Étiquette : MINURSO

  • ONU : Le faux message d’Antonio Guterres

    A l’occasion du 75ème anniversaire des Nations Unies, son secrétaire général a envoyé un message il rappelle les grandes lignes d’action de l’organisation mondiale. Un message qui affiche, sans aucune ambigüité, la politique des deux poids deux messures qui caractérise son action au Sahara Occidental, où il n’hésite pas à afficher son allégeance auz diktats de la France sur ce conflit.

    Il a parlé de dignité humaine, des droits de l’homme, de droit international… des sacrés qui, en vue de contenter ses maîtres de Paris, il a allégrement ignorés lorsqu’il s’agit du Sahara Occidental, où un peuple est martyrisé au nom de la géopolitique et les intérêts économiques d’une puissance colonialiste qui n’hésite pas à faire recours au terrorisme pour défendre ses intérêts.

    Il a appelé à « mettre fin aux souffrances humaines de la pauvreté, des inégalités, de la faim et de la haine – et lutter contre la discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe ou toute autre distinction », alors qu’il se tait sur les violations des droits de l’homme quotidiennes commises par le Maroc dans le territoire sahraoui.

    Au Sahara Occidental, la France veut prolonger le statu quo. Guterres y veille au point de conduire la situation au pourrissement. A El Guergarat, il paye le prix de son attitude. Les sahraouis l’ont mis devant le fait accompli.

    Quelle que soit l’image de Guterres au monde, pour les sahraouis, il incarne la trahison aux principes qu’il prétend défendre et s’est accomodé du costume de fidèle serviteur de la France.

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Nations Unies, Front Polisario, Maroc, Antonio Guterres,

  • Sahara Occidental : L’ONU pour le pillage des ressorces naturelles du peuple sahraoui

    A travers son porte-parole, Stephane Dujarric, le Secrétaire Général des Nations Unies, s’est prononcé lundi sur la situation à la brèche illégale d’El Guergarat. Guterres ne cache plus son parti pris pour le Maroc et pour le statu quo qui permet à Rabat de continuer à piller les ressources naturelles du Sahara Occidental.

    Voici le texte intégral de la déclaration de son porte-parole à ce sujet:

    La Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) rapporte que, ce matin, elle a observé une cinquantaine de personnes, des hommes, des femmes et des enfants, présentes dans la bande tampon de Guerguerat. Elles bloquaient le trafic qui traverse la zone.

    La Mission a déployé du personnel supplémentaire ce matin dans la région pour aider à désamorcer toute tension et à débloquer la circulation.

    Nous exhortons toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour désamorcer toute tension.

    Nous rappelons que le trafic civil et commercial régulier ne doit pas être entravé et qu’aucune mesure ne doit être prise qui pourrait constituer un changement du statu quo de la bande tampon.

    La Mission continuera de suivre de près la situation.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarat, ONU, MINURSO,

  • Sahara Occideental : Le Maroc face à ses échecs diplomatiques à l’ONU comme à l’UA

    À L’ONU COMME À L’UA : Le Maroc face à ses échecs diplomatiques

    Le Maroc est sous le double choc de ses récents échecs diplomatiques et de la forte résistance civile sahraouie dans les territoires occupés, notamment à hauteur de la brèche de Guerguerat.

    Les Sahraouis qui se sont regroupés près de cette brèche l’ont fermée pour empêcher le trafic en tous genres encouragé par le Maroc et qui empruntait cette brèche dont l’ouverture est contraire au dispositif de l’accord de cessez- le- feu de 1991. Sur le plan diplomatique le soutien massif dont jouit le Front Polisario au sein du Conseil de sécurité et à la quatrième commission de décolonisation de l’ONU a déstabilisé au plus haut point le Maroc et son inénarrable ambassadeur aux méthodes très peu diplomatiques. Il a lancé, via la représentation marocaine à New York, de violentes attaques contre des membres de l’organe exécutif de l’ONU soutenant l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Dans une récente missive adressée au président du Conseil de sécurité, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU s’en est pris à l’Afrique du Sud, l’accusant de devenir soi-disant « l’instrument d’une falsification des réalités » concernant le conflit du Sahara occidental occupé. Alors que le diplomate marocain toute honte bue ose affirmer que la question du Sahara occidental n’est pas une question de décolonisation. À l’ONU la diplomatie marocaine est à ce niveau. Pour rappel, l’Afrique du Sud a remis à la présidence du Conseil de sécurité, assurée actuellement par la Russie, une correspondance émanant de la localité sahraouie libérée de Bir Lahlou, et signée par le président de la RASD, Ibrahim Ghali.

    La lettre marocaine montrait également l’agacement du Maroc face au geste de l’ambassadrice de Timor Leste auprès de l’ONU qui a fait circuler une lettre au contenu émanant de la représentation du Front Polisario auprès de l’ONU, et renseigne sur l’étendue de l’embarras que suscite le succès de la représentation du Front Polisario aux Nations unies dans la création d’un contact permanent avec le Conseil de sécurité qui est accusé par le représentant marocain, d’ »une instrumentalisation politique » à travers de pareilles lettres rédigées par des dirigeants sahraouis.

    La nouvelle lettre de l’ambassadeur marocain, vient confirmer l’échec des tentatives désespérées du Maroc de dissuader le Conseil de sécurité de l’ONU, qui reconnaît le Front Polisario en tant que seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui, de traiter avec la représentation du Polisario. En effet, l’Afrique du Sud et le Timor Leste ont adressé les 7 et 8 octobre 2020 au Conseil de sécurité via leurs représentations respectives auprès de l’ONU deux correspondances comprenant les lettres adressées par le président sahraoui, et le représentant du Front Polisario à l’ONU, approuvées, par la suite, par le Conseil de sécurité de l’ONU comme documents officiels.

    Cette nouvelle sortie de l’ambassadeur du Maroc, qui n’est pas la première d’ailleurs, révèle l’ampleur du mécontentement au sujet des messages adressés par le Front Polisario à l’organe onusien, qui mettent à nu à chaque fois des aspects importants de la politique coloniale expansionniste que le régime marocain tente de mettre en œuvre au Sahara occidental. En juillet dernier, le Maroc avait mis du temps pour digérer l’adoption par le Conseil de sécurité d’une lettre adressée par le président Brahim Ghali, aux Nations unies (ONU), comme document officiel. Il s’agit d’une lettre dans laquelle le président sahraoui a mis en garde contre la propagation de l’épidémie du nouveau coronavirus (Covid-19) qui s’est propagé de manière significative en peu de temps dans les territoires sahraouis occupés. Le Maroc s’en est, alors, pris, dans une lettre précédente à la République de Namibie qui a transmis la missive du président sahraoui au Conseil de sécurité.

    Tout comme sa propagande mensongère, le Maroc n’a d’autre recours que le mensonge et la falsification face à ses échecs répétés dans les enceintes internationales, notamment à l’Union Africaine où toutes ses candidatures au renouvellement des institutions ont été rejetées et à la commission des droits de l’homme de l’ONU où sa candidature n’a recueilli que sa seule voix.

    Des échecs qu’essaye de masquer la propagande de Rabat alors que le souverain marocain ne semble plus intéressé que par les affaires et la prédation, tout comme son entourage immédiat.

    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 22 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, El Guergarat, Union Africaine, UA,

  • Sahara Occidental occupé : Des centaines de manifestants au pied du mur de la honte et à Guerguerat

    Depuis lundi, dans la zone bordant le mur marocain de la honte dans la ville sahraouie libérée de M’heris, des dizaines de Sahraouis se sont rassemblés au pied d’un poste militaire marocain et ont manifesté leur rejet de la situation actuelle de blocage au Sahara occidental.

    Une situation de passivité de l’ONU et de blocage du processus de paix du fait notamment de la nomination d’un envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour faire avancer le processus à travers des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario. Une autre caravane de la societe civile sahraouie se dirige vers la brèche illégale d’El Guerguerat, au sud du Sahara occidental, pour organiser une manifestation populaire avec le même objectif: dénoncer le blocus dans le plan de paix. Dans cette zone en particulier (El Guerguerat), il existe une brèche illégale ouverte par l’occupant marocain depuis 2000 et à travers laquelle des milliers de véhicules passent quotidiennement avec des marchandises à vendre dans toute l’Afrique, en plus d’être l’un des principaux points que les mafias font le trafic de drogues en provenance du Maroc et les acheminent sur tout le continent. Aujourd’hui, les Sahraouis disent assez, ils le disent au Maroc, qui envahit le territoire sahraoui depuis plus de 45 ans, ils disent à l’ONU qui traite ce conflit avec passivité et parti pris envers l’occupant colonial marocain. Une position scandaleuse accentuée depuis le mandat du SG de l’ONU.

    Les Sahraouis disent aussi honte aux puissances qui soutiennent le Maroc dans son occupation du Sahara occidental, et elles le disent aussi à tous ceux qui, avec le Maroc, exploitent les ressources naturelles du Sahara occidental. Les manifestants qui se rendent vers la brèche de guéguerre sont soutenus et accompagnés par des dizaines de citoyens sahraouis qui résident habituellement dans les zones libérées du Sahara occidental et il n’est pas exclu que davantage de Sahraouis se joignent également à eux. Pour le moment, tout indique que Guerguerat sera la destination finale où les militants planteront leur camp de base et matérialiseront leur protestation dans le but de combler complètement ce fossé illégal et d’envoyer un message clair au Maroc et à la communauté internationale, et le message est le même que celui qui se répète depuis plus de quatre décennies: les Sahraouis ne renonceront pas à leur terre ou à leurs droits légitimes d’étendre leur souveraineté sur l’ensemble de leur territoire.

    Cette caravane, va protester et fermer temporairement toutes les brèches illégales ouvertes par le Maroc le long du mur de la honte qui divise le Sahara occidental, et sa protestation aboutira enfin dans la région d’El Guerguerat , avec pour objectif de montrer le soutien et la fraternité de la société civile sahraouie avec les troupes de l’armée nationale sahraouie présentes dans la zone.

    Pour rappel le président sahraoui Brahim Ghali avait assuré dans un entretien à la télévision algérienne que toute attaque des forces d’occupation marocaines contre des civils sahraouis dans la région d’El Guerguerat serait considérée comme une déclaration de guerre.Le président sahraoui a également rappelé que les troupes de l’armée nationale sahraouie sont plus que préparées et pleinement disponibles pour engager tout acte militaire nécessaire à la défense de l’intégrité des civils sahraouis. La tension est montée en flèche après que cette semaine des dizaines de civils sahraouis – y compris des responsables de la société civile sahraouie – se soient déplacés vers le mur militaire marocain pour protester contre l’occupation et l’incapacité de l’ONU à résoudre le conflit. . Pour calmer les manifestations, des membres de la mission des Nations unies (Minurso) ont essayé de dissuader les manifestants sahraouis de protester. Pour rappel après la démission inattendue de l’ancien envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler, le processus de paix et l’élan créé après les deux cycles de négociations à Genève sont au point mort.

    Le président sahraoui, dans une lettre adressée à l’ONU, demande une plus grande implication du Conseil de sécurité pour sortir de l’impasse actuelle au Sahara occidental. Le Front Polisario demande la nomination d’un nouvel émissaire de l’ONU pour réactiver le dialogue tandis que le Maroc préfère un blocage pour perpétuer l’occupation du Sahara occidental.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 21 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarat, mur de la honte, ONU, MINURSO, spoliation pillage, ressources naturelles,

  • Sahara Occidental : Premier examen au Conseil de Sécurité du projet de résolution

    CONSEIL DE SÉCURITÉ- SAHARA OCCIDENTAL : Premier examen du projet de résolution

    Le Conseil de sécurité des Nations unies devait se réunir, hier, pour examiner le projet de résolution proposé par les États-Unis sur la prolongation du mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO).

    Selon le site électronique sahraoui El confidentiel sahraoui qui a eu une copie du texte, le projet de résolution présenté par les États-Unis au «Groupe des amis du Sahara occidental» demande une prolongation du mandat de la mission jusqu’au 31 octobre 2021. Le texte proroge le mandat de la MINURSO pour une autre année et « se concentre sur le besoin urgent pour les parties de poursuivre le processus actuel dirigé par les Nations unies pour parvenir à une solution juste » réaliste, pratique et crédible « au conflit au Sahara occidental.

    Le projet des États-Unis souligne également que toute solution au problème doit être fondée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Au cours de la semaine prochaine, des experts des quinze membres du Conseil de sécurité se réuniront pour tenter de parvenir à un consensus sur une résolution finale qui serait mise aux voix le 28 de ce mois. Selon le texte , « Le Conseil de sécurité réaffirme son engagement d’aider les parties au conflit à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur un compromis qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’accords compatibles avec les principes et les objectifs de la Charte des Nations unies, et en observant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard. »

    Le projet de résolution souligne également « l’importance d’améliorer la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis, et encourage les parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc à travailler davantage avec la communauté internationale pour développer et mettre en œuvre des mesures indépendantes et crédibles pour garantir le plein respect des droits de l’Homme, en tenant compte de leurs obligations pertinentes en vertu du droit international. » Le projet de résolution indique que le Conseil de sécurité appelle « les parties à poursuivre leurs efforts respectifs pour améliorer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental » (…) et encourage une meilleure coopération avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), notamment en facilitant les visites dans la région ».

    Le Conseil de sécurité, selon le projet, demande au Secrétaire général de faire rapport périodiquement au Conseil de sécurité, et à tout moment qu’il juge approprié pendant la durée du mandat, y compris dans les trois mois suivant le renouvellement de ce mandat et à nouveau avant son expiration, l’état et les progrès des négociations sous ses auspices, sur la mise en œuvre de cette résolution, les défis pour les opérations de la MINURSO.

    Le projet souligne qu’après examen du rapport du Secrétaire général du 2 octobre 2020, la résolution américaine décide notamment :

    « – De prolonger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2021. – Souligne la nécessité de parvenir à une solution politique réaliste, viable et durable à la question du Sahara occidental fondée sur l’engagement et l’importance d’aligner l’approche stratégique de la MINURSO et d’affecter les ressources des Nations unies à cette fin.

    – Exprime son plein soutien aux efforts en cours du Secrétaire général et à son soutien au processus de négociations pour parvenir à une solution au conflit au Sahara occidental.

    – Réaffirme la nécessité de respecter pleinement les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu et appelle les parties à adhérer pleinement à ces accords, à honorer leurs engagements envers l’Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les efforts de l’ONU.

    – Prie instamment les parties de respecter leurs obligations et garanties pertinentes et de s’abstenir de toute action qui pourrait saper les négociations facilitées par l’ONU ou déstabiliser davantage la situation au Sahara occidental.

    – Demande à toutes les parties de coopérer pleinement avec les opérations de la MINURSO, y compris leur libre interaction avec tous les interlocuteurs, et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité, la liberté de mouvement et l’accès immédiat de l’ONU et du personnel associé pour remplir leur mandat, conformément aux accords existants. ».

    Ce premier projet de résolution pourrait connaitre des modifications, d’autant qu’il n’apporte aucune observation critique du rapport du Secrétaire général, fortement critiqué par le Front Polisario et sur la part belle qu’il fait au Maroc qui bloque le processus de paix et ses violations des droits de l’Homme, notamment à El-Ayoun où est assiégée l’icône du peuple sahraoui Aminatou Haider.
    Mokhtar Bendib

    AIDE HUMANITAIRE AUX RÉFUGIÉS SAHRAOUIS
    L’Union européenne appuie l’action du HCR

    L’Union européenne soutient le HCR (Haut-commissariat pour les réfugiés) pour poursuivre la distribution d’eau aux réfugiés sahraouis, selon L’Agence des Nations unies pour les réfugiés, indique un communiqué du HCR- Alger. L’organisation humanitaire s’est félicitée de la contribution de 600 000 € de l’Union européenne (UE) pour une aide humanitaire essentielle aux réfugiés sahraouis dans les cinq camps de réfugiés dans la région de Tindouf, ajoute le communiqué. “Il est prioritaire pour l’UE d’assurer à tous les réfugiés sahraouis l’accès à l’eau potable pour leur usage domestique.

    La menace du coronavirus étant toujours présente, une quantité d’eau suffisante est plus que jamais nécessaire afin de maintenir un niveau d’hygiène minimal, permettant le lavage des mains de manière fréquente ‘’, estime le HCR. ‘’ L’UE est pleinement engagée à continuer de soutenir les réfugiés sahraouis », a déclaré Patrick Barbier, Responsable des opérations d’aide humanitaire de l’UE en Algérie. L’UE est un donateur humanitaire actif et de longue date dans les camps. Elle soutient les activités humanitaires vitales de nombreuses organisations des Nations unies et partenaires dans divers domaines, allant d’une assistance alimentaire et des soins de santé à l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH)’’.

    “Le HCR tient à remercier l’UE pour son soutien continu à la population réfugiée sahraouie, en particulier pour l’approvisionnement en eau potable de la communauté sahraouie », a déclaré de son côté le Représentant du HCR, Agostino Mulas. Les services et infrastructures WASH sont en cours d’amélioration dans les camps de Tindouf.

    Le HCR fournit environ 700,000 m3 d’eau potable par an en assurant en permanence le fonctionnement et l’entretien des installations existantes, en installant de nouvelles et en contrôlant la qualité de l’eau. Pour son programme 2020, le HCR Algérie est actuellement financé à 44%, avec environ 16,6 millions de dollars US reçus sur un total de 37,4 millions de dollars US requis.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 20 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Conseil de Sécurité,


  • Sahara Occidental : Une caravane de civils sahraouis se dirige vers El Guergarat

    Une caravane de protestation avec des centaines de Sahraouis se dirige des camps de réfugiés, des territoires libérés et de la Mauritanie vers la brèche illégale d’El Guergarat, rapporté lundi le site Por un Sahara libre.

    « Après des années de protestations du Front Polisario et de la population sahraouie contre la brèche illégale que le Maroc a ouvert entre les territoires occupés et libérés d’El Guergerat et qui fonctionne comme un couloir pour le trafic de drogue, la traite des êtres humains et le soutien au pillage des ressources naturelles sahraouies, et sans aucune action des Nations Unies, le peuple sahraoui a décidé de réaliser cette caravane », indique la même source.

    Selon ce site sahraoui, « la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Sahara occidental), qui doit surveiller le respect du cessez-le-feu, en plus de tenir le référendum, n’agit pas contre cette ouverture illégale comme c’est son devoir ».

    « Les Sahraouis ont maintenant décidé de lancer une méga caravane de protestation composée d’hommes et de femmes civils qui, en route vers El Guergarat, remettent des lettres de protestation à la MINURSO », a-t-il ajouté.

    Une action qui met en lumière la position de la population sahraouie, qui a totalement perdu confiance dans un processus politique et dans la communauté internationale.

    La population sahraouie des territoires occupés a connu ces derniers mois une recrudescence de la répression brutale des occupants marocains et de graves représailles contre les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.

    Au cours des 12 et 14 dernières réunions du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental ont eu lieu, qui, le 24 octobre, devra se prononcer sur la prorogation du mandat de la MINURSO.

    S’il n’y a pas de changement radical dans la position du Conseil de sécurité et que des mesures pratiques sont prises pour protéger la population sahraouie, la fermeture de la brèche illégale et la programmation du référendum, les sahraouis sont prêts à rompre avec le processus politique après 29 des années de résistance non violente et une offensive croissante de l’occupant marocain.

    « La communauté internationale ne peut pas s’attendre à ce que tout un peuple continue d’être victime d’un génocide silencieux et lent et avec la complicité des Nations Unies, dont l’inaction a contribué au renforcement de l’occupation illégale marocaine et du statu quo », conclue-t-il.

    Pour un Sahara libre, 19 oct 2020

    Tags: Sahara occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarat, pillage, ONU, MINURSO,

  • Sahara Occidental : Lettre ouverte à l’ONU de Mahrez Lamari

    MAHREZ LAMARI / MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES : Lettre ouverte à l’ONU

    Au moment où se tiennent et se déroulent les travaux de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU et à la veille des travaux de la 4eme commission (questions politiques spéciales et de décolonisation des Nations unies), J’ai l’honneur de m’adresser à Votre Haute Autorité, en qualité de citoyen d’honneur de la ville d’ Alger-centre et de militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, pour vous exprimer mes profonds sentiments de justice et d’humanité basés sur la défense du principe de droit à l’autodétermination des peuples. Cette position constante de l’Algérie inspirée de l’attachement aux valeurs et aux enseignements tirés de la lutte du peuple algérien pour son indépendance.

    Ainsi, j’appartiens à un peuple jaloux de son indépendance, attaché aux valeurs nobles de la glorieuse Révolution de novembre 1954, tirant légitimement un motif de fierté du formidable mouvement de libération nationale qui a permis du faire prévaloir la primauté du principe de droit des peuples de disposer d’eux mêmes, principe qui est la seule solution conforme à la Résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de L’AG des Nations unies, portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.

    J’ai fortement souhaité et aimé me déplacer au siège des Nations unies et m’inscrire en qualité de citoyen pétitionnaire pour défendre, devant les membres de la 4ème commission en charge des questions politiques et de décolonisation, la légalité internationale qui appelle au parachèvement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU: Le Sahara occidental. Malheureusement les contraintes indépendantes de notre volonté, la pandémie du coronavirus ont fait de sorte que les moyens de transport aérien soient impossibles et inexistants en cette période. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette forme citoyenne (LETTRE OUVERTE) pour m’adresser à Vous pour vous réaffirmer ma solidarité agissante avec la lutte du peuple du Sahara occidental pour son indépendance et aussi pour appuyer la position officielle de mon pays, l’Algérie, autour de cette question de décolonisation, position de principe qui rappelons-le, est claire et sans ambiguïté, constante et cohérente, basée sur le principe de l’autodétermination.

    C’est sans vous rappeler que le Sahara occidental représente la dernière question de décolonisation en Afrique inscrite sur l’agenda des Nations unies et figurant sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, depuis 1963, alors que ce territoire était sous le régime colonial espagnol. L’AG de L’ONU a reconnu depuis et à maintes reprises le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Elle a appelé à l’exercice de ce droit en concordance avec les textes et principes de la Charte de l’ONU et de ses résolutions, dont principalement la Résolution 1514 de L’AG contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux. En effet, L’AG des Nations unies a adopté ses premières résolutions depuis 1965 en appelant à la décolonisation du Sahara occidental, via le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. L’AG des Nations unies continue d’appuyer la question sahraouie en tant que question de décolonisation et elle continue aussi à se mobiliser en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui par la tenue d’un référendum libre, régulier et sans contrainte. Les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU confortent le principe inaliénable du droit des peuples à l’autodétermination et confirment ainsi clairement la voie la plus appropriée pour un règlement juste, équitable et définitif de ce conflit.

    Or, nous constatons malheureusement que le royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental, continue d’adopter une attitude négative, une stratégie de confrontation, et une fuite en avant comme style de politique permanente, qui à chaque progrès enregistré par la communauté internationale, il érige de nouveaux obstacles sur le chemin du processus de règlement pacifique sur la base de la légalité internationale, comme ce fut le cas de son refus de toutes les résolutions du Conseil de sécurité, autour de cette question de décolonisation, reconnue et qualifiée comme telle par la communauté internationale. La stratégie du Maroc consiste à vouloir ignorer son vis à vis dans son conflit sur le Sahara occidental, à savoir le Front Polisario représentant unique et légitime du peuple sahraoui reconnu par la communauté internationale en tant que tel, et à travers la République arabe sahraouie démocratique (RASD), membre fondateur de L’Union africaine, ce même Front Polisario avec lequel, d’ailleurs et à maintes reprises le Maroc s’est assis autour d’une table, sous les auspices de l’ONU, pour négocier une solution juste et définitive au problème du Sahara occidental. Face à l’entêtement du Maroc qui se complaît dans le statu quo au Sahara occidental et qui s’emploie à le perpétuer et face aux violations systématiques des droits de l’Homme du peuple sahraoui, face à ses manœuvres de vouloir aussi détourner la volonté des Nations unies exprimée clairement dans les différentes résolutions et face au déni marocain du droit dont est victime le peuple sahraoui : Je lance un appel citoyen à L’ONU.

    L’ONU doit agir, les Nations unies ont une responsabilité politique et légale à assumer à l’égard des populations des territoires non autonomes comme c’est le cas pour le peuple du Sahara occidental. Car tout regard silencieux et complaisant, nourrit l’injustice. L’ONU, son AG des Nations unies, son Conseil de sécurité, son Secrétaire général doivent relever les défis et faire prévaloir la légalité internationale, par l’application des textes de la Charte onusienne et par le respect de la doctrine des Nations unies, en matière de décolonisation. Ils ne doivent en aucun cas compromettre leur crédibilité, ni altérer leur image et prestige. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit faire preuve de détermination et de fermeté pour qu’il oblige le Maroc à stopper sa politique d’arrogance, d’obstruction à l’application de la légalité internationale au Sahara occidental.
    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit assumer sa responsabilité qui lui incombe dans le processus devant conduire au parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental, en vue de garantir la paix et la sécurité des peuples de la région, par le respect et l’application des résolutions pertinentes des Nations unies.

    Pour conclure ma Lettre ouverte, je souligne haut et fort qu’aucune forme de pression ne pourrait influer sur la détermination citoyenne du mouvement populaire mondial solidaire avec la juste lutte du peuple sahraoui conduite par le Front Polisario, à continuer à soutenir le droit du peuple sahraoui à se libérer du joug colonial marocain, jusqu’à l’organisation d’un referendum libre régulier et sans contraintes

    TÔT OU TARD LE DROIT IMPRESCRIPTIBLE À L’AUTODETERMINATION DES PEUPLES COLONIAUX TRIOMPHERA AU SAHARA OCCIDENTAL et ‘L’HISTOIRE EST LÀ POUR EN TÉMOIGNER ET LE RAPPELER.
    Respectueusement.

    MAHREZ LAMARI / Citoyen d’honneur de la Ville d’Alger Centre, militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Mahrez Lamari, Front Polisario, autodétermination, décolonisation, 

  • Guterres : Le Maroc restreint le mouvement de la MINURSO au Sahara Occidental occupé

    Alors qu’il a exprimé sa satisfaction par rapport à la liberté de mouvement dont jouit la MINURSO, le secrétaire général de l’ONU a critiqué son manque d’accès avec les inteerlocuteurs dans les villes sahraouis occupées par le Maroc.

    « A l’est du mur de sable ou dans les camps de réfugiés situés à proximité de Tindouf, le personnel humanitaire de la MINURSO et des Nations Unies a conservé un accès sans entrave aux réfugiés et aux autres interlocuteurs locaux et internationaux. La Mission a continué de renforcer ses capacités d’analyse et d’alerte rapide en surveillant les informations tirées des médias sociaux ou, à Tindouf, provenant des communautés locales, en plus de celles fournies par les médias grand public ». a affirmé le Chef de l’ONU dans son dernier rapport sur la situation au Sahara Occidental et l’activité de la mission onusienne qui y opère.

    Ce n’est pas le cas dans le paragraphe 55, où il indique qu’à cause du « manque d’accès à des interlocuteurs locaux à l’ouest du mur de sable, la Mission a eu des moyens très limités de recueillir de manière indépendante des informations fiables sur la situation ainsi que d’évaluer l’évolution de la situation dans sa zone de responsabilité et d’en rendre compte ».

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Antonio Guterres, Conseil de Sécurité, société civile sahraouie, liberté de mouvement, interlocuteurs, 

  • Paragraphes intéressants du rapport du SG-ONU sur le Sahara Occidental

    Le Maroc renforce le mur de défense militaire

    -« À l’ouest du mur de sable, la MINURSO a constaté que les activités d’entretien le long de tronçons du mur de sable à Oum Dreyga et Auserd avaient dépassé le cadre autorisé, de nouvelles rangées de blocs de pierre ayant été installées sur les lieux. Ces activités ont été désignées comme étant des violations d’ordre général, respectivement en mai et en juin 2020, puis ajoutées, respectivement en juillet et août, à la liste des violations persistantes. La Mission a essayé de faire retirer ces rangées de blocs mais l’Armée royale marocaine s’y est opposée, indiquant notamment, dans une lettre du 16 avril 2020 adressée à la Mission, qu’elles avaient été installées pour limiter la circulation de véhicules utilisés pour le trafic de drogue. La position de l’Armée royale marocaine n’est pas conforme aux règles définies dans l’accord militaire no 1 ».


    -« En mai, la MINURSO a observé le redéploiement de membres de l’Armée royale marocaine sur la ligne de postes d’observation installés le long du mur de sable, dans la zone d’accès restreint, en plusieurs points d’Auserd et Oum Dreyga. Désignés en août 2012 comme constituant une violation persistante, ces postes d’observation avaient été abandonnés en 2019 par l’Armée royale marocaine à l’issue de négociations avec la MINURSO. La rubrique correspondante de la liste d es violations persistantes avait alors été supprimée. La MINURSO avait par la suite donné son accord pour qu’ils soient utilisés de manière strictement encadrée et à court terme au titre de la lutte contre le trafic de drogue, mais l’Armée royale marocaine l’a informée verbalement, lors d’une réunion de coordination officielle, qu’elle entendait aller au – delà des termes de cet accord et continuer d’en faire usage. L’utilisation de ces postes a été déclarée en juillet comme une violation d’ordre général de l’accord militaire n o 1 et la rubrique correspondante a été réinscrite en août sur la liste des violations persistantes.

    -« La MINURSO a constaté une divergence entre la dotation en armes et en équipements consignée dans l’ordre de bataille et le nombre d’armes lourdes déployées sur le terrain à Oum Dreyga et l’a qualifiée de violation en mars. Une violation commise par l’Armée royale marocaine a également été enregistrée en janvier, celle-ci ayant pénétré dans la zone tampon, à proximité d’Auserd, pour tenter d’en retirer un camion des forces militaires du Front POLISARIO [dont la présence a conduit également à la déclaration d’une violation commise par ce dernier (voir par. 29)]. Une autre violation ayant trait à la restriction de la liberté de circulation de la MINURSO dans la région de Mahbas a été consignée en juin ».

    Le Maroc continue de s’opposer à un changement dans les plaques des véhicules de la MINURSO

    -« En outre, la confiance de la population en l’impartialité de la Mission continue d’être compromise par le fait que le Maroc exige que les véhicules de la MINURS O utilisent des plaques d’immatriculation marocaines à l’ouest du mur de sable, ce qui contrevient à l’accord sur le statut de la Mission. En mars 2014, mon Représentant spécial et le Gouvernement marocain ont convenu verbalement de remplacer progressivement les plaques d’immatriculation marocaines par des plaques d’immatriculation de l’ONU (S/2014/258, par. 50), mais aucune suite n’a encore été donnée à cet accord. Cette question en suspens, ainsi que l’apposition par le Maroc de cachets sur les passeports de la MINURSO, continue d’être régulièrement dénoncée par le Front POLISARIO ».

    Guterres demande au Front Polisario de nommer un coordinateur avec la MINURSO

    J’engage S/2020/938 20-12400 17/21 également le Front POLISARIO à nommer un nouvelle personne chargée de la coordination avec la MINURSO dans la zone de la Mission.

    L’intérêt de Guterres pour les droits de l’homme n’inclue pas les prisonniers politiques sahraouis

    -« J’exhorte à nouveau les parties à respecter et promouvoir les droits humains de toutes les personnes au Sahara occidental, notamment en réglant les questions en suspens en la matière et en resserrant leur coopération avec le HCDH et les mécanismes des Nations Unies chargés des droits humains, et à faciliter leurs missions de suivi ».

    Source : Rapport du SG-ONU du 23 septembre 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, Antonio Guterres, Conseil de Sécurité, 

  • Sahara Occidental : « Nous sommes dans les limites de la patience (Brahim Ghali)

    CHEF DU POLISARIO: NOUS SOMMES DANS LES LIMITES DE LA PATIENCE, ET TOUTE ATTAQUE CONTRE UN SAHRAOUI SIGNIFIE LE RETOUR DE LA GUERRE

    Le chef du Front Polisario qui réclame l’indépendance du Sahara Occidental de la tutelle du Maroc, M. Brahim Ghali, a déclaré que les sahraouis sont au bout des limites de la patience, et que toute attaque contre un Sahraoui signifierait le retour de la guerre.

    Dans une interview accordée à la télévision algérienne, Ghali a ajouté que le front polisario a été conduit à se positionner dans certaines zones pour protéger ses citoyens qui ont bloqué spontanément, le passage terrestre de la zone tampon « guerguerat » confirmant qu’ils ont averti le Maroc et les Nations Unies de prendre la responsabilité de ce qui pourrait advenir, signalant que toute attaque contre eux signifie le retour de la guerre.

    Ghali a déclaré que les sahraouis ont beaucoup enduré, demandant: Combien de temps allons-nous attendre pour répondre aux appels répétés (de nos compatriotes) pour un retour à la guerre, indiquant que les enfants sahraouis nés en septembre 1991 sont devenus papas et mamans.

    Les nouveaux propos de Ghali sont considérés les plus forts prononcés -jusqu’ici- par les parties en conflit sur le Sahara occidental.

    Mourassiloun

    Source : adrar.info, 2 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Gargarat, ONU, MINURSO,