévue à Ouagadougou en juillet 2019.

    Source : UE

    Tags : Union Européenne, UE, Sahel, terrorisme, sécurité, G5, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Barkhane,

  • Opération Barkhane – Comment éviter l’enlisement des forces françaises au Sahel ? (rapport confidentiel)

    EM GT International/ES Paris, 19 octobre 2016

    Note 15 (statut : confidentiel)

    Objet : Opération Barkhane – Comment éviter l’enlisement des forces françaises au Sahel ?

    1- Objectifs de l’opération Barkhane

    Lancée le 1er août 2014, l’opération Barkhane1 a succédé à l’opération Serval, lancée au Mali le 13 janvier 2013. L’objectif de l’opération Barkhane est de lutter contre les groupes terroristes djihadistes dans la région du Sahel, en soutenant l’action des Etats du « G5 Sahel » (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso), organisation régionale créée en 2014. Après la reprise des villes du Nord-Mali aux groupes terroristes (AQMI, MUJAO, Ansar Eddine), en 2013, en grande partie grâce à l’opération Serval, l’opération Barkhane étend le dispositif militaire français au niveau de la « bande sahélo-saharienne » afin d’empêcher la reconstitution de zones de refuges des terroristes dans la région.

    2- Activités de l’opération Barkhane

    Les forces françaises de l’opération Barkhane mènent trois types d’action :

    a- Des opérations contre-terroristes au Sahel de manière autonome (forces spéciales), en accord avec les autorités des Etats du G5 Sahel ;
    b- Un soutien aux armées des Etats du « G5 Sahel » pour lutter contre la menace terroriste : appui à la planification d’opérations militaires transfrontalières, fourniture de renseignement, appui aérien aux armées du G5 Sahel ;
    c- Un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies pour soutenir les Casques bleus de la MINUSMA au Mali, en cas de menace grave.

    3- Moyens de l’opération Barkhane

    Moyens humains : 3 500 militaires, commandés par un général de division depuis N’Djamena, où se trouve l’Etat-Major de l’opération. Barkhane s’appuie sur une petite dizaine de sites (cf. carte jointe), principalement au Mali (Gao, Tessalit), Niger (Niamey, Madama) et Tchad (N’Djamena, Faya-Largeau, Abéché) ;

    Equipement : Barkhane dispose d’une vingtaine d’hélicoptères, 200 véhicules de logistique, 200 véhicules blindés, 6 avions de chasse, 5 drones et une dizaine d’avions de transport.

    4- L’opération Barkhane a été jusqu’à présent un succès dans la lutte anti-terroriste

    Alors que les groupes terroristes avaient la capacité de contrôler l’ensemble du Mali en 2012, l’action de Serval puis de Barkhane a permis qu’ils ne menacent plus la viabilité des Etats du Sahel. Les forces françaises ont empêché la constitution d’un « califat » ou d’un territoire djihadiste de grande envergure au Sahel. Depuis sa création, Barkhane, seule ou conjointement avec les armées du G5 Sahel, a mené 221 opérations contre-terroristes, mis hors de combat ou remis aux autorités des autorités des Etats du Sahel 200 terroristes et saisi ou détruit 16 tonnes d’armes. En contribuant à sécuriser une région du monde proche de l’Europe, Barkhane contribue à sécuriser le territoire français.

    La méthodologie des forces françaises intéresse nos partenaires britanniques et américains, les Etats-Unis ayant eux-mêmes tenté à partir du début des années 2000 de fédérer les Etats de la région en matière de contre-terrorisme, sans réel succès. Barkhane, à l’inverse, a suscité et appuyé une coopération inédite en matière de sécurité entre les Etats du G5 Sahel qui mènent depuis 2014 des opérations militaires transfrontalières conjointes. Ces opérations incluent un droit de poursuite, grâce auquel les forces d’un Etat peuvent intervenir dans le territoire d’un Etat voisin, conjointement avec ses forces.

    5- L’opération Barkhane représente un coût élevé pour la France

    L’opération Barkhane a un coût élevé, que la France supporte seule ou presque.

    5.1- Coût politique

    La présence durable de Barkhane dans les Etats du Sahel contredit les engagements pris par les présidents Sarkozy et Hollande de réduire la présence militaire française en Afrique – sans équivalent parmi les pays occidentaux – et de fermer la plupart des bases militaires françaises sur le continent2. A l’inverse, cette présence créé des liens très forts avec ces Etats, qui contraignent parfois la France à fermer les yeux sur la situation des droits de l’Homme et de la démocratie dans certains de ces Etats, en particulier le Tchad.

    5.2- Coût financier

    Estimé à 600 M€ par an, le coût de l’opération Barkhane représente plus de 50% du budget annuel de l’ensemble des opérations militaires extérieures (OPEX).

    La France a été à l’initiative de la création au Mali de la MINUSMA, opération de maintien de la paix des Nations Unies de 11 000 soldats, ainsi que de missions de l’Union européenne pour former les forces de sécurité au Mali et au Niger. Pour autant, la France supporte sur son budget national l’essentiel de la lutte contre le terrorisme djihadiste au Sahel, région qui ne représente pas un enjeu de sécurité de premier plan pour les Etats-Unis et qu’ils ont de facto « sous-traité » à la France. L’opération Barkhane se répartit au Sahel et au Sahara sur un espace géographique plus vaste que l’Europe de Lisbonne à Moscou dans des conditions climatiques extrêmes (températures désertiques, tempêtes de sable, élongations logistiques), qui éprouvent les soldats et les matériels.

    6- La France menacée d’enlisement au Sahel

    Au début de l’opération Serval au Mali en 2013, le président Hollande avait fixé pour objectif stratégique de frapper les groupes terroristes fort et vite afin que les forces françaises puissent se retirer rapidement. Il s’agissait d’éviter un enlisement durable tel que les forces internationales l’avaient connu en Afghanistan et en Irak dans les années 2000. Au début de l’opération Barkhane en 2014, l’Etat-Major des armées françaises établissait des chronogrammes avec des échéances de retrait des forces françaises. Depuis, il n’existe plus d’échéancier ni de conditions d’un éventuel retrait. Au contraire, le Premier Ministre Valls, devant l’Assemblée nationale le 19 octobre 2016, a affirmé que la France resterait engagée au Mali « tant que la menace djihadiste continuera de peser sur le destin de ce pays et de cette région ».

    En dépit de conditions très difficiles, l’armée française n’a pas intérêt à se retirer du Sahel. Elle y trouve un terrain qui lui permet de développer et maintenir ses capacités opérationnelles ainsi qu’une source de prestige par rapport à ses homologues occidentales. La présence française au Sahel procure en outre des avantages matériels aux militaires français : soldes relevées, congés exceptionnels, abaissement de l’âge de la retraite.

    7- Recommandations

    7.1- Fixer des critères d’évaluation ainsi qu’un horizon de retrait pour Barkhane

    Il n’existe aucune stratégie de sortie de l’opération Barkhane. La France reproduit ici ce qu’elle a reproché aux Etats-Unis en Afghanistan et en Irak. Le terrorisme djihadiste se nourrissant de la grande pauvreté et de la désertification au Sahel, l’absence de critères pour évaluer le rapport coût/avantage de l’opération Barkhane conduit à une présence militaire de durée indéfinie, l’objectif de « 0 djihadiste » y étant inatteignable.
    Il est urgent par conséquent d’établir pour l’opération Barkhane :

    – des critères pour évaluer son bilan coût/avantage, qui doivent en particulier reposer sur la capacité des Etats du Sahel à assurer eux-mêmes un niveau de sécurité raisonnable face à la menace terroriste ;

    – un horizon de retrait possible, qui doit être communiqué en amont aux pays du Sahel ainsi qu’à nos partenaires occidentaux, afin de les inciter à s’impliquer davantage.

    7.2- Fixer un cadre réellement démocratique pour employer les forces françaises

    L’opération Barkhane illustre le fait que la France est l’une des très rares démocraties occidentales dans laquelle le pouvoir exécutif peut engager un volume illimité de forces de manière totalement autonome. Dans ce système concentré à l’extrême dans les mains du Président de la République, l’Etat-Major des Armées et l’Etat-Major particulier du Président jouissent d’une très forte influence. Il en résulte que les objectifs politiques à moyen et long terme des opérations militaires françaises sont souvent mal définis.

    La révision constitutionnelle de 2008 impose un débat parlementaire 60 jours maximum après le lancement d’une intervention militaire et donne au Parlement le droit d’autoriser ou non la prolongation de l’opération au-delà de quatre mois. En outre, comme le relève le Sénat dans un rapport de juillet 2016, il s’agit d’une « clause d’éternité », dans la mesure où le gouvernement n’a plus à solliciter d’autorisation du Parlement au-delà de quatre mois.

    Pour s’assurer du bon emploi de nos forces à l’avenir, en tirant les leçons de l’opération Barkhane, un débat parlementaire pourrait se tenir avant le lancement d’une intervention militaire, sans nécessairement donner un droit a priori au Parlement de s’y opposer. Le Parlement doit pouvoir interroger régulièrement le gouvernement sur la stratégie politique d’ensemble de Barkhane, comme de toute intervention militaire. Cela permettrait d’affiner les objectifs, les moyens, l’horizon temporel ainsi que les possibles partenaires étrangers des éventuelles opérations militaires extérieures. Le nouveau Président de la République devrait en prendre l’engagement auprès du Parlement avant d’envisager éventuellement une nouvelle révision de la Constitution. (ES)./.

    Source: Wikileaks

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