Dans la nouvelle équipe du président Macky Sall figure un nom bien connu par son allégance envers le royaume du Maroc : Moustapha Niasse. Selon des courriers découverts dans la boîte mail de Mourad El Ghoul, le nouvel envoyé spécial du président sénégalais a des contacts avec la DGED, le service de renseignement extérieur. Son intermédiaire est Abdelmalek Alaoui, ancien directeur du groupe de consulting Global Partnership Intelligence, une arrière boutique qui assurait la veille médiatique durant les événemens du dénommé Printemps Arabe et fils de l’ambassadrice itinérante Assia Bensalah et du directeur du groupe Le Soir, Moulay Ahmed Alaoui. Il semble bien connaître Yassine Mansouri, qu’il appelle « Grand Ami ».
Dans deux courriers datés de février et mai 2012, Moustapha Niasse informe son contact marocain sur le déroulement des élections législatives au Sénégal. Le Maroc semble avoir soutenu sa candidature. Voici le texte intégral de ces courriers:
Ce matin apparaissent les tendances issues du scrutin d’hier,26 février 2012. Tu auras l’amabilité de faire connaître à notre Grand Ami que je suis 3ème, après A W et M S, crédités de 30 et 25 pour cent et moi de 18 pour cent. Si cela se confirme, il sera évident qu’aucun des deux ne peur gagner au second tour sans mon soutien. C’est la coalition Bennoo qui décidera, mais il est exclu que nous soutenions A W, qui, du reste, le sait bien.
S’il doit y avoir des négociations elles seront menées, sous mon égide, par les Jeuns cadres de notre coalition, d’autant que les élections législatives se tiendront le 17 juin 2012. Ce qui permet de continuer le travail politique à la base.
Je ne serai pas parmi les candidats à la députation, ayant choisi de m’occuper de mes missions de consultant et de la compagnie qui exploite l’hélicoptère. Encore une fois grand merci à notre Ami et à toi. J’ai un moral d’acier, soutenu par ma foi. Dieu est grand. Moustapha Niasse.
From: Moustapha Niasse moustapha9966niasse@gmail.com Date: Tue, 1 May 2012 17:00:00 +0000 To: Abdelmalek ALAOUIa.alaoui@global-intel.com Subject: ma désignation comme futur Présidentde l’Assemblée nationale du Sénégal, à partir du 1 er juillet 2012
Mon cher Abdelmalek,
Dieu, dans Sa toute puissance, reste le Maître du monde.
Il y a deux jours, le Président Macky Sall, m’a chargé de le seconder pour finaliser la liste des 150 candidats titulaires et des suppléants que la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar (S’unir dans l’espoir ), notre coalition qu’il dirige et dont je suis le Vice-Président, présente au suffrage des sénégalais, le 1er juillet 2012.
Il m’a proposé de conduire cette liste et, conséquemment, d’accepter, à l’issue de ce srutin à un tour, d’être ,pour un mandat de 5 années, le Président de la nouvelle Assemblée nationale de 150 parlementaires. Je viens de lui donner mon accord. Puis-je te demander de porter cette situation à la connaissance de notre Grand Ami?
Nous allons démarrer la camapagne électorale, et à partir de ce samedi 5 mai la pré-campagne dans les 45 circoncritions électorales couvrant les 14 Régions du Sénégal.
Evidemment, cette position va me conférer de nouvelles et délicates responsablités, aux côtés du nouveau Chef de l’Etat, comme Chef du législatif, avec toutes les réformes programmées.
Je ne pouvais donc refuser la demande du Président Macky, car il s’agit d’une grande marque de confiance. Ensemble nous avons mené la campagne électorale du 2ème tour, en mars et je l’ai toujours soutenu, depuis qu’il a rejoint l’opposition, ayant été son sponsor depuis 4 années.
5ème Comité de coopération douanière (Rabat, le 13 décembre 2007)
Projet de compte-rendu
La 5ème réunion du Comité de coopération douanière CE-Maroc s’est déroulée sous la présidence de la Communauté.
La liste des participants des deux délégations figure en annexe 1.
1- Adoption de l’ordre du jour
Les deux délégations ont adopté l’ordre du jour figurant à l’annexe 2.
2- Approbation du compte-rendu du 4ème Comité tenu à Rabat le 12 décembre 2006 Les deux parties ont approuvé et adopté le compte-rendu concernant la 4ème session du Comité de coopération douanière.
3- Base légale et mandat futur du Comité de coopération douanière Le Comité de coopération douanière (CCD) a été institué par l’ancien protocole sur les règles d’origine annexé à l’Accord d’Association Maroc-UE. A partir du 1er janvier 2006, ce protocole a été remplacé par le protocole pan- euro-med qui n’a pas prévu de dispositions spécifiques par rapport au CCD. De ce fait, ce Comité se trouve depuis l’adoption de ce protocole sans base juridique. La partie européenne a proposé de trouver une solution appropriée à cette question en modifiant, à cet effet, la décision n°1/2003 qui a institué les sous-comités en vigueur dans le cadre de l’Accord d’Association. A cet effet, elle a proposé, en outre, d’élargir les attributions de ce Comité de manière à pouvoir y traiter également toutes les questions fiscales dont notamment celles relatives à la TVA, à la non double imposition, etc. En mars 2007, un projet de décision dans ce sens avait été envoyé au partenaire marocain. Tout en marquant son accord de principe sur l’approche de la Commission, la douane marocaine a informé qu’elle avait depuis préparé un projet de contre-proposition que la Commission n’avait pas encore reçu officiellement. Le Comité n’a donc pas pu conclure sur ce point.
4- Politique Européenne de Voisinage La Commission a informé la partie marocaine qu’elle est en train d’étudier les efforts supplémentaires qui s’imposent pour concrétiser les propositions visant déjà à renforcer la PEV. Au printemps de 2008, une Communication de la Commission abordera les performances des partenaires de la PEV et sera accompagnée de rapports sur les progrès accomplis par chacun d’entre eux. La Commission a rappelé que le rapport 2006 en matière de douane était positif pour le Maroc.
5- Mise en œuvre des mesures douanières suivantes : 5.1- Recommandations sur la facilitation des échanges adoptées à la Conférence Ministérielle de Palerme en juillet 2003 (point 21 du Plan d’Action) Lors des réunions précédentes, il s’était déjà avéré qu’en ce qui concerne la facilitation des échanges (mise en œuvre des Recommandations de la Conférence ministérielle de Palerme 2003 – point 21 du plan d’action), la douane marocaine avait fait de grands efforts pour simplifier et moderniser sa législation douanière et ses procédures de dédouanement. En 2007, l’administration des douanes a poursuivi ses efforts pour adopter ses dispositions légales ainsi que ses procédures aux besoins des opérateurs économiques. Ainsi, elle a renforcé le contenu de son système de catégorisation des entreprises octroyant aux entreprises bien gérées des assouplissements; ce système est entretemps bien connu par les entreprises et 72 en bénéficient déjà. En ce qui concerne le projet de « guichet unique », des avancées significatives ont été réalisées et un appel d’offre sera lancé sous peu pour un projet pilote. Quant au nouveau système de dédouanement des marchandises BADR (Base Automatisée des Douanes en Réseau), la mise en service du second palier (sur quatre) s’effectuera dans quelques semaines, la date initialement prévue (22 août) étant reportée du fait de quelques ajustements techniques à réaliser.
D’autres nouvelles mesures prises en 2007 concernent, entre autres, le traitement des envois express (établissement d’un couloir spécial pour le dédouanement de ces envois), la mise en place d’un système d’admission temporaire pour les emballages à réexporter, la possibilité d’établir des déclarations mensuelles pour les opérations de transit vers les zones franches et un régime particulier pour les importations de conteneurs (qui ne feront dorénavant plus l’objet d’une déclaration d’importation mais seront inscrits dans la comptabilité de l’agence maritime).
5.2- Cadre des normes de l’OMD (point 22 du Plan d’Action) 5.2.1 – Mise en œuvre du cadre des normes – présentation détaillée sur les nouvelles mesures de sécurité communautaires
La Commission a présenté ses nouvelles mesures de sécurité mettant en œuvre le Cadre des normes de l’OMD, y compris le concept de l’opérateur économique agréé (OEA). Le Maroc s’est montré très intéressé et a rappelé qu’il a, lui aussi, adhéré au Cadre. Le code des douanes marocain a été adapté et contient maintenant également la possibilité de demander des déclarations préalables. En outre, tout comme le concept communautaire de l’OEA, son système de catégorisation des entreprises reprend les aspects de la sécurité. Le Maroc a demandé de considérer la possibilité de la reconnaissance mutuelle des mesures de sécurité. La Commission a répliqué qu’il fallait d’abord que la Communauté finalise en interne les nouvelles mesures avant d’entamer plus avant des négociations dans ce domaine.
5.3- Dispositions douanières de l’Accord d’Association
5.3.1. – Suivi des travaux concernant la Nomenclature Combinée
Le Maroc a informé le Comité que les travaux concernant la transposition de la Nomenclature Combinée (NC) dans le tarif douanier marocain ont bien avancé (l’examen de 66 chapitres a pour l’instant été finalisé). 31 chapitres doivent encore être examinés. Il n’a toutefois pas été possible de prévoir une date finale pour l’accomplissement de l’exercice. La Commission a rappelé l’importance de l’adoption de la NC de la part du Maroc.
6 – Origine 6.1 – Etat de la situation des protocoles pan-euro-méditerranéens La Commission informe le Comité qu’en ce qui concerne les accords conclus par la Communauté, le système du cumul pan-euro-méditerranéen est maintenant applicable à l’intérieur de l’Espace économique européen (EEE), ainsi qu’avec les pays de l’AELE (Suisse, Norvège, Islande, Liechtenstein), avec les îles Féroé, avec le Maroc, avec Israël, avec l’Egypte, avec la Jordanie, avec la Tunisie et avec l’Algérie. En ce qui concerne la Turquie, le protocole pan-euro-med est applicable pour les produits couverts par l’union douanière CE-Turquie et pour les produits agricoles.
En ce qui concerne la Communauté, seuls quatre protocoles pan-euro-med doivent encore être adoptés, à savoir avec le Liban, avec l’Autorité palestinienne, avec la Syrie (le protocole pan-euro-med est déjà inclus dans le futur accord d’association) et avec la Turquie pour les produits du charbon et de l’acier.
Pour sa part, le Maroc a déjà mis en application le protocole pan-euro-med avec les pays de l’AELE, avec la Turquie, ainsi qu’avec la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie dans le cadre de l’accord d’Agadir.
6.2 – Mise en œuvre du protocole origine L’échange de vues concernant la mise en œuvre du protocole « origine » n’a pas soulevé des questions spécifiques.
7 – Fonctionnement de la coopération administrative et de l’assistance mutuelle en matière douanière entre les autorités communautaires et les autorités du Maroc selon le protocole n° 5 de l’Accord d’Association CE-Maroc 7.1 – Echange de vue général sur le fonctionnement du Protocole n° 5 L’échange de vues concernant le fonctionnement du Protocole n° 5 sur l’assistance mutuelle en matière douanière n’a pas soulevé des questions spécifiques. 7.2 – Mise à jour des informations relatives aux points de contact Une liste révisée des points de contact du côté communautaire a été remise aux autorités marocaines, reprenant notamment les adresses AFIS (pour connexion Marinfo). 8 – Coopération entre l’OLAF et l’administration douanière du Maroc dans le domaine de la lutte contre la fraude 8.1 – Arrangement administratif En ce qui concerne l’arrangement administratif conclu récemment entre l’administration douanière du Maroc, l’OLAF et AIDCO, il a été rappelé que cet arrangement ne remplace pas l’accord qui prévaut d’un point de vue légal. Aussi, cet arrangement ne couvre que les questions relevant de la compétence de l’OLAF. Comme premières actions dans le cadre de cet arrangement, il a été mentionné la visite d’un mois à l’OLAF de deux fonctionnaires marocains, la connexion imminente de la douane marocaine au système AFIS (prévue pour janvier 2008), ainsi que l’organisation d’un séminaire entre l’OLAF, les administrations douanières françaises, espagnoles et marocaines.
9 – Programme d’Appui à l’Accord d’Association (Jumelage avec les douanes italiennes) Le jumelage entre les douanes marocaines et italiennes qui s’inscrit dans le Programme d’Appui à l’Accord d’Association a été prorogé de six mois (jusque fin juin 2008). Tout en remerciant l’UE pour ce support, le Maroc a qualifié les résultats obtenus jusqu’à maintenant de très satisfaisants.
10 – Information au sujet de la participation au Programme Douane 2013 En réponse à une demande d’information marocaine, la Commission a exposé les possibilités pour le Maroc de participer aux programmes et agences communautaires. Il a été précisé que le Maroc pourrait éventuellement participer, sous réserve d’acceptation des demandes précises, à certaines actions du programme Douane 2013 et que pour ce qui concerne la participation aux agences dans le domaine douanier, le Maroc devrait s’adresser directement au directeur exécutif de l’agence FRONTEX.
11 – Divers 11.1 – Suivi des discussions précédentes sur la valeur en douane Enfin, sous divers, la Commission a rappelé son offre pour entamer des discussions techniques au cas où le Maroc continuerait à éprouver des difficultés concernant la valeur en douane lors de l’importation. Le Maroc a répondu ne pas avoir besoin d’assistance, le système qu’il a développé pour lutter contre les cas de sous-facturation donnant entière satisfaction à ce stade.
La femme d’Arístegui a aidé les services secrets marocains -Quelque 150 courriels de l’épouse de l’ancien porte-parole du PP Foreign révélés -Les ‘e-mails’ traitaient de sujets tels que l’image de presse du conflit du Sahara -Son contact était le chef de cabinet du chef du renseignement étranger Rabat a bloqué la diffusion de messages sur Twitter, mais ne les dément pas
Le diplomate et cinéaste espagnol « nous propose de capter en images, de manière pertinente, la souveraineté historique du Maroc sur le Sahara . Il affirme détenir des documents inédits à ce sujet. Il n’est pas nécessaire d’expliquer le bénéfice que nous pourrions tirer d’un projet de cette nature.
Celle qui écrit ces lignes à Rabat depuis sa messagerie Yahoo , au retour d’un voyage à Madrid fin 2008, c’est Nadia Jalfi . Ils sont envoyés à l’une des trois adresses mail ouvertes par Mourad el Ghoul . Il s’agit du directeur de cabinet du directeur de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), les services secrets étrangers marocains. La visite à Madrid, rappelle-t-il dans le message, a été effectuée après avoir obtenu « l’accord de principe » d’El Ghoul.
Le profil anonyme qui depuis le 2 octobre a révélé, via Twitter , des centaines de documents et de mails confidentiels de la diplomatie marocaine et de la DGED a mis en ligne le 16 janvier environ 150 mails envoyés ou reçus, entre 2008 et 2011, par Nadia Jalfi et El Ghoul. Les deux sont sur la base du prénom et sont écrits en français. De ses lectures on déduit que pendant ces trois années Jalfi a entretenu une relation étroite avec la DGED.
Peu de temps après ce post, Twitter a suspendu le compte de l’usurpateur du nom du sélectionneur de l’équipe nationale du Pays de Galles ( @chris_coleman24 ). Les autorités marocaines ont pris des dispositions pour que ce profil soit fermé, mais elles n’ont pas nié l’authenticité des documents qu’elle a mis au jour. Seul un homme d’affaires de la presse marocaine, Ahmed Charai , qui apparaît dans des centaines de courriels, a écrit qu’ils avaient été manipulés, mais sans préciser pourquoi.
Nadia Jalfi a épousé, en octobre 2010, Gustavo de Arístegui , 51 ans, alors porte-parole des Affaires étrangères du Groupe populaire au Congrès des députés. Leur relation amoureuse avait commencé deux ans plus tôt. De Arístegui est ambassadeur d’ Espagne en Inde depuis 2012 .
‘Travail de milieu de gamme’
« Nadia occupait un poste de milieu de gamme dans une agence de communication à Rabat, qui recevait des commissions d’administrations et d’entreprises privées », raconte une personne proche de l’épouse de l’ambassadeur et désignée par elle pour répondre aux questions d’EL MUNDO.
« Il était en correspondance avec plusieurs clients, mais il ne connaît pas cet El Ghoul », ajoute cette même source, qui nie toute relation avec la DGED. « Certains des e-mails publiés ont été manipulés », précise-t-il, sans expliquer pourquoi. « Beaucoup de leurs clients souhaitaient que je les aide à promouvoir, via la presse européenne, des événements qui se déroulaient au Maroc, comme le Festival du film de Marrakech », précise-t-il.
Nadia Jalfi « a cessé de travailler pour cette agence en 2008, bien qu’elle ait encore fait quelques collaborations sporadiques en 2009 », poursuit la même personne. « Si des mails ultérieurs sont apparus, c’est probablement parce que, par routine, certains de ses interlocuteurs ont continué à s’adresser à elle », soupçonne-t-elle. « Rien de ce qu’elle a fait n’est étrange ou illégal », souligne-t-il.
Nadia Jalfi a travaillé ces années-là pour l’ agence Mena Media Consulting , qui appartenait à l’homme d’affaires saoudien Othman Al Omeir, avec des investissements dans la presse au Maroc. L’agence a ensuite été rachetée par Fouad Ali el Himma , le bras droit du roi Mohamed VI, selon les médias marocains.
Une partie de l’activité professionnelle de Nadia Jalfi a été consacrée à essayer de faire connaître les aspects positifs du Maroc, en proposant par exemple aux radios espagnoles de diffuser leurs programmes vedettes en direct de Rabat. Il a envoyé ces invitations en coordination avec El Ghoul, selon les courriels divulgués.
D’autres invitations ont été adressées à des directeurs de journaux espagnols et ont consisté en un voyage éclair à Rabat pour avoir une longue conversation informelle avec Yassine Mansouri , directeur de la DGED. À une occasion, El Ghoul a présenté Nadia Jalfi à un interlocuteur français en tant qu’ »attachée de presse » chargée de préparer la visite et d’accompagner le journaliste.
Le Sahara, sujet récurrent
Le Sahara occidental, cette ancienne colonie espagnole aux mains du Maroc depuis près de 40 ans, occupe une place importante dans la correspondance de Nadia Jalfi. Le 16 octobre 2008, il envoie un mail à El Ghoul pour son approbation et publication par l’agence de presse officielle ( MAP ). Elle y raconte la visite à Rabat de Pedro Sanz , président de La Rioja , qu’elle a contribué à organiser. L’invité espagnol estime que « la solution la plus logique et la seule viable pour résoudre le conflit du Sahara est une large autonomie », comme celle proposée par le Maroc.
Le 17 décembre de la même année, Nadia Jalfi reçoit un mail d’un journaliste du magazine italien Tempi , dont elle a également organisé la visite au Sahara. Il annonce qu’il tiendra sa promesse en publiant un rapport « de trois pages consacré aux anciens membres du Polisario qui ont rejoint le Maroc après de mauvaises expériences dans les camps de réfugiés ».
Deux ans plus tard, le 18 décembre 2010, El Ghoul confie à Nadia Jalfi que la chaîne de télévision américaine Fox News a enfin mis en ligne sur son site Internet un article « concernant les liens entre le Polisario et Al-Qaïda au Maghreb islamique « . Il vous exhorte à « le divulguer le plus possible à vos contacts ». Un mois plus tôt, le coordinateur antiterroriste du département d’État , Daniel Benjamin , avait cependant nié tout lien entre le Polisario et le terrorisme.
« Pourriez-vous mobiliser vos contacts médias en France pour prendre la parole et couvrir l’événement ? », demande El Ghoul à Nadia Jalfi le 12 janvier 2011, dans l’un des derniers mails échangés. Il s’agit pour les médias français de se faire l’écho de la conférence de presse que l’avocat Michel de Guillenchmidt a donnée le 17 janvier pour dénoncer « la manipulation haineuse » de la presse espagnole.
Après le démantèlement du grand camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en novembre 2010, l’agence Efe et plusieurs journaux espagnols (EL MUNDO, El País, La Vanguardia , etc.) ont publié une photo d’enfants palestiniens dans un hôpital de Gaza , se faisant passer pour Enfants sahraouis à l’ hôpital El Ayoun . Dans le flot d’instantanés envoyés à la presse par des individus du Sahara, auxquels la presse étrangère a opposé son veto, cette photographie a glissé. La plupart des journaux ont reconnu leur erreur et ont présenté leurs excuses à leurs lecteurs.
Les autorités marocaines n’étaient pas satisfaites de cela. Ils ont donné instruction à la DGED de rechercher à Gaza deux parents et un enfant palestinien qui s’en sont sortis vivants et de les transférer à Rabat, où ils ont exprimé leur indignation face à la manipulation. Au consulat d’Espagne , ils ont obtenu des visas Schengen avec lesquels ils se sont rendus à Madrid, Paris et Bruxelles , où ils ont donné des conférences de presse, accompagnés d’avocats, et déposé une plainte.
« Si Nadia avait été espagnole ou italienne, elle n’aurait pas été sous le commandement d’un espion », explique un ancien agent secret espagnol. « En Europe, si les pouvoirs publics veulent faire du lobbying à l’étranger pour améliorer leur image sur une certaine question, ils n’ont pas recours à un service secret », ajoute-t-il. « Mais au Maroc, c’est différent ; dès qu’on touche au Sahara, les services sont omniprésents », conclut-il.
FICHE SUCCINCTE SUR L’ECONOMIE MALIENNE I. DONNEES GENERALES
I.1. Données géographiques et démographiques Superficie : 1.241. 231 km² (Maroc : 710.850 km²) Villes principales : Bamako, Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes Langue officielle: Français Langues courante : mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï… Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960) Population : 15,970 millions (CIA World Factbook, juillet 2013) Densité: 11,1 habitants/km² (CIA World Factbook, 2010) Croissance démographique : 3,01 % (CIA World Factbook, 2013) Espérance de vie : 54,55 ans (à la naissance, CIA World Factbook, 2013) Taux d’alphabétisation : 27,7 % (15 ans et plus, CIA World Factbook, 2013) Religion (s): Islam 94 %, christianisme 4 %, animisme 2 % (CIA World Factbook) Indice de développement humain : 182ème sur 187 pays (PNUD, 2012)
Chine (53,7%), Malaisie (11,2%), Indonésie (5,4%) (CIA World Factbook, 2012)
I.4. Principaux fournisseurs :
France (10,9%), Sénégal (9,7%), Chine (8,4%), Côte d’Ivoire (8%) (CIA World Factbook, 2012) I.5. Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture : 38,8 % industrie : 21,9 % services : 39,3 %
II. PRESENTATION DES SECTEURS CLES
II. 1. Rappel
L’économie malienne a connu une récession en 2012, avec une croissance négative de 1.5 %, contre une prévision initiale de +5.6 %. Les secteurs secondaire (-2,2%) et tertiaire (-8.8%) ont été particulièrement affectés. Le secteur du BTP a été le plus sinistré avec une chute de 20% de son activité. De même pour le secteur tertiaire la baisse a été généralisée : -10% pour le commerce, -10% pour les services financiers, -10% pour les services non marchands. Certaines activités comme le transport aérien ou l’hôtellerie ont connu des baisses pouvant atteindre 30 %.
Le budget de l’Etat a été revu à la baisse et s’est concentré sur le strict nécessaire en 2013 : traitements de fonctionnaires, arriérés externes, dépenses de défense, financement des élections et secteurs sociaux. La pauvreté s’est aggravée à cause de la triple crise alimentaire, sécuritaire et politique. Elle s’élèvait à 42.7 % en 2012, contre 41.7 % en 2011. Une grave crise humanitaire a commencé en janvier 2012 avec 237 000 personnes déplacées, 410 000 réfugiés et pas moins de 4.6 millions de Maliens en risque d’insécurité alimentaire. Le gouvernement a donc maintenu les dépenses prévues pour les secteurs sociaux (éducation, santé, protection sociale) soit 33.45 % des dépenses totales.
Les indicateurs sociaux se sont améliorés ces dernières années mais les progrès vers les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015 restent mitigés.
La reprise serait néanmoins de retour en 2013 avec une prévision de 5.4 % de croissance, grâce au dynamisme des secteurs agricole et aurifère, ainsi que la reprise de l’aide internationale.
II.2. Agriculture
L’économie malienne repose essentiellement sur le secteur agricole (agriculture, élevage, pêche et foresterie) qui occupe plus de 70% de la population active, contribue à hauteur de 43% au PIB et fournit 30% des recettes d’exportation.
Le sous-secteur agriculture repose essentiellement sur la production végétale industrielle (coton, canne à sucre, etc.) et sur la production céréalière (riz, mil, sorgho, maïs,) et légumineuse (haricot, sésame, arachide, etc.).
La filière du coton, avec une production de 630.000 tonnes en 2013, représente 16% du PIB. Environ, 3 millions de maliens vivent directement ou indirectement de la culture du coton. Il est, après l’or, la 2ème source d’exportation avec 196 milliards de Fcfa en 2012.
Le Mali est le 1er pays africain producteur de coton. La production et la transformation du coton sont organisées par la Compagnie Malienne pour le Développement du Textile (CMDT).
Les terres disponibles particulièrement propres à l’Agriculture et à l’Élevage occupent près de 46 millions d’hectares. 3,5 millions d’hectares sont mis en valeur sur un total d’environ 12 millions d’hectares cultivables.
Le Mali a un potentiel irrigable de plus de 2 millions d’hectares, dont plus de la moitié, par gravitation. L’Office du Niger dispose, à lui tout seul, d’un potentiel irrigable de près d’un million d’hectares.
Il existe de réelles possibilités d’accroissement de la production irriguée de riz et d’augmentation des exportations sur les marchés limitrophes et au-delà.
II.3. Elevage-pêche
L’élevage occupe une place importante dans l’économie participant à 25 % du PIB du secteur primaire et 11 % du PIB national. Ainsi, le bétail est le 3e produit d’exportation du Mali après l’or et le coton.
Les exportations se constituent essentiellement de bétails sur pied, vers les pays frontaliers : les bovins et ovins vers la Cote d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso, le Niger ; les Camelins sont acheminés vers la Mauritanie et l’Algérie.
S’agissant de la pêche, il existe trois principales zones de production de poisson qui sont le Delta intérieur du Niger, le lac de selingué et le lac de Manantali.
La pêche contribue au PIB pour environ 4,2% et a créé 500 000 emplois. La production halieutique est estimée à plus de 150.000t/an, plaçant ainsi le Mali parmi les premiers pays africains producteurs de poissons d’eau douce.
II.4. Mines
Le sous-sol malien fait partie des plus riches du continent noir et regorge d’une importante variété de pierres précieuses et de matières fossiles. Le secteur minier est l’un des plus rentables au Mali par sa contribution au PIB. Le Mali est le 3e pays producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud et le Ghana.
Outre l’or, l’industrie extractive concerne les matériaux de construction (marbre, argile, grès, dolérite, granit…), le sel gemme, les pierres semi-précieuses telles que le grenat, etc.
Les revenus tirés de l’or représentent environ 25 % du PIB et 75 % des recettes d’exportation. La part de l’or dans l’économie n’a cessé de croître au cours des 20 dernières années, sans création endogène de la valeur ajoutée à travers une transformation locale de l’or.
Le secteur minier attire de nombreux investissements directs étrangers. Ce qui explique la présence de sociétés comme RANDGOLD, ANGLOGOLD ASHANTI, MERREX GOLD, IAM.
II.5. Pétrole
La prospection sur les hydrocarbures est actuellement menée sur le bassin de Taoudénit et le graben de Gao par cinq (5) sociétés (BARAKA VENTURE, MALI PETROLEUM, MALI OIL, MARKMORE et ENERGETIC). Vingt-trois (23) blocs sont attribués sur un total de vingt-sept (27). Beaucoup de permis pétroliers ont été accordés « en un temps record » dans le début des années 2000, mais la plupart des sociétés qui ont reçu ces permis n’ont pas les capacités techniques et financières pour l’exploitation.
Le Mali n’ayant pas d’accès à la mer, « les sociétés sont moins enthousiastes que pour les gisements offshore du golfe de Guinée, où il est facile d’exporter le brut. »
II.6. Énergie
La consommation énergétique provient en grande partie (81 %) du bois et du charbon de bois, largement devant les produits pétroliers (16 %) et l’électricité (3 %). Cette surconsommation des produits du bois (6 millions de tonnes en 2002) crée une pression trop forte sur les forêts et accélère la désertification.
Seulement, 16% de la population a accès à l’électricité, mais dans les zones rurales, ce taux n’est que de 1%. Selon l’OCDE, l’électricité malienne est fournie à 80% par les centrales hydrauliques et à 20% par les centrales thermiques. Les délestages et coupures d’électricité commencent à partir du mois de janvier, quand les barrages n’ont pas recueilli assez d’eau.
Par ailleurs, le Mali dispose de ressources appréciables d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse et hydroélectricité). Mais celles-ci sont à ce jour faiblement exploitées. Le meilleur gisement éolien du Mali se situe dans le Nord du pays.
Le potentiel hydraulique : Les ressources en eau de surface sont très importantes et sont principalement constituées par le fleuve Sénégal avec 1 800 km dont 669 km au Mali, le fleuve Niger avec 4 200 km dont 1 780 km au Mali et leurs principaux affluents. Ces cours d’eau coulent dans d’immenses plaines. On estime à 50 milliards de m3 le potentiel en eau de surface pérenne et à 66 milliards de m3 le potentiel en eaux souterraines renouvelables.
II.7. Industrie :
Il existe actuellement plus de 450 entreprises industrielles, dont plus de 340 en activité. 70% d’entre elles sont installées à Bamako. Elles emploient plus de 18.000 personnes. Il s’agit essentiellement d’industrie de transformation de la production agricole : biscuiterie, pâtes alimentaires, confiserie, conserverie, brasserie, boulangerie, huilerie, sucrerie, laiterie, usine de textile et de tabac.
II.8. Tourisme
Le Mali dispose d’un important patrimoine touristique, naturel, culturel et historique. Les plus importantes curiosités naturelles sont : les falaises de Bandiagara et le Plateau Dogon, la réserve de Biosphère de la Boucle de Baoulé, la réserve des Éléphants du Gourma, les sites éco touristiques constitués des bassins des fleuves Sénégal et Niger et les ressources du Delta central du Niger, les dunes et désert du Nord du pays, les parcs, forêts et réserves (réserve du Bafing notamment), etc.
III. Plan pour la relance durable du Mali 2013-2014 Les options stratégiques de la politique macro-économique du Gouvernement sont désormais orientées autour du désengagement de l’Etat des activités productrices et commerciales, de la promotion du secteur privé et associatif, de la décentralisation des décisions et des actions de développement, de la responsabilité des communautés villageoises, notamment dans l’aménagement et la gestion de leurs territoires.
Selon le FMI, les entreprises au Mali se heurtent à un des environnements les plus difficiles au monde. Le Gouvernement s’est donc engagé à combattre la corruption, à faciliter l’accès à la finance et à améliorer la qualité des services publics, et à assouplir les procédures en matière d’investissement.
Les principales actions envisagées pour la relance économiques sont notamment :
1) L’identification des entreprises affectées par la crise et la défiscalisation des dépenses liées à leur réhabilitation ; 2) L’apurement progressif des instances de paiement au Trésor public en faveur des entreprises ; 3) L’indemnisation des victimes de la crise ; 4) La mise en œuvre des mesures d’allégements fiscaux ; 5) La poursuite de la procédure de création de fonds de garantie du secteur privé ; 6) La réhabilitation des infrastructures de base à caractère économique (routes, énergies, télécommunications…) ; et 7) La mise à disposition de fonds destinés à la couverture des besoins en fonds de roulement des entreprises.
Quelques opérateurs économiques maliens : Modibo Keita, PDG de GDCM (céréales) ; Boubacar Tandja, (import/export-commercialisation du riz) ; Bakary Togola (grand exportateur de la Mangue) ; Youssouf Traoré (transport routier) ; Moussadek Bally (hommes d’affaires et propriétaire de trois grands hôtels à Bamako) ; Aliou Boubacr Dialoo (homme d’affaires et PDG de Wassoul’OR) ; Mamadou Djigué,(Import/Export- notamment l’agroalimentaire).
IV. Protections et garanties des investissements L’appartenance du Mali aux deux organisations sous-régionales que sont l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et son adhésion à l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), en font un site d’investissement fort prometteur. Les investisseurs étrangers bénéficient des mêmes privilèges que les investisseurs nationaux. Le droit au transfert des capitaux et de leurs revenus est garanti aux personnes physiques ou morales qui effectuent au Mali un investissement financé par un apport en devises.
Les litiges pouvant survenir entre les investisseurs étrangers et l’État sont réglés d’abord par la procédure à l’amiable ou dans le cadre des accords bilatéraux de protection des investissements étrangers. En cas d’échec, les parties auront recours à la procédure d’arbitrage qui est celle prévue par la Convention du 18 mars 1965 créant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements entre États et ressortissants d’autres États (CIRDI), établie sous l’égide de la Banque Mondiale et ratifiée par le Mali le 3 janvier 1978.
Trois régimes d’agrément sont prévus dans l’actuel Code des Investissements, à savoir :
Le régime A, appelé régime des petites et moyennes entreprises. Il concerne les investissements d’un montant inférieur à 150 Millions de Francs CFA.
Le régime B, appelé régime des grandes entreprises pour les investissements supérieurs ou égaux à 150 Millions de Francs CFA. Le régime dit des zones franches, pour les entreprises nouvelles tournées principalement vers l’exportation qui peuvent écouler jusqu’à 20% de leur production sur le marché national.
V. Récapitulatif des besoins :
L’éducation (réhabilitation des écoles et constructions de nouvelles salles de classe) ; Le transport (construction de nouvelles routes bitumées et des pistes locales et communales); l’irrigation ; L’approvisionnement en électricité (les installations hydrauliques et énergétiques doivent être renforcées ; la remise en état des centrales électriques des centres urbains de la zone Nord) ; Soutien au monde rural pour assurer la sécurité alimentaire (investir dans les filières agricoles) ; La remise en état des stations de pompages/ puits des centres urbains de la zone Nord ; Soutien au secteur tertiaire (NTIC) ;
Formation professionnelle (carence des écoles de formation à l’image de l’OFPPT au Maroc) ; Manque flagrant d’infrastructures sanitaires même dans la capitale (vétusté des structures existantes : nécessité de réhabilitation ou de mise à niveau) ; Besoin d’accès au traitement du VIH pour les personnes touchées par la maladie (destruction totale ou partielle des centres de soins au Nord par les jihadistes) ; Reconstruction et réhabilitation des sites et monuments endommagés pendant le conflit ; Sauvegarde des manuscrits de Tombouctou.
VI- RELATIONS ECONOMIQUES ENTRE LE MAROC ET LE MALI
Les opérateurs économiques marocains jouent un rôle grandissant au Mali : le 22 juillet 2008, dans le cadre de la privatisation de la Banque Internationale pour le Mali (BIM-SA), détenues par l’Etat malien, la Banque Marocaine Attijari WafaBank s’est adjugée 51% des actions de l’Etat malien. Même chose pour Maroc Télécom qui détient 42% du marché de la téléphonie, en commençant par 17% au début.
Il faut signaler aussi que la BMCE détient 70% de la BOA (Bank of Africa) et que la Banque populaire est majoritaire à Atlantic Bank.
Il y a lieu de souligner que selon le Ministre malien du Commerce, les échanges commerciaux entre nos deux pays restent en deçà des aspirations attendues (30 millions de Dollars US)), quand bien même ils ont connu un saut qualitatif ces dernières années.
Maroc, Union Africaine, corruption, pots-de-vn, Sahara Occidental,
Le Retour du Maroc dans le giron de l’Union Africaine s’est fait à la faveur de pratiques peu orthodoxes. C’est ce qui ressort des révélations faites par les documents mis en ligne par le hacker français connu sous le pseudonyme de Chris Coleman.
C’est en utilisant la corruption à une grande échelle que le Maroc de Mohamed VI a pu retrouver son fauteuil au sein de la famille africaine qu’il avait quitté plus de 30 ans avant.
En effet, des pots de vin colossaux ont été versés aux diplomates africains pour permettre au Maroc de rejoindre l’union africaine. En dépit de sa flagrante violation des objectifs de l’acte constitutif de l’Union africaine qui exige le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de ses États membres», le «Respect des frontières des indépendances » et la «prohibition de l’utilisation de la force ou la menace d’utiliser la force entre les États membres de l’Union « Le Maroc occupe par la force militaire le Sahara occidental réclamé par la République Arabe Sahraouie démocratique, membre à part entière de l’UA.
Le Maroc tout en voulant rejoindre l’union africaine déclare Joachim Chissano, envoyé spécial de l’Union africaine au Sahara occidental, persona non grata au Maroc. Malgré toutes ces violations manifestes du Maroc, le Roi Mohammed VI a été accueilli en grande pompe dans les locaux de l’Union africaine. Une admission qui, étrangement, a eu lieu avec une majorité relaxante.
Comment le retour du Maroc a été obtenu ?
L’adhésion du Maroc à l’Union africaine a été le résultat d’une politique de lobbying dans laquelle une campagne de corruption de grande envergure a été sa pierre angulaire.
Comme le montrent les courriers électroniques, Moha Tagma, directeur des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères du Maroc, a informé son supérieur hiérarchique du ministre marocain des affaires étrangères sur son plan d’action.
Dans une note qu’il a envoyée à son ministre le 5 mai 2014, il a présenté des « propositions pour les préparatifs entrepris pour le prochain Sommet de l’Union africaine » qui se tiendraient à Addis-Abeba. Il suggère de donner des «enveloppes individuelles de 5000 euros pour chaque ami» et il énumère les «amis» qui représentent les délégations des pays suivants: Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Gabon, Burkina Faso, Bénin, Togo, Comores, Djibouti, Niger Cameroun, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Tchad, Sierra Leone, Libéria, Somalie, Soudan, Madagascar, Malawi, Maurice, Seychelles, Mali, Érythrée et Mauritanie (Président du Conseil de l’UA) « .
Le pouvoir de la corruption
Dans une autre note datée du 4 juin 2014, Moh Tagma a proposé de donner à Jean-Baptiste Natama du Burkina Faso, 2 500 $ comme incitation à le faire continuer à travailler avec nous. »Jean-Baptiste Natama était le chef d’état-major de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, d’octobre 2012 à février 2015. Il a été chargé de filtrer des documents confidentiels de la Commission africaine au diplomate marocain Moha Oualki Tagma, qui est actuellement Ambassadeur du Maroc à Nigeria.
Le 29 juillet 2016, la nouvelle vision de l’Afrique du Maroc, nouvelle vision de l’Afrique (NOV AFRIQUE), a décerné à Jean-Baptiste Natama le «prix international PADEL 2016 pour le meilleur promoteur de la diplomatie en Afrique».
Des visites royales infructueuses
Le Maroc a donc acheté un siège à l’Union africaine moyennant l’arme de la corruption. Le développement économique supposé pour le bien-être de la nation africaine n’est plus qu’un écran de fumée dans l’agenda principal marocain. Entravant le rôle croissant de l’Union africaine dans le processus d’organisation d’un referendum d’autodétermination au Sahara Occidental.
Les visites à répétition du Roi Mohamed VI dans presque toutes les capitales africaines et les nombreux accords de »partenariat » et les prises de participation dans les capitaux des sociétés de télécommunications en Afrique . Malgré tous ces »efforts » déployés depuis l’accession de Mohamed VI au pouvoir, le Maroc n’a pas pu changer la position de l’organisation panafricaine sur la question sahraouie.
Derrière le nouveau tango du Maroc avec l’Union Africaine
Le prochain sommet de l’Union africaine aura lieu le 31 janvier 2017 à Addis-Abeba, où le Maroc espère réaliser son sinistre agenda contre le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique. La chose honorable pour l’UA est de repousser les coups de coude du Maroc et de soutenir vigoureusement l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le Maroc courtise actuellement sans relâche un certain nombre de pays africains, dont Madagascar, la Tanzanie, le Rwanda et d’autres. Le Maroc a signé 19 accords économiques avec le Rwanda et 22 avec la Tanzanie, deux pays qui ont traditionnellement soutenu la quête de décolonisation du Sahara occidental. Le Nigeria et le Maroc ont signé un total de 21 accords bilatéraux, une coentreprise pour construire un gazoduc qui reliera les deux nations ainsi que certains autres pays africains à l’Europe. Il est clair que les accords économiques avec ces pays impliquent des arrière-pensées pour accroître l’influence du Maroc dans sa campagne pour revenir à l’Union africaine (UA) et porter un coup aux aspirations du Sahara occidental à l’autodétermination. Le Maroc mène une campagne similaire à l’international et dans les couloirs des États-Unis
Dans cette entreprise, il semble que le Maroc fasse des progrès significatifs dans l’isolement du Sahara Occidental. Le Kenya, qui soutenait autrefois la République arabe sahraouie démocratique (RASD), a fait marche arrière en 2007 et aujourd’hui ministre des Affaires étrangères Amina Mohamed, candidate à la tête de la Commission de l’Union africaine, appelle à organiser au plus vite « le référendum sur l’autonomisation du peuple du Sahara occidental ». -détermination. » La Zambie a également hésité après un soutien précoce à la cause du Sahara occidental. Selon WikiLeaks, au moins jusqu’en 2009, la position de l’Éthiopie était de reconnaître la RASD, déclarée par le Polisario (l’armée de guérilla du Sahara occidental) en 1976 comme son organe représentatif. Il reste encore à voir comment les pays voteront quand cela compte vraiment.
Ironiquement, selon WikiLeaks, la position de l’Érythrée est inconnue mais ne figure pas parmi les pays qui ont reconnu la RASD, bien que l’histoire du territoire ressemble de façon frappante à sa propre lutte pour l’indépendance de l’Éthiopie et aux luttes pour l’indépendance du Belize et du Timor oriental. Le Belize et le Timor oriental reconnaissent tous deux la RASD. L’Afrique s’est engagée à maintenir les frontières coloniales, tracées arbitrairement aux XIXe et XXe siècles, après l’effondrement du colonialisme européen. Cet engagement n’a pas été pris parce que ces frontières avaient un sens : les frontières étaient rarement conformes aux patries géographiques ethniques ou aux délimitations historiques antérieures. On peut débattre des avantages et des inconvénients de cela, mais l’Afrique a pris la décision au Caire en 1964 de conserver ces frontières afin d’éviter un conflit perturbateur et sans fin en essayant de réorganiser les frontières coloniales pour s’adapter aux groupes linguistiques ou ethniques. Pour le meilleur ou pour le pire, c’est ce qui a été décidé avec la résolution du Caire (AHG/Res. 16(I)). Néanmoins, le Maroc choisit de jouer avec cette résolution en engloutissant le Sahara Occidental.
Mais pourquoi le Maroc a-t-il besoin de l’UA ? Et pourquoi a-t-il besoin de soudoyer les pays africains pour revenir à l’organisme continental aussi dysfonctionnel et faible qu’il est ? L’explication de cette posture douteuse réside dans l’occupation illégale du Sahara Occidental par le Maroc et son besoin de la légitimer en engageant autant de pays africains que possible à accepter le sort du Sahara Occidental comme un fait accompli. Le Maroc occupe ou colonise (au choix) le territoire depuis 1974. Récemment, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a qualifié le Maroc de force d’occupation au Sahara occidental, ce qui ne convenait manifestement pas au Maroc.
Arrière plan
Le Sahara occidental se compose des anciennes colonies espagnoles de Rio de Oro (rivière d’or) et de Saqiet al-Hamra (ruisseau rouge) le long de la côte atlantique, jusqu’à ce que le dictateur espagnol Franco décide de quitter les territoires en 1974. Les ressources naturelles du territoire comprennent les phosphates , la pêche hauturière et le pétrole potentiel. L’occupation du Maroc a été aidée par l’Espagne et la France (anciens colonisateurs) agissant par l’intermédiaire des Nations Unies. La Mauritanie a également été l’un des premiers protagonistes de l’occupation d’une partie du Sahara occidental, mais a abandonné sa revendication après avoir été vaincue par le Polisario, ce qui a précipité l’effondrement du gouvernement mauritanien. Entre le Sahara occidental et le Maroc, il y a eu une impasse et un statu quo sans guerre ni paix depuis 1991, après un cessez-le-feu négocié par les Nations Unies. Le Maroc a proposé une « autonomie interne » pour le Sahara occidental, mais les Sahraouis insistent sur un vote référendaire supervisé par les Nations Unies, avec l’indépendance sur la table. La Cour internationale de justice (CIJ), après examen des documents et informations fournis par les deux parties, a conclu qu’il n’y avait aucune preuve :
« …établir [ING] un quelconque lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc ou l’entité mauritanienne… la Cour n’a constaté aucun lien juridique de nature à affecter l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale (XV) dans la décolonisation du Sahara Occidental et, en particulier, du principe d’autodétermination par l’expression libre et authentique de la volonté des peuples du Territoire.
Dans une rare démonstration d’une certaine épine dorsale, l’OUA a accueilli l’adhésion du Sahara occidental, ce qui a exaspéré le Maroc et a provoqué son retrait de l’organisation en 1984, ce qui en fait le seul pays à le faire dans l’histoire de l’organisation. C’était une erreur stratégique du Maroc, qu’il semble avoir finalement réalisée. Il est à noter que le seul pays soutenant vocalement la position marocaine à l’époque était la kleptocratie du Zaïre de Mobutu Sese Seko. Lors de son renversement, Mobutu a obtenu l’asile au Togo mais est décédé au Maroc en 1997, où il recevait des soins médicaux.
Le Maroc est en train de changer d’avis et veut rejoindre le successeur de l’OUA, l’UA. Cela signifie-t-il qu’il veut coexister avec le Sahara Occidental au sein de la « famille de l’UA », redécouvrant peut-être son identité africaine ? La réponse courte est non. Il s’agit plutôt d’un changement de tactique en essayant d’utiliser l’organisation pour son objectif de neutralisation du Sahara Occidental depuis l’intérieur de l’UA. Déjà, il a le soutien de 28 pays africains. Cependant, il lui faut les deux tiers (36) des voix des 54 pays membres de l’UA pour faire expulser la RASD. Pour revenir à l’organisation, il lui suffit d’une majorité simple tout en surmontant la résistance de pays puissants comme l’Afrique du Sud et l’Algérie ainsi que le Zimbabwe et la Guinée équatoriale. L’Afrique du Sud et l’Algérie ont été des alliés fiables pour la RASD.
En dehors de l’Afrique, le Maroc bénéficie d’un soutien puissant pour sa position d’États influents du Golfe tels que les Émirats arabes unis (EAU) et l’Arabie saoudite, qui ne sont pas membres de l’UA, mais qui peuvent toujours utiliser leur influence politique et le pouvoir de la bourse pour contraindre et faire pression sur les pays africains à court d’argent et les Nations Unies. Dans une démonstration de force, le Maroc, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont retirés d’une réunion des ministres des Affaires étrangères arabes et africains, qui s’est tenue dans la capitale de la Guinée équatoriale, Malabo, en préparation du quatrième sommet arabo-africain, parce que d’opposition à la présence d’une délégation de la RASD. Il convient de noter ici les expressions énergiques de solidarité de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis avec le Maroc.
Parmi les pays africains, le Sénégal soutient fortement la position du Maroc, sans doute en raison de la forte pression de la France et des investisseurs économiques marocains au Sénégal. Le Maroc est également le premier investisseur en Côte d’Ivoire et peut donc compter sur un fort soutien ivoirien. Le Maroc a un soutien plus fort en Afrique francophone.
Du tac au tac avec l’Egypte
Dans un revers pour le Maroc, les relations avec l’Egypte sont visiblement tendues depuis fin octobre, le président Abdelfattah El Sissi ayant autorisé une délégation du Front Polisario à entrer à Charm el-Cheikh à titre officiel. La délégation aurait rencontré des présidents de parlements arabes et africains et des membres de la législature égyptienne pendant son séjour. La visite du roi du Maroc à Addis-Abeba est probablement une mesure de représailles de Rabat pour exploiter le différend en cours entre le Caire et Addis-Abeba sur le partage des eaux du Nil et plus particulièrement sur les questions entourant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). L’Éthiopie a accusé l’Égypte d’aider et d’attiser les rébellions ethniques en cours en Éthiopie.
Extraction illégale de la potasse du Sahara Occidental
Le Maroc exploite et utilise les ressources de potasse du Sahara Occidental pour soudoyer et faire pression sur des pays comme l’Éthiopie, jetant le doute sur la sincérité de son offre d’« autonomie interne » au territoire.
Selon le Financialpost.com :
« Deux entreprises canadiennes d’engrais sont devenues les principaux acheteurs de roche phosphatée du territoire contesté du Sahara Occidental après que d’autres entreprises ont arrêté la pratique… Western Sahara Resource Watch (WSRW) a découvert que Potash Corp. of Saskatchewan Inc. et Agrium Inc. 916 000 tonnes de phosphate du territoire l’an dernier. Cela représentait 64,5 % de tous les achats au Sahara Occidental en 2015. Potash Corp. a expédié 474 000 tonnes et Agrium 442 000… »
Ouvertures impies
À un moment où le gouvernement éthiopien est en proie à des manifestations à l’échelle nationale et où les entreprises étrangères fuient le pays, des titres ont fait la une des journaux selon lesquels « le Maroc a signé un accord… pour investir plus de deux milliards de dollars en Éthiopie sur une période de cinq ans afin de construire une usine d’engrais. ” Le Financial Times a rapporté que l’OCP (la société publique marocaine de phosphate) avait conclu un accord pour la construction d’une usine d’engrais de 3,7 milliards de dollars en Éthiopie. Ceci est salué comme le plus gros investissement du Maroc à l’extérieur du pays et comme un exemple de coopération Sud-Sud. L’indice douteux de ce motif se trouve dans « le soutien de l’Éthiopie au retour du Maroc dans la famille institutionnelle africaine… articulé dans une déclaration conjointe publiée à la suite de la visite du roi Mohammed VI… en Éthiopie, la première depuis son accession au trône ». .”
Ici, il faut se demander : d’où vient cette ressource qui alimente l’entreprise d’engrais ? Et pourquoi l’Éthiopie a-t-elle été choisie pour un tel investissement ? Cet accord est-il un autre cas de partenariat dans le crime ?
Le vol marocain des ressources du Sahara Occidental est répandu. Hillary Clinton a été complice de l’assouplissement des restrictions américaines sur l’aide étrangère au Maroc pendant son mandat de secrétaire d’État, permettant l’utilisation de fonds américains sur le territoire du Sahara occidental où l’OCP exploite des mines de phosphate. Collatéralement, la faveur d’Hillary au Maroc s’est traduite par 12 millions de dollars pour la Fondation Clinton, gracieuseté du roi Mohammed VI.
L’engagement douteux du Maroc dans la coopération Sud-Sud
L’Éthiopie est considérée comme essentielle pour les objectifs du Maroc, en tant que membre fondateur de l’OUA abritant le siège du bâtiment de 200 millions de dollars financé par la Chine à Addis-Abeba, mettant en valeur le soft power chinois. Le Maroc cadre son offensive de charme en Afrique en termes de coopération Sud-Sud. Mais quel est réellement l’engagement du Maroc dans la coopération Sud-Sud ? À l’instar de l’Éthiopie, l’engagement du Maroc est avant tout un engagement envers une forme extrême de néolibéralisme et un récit environnemental qui blâme les pasteurs et leurs pratiques de surpâturage comme excuse pour envahir et s’approprier des terres pour l’agriculture commerciale et d’autres accaparements de terres. Au Maroc, les services publics tels que les soins de santé et l’éducation ont été considérablement réduits. La promotion des exportations et la baisse des tarifs sont la réalité. Pour la majorité de leurs populations,
Un principe central de la coopération Sud-Sud est la réduction de la pauvreté, mais le fondamentalisme néolibéral du marché est incompatible avec la réduction des inégalités et la protection de l’environnement. Les bénéficiaires de ces politiques sont les élites et les capitalistes internationaux et leurs résultats sont bien loin d’une coopération Sud-Sud qui réduirait la pauvreté. Même la 22e Conférence des Parties (COP22) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a été utilisée par le Maroc pour s’insérer dans la réunion du 16 novembre 2016 de l’Africa Action Summit à Marrakech. Le roi Mohammed VI était le nouveau visage de la réunion, poussant clairement sa campagne pour se débarrasser de la RASD de l’UA.
La lutte pour lutter sérieusement contre le changement climatique ne doit pas être contournée par les programmes politiques injustes de dirigeants opportunistes. Comme l’exprime Hamza Hamouchene de War on Want : il ne peut y avoir de justice environnementale authentique au Maroc lorsque son gouvernement ignore les droits politiques du peuple sahraoui.
En 2009, en sa qualité de négociateur désigné, feu le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a trahi la position collective du G77 et de l’Afrique à Copenhague en concluant un accord détourné avec la France revenant de l’objectif convenu de 1,5 degrés Celsius à 2 degrés et ainsi porter un sérieux coup à la capacité de négociation des pays du Sud. Comme Kate Sheppard du magazine Mother Jones l’a écrit :
« Les grandes puissances ont salué la défection de l’Éthiopie de l’objectif de 1,5 degré. Le Premier ministre britannique Gordon Brown… a approuvé l’accord parallèle avec la France…. Obama a appelé Zenawi [dans lequel il] a exprimé sa gratitude pour le leadership [du] Premier ministre… [En négociant] avec les pays africains sur le changement climatique.
La vérité est que Meles a utilisé Copenhague pour faire avancer son propre agenda immédiat aux dépens de l’Afrique de la même manière que le roi Mohammed VI a utilisé la COP22 pour soutenir l’agenda du Maroc consistant à nier les droits du peuple sahraoui.
Les versions marocaine et éthiopienne de la coopération Sud-Sud ne sont qu’une version reconditionnée du néolibéralisme basé sur les activités extractives et détruisant la vie des plus vulnérables. Ce n’est pas une coïncidence si l’Éthiopie et le Maroc sont confrontés à une résistance interne de leurs populations, qu’ils tentent de réprimer avec une violence extrême.
La mort brutale du vendeur de poisson Mouhcine Fikri dans la ville d’Al Hoceima, au nord du Maroc, alors qu’il tentait de sauver son espadon, est comparée à celle du marchand de fruits tunisien Mohamed Bouazizi en 2010, dont la mort a déclenché les soulèvements du printemps arabe. La privatisation néolibérale empêche et déplace les gens qui vendent ou consomment du poisson depuis qu’ils vivent dans les villes côtières du Maroc. En Éthiopie, c’est l’accaparement des terres et la répression extrême qui ont des effets similaires sur les communautés de Gambella, Benishangul et de la région d’Amhara, Sidama, Konso, Ogaden et Oromia.
Le 31 janvier 2017, à Addis-Abeba se tient le prochain sommet de l’UA, où le Maroc espère atteindre son sinistre objectif face à la RASD. La chose honorable que l’UA doit faire est de repousser les coups de coude du Maroc et de soutenir vigoureusement l’autodétermination du peuple sahraoui.
Maroc, Sénégal, Union Africaine, Sahara Occidental, Sommet de Malabo,
Selon un mail envoyé par Moha Tagma le 7 juin 2014, directeur des affaires africaines au MAEC, l’Ambassadeur du Sénégal a organisé un déjeuner-debat auquel ont pris part les Ambassadeurs du Kenya (soeur du President) , du Ghana, de Cote d Ivoire, du Benin, de Mauritanie, de Guinee, du Gabon, du Burkina Faso, de Gambie, de Tunisie, du Niger et de Centrafrique. Y a participé une délégation spécialement expédiée par le Maroc composé de Moha Tagma, Kadmiri et Sitri.
Les membres de la délégation ont focalisé leurs interventions dans la tentative de porter la responsabilité du conflit du Sahara Occidental sur l’Algérie. Le courrier indique que « l’objectif principal de cet exercice consistait a démontrer le refus catégorique du Maroc de toute ingérence de l’Union Africaine dans le règlement de cette question et de sauvegarder le processus de negociation mené, exclusivement, par les Nations Unies sous la responsabilité du Conseil de Sécurité ».
Selon Tagma, tous les présents « ont promis d’oeuvrer pour que cette question ne soit pas réintroduite dans l’Agenda de l’Union Africaine ».
Tagma a souligné que cet exercice leur a permis de tirer les enseignements suivants :
1- L’Ambassadeur du Sénégal, leader du camp des amis du Maroc, a été conforté dans cette position aux yeux de ses collègues
2-La présence de la délégation marocaine a été hautement appreciée par tous. Le groupe des amis s’est senti valorisé et renforcé. Les autres interlocuteurs ont saisi l’importance que le Maroc accorde a son Continent d’appartenance.
3-Cet exercice a permis de relever le déficit en matière de communication qui handicape l’action du Maroc en Afrique ce qui necessite qu’un effort substantiel soit fait dans ce domaine.
Tagma a proposé « d’envisager dans un proche avenir d’inviter un groupe d Ambassadeurs en poste à Addis Abeba à effectuer une visite au Maroc y compris dans les provinces du Sud pour se rendre compte de la réalité sur le terrain et de démystifier la propagande des adversaires de l’integrité territoriale de notre pays ».
« En conclusion on peut affirmer que cette visite a atteint ses objectifs à savoir mobiliser et sensibiliser le plus grand nombre possible des Ambassadeurs Representants Permanents pour que la question du Sahara ne soit pas recuperée au sein de l’UA par les adversaires du Maroc, et pour mieux défendre les positions et les intérêts de notre pays au sein de cette organisation notamment à l’occasion du Sommet de Malabo », conclue-t-il.
Visite de travail de M. Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale du Burundi 30 mai -3 juin 2014
Thèmes d’entretiens
La République du Burundi a décidé en 2010 de retirer sa reconnaissance de la pseudo « rasd ». Ce retrait a été annoncé à Rabat par le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale.
Le Burundi apporte un soutien ferme et constant à la préservation de l’intégrité territoriale du Maroc en favorisant une solution politique négociée et tout en appuyant le Plan d’autonomie de nos Provinces du Sud.
La visite de travail au Maroc de M. Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale s’inscrit dans le cadre des démarches entreprises récemment par son pays pour l’ouverture d’une Représentation diplomatique au Maroc.
Cette visite sera une occasion propice pour échanger sur un certain nombre de sujets dont notamment :
Relancer la visite au Maroc du Président de la République du Burundi, S.E. Pierre NKURUNZIZA, sachant qu’une invitation royale lui a été adressée en 2007 ;
Discuter les modalités d’ouverture l’Ambassade du Burundi à Rabat et l’accompagnement du Maroc pour la concrétisation de ce projet, et la possibilité pour notre pays d’apporter son assistance et son accompagnement pour la concrétisation de cette démarche ;
Fait part que la présence d’une Ambassade résidente du Burundi au Maroc est très attendue et aura indéniablement une incidence positive sur la qualité de nos relations bilatérales et constituera une étape de plus dans le processus de consolidation de notre coopération ;
Mettre l’accent sur l’importance du maintien de consultations politiques régulières aux fins de coordonner les positions sur les questions d’intérêt commun aux plans régional et international ;
Insister sur l’échange de visites de haut niveau en vue de renforcer le dialogue politique ;
Ouvrer pour le renforcement du partenariat économique et cela en favorisant les investissements ainsi que l’échange de visites des opérateurs économiques en les invitant à explorer les opportunités offertes par chacun des deux pays ;
Marquer et/ou réitérer la disponibilité du Maroc de faire bénéficier le Burundi de son expertise et son savoir-faire en matière de coopération technique notamment concernant :
L’irrigation par l’envoi d’experts au Nord de ce pays pour étudier la possibilité d’irriguer cette région à partir des lacs Cohoha et Reweru ;
La formation dans les domaines de la santé, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de l’irrigation.
Finalisation de projets d’accords proposés par le Gouvernement burundais relatifs au règlement intérieur de la Commission Mixte, aux domaines des infrastructures, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de la promotion et la protection réciproque des investissements ;
Réunir dans un avenir proche la 1ere Commission Mixte de Coopération à Bujumbura, suite à la demande de la partie burundaise ;
Examiner la requête exprimée par le Gouvernement du Burundi qui a sollicité en 2013 et en 2014 l’aide de notre pays en matière de la réalisation des études par des experts marocains dans le domaine de lutte contre les inondations, ainsi que son soutien logistique en matière de protection civile ;
Etudier la demande d’assistance en matière d’éducation formelle et non formelle par l’octroi de bourses d’études supplémentaires dans les établissements marocains spécialisés et/ou par l’envoi au Burundi d’enseignants marocains.
Compte rendu de la rencontre de Madame la Ministre Déléguée avec le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale du Burundi
-Lundi, 02 juin 2014-
Madame Mbarka BOUAIDA, Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc a reçu, le lundi 2 juin 2014, Monsieur Laurent KAVAKURE, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale de la République du Burundi, qui effectue une visite de travail au Maroc, du 31 mai au 3 juin 2014.
M. KAVAKURE était accompagné de MM. Cherif. B. AIDARA, Ambassadeur du Burundi en Côte d’Ivoire et Conseiller Spécial du Président de la République Burundaise, et de Abdellatif STAMBOULI, Consul Honoraire du Burundi au Maroc.
Monsieur le Ministre a axé son intervention, en substance, sur les points, ci-après :
Mise en exergue de l’importance des relations bilatérales de coopération et examen des les moyens de les renforcer ;
Rappel des péripéties de retrait par le Burundi de sa reconnaissance de la pseudo « rasd » en 2010, ainsi que les difficultés et les pressions subies par ce pays de la part des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc ;
Le soutien apporté par le Burundi à la marocanité du Sahara procède de sa conviction de la justesse de cette cause sacrée pour tous les marocains ;
Participation du Président du Burundi, S.E M. Pierre NKURUNZIZA à la 25ème session annuelle du Forum de Crans Montana, qui se tiendra à Rabat du 19 au 21 juin 2014. A cette occasion, le Ministre burundais a exprimé le souhait de son Chef d’Etat d’être reçu en audience par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ;
Avant de se rendre au Maroc, S.E M. Pierre NKURUNZIZA sera à Paris dans les prochains jours pour recevoir un prix qui lui sera décerné par l’UNESCO en hommage à la contribution du Burundi aux Missions de maintien de la Paix en Afrique ;
Demande de soutien du Maroc à la candidature de M. Pierre Buyoya, ancien Président de la République du Burundi et actuel Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel, au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi qu’à la contribution du Burundi au Plan d’action de la Francophonie, sur la promotion de la langue française dans la région de l’Afrique de l’Est ;
L’accord de principe du Gouvernement burundais pour l’ouverture d’une l’Ambassade résidente à Rabat est accordé. Toutefois, les contraintes budgétaires que traverse leurs pays pourraient retarder la concrétisation de cet objectif ;
Un certain nombre d’engagements a été pris par plusieurs pays amis, dont le Maroc, pour accompagner le Burundi dans sa phase post-conflit. Dans ce sens, l’aide au développement accordée annuellement par le Maroc au Burundi depuis 2011 contribue positivement aux efforts de reconstruction engagés par le Chef de l’Etat Burundais en personne. L’enveloppe au titre de 2013 n’a pas été versée au Burundi, étant précisé qu’un compte bancaire spécifique a été crée à cette fin ;
Requête exprimée pour que le Maroc apporte son aide au Gouvernement burundais en matière de réalisation des études par des experts marocains dans le domaine de lutte contre les inondations, ainsi que son soutien logistique en matière de protection civile ;
Souhait de tenir la 1ère Commission Mixte de Coopération entre les deux pays.
Prenant la parole, Madame la Ministre a réaffirmé l’intérêt stratégique porté par le Royaume au renforcement de ses relations avec les pays africains, sur la base d’une coopération dynamique, riche et novatrice et qui place l’élément humain au centre de ses préoccupations. En outre, elle a mis en exergue l’importance que revêt cette visite de travail pour l’examen des différentes questions d’intérêt commun ainsi que celles relatives à la coopération bilatérale maroco-burundaises et les moyens de les raffermir.
Madame la Ministre a, par ailleurs, relevé la convergence de vues des deux pays concernant les défis de développement, de paix et de stabilité auxquels l’Afrique faire face et souligné la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour un Continent stable et prospère.
Madame la Ministre a assuré ses interlocuteurs qu’elle a pris bonne notre des différents sujets soulevés par la partie burundaise, en insistant sur les points suivants :
La candidature du Burundi au Secrétariat Général de l’OIF recevra toute l’attention qu’elle mérite au regard des relations de fraternité et d’amitié qui existent entre les deux pays ;
Le souhait formulé au niveau du Plan d’action de la Francophonie, sur la promotion de la langue française dans la région de l’Afrique de l’Est sera relayé auprès de M. Chafiki, Directeur des Etudes et Prévisions Financières au Ministère de l’Economie et des Finances, qui préside le Comité d’élaboration du Plan en question, ainsi qu’auprès de notre Ambassade à Paris qui représente le Maroc auprès de l’OIF ;
La question de l’aide annuelle sera examinée avec l’instance marocaine compétente (AMCI), en vue de débloquer les fonds en question ;
Le Maroc tient tout autant à la tenue de la 1ère Commission Mixte de coopération entre les deux pays, compte tenu de la dynamique qu’elle est capable d’impulser aux relations bilatérales. A cette fin, une proposition de date sera soumise à la partie burundaise pour la tenue de la Commission Mixte avant la fin de l’année en cours ;
Le Maroc accueil favorablement la décision du Burundi d’ouvrir une Ambassade résidente à Rabat, indiquant que cette initiative ne manquera pas de renforcer le dialogue politique et le partenariat économique entre les deux pays frères ;
La disponibilité du Royaume à partager son expertise et son savoir-faire avec la République du Burundi, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de l’irrigation.
Observations et commentaires :
A l’instar de la pratique en vigueur envers certains pays africains amis ayant des Chancelleries à Rabat, il est important que le Maroc appuie le Burundi dans ses démarches d’ouvrir une Ambassade résidente. Cette dernière, une fois installée sur place à Rabat, sera la deuxième d’un pays de l’Afrique Orientale au Maroc, après Djibouti ;
La priorité devrait être donnée au traitement des questions soulevées avec insistance par la partie burundaise, notamment l’audience sollicitée auprès de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste pour le Chef d’Etat burundais, le versement de l’aide au développement, les points relevant de l’OIF, le renforcement de la coopération technique entre les deux pays (lutte contre les inondations et soutien logistique en matière de protection civile), et la tenue de la 1ère Commission Mixte de Coopération.
Non officiel : République du Burundi Superficie : 27830 km² Capitale : Bujumbura Villes principales : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga Langue officielle : français, kirundi Monnaie : Franc burundais (1 EUR = 2002,76 BIF) (janvier 2013) Fête nationale : 1er juillet Données démographiques : Population : 9,8 millions d’habitants (2013) Croissance démographique : 3,19% (2013) Taux d’alphabétisation : 67,16 % (2013) Religion : chrétienne (majoritaires), animiste (11%), musulmane (2%) Indice du développement humain (IDH) : 0,355 rang 178e sur 187 (PNUD 2012)
Données politiques :
Date d’indépendance : 1er juillet 1962 Président : M. Pierre Nkurunziza Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale: Laurent KAVAKURE (nommé le 07 nov. 2011 à la suite d’un remaniement gouvernemental) Date des prochaines élections : 2015 Type du régime politique : présidentiel Principaux partis politiques : conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie appelé communément CNDD-FDD /Alliance Démocratique pour le Renouveau/ Front pour la Démocratie au Burundi/ Union pour le Progrès National Appartenance aux CER : CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs)/ Communauté de l’Est d’Afrique/ UA.
Part secteurs d’activité : agriculture : 34,8 % industrie : 20 % services : 45,1 % Exportations : 32 M.US$ en 2000 Importations : 110 M$ en 2000
Données bilatérales :
Ambassadeur du pays : Ambassade du Burundi couvrant le Maroc : Ambassade du Burundi à Tripoli. Ambassadeur du Maroc : Ambassade du Maroc couvrant le pays : Ambassade du Maroc à Nairobi Dernière Commission Mixte : Pas de commission mixte
A – Le pays
1 – Situation politique intérieure
Le Burundi est une république multipartite à régime présidentiel où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et de Gouvernement. L’Assemblée Nationale est composée d’au moins cent députés à raison de 60% de Hutu et de 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes, élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et de trois députés issus de l’ethnie Twa cooptés conformément au code électoral.
Le Burundi est actuellement confronté au défi de devoir consolider la paix, renforcer la sécurité et sa gouvernance générale, et, au même moment, de reconstruire son économie et devenir un membre actif de la communauté régionale. Le Burundi est parvenu à assurer sa transition (entre 2000 et 2005) vers un régime politique multipartite. Depuis 2005, les progrès politiques et les tentatives de renforcement de la sécurité sont encourageants.
M. Pierre Nkurunziza (CNDD-FDD), a été réélu le 28 juin 2010 Président de la République (91,6% des voix). Le dialogue entre l’opposition extra-parlementaire et les autorités reste un enjeu majeur. Fin 2010, l’Assemblée nationale a élu le premier ombudsman du pays, M. Rukara et une Commission Nationale Indépendante pour les Droits de l’Homme a été instituée en mai 2011.
2 – Situation économique
Le Burundi est le quatrième pays le plus pauvre du monde. La croissance a repris timidement depuis 2001 mais la situation reste fragile. Après une stagnation du PIB en 2005 (+1%), en raison de la forte contraction de la récolte de café entraînée par la sécheresse dans le nord du pays, la situation a été plus favorable en 2006 (5% de croissance) et mitigée en 2007 (3,5% de croissance).
La situation macro-économique du pays s’améliore mais moins rapidement que prévu : Le PIB a crû de 3,9% en 2010, ce qui constitue la performance la plus faible s’agissant des cinq pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. La croissance devrait être soutenue en 2011 et atteindre 4,2%, notamment grâce aux progrès enregistrés s’agissant des réformes structurelles en cours.
Le déficit commercial burundais affiche une tendance à la dégradation. Selon le FMI, il est passé de -337,5 MUSD en 2010 à -434,7MUSD pour 2011, soit une augmentation de près de 29%. Il y a lieu de rappeler que le Burundi importe pour quatre fois plus qu’il n’exporte. L’évolution de la facture pétrolière qui devrait croître de près de 40% est en partie responsable de l’aggravation prévue du niveau du solde de la balance commerciale.
3 – Les relations bilatérales
1- Relations politiques
Les relations politiques entre les deux pays se sont nettement améliorées et ce, depuis le 05 mai 2006, date marquant la décision du Gouvernement du Burundi de geler sa reconnaissance de la pseudo « rasd ». Mais, Depuis le revirement du Burundi le 16 juin 2008, date de sa reconnaissance de la pseudo « rasd », les relations entre les deux pays ont été gelées et toute forme de coopération a été suspendue. Le 25/10/2010 La République du Burundi a décidé de retirer sa reconnaissance de la pseudo « rasd », suite à l’annonce faite à Rabat du Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale.
Le Chef de la diplomatie burundaise a indiqué dans un communiqué conjoint entre le Royaume du Maroc et la République du Burundi que cette décision a été prise « dans un souci d’encourager, à l’instar de nombreux autres pays, le processus onusien et la dynamique enclenchée par l’initiative marocaine d’autonomie ».
Le Ministre burundais « a fait part de son intention d’appuyer les efforts déployés sous les auspices des Nations Unies, par le Secrétaire Général et son Envoyé Personnel pour parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional ». Dans ce contexte, les deux parties « ont décidé, conformément aux orientations des deux chefs d’Etat, SM le Roi Mohammed VI et S.E. Pierre Nkurunziza, de renforcer le dialogue politique entre les deux pays, de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales en particulier sur les plans économique et technique au bénéfice des deux peuples frères ».
2- Cadre juridique
Les deux pays ont jeté les bases d’une coopération bilatérale par la signature, à Assilah le 06 août 2006, d’un Accord Cadre de coopération. Le 25.10.2010, le Maroc et la République du Burundi ont signé, à Rabat, un Accord-cadre visant à promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines politique, économique, technique, culturel et éducatif. En vertu de ce document, les deux parties s’engagent à ce que l’Accord-cadre constitue, à l’avenir, un cadre juridique qui réglemente la coopération bilatérale.
A cet effet, une Commission Mixte, présidée par les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays, a été instituée. Elle constituera un cadre de consultations bilatérales permettant de déterminer les grands axes de coopération à travers une vision mutuellement concertée.
Dans le domaine de la coopération politique, les deux parties décident de multiplier les échanges réciproques de visites, d’effectuer des consultations politiques de haut niveau et d’approfondir la connaissance mutuelle de leurs positions et actions au niveau international. Pour ce qui est de la coopération économique, les parties s’emploient à intensifier et à consolider leurs relations bilatérales dans les domaines commercial, industriel, financier et d’investissement, ainsi que dans les secteurs de la pêche maritime, de l’agriculture, du tourisme et de l’énergie renouvelable.
Commission Mixte : Projet de tenue de la 1ère Commission Mixte
3- Secteurs de coopération – Coopération culturelle et technique :
Le Maroc offre annuellement au Burundi un quota officiel de 35 places pédagogiques assorties de bourses.
Au titre de l’année universitaire 2012-2013 le nombre des étudiants inscrits est de 34 boursiers.
Plusieurs cadres burundais ont bénéficié de stages de formation dans les domaines, fiscal, des douanes et de l’eau potable et ce, dans le cadre bilatéral ou de la coopération triangulaire. Une délégation burundaise s’est journée à Rabat en septembre 2012, pour s’enquérir des doléances des étudiants burundais au Maroc. Ladite délégation a été reçue par l’AMCI et la Direction Afrique. Elle demande d’avantage de soutien aux étudiants burundais.
– Aide humanitaire
Suite aux inondations qui ont frappé la République du Burundi, au début de l’année 2007, Sa Majesté le Roi a donné ses Hautes Instructions pour acheminer, vers ce pays, une aide humanitaire constituée de denrées alimentaires, de 3000 couvertures et de médicaments de première urgence. Cette aide, intervient en réponse à l’appel lancé par le gouvernement du Burundi à la Communauté Internationale.
– Aide au Développement – A l’occasion de la tenue à Bujumbura, les 24 et 25 mai 2007, de la Table Ronde des Partenaires du Développement du Burundi, le Maroc a annoncé une contribution financière du Maroc de l’ordre de 100.000 US dollars.
– Dans le cadre de la Conférence des Partenaires sur les besoins d’urgence du Burundi, tenue le 28 février 2006, le Maroc avait annoncé l’octroi d’une dotation qui a été débloquée par l’AMCI en mars 2006.
Coopération financière en 2013 (appui institutionnel) : 1.100.00 US (9.540.000DHS)
– Echanges récents de visites
Le 14.12.2010, l’ancien Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Mohamed Ouzzine a effectuée une visite du travail à Bujumbura au cours de la quelle il a été reçu par le Président burundais, Pierre Nkurunziza, qui a réitéré le soutien de son pays à la proposition marocaine d’autonomie au Sahara. Le Président burundais, qui « a exprimé la ferme intention de son pays de soutenir le processus onusien en cours dans toutes les instances régionales et internationales », s’est dit convaincu que « seuls la paix, la stabilité et le développement socio-économique sont capables de résoudre de manière durable les conflits qui secouent encore le Continent africain ».
– Perspectives
Nécessité de maintenir et multiplier les contacts à travers l’organisation de visites et de missions régulière en vue de consolider la coopération entre les deux pays ainsi que pour contrecarrer les manœuvres des adversaires de notre intégrité territoriale.
Faire bénéficier le Burundi de l’expérience marocaine : – en matière d’irrigation par l’envoi d’experts au nord de ce pays pour étudier la possibilité d’irriguer cette région à partir des lacs Cohoha et Reweru – en matière de formation dans les domaines de la santé, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de l’irrigation. Augmenter le quota des bourses d’études et de places pédagogiques marocaines accordées aux étudiants du Burundi. Accorder une aide financière, notamment par le biais du programme d’assistance financière géré par l’AMCI, pour financer des projets à caractère socio-économique. Finalisation de projets d’accords proposés par le gouvernement burundais relatifs au règlement intérieur de la Grande Commission Mixte, aux domaines des infrastructures, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de la santé et de la promotion et la protection réciproque des investissements. Réunion à Bujumbura de la 1ère Commission Mixte. Projet d’ouverture d’une Ambassade Burundaise à Rabat et l’accompagnement du Maroc à ce projet.
Requêtes de la partie burundaise
-Demande d’assistance technique dans les domaines d’irrigation et d’horticulture ainsi que pour la formation de cadres en irrigation, pêches et aquaculture, technologies agroalimentaires et recherche agricole. -Demande d’assistance en matière d’éducation formelle et non formelle par l’octroi de nouvelles bourses d’études dans les établissements marocains spécialisés et/ou par l’envoi au Burundi d’enseignants marocains.
-Suite aux inondations fréquentes que connaît le Burundi (les derniers en début 2014), ce pays a sollicité en 2013 et en 2014 l’aide de notre pays en matière de la réalisation des études par des experts marocains dans le domaine de lutte contre les inondations, ainsi que son soutien logistique en matière de protection civile.
Maroc, Union Européenne, ALECA, Accord de Libre échange Complet et Approfondi,
Royaume du Maroc Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Direction de l’Union Européenne et des Processus Méditerranéens
Le 10 juillet 2012
Note A l’Attention de Monsieur le Ministre
Objet : Maroc-UE/ Réunions sur l’Accord de Libre échange Complet et Approfondi (ALECA) (Rabat, les 03 et 04 juillet 2012)
J’ai l’honneur de porter à la connaissance de Monsieur le Ministre que dans le cadre de la préparation des négociations sur un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) entre le Maroc et l’UE, une réunion s’est tenue à Rabat, le 04 juillet 2012, pour approfondir les discussions entre les deux parties sur le contenu dudit Accord et convenir des prochaines étapes de ce processus.
Ont pris part à cette rencontre, du côté européen, des représentants de la Commission européenne, dont M. Ignacio G. Bercero, Directeur du développement durable et des relations bilatérales à la Direction Générale du Commerce, et…