Étiquette : Maroc

  • Gerson Global Advisory, au service du Maroc

    L’image au-dessus est celle du passeport appartenant à Sue Mi Terry, haute responsable au Gerson Global Advisors, un bureau américain de Lobbying engagé en 2011 par la DGED marocaine à un moment où le Maroc voulait faire passer la pilule du référendum sur la Constitution et vendre les prétendues réformes politiques et présenter le MAROC comme la version réussie du Printemps Arabe. La mission de GGL était, entre autres :

    1. Présenter le Maroc comme un exemple de Printemps Arabe réussi
    2. L’importance du Maroc en tant que « partenaire sûr et stable en Afrique du Nord et un bastion solide de sécurité contre des situations incertaines en Egypte, en Libye, en Algérie, et dans toute la région MENA», selon une note du bureau.
    3. Promouvoir l’investissement au Maroc
    4. Introduire l’OCP dans l’économie américaine
    5. Arranger des RDV et des rencontres de personnalités marocaines avec des députés, sénateurs, des représentants du pouvoir ou d’ONG’ Parmi ces personnalités: ministre des affaires étrangères, Saadeddine El Othmani, Ahmed Herzenni, président du Conseil National des droits de l’homme, Moncef Belkhayat, ministre de la Jeunesse et des Sports.
    6. Plaider les thèses du Maroc concernant la colonisation du Sahara Occidental.

    La nouvelle a été relayé, le 21 juillet 2011, par le magazine Africa Intelligence. «Lobbyiste attitré de Rabat depuis quelques mois, Gerson Global Strategic Advisors s’est attaché les services de Brown Lloyd James pour assurer la communication du royaume aux Etats-Unis. Le plus british des cabinets de relations publiques à Washington – son  fondateur Peter Brown est sujet de Sa Majesté, tandis que son associé  John Watts est l’ex-Special Advisor de Tony Blair – fournit des « conseils en communication stratégique » au ministère marocain des affaires étrangères. Un contrat de 40 000 $ a déjà été signé, et d’autres pourraient suivre », avait-t-il écrit. Africa Intelligence rappelle que BLJ a conduit entre 2009 et 2010 le travail de communication du défunt guide lybien Moamar Gadhafi.

    GGA a engagé aussi les services de Kasten & Company (société internationale de banking et consultations), MediaTech Capital Partners LLC (société de propagande médiatique du journaliste Porter Bibb).

    Le contact avec le groupe GGA se faisait à travers l’un des employés de la société, Rabie Mansouri.

    Les membres de ce cabinet ont été, à plusieurs reprises, invités à séjourner au Maroc aux frais de la DGED.

    Les factures ci-jointes, prouvent que d’importantes sommes d’argent ont été versées à GGA. Cet argent qui échappait au contrôle des instances financières du Makhzen (fonds spéciaux), permettait aux proches collaborateurs de Yassine Mansouri, à l’image de Chami Mohamed, son chef de cabinet, et Mourad El Ghoul, de prélever un pourcentage de cet argent qui était destiné à Gerson. Quand le pot aux roses a été découvert par le patron Russ Gerson, il a limogé Rabie Mansouri, l’américain, d’origine marocaine, qui entretenait des contacts assidus avec Mourad El Ghoul.

     

    Ahmed Herzenni dans un entretien avec un média américain

     


     

  • La « persécution politique » en guise de procès au Maroc

    Marie Verdier
    La Croix, 20/03/2017
    Les observateurs internationaux présents au procès des militants sahraouis devant la cour d’appel de Salé, au Maroc, dénoncent une justice partiale qui refuse même d’étudier le fait que les aveux ont été obtenus sous la torture.

    « De la persécution politique, et non une justice impartiale ». L’intitulé du communiqué des cinq observateurs européens présents au procès des militants sahraouis à Salé, au Maroc, ne souffre guère l’ambiguïté.

    Condamnés par la justice militaire

    Vingt-cinq militants comparaissent devant la cour d’appel de Salé, près de Rabat, depuis le 23 janvier. Ils avaient été condamnés par la justice militaire en 2013 avant d’être renvoyés en juillet 2016 devant une juridiction civile. Vingt-et-un d’entre eux, alors condamnés à des peines allant de vingt ans de prison à la réclusion à perpétuité, sont détenus depuis plus de six ans.

    Ils sont accusés d’être responsables de la mort de onze membres des forces de l’ordre marocaine, en novembre 2010, aux cours d’émeutes qui avaient eu lieu lorsque ces mêmes forces de l’ordre procédaient au démantèlement du gigantesque camp qui avait rassemblé des milliers de Sahraouis aux portes du désert à Gdeim Izik, près de Laayoûne au Sahara occidental, réclamant des droits économiques et sociaux dont ils s’estiment privés.

    Les expertises sur la torture non présentées à la cour

    Le 18 mars, à Salé, les cinq observateurs – espagnol, français, italien, norvégien et portugais – ont réitéré les critiques maintes fois formulées à l’encontre d’une justice marocaine prompte à bafouer les droits fondamentaux, sur fond de dossier ultrasensible du Sahara occidental, sous contrôle du Maroc depuis plus de 40 ans.

    « Nous, observateurs, condamnons l’utilisation de moyens de preuves recueillis sous la torture et voulons faire savoir que le procès intenté contre le groupe de Gdeim Izik relève de la persécution politique plutôt que de la justice », déclarent les cinq signataires.

    Ils rappellent que selon plusieurs rapports internationaux, les aveux ont été obtenus sous la torture, et que les accusés ont été contraints de signer ces aveux. Or « les expertises médicales sur la torture n’ont pas été présentées à la cour », s’insurgent-ils.

    Claude Mangin-Asfari interdite d’entrer au Maroc

    En revanche, une vidéo postée sur YouTube le 13 mars, censée montrer les événements de Gdeim Izik et ne faisant pas partie des pièces à conviction, a été présentée par l’accusation devant le tribunal. Les observateurs considèrent ce film « comme faisant partie de la propagande diffusée par les autorités marocaines dans les médias marocains »

    Les autorités marocaines ont interdit à la Française Claude Mangin-Asfari, épouse de Naâma Asfari, l’une des figures emblématiques de la cause sahraouie qui fait partie des détenus, d’assister au procès de son mari et de lui rendre visite. La veille de l’ouverture du procès, le 12 mars, elle a été refoulée à la frontière à l’aéroport de Rabat, et reconduite vers Paris le 13 mars au matin.

    Or c’est précisément sur le cas de Naâma Asfari que le comité onusien contre la torture avait condamné le Maroc en décembre dernier pour violations de la convention contre la torture.

    Marie Verdier
  • France-Maroc : Rabat tente de forcer l’implantation de ses agents sous couvert d’imams

    La Mosquée de Strasbourg, financée par le Roi du Maroc

    Une délégation française, présidée par Isabelle Renouard et une marocaine présidée par Driss Kiiri se sont réunis les 13, 14 et 15 janvier 1993 pour examiner les questions de la circulation et au séjour des ressortissants de chacun des deux Etats sur le territoire de l’autre.

    Selon le compte-rendu de cette réunion, la partie française a rappelé que le Maroc n’a pas encore ratifié l’accord de février 1988 sur la question de la circulation et le séjour des ressortissants des deux pays.

    Les représentants marocains appellent l’attention sur les difficultés rencontrées par les imams marocain `pour obtenir la délivrance ou le renouvellement d’un titre de séjour. Ils relèvent que ces personnes, prises en charge naturellement par la communauté marocaine ou par la Fondation Hassan II, ne pèsent pas sur le marché de l’emploi en France et qu’elles ne sont pas susceptibles de troubler l’ordre public.

    La délégation française, après avoir rappelé que la majorité de la communauté musulmane était de nationalité française, a indiqué que les imams devaient se recruter prioritairement parmi les citoyens français ou, à défaut, parmi les étrangers régulièrement établis en France et pratiquant la langue française.

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  • Réflexion sur la réorganisation du cabinet (Mbarka Bouaida)

    Objet: Réorganisation du cabinet: réflexion

    Objectif:
    – constituer un seul cabinet qui travaille pour M. Le Ministre et son MD.
    – renforcer l’esprit d’équipe, et permettre une cohérence et une cohésion d’ensemble.
    – faciliter le travail et la communication avec l’ensemble des directions et départements.
    >Organisation cible:
    Le cabinet sera constitué de:
    – 1 chef de cabinet, loyal, dynamique, compétent en matière d’animation d’équipe.
    – 1 chef de cabinet adjoint, loyal, ayant pour tache principale la gestion du courrier, sa lecture, son résumé, son dispatching, son suivi, la gestion des agendas…
    – 1 conseiller en communication (presse écrite, presse electronique, TV, radio)
    – 1 conseiller en communication digitale (réseaux sociaux: Facebook, Twitter, blog)
    – 1 conseiller en événementiel politique / diplomatique.
    – 1 conseiller pour les affaires parlementaires
    – 1 conseiller pour les affaires partisanes: assistance aux requêtes des membres du parti et amis.
    – X conseillers diplomatiques seniors, expérimentés, esprit d’analyse, capables d’apporter une valeur ajoutée incontestable aux travaux des différentes directions, et aux réflexions politiques et géostratégiques (professeurs universitaires, économistes, anciens diplomates, experts du Sahara).
    – X conseillers juniors, jeunes et dynamiques, capables de s’adapter aux différents environnements, et de produire des livrables succincts. Ils pourraient être multi tâches (c’est optionnel. L’idée serait d’avoir un bon mix entre jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, 1 ou 2 personnes du sud seraient la bienvenue).
    – 1 conseiller pour établir des partenariats privilégiés avec des Think tank, ou promotion de groupes de réflexions externes en collaboration avec le ministère et avec le cabinet.
    Plan de mise en place:
    – chef de cabinet: M. Mohamed Mitqal. Dans un premier temps, Mitqal pourrait remplacer Sitri au poste existant du chef de cabinet du MD, en attendant d’annoncer la fusion des 2 cabinets.
    – chef de cabinet adjoint: M. Karim Halim
    – conseiller communication: M. Rachid Bahha
    – conseiller communication digitale: M. Fath Habti (pourrait dépendre de Bahha).
    – conseiller en événementiel politique / diplomatique: Mme Najoua Benmbarek ( a contacter).
    – conseiller pour les affaires parlementaires: M. Abderrahim Ouattas
    – conseiller pour les affaires partisanes: M. Mohamed Chebbak
    – conseillers diplomatiques seniors: M. Lotfi Bouchaara; Benchemsi, Mounir Ferram; Lahcen Mahraoui, Ryad Fakhri…
    – conseillers juniors: Badr Rachadi, Khaoula el kacimi, ahd, asmaa, Nassim, Mouna, Loubna…

  • Compte rendu rencontre entre Mbarka Bouaida et Ould Tegueddi

    En marge de la conference de Rome sur la Libye, le MAE mauritanien m’a relancé pour activer les relations entre nos deux pays. Il attend toujours une action concrète de notre part, pour réagir très vite et nommer un ambassadeur mauritanien a Rabat. Le MAE mauritanien pense également que son pays peut jouer un rôle non négligeable dans l’affaire du Sahara, et dans l’amélioration des relations entre Rabat et Alger.

    Je rappelle qu’une note a été faite dans ce sens il y a de cela plus d’ un mois, dans laquelle il est proposé de désigner un nouvel ambassadeur du Maroc a Nouakchott. Une telle action serait perçue comme un signal positif de notre part pour rafraichir les relations entre nos deux pays, et donner un nouvel élan a notre partenariat.
    Je vous prie de considérer cette action, et me permets de vous remettre ci dessous quelques propositions de noms, une action supplémentaire a étudier, ainsi que la note envoyée antérieurement.
    A. Proposition de noms: Ambassadeur Bouh. Ambassadeur Brahim Moussa. Khaled Zerouali. Gvr Ould Najem (le mari de la soeur de FZ).
    B. Améliorer les conditions d’accueil à Nouadibou pour les personnes rentrant de Tindouf. Pour cela, je propose d’associer la fondation Med VI en charge d’accueillir les MRE
    C. Ci dessous rappel de la note antérieure:
    En marge du comite Al Qods, j’ai tenu une réunion de travail avec le MAEC Mauritanien. l’objectif de cette réunion était de faire le point sur les relations entre nos deux pays, à savoir que M. Ahmed Ould Tegueddi est un fervent défenseur de ces relations. Le Ministre a réitéré son engagement personnel, sa volonté et celle de son président pour soigner, et faire évoluer nos relations.
    Cette rencontre a permis aux deux parties de discuter de tous les points susceptibles d’entraver la qualité de nos relations politiques:
    1. Le 14 février 2012, l’ancien Ministre des Affaires étrangères Marocain, M. Saad Dine Othmani avait effectué une visite a Nuakchott et avait remis au President Mauritanien une invitation royale de SM le Roi Mohamed VI pour visiter le Maroc. Aucune suite n’a été donnée a cette inivtation.
    Selon M. Ould Tegueddi, le Président Mauritanien, et depuis son élection, a effectué une seule visite d’Etat en 2010 à Tunis. Il est très occupé et préoccupé par les affaires internes à la Mauritanie, notamment la lutte contre le terrorisme et la sécurité des frontières avec le Mali. Les efforts mauritaniens dans ce sens arrangent également le Maroc.
    2. Les relations avec le Polisario. J’ai rappelé à mon interlocuteur que le Président Mauritanien a reçu à 2 reprises le MAEC de la pseudo RASD, et a envoyé des lettres de félicitations au chef des séparatistes à l’occasion de leur fête d’indépendance.
    M. Ould Tegueddi rappelle que cette relation existe depuis 1983, et que le présidents mauritaniens actuels ou anciens ont toujours envoyé ces lettres et ont toujours reçu les émissaires du Polisario. Cela dit, Nouakchott a toujours refusé l’ouverture d’ambassade de la pseudo RASD. Les relations n’ont pas bougé d’un iota, et ont toujours permis au Maroc d’utiliser ce canal diplomatique pour passer des messages.
    3. La presse marocaine a souvent manqué de respect a la Mauritanie.
    J’ai expliqué a mon interlocuteur que la presse marocaine est libre, et par conséquent ne peut être contrôlée. La presse marocaine critique tout le monde. Un code de la presse est en cours de finalisation, et devrait permettre de cadrer les champs d’action de la presse.
    4. L’accès au visa marocain doit être plus facil. La Mauritanie donne plus de visas et avec une durée plus longue aux marocains.
    Cette question peut être traitée dans le cadre d’une convention bilatérale facilitant les visas aux hommes d’affaires et étudiants par exemple.
    5. La mise en place de nouvelles équipes permettrait de redynamiser les relations. Selon mon interlocuteur, l’Ambassadeur BenOmar est une personnalité très respectée en Mauritanie, mais il y a passé presque 30 ans. Cette situation n’est pas normale. Nous avons besoin de donner un nouveau souffle à nos relations.
    La proposition de M. Ould Tegdi est la suivante:
    A. Le Maroc doit donner un signal positif à la Mauritanie en nommant un nouvel ambassadeur.
    B. Immédiatement après ce geste, la Mauritanie fera de même.
    C. Une réunion entre les deux MAEC sera organisée pour relancer les consultations politiques et économiques
    D. SM pourrait envoyer un émissaire du palais pour remettre au Président une invitation officielle. Le MAEC s’engage à ce que la visite se fasse dans les meilleurs délais. (M. Ould Tegueddi m’a demandé de garder ce point très confidentiel et de ne pas en parler tout de suite, jusqu’à ce que les premieres étapes soient réalisées).
    E. Je propose la construction d’une nouvelle ambassade du Maroc a Nouakchott
    F. Je propose qu’un travail soit fait pour améliorer les conditions d’accueil des ralliés au consulat de Nouadibou.
    Le Ministre réitère encore une fois sa volonté et celle de son Président pour garder un partenariat privilégié avec Le Maroc.

  • Collaboration d’Abdelahamid Ouali avec la DGED

    Abdelhamid El Ouali, professeur de droit à l’UIniversité de Casablanca a été engagé par la DGED dans le but d’écrire plusieurs ouvrages sur la question du Sahara Occidental du point de vue du Makhzen. Parmis ses livres :

    • – Le conflit du Sahara au regard du droit international (2 tomes)
    • – Territorial Integrity in a Globalizing World
    • – La face cachée du conflit du Sahara
      – Autonomie au Sahara: Prélude au Maghreb des régions

    Le Projet de contrat entre les deux parties est comme suit :

    Voici l’email qu’il a envoyé pour remettre ses coordonnées bancaires en vue  de touches ses honoraires pour son travail:

    En 2008, il a été chargé de faire une étude sur la territoritalité et l’autodétermination. Il propose un livre sur « Le droit international et le Sahara »


    En 2008, il voulait davantage d’argent pour poursuivre sa collaboration. Dans ce mail, il se plaint du manque de soutien de la part de l’Etat marocain.

     
     

  • Arguments marocains sur la spoliation des ressources naturelles sahraouies*


    De la légalité de l’exploitation des ressources naturelles au Sahara

    • Le Maroc et le Sahara à l’échelle internationale :
    • L’avis juridique du Sous Secrétaire Général aux Affaires Juridiques de l’ONU de 2002, estime que le Maroc est une puissance administrante de facto, et établit que l’exploitation des ressources naturelles de la région est compatible avec la Charte de l’ONU et ses résolutions.
    • La présence du Maroc au Sahara n’a jamais été qualifiée d’illégale, ni par le Conseil de sécurité ni par le Sous Secrétaire général aux Affaires Juridiques ni par la Cour Internationale de Justice ni par une organisation internationale.
    • Le Maroc ne correspond pas aux définitions de la puissance occupante de l’article 42 du Règlement de LaHaye (1907) et de la 4ème Convention de Genève (1949).
    • Le Sahara a été inscrit sur la liste des territoires non autonomes en 1963 à la demande du Maroc et au même titre que Sidi Ifni, dans l’objectif d’accélérer sa décolonisation. La considération du Sahara comme territoire non autonome est devenue anachronique dès lors de la signature des accords de Madrid.
    • Le maintien de la région sur la liste des territoires non autonomes est le résultat de la stratégie de l’Algérie et est, de ce fait, dû à des considérations d’ordre politiques et non juridiques.
    • Appréciations de l’exploitation des ressources naturelles :
    • Le Maroc répond aux obligations érigées par l’ONU quant à l’exploitation des ressources naturelles du Sahara.
    • A l’échelle européenne, le Service Juridique du Parlement Européen ainsi que le Conseil de l’Union Européenne ont statué que le Maroc n’est pas en situation d’illégalité quant à la délivrance de licences de pêche aux flottes européennes.
    • L’illégalité de cet accord, ne peut être statuée, selon ces organes, que sur la base de faits réels et concrets démontrant que la population ne bénéficie pas de l’exploitation des ressources naturelles de la région.
    • La population peut bénéficier de l’exploitation des ressources naturelles à travers la création d’emplois, le développement des infrastructures et l’accès aux services gouvernementaux.
    • La politique d’exploitation des ressources naturelles du Maroc se différencie des politiques ayant été adoptées par les puissances coloniales des autres territoires non autonomes, marquées par un développement économique dérisoire, une exploitation à outrance des ressources naturelles, le transfert systématique des bénéfices à la métropole, la gestion autoritaire et opaque des ressources naturelles et l’exclusion des populations locales des retombées de l’exploitation des ressources naturelles.
    • A contrario, le Maroc soutient massivement l’activité d’exploitation des ressources naturelles ainsi que le développement économique et social de la région, plus qu’il n’entrave pas l’éventuel exercice du droit à l’autodétermination.
    • Une telle exploitation des ressources naturelles est plus encline à aider au développement de la population que de représenter un obstacle à l’éventuel exercice du droit à l’autodétermination.
    • Dans les faits, l’exploitation du phosphate est soutenu par un effort d’investissement du Royaume, à travers l’Office Chérifien du Phosphate, malgré l’absence de bénéfices, pour maintenir les revenus (1769 salariés) et l’essor économique que l’activité génère indirectement (340 nouveaux emplois créés chaque année).
    • La cessation de l’exploitation des ressources naturelles sur la base du statut juridique de la région nuirait à la population et la priverait du développement économique stable, nécessaire à l’éventuel exercice du droit à l’autodétermination.
    • Le Sahara n’obéit pas aux critères des territoires non autonomes :
    • Le traitement de la question est passé, après la signature des Accords de Madrid, du Chapitre 5 (règlement pacifique des différends) au Chapitre 8 (implication des organisations régionales). L’ONU a reconnu, indirectement, le passage d’un problème de décolonisation au règlement d’un différend régional.
    • Le Sahara est le seul territoire traité par le Conseil de sécurité et par l’Assemblée générale. Le traitement de cette question par le Conseil de sécurité est dû à une certaine reconnaissance des droits du Royaume du Maroc sur le Sahara, au caractère régional du conflit et à l’implication de l’Algérie dans son déclenchement et son prolongement et à l’importance du maintien de la paix et de la sécurité dans ce conflit.
    • Le Sahara ne répond pas aux principes 4 et 5 de la Résolution 1541(1960)
    • Le Plan de règlement de 1991 a prévu la tenue d’un référendum avec une troisième option d’intégration au sein du Royaume, ainsi qu’un processus d’identification du corps électoral habilité à prendre part aux consultations d’autodéterminations, options jamais prévues pour les autres territoires non autonomes.
    • L’ONU ne traite plus le conflit comme question de décolonisation mais recherche une solution politique réaliste, à travers de nouveaux instruments (négociations informelles, troisième voie, solution mutuellement acceptable).
    • Les autres territoires non autonomes sont similaires en termes d’éloignement géographique avec les métropoles, de faible superficie et de densité démographique. Le Sahara s’étend sur 266 000 km2 et abrite 250 000 habitants.
    • Tous les territoires non autonomes sont et doivent être sous la coupe d’une puissance administrante, à l’exception du Sahara.

    Le polisario n’est pas le représentant légitime du peuple de la région :

    • L’ONU n’a jamais reconnu le polisario en tant que mouvement de libération, tel que ce fut le cas pour l’OLP ou le SWAPO.
    • L’admission du polisario au sein de l’Union Africaine ne lui accorde aucune légitimité pour représenter le peuple sahraoui.
    • Il n’a jamais été reconnu par le Comité de libération de l’Union Africaine, organe habilité à reconnaître les mouvements de libération nationale.
    • Le polisario agit en déconnection de la population de la région.

    *Note marocaine du 30 janvier 2011

  • Dépenses du lobbying à l’ambassade du Maroc à Washington*

    1. le Premier Ministre

    J’ai l’honneur de vous informer de ce qui suit:

    Jusqu’à la fin du mois de mars 2006, l’Ambassade du Maroc à Washington utilisait les services du cabinet de lobbying «Livingston Group» dont les honoraires s’élevaient à 500000 US dollars par an.

    À la fin du mois de mars 2006, il avait été décidé de ne pas renouveler le contrat du groupe Livingston. Aucun autre cabinet n’a été recruté depuis.

    À la suite des élections du mois de novembre dernier et compte tenu des efforts supplémentaires que nous devrons déployer au Congrès et au Sénat dans les prochains mois, notamment en ce qui concerne l’affaire du Sahara, mais aussi le MCA, il s’avère nécessaire de faire appel de nouveau aux services de lobbyistes.

    L’Ambassade suggère de recruter M. Toby Moffett, ancien congressman, qui était chargé des représentants démocrates au sein du groupe Livingston. M. Moffett s’est toujours montré très efficace et d’un excellent conseil lorsque notre Ambassade utilisait les services de Livingston. Il jouit manifestement de beaucoup de respect au sein du parti démocrate dont il a conduit avec succès les élections dans son état du Connecticut.

    1. Moffett demande des honoraires de 15 000 dollars par mois, soit 180 000 dollars par an.

    Il est probable que nous devrons également faire appel aux services d’un lobbyiste républicain dont les honoraires s’élèveront probablement aussi à 15 000 dollars par mois soit 180 000 dollars par an.

    L’ensemble représentera donc un total de 360 000 dollars par an.

    Le Congrès étant déjà en session il faudrait procéder de toute urgence au recrutement de ces lobbyistes.

    L’Ambassade, qui ne dispose d’aucun moyen, doit faire face à des dépenses considérables en matière de représentation et les crédits dont elle dispose sont absolument insuffisants. Au cours de quatre dernières années, la différence a été compensée par l’ambassadeur sur ses propres deniers. De plus, aussi bien l’ambassadeur que ses collaborateurs sont obligés de se déplacer dans l’ensemble des Etats-Unis pour mener à bien la mission de l’Ambassade. Il s’agit, dans le cadre de la promotion de notre pays, de participation à des conférences sur le Maroc, de rencontres avec les dirigeants d’entreprises etc. . Notre Ambassade a également entrepris une politique destinée à contacter et à mobiliser la communauté marocaine à travers le pays. C’est ce qui a été fait au cours des trois dernières années, la plupart du temps aux frais de l’ambassadeur et des diplomates eux-mêmes, avec des résultats remarquables et des réactions très positives de la part de nos compatriotes.

    Souvent notre Ambassade, faute de moyens, n’a pu organiser ou participer à des manifestations culturelles ou politiques, auxquelles les autres ambassades prenaient part.

    Alors que la plupart des autres missions diplomatiques, notamment arabes, font des cadeaux aux responsables locaux, notre Ambassade est contrainte de garder un profil très bas au moment des fêtes.

    C’est pourquoi, il serait souhaitable qu’au moins la différence de 140 000 dollars, entre les 500000 dollars précédemment versés au groupe Livingston, et les 360000 dollars que coûteront les nouveaux lobbyistes soit attribuée à l’Ambassade pour qu’elle puisse faire face aux dépenses générées par ses différentes activités. D’ailleurs cette somme  pourrait être puisée sur les 500 000 dollars économisés en 2006 du fait qu’il n’a pas été fait appel à des lobbyistes.

    Il faudrait donc envoyer une somme minimum de 545 000 dollars à l’Ambassade à Washington, correspondant aux 500 000 dollars pour le lobbying et les Activités de l’ambassade et 45000 dollars que notre pays doit encore au groupe Livingston, pour ses services du mois de mars 2006 qui n’ont toujours pas été réglés.

    *Note du 19 janvier 2007

  • OMPI : Accréditation en qualité d’observateur à trois Associations algériennes.

    OMPI Accréditation en qualité d’observateur à trois Associations algériennes J’ai l’honneur de porter à la connaissance de Monsieur le Ministre que le Comité Intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels, et au folklore (CIG), de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), a accordé, par consensus, la qualité d’observateur à trois Associations algériennes, lors de la dernière session du Comité qui s’est tenue à Genève, du 14 aux 21 courants. Cette décision sera soumise à l’Assemblée Générale en octobre 2012 pour approbation par l’ensemble des Membres.

             Ces trois associations algériennes, qui ont un statut d’Organisation Non Gouvernementale (ONG) sont les suivantes:

    • Association Femmes de Kabylie : Membre du Congrès mondial amazigh (CMA), cette Association s’est présentée comme « « une organisation autochtone non gouvernementale, créée en avril 2001 durant la révolte de Kabylie » ;

    • Association sociale et humanitaire Kabylie solidarité Tizi Ouzou : créée en 2007, cette Association œuvre pour « la promotion des droits des peuples autochtones au sein de l’Algérie et dans l’espace régional ». Elle est également membre du Congrès mondial amazigh ;

    • Association Kabylia pour l’environnement : Elle a pour objectif la préservation de l’environnement et de la biodiversité dans les forêts de Kabylie.

             Il importe de souligner que l’absence de toute réaction de la part de la délégation algérienne, contre cette prolifération de demande d’accréditation au CIG, a surpris les autres Membres participants, sachant que les Associations ne cachent pas leur opposition à la politique officielle algérienne dans le domaine culturel.

             Compte tenu des liens de coopération entre les Associations qui s’intéressent aux questions linguistiques et identitaires en Afrique du Nord, notre Mission Permanente à Genève estime qu’il est fort probable que l’initiative des trois Associations algériennes précitées soit suivie, prochainement, par d’autres Associations de la région, en particulier du Maroc.

             Il convient de rappeler que quelques 250 Associations sont actuellement accréditées, en qualité d’observateur aux réunions de l’OMPI. L’invitation d’une ONG nationale à participer aux réunions de l’OMPI en qualité d’observatrice est subordonnée au respect des principes suivants:

    1. a) l’organisation doit s’occuper essentiellement des questions en rapport avec la propriété intellectuelle relevant de la compétence de l’OMPI et doit, de l’avis du Directeur Général, être en mesure d’apporter une contribution constructive quant au fond des débats des Assemblées de l’OMPI;
    2. b) les buts et objectifs de l’Association doivent être conformes à l’esprit, aux finalités et aux principes de l’OMPI;
    3. c) l’organisation doit avoir son siège et des statuts démocratiquement adoptés. Ceux-ci doivent avoir été adoptés conformément à la législation de l’État membre dont l’ONG est originaire.
    4. d) l’organisation doit avoir la qualité pour s’exprimer au nom de ses membres, par l’intermédiaire de ses représentants autorisés et conformément aux règles régissant le statut d’observateur;
    5. e) l’admission d’une ONG au bénéfice du statut d’observateur doit donner lieu à des consultations préalables entre les États membres et le Secrétariat.

     
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