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  • Mauritanie: Un leader de l’UPR s’abstient de parler d’Aziz dans une émission

    L’ex-député à l’assemblée nationale et l’un des leaders de l’UPR, Khalil Ould Tiyeb a annoncé lors de l’émission Parole politiques sur la Chaine privée El Wataniya, ce mardi 7 Janvier, à 22 heures, qu’il condamne les pratiques relatives aux facteurs suivants: le clientélisme, le tribalisme, la ségrégation dans le recrutement et dans les secteurs de l’administration. « J’invite les ministres et les responsables à la transparence dans la gestion des affaires publiques », a-t-il martelé.

    Ould Tiyeb a jugé de normale l’augmentation des indemnités des députés du fait qu’elle est relative au budget de l’assemblée nationale. Et s’agissant de l’augmentation des fonctionnaires, il a précisé qu’elle se fait suivant le budget et les recettes de l’Etat.

    Il a aussi souligné qu’il attire l’attention des membres du gouvernement de ne pas tomber dans les fautes déjà vécues. Selon Ould Tiyeb, il exhorte l’actuel président d’aller dans le sens des grandes lignes de son programme.

    A noter que durant l’émission, Ould Tiyeb s’est abstenu catégoriquement de parler du président sortant, M. Mohamed Ould Abdel Aziz après être apostrophé sur plusieurs questions posées par l’animateur sur divers points.

    Sur tous les thèmes de l’émission, l’invité s’est suffit de dire qu’il ne parle que du pouvoir actuel du fait qu’il l’accompagne dans sa politique et celle de son gouvernement.

    Source: Tawary

    tags : Mauritanie, UPR, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould Cheik El Ghazouani, Khalil Ould Tiyeb,

  • Mauritanie : Le Pdt de l’UPR clarifie la relation entre le parti au pouvoir et l’opposition

    Nous respectons au sein du parti au pouvoir toutes les forces de l’opposition, sans exception aucune et partageons avec elles les grandes questions nationales, malgré des divergences, quant aux objectifs des uns et des autres, a affirmé le président de l’Union Pour la République (UPR) au pouvoir, Sidi Mohamed Ould Taleb Omar.

    S’’exprimantt au cours d’une conférence de presse organisée à Nouakchott à l’hôtel Monotel, ce samedi 4 janvier courant, il a mis également en exergue l’esprit d’ouverture politique consacré par le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani depuis son arrivée au pouvoir.

    Il fait allusion à ce propos aux audiences que le Chef de l’État avait accordées à plusieurs chefs et de leaders de partis de l’opposition, quelques jours après sa prise de fonction au palais présidentiel.

    Source : Centre Essahraa

    tags : Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, UPR,

  • Mauritanie : Aziz, de la Perte à la Perdition

    La récente sortie médiatique de l’ancien président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz nous a offert le spectacle pathétique d’un narcissique mégalomane empêtré dans ses propres contradictions et en proie à une indéfinissable propension à l’autodestruction. Et la malédiction l’a poussé à révéler « on air » son propre naufrage. Pour quelqu’un qui proclamait à l’envi « ne pas être fait pour perdre », le voilà qui revient nous annoncer sa perdition.

    Nous saisissons cette occasion pour rappeler que l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz a été marquée par la consécration utopique ; et la confiance inébranlable de l’imaginaire se nourrissait d’intérêts concrets. Depuis, Aziz et utopie ont été des termes corrélés, voire synonymes. Et l’aventure mauritanienne de l’utopie en a été d’autant plus accidentée. Mais bientôt, nous avions découvert que l’utopie n’a pas tenu ses promesses et que son insertion dans son programme l’a arraché à ses références conceptuelles. En outre, il ne nous avait pas fallu longtemps pour établir une distinction raisonnable entre la possibilité de l’utopie et l’impossibilité des chimères. Quoique les plus pessimistes parmi nous n’ont même jamais cru au tracé de cette ligne de démarcation.

    A ses ambitions utopiques se sont attachées des considérations économiques, sociales et politiques. L’utopie a été le moteur de l’histoire de ces dernières années dans la mesure où elle a dégagé des horizons inattendus ou tout simplement un sentiment diffus et paralysant qui s’est contenté d’alimenter notre complaisance vis-à-vis de nous-mêmes. Aujourd’hui, nous payons péniblement le prix exorbitant de notre confiance en l’avenir et les perspectives se sont croisées.

    Avec Aziz, nous avions si bien gonflé notre ego et suralimenté notre imaginaire social que nous nous sommes ensuite croisés les bras : nous étions si convaincus d’être un pays du futur que nous avons oublié d’être un pays du présent. L’incontournable mauvaise conscience ne s’est pas refusé à être le masque illustré de l’utopie.

    Je conçois que pour certains l’utopie est un mode de programmation gouvernementale efficace ; mais quand le pouvoir de Aziz nous a fait ingurgiter ce concept compact qui promettait d’être totalisant, il s’était vite révélé totalitaire. Et dans l’effritement de cette totalité, l’utopie a laissé se déséquilibrer notre futur. Mais à ce moment-là, la multitude ne savait pas que la fragilité de l’utopie réside dans la supposition d’une préséance du futur sur le présent.

    Au cours de la décennie écoulée, le pays a connu toutes les contradictions possibles en matière de Politique, Economie et Société. Cette période célébrée en tant qu’ère de la démocratie et des libertés a été celle durant laquelle se sont cristallisés les ressentiments identitaires, s’est développé le clientélisme politico-affairiste sur fond de népotisme et de néo-tribalisme, le tout accompagné d’une dissolution des mœurs sans précédent dans notre histoire.

    L’apologie du médiocre et de l’incompétence étalée au grand jour se convertissait en une course effrénée et frénétique pour l’enrichissement illicite, le détournement sans vergogne des deniers publics et le gaspillage des ressources naturelles.

    Par ailleurs, il est ahurissant de voir comment le pouvoir en place réagissait face aux problèmes sociaux qui surgissaient ça et là et qui – phénomène extraordinaire – gagnaient exponentiellement en amplitude tant par la réaction ou l’inaction du gouvernement que par leur propre effet boule de neige. A chaque évènement de ce type, le pouvoir y voyait la « main » de l’opposition. Soit. Mais cela ne soustrayait rien au bien-fondé ou à la légitimité de la cause revendiquée. En tout état de cause, une telle réaction obsidionale avait – à tout le moins – le propre d’occulter les réalités profondes qui sous-tendaient de telles revendications ou de tels évènements pour n’en retenir que le superflu.

    Sans acrimonie cependant, je vous invite à admettre que la crise systémique que connait aujourd’hui la Mauritanie n’est guère le fait exclusif de l’avènement du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ni de sa gestion du pays – fut-elle erratique et empreinte d’improvisation – mais elle est le résultat de l’échec de toutes les politiques de développement initiées et conduites par tous les pouvoirs qui se sont succédés à la tête de notre pays depuis son accession à l’indépendance. Et le pouvoir de Aziz n’en était que l’avatar. Il n’était qu’à entendre le discours aporétique que son pouvoir nous a servi avec un flegme et une assurance tels que cela dissimulait mal l’entropie qui caractérisait le système et dont la panacée autosuggérée n’était rien moins qu’une procrastination devenue chez nous une seconde nature.

    Il n’est jamais trop tard de cesser les discours de célébration et de commencer à révéler les effets pervers de l’utopie. Ainsi, l’une des tâches urgentes est de restaurer le futur ; notre futur à la confiscation duquel nous avons assisté à travers l’expansion fulgurante de la précarité en plus de l’état de tension sociale redevenu extrêmement prégnant. Sans trop s’encombrer l’esprit de préjugés et a fortiori de fantasmes, l’opportunité nous est encore offerte de redresser la barre et de changer de cap avec sérénité, apaisement et surtout clairvoyance.

    L’avènement d’une Mauritanie unie, réconciliée et prospère ne se réalisera qu’en rompant définitivement avec cette façon de gouverner héritée des temps anciens.

    Pour ce faire, il nous faudra une nouvelle manière de penser, de voir et d’agir. C’est si vague, si vaste que c’en est tout un programme.

    Hassana Mbeirick

    Source

    Tags : Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, UPR,

  • Mauritanie – Présidentielles 2019 : tant de bruits pour rien !

    Les élections présidentielles en Mauritanie, commencent toujours avant l’ application du décret invitant les électeurs aux urnes ! Pour la énième fois, on voit les partis d’opposition quitter leurs formations pour y revenir deux jours après ! Les conciliabules continuent dans la rue entre chefs de partis et il y a eu déjà tant de bruits pour rien…

    On voit Ould Boubaacar claquer la porte de Tawassoul , après avoir tapé à leur porte des mois durant ! Ceux qui le fuyaient hier, lui font la cour aujourd’hui, parce qu’il sent du pétro gaz Qatari !

    Monsieur Ghazouani aussi ramasse beaucoup d’électeurs –mirage, donc les choses semblent se préciser principalement, et on semble s’acheminer vers un duel Ghazouani Sidi Mohamed Ould Boubacar ! Nous aurons donc une transposition en Mauritanie des conflits opposant les pays du golf, sachant que Ghazouani est soutenu par les émirats arabes qui lui ont déjà livré de la logistique !

    Ould Maouloud quant à lui , il ne semble pas avoir de chance du tout malgré son contrat politique avec plusieurs partis sans bases réelles , donc partis peshmergas !

    Quant aux figurants comme Biram et les FLAM , ils sont bruyants certes mais leurs extrémismes les privent d’ électeurs sérieux sur lesquels on peut compter ! Cette fois ci, Biram n’aura que les voix de Samouri Ould Byé , un HAPNOL radical déjà contesté ! En tout cas, la campagne elle-même viole la constitution parce qu’elle a déjà commencé avant la convocation du collège électoral, et chacun cherche des voix qui ne semblent pas pressées pour s’ annoncer , parce que l’argent, n ‘ est pas encore en campagne ! (A suivre)

    Source : Lakbar Tebgue Vidar, 21 mars 2019

    Tags : Mauritanie, Présidentielles 2019, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould El Ghazouani, FLAM, Tawassoul OUld Boubakar,

  • Maroc-Mauritanie, Ould Bouamatou n’est pas le problème

    Alors que les algériens peuvent se rendre au Maroc sans visa, Rabat impose aux mauritaniens des longues files d’attente devant ses consulats en Mauritanie pour l’obtention d’un visa qui leur permettra de voyager au Maroc en vue de visiter leurs proches et amener quelques marchandises à vendre dans leur pays.
    C’est un point achoppement dans les relations entre Rabat et Nouakchott. Au moment où les autorités marocaines remuent ciel et terre en vue d’ouvrir leurs frontières avec l’Algérie, aux mauritaniens il impose les fâcheuses démarches du visa. Pour la simple raison qu’il craint l’entrée de sahraouis avec des passeports mauritaniens. Ainsi, le peuple marocain et ses intérêts avec la Mauritanie sont pris en otage à cause du conflit du Sahara Occidental.
    Dernièrement, le Maroc a multiplié les gestes symbolique en vue de faire la paix avec la Mauritanie à un moment où l’Algérie a décidé d’investir le terrain économique mauritanien. Alors, les gamis qui gèrent la DGED pensent qu’en chassant Mohamed Ould Bouamatou du Maroc, ils vont mettre fin au contentieux des relations crispées avec la Mauritanie, un pays membre de l’UMA qui a toujours subi de fortes pressions de Rabat pour l’amener à réviser sa position de neutralité dans le conflit du Sahara Occidental et retirer sa reconnaissance de la RASD.