Étiquette : minurso1

  • l’Espagne souhaite jouer un rôle dans la planification stratégique des É.-U. sur le Sahara Occidental.

    1. (C) RÉSUMÉ : Un mois après la réunion de l’AGNU entre le secrétaire adjoint Welch et le directeur général du MAE pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Alvaro Iranzo, Iranzo a téléphoné à l’ambassadeur le 26 octobre, disant qu’il avait demandé la réunion à la demande de FM Moratinos, de réitérer que l’Espagne souhaite jouer un rôle dans la planification stratégique des É.-U. sur le Sahara Occidental. Iranzo demande si le GOS pourrait prévoir une réponse au non-paper qu’il a présenté à A/S Welch à leur réunion de l’AGNU. Le ministre des Affaires étrangères Moratinos s’est collé à la langue de bois sur le Sahara Occidental dans un récent témoignage devant le Congrès espagnol, et il a nié un rapport des médias selon lequel l’Espagne aide le Maroc à élaborer son plan d’autonomie. Poster des demandes d’orientation sur la façon de répondre aux non-paper de l’AMF. FIN

    RÉSUMÉ.

    2. (C) Alvaro Iranzo, DG du MAE pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a appelé l’ambassadeur le 26 octobre à discuter du Sahara occidental. Il a déclaré que sa visite à l’ambassade était à la demande du ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, et il a réitéré l’appel fait à NEA A/S Welch lors de leur réunion de septembre à New York pour une plus grande coordination US-Espagne sur le Sahara Occidental. Iranzo a suggéré que l’Espagne et les É.-U. coordonnent avant d’inviter d’autres parties intéressées, y compris le Royaume-Uni et

    France. Mme Iranzo a déclaré que l’Espagne se félicitait du plan de « transfert technique » du mandat de la MINURSO à la fin d’octobre, mais qu’elle souhaitait qu’il soit fait référence à un cadre politique plus large ou à une stratégie de négociation. À cet égard, il a mentionné le non-paper qu’il a présenté à A/S Welch à New York et a demandé si l’Espagne recevrait une réponse, comme A/S Welch l’avait indiqué. L’ambassadeur a dit à Iranzo qu’il transmettrait la demande à Washington. Iranzo a demandé l’ambassadeur

    Aguirre, a déclaré qu’il avait apprécié la rencontre avec A/S Welch.

    1. (C) RÉSUMÉ : Un mois après la réunion de l’AGNU entre le secrétaire adjoint Welch et le directeur général du MAE pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Alvaro Iranzo, Iranzo a téléphoné à l’ambassadeur le 26 octobre, disant qu’il avait demandé la réunion à la demande de FM Moratinos, de réitérer que l’Espagne souhaite jouer un rôle dans la planification stratégique des É.-U. sur le Sahara Occidental. Iranzo demande si le GOS pourrait prévoir une réponse au non-paper qu’il a présenté à A/S Welch à leur réunion de l’AGNU. Le ministre des Affaires étrangères Moratinos s’est collé à la langue de bois sur le Sahara Occidental dans un récent témoignage devant le Congrès espagnol, et il a nié un rapport des médias selon lequel l’Espagne aide le Maroc à élaborer son plan d’autonomie. Poster des demandes d’orientation sur la façon de répondre aux non-paper de l’AMF. FIN

    RÉSUMÉ.

    2. (C) Alvaro Iranzo, DG du MAE pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a appelé l’ambassadeur le 26 octobre à discuter du Sahara occidental. Il a déclaré que sa visite à l’ambassade était à la demande du ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, et il a réitéré l’appel fait à NEA A/S Welch lors de leur réunion de septembre à New York pour une plus grande coordination US-Espagne sur le Sahara Occidental. Iranzo a suggéré que l’Espagne et les É.-U. coordonnent avant d’inviter d’autres parties intéressées, y compris le Royaume-Uni et

    France. Mme Iranzo a déclaré que l’Espagne se félicitait du plan de « transfert technique » du mandat de la MINURSO à la fin d’octobre, mais qu’elle souhaitait qu’il soit fait référence à un cadre politique plus large ou à une stratégie de négociation. À cet égard, il a mentionné le non-paper qu’il a présenté à A/S Welch à New York et a demandé si l’Espagne recevrait une réponse, comme A/S Welch l’avait indiqué. L’ambassadeur a dit à Iranzo qu’il transmettrait la demande à Washington. Iranzo a demandé l’ambassadeur

    Aguirre, a déclaré qu’il avait apprécié la rencontre avec A/S Welch.

    5. (U) L’intérêt espagnol pour le Sahara Occidental commence en haut. Le roi et la reine visiteront l’Algérie au début de 2007, et le roi a récemment rencontré le roi Mohamed VI du Maroc. Le Front Polisario a envoyé une lettre au roi Juan Carlos le 12 octobre lui demandant d’intervenir en leur nom auprès du monarque marocain. Le président mauritanien Ely Ould Mohamed Vall vient de faire sa première visite en Espagne, accompagné d’une foule de ministres. Sa visite a coïncidé avec celle du ministre algérien des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, bien que le poste n’ait pas connaissance d’aucun lien.

    6. (C) COMMENTAIRE : Le non-paper espagnol déclare « irréalisable » toute solution acceptable au niveau régional, tandis que l’Algérie et le Maroc restent à la gorge l’un de l’autre. Il est également clairement coloré par et suggère une solution similaire à l’approche que l’Espagne a adoptée avec sa propre région de Catalogne. C’est-à-dire abandonner le vocabulaire de « décolonisation » comme la souveraineté et l’indépendance en faveur de

    vocabulaire de la « mondialisation » comme la régionalisation, l’autonomie et l’autonomie gouvernementale (page 9). La dépendance de l’Espagne vis-à-vis du gaz naturel algérien et de la coopération marocaine en matière de main-d’œuvre, de commerce et de TC la place dans une position délicate, celle de devoir maintenir de bonnes relations avec les deux pays. L’intérêt national de l’Espagne réside clairement dans la résolution de ce différend, l’ouverture de la frontière entre le Maroc et l’Algérie et l’engagement d’une économie nord-africaine intégrée au niveau régional. DERNIER COMMENTAIRE.

    Source

  • Le Maroc soupçonné d’avoir espionné la force de l’ONU et entravé son travail

    Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki‑moon, a suggéré que le Maroc aurait espionné la force de l’ONU au Sahara Occidental et entravé sa capacité de fonctionner, selon un rapport publié par l’agence Reuters. Ce rapport d’évaluation intervient après l’échec de la dernière série de pourparlers qui s’est tenue le mois dernier entre Rabat et le Front Polisario.

    Dans son rapport transmis au Conseil de sécurité de l’ONU, Ban Ki‑moon s’est plaint que la force de l’ONU au Sahara occidental, connue sous le nom de Minurso, soit « incapable d’exercer pleinement ses fonctions de contrôle, de maintien de la paix, d’observation et de reporting, ou d’utiliser son autorité à inverser l’érosion ». Il a exhorté les quinze pays du Conseil de sécurité à l’aider « à réaffirmer le rôle confié à la Minurso, le respect des normes de maintien de la paix et la neutralité (de l’ONU), et de s’assurer que les conditions minimales pour le bon fonctionnement de la Mission soient remplies ».
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, MINURSO, ONU, espionnage, 
  • Les mauvaises intox du Maroc sur le Sahara Occidental

    Le cyber-activiste @Chris_coleman24 est apparu sur la toile le 2 octobre 2014. Ses premières publications ont visé le sujet névralgique au Maroc : la question du Sahara occidental, dénommée «Question Nationale» dans les documents secrets de la diplomatie marocaine. Un sujet sensible au point que la question est gérée par la centrale de la Dged, le service d’espionnage extérieur marocain.
    Coleman et ceux qui se trouvent derrière lui ont voulu frapper là où ça fait mal au Maroc, affirmer la colonisation du Sahara occidental par le Maroc étant le but principal de la diplomatie chérifienne et ainsi devenir une puissance régionale incontournable grâce à ses nombreuses ressources naturelles qui attirent le convoitise de la France, allié principal du Maroc dans ce conflit qui dure depuis bientôt 40 ans.
    Un soutien qui n’est pas pour les beaux yeux de Mohammed VI ni de ses sujets, mais pour les matières premières dont regorge le sous-sol du Sahara occidental. Suite à l’incident du patron de la Dgst, El Hammouchi qui a failli être interrogé par la justice française, Rabat a voulu exprimer son mécontentement en suspendant la coopération sécuritaire avec la France.
    Une décision qui leur a été fatale, puisque le 2 octobre 2014, un mystérieux hacker a dévoilé des documents d’une extrême gravité. Ses publications ont été arrêtées le 28 janvier 2015 coïncidant avec l’annonce de la normalisation des relations entre la France et le Maroc.
    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Hacker Chris Coleman, ONU, MINURSO,
  • La présidente du Conseil mondial de la paix condamne l’assassinat d’une jeune sahraouie

    La présidente du Conseil mondial de la paix, Socorro Gomes, a condamné mardi la répression des forces d’occupation marocaines contre les manifestants sahraouis pacifiques qui s’est soldée par l’assassinat, dans la nuit de vendredi à samedi, de la jeune sahraouie Sabah Othman Hmeida et faisant des dizaines de blessés.
    «Les rapports et les vidéos qui nous sont parvenus montrent la violente répression qu’ont subie les Sahraouis et qui s’est soldée par l’assassinat de l’étudiante sahraouie Sabah Othman, écrasée par un véhicule» qui a foncé sur la foule, a précisé Mme Socorro Gomes dans une déclaration à la presse».
    Selon elle, la négation des souffrances des Sahraouis par la communauté internationale a commencé avec la négation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et des violations flagrantes des droits de l’homme.
    La présidente du Conseil mondial de la paix a, par ailleurs, dénoncé «la connivence de la France avec le Maroc», rappelant que Paris s’est opposée, au Conseil de sécurité, à l’inclusion de la surveillance des droits de l’homme dans le mandat de la MINURSO.
    La responsable a affirmé que son organisation «appuie la mise en œuvre immédiate du Référendum d’autodétermination au Sahara occidental (…) et soutient toutes les organisations qui sont en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».
    APS
  • Groupe d’amitié avec le Sahara occidental créé au Parlement norvégien

    @page { margin: 0.79in } p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120% } a:link { so-language: zxx }

    Les représentants des neuf partis politiques siégeant au Parlement norvégien ont créé mardi un groupe d’amitié avec le Sahara occidental.
    Le but de l’intergroupe est de défendre le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Une partie du territoire est illégalement occupée par le Maroc depuis 1975.

    « Maintenant, alors que les parties à ce conflit doivent se rencontrer à nouveau en mars pour les pourparlers de l’ONU, il est fondamental que le gouvernement norvégien soutienne sans équivoque les principes du droit international. Une solution à ce conflit ne peut qu’impliquer que le peuple du Sahara Occidental se prononce lui-même sur la question de l’indépendance », a déclaré le député Solfrid Lerbekkk.
    « La Norvège doit soutenir les droits fondamentaux du peuple sahraoui et le travail de l’envoyé spécial de l’ONU pour résoudre le conflit. Il est essentiel d’accroître la pression sur le gouvernement français pour permettre à l’opération de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental de rapporter sur les violations des droits de l’homme constatées », a déclaré la députée Gisle Meininger Saudland.
    L’Organisation des Nations Unies est présente sur le territoire depuis 1991 à travers une mission de paix, la MINURSO. Des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège ont demandé que l’opération des Nations Unies puisse faire rapport sur la situation des droits de l’homme dans le territoire. Ceci est empêché par le principal allié du Maroc, la France, qui détient un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.
    « Le consensus politique entre les partis politiques norvégiens sur le dossier du Sahara occidental doit se refléter dans une position de principe. La position constante de la Norvège aujourd’hui est que la Norvège n’accepte pas l’annexion du territoire par le Maroc. Cela signifie que nous devons demander clairement au Maroc de mettre fin à l’occupation et que nous devons travailler pour assurer un référendum libre sur l’indépendance du Sahara occidental », a déclaré le député Åsmund Aukrust.

    Le groupe est coordonné par Åsmund Aukrust (Parti travailliste, opposition), Gisle Meininger Saudland (Parti du progrès, position) et Solfrid Lerbegg (Parti socialiste de gauche, opposition).

    Le gouvernement conservateur norvégien se compose de quatre partis, tandis que cinq partis sont dans l’opposition. Les neuf partis ont des membres dans l’intergroupe.

  • Maroc : Agiter l’épouvantail du terrorisme et du narcotrafic pour justifier l’occupation du Sahara Occidental

    S’il y a un moyen de mesurer la température et l’état de santé du Makhzen, c’est bien sa campagne de propagande, pour ne pas dire campagne d’intoxication. Pour cela, il dispose d’un relais considérable grâce à la presse assujettie qui reprend allègrement le discours officiel et de le maintenir visible sur la toile pendant plusieurs jours.
    Depuis hier, les caisses de résonance du Makhzen parle de la découverte d’une tentative de construction d’un aéroport dans la région de Boujdour pour accueillir les cargaisons de cocaïne.
    Acculées dans la question du Sahara Occidental et effrayé par la dernière déclaration de John Bolton sur la MINURSO, les autorités du Maroc tentent de convaincre la communauté internationale que l’indépendance de ce territoire pourrait être accompagnée du risque de conversion en foyer du trafic de cocaïne.
    Avec cette annonce de la MAP, Rabat répète le scénario d’Amgala. Si à Boujdour, le Maroc a agi l’épouvantail de la drogue, à Amgala c’était plutôt celui du terrorisme. Le strtagème d’Amgala n’a pas marché. Celui de Boujdour, le Makhzen peut toujours rever, puisque c’est gratuit.
    Au même temps, Rabat menace d’acheter des armes sophistiquées de la Russie et il ouvre le feu avec l’autre arme à sa main : la migration en baissant la garde des côtes. 
    Se sentant menacé, le Maroc est en train d’utiliser toutes ses cartes dans l’espoir de garder le contrôle du territoire sahraoui si riche en phosphates, un produit dont l’avenir s’avère de plus en plus alléchant.
  • Sahara occidental : une solution pacifique est possible, selon l’envoyé de l’ONU

    « Ma conviction demeure qu’une solution pacifique à ce conflit est possible », a déclaré l’ex-Président allemand Horst Köhler lors d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève. Selon M. Köhler, qui est l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, cette réunion constitue un premier pas – mais important – vers un processus politique renouvelé pour l’avenir de ce territoire.
    Chargé du dossier depuis 2017, l’ancien Président allemand a également annoncé qu’il entendait organiser une nouvelle réunion sur le même format au premier trimestre 2019.
    « D’après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo », a-t-il ajouté tout en affichant sa ferme conviction « qu’il est dans l’intérêt de tous, de résoudre ce conflit afin de créer un environnement propice à une forte croissance, à des créations d’emplois et à une meilleure sécurité ».
    Présentée par l’ONU comme un « premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », la réunion à Genève s’est tenue dans « une atmosphère d’engagement sérieux et de respect mutuel », a relevé l’envoyé de l’ONU.
    Dans le communiqué final sanctionnant cette première table ronde en six ans, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario reconnaissent que la collaboration et l’intégration régionale, « pas la confrontation », « est le meilleur moyen de répondre aux nombreux défis » de la région. Toutes les parties prenantes étaient présentes pour la première fois et toutes les discussions se sont déroulées « dans une atmosphère d’engagement sérieux, de franchise et de respect mutuel ».
    Les dernières négociations directes s’étaient achevées en 2012 sur des divisions liées au statut du territoire et au corps électoral pour un référendum. Mardi dernier, le Secrétaire général de l’ONU António Guterres avait appelé les parties à dialoguer « sans précondition ».
    ONU INFO, 6 déc 2018
  • L’ONU et la résolution du conflit du Sahara occidental de 1975 à nos jours

    L’ONU et la résolution du conflit du Sahara occidental, de 1975 à nos jours (Marie-Chantal Gatta)

    Vieux de plus de quarante ans, le conflit du Sahara occidental (l’ancien Rio del Oro espagnol) fait partie de ces conflits plus ou moins larvés dont on parle rarement en dépit de la présence d’une mission (MINURSO), à laquelle participe la France (l’auteure, visiblement plutôt favorable à la thèse du Polisario, parle « d’inertie coupable » de la mission).
    Ce livre, issu d’une thèse de doctorat, permet de faire un point très complet de l’évolution de la situation entre le Maroc et le Front Polisario/Algérie depuis la « marche verte » marocaine en 1975 jusqu’aux années 2010. 
    Devant le nombre peu important d’études de fond en français sur le sujet, il s’agit donc d’un ouvrage extrêmement utile pour quiconque s’intéresse à l’Afrique, à la décolonisation, à l’ONU et ses missions internationales. 
    Tous les aspects intérieurs et régionaux du dossier sont abordés (organisation des camps d’accueil des réfugiés, action des ONG, etc.), dans un cadre chronologique qui prend en compte les grands évènements du monde arabo-musulman et le rôle des grandes puissances, Etats-Unis et URSS/Russie mais aussi France, Espagne et Union européenne, sans oublier les difficultés de l’Organisation de l’unité africaine et les conférences successives (à Khartoum, Monrovia, Freetown, Nairobi). 
    Constatant les positions « irréconciliables » du Maroc et du Front Polisario aussi bien que l’impuissance de la communauté internationale, l’auteure observe que « toutes les résolutions votées par le Conseil de sécurité se sont avérées fragiles en l’absence de fermeté dans leur application ».
    Une étude très documentée à partir de laquelle il est possible de se faire sa propre opinion sur le dossier.
    L’Harmattan, Paris, 2018, 228 pages, 25,- euros.
    ISBN : 978-2-343-16050-4.
  • Pourquoi Horst Köhler comprend si bien l’Afrique

    L’ancien président fédéral Horst Köhler dirige une conférence des Nations Unies sur le conflit du Sahara occidental. Il lutte toujours avec passion contre la pauvreté et les épreuves du continent.
    L’histoire de la tasse de Horst Köhler date déjà de quelques années, mais elle n’a rien perdu de son caractère explosif. Lors de l’un de ses voyages en Afrique, le dernier président fédéral a reçu au Mali une tasse en plastique, aussi large qu’une soucoupe et d’une profondeur d’environ 20 centimètres. Elle était rempli de la ration hebdomadaire de mil, qui a ensuite été distribuée dans un centre pour femmes enceintes: trop peu pour vivre, trop pour mourir. De retour à la maison, Köhler posa la tasse sur son bureau pour lui rappeler de ne pas laisser l’Afrique abandonnée à elle-même.
    Même aujourd’hui, ses conseils dans la plupart des pays du continent sont encore plus sollicités que ceux de nombreux hommes politiques actifs. Par exemple, ce jeudi, à Genève, à 75 ans. Le conflit qui couve depuis des décennies autour du Sahara occidental, annexé par le Maroc, dans lequel un mouvement indépendantiste cherche à acquérir une plus grande autonomie. Il est certain que cela prendra des années avant que ce conflit ne soit résolu, avant que 200.000 personnes aient déjà fui en Algérie. Mais Köhler est convaincu: « Les jeunes veulent former et construire leur pays. » Il était faux de croire que tous les Africains voulaient aller en Europe. « L’Europe et l’Afrique », dit-il, « sont dans une communauté de destin, et vous pouvez lesles rendre au mieux ».
    Horst Köhler a une compréhension de l’Afrique
    Avec son épouse Eva et quelques amis, il a fondé un magasin du tiers-monde à Ludwigsburg dans les années 1970: « Nous voulions faire quelque chose pour lutter contre la pauvreté ». Plus tard, en tant que directeur du Fonds monétaire international, il a également vécu Qu’est-ce qui n’allait pas en Afrique: corruption, copinage, bellicisme? Lorsqu’il est devenu président fédéral en 2004, il a déplacé le centre d’intérêt d’autant plus déterminé en Afrique. Dans son discours inaugural, Köhler avait déjà déclaré: « Pour moi, l’humanité de notre monde décide du sort de l’Afrique. »
    Lors de visites d’État, il a emmené à plusieurs reprises avec lui des experts africains éminents comme Anthony Baffoe, un footballeur professionnel du Ghana, ou l’écrivain Henning Mankell, qui avait vécu au Mozambique à l’occasion. Aussi lourd et inconfortable qu’il puisse être en tant que président quand il n’a pas signé une loi ou lu la loi anti-émeute au gouvernement, l’ancien secrétaire d’État aux Finances Köhler semblait touché et engagé dès qu’il a marché sur le sol africain. Les journalistes qui y étaient se souviennent d’une grande fête à Accra, la capitale du Ghana, où Köhler et son épouse ont dansé au rythme d’un groupe africain devant le palais présidentiel comme s’il n’y avait pas de lendemain.
    Köhler est représentant spécial pour le Sahara occidental
    À Genève, le rationnel Köhler, représentant spécial des Nations Unies pour le Sahara occidental, sera en demande dès aujourd’hui. En cas de doute, un idéaliste comme lui est réaliste: « Il faut travailler sérieusement pour changer les conditions en Afrique afin que les gens restent là-bas ».
    (Traduction automatique)
  • L’ONU et l’UE accablent Rabat sur ses violations au Sahara Occidental : Le droit international met le Maroc au pied du mur

    La vice-présidente du Parlement européen (PE), Heidi Anneli Hautala, a appelé jeudi les députés européens à rejeter l’accord de pêche UE-Maroc, dans lequel la Commission européenne inclut le Sahara occidental, en violation flagrante de la Légalité internationale, le Droit européen et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Après avoir dénoncé la position de la Commission de l’Union européenne, à l’égard du conflit opposant le Front Polisario et le Maroc, sur le Sahara occidental, en évoquant «la complicité discrète de l’UE avec la force d’occupation illégale (Maroc/ndlr) de la dernière colonie en Afrique» la vice-présidente du PE, Heida Anneli Hautala a averti sur la portée et les conséquences de la persistance de l’UE à faire fi de la Légalité internationale et le Droit européen, dans ses relations avec Rabat. 

    Elle soulignera, en effet, que les actions menées par la Commission européenne et le Maroc, visant le maintien de « l’exploitation illégale » des ressources naturelles du peuple sahraoui, en violation des arrêts prononcés par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), l’eurodéputée, membre de la Ligue verte finlandaise, Heidi Anneli Hautala souligne que «la réputation du Parlement européen et le destin du peuple sahraoui sont en jeu». 

    Pour la vice-présidente du PE, le souci premier de la commission de l’UE, est «de donner la priorité absolue à la préservation de ses relations avec son partenaire à Rabat , plutôt que de se conformer» souligne-t-elle «à la décision de la CJUE et de négocier un accord séparé avec le Front Polisario, représentant unique et légitime du peuple du Sahara occidental reconnu par les Nations unies» a écrit, Mme Heidi Anneli Hautala, dans une tribune publiée jeudi sur le site Eurobserver. 

    Sur les conditions ayant accompagné les consultations de la commission de l’UE, avec le Maroc, pour le renouvellement de l’accord de pêche UE-Maroc, la responsable du Parlement de l’UE, souligne que «la grande majorité des parties prenantes consultées était composée de Marocains ou de représentants locaux ayant un intérêt direct à préserver le statu quo» a affirmé la vice-présidente du PE. 

    Dans le rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental, remis au Conseil de sécurité, Guterres a abordé, la violation des droits de l’Homme des Sahraouis, par l’occupant marocain, qui d’ailleurs par son système politique colonial au Sahara occidental est en violation des Droits du peuple sahraoui, depuis 1975, et de la Charte et des principes de L’ONU. Guterres note dans son rapport, en ce qui concerne les droits des Sahraouis à disposer de leurs richesses naturelles que «des représentants de la société civile se sont dits préoccupés par les projets de développement financés par le Maroc dans le Territoire (Sahara occidental : NDLR, affirmant, qu’ils ne bénéficiaient pas à la population sahraouie de souche». 

    Poursuivant dans son rapport il dira que ces représentants «ont souligné que les «élus» du territoire ne représentaient pas le peuple sahraoui, dans sa totalité» a-t-il indiqué, ajoutant plus loin qu’«ils ont exprimé leur frustration face à la politique discriminatoire dont ils faisaient les frais en tant que Sahraouis». Indiquant dans son rapport que «les élus» dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine «ne représentaient pas le peuple sahraoui» mais plutôt, mentionne Guterres, «les intérêts d’une élite minoritaire», notamment les colons marocains, comme ce fut le cas, lors de l’ère des ex-systèmes politiques coloniaux qu’a connu l’Histoire de la colonisation, à travers le monde, pour ne citer qu’en Afrique et en Asie. Pis encore, pour maintenir son système colonial au Sahara occidental, Outre que Rabat tergiverse avec l’aide de ses soutiens, principalement de celui du membre permanent au Conseil de sécurité, la France, Rabat vient d’être encore une fois, épinglé, sur ces violations du Mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso).

    Se référant aux conclusions de l’examen indépendant des opérations de la mission onusienne, commandé par l’ONU et qui a été mené par l’experte indépendante Diane corner, Guterres a, dans son rapport précité, pointé du doigt les entraves du Maroc, au travail et à la mission de la Minurso. Pour le SG de l’ONU, Rabat doit cesser à «insister pour que les véhicules de la Minurso portent des plaques d’immatriculation marocaines et non pas de l’ONU et pour que les passeports soient tamponnés à Laâyoune (ville du Sahara occidental sous occupation marocaine : NDLR) ».

    Aussi le rapport accable l’occupant marocain, sur ses agissements et violations, citant,entre autres, les six violations de l’accord militaire n°1 par l’Armée royale marocaine, qui viennent s’ajouter aux dix violations relevées, dont deux avaient un caractère général, trois consistaient en ce que l’accord militaire N°1 définit comme des «renforcements tactiques » ainsi que la violation de la liberté de mouvement, détaille le rapport de l’ONU.

    Karima Bennour