Étiquette : Mouvement 20 Février

  • Maroc: Guerre souterraine entre Al Adl Oual Ihsane et la DGED

    Maroc, Mouvement 20 Février, DGED, Jamaat Al Adl Wal Ihsane, Abdessalam Yassine,

    Suite à la participation massive de l’Association Jamaat Al-Adl Oual-Ihsan dans les manifestations organisées par le Mouvement 20 Février à l’occasion de la vague du Printemps Arabe, les services de propagande du Makhzen ont mené une immense campagne contre cette association.
    Les services de sécurité italiens ont procédé à une série d’arrestations parmi les membres de la JAOI. Un coup monté par les agents de Mansouri. Cette arrestation a été largement médiatisée par la DGED au mois de février 2011 ainsi que des extraits du livre du chef spirituel de la Jamaa, feu Abdessalam Yassine.

    Les relais de la DGED dans cette campagne médiatique ont été :

    Ahmed Charai, président du groupe marocain L’Observateur

    Said Ida, président de la fondation Andalus Media,

    Martinelli, journaliste du site Menara.ma

    Khairalla Khairalla, journaliste libanais (Elaph)

    Abdelmalek Alaoui, Global Intelligence partners (bureau de façade de la DGED)

    Nadia Jalfi, ancienne employée de la société de communication Mena Media Consulting de Fouad Ali El Himma. Mariée à Gustavo de Arístegui, ancien haut fonctionnaire espagnol amabssadeur actuel de l’Espagne en Inde.

    Abdallah Mohamdy, président du groupe Sahara Media (Mauritanie). Proche des mouvemens armés au Mali, selon la presse algérienne.

    Ali Bahaijoub, administrateur des sites Africa News Agency, http://africanewsagency.info, http://northsouthmag.com, http://northsouthpublications.com.

    abdellahal@hotmail.com (inconnu)

    Samira Sitail, journaliste à 2M. Le 1er avril 2011, des employés organisent un sit-in pour dénoncer devant les locaux de la chaîne 2M à Aïn Sebaa, et scandent « Samira dégage !. Ils dénoncent son traitement médiatique biaisé et partial dans différentes émissions de 2M.

    La campagne contre les islamistes de Yassine Abdeslam aura pour principaux axes :

    -Pointer du doigt la combinaison contre nature formée par al adl wa al ihssane et l’extrême gauche radicale. Selon Samira Sitail, ces deux mêmes extrêmes avaient fait alliance dans la fin des années 70 pour renverser le Shah d’Iran. 32 ans après, nous connaissons tous le résultat et la dictature dans laquelle vivent les iraniens…

    – Les principes fondamentaux de la JAOI reposent sur des idéaux radicaux, racistes, antisémites et anti-démocratiques. Selon Adil Belgaid, « la documentation jette en outre la lumière sur une partie des activités illicites de ce groupuscule à l’étranger, comme en témoignent les arrestations opérées respectivement en 2008 et en 2011 dans ses rangs par les services de sécurité italiens ».

    Suite au Mouvement 20 Février, la DGED a serré l’étau sur l’Association Jamaat Adl Oua Al Ihsan

    La DGED a multiplié les opérations de surveillance de la Jamaat Adl Oua Al Ihsan (Association Justice et Bienfaisance) depuis que cette association pacifique a participé dans les manifestations du Printemps Marocain qui ont secoué la monarchie alaouite en 2011. C’est ce qui ressort de l’exploitation d’une des boites mails de Mourad El Ghoul, l’un des plus proches collaborateurs de Yassine Mansouri.

    Durant les mois de mars et février de l’année 2011, les principales villes du Maroc, ont connu d’importantes manifestations populaires, encadrés notamment par l’association de feu Abdessalam Yassine, à travers lesquelles ce mouvement voulait dénoncer l’injustice, la corruption, la mauvaise gouvernance, la pauvreté et les inégalités sociales.

    Ces manifestations ont été plus agitées à Casablanca, Marrakech et Salé, villes connues de long date comme étant des fiefs du Mouvement Al Adl Oua Al Ihsan et, au cours desquelles plusieurs membres de ce mouvement ont été arrêtés et torturés par la police du Makhzen. Certains parlent même de disparitions.

    Ces manifestations ont subi un embargo médiatique à l’instigation du Makhzen, par crainte de leur impact sur le tourisme, principal source de revenu du Maroc. D’ailleurs, à l’çepoque des faits, les Etats-Unis et certains pays européens avaient déconseillé à leurs ressortissants de se rendre au Maroc en raison des turbulences qu’a connu ce pays.

    Les révélations de ces boîtes mails ont montré que le Mouvement Al Adla Oual Ihsan a connu une ascension fulgurante au sein de la société marocaine, démentissant le discours officiel du Makhzen, qui soucieux de préserver l’image du Maroc, a toujours présenté un pays stable et prospère à travers ses relais médiatiques tant de l’intérieur que de l’extérieur.

    En revenant à cet épisode, la DGED semble avoir été pris au dépourvu par ce mouvement de contestation, de grande ampleur, comme le prouvent les documents récupérés dans ces boîtes mails. Celles-ci ont révélé que la DGED avait déployé un dispositif ayant pour mission de couvrir ces manifestations à travers la prise de photos et vidéos, identifier les principaux animateurs, mener des enquêtes de proximité sur certains d’entre-eux (adresses, entourage familiale, situations professionnelles antécédents judiciaires, passages transfrontaliers, etc…), procéder à des arrestations dans le but de déstabiliser la dynamique de ce mouvement.

    Ce travail a été confié à un certain Ilias Hamid, qui avait sous ses ordres, entre autres, les nommés Chafik Arich, Mohamed Rekik, Badi Youcef et un certain Tamnar. Ces Ces derniers avaient pour principal tâche d’infiltrer le mouvement et de recueillir le maximum de renseignements sur lui.

    Mouvement Al Adl Wal Ihsane: le Makhzen dépense des fonds colossaux pour obstruer le dialogue entre ses opposants

    RABAT, 20 Décembre 2021 – Le membre du secrétariat général du cercle politique du Mouvement marocain Al Adl Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance), Omar Iharchane a appelé l’élite marocaine à renforcer l’action commune pour opérer le changement, car le système puise sa force dans la division de ses opposants, affirmant que le Makhzen dépense des fonds colossaux et fait de la propagande médiatique pour obstruer le dialogue entre opposants.

    Dans des déclarations médiatiques en marge de l’organisation du Mouvement Al Adl Wal Ihsane d’une conférence sur « le Maroc et la question du projet sociétal », M. Iharchane a indiqué que le changement dans le Royaume « requiert un débat fondamental, dont l’objectif sera de rompre définitivement avec la situation actuelle et tout ce qui s’y rapporte comme politiques générales, voire institutions ».

    En optant pour ce choix, le Mouvement affirme que la solution « ne réside pas dans les politiques de bricolage », arguant que « la gestion sélective de la situation dans le pays ne fera que raviver la crise qui frappe le pays et influe sur les Marocains en termes de droits et de liberté ».

    S’exprimant sur les obstacles visant à entraver le large dialogue opposant les représentants de l’élite au Maroc, l’intervenant a souligné que « la principale entrave est la pression imposée par le Makhzen qui dépense des fonds colossaux et mobilise des moyens importants pour obstruer le dialogue entre opposants, et ce de par son recours à la propagande médiatique, par des voies non-professionnelles et immorales, pour faire peur aux opposants ».

    « La persévérance est de mise pour déjouer les plans du Makhzen qui tend à isoler les opposants », a-t-il conclu.

    #Maroc #JAOI #Islamisme #Mouvement_20_février

  • Maroc : fiche d’Oufaraji Jihad, militant du M20F

    Maroc, Mouvement 20 février, Oufaraji Jihad,

    Oufaraji Jihad fait partie, selon le lexique de la DGED, des « éléments les plus virulents du Mouvement 20 Février à Casablanca favorables au sit-in ouverts ».

    #Maroc #Mouvement_20_F #Oufaraji_jihad

  • Maroc : Raport de la DGED sur France24

    Note d’analyse
    France 24 et le Maroc
    Contexte

    France 24 dispose de par sa présence multilingue sur le satellite et sur internet d’un levier d’information important. A noter que dans le contexte du printemps arabe, France 24 a enregistré une fréquentation record de près de 14 millions de visites et environ 59 millions de pages vues ( une prouesse dont les dirigeants de la chaine se montrent très fiers )

    Il est a relever que France 24 a fait face récemment à de nombreuses accusations de désinformation, notamment dans les dossiers de Cote d’Ivoire (vidéo du massacre de Duékoué) et de Syrie (démission de l’ambassadrice à Paris). Dans le cas le plus récent, celui de la Syrie, la chaine a été désavouée par le Quai d’Orsay qui a renvoyé par la voix de son porte-parole Bernard Valero aux déclarations publiques de l’ambassadrice à la chaine concurrente BFM TV.

    Cycle de vie de l’information

    Le plus souvent France 24 publie sur son site internet des dépêches intégralement ou partiellement inspirées de l’Agence France Presse, illustrées par des vidéos de reportages issus de son canal télévisuel (et sur Youtube). Les informations d’actualité chaude les plus marquantes sont relayées en temps réel sur Twitter et Facebook où les internautes sont invités à les débattre. A noter l’apparition de forums parallèles dénonçant un traitement superficiel par la rédaction de la chaine de l’actualité, en particulier le printemps arabe et le cas spécifique du Maroc. Ces groupes rassemblent près de 500 personnes.

    A noter que les bloggers Marocains pro 20 et les images vidéo pro 20 constituent l’ossature des illustrations vidéo ( notamment a travers la rubrique Reporters)

    Périmètre : cette analyse se concentre sur les principales retombées médiatiques traitant de l’actualité marocaine sur la chaîne France 24 (en dehors des journaux télévisés) depuis le 9 mars 2011. Elle ne tient pas compte des articles France24 reprenant intégralement les dépêches de l’AFP.

    • Au total 41 retombées médiatiques ont été identifiées du 9 mars au 18 juin 2011, avec 44 leaders d’opinions identifiés

    • Un point de vue quantitatif on reléve que le traitement est faussement equilibré :

    Près de 35% des retombées identifiées développent un discours négatif, 40% des leaders d’opinion développent une tonalité négative, avec près de 20% des leaders d’opinion membres du 20 février, plus de 90% sont des nationaux

    Cependant on reléve que les « invités » développant une posture « positive » ne sont que des officiels Marocains cités en l’état, en quasi absence de toute autre voix soutenant les initiatives Maroc

    • Les principales thématiques traitées se rapportent à : Attentat Marrakech (x13) ; Réforme de la constitution (x12) ; Maroc et le printemps arabe (x10) ; Pouvoirs du Roi (x10) ; Mouvement du 20 février (x10)

    • Les discours développés dans une grande partie des programmes de la chaîne restent critiques : les messages sous-jacent sont le plus souvent sceptiques et formulent un doute sur les communications officielles du gouvernement

    « Les jeunes sont invités au débat de la réforme de la constitution, certains sont sceptiques et continuent à se méfier des autorités » (Une semaine au Maghreb, 26 avril)

    « Le monopole de l’Etat sur les médias publics persistent… ils sont utilisés comme simple outil de propagande au service de l’Etat. Au Maroc le pluralisme n’est pas respecté. Une situation fortement dénoncé par le mouvement de contestation que connait le Maroc depuis février dernier » (Une semaine au Maghreb, 18 avril)

    • Traitement subjectif de certains sujets. Un mouvement certain d’empathie avec la mouvance du 20 février est relevé dans plusieurs reportages analysés :

    Exemple de déséquilibre avec l’émission « Une semaine au Maghreb » du 14 mars : le reportage donne la parole à deux membres du mouvement pour développer leurs critiques contre une seule et brève intervention de Abdellatif Menouni. Le discours du journaliste se réfère par ailleurs plus aux messages du mouvement du février.

    • Les discours royaux depuis le 9 mars sont présentés dans des éditions spéciales, accompagnés de débats avec différents intervenants (journalistes France24, politologues et autres spécialistes) : les réactions à chaud faites sur les plateaux de la chaîne directement après les discours sont critiques :

    «Le consensus historique entre le peuple et la monarchie est mis en cause par la situation actuelle, il n’a fait aucune allusion directe aux manifestations dans son discours » (Edition spéciale, discours 9 mars)

    « Le discours est une grande déception… Avec HassanII, on connaissait bien ses opinions, on savait quel homme politique il était. Avec Mohammed VI qui intervient peu dans les médias, on ne sait pas à qui on à faire » (Youssef Jabri, Journaliste, édition spéciale discours 17 juin)

    • Principales émissions France24 traitant de l’actualité du Maroc (en dehors des JT)

    • Reportages : vidéos réalisées par des journalistes France24 accompagnant le plus souvent des dépêches AFP et Reuters (x13)

    • Une semaine au Maghreb (x12)

    • Editions spéciales (des éditions spéciales accompagnant les discours de SM) (x4)

    • Les observateurs (x2) ; L’entretien de France24 (x2)

    • Une semaine dans le monde (x1) ; Focus du jour (x1) ; Culture (x1) ; Opinions (x1)

    • Liste des journalistes traitant de l’actualité du Maroc

    Journalistes

    Nbre

    Aude Lechrist

    5

    Marion Gaudin

    4

    Antoine Mariotti

    A noter : plusieurs des journalistes cités dans ce tableau (en gras) sont diplômés de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po et avaient participé en 2008 à un voyage d’études au Maroc (financé intégralement par l’ambassade du Maroc à Paris). Les contacts établis avec les officiels durant ce séjour n’ont manifestement pas été cultivés.

    3

    Léa-Lisa Westerhoff

    3

    Jean-Marie Lemaire

    3

    Kéthévane Gorjestani

    3

    Pauline Heilmann

    2

    Achren Verdian

    2

    Atoine Mariotti

    1

    Aude Lechrist

    1

    Aurélien Aeberhard

    1

    Aziza Aït Si baha

    1

    Benjamin Barnier

    1

    Julien Franciliulien

    1

    Julien Pain

    1

    Karim Hakiki

    1

    Laura Farrenq

    1

    Lise Pressac

    1

    Marina Bertsh

    1

    Mounia Ben Aissa

    1

    Pauline Semonaie

    1

    Ségolène Malterre

    1

    Siobhán Silke

    1

    Stepahny DeSilguy

    1

    Stéphanie Antoine

    1

    Virginie Herz

    1

    Liste des Leaders d’opinions identifiés

    LO

    Titre

    Discours

    Occurences

    Nationaux

    Mustapha Aljomri

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    2

    Mounir Bensaleh

    USFP

    Négatif

    2

    Abdelouahed radi

    USFP

    Positif/neutre

    2

    Saededdine Othmani

    PJD

    Positif/neutre

    2

    Charkaoui Roudani

    Politologue marocain

    Positif/neutre

    2

    Taieb Fassi Fihri

    Ministre des affaires étrangères

    Positif/neutre

    1

    Khalid Naciri

    Ministre de la communcation

    Positif/neutre

    1

    Nizar Bennamate

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Abdellatif Menouni

    Président de la commission chargée de la réforme de la constitution

    Positif/neutre

    1

    Oussama Elkhlifi

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Zanjalil Abdelghani

    Directeur Dar Taliba Tassoutante

    Positif/neutre

    1

    Ahmed Taib Lalaj

    Dramaturge marocain

    Positif/neutre

    1

    Hassania Lebbar

    organisatrice exposition de lutte contre le corruption

    Positif/neutre

    1

    Malika Mohani

    journaliste à radio télévision marocaine

    Négatif

    1

    Youness Moujahid

    président syndicat presse marocaine

    Négatif

    1

    Jalal Al Makhfi

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    F.Z Mansouri

    PAM

    Positif/neutre

    1

    Yassir Zenagui

    Ministre du tourisme

    Positif/neutre

    1

    Jamel Debouze

    Comédien

    Positif/neutre

    1

    Driss Ksikes

    Dramaturge marocain

    Positif/neutre

    1

    Ahmed Boukouss

    Institut royal de la culture amazigh

    Positif/neutre

    1

    Charaf Eddine Anbari

    Réalisateur

    Positif/neutre

    1

    Omar Said

    Artiste

    Positif/neutre

    1

    Amal Arfaqui

    Journaliste maroco-tunisienne

    Positif/neutre

    1

    Driss El Yazami

    Président du CNDH

    Positif/neutre

    1

    Fathallah Oualalou

    Maire de Rabat

    Positif/neutre

    1

    Bachir Rachdi

    co fondateur du forum citoyen pour le développement démocratique

    Négatif

    1

    Moncef Elatifi

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Mohamed

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Mohammed Boudaaoua

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Abass El Fasi

    Premier ministre

    Positif/neutre

    1

    Najib Chawki

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Youssef Jabri

    Journaliste et écrivain

    Négatif

    1

    Abdelillah Benkirane

    PJD

    Positif/neutre

    1

    Moulay Hicham

     Chercheur

    Négatif

    1

    Azedine Akesbi

    Economiste

    Négatif

    1

    Omar Azzilan

    Président de la commission consultative de la régionalisation

    Positif/neutre

    1

    M.Cheikh Biadillah

    PAM

    Positif/neutre

    1

    Hicham Ayouch

    Cinéaste

    Négatif

    1

    Mohamed Sebbar

    Président du CDH

    Positif/neutre

    1

    LO étrangers

    Ziad Majed

    Professeur à l’université américaine de Paris

    Positif/neutre

    1

    Nicolas Sarkozy

    Président français

    Positif/neutre

    1

    Alain Juppé

    Ministre des affaires étrangères

    Positif/neutre

    1

    Roland Jacquard

    Spécialiste terroriste

    Positif/neutre

    1

    *************************************

    • Liste des principales thématiques relevant de l’actualité marocaine et traitées sur France24 ( durant la période étudiée)

    • Attentat Marrakech (x13)

    • Réforme de la constitution (x12)

    • Maroc et le printemps arabe (x10) ; Pouvoirs du Roi (x10) ; Mouvement du 20 février (x10)

    • Discours Roi (x6)

    • Impact économique du printemps arabe (x4) ; Impact économique de l’attentat de Marrakech (principalement le tourisme) (x4)

    • Liberté d’expression (x2) ; Liberté de la presse (x2) ; Médias publics (x2)

    • Corruption (x1) ; Mariage sans papiers (x1) ; Culture berbère (x1) ; Festival des musiques sacrées du Monde (x1) ; Médias électroniques (x1) ; Education des filles (x1) ; Détenus islamistes (x1)

    Procédés inéquitables

    France 24 développe parfois les sujets en ayant recours à des procédés qui nuisent à la qualité du propos, ci-près quelques exemples sur la période analysée :

    ◦ Asymétrie de traitement : Lorsque la chaine montre des jeunes espagnols traînés sans ménagement par les forces de l’ordre, le commentaire en voix off évoque « des heurts sans gravité », tandis que lorsqu’il s’agit de forces de l’ordre marocaines, la «brutalité» des interventions est mise en avant

    ◦ Déconnexion titre-contenu : L’article de Lea-Lisa Westerhoff du 19 juin souligne dans son corps que les proposition du roi sont « généralement bien accueillies ». Le titre de l’article est «Déçus par le discours du roi, les contestataires appellent à rester mobiliser»

    ◦ Illustrations dramatiques : les dépêches AFP reprises par France 24 sont dans souvent accompagnées par des vidéos (illustrant manifestations, blessés) qui renvoient un message plus critique que le texte d’origine qui n’est parfois pas même en rapport avec l’objet illustré

    ◦ Illustration contraires : durant grandes interviews, utilisation d’images illustrant un propos contraire à celui délivrés par l’invité favorable au Maroc (exemple : images de pancartes avec slogans de revendications nominatifs durant l’interview de Taieb Fassi fihri )

    France 24 Arabic

    France 24 Arabic traite du Maroc à travers plusieurs émissions comme « Aswat Ashabaka », ‘Reportage » et « Hiwar ». Les principaux thèmes abordés sont : Mouvement 20 février ; Réforme constitutionnelle ; Attentat de Marrakech ; Le rôle des NTIC dans les mouvements de contestation ; Les grâces royales dont bénéficient les prisonniers islamistes ; La situation des médias au Maroc et la réforme du secteur.

    La narration de France 24 sur le Maroc s’est infléchie ces derniers mois dans le sens d’un parti-pris en faveur du mouvement 20 février :

    ◦ Une importante surface médiatique accordée aux témoignages des membres du 20 février au détriment des autres forces sociales et politiques

    ◦ La mise en avant des slogans du 20 février et notamment les slogans nominatifs visant des responsables et appelant à leur jugement

    ◦ La légitimation d’une « culture du rejet », notamment à travers la mise en cause du seuil de réformes annoncé dans le discours royal du 9 mars et une évaluation négative de ses retombées dans la population

    ◦ Un traitement superficiel des prises de positions exprimées par certains membres islamistes du 20 février, au profit d’une focalisation sur les composantes laïques et droit-de-l’hommistes du mouvement

    ◦ Des témoignages non modérés par les reporter sur le terrain, comme celui de Souheil Bouchiha (chercheur en économie et sciences politiques à l’université de Lyon) qui a estimé sur l’antenne que les autorités ont eu recours à la force « à cause de l’affluence croissante » des manifestations alors que l’affluence était unanimement reconnue comme en baisse

    A signaler tout de même certaines rares sorties positives, comme lors du débat sur le traitement par la presse française de la « révolution marocaine » (« Mountada Assahafa »), la parole a été donnée à un journaliste marocain qui a critiqué la revendication d’une modification de la devise du royaume

    Annexe : liste des retombées médiatiques

    Date

    Titre

    Nature

    Auteur

    09-mars

    Discours Roi

    Edition spéciale

    NC

    11-mars

    Après le discours du roi, le mouvement hésite sur la marche à suivre

    Article+vidéo

    NC

    12-mars

    Interview My Hicham

    Interview

    NC

    14-mars

    Libye: s’engager contre Kaddafi

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    14-mars

    Maroc: un vent de révolte?

    Opinions

    Aurélien Aeberhard et Pauline Heilmann

    21-mars

    Libye: qui sont les adversaires de Kadafi?

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    29-mars

    Taib Fassi Fihri, ministre marocain des affaires étrangères

    L’Entretien

    Virginie Herz

    05-avr

    Conflit libyen: une guerre de communication

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    06-avr

    Liberté d’expression au Royaume

    Interview

    NC

    12-avr

    Libye: Abdel Fattah Younes, général rebelle

    une semaine au Maghreb

    Julien Franciliulien

    13-avr

    Liberté d’expression au Royaume

    Interview

    NC

    14-avr

    Printemps arabe

    Interview

    NC

    15-avr

    Mohammed VI grâcie 190 détenus, dont des prisonniers politiques

    Article+vidéo

    Ben BARNIER / Siobhán SILKE

    18-avr

    La télévision publique marocaine reste muselée

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    24-avr

    Manifestations au Maroc depuis le 20 février

    Interview

    NC

    24-avr

    Des milliers de personnes défilent pour la démocratie dans plusieurs villes

    Article+vidéo

    Kéthévane GORJESTANI

    26-avr

    Participer à la réforme de la constitution

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    28-avr

    Médias publics

    Interview

    NC

    29-avr

    L’explosion à Marrakech est un « acte terroriste », selon le gouvernement

    Article+vidéo

    Lise Pressac

    30-avr

    Rabat explore « toutes les pistes » dans l’enquête sur l’attentat de Marrakech

    Article+vidéo

    Achren VERDIAN / Antoine MARIOTTI

    30-avr

    La piste Al-Qaïda privilégiée dans l’attentat de Marrakech

    Article+vidéo

    Atoine Mariotti

    01-mai

    Les manifestations du 1er-Mai marquées par des slogans contre le terrorisme

    Article+vidéo

    Karim HAKIKI / Léa-Lisa WESTERHOFF

    02-mai

    Attentat Marrakech

    Une semaine dans le monde

    Laura FARRENQ

    02-mai

    Maroc : attentat sanglant à Marrakech

    une semaine au Maghreb

    Marian Gaudin

    04-mai

    Les corps des victimes de l’attentat de Marrakech ont été rapatriés

    Article+vidéo

    Stepahny DeSilguy

    05-mai

    L’un des deux suspects serait interrogé par la police marocaine

    Article

    NC

    06-mai

    Trois suspects arrêtés dans l’enquête sur l’attentat de Marrakech

    Article+vidéo

    Mounia Ben Aissa

    07-mai

    Aqmi nie son implication dans l’attentat meurtrier de Marrakech

    Article+vidéo

    NC

    10-mai

    Témoignage au coeur de l’attentat de Marrakech

    Les Observateurs

    Julien Pain.

    17-mai

    Yassir ZENAGUI, Ministre du Tourisme et de l’artisanat du Maroc

    L’invité de l’économie

    Stéphanie Antoine

    17-mai

    Theatre et reformes politiques

    une semaine au Maghreb

    Marian Gaudin

    24-mai

    Mariages sans papiers au Maroc

    une semaine au Maghreb

    Marina Bertsh

    04-juin

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    Le roi Mohammed VI annonce une série de réformes constitutionnelles

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    L’espoir d’une nouvelle constitution

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    Antoine Mariotti

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    Déçus par le discours du roi, les contestataires appellent à rester mobiliser

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    NC

    29 juin 2011

    Tags : Maroc, Printemps Arabe, France24, presse française, Mouvement 20 février,

  • Maroc : Quand Ahmed Benchemsi prédisait « une chute » de la Monarchie marocaine (journal US)

    From: Fouzi Azzam
    Date: Fri, 14 Oct 2011 12:50:32 -0700 (PDT)
    To: alaoui
    USA-Maroc-réformes
    Ahmed Benchemsi prédit « une chute » de la Monarchie marocaine (journal US)
    (Note d’information)-.
    Washington, 14 oct (MAP)- Le journaliste marocain Ahmed Reda Benchemsi, installé aux Etats-Unis , a prédit une « chute » de la Monarchie marocaine, indique, vendredi, le journal américain « The Stanford daily ».
    Ahmed Benchemsi, chercheur visiteur pour le Programme sur la réforme arabe et la démocratie à l’Institut Freeman Spogli relevant du Centre des Etudes internationales sur la Démocratie, le développement et la primauté du droit (CDDRL), a fait cette conclusion lors d’une conférence-débat qu’il a animée, jeudi, sous le thème « L’illusion de la démocratie: Comment la monarchie absolue du Maroc a géré le printemps arabe « .
    Tags : Maroc, Makhzen, monarchie, constitution, printemps arabe, mouvement 20 Février,
  • Maroc : 8ème anniversaire du mouvement du 20 février

    Maroc : 8ème anniversaire du mouvement du 20 février

    Au Maroc, le Mouvement du 20 février fête aujourd’hui son 8ème anniversaire de sa création. Fer de lance de la protestation marocaine, lors des dénommés printemps arabes, il a été depuis affaibli par le sang et le feu des forces de l’ordre.

    Ce jour, cinq jours ont été brûlés dans une banque à Al Hoceima.

    La situation actuelle

    Malgré son affaiblissement sous les coups des matraques, le mouvement est loin d’être « mort » et son esprit plane partout dans les manifestations de protestation contre les injustices au Maroc.

    Aujourd’hui, les marocains se mobilisent contre l’oubli de ceux qui se sont sacrifiés pour maintenir le flambeau de la libération des jougs de la colonisation monarchique alaouite. Ils veulent leur rendre hommage et poursuivre les initiatives courageuses d’hommes et de femmes, d’ouvriers et de chômeurs, de jeunes et de moins jeunes, d’élèves et d’étudiants qui ont promis de renverser la situation en faveur de la population la plus démunie.

    Si, lors de la naissance du Mouvement 20F, le roi du Maroc était épargné, désormais ce n’est plus le cas. Le peuple a découvert qu’il n’est pas étranger à toute cette vague de répression qui s’abat contre lui. Les réseaux sociaux sont devenus les canaux favoris d’expression de la jeunesse marocaine qui en a fait leur arme principale de lutte contre le despotisme, la corruption et le népotisme.

    Une monarchie héritée du colonialisme

    Le Maroc est soulevé par une vague de fond pour appeler à une transformation de la société marocaine, pour exiger de vrais changements démocratiques. Partout au Maroc, même dans les petites villes, se sont créés des comités à l’origine des manifestations. Le mouvement du 20 février a été lancé par des jeunes citoyens, des militants de base, des gens du petit peuple, criant leur colère contre la situation économique, sociale et politique. Ils ont été soutenus par la société civile et des forces démocratiques qui se sont senties obligées de suivre, parfois même à contre-cœur…

    Les forces de l’ordre ont réprimé violemment certaines manifestations et ont déjà fait des morts. Il faut savoir que parmi les personnes arrêtées, certaines ont été condamnées à des peines allant jusqu’à dix ans de prison. Dans ce contexte, le mouvement du 20 février, issu de la société, porté par des jeunes, fait preuve d’une grande détermination. Par ces manifestations, les jeunes ont franchi une première étape, celle de vaincre la peur et de rendre légitimes leurs revendications…

    Une monarchie maître d’œuvre des crimes commis contre notre peuple

    Au Maroc, le roi est le représentant de Dieu sur terre et s’érige en commandeur des croyants. Dans sa constitution qu’il octroie à ses sujets, sa personne, sa parole ainsi que sa famille et ses biens sont sacrés. Ils ne peuvent faire l’objet d’aucune discussion, encore moins de critique ou d’opposition. Il s’octroie tous les pouvoirs et il est au dessus des lois. Il est le chef suprême des armées et le président de tous les conseils de l’État. C’est lui qui nomme le 1er ministre et désigne les ministres. Il peut révoquer SON gouvernement, dissoudre SON parlement et instaurer l’état d’exception quand bon lui semble. Bref, il est le monarque ABSOLU… Cette monarchie a construit un Etat militaro-policier à l’image et en héritage de l’État colonial, avec l’aide et le soutien de l’impérialisme français et américain.

    Le mouvement du 20 février

    Depuis le début du siècle dernier jusqu’à nos jours, voici des dates clés pour résumer cette histoire criminelle et ces années de plomb. En collaboration avec l’armée coloniale française et espagnole (1 million et demi de soldats et pas moins de 20 généraux et colonels), la révolution de l’un des pionniers de la lutte armée de libération nationale, le héros de la guerre du Rif et le premier président de la première république démocratique de l’histoire de notre pays, Abdel Krim El Khatt Abi (1920-1924), a été écrasée. Ensuite, ont été matées dans le sang, toujours avec l’aide de la même armée coloniale, les diverses rébellions des tribus (1930-1950). Répression sanglante de la révolte du Rif de 1958-59. Hassan II transformera cette région en un laboratoire de culture, de transformation et de trafic international du cannabis (kif).

    Répression sanglante des révoltes et soulèvements de notre peuple en 1965 à Casablanca, Oouled Khalifat, en 1981, 84, et 90 et tout au long de la dernière décennie( Sfrou, Sid Ifni, Tanger…)..) C’est aussi la création du mouvement marxiste-léniniste Ela Aman (En Avant)
    Des centaines de liquidations physiques et disparitions forcées, de passages à l’arme de civils et militaires, de milliers d’arrestations, de morts sous la torture et dans des bagnes secrets, de procès inéquitables où la justice à l’ordre a distribué des siècles de prisons et des dizaines de peines de mort…

    Pour répondre aux manifestations du 20 février, le roi a lâché un peu de lest le soir du 9 mars : baisse des carburants et aliments de base, promesse d’embaucher 4000 chômeurs diplômés, révision de la constitution vers une monarchie parlementaire. Ces « avancées » ont été saluées par les USA, l’Europe, la France. Mais les citoyens, et non les sujets, n’y ont pas trouvé de réponses satisfaisantes à leurs revendications.

    C’est pourquoi la lutte continue, les points cruciaux mis en avant par les manifestants du 20 février sont :

    1) Une constitution démocratique élaborée par une assemblée constituante incarnant la volonté du
    peuple.

    2) La démission du gouvernement, la dissolution des deux Chambres.

    3) Une justice indépendante, la séparation des pouvoirs.

    4) Le jugement des responsables de la torture et des crimes contre les Marocains.

    5) La lutte effective contre la corruption et la récupération des richesses volées aux peuples.

    6) La libération de tous les prisonniers politiques.

    7) La reconnaissance de la langue amazighe comme langue officielle au côté de l’arabe.

    Tags : Maroc, Mouvement 20 Février, printemps arabe, Makhzen, Rif, Hirak,

  • Analyse du Mouvement du 20 février au Maroc

    « Mouvement du 20 février » Premier essai pour un encadrement idéologique et politique
    L’apparition du mouvement du 20 février est le résultat objectif des développements de la lutte des classes dans notre pays. Ce mouvement est le produit des contradictions de classe qui régissent le développement de la société marocaine à l’instant présent, et ce sont deux principaux facteurs qui ont contribués de façon directe à l’émergence de cet instant historique :
    L’intensité des contradictions de classe entre le peuple et la coalition de classe dominante après l’offensive de celle-ci contre les classes laborieuses au niveau économique, politique, et idéologique, d’une part ; et la résistance populaire caractérisé par son amplitude de classe et géographique pendant cette dernière décennie d’autre part. Cette même attaque est le reflet de la crise des régimes néo colonialistes, et parmi eux le régime établi au Maroc. Cette même crise n’est que le résultat direct de la crise suffocante où s’embourbe l’impérialisme international.
    La forte influence des deux glorieux soulèvements du peuple tunisien et égyptien produite sur la conscience des militant(e)s et l’ensemble des masses, ce qui a aidé au développement d’une humeur (disposition) militante avancée a contribué de façon directe au lancement de cette dynamique combative au Maroc.
    Ce mouvement 20 février comme mouvement émergé du cœur des contradictions de classe dans notre pays et comme résultat d’un certain niveau d’aiguisement des contradictions de classe, ce mouvement est transpercé objectivement par les intérêts de toute les classes qui subissent la domination de la coalition de classe dominante formée essentiellement par la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les propriétaires fonciers.
    Si nous nous basons sur la réalité concrète de ce jeune mouvement, nous pouvons montrer la forme et le contenu de la présence de ces classes au sein du mouvement à condition de se conformer à la méthode de l’analyse scientifique. D’ailleurs la tâche assumée par cet article est d’essayer de montrer les formes et le contenu de la présence de ces classes au sein du Mouvement 20 février.
    Vu les développements et les regroupements au sein du mouvement 20 février, nous pouvons observer la présence de la bourgeoisie « monopolistique », cette bourgeoisie qui s’est développée à la marge de la bourgeoisie compradore et bureaucratique, elle a une expansion économique dans divers domaines, tel que l’immobilier, la confection, l’industrie agro-alimentaire… Le développement économique de cette classe s’est heurté aux intérêts de la bourgeoisie compradore et bureaucratique puisque cette dernière domine l’appareil de l’Etat et le secteur « publique » qui l’exploite, non seulement pour l’accumulation de son capital, mais aussi pour affaiblir ses concurrents. Ce qui a crée de nombreuses difficultés pour cette classe qui scandent les slogans de la bourgeoisie libérale comme « la concurrence loyale », et « non au cumul de la richesse et du pouvoir », « laisser faire, laisser passer » dans une offensive directe contre tous ce que représente les institutions économiques de « la famille royale » et ses proches. Cette classe, qui représente la bourgeoisie libérale au sein du mouvement, est une classe présente et active dans le mouvement du 20 février, elle lutte pour ses intérêts et répandent son idéologie et sa culture. La revendication « d’une monarchie parlementaire » est son slogan politique officiel au sein du mouvement ; et c’est ce slogan qui représente pour elle l’horizon du mouvement et son but final.
    Quant aux porte paroles et représentants de cette classe au sein du mouvement du 20 février sont quelques groupes financés directement par quelques grands capitalistes comme Miloud Chaabi, Karim Tazi, Samir Abdelmoula, Ayouch…et aussi l’USFP et quelques courants au sein du PSU (Parti Socialiste Unifié) et le parti d’avant-garde.
    Tags : maroc, Mouvement 20 février, lutte, despotisme, corruption, nepotisme, Hirak, Rif,
  • Agustin Gomez Acosta (CGT-E) : « Le Maroc est émaillé de luttes réprimées violemment »

    Agustin Gomez Acosta, militant de la CGT espagnole, y anime la commission Maghreb. Petit tour d’horizon avec lui de l’actualité des résistances sociales et syndicales au Maroc.

    Alternative libertaire : Comment expliquer qu’au Maroc la mobilisation populaire n’ait jamais atteint le niveau de la Tunisie ou de l’Égypte ?

    Agustin : En premier lieu, la monarchie alaouite est le principal et plus fidèle allié des États-Unis, de la France et de l’Union européenne dans la zone. Bien que Moubarak et Ben Ali l’aient été aussi, dans le passé la Tunisie et surtout l’Égypte sont passés par des phases de nationalisme en conflit ouvert avec l’Occident, à l’époque de Nasser en particulier. Cette réalité a laissé dans la conscience collective du peuple de ces pays un important sentiment anti impérialiste. Le Maroc, au contraire, a toujours été un allié fidèle.

    En deuxième lieu, l’État marocain a cultivé l’ignorance, l’analphabétisme et la marginalisation de l’identité amazigh, pourtant majoritaire au sein de la population marocaine. Le niveau culturel des peuples égyptiens et tunisiens est à cet égard substantiellement supérieur.

    En troisième lieu, le Mouvement du 20 Février n’a pas eu la force suffisante de renverser la monarchie alaouite. Au Maroc, les revendications sociales étaient les mêmes qu’en Tunisie et en Égypte mais ne demandaient pas la chute de la monarchie.

    Pourquoi ?

    Agustin : L’État marocain comporte des caractéristiques particulières qui permettent au pouvoir des marges de manœuvres plus importantes. Sa base de soutien, à la différence des dictatures de Ben Ali et Moubarak, n’est pas seulement le fait d’un État moderne centralisé à outrance avec ses institutions répressives (police, justice, armée, bureaucratie). Le régime marocain repose sur la permanence des coutumes héritées du sultanat, de ses relations féodales et de vassalisation.

    Ces pratiques pénètrent toute la société à travers un réseau large de « petits roitelets » aux ordres du monarque. C’est ce concept de fidélité aveugle et inébranlable que l’on nomme le Makhzen. Au Maroc, il existe officiellement de nombreux partis, syndicats, associations. Des élections ont lieu régulièrement. Toute une démocratie de façade, selon les critères occidentaux, prévaut. En même temps, le Makhzen, système hybride entre l’État moderne, hérité du colonialisme, et le sultanat, basé sur un pouvoir théocratique et la vassalité, est un pouvoir absolu avec un roi au dessus des lois et de toute constitution. Mohamed VI est le prince des croyants et son pouvoir ne peut être remis en cause.

    Ces facteurs expliquent que la réponse du roi face au Mouvement du 20 Février ait été la répression. Dans le même temps, en promulguant une réforme constitutionnelle, le roi s’est assuré l’image d’un monarque éclairé, à l’écoute des revendications du peuple. Par l’entremise de cette nouvelle constitution plus « libérale » (du moins en apparence), il a réussi à diviser l’opposition et à gagner à sa cause nombre de partis de « gauche ». Un exemple : à la tête du récent Conseil national des droits de l’homme a été nommé un ancien prisonnier politique d’Hassan II et des « années de plomb ». Le message est en tout cas très clair : les espaces démocratiques au Maroc sont ceux que le roi tolère. Un autre exemple symptomatique de cet état de fait : au Maroc, tu peux assister à une répression violente dans les manifestations, comme ce fut le cas cet été, à l’occasion de la libération du pédophile espagnol Diego Galan. Quelques jours après, le roi ayant reconnu qu’il s’agissait là d’un erreur (évidemment pas la sienne mais celle d’un de ses sujets, en l’occurrence le ministre de la Justice), les manifestations sur le même thème ont été soudainement encouragées.

    Pour résumer, il est clair que rien ne bouge au Maroc sans l’assentiment royal. Le Makhzen n’est pas remis en cause par la collaboration active de la grande majorité des partis, syndicats, associations, mais aussi caciques, indics de la police dans les quartiers. Un réseau qui est présent à travers tout le pays dans l’unique et seul but de servir le roi.

    En dépit de cette réalité, personne ne peut bâillonner les luttes du peuple. Luttes qui ont poussé Mohamed VI à faire voter, via un référendum, cette nouvelle constitution. Une constitution sans légitimité aucune, avec un taux d’abstention record de 70 %. Le Mouvement du 20 Février continue à agir dans la rue, à se mobiliser. La réponse invariable du Makhzen à son égard, intimidations, terreur et répression, mettent à nue sa vraie nature et son caractère dictatorial.

    Peux-tu nous dresser un panorama du mouvement social et syndical marocain ?

    Agustin : Tout d’abord, il faut avoir en tête que la plupart des luttes populaires au Maroc sont spontanées, auto-organisées et avant tout locales. Le Mouvement du 20 Février a constitué le plus important changement au sein de la situation politique marocaine depuis des décennies. Mobilisations de masse dans plus de cent villes, actions coordonnées et création de comités de soutien dans les quartiers. Le peuple marocain exprimait, malgré la répression, son désir de changement, de liberté, de dignité et de justice sociale. Bien que la répression ait fait un certain nombre de morts (par exemple à Safi ou à Ait Bouayach), le pouvoir a pris soin d’éviter un bain de sang. Le pouvoir a, par une nouvelle constitution, tenté de répondre politiquement à la colère. Il a aussi facilité l’accession au pouvoir des islamistes modérés du Parti pour la justice et la démocratie (PJD), pour désamorcer une des composantes du mouvement social marocain. Ces facteurs expliquent la perte de vitesse de ce Mouvement du 20 Février. Malgré tout, la lame de fond de cette mobilisation persiste. Et le 22 février prochain une journée d’action, sur tout le territoire, a été proposée.

    Au niveau des mouvements sociaux, l’ANDCM (Association nationale des diplômés chômeurs du Maroc) continue à résister et maintient au niveau local un militantisme actif. L’AMDH (Association marocaine des droits de l’homme) poursuit, de son côté, son inlassable travail de dénonciation des violations continues des Droits de l’Homme et apporte son soutien aux luttes sociales et populaires.

    Au sein du mouvement ouvrier, la consolidation de secteurs anti bureaucratiques et combatifs au sein du syndicat majoritaire, l’UMT (Union marocaine du travail) a été réelle notamment dans l’enseignement, l’agriculture et l’administration publique. Les luttes de défense de la réforme agraire et contre la marginalisation de ce que l’on appelle le « Maroc oublié » (zones de l’Est du pays essentiellement) sont permanentes. Dans les universités aussi ont eu lieu des grèves mais les divisions au sein du mouvement estudiantin, du fait du sectarisme de certains secteurs, a fait que cela a manqué de coordination.

    La résistance amazigh (berbère), très divisée et diverse, a perdu de son intensité, notamment du fait de la reconnaissance de son identité et de sa langue par la nouvelle constitution.

    En résumé, les luttes et résistances sont avant tout spontanées, dispersées. Cette réalité est due avant tout à la nature même des organisations syndicales, sociales et politiques caractérisées par son allégeance au régime alaouite et au fait qu’elles demeurent, majoritairement, autoritaires, bureaucratiques et corrompues.

    Peux-tu revenir, plus en détail, sur les luttes significatives de ces derniers mois ?

    Agustin : En dépit de la pesanteur des appareils syndicaux, ce qui est positif c’est que les luttes sociales et syndicales sont constantes. Elles se terminent ici, elles commencent ailleurs. Ces derniers mois, des révoltes ont eu lieu à Targuist, dans la province de Al Hoceïma ou encore à Demnate, Khenifra ou Taza. A Ouarzazate, les mineurs se sont mis en grève. En 2012, c’était le quartier populaire de Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech qui se soulevait. Tout le territoire est émaillé de ces luttes réprimées violemment à chaque fois par le pouvoir.

    Le problème c’est que ces luttes manquent de coordination et ne s’étendent pas à cause des bureaucraties syndicales qui font tout pour freiner les mouvements. A Ouarzazate, par exemple, les instances de la CDT (Confédération démocratique du travail) sont intervenues directement dans le conflit pour paralyser la grève des mineurs et ont négocié avec les patrons en lieu et place de la CDT locale beaucoup trop offensive.

    Une autre lutte significative a été celle des habitants et habitantes d’Imider contre la pollution des nappes phréatiques par la Société métallurgique d’Imider (SMI), qui appartient à Managem (holding royale) et qui exploite une mine d’argent. Cette lutte, longue de plusieurs années, est exemplaire à plus d’un titre : fonctionnement assembléiste, solidarité active et implication des femmes.

    Un dernier exemple de lutte, celle menée par le secteur agricole de l’UMT qui a réussi ces derniers mois à imposer aux patrons des exploitations des droits nouveaux pour les ouvriers et ouvrières agricoles (revalorisations salariales, inscription à la sécurité sociale, respect des droits syndicaux).

    Dans ce Maroc en lutte, existe-il des organisations se réclamant du mouvement libertaire et de ses pratiques ?

    Agustin : Il n’existe pas à proprement dit d’organisation au niveau national. Par contre, ici et là, des libertaires font des choses. Il y a eu de nombreuses tentatives, par exemple, de mise sur pied des centres culturels libertaires. Dernièrement, à Casablanca et à Rabat ont été créés des collectifs libertaires qui agissent sur le terrain culturel et musical, et dans l’art en général. Un collectif « Guérilla Cinéma » fait des choses pertinentes. Plus généralement, ce qui est intéressant c’est qu’au sein de la jeunesse avancent les idées d’autonomie, d’auto-organisation, les réflexes de fonctionnement horizontal et de rejet des logiques de partis.

    Dans les zones berbères (dans le Rif en particulier), enfin, les pratiques de fédéralisme et d’assembléisme font partie intégrante de la tradition populaire. Des concepts comme parlementarisme, partis, syndicats, y sont perçus comme étrangers car hérités artificiellement du colonialisme.

    Propos recueillis par Jérémie Berthuin (AL Gard)

    Source : Alternative Libertaire, 3 déc 2013

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Makhzen, répression, Mouvement 20 février, printemps arabe,

  • Maroc : La monarchie, source du conflit?

    Le 20 février est passé. Ce 20 février si particulier qui aura au moins eu le mérite de réunir la grande majorité des marocains pour débattre autour d’une même question. Ce 20 février qui aura permis à chacun d’exprimer sa déception, sa frustration, sa colère, son amour, son loyalisme… Ce 20 février où chacun voulait se montrer plus patriote que l’autre.

    Mais, comme dans tout mouvement, il y a ceux qui étaient pour (que j’appellerai les 20 févriyistes), et ceux qui étaient contre (que j’appellerai les anti-20 févriyistes).  Ces antagonismes ont donnés naissance à divers conflits d’idées que l’on a pu tous constater un peu partout sur le net. Et je pense que la violence de ces antagonismes sont dû à un point clé qui aura causé une grande confusion, et qui aura détourné le débat de ses objectifs initiaux. Quel est ce point ? et comment a-t-il influencé le débat ?

    Notre pays à tous, le Maroc, que nous aimons chacun à notre manière, est un pays qui se dit être en cours de changement. Mais malgré tous les changements opérés, nous sommes tous plus ou moins conscients qu’il y a des problèmes de fond qui ne peuvent pas être changés par des solutions de rapiéçage.  Et c’est pour cela que le mouvement du 20 février est né. Ce mouvement est né car il existe au Maroc des problèmes, comme la corruption, qui le pourrissent de l’intérieur tout en gardant une façade colorée. C’est comme si vous aviez une pomme bien ferme, bien brillante, mais que quand vous la mordez, vous trouvez qu’un verre l’a bien gâtée à l’intérieur. Mais si tous les Marocains sont d’accord qu’un changement est nécessaire, pourquoi tous les Marocains ne sont pas sortis manifester le 20 février, ou du moins pourquoi les débats n’ont-ils pas convergés vers une solution commune constructive? car comme je l’ai dit précédemment, un point a fait tomber les discussions dans une stérilité incroyable. Ce point est celui de la Monarchie. Au lieu que les débats soient menés de manière constructive pour comprendre la meilleur manière de mener notre pays de l’avant, des actions à faire pour faire tomber les têtes corrompues et ainsi cesser la corruption, au lieu de discuter de quelle politique et quel plan économique est nécessaire pour mener le Maroc au devant de la scène internationale pour qu’il devienne un pays décideur et non un pays qui subit les décisions impérialistes des autres pays (et pourquoi pas ? hein ?), au lieu d’essayer de discuter de la meilleure manière pour que les Marocains ne se sentent plus étrangers chez eux, pour que le complexe de l’étranger soit effacé, pour que l’éducation et la politique sociale permettent au Marocain de vivre dans la dignité, pour que la Culture marocaine soit vécue et devienne influente au lieu que les Marocains se prostituent dans une forme d’aliénation occidentale cause d’une sacré schizophrénie, au lieu de tout ça nous sommes entrés dans un délire de pro et anti-monarchie alors que ce n’était à la base pas du tout ça le point de discussion. Ceci a généré un conflit dans la communauté Marocaine qui a fait que chacun est resté campé sur ses positions, et nous n’avons pas pu tendre vers une solution médiane qui arrangerait tout le monde : pro et anti 20 février. Les débats en sont devenus stériles. Pourquoi ? parceque tout simplement le conflit génère le conflit, et très rarement les solutions. A tel point qu’à un certains moment, chacun a perdu le fil de ses convictions de départ : certains qui ne voyaient aucun problème dans la Monarchie mais qui estimaient qu’il fallait tout de même des réformes se sont trouvés à attaquer la personne du Roi ; D’autres qui voyaient qu’un changement est nécessaire se sont retranchés dans une défense inconditionnelle de la Monarchie tout en oubliant cette nécessité de discuter une solution pour le changement réel et profond.  Résultats ? Rien.  Les  20 févriyistes  n’ont pas changé une lettre de leurs revendications et de leur désire de sortir manifester, et  les anti-20 févriyistes sont tombés dans une sorte d’acceptation de la situation et un déni totale de la face-cachée bien sombre de notre cher et aimé Maroc.

    Le 20 février est passé, et il a causé ce qu’il a causé comme dégâts. Et cela, j’estime que les 20 févriyistes n’en sont pas les seuls responsables… tout le monde en est responsable ! Nous tous, qui n’avons pas su mener les discussions vers la meilleure des solutions. Mais, le fait qu’il y ait eu des dérives aurait dû au moins mettre la puce à l’oreille de ceux qui estiment que le Maroc va pour le mieux. Si ces dérives démontrent d’une chose, c’est justement d’un échec profond de la politique sociale. Ces actes non civilisés prouvent en eux-mêmes qu’il est urgent que le changement s’accélère au niveau social, au niveau de l’éducation, au niveau économique… Ceci ne veut pas dire que je nie ce que le Roi a pu apporter comme améliorations, seul un aveugle ne le remarquerait pas, mais ceci ne se fait pas à la vitesse qu’il faut. Et pourquoi cela ? parceque justement on laisse au Roi la charge de tout faire. Ceux qui disent qu’ils l’aiment, qu’ils sont satisfaits de ce qu’il fait, et qu’ils l’encouragent dans la politique de changement qu’il a entamé depuis le début de son règne, en fait ils ne l’aiment pas vraiment. Car on le laisse trimer à notre place, on le laisse porter la charge de tout un peuple et de toute une Nation, et on préfère rester là à l’observer, jusqu’à ce qu’un jour une de ces actions ait une répercussion positive sur les vies de certaines âmes passives. On devrait tous se lever pour mener ce pays de l’avant. On devrait tous se lever pour aider notre cher Roi à faire de ce pays une référence mondiale, et qu’il ne soit plus une référence juste en terme de tourisme sexuel et de prostituée de « qualité » comme se plaisent si bien à le dire ces pachydermes bourrés aux pétrodollars.

    Mais pour que cela puisse se faire, il faut tout d’abord que tout le monde soit sur le même pied d’égalité. Il faut que l’on laisse à chacun la chance de participer à poser sa pierre sur l’édifice. Comment ? en adoptant une attitude rationnelle et responsable, en ayant un point de vue critique et en acceptant la critique, en n’étant pas individualistes et égoïstes, en acceptant les valeurs morales et la valeur du respect comme étant le noyaux et le moteur de la société que nous voulons construire, en respectant notre passé, nos traditions et notre culture tout en tournant notre regard vers un avenir et une modernité à la Marocaine. Et cela passe par deux choses fondamentales. Premièrement, pour être sur un même pied d’égalité, il faut donc que tout ce qui relève de la fraude et de la corruption soit éradiqué au plus vite, et pour cela il faut qu’on adopte une attitude ferme contre toute forme de corruption, à commencer par la corruption des élites et de ceux qui sont nourrit par la culture du prestige. Deuxièmement, il ne faut pas confondre les moyens et les objectifs. On exige une démocratie plus prononcée, mais la démocratie nécessite une certaine responsabilité préalable qui n’est pas encore intégrée dans les esprits. Et pour une réelle démocratie, il faut être conscient de certains phénomènes encore plus gros qu’il faut savoir dompter. En effet, la démocratie qui se veut être le gouvernement du peuple par le peuple a encore du chemin à faire et ceci dans le monde entier. Les gouvernements sont surtout au service d’une oligarchie technocratique et financière. Et sur ce point j’estime qu’au lieu de vouloir calquer une politique occidentale qui pourrait nous mener dans une situation encore moins appréciable, il vaudrait mieux que l’on pense à une manière de faire de la Monarchie une force au service du peuple, du peuple une force au service de la Monarchie, et de ce fait se créera une union forte, basée sur un respect et un amour véritables, d’un Roi et d’un peuple au service de la Nation Marocaine.

    En somme, je ne suis pas là pour apporter un programme à suivre ou faire un appel à la manifestation car je n’ai aucunement la prétention de parler au nom de tout un peuple. Mon but est de donner une piste à suivre pour pouvoir atteindre des solutions constructives qui prendraient naissance d’une mobilisation et d’une entraide entre les Marocains. Et pour cela il ne faut pas se tromper de débat, ce n’est pas du tout la Monarchie qui est en question, et nier les réalités et attendre que le changement se fasse de lui-même ne nous permettra jamais d’être compétitifs. Ceci pourrait aboutir à opter pour la manifestation pour certains points précis, à la créations de mouvements, d’associations ou autre. Seul un réel débat nous permettra de nous faire une idée plus claire. Pensez-y.

    Amine B.

    Talk Morocco, 30 mars 2011

    Tags : Maroc, Makhzen, Mouvement 20 février, Printemps Arabe,

  • Note relative à la stratégie de médiatisation poursuivie pour le 23 mars

    L’évènement du 23 mars à Paris constitue une fenêtre médiatique à exploiter pour continuer la pédagogie des réformes post 9mars.

    A la sémantique économique dominante, il est préconisé également de faire passer le message politique, notamment via le ministre du commerce M. Chami.
    Il est demandé que M. L’Ambassadeur Sahel soit sensibilisé sur le fait que M. Moulay Abdelmalek Alaoui va amener les journalistes « amis » lors de cet évènement, afin qu’il valide les différents interviews demandés.

    Un listing est soumis en pièce jointe, reprenant les journalistes que nous avons contactés et qui souhaitent interviewer les membres de la délégation, il est préconisé que ce listing soit transmis à M. L’ambassadeur.

    Outre les membres du gouvernement qui seront présents, nous pensons emmener un ou deux juristes au cas où nous arrivons à placer des articles sur la réforme de la constitution, ainsi que sur le processus global.

  • Facture d’un colloque sur le Maroc à 82.248 euros

    —– Message transféré —-

    De : Ralph BOUSSIER <rboussier@galilex.com>

    À : aaamine145@yahoo.fr

    Envoyé le : Mer 9 février 2011, 14h 47min 15s

    Objet : actions à menées</rboussier@galilex.com>

    Monsieur le Directeur Général.

    Dans le droit fil de nos différentes conversations, je souhaitais juste fixer sur le papier nos échanges sur les perspectives d’actions qui pourraient être menées.

    Comme je vous l’ai indiqué, chaque année, les réunions du Black Caucus avec une délégation sont un succès.

    Toutefois, il me semble que nous pourrions capitaliser encore plus sur cet investissement en prolongeant celles-ci de rendez-vous réguliers avec les interlocuteurs qui ont pu être rencontrés à l’occasion des journées du Black Caucus.

    C’est pourquoi j’avais suggéré de monter avec deux/trois intervenants des structures légères qui pourraient, tous les deux mois, aller à Washington rencontrer différents Congres men et leur exposer, à l’occasion de ces rencontres informelles autour d’un déjeuner ou d’un dîner, l’évolution du Royaume du Maroc.

    Ceci peut également être prolongé compte tenu des opportunités que nous connaissons auprès, le cas échéant, de représentants de premier ordre à l’ONU.

    Dans le même ordre d’idée, j’ai réfléchi et pris les contacts nécessaires pour pouvoir créer sous la même forme légère un réseau de sympathisants dans un premier temps puis d’amis dans un deuxième temps du Royaume, au niveau européen, qui ne sont pas encore suffisamment sollicités et qui ne connaissent pas suffisamment les atouts et l’évolution du Royaume du Maroc.

    Cette démarche, qui peut prendre différentes formes comme par exemple des rencontres de deux/trois députés européens autour d’un petit déjeuner soit à Bruxelles, soit à Strasbourg, soit à Paris, doit être renforcée par l’organisation d’un colloque par an qui aura la particularité d’être répliqué à Bruxelles, à Rabat et à Washington.

    Il m’apparait que, compte tenu des problèmes dont se fait l’écho en ce moment la presse française et du positionnement constant de réglementations américaines afférentes aux déplacements des parlementaires ou des décideurs significatifs, il va être de plus en plus compliqué et difficile d’organiser de simples déplacements, même s’il faudra malgré tout tenter de poursuivre ces actions mais avant que les choses ne retrouvent leurs normalité je propose de faire à paris des rencontres entre des hommes politiques français et marocains puisque les premiers vont regarder par deux fois avant de se déplacer.

    Sinon, je suggère comme premier thème de colloque au mois de juin à Paris une opération qui pourrait s’intituler :

    « Le Maroc, pôle de stabilité … »

    A cet effet, je me permets de vous soumettre un budget prévisionnel qui bien entendu peut faire l’objet de toutes réflexions et amodiations en fonction de la dimension que l’on souhaite donner à de telles manifestations.

    Je me tiens à votre disposition, Monsieur le Directeur Général, pour débattre de cela et vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.

    Ralph Boussier