Étiquette : mineurs

  • Jeffrey Epstein « a installé une douche pour orgies pour 10 peronnes » sur sa fameuse « île de pédo », selon un témoin

    Steve Scully, 70 ans, qui a travaillé pour Epstein sur Little St James a fait des réclamations

    Il affirme qu’Epstein a remodelé sa chambre, ajoutant la douche pour dix personnes

    Il affirme également qu’il y avait des photos dans la salle de bain de jeunes filles semi-nues

    Jeffrey Epstein a installé une « douche de dix personnes pour des orgies » sur son île des Caraïbes et a rempli les murs de la salle de bain de photos de filles nues, a-t-on affirmé.

    Steve Scully, 70 ans, qui a maintenu les lignes téléphoniques et Internet sur Little St James dans les îles Vierges américaines, a fait la révélation dimanche à The Sun.

    Cela survient une semaine après que Steve – qui a travaillé pour le magnat en tant que spécialiste du téléphone et d’Internet entre 1999 et 2006 – ait déclaré avoir vu le prince Andrew «  tâtonner  » Virginia Roberts à la maison de l’île des Caraïbes du pédophile.

    Le prince Andrew a fermement nié avoir eu des contacts sexuels avec elle.

    Le père de trois enfants, Steve, a déclaré à la publication qu’Epstein avait rénové sa chambre à plusieurs reprises et pendant ces rénovations, il a installé une «douche à dix pommes de douche – pour les douches de groupe».

    « Il y avait plus de photos dans la salle de bain que partout ailleurs – y compris de jeunes filles à peine vêtues ou à moitié nues », a-t-il ajouté.

    Steve prétend également qu’Epstein ferait garer son Boeing 727 – surnommé le Lolita Express – dans le terminal privé de St Thomas et emmènerait les jeunes filles sur son île en hélicoptère.

    Cela vient après que Mme Roberts – maintenant connue sous le nom de Mme Giuffre – affirme également avoir été contrainte à avoir une orgie avec Andrew sur le refuge de luxe d’Epstein.

    C’était sur ce trou de soleil ensoleillé où M. Scully insiste pour avoir vu Andrew et Mme Roberts devenir intimes entre 2001 et 2004.

    M. Scully a déclaré: «Il lui attrapait le cul et des trucs comme ça. Ils s’embrassaient.

    «Il la broyait contre elle et la cherchait.

    En regardant le couple, M. Scully a déclaré qu’il était parfaitement conscient du fait que la femme était plus jeune et qu’elle «  se tenait comme un enfant se tiendrait derrière un parent  ».

    Cela le mettait mal à l’aise car il pensait que leur relation «n’était pas appropriée».

    Mais M. Scully a également affirmé que la femme que l’on croyait être Mme Roberts ne résistait pas aux avances d’Andrew, dont le visage était une image «d’excitation».

    La relation d’Andrew avec le pédophile maintenant décédé a accablé le royal, 60 ans, au cours des 12 derniers mois.

    Mme Roberts affirme que le prince a abusé d’elle trois fois – une fois dans l’appartement d’Epstein à New York, une fois dans les Caraïbes et une fois au domicile londonien de Ghislane Maxwell, la prétendue madame d’Epstein. Le prince Andrew nie fermement ces allégations.

    Parlant de sa première rencontre présumée avec Andrew à Londres, elle a dit qu’elle avait été emmenée à la boîte de nuit Tramp où elle se souvient avoir dansé avec le prince «  transpirant  ».

    Après avoir quitté la boîte de nuit, Mme Roberts a déclaré: « Dans la voiture, Ghislaine me dit que je dois faire pour Andrew ce que je fais pour Jeffrey. »

    Son avocat a précédemment décrit M. Scully comme un «témoin important».

    Andrew a été attaqué par des avocats américains pour les victimes présumées d’Epstein pour ne pas avoir coopéré avec l’affaire.

    La semaine dernière, un bus scolaire le pressant de se conformer est sorti de Buckingham Palace.

    Buckingham Palace a refusé de commenter.

    Source : Daily Mail, 20 fév 2020

    Tags : Jeffrey Epstein, pédophilie, sexe, mineurs,

  • Alain Finkielkraut défend Roman Polanski (vidéo)

    Alain Finkielraut s’exprime sur l’affaire Polansky

    Q: Alain Finkielraut s’exprime sur l’affaire Polansky?

    R : Depuis le déclenchement de cette affaire infernale, je vis dans l’épouvante. La France est en proie à une véritable fureur de la persécution. Il n’y a pas que la France, c’est toute la planète Internet qui est devenue une immense foule lyncheuse. Alors, soyons clairs, je pense que tout le monde aujourd’hui est d’accord que l’enfance est sacrée, qu’on ne touche pas aux enfants. Mais, précisément parce que ce crime est grave on ne doit pas accuser à tort et à travers.

    Q: C’est le cas ?

    Bien sûr, c’est le cas. L’inhumanité commence, nous devrions qu’en même finir de le savoir, quand, au nom de l’humanité souffrante, on cesse de faire des distinctions, on fait des amalgames. L’amalgame c’est la figure par excellence, l’amalgame c’est le péché capital, alors distinguons, au lieu de parler de soutien maladroit à Polanski. Polanski n’est pas le violeur de l’Esonne, Polanski n’est pas pédophile. Sa victime, la plaignante, quia retiré sa plainte,qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits…

    Q: 13 ans

    R: C’était une adolescente qui posait nue, dénudée pour Vogue Hommes. Vogue Hommes n’est pas un journal pédophile. C’est qu’en même une chose à prendre en considération. Polanski a toujours, il faut aussi s’en souvenir, niait le viol. Il reconnaît des relations sexuelles illicites avec une mineure et je ne réclame pas, moi, une quelconque impunité pour un artiste. Mais il faut quand même comprendre que sa qualité d’artiste, depuis le début de l’histoire, n’est pas pour Polanski un privilège, c’est un handicap. C’est parce qu’il est un artiste que les juges mégalomanes américains refusent de lâcher l’affaire et c’est parce que c’est un artiste que la foule des internautes se déchaînent contre lui. Dans une société démocratique, l’art est comme un outrage à l’égalité, alors on adore voir les artistes tomber et c’est exactement ce qui se passe avec Polansi aujourd’hui.

    Q: Pourquoi l’amalgame, Alain Fik¡nkielkraut, d’après vous, pour reprendre votre terme, eh bien vous comprendre ?

    R: Pourquoi l’amalgame ? Moi, je ne sais rien. Je pense que cette fureur de la persécution, c’est une tentation constante aujourd’hui aggravée aussi par l’immédiateté d’Internet et, sans doute, parce que le sentiment de pitié pour une victime qui demande une seule chose : qu’on la laisse tranquille, n’est, en fait, que l’alibi d’un immense ressentiment démocratique. Vous savez que certains internautes vous expliquent aujourd’hui que les mêmes artistes qui veulent mettre en prison des enfants qui téléchargent illégalement les viols ou sont les complices des violeurs. Voilà la réalité. Pourquoi l’amalgame ? C’est l’œuvre du ressentiment. Le ressentiment c’est le mauvais visage de la démocratie.

    Q: On a compris que vous apportez un soutient plein et entier à Roman Polanski.

    R: Oui, je soutiens, dans cette affaire, Roman Polanski, qui vit un cauchemar parce qu’il est, 30 ans après, retrouvé par une bureaucratie cruelle et les suisses tout de même, qui relâchent le fils barbare de Kadhafi et qui maintiennent aujourd’hui Polanski en prison. C’est cela qui devrait susciter le scandale. Outre cette bureaucratie, il y a contre lui aussi la foule lyncheuse. Il ne faut se leurrer, s’il est extradé, il peut aller finir ses jours en prison car le procureur américain que la peine qu’il allait requérir était très sévère. Il a des électeurs, c’est ça aussi la justice en Amérique. En plus, on a dépensé des sommes considérables depuis le début de cette affaire, alors on va pas, après tout cet argent, déboucher sur un non lieu. Voilà ce qui l’attend et j’ai peur que, demain, les lyncheurs, dessaoulent, mais ce sera trop tard.

    Q: Vous apportes également votre soutien plein et entier à Frédérique Mitterand, ministre de la culture ? Car il l’a dit lui-même hier, l’affaire Polanski est devenue l’affaire Mittérand.

    R: L’affaire Polanski n’est pas devenue l’affaire Mittérand. L’affaire Polanski demeure et on ne doit pas l’oublier. L’affaire Polanski a été victime d’un procédé totalitaire. On prend un texte, on change le registre, on prélève des citations, on les tronque et on lui demande de se justifier. Mais ce qui est terrible c’est de voir tant de journalistes bien pensants, tant de responsables politiques prétendument respectables prendre maintenant le train conduit à toute vitesse par Marine Le Pen. Je ne croyais pas de mon vivant, assister à cet événement exceptionnel, l’étreinte sauvage du politique correct et du Front National. Voir des socialistes, si vous voulez, céder à cette tentation, c’est terrible. Faute d’idées, ils sombrent dans la démagogie. Face à la crise, on avait besoin d’une gauche mondaiciste. Manque de pot, on a une gauche lyncheuse et ordurière. Mais j’ajoute aussi que la droite est en très mauvais état aussi.

    Q:Pourquoi la droite ?

    Je ne sais pas ! En tout cas, on sent qu’à l’UMP on a qu’un désir, c’est se débarrasser de ce ministre de l’ouverture et les députés UMP n’étaient pas en reste dans la condamnation d’un Polanski dont tout le monde, en plus, savait qu’il avait dû fuir l’Amérique en 1998 pour une affaire de détournement de mineurs. Il n’y a rien de nouveau et tout d’un coup on veut sa peau.

    Q: Mais qu’est-ce que ça dit, d’après vous, sur l’état du débat public ou du débat politique en France?

    R: Vous dites soutien maladroit…

    Q:  Frédérique Mitterand le reconnaît lui-même…

    R: Oui, il a dit aussi que cette Amérique me fait peur. Moi, c’est la France qui me fait peur aussi. Le soutien n’était pas maladroit. Il y avait quelque chose d’évident. Tout le monde savait que Polanski avait été accusé de détournement de mineurs, il est incarcéré en Suisse, les français disent « ça suffit, on ne fait pas ça». Et que se passe-t-il ? Les internautes protestent et à ce moment-là tout le monde a peur et on va faire la chasse aux électeurs. On va faire la chasse parce qu’on veut rester proches du peuple, même quand le peuple montre ce visage absolument effrayant et tout le monde fait fi, avec une cruauté extrême, une cruauté épidémique, de l’histoire de Roman Polanski. Souvenons-nous quand même de ce qu’il a vécu. Il est un enfants du ghetto de Cracovie, sa mère a été déportée et assassinée par les nazis, il a vécu le cauchemar du communisme, il a vécu le cauchemar de la tragédie américaine, l’assassinat de Sharon Tate. Donc, il a lui-même à répondre auprès d’une presse à scandales qui disant qu’il avait inspiré avec son film « Rose Marie’s babies ». Il a traversé ça et tout le monde s’en fiche… mais dans quel monde vit-on ? Cette planète me fait peur.

    Q: Vous pensez que quelque chose a basculé vraiment en France ces 15 derniers jours?

    Peut-être pas, nous verrons bien. Si vous voulez, c’est un phénomène de contagion magnétique. Peut-être, les gens finiront-ils par se réveiller, peut-être au contraire. Vais-je, moi-même à mon tour, pour ce que je dis, être lynché, à mon petit niveau, comme les deux personnes dont nous parlons.

    Depuis le déclenchement de cette affaire infernale, je vis dans l’épouvante. La France est en proie à une véritable fureur de la persécution. Il n’y a pas que la France, c’est toute la planète Internet qui est devenue une immense foule lyncheuse. Alors, soyons clairs, je pense que tout le monde aujourd’hui est d’accord que l’enfance est sacrée, qu’on ne touche pas aux enfants. Mais, précisément parce que ce crime est grave on ne doit pas accuser à tort et à travers.

    Q: C’est le cas ?

    Bien sûr, c’est le cas. L’inhumanité commence, nous devrions qu’en même finir de le savoir, quand, au nom de l’humanité souffrante, on cesse de faire des distinctions, on fait des amalgames. L’amalgame c’est la figure par excellence, l’amalgame c’est le péché capital, alors distinguons, au lieu de parler de soutien maladroit à Polanski. Polanski n’est pas le violeur de l’Esonne, Polanski n’est pas pédophile. Sa victime, la plaignante, quia retiré sa plainte,qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits…

    – 13 ans

    C’était une adolescente qui posait nue, dénudée pour Vogue Hommes. Vogue Hommes n’est pas un journal pédophile. C’est qu’en même une chose à prendre en considération. Polanski a toujours, il faut aussi s’en souvenir, niait le viol. Il reconnaît des relations sexuelles illicites avec une mineure et je ne réclame pas, moi, une quelconque impunité pour un artiste. Mais il faut quand même comprendre que sa qualité d’artiste, depuis le début de l’histoire, n’est pas pour Polanski un privilège, c’est un handicap. C’est parce qu’il est un artiste que les juges mégalomanes américains refusent de lâcher l’affaire et c’est parce que c’est un artiste que la foule des internautes se déchaînent contre lui. Dans une société démocratique, l’art est comme un outrage à l’égalité, alors on adore voir les artistes tomber et c’est exactement ce qui se passe avec Polansi aujourd’hui.

    Q: Pourquoi l’amalgame, Alain Fik¡nkielkraut, d’après vous, pour reprendre votre terme, eh bien vous comprendre ?

    Pourquoi l’amalgame ? Moi, je ne sais rien. Je pense que cette fureur de la persécution, c’est une tentation constante aujourd’hui aggravée aussi par l’immédiateté d’Internet et, sans doute, parce que le sentiment de pitié pour une victime qui demande une seule chose : qu’on la laisse tranquille, n’est, en fait, que l’alibi d’un immense ressentiment démocratique. Vous savez que certains internautes vous expliquent aujourd’hui que les mêmes artistes qui veulent mettre en prison des enfants qui téléchargent illégalement les viols ou sont les complices des violeurs. Voilà la réalité. Pourquoi l’amalgame ? C’est l’œuvre du ressentiment. Le ressentiment c’est le mauvais visage de la démocratie.

    Q: On a compris que vous apportez un soutient plein et entier à Roman Polanski.

    Oui, je soutiens, dans cette affaire, Roman Polanski, qui vit un cauchemar parce qu’il est, 30 ans après, retrouvé par une bureaucratie cruelle et les suisses tout de même, qui relâchent le fils barbare de Kadhafi et qui maintiennent aujourd’hui Polanski en prison. C’est cela qui devrait susciter le scandale. Outre cette bureaucratie, il y a contre lui aussi la foule lyncheuse. Il ne faut se leurrer, s’il est extradé, il peut aller finir ses jours en prison car le procureur américain que la peine qu’il allait requérir était très sévère. Il a des électeurs, c’est ça aussi la justice en Amérique. En plus, on a dépensé des sommes considérables depuis le début de cette affaire, alors on va pas, après tout cet argent, déboucher sur un non lieu. Voilà ce qui l’attend et j’ai peur que, demain, les lyncheurs, dessaoulent, mais ce sera trop tard.

    Q: Vous apportes également votre soutien plein et entier à Frédérique Mitterand, ministre de la culture ? Car il l’a dit lui-même hier, l’affaire Polanski est devenue l’affaire Mittérand.

    L’affaire Polanski n’est pas devenue l’affaire Mittérand. L’affaire Polanski demeure et on ne doit pas l’oublier. L’affaire Polanski a été victime d’un procédé totalitaire. On prend un texte, on change le registre, on prélève des citations, on les tronque et on lui demande de se justifier. Mais ce qui est terrible c’est de voir tant de journalistes bien pensants, tant de responsables politiques prétendument respectables prendre maintenant le train conduit à toute vitesse par Marine Le Pen. Je ne croyais pas de mon vivant, assister à cet événement exceptionnel, l’étreinte sauvage du politique correct et du Front National. Voir des socialistes, si vous voulez, céder à cette tentation, c’est terrible. Faute d’idées, ils sombrent dans la démagogie. Face à la crise, on avait besoin d’une gauche mondaiciste. Manque de pot, on a une gauche lyncheuse et ordurière. Mais j’ajoute aussi que la droite est en très mauvais état aussi.

    Q: Pourquoi la droite ?

    Je ne sais pas ! En tout cas, on sent qu’à l’UMP on a qu’un désir, c’est se débarrasser de ce ministre de l’ouverture et les députés UMP n’étaient pas en reste dans la condamnation d’un Polanski dont tout le monde, en plus, savait qu’il avait dû fuir l’Amérique en 1998 pour une affaire de détournement de mineurs. Il n’y a rien de nouveau et tout d’un coup on veut sa peau.

    Q: Mais qu’est-ce que ça dit, d’après vous, sur l’état du débat public ou du débat politique en France?
    A dit des choses terribles. Vous dites soutien maladroit…

    – Frédérique Mitterand le reconnaît lui-même…

    Oui, il a dit aussi que cette Amérique me fait peur. Moi, c’est la France qui me fait peur aussi. Le soutien n’était pas maladroit. Il y avait quelque chose d’évident. Tout le monde savait que Polanski avait été accusé de détournement de mineurs, il est incarcéré en Suisse, les français disent « ça suffit, on ne fait pas ça». Et que se passe-t-il ? Les internautes protestent et à ce moment-là tout le monde a peur et on va faire la chasse aux électeurs. On va faire la chasse parce qu’on veut rester proches du peuple, même quand le peuple montre ce visage absolument effrayant et tout le monde fait fi, avec une cruauté extrême, une cruauté épidémique, de l’histoire de Roman Polanski. Souvenons-nous quand même de ce qu’il a vécu. Il est un enfants du ghetto de Cracovie, sa mère a été déportée et assassinée par les nazis, il a vécu le cauchemar du communisme, il a vécu le cauchemar de la tragédie américaine, l’assassinat de Sharon Tate. Donc, il a lui-même à répondre auprès d’une presse à scandales qui disant qu’il avait inspiré avec son film « Rose Marie’s babies ». Il a traversé ça et tout le monde s’en fiche… mais dans quel monde vit-on ? Cette planète me fait peur.

    – Vous pensez que quelque chose a basculé vraiment en France ces 15 derniers jours?

    Peut-être pas, nous verrons bien. Si vous voulez, c’est un phénomène de contagion magnétique. Peut-être, les gens finiront-ils par se réveiller, peut-être au contraire. Vais-je, moi-même à mon tour, pour ce que je dis, être lynché, à mon petit niveau, comme les deux personnes dont nous parlons.

    Tags : France, Roman Polanski, pédophilie, viol, sexe, mineurs, Alain Finkielkraut,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=YEg_MjcRb8Y&w=560&h=315]
  • La question de Jackie Speier au MJ sur la question de savoir si Epstein était un informateur du FBI soulève les sourcils au sein du comité Intel

    Dans un briefing à huis clos aux contributeurs du Congrès sur la surveillance du gouvernement, un haut responsable du ministère de la Justice de bonne réputation était sollicité pour une interrogation choquante.

    La requête est arrivée ici lorsque des agents du renseignement et de la sécurité à l’échelle nationale ont été contactés la semaine dernière par des contributeurs transitoires du House Intelligence Committee sur la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA), un règlement avec un gouvernement qui pourrait expirer dans quelques semaines. La représentante Jackie Speier, démocrate de Californie, a préfacé sa requête en déclarant qu’elle était un peu hors sujet. Selon deux actifs avec sagesse du briefing, Speier a ensuite demandé à John Demers, le procureur général adjoint de la Division de la sécurité nationale du ministère de la Justice, si Jeffrey Epstein avait déjà travaillé comme un actif infiltré du FBI. Puis elle l’a pressé de savoir s’il avait ou non une sagesse non publique d’Epstein – un pédophile reconnu coupable qui est décédé en prison à la fin du mois d’août, en attendant son procès – en travaillant avec le FBI.

    Demers a répondu qu’il travaillait pour le ministère de la Justice, maintenant pas pour le FBI, et qu’il n’avait aucune sagesse d’Epstein faisant de telles peintures. La requête a soulevé des sourcils, car elle donnait l’impression d’être principalement basée sur une idée que les flics auraient tourné le regard sur le violeur en série car il les avait aidés à accumuler des connaissances.

    Un porte-parole du ministère de la Justice a refusé de faire une remarque, et un porte-parole de Speier n’a pas fourni de remarque officielle.

    Le Miami Herald a rapporté en novembre 2018 que, dans le cadre d’un accord de plaidoyer particulièrement bénéfique, il avait gagné de l’époque aux États-Unis. Lieu de travail de l’avocat Alexander Acosta en 2007, « Epstein a fourni ce que le gouvernement a appelé » une considération précieuse « pour les informations non spécifiées qu’il a fournies aux enquêteurs fédéraux. » Le Herald a déclaré qu’il n’était pas clair quelles connaissances, le cas échéant, Epstein partageait avec l’application de la réglementation.

    Et Vicky Ward a rapporté pour la fermeture du Daily Beast en août qu’Acosta avait par la suite informé les officiers d’état-major de transition de Trump que le cas d’Epstein était lié à des questions de renseignement. Il est ensuite devenu secrétaire du Travail. « On m’a dit qu’Epstein » appartenait au renseignement « et de le laisser tranquille », a expliqué en privé Acosta aux officiers d’état-major de transition de Trump avant son affirmation, conformément au récit de Ward.

    Le 8 juillet 2019, le ministère de la Justice a accusé Epstein de trafic sexuel de femmes mineures. Dans une longue convention de presse deux jours plus tard, Acosta a demandé si oui ou non le prédateur sexuel était ou non un «atout pour le renseignement».

    « Donc, il y a eu des rapports à cet effet », a-t-il déclaré en oblique, conformément à The Washington Examiner. « Et permettez-moi de dire, il y a eu beaucoup d’effets dans ce cas. Pas seulement maintenant, mais au fil des ans. Et encore une fois, je le ferais, j’hésiterais à considérer ce reportage comme un fait. »

    Les efforts d’Acosta pour expliquer le recours de son bénéficiaire au violeur en série n’ont pas suffi à sauver sa tâche; après avoir traité un grief torride, il a démissionné de la direction de Trump le 19 juillet.

    Epstein avait été découvert sans vie dans sa cellule de prison pas plus d’un mois plus tard. Le bureau du médecin légiste de la ville de New York a déclaré que la mort était auparavant un suicide; un pathologiste personnel employé par le frère d’Epstein a déclaré qu’il s’agirait d’un meurtre, comme l’a rapporté le New York Times. Le procureur général William Barr a déclaré que le chien de garde le plus sensé du ministère de la Justice enquêtait sur les cas de décès d’Epstein.

    Epstein et sa filiale de longue date Ghislane Maxwell avaient de nombreux amis et connaissances difficiles. En 2002, le président à long terme Donald Trump a déclaré qu’Epstein appréciait «les belles femmes autant que moi, et beaucoup d’entre elles sont plus jeunes.» Bill Clinton a volé sur le tristement célèbre jet non public d’Epstein. Et le candidat démocrate à la présidentielle Michael Bloomberg avait l’habitude d’être photographié lors d’un match public avec Maxwell en 2013. Les relations d’Epstein se sont même prolongées jusqu’à la royauté littérale; Le prince Andrew a passé une période de temps importante avec lui avant sa perte de vie et a renoncé à ses tâches royales après avoir accordé une interview à la BBC sur sa rencontre avec le violeur d’enfants en série.

    News Parliament, 29 fév 2020

    Tags : Pédophilie, Jeffrey Epstein, sexe, mineurs, viol,

  • Quand Polansky se félicitait de l’existence de pays où le sexe avec des mineurs n’est pas interdit(vidéo)

    Dans cette interview, Roman Polansky se félicite de l’existence de pays où les relations sexuelles avec des enfants de 14 ans n’est pas puni par la loi:

    Q: A la base il y avait une réalité, votre préférence, peut-être pour les petites filles ?

    R: C’est pas ma préférence pour les jeunes filles ou jeunes femmes, ça sent mieux en français, je l’ai jamais cachée, toujours entourée de jeunes filles, j’ai dû peut-être pas rester longtemps aux Etats-Unis. Il faut pas oublier que chacun qui a une relation sexuelle avec une personne en-dessous de 18 ans aux Etats-Unis est un criminel. Donc, il faut plus ou moins assumer que la plupart de la population est en train de commettre des crimes plusieurs fois par jour, c’est la loi des Etats-Unis. Selon cette loi, je suis responsable.

    Q: Vous n’avez pas été le seul grand cinéaste, grand créateur à avoir eu des relations des difficultés, même si c’est pour une autre raison, on se souvient de ce qui est arrivé…

    R: C’est pas que je suis le seul cinéaste, on peut citer Chaplin ou Errol Flynn, j’étais pas la seule personne avec qui ces filles avaient des relations sexuelles, elles témoignaient devant le Grand Jury avant que je sois inculpé. Et comme vous le savez, personne d’autre n’était poursuivi.

    Q: Est-ce qu’il y a des pays où vous ne pouvez aller aujourd’hui ?

    – Enfin, je peux aller partout…

    Q: En Angleterre, en Allemagne, etc…est-ce que vous n’auriez pas des histoires avec la justice, avec la police…est-ce que vous ne risqueriez pas de vous faire arrêter avec des demandes d’extradition des Etats-Unis?

    – Les Etats-Unis peuvent demander mon extradition, bien sûr

    Q: Sauf en France, puisque vous êtes de nationalité française ?

    R: Sauf en France, sauf des pays où la relation sexuelle avec une personne de 14 ans n’est pas un crime, des pays comme ça existent.

    Tags : Roman Polansky, pédophilie, Etats-Unis, viol, sexe, mineurs, 

    https://platform.twitter.com/widgets.js
  • « La jeune moabite », de Gabriel Matzneff

    Première chronique sur Gabriel Matzneff

    Aujourd’hui ma chronique est consacrée au nouveau tome du journal intime de Gabriel Matzneff La jeune Moabite. Les années 2013-2016 sont couvertes par ce volume. Son activité de diariste, débutée en 1953, compose ses fameux Carnets Noirs même si le tome présent est parfois directement tapuscrit sur un ordinateur Apple au détriment de la tradition des carnets de Moleskine. L’ouvrage se termine le 12 août 2016 date anniversaire des quatre-vingts ans de l’auteur. Nul doute que depuis il poursuit la prise de notes quasi quotidienne.

    Gabriel Matzneff est un écrivain sulfureux, libertin, marginal, ostracisé et mis au pilori de la société. A la fois romancier, essayiste, épistolier et diariste il fait de sa vie son œuvre et utilise la langue française de façon merveilleuse pour la sublimer. Lire Gabriel Matzneff ne signifie pas nécessairement adhérer à ses convictions et ses penchants. Ceci est vrai de tout écrivain mais dans son cas le préciser en introduction s’avère recommandé.

    En effet, ses livres mettent l’accent sur sa vie amoureuse et charnelle et son attrait pour les très jeunes filles contribue à le rendre infréquentable et à le tenir à l’écart de la vie culturelle et littéraire française. C’est le quatorzième tome de son journal intime qui paraît à présent. A ce jour, la période 1989-2006 dort dans les caves de chez Gallimard et devrait être publiée post mortem. Ce choix éditorial suscite des interrogations.

    En attendant, Matzneff est toujours vif et jouisseur malgré les aléas de la vie. C’est un homme heureux et préoccupé de l’approche de la mort. Il est ainsi attentif avant chaque voyage en avion à anticiper un éventuel accident et à garder ses affaires en ordre, à confier à des proches les dernières versions dactylographiées de ses œuvres. Parmi les journaux déjà disponibles je conseille la lecture de Mes amours décomposés, La passion Francesca et La prunelle de mes yeux. Côté romans, nul doute qu’Ivre du vin perdu correspond à un summum de décadence et incarne le matznévisme dans toute sa splendeur. Nous n’irons plus au Luxembourg et Harrison Plaza sont des œuvres moins scandaleuses mais caractéristiques des thèmes favoris de l’auteur.

    La jeune Moabite c’est le surnom, en référence à Victor Hugo, qu’il donne à sa tendre amante. Il ressent pour elle une nouvelle passion, un désir merveilleux, il souhaite vivre un amour apaisé. Sans doute en raison de la peur du procès il ne la nomme pas, elle sera juste désignée par ces signes ***. Ils ont plus de soixante ans d’écart d’âge et pourtant ils vont s’aimer. Après qu’elle l’a interpellé dans la rue à Strasbourg, ils nouent conversation, l’adolescente est fascinée par l’écrivain qu’elle a reconnu.

    Lors de son inscription à la Sorbonne elle le contacte, le rejoint dans sa garçonnière proche le quartier latin, lui offre un baiser fougueux avant de faire l’amour avec lui. Ils se verront plusieurs fois pour de tendres et passionnés câlins. Il l’aime et il est persuadé, que c’est réciproque, pourtant, leur histoire ne parvient pas à s’inscrire dans la durée.

    Dans sa lettre de rupture elle lui annonce paradoxalement qu’elle ne peut se passer de lui. Mais force est d’admettre que le lien entre Gabriel Matzneff et ***, même s’il est au centre de ce journal n’en constitue que la portion congrue. Plus que cette jeune fille ce sont ses nombreuses ex amantes qui peuplent les pages de ces carnets et qui partagent le quotidien ou les pensées du presque octogénaire. Diane, Véronique, Anastasia, Aouatife, Vanessa, Marie-Elisabeth parmi tant d’autres ces filles devenues femmes accompagnent Matzneff. Certaines demeurent présentes et attachées à lui, tandis que d’autres n’ont pas supporté le cocufiage dont elles ont été victimes, demeurent jalouses ou simplement renient leurs histoires de jeunesse.

    L’amant est désormais moins flamboyant. Il passe beaucoup moins de temps au plume avec de jeunes personnes du sexe qu’auparavant. Sa santé est vacillante, l’âge fait son œuvre, inexorable. Le journal insiste sur les séjours à l’hôpital, les visites chez le médecin et les analyses sanguines dans les laboratoires. Cancer, problème cardiaque et souci pulmonaire sont les compagnons du vieil homme diminué. Cependant, en dépit des alertes, il reste vif et ne renonce pas. Gabriel Matzneff reste d’ailleurs très attaché à la diététique et aux soins corporels. Il fait chaque année des cures et des jeûnes afin de demeurer svelte et séduisant. Il est cependant épicurien et ne résiste pas à une bonne bouteille de vin et à de pantagruéliques repas au restaurant où il se tape la cloche avec ses fidèles amis. Les pages du journal intime recensent à la fois la composition des menus, des plaisirs gustatifs et des rencontres amicales régulières.

    Ce journal est principalement rédigé à Paris et en Italie, à Rome, Venise, Naples et Trieste. Le temps défunt des séjours réguliers à Manille et Bangkok est évoqué au rang des souvenirs doucereux. L’auteur est réputé pour ses chroniques dans lesquelles il défend ses opinions politiques et sociétales souvent iconoclastes. Il est très difficile de le situer, c’est avant tout un homme libre qui affirme ses choix et les assume. Réactionnaire, il déplore le développement et la démocratisation du tourisme. Il écrit ainsi : « non, ce n’est pas Venise que je gourmande ; c’est ce qu’ont fait les Vénitiens de leur ville. Venise devrait être interdite aux ploucs comme le mont Athos est interdit aux femmes. »

    Persuadé de son talent et de sa supériorité vis-à-vis du vulgum pecus il est parfois méprisant et hautain. Parmi ses thèmes de prédilection la fréquentation des églises et la pratique religieuse sont toujours omniprésentes. Ses amis et les dîners avec eux se retrouvent dans ces pages, notamment au restaurant le Bouledogue. L’exercice du journal intime tenu sur une telle durée comprend forcément des redites et des répétitions. Mais cela met en exergue la cohérence d’une personne, la persévérance dans ses idées forces. Au fil des pages le lecteur pioche des pépites, découvre des mots peu usités, jouit des subjonctifs passés, c’est un véritable plaisir littéraire.

    Source : Culture tout azimut, 20 ai 2018

    Tags : Gabriel Matzneff, litérature, La jeune Moabite, pédophilie, mineurs,

  • Maroc : L’enquête impossible sur la pédophilie à Marrakech

    En mai 2011, Luc Ferry accusait sans le nommer un ex-ministre français de s’être livré à la pédophilie au Maroc. Depuis, une enquête a été diligentée et classée sans suite. « VSD » en révèle la teneur.

    Dix-huit mois d’investigations, près d’une vingtaine de témoins auditionnés, parmi lesquels un ancien ministre, des diplomates de haut rang, des responsables policiers, plusieurs journalistes et même un ecclésiastique, et, au terme d’efforts menés à Paris, dans le sud de la France et à Marrakech… un classement sans suite.

    C’est la maigre récolte engrangée par la Brigade de protection des mineurs de Paris, chargée, depuis juin 2011, d’une enquête sur l’existence possible de réseaux pédophiles au Maroc impliquant des personnalités françaises. À l’origine de cette procédure, une dénonciation publique fracassante, celle de Luc Ferry, philosophe et ministre du gouvernement Raffarin de 2002 à 2004.

    Souvenez-vous donc : nous sommes le 30 mai 2011, devant les caméras du « Grand Journal » de Canal+. L’affaire du Sofitel déboulonnant Dominique Strauss-Kahn vient d’éclater. Le climat est propice aux révélations. Ce soir-là, l’ex-ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry déclenche une nouvelle tempête médiatico-judiciaire en déclarant qu’un « ancien ministre s’est fait poisser à Marrakech lors d’une partouze avec des petits garçons ».

    VSD a reconstitué l’enquête menée par les policiers français. Au début de l’automne 2012, un rapport judiciaire dresse le compte rendu des investigations. Rumeurs connues mais non vérifiées, récits indirects ou dépositions fantaisistes : ce document confidentiel, que VSD a consulté, préfigure le classement sans suite qui interviendra fi novembre. Tout ça pour ça ? S’agit-il d’un scandale majeur que l’on cherche à étouffer ? Ou bien est-on en présence d’une rumeur élaborée qui gangrène depuis des années les sommets du pouvoir ?

    Revenons à Luc Ferry : sur Canal+, il s’est d’abord abrité derrière un entrefilet publié dans Le Figaro magazine* deux jours avant son esclandre. L’article évoque « un ancien ministre français », surpris par des policiers de Marrakech lors d’« une descente nocturne dans une villa de la palmeraie où une fête spéciale bat son plein ». L’affaire lui aurait été « racontée par les plus hautes autorités de l’État, en particulier par le Premier ministre ».

    Dans le Tout-Paris médiatico-politique, chacun croit connaître la personnalité visée. Pour les uns, il s’agirait de Jack Lang, cible récurrente de rumeurs de pédophilie. Pour les autres, c’est un autre ancien ministre qui serait concerné. Excédé par cette sortie, irresponsable à ses yeux, du philosophe, Jack Lang choisit de prendre les devants et de répondre à la presse qui cite son nom. « Seront poursuivis pénalement tous ceux – journaux et personnes – qui mettront mon honneur en cause », prévient-il. Son avocat, Me Laurent Merlet, fait alors délivrer par huissier à Luc Ferry une sommation interpellative, document lui intimant de révéler le ou les noms de celui ou ceux que le philosophe accuse. « Faisant preuve d’un manque de courage, Luc Ferry n’a jamais confirmé ou démenti que ses propos avaient pu viser ou non Jack Lang », relève Me Merlet. Stupéfait, Jean-Pierre Raffarin, locataire de Matignon quand Luc Ferry siégeait au gouvernement, s’est, lui, fendu d’une réaction : « Je n’ai jamais été saisi de près ou de loin d’informations de cette nature. »

    Entendu par les policiers le 3 juin 2011, Luc Ferry dit avoir eu connaissance de cette histoire à son entrée au gouvernement, soit en mai 2002, « sans citer le moindre nom », déplore le rapport d’enquête. Il n’empêche. Ses propos font l’effet d’un révélateur. La déclaration de Luc Ferry réveille un souvenir enfoui chez un journaliste de France Télévisions. « Dans les années 2000 », alors qu’il était de permanence un soir à sa rédaction, il affirme aux enquêteurs avoir vu passer une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP) annonçant la présence de Jack Lang, ex ministre socialiste, dans un commissariat de Marrakech suite à son arrestation « dans un riad […] avec de jeunes mineurs de 15 ans ». Problème : cette dépêche aurait rapidement disparu des écrans, selon le journaliste, mais les policiers n’ont pu en retrouver la trace. Et ce malgré des recherches auprès de trois agences de presse internationale installées au Maroc, dont l’AFP. Interrogé par VSD, le journaliste auteur de ce témoignage confirme sa déposition : « Il était tard, j’ai lu cette dépêche mais je ne l’ai pas imprimée. Et je me suis dit que, le lendemain, il y aurait sans doute le feu à la rédaction. A ma grande surprise, il n’en a rien été. Personne n’était au courant de cette info. Pourtant, cette dépêche, je l’ai lue. Je ne suis pas dingue ».

    Le journaliste oriente les enquêteurs vers l’un de ses fixeurs (guide-interprète employé par les équipes de télévision). « Ce dernierm indique le rapport judiciaire consulté, reconnaissait avoir entendu parler par ses compatriotes marocains d’une interpellation de Jack Lang (…) ». Mais, retrouvé par VSD, ce collaborateur et au Maroc. Sollicitée par VSD, la reporter regrette de ne disposer « que d’informations de seconde main ». Autre témoim entendu dans ce dossier : le désormais célèbre Yves Bertrand, anciendirecteur central des Renseignements Généraux. Dans ses  fameux « carnets secrets », saisis lors de l’enquête sur l’affaire Clearstream, cet in fluent policier de l’ombre avait rédigé la phrase suivante, qu’il date de février 2002 : « Lang, à La Mamounia en novembre, s’est tapé des petits garçons ». « Des rumeurs tellement insistantes que l’on m’aurait reproché de ne pas les relayer, confie-t-il aujourd’hui à VSD. A l’époque, je voyais le Tout.Paris, mais ces renseignements n’étaient pas recoupés. Des preuves, je n’en avais aucune ».

    Retour, donc, à la case départ. Mais alors, qui a bien pu tuyauter Luc Ferry à son arrivée dans le gouvernement, début mai 2002 ? L’ambassadeur de France à Rabat de 1995 à 2002, Michel de Bonnecorse, assure n’avoir « jamais reçu d’informations » de cette nature. Ce diplomate de haut rang sera nommé chef de la cellule africaine de l’Elysée au début du second mandat de Jacques Chirac. Au moment exact où Luc Ferry hérite, lui du maroquin de l’Education Nationale. L’ambassadeur devenu conseiller présidentiel est-il ce représentant « au plus haut niveau de l’Etat » évoqué sur le platequ du « Grand Journal »?

    Au milieu de cette savoureuse galerie de témoins, plus étonnante encore est la présence du prête d’une paroisse du sud de la France. Au cours de congés passés au Maroc en 2003 ouis en 2007, celui-ci aurait reçu des « confidences » indiquant que « au cours de séjours de Français connus (…) des événements festifs avaient été organisés dans lesquels des mineurs se seraient livrés à la prositution ». Ses sources : « Des hôteliers et des Marocains de condition modeste, qui s’étaient ouverts à lui en raison de sa position écclésiastique ». Le prêtre fait ainsi état de cas de « prostitution de mineurs à la villa Majorelle, propriété d’Yves Saint Loaurent (décédé en 2008, NDLR) et de Pierre Bergé, où Jack Lang était régulièrement invité ».

    Interrogé par VSD, l’écclésiastique précise toutefois n’avoir « pas cité de noms par déontologie professionnelle ». « Je souhaite protéger ces personnes en faiblesse sociale, poursuit l’homme de l’Église. Dans la médina, des parents de jeunes victimes se sont confiés à moi. Mais, compte tenu du fossé culturel, ils ne s’adresseront jamais aux institutions. Faute de témoignage directs, les policiers se trouvent dans une impasse ».

    Toutes les investigations possibles ont-elles été menées ? Ou bien, comme le soutient Me Jean Chevais, avocat de l’association marocaine Touche pas á mon enfant (lire ci-dessous), les autorités à Paris et à Rabat n’auraient-elles pas tout intérêt à enterrer le dossier ?

    Sollicités par VSD, Luc Ferry et Pierre Bergé n’ont pas donné suite. Parmi les personnalités citées, seul l’ancien ministre de la Culture et de l’Education a fait l’objet d’une discrète audition en tant que témoin. « Jack Lang est parfaitement trtanquille, assure son avocat, Me Merlet. Il n’y aura jamais l’ombre d’un élément. On peut démentir et déposer quarante plaintes, ces rumeurs ressurgiront toujours, malgré les condamnations judiciaires ».

    (*) A Marrakech, un ex-ministre « s’amuse », publié le 28 mai 2011 sur lefigaro.fr.

    La suite :