Étiquette : minurso1

  • Intervention de l’avocat du Front Polisario devant la Commission de pêche de l’UE

    L’intervention de monsieur Gilles Devers l’avocat du FRONT POLISARIO devant la commission de pêche au parlement européen. Cette dernière cherche à faire passer le nouvel accord de pêche avec le Maroc au détriment de la légalité internationale et les intérêts de la population locale du Sahara Occidental, une population qui vit, depuis plus de 42 ans, dans une prison à ciel ouvert sous l’occupation marocaine.

  • Mauritanie : Ould Abdelaziz souligne les liens culturels mauritano-sahraouis

    Le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le Ministre des affaires étrangères, Ismael Ould Cheikh Ahmed, ont également exprimé leur plein appui à l’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental et au processus politique en cours en vue de trouver une solution politique au conflit. 
    Dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé que les deux responsables mauritaniens « ont souligné les liens culturels étroits qui existaient entre la Mauritanie et le peuple sahraoui » et « ont confirmé que la Mauritanie était également prête à se mobiliser davantage en faveur du processus politique dans l’espoir de mettre un terme au conflit ». 
    Le Président, Ould Abdel Aziz, a souligné que la recherche d’une solution pacifique au conflit était d’une importance cruciale pour l’ensemble de la région, qui était aux prises avec le trafic de drogues, l’extrémisme et la pauvreté. 
    La Mauritanie s’est dit particulièrement préoccupée par la frustration et la désillusion manifestées par certains des jeunes qui vivent dans les camps des réfugiés sahraouis en Algérie et confirmé qu’elle était disposée à jouer un rôle plus actif dans le processus de
    négociation.
  • Sahara Occidental : Allocution de M. Khaddad devant la Commission de pêche de l’UE

    L’intervention de Mhammed Khaddad, membre du secrétariat national du Front Polisario et coordinateur sahraoui avec la MINURSO, devant la commission de pêche au parlement UE qui débat la question de l’accord de pêche avec le Maroc dont ‘inclusion des eaux du Sahara Occidental a été interdite par le Tribunal de Justice de l’Union Européenne.


  • ARTE : "Aucun pays ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental

    Selon l’ONU, c’est l’un des derniers conflits coloniaux non réglés. Depuis cinquante ans, les zones désertiques du Sahara occidental, riches en matières premières et ouvertes sur la mer, font l’objet d’une rivalité sans fin entre le Maroc, soutenu par la France et l’Espagne – qui occupe 80 % du territoire – et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

    Un conflit qui divise le Maghreb, l’Europe et même le Conseil de sécurité de l’ONU, soucieux de ne pas déstabiliser davantage une région marquée par les insurrections djihadistes.


    Le Conseil de Sécurité se prononcera ce mois-ci sur la prolongation du mandat de la MINURSO, la mission onusienne qui opère dans l’ex-colonie espagnole.
  • ARTE : « Aucun pays ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental

    Selon l’ONU, c’est l’un des derniers conflits coloniaux non réglés. Depuis cinquante ans, les zones désertiques du Sahara occidental, riches en matières premières et ouvertes sur la mer, font l’objet d’une rivalité sans fin entre le Maroc, soutenu par la France et l’Espagne – qui occupe 80 % du territoire – et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

    Un conflit qui divise le Maghreb, l’Europe et même le Conseil de sécurité de l’ONU, soucieux de ne pas déstabiliser davantage une région marquée par les insurrections djihadistes.


    Le Conseil de Sécurité se prononcera ce mois-ci sur la prolongation du mandat de la MINURSO, la mission onusienne qui opère dans l’ex-colonie espagnole.
  • Sahara occidental : Khatri Addouh accuse le Maroc d’«entraver» les efforts de Horst Köhler

    Le président du Conseil national sahraoui, chef de la délégation des négociations du Front Polisario, Khatri Addouh, reproche au Maroc sa volonté de « faire entraver » les efforts menés par l’envoyé spécial de l’Onu pour le Sahara occidental, Horst Köhler, pour relancer les négociations entre les deux parties, à l’arrêt depuis 2012.
    « Le Maroc ne cesse de créer des obstacles. Aucune déclaration sérieuse n’émane de ce colonisateur qui va dans le sens du respect de la volonté internationale et onusienne, car il ne cesse de mettre des conditions préalables inaccessibles à toute négociation, ce qui met à nu sa volonté de fuir la légitimité internationale», a-t-il affirmé hier à Alger.
    Il faisait allusion aux déclarations d’Omar Hillal, ambassadeur du Maroc à l’Onu, qui a déclaré que l’ouverture de négociations sur le dossier sahraoui sans la présence de l’Algérie serait « une perte de temps ». Le diplomate marocain a justifié sa position par le fait que le Front Polisario serait, selon lui, « une entité imaginaire et un outil entre les mains de l’Algérie ».
    L’émissaire onusien pour le Sahara occidental a informé le Conseil de sécurité de son intention de se lancer dans une sorte de dialogue « 2+2 » : belligérants et pays observateurs. « En principe, M. Köhler va remettre des invitations aux deux parties du conflit, Sahara occidental et Maroc, et aux deux pays observateurs Algérie et Mauritanie. Or, le Maroc veut imposer l’Algérie comme partie prenante dans les négociations », ajoute M. Addouh, qui reproche au Maroc d’imposer « une condition insensée » pour fuir les négociations. Le chef de la délégation des négociations du Front Polisario a fait savoir que M. Köhler va envoyer dans quelques semaines des invitations aux belligérants pour un nouveau round de négociations, et devrait en recevoir une réponse en septembre prochain pour entamer, par la suite, un autre round de négociations.
    Le Maroc, estime le diplomate sahraoui, doit dépasser « la négativité de ses positions », parce que, dans un avenir proche, « il ne trouvera aucun moyen pour défendre ses thèses expansionnistes », ajoute le responsable sahraoui.
    Appui inconditionnel de la France
    Les efforts de M. Köhler, renchérit-il, sont « méthodologiques et planifiés», mais « se heurtent à l’intransigeance du Maroc, qui a l’appui inconditionnel de la France ». « Dans le cas où le Conseil de sécurité n’exercerait pas de pressions sur le Maroc pour qu’il respecte les résolutions onusiennes et celles émanant du Conseil de sécurité, il n’y aura pas de développement dans la question et le statu quo va perdurer », avertit M. Addouh. Ce dernier manifeste sa « préoccupation » de la position politique de la France sur le Sahara occidental, loin de se conformer aux résolutions onusiennes.
    « Si la France, membre permanent du Conseil de sécurité, ne change pas de position politique sur la cause sahraouie, il n’y aura pas d’évolution dans le dossier. Sans une position de la France qui va en conformité avec les résolutions onusiennes, je doute que le dossier réalisera des avancées sur le processus de règlement du dossier sahraoui qui est une question de décolonisation inscrite sur l’agenda de l’Onu », ajoute M. Addouh.
    La réduction du mandat de la Minurso d’un an à six mois est un message du Conseil de sécurité pour les deux parties et à l’ONU pour accélérer le processus de résolution du dossier, estime-t-il également. « Le mandat de la mission onusienne pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination expire en octobre prochain. Et ce mandat peut être écourté à nouveau », prévoit le président du Conseil national sahraoui.
    Statu quo et alerte sur la situation dans la région
    Le statut quo qui perdure depuis quatre décennies arrange, selon M. Addouh, le Maroc qui conclut des accords d’association sur les richesses sahraouies avec l’Union européenne, alors que la Cour de justice de l’UE a émis trois arrêts qui ont déclaré le territoire sahraoui un territoire distinct et séparé du Maroc. Pour sa part, la population sahraouie ne peut rester les bras croisés face à ce statu quo, car elle peut recourir à « des moyens légitimes » pour défendre ses intérêts, avertit M. Addouh. « Dans le cas où on n’enregistre aucune évolution dans le dossier, plusieurs points vont rebondir et seront soulevés », dit-il. « Nous sommes au Sahel, une région en ébullition, et ce qui se passe actuellement en Libye et au Mali menace la stabilité et la sécurité de la région avec un risque de dégénération ». Quid de la radicalisation qui menace la jeunesse sahraouie ? Sur ce point, faut-il rappeler qu’à l’ouverture de la 9e édition de l’université d’été des cadres sahraouis, le président de la Rasd et SG du Front Polisario, Brahim Ghali, a appelé les cadres sahraouis et les participants à cet événement annuel de s’inspirer de l’expérience algérienne en matière de lutte anti-terroriste, de déradicalisation et de lutte contre l’extrémisme violent. Mais la jeunesse sahraouie risque-t-elle de se radicaliser ? Le mouvement de libération risque-t-il de devenir un mouvement extrémiste? « Le Maroc nous ouvre de nouveaux front dans la bataille », accuse M. Addouh. Ce dernier rappelle, en se référant au rapport du département d’Etat américain de 2017 sur le trafic de drogue et la criminalité financière dans le monde, que la « production totale de cannabis au Maroc en 2015-2016 est estimée à 700 tonnes, ce qui, potentiellement, équivaut à 23% du PIB marocain, estimé à 100 milliards de dollars », souligne le conférencier. Ce même rapport précise, selon M. Addouh, que le Maroc, « premier producteur et exportateur de cannabis au monde, est devenu un pays de transit important de cocaïne provenant de l’Amérique du Sud et destinée à l’Europe».
    «Le colonisateur marocain a des liens avec des réseaux et organisations criminelles», ce qui « exige de la direction du Front Polisario qu’elle soit vigilante par rapport à ce qui se passe dans la région, car, bien que lassée de la situation, la jeunesse sahraouie ne risque pas la radicalisation», conclut le diplomate sahraoui.
    Source > Reporters
  • Le plus important c’est la liberté de mouvement de la MINURSO (ambassadeur GB)

    S’il y a un diplomate dont le Maroc ne regrettera pas le départ, ce certainement Timothy Morris, ambassadeur du Royaume Uni à Rabat jusqu’à 2012.
    Six mois avant son départ, il a eu un entretien très peu tendre avec le ministre délégué marocain Abdelkrim Amrani.
    M. Morris a signifié à son interlocuteur que « la véritable question au sujet de la MINURSO n’est pas les drapeaux ou les immatriculations, mais la liberté de mouvement pour la Mission de l’ONU ».
    Il a précisé que « les membres de la mission ne sont pas en mesure d’entrer en contact avec les personnes sur place ».
    « Si vous faites une différence entre ce que vous permettez au corps diplomatique et ce que vous permettez à l’ONU ça pose un problème car l’ONU c’est aussi nous ».
    Revenant sur les événements de Gdim Izik, il a considéré que de ne pas avoir laissé la Minurso effectuer un rapport sur ce qui s’est passé a alimenté une perception négative.
    La décision de retirer la confiance à l’envoyé personnel des Nations Unies pour le Sahara Occidental, Christopher Ross « a engendré beaucoup d’incompréhension, y compris au niveau du Groupe des Amis (GOF) et du Secrétaire Général ».
    « L’approche conflictuelle décidée par le Maroc est dans l’ensemble considérée comme étant dure et contreproductive » a-t-il affirmé signalant « qu’il est difficile de distinguer le SG et le Conseil de Sécurité de cette défiance concernant C. Ross ».
    L’Ambassadeur Tim Morris a par ailleurs qualifié d’horrible (« awful ») l’aide-mémoire justifiant la décision du Royaume de retirer sa confiance à C. Ross. Il a en outre fait savoir que le Royaume Uni ne pouvait pas soutenir un tel document dans la mesure où il ne partage pas certains des arguments avancés, et que ledit document révèle par ailleurs une démarche scientifique défaillante. M. Morris a répété une nouvelle fois que la situation sera difficile pour le Maroc sur le court terme et ce pour plusieurs raisons, en prenant soin de préciser : « mais vous vous êtes mis dans cette situation tout seul, vous devrez donc traverser cette période difficile ». Il a ensuite affirmé « Que les choses soient claires, nous allons soutenir le Secrétaire Général de l’ONU et son Envoyé Personnel quoi qu’il fasse. Nous ne voulons surtout pas donner l’illusion que nous sommes d’accord ».
    Source : Maroc Leaks
  • Horst Köhler officiellement nommé envoyé spécial de l’ONU

    Comme attendu, l’ancien président allemand Horst Köhler a été nommé envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental. Il succède à l’Américain Christopher Ross qui avait quitté son poste en mars dernier après l’avoir occupé pendant huit années.
    L’arrivée de M. Köhler, 74 ans, à ce poste devenait une simple formalité depuis que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a informé, la semaine dernière, le Conseil de sécurité de sa décision de le nommer sans qu’aucun pays ne fasse d’objection, signe de validation de cette nomination.
    L’Allemand devient le quatrième émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, après les deux Américains James Baker et Christopher Ross et le Hollandais Peter Van Walssun. Sa mission sera difficile à mener dans un contexte caractérisé par le blocage du processus onusien par le Maroc. Horst Köhler n’a pas fait carrière dans la diplomatie, mais il lui en faudra pourtant pour faire avancer le dossier épineux du Sahara occidental. Il devra mettre en branle un arsenal diplomatique encore plus lourd que celui de son prédécesseur dont les efforts pour relancer le processus de paix au Sahara occidental s’étaient heurtés à une position marocaine hostile, sa demande de déplacement à Rabat et aux territoires sahraouis occupés ayant été refusée. Le Maroc a eu déjà à saborder les efforts d’un autre émissaire américain en 2004 lorsqu’il a rejeté le plan de paix proposé par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, James Baker, qui maintenait le principe d’autodétermination en exigeant la tenue d’un référendum au terme de cinq années de sa mise en œuvre. Economiste et ancien banquier, M. Koehler a présidé l’Allemagne de 2004 à 2010 après avoir dirigé le Fonds monétaire international (FMI) et présidé la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). Le rôle que devrait jouer Kohler est un élément important dans le processus de paix au Sahara occidental mais il ne sera pas décisif sans le soutien du Conseil de sécurité, selon plusieurs observateurs. Avant lui, M. Ross a été l’objet d’une opération de sabotage franco-marocaine au Conseil de sécurité et ne pouvait pas aller loin dans sa mission sans le soutien de l’organe onusien. Inscrit sur la liste des territoires non autonomes depuis 1963, le Sahara occidental attend toujours le parachèvement du processus de décolonisation à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination, conformément aux termes de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991 entre le Maroc et le Front Polisario. Selon les observateurs, son successeur devrait « tâter le terrain « avant d’aller vers des « actions rendues immédiates «. Ces derniers le sont par le contexte de forte crispation enregistré depuis que le Maroc, n’ayant pas apprécié le terme d’» occupation « utilisé par Ban Ki Moon, avait expulsé les membres de la Minurso en poste à Laâyoune en mars 2016 avant de l’autoriser à revenir progressivement sur le terrain. Avant l’expulsion, l’effectif de la Minurso était de 84 membres, Rabat a autorisé le retour de 42 d’entre eux : un contingent de 25 membres en juillet 2016 suivi d’un deuxième de 17 membres a reçu le feu vert du retour au début du mois d’avril. Mais le Polisario appelle au « retour complet de la mission « et à « sa pleine fonctionnalité «.
  • Arrêt de la CJUE: BELANI met en garde contre les solutions de contournement

    Amar Belani, l’ambassadeur de l’Algérie à Bruxelles et auprès de l’Union européenne, est depuis que la Cour de justice de l’UE a prononcé son arrêt historique le 21 décembre 2016, est la cible des attaques haineuses d’une certaine presse marocaine sous ordre qui ne lui pardonne pas sa défense vigoureuse et efficace du droit international et européen. Il explique dans cet entretien comment certains lobbyistes européens payés par le Makhzen s’emploient, jusqu’ici en vain, à contourner les dispositions de cet arrêt. Face au fiasco du Maroc à imposer par le chantage et l’intox, une interprétation biaisée du droit international applicable au statut du Sahara occidental, une colonie selon la définition juridique de la Commission des Nations-Unies sur la décolonisation, ces chiens de garde poursuivent désespérément un combat d’arrière garde perdu d’avance. Entretien. 
    Selon l’ONG internationale « Western Sahara Resource Watch », la Commission européenne a sollicité l’accord des États membres de l’UE pour un nouveau mandat de négociation en vue de corriger certaines dispositions de l’accord commercial controversé avec le Maroc afin d’y inclure les marchandises du territoire occupé du Sahara Occidental. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
    Au plan du droit, théoriquement cela devrait être hautement improbable dans la mesure où les dispositions de l’arrêt de justice de la Cour de justice de l’UE du 21 décembre 2016 sont claires et stipulent que les produits et ressources du territoire du Sahara occidental doivent être exclus du champ d’application des accords commerciaux conclus entre l’UE et le Maroc.
    Je rappelle que cette décision irrévocable de la justice européenne est contraignante aussi bien pour la commission européenne que pour les Etats membres de l’UE. Elle découle du statut distinct et séparé reconnu par le droit international et la Charte des Nations unies au Sahara occidental en tant que territoire non autonome.
    Cependant, l’analyse des déclarations de certains hauts responsables de l’UE et le ballet de visites effectuées en toute discrétion par ces responsables à Rabat, suggèrent que les deux parties travaillent main dans la main pour trouver les moyens techniques de contourner cet arrêt de justice, ce qui explique l’opacité avec laquelle sont menées ces tractations et les interrogations incessantes des eurodéputés quant à leur teneur. 
    Il ne vous aura pas échappé que les autorités marocaines, d’habitude si promptes à réagir au quart de tour au moindre rappel par l’UE des principes du droit international, tel que le statut non autonome du territoire du Sahara occidental ou son éligibilité à l’autodétermination, affichent ces derniers mois un calme olympien comme si des garanties leur ont été données quant à l’issue de ces discussions. Celles-ci pourrait par exemple prendre la forme d’une disposition prévoyant des consultations préalables avec des « institutions » factices, crées de toute pièce par le Maroc, et l’élimination de toute référence au terme « peuple du Sahara occidental » (tel qu’énoncé dans les référents onusiens ainsi que dans l’arrêt de la CJUE) et son remplacement insensé par « population locale », ce qui serait une véritable forfaiture.
    Il serait regrettable, en effet, que l’UE décide, au nom d’un pragmatisme de mauvais aloi, de fouler au pied les principes et valeurs sur lesquels elle a été construite et dont elle se prévaut dans ses relations avec le reste du monde. 
    Cela ne me surprendrait pas pour autant, l’UE ayant une posture morale à géométrie variable, selon les situations. Ainsi, au moment où les responsables européens affirment au plus haut niveau la détermination de l’UE à veiller à ce que, conformément au droit international, l’ensemble des accords conclus avec Israël mentionnent sans équivoque et expressément qu’ils sont inapplicables aux territoires occupés par Israël en 1967, aucune dispositions du même genre n’est prévue dans les accords conclus avec le Maroc, alors que dans les deux cas il s’agit d’occupation.
    En dépit de tout cela, je reste confiant quant au fait que le droit prévaudra en dernier ressort et je suis conforté dans ce sentiment par les annonces en cascade d’entreprises européennes qui ont décidé de se conformer à la légalité internationale en mettant fin à l’exploitation des ressources du territoire du Sahara occidental, à l’instar de la décision prise récemment par la multinationale suisse « Glencore PLC » spécialisée dans l’exploration pétrolière offshore.
    Je note également avec satisfaction la fin de l’impunité avec laquelle le Maroc menait en toute illégalité ses opérations d’exportation de ressources du territoire du Sahara occidental, comme l’illustre la saisie par un juge sud-africain d’un bateau transportant 54.000 tonnes de phosphates d’une valeur de 5 millions de dollars destinée à la Nouvelle-Zélande, provenant des mines de Boucrâa dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc.
    Après l’adoption de la résolution 2351 à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité, et contrairement au Front Polisario, le Maroc traîne les pieds pour donner son accord à la désignation du nouveau envoyé personnel du SG/Onu pour le Sahara occidental, condition indispensable pour la relance des négociations entre le Maroc et le Front Polisario auxquelles appellent le Secrétaire général de l’Onu et le Conseil de sécurité. Quelle est selon vous la raison de cette tergiversation ?
    Permettez-moi avant de répondre à votre question de rappeler deux faits marquants survenus depuis l’adoption de la résolution 2351 du 28 avril 2017 qui proroge d’un an le mandat de la Minurso. D’abord, comme à son habitude, le Maroc fait une lecture biaisée des dispositions de cette résolution, estimant qu’elle lui est entièrement favorable, ce qui est naturellement faux puisque les principes fondamentaux qui ont de tout temps constitués les paramètres incontournables du règlement du conflit sur le Sahara occidental y sont rappelés avec force. J’ajoute que le fait même que la question soit inscrite à l’agenda du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’Onu (Quatrième commission) et fasse partie des travaux du Comité des 24 , est en soi la preuve de la subsistance d’un processus de décolonisation inachevé dans lequel le Maroc a la statut de puissance occupante. Récemment encore, la Haute Représentante a rappelé que le Sahara Occidental est un territoire non autonome tout comme elle a souligné que l’UE ne financera pas les projets relatifs aux énergies renouvelables dans ce territoire et que ses services mettent en garde les opérateurs privés européens intéressés sur le statut légal du Sahara occidental qui fait encore l’objet d’un processus de négociation et sur le caractère particulier des ressources naturelles qu’il recèle.
    Par ailleurs, dans son rapport adressé au Conseil de Sécurité, le Secrétaire General Antonio Guterres a souligné que la MINURSO reste bien chargée du monitoring de la situation politique dans les territoires sahraouis occupés au grands dam de la partie marocaine qui voulait absolument la confiner la mission onusienne à une simple observation du cessez-le-feu et à la mise en œuvre éventuelle de maigres mesures de confiance.
    Enfin, dans ce même rapport, le SG a insisté sur la nécessite d’une « surveillance indépendante, impartiale, complète et constante de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental », chose que le fameux CNDH, un organe parapublic en verité, n’est pas apte à assurer. D’Ailleurs et c’est très instructif de le souligner, ce CNDH serait sur le point d’ouvrir un bureau à Bruxelles pour venir à la rescousse de la chancellerie marocaine qui se trouve bien rudoyée par les députés européens sur la question des droits de l’homme. 
    Ensuite, le Maroc considère comme « ennemis de son intégrité territoriale » tous ceux qui contrarient ses desseins colonialistes et respectent la légalité internationale. En témoigne, la sortie ubuesque de son Représentant permanent à New York qui, avec son goût immodéré pour la provocation, a taxé l’ancien envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu, l’américain Christopher Ross, de meilleur diplomate que l’Algérie ait eu au cours des 40 dernières années.
    Il lui reproche en fait de ne pas avoir pris fait et cause pour les thèses marocaines et d’avoir eu l’outrecuidance de proposer l’élargissement du mandat de la Minurso aux droits humains, ce qui aurait auguré, selon des câbles diplomatiques marocains fuités par le hacker Chris Coleman, d’une « timorisation programmée de la question du Sahara occidental », en ce que une telle mesure « créerait deux ordres de juridictions parallèles: Un ordre au nord du Maroc régi par les lois marocaines en vigueur, et un autre ordre qui dépendrait d’un mécanisme onusien dans la région du Sahara occidental ».
    Pour en revenir à votre question, le Maroc est empêtré dans ses propres contradictions. Rappelez-vous le discours triomphaliste à New York au sortir de la session du Conseil de sécurité le 28 avril dernier où le représentant permanent subordonnait la relance du processus de négociation, tel que proposée par le SG/Onu et soutenue par le Conseil de sécurité, au départ des éléments du Front Polisario de la zone tampon de Guerguerat, chose qui a été faite par le Front Polisario dans une optique d’apaisement et pour administrer la preuve et de sa bonne disposition à la négociation.
    Maintenant, le Maroc en rajoute une couche en exigeant que son accord pour la nomination de Horst Köhler au poste d’envoyé personnel de M. Guterres, prélude à la relance des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, aient pour seule et unique base sa proposition d’autonomie de 2007, s’arrogeant ainsi le droit de dicter ses conditions au Conseil de sécurité et au Secrétaire général de l’Onu, ce qui est contraire aux dispositions de la résolution qui appelle à des négociations directes et sans conditions préalables.
    A cela s’ajoute une attitude schizophrénique du Maroc qui consiste, d’une part, à vouloir à tout prix intégrer l’Union Africaine en se prévalant du soutien de la majorité des Etats membres de l’institution panafricaine et, d’autre part, de ne pas reconnaître la compétence ni se soumettre aux mécanismes de règlement de conflits propres à celle-ci, alors que le Maroc a adhéré sans réserve à sa charte constitutive.
    Nous assistons à une campagne agressive et d’une rare virulence menée par les médias proches du Makhzen et sur les réseaux sociaux contre l’Algérie et ses symboles. N’avez-vous pas le sentiment que les relations bilatérales sont entrées dans une nouvelle phase ?
    Il s’agit en fait de vaines gesticulations, de coups d’épée dans l’eau, auxquels il ne faut prêter aucune attention. 
    Ces messages caustiques et toxiques sont là justes pour projeter une image surfaite de « vrais faux succès » diplomatiques du Maroc, en particulier dans le conflit qui l’oppose au Front Polisario. Dans ce dernier cas, le Maroc déploie une armada de trolls avec pour feuille de route de falsifier l’histoire et décrédibiliser le Front Polisario en rejetant sur l’Algérie la responsabilité de ce conflit et de tous les malheurs du Maroc. C’est vraiment ridicule..
    Justement, dans un article récent, le journal marocain online, le360.ma vous a reproché, à vous ainsi qu’au Ministre Lamamra, de contribuer à la déstabilisation du Maroc..
    Je vous prie de ne pas qualifier de « journal », ce faux nez d’une officine des services, animée, suivant des horaires de garnison, par des personnels assimilés dont la seule raison d’être et l’unique occupation est de dénigrer copieusement l’Algérie et ses institutions. Cette « presse » de caniveau ne produit pas des articles mais des déjections et je m’excuse d’utiliser ce terme qui restitue bien cependant la réalité.
    Maintenant quant à cette prétendue cabale anti-marocaine, je dois dire qu’elle s’explique avant tout par ce qu’on appelle une névrose obsidionale, c’est à dire un délire de la part de ceux qui se sentent assiégés ou persécutés. La campagne hystérique menée actuellement par une meute de détracteurs contre une sénatrice française d’origine algérienne investie par le mouvement la République en marche, vous donne l’ampleur du « mal ».
    Finalement, avec ce genre de « presse », une seule réponse s’impose, le dédain.
    Ou pour encore mieux illustrer mon propos, rien de tel que cet excellent proverbe: les chiens aboient, la caravane passe…
    Propos recueillis par Afrique Asie
    http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/11050-arret-de-la-cjue-belani-met-en-garde-contre-les-solutions-de-contournement?device=xhtml
  • Le Président de la Commission de l’Union africaine se félicite de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies sur le Sahara Occidental

    Addis Abéba, le 29 avril 2017. Le Président de la Commission de l’Union africaine, Son Excellence M. Moussa Faki Mahamat, s’est félicité de l’adoption à l’unanimité par les membres du Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2351 (2017), qui a prorogé le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), jusqu’au 30 avril 2018.

    Le Président a en particulier salué l’esprit constructif et la détermination qui ont orienté les délibérations du Conseil de sécurité des Nations unies pour faire avancer le processus de paix bloqué et soutenir à cet égard la détermination du Secrétaire général des Nations unies à relancer le processus de négociation en vue de parvenir à une solution durable au conflit, qui permette d’assurer l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
    Le Président a également souligné la nécessité, telle que stipulée dans la résolution, d’une MINURSO efficace dans la surveillance de l’accord de cessez-le-feu et l’impératif pour les deux parties d’adhérer à l’Accord et de coopérer pleinement avec la Mission. À cet égard, il s’est félicité du retrait des éléments du Maroc et de la RASD de la zone tampon de Guerguerat, qui constitue une étape importante en vue de l’apaisement des tensions sur le territoire, créant ainsi l’environnement le plus propice à la communauté internationale et aux deux parties pour qu’elles axent leurs efforts sur le processus politique.
    Le Président, dans le Cadre conjoint Nations unies-UA pour le renforcement du partenariat dans le domaine de la paix et de la sécurité, signé en avril 2017, a réitéré sa détermination à œuvrer en étroite collaboration avec le Secrétaire général des Nations unies en vue de la reprise du processus de négociations et pour trouver une solution durable à ce conflit dans le respect des décisions de l’UA et des résolutions des Nations unies.