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  • Sahara Occidental : Le passage d’El Guargarat est fermé (photos)

    SOURCE SAHRAOUIE: LE PASSAGE DU GUERGARAT EST COMPLÈTEMENT FERMÉ ET SOMMES PRÊTS À TOUTES LES ÉVENTUALITÉS (PHOTOS)

    Aujourd’hui, mercredi, les masses sahraouies ont complètement fermé le passage de Guerguerat, au milieu de fortes tensions dans la région actuellement exigeant l’indépendance de la tutelle du Maroc et l’autodétermination.

    Une source sahraouie de haut rang a déclaré à Zahra Chinguetti, que la fermeture cette fois, diffère des expériences précédentes, qu’elle pourrait être définitive et que la région est ouverte à développements dangereux.

    La source sahraouie a déclaré que la patience des sahraouis a atteint sa limite finale et que le monde doit agir pour freiner la dégradation de la situation qui conduirait en une confrontation armée dans un proche avenir.

    Nous n’avons pas été en mesure de prendre l’avis du gouvernement marocain sur les événements en cours d’accélération dans la région du Guerguerat , donc ne pouvons donner d’éclaircissements à ce sujet.

    Zahraa.mr

    Source : Adrar Info, 21 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, sahraouis, El Guergarat, passage, ONU MINURSO,





  • Sahara Occidental : Des étincelles entre le Maroc et le Front Polisario

    Les protestations. Le long de la zone frontalière d’El Guerguerat, il y a « encore un autre abus que nous dénonçons à l’ONU ». Réponse sévère de Rabat envoyant des renforts. Brahim Ghali: « Toute attaque contre un citoyen sahraoui équivaudrait à une déclaration de guerre »

    La tension monte le long de la zone frontalière d’El Guerguerat, à l’extrême sud-ouest du Sahara occidental, à l’extérieur du « mur de défense », ou « de la honte », érigé par le Maroc entre les territoires occupés, ceux libérés par la République Arabe sahraoui démocratique (Rasd) et la frontière avec la Mauritanie.

    En effet, depuis lundi dernier, de nombreux militants sahraouis ont protesté pacifiquement contre la fermeture du seul passage terrestre utilisé par le Maroc « pour commercer illégalement avec l’Afrique et piller les richesses du Sahara occidental (phosphates et produits de la pêche, ndlr) ». Un accès qui est devenu d’une importance fondamentale dans cette période, compte tenu également de la fermeture des frontières aériennes du Maroc et de la diminution du trafic maritime due à la pandémie de Covid-19.

    RÉACTION TRÈS DURE de Rabat qui a envoyé des dizaines de véhicules militaires et de soldats menaçant de «recourir à la violence si le blocus n’est pas levé» et a accusé le Front Polisario – représentant légitime du peuple sahraoui – de «porter atteinte à la paix dans la région et violer l’accord de cessez-le-feu entre les parties au conflit ».

    Le Polisario, au contraire, accuse le Maroc de créer un « faux alarmisme » pour détourner l’attention internationale après la demande de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, d’envoyer une mission de vérification du respect des droits en territoires occupés – rejetés par Rabat – et à la veille du renouvellement de la mission Minurso qui a sanctionné, en 1991, le cessez-le-feu, sur le principe «d’organiser un référendum d’autodétermination au Sahara occidental», auquel le Maroc s’est toujours opposé.

    A L’APPUI de la énième manifestation pacifique s’est également exprimée la militante Aminatou Haidar, surnommée le « Gandhi du Sahara Occidental » et récompensée en 2019 du Right Livelihood Award connu sous le nom de Prix Nobel de la Paix alternatif, qui en ces jours subit une « lourde détention à domicile »par les forces de sécurité marocaines à sa résidence d’El Ayoun. << Au refus du déminage, aux violations des droits de l’homme, aux enlèvements, à la torture, aux arrestations de militants – a déclaré Haidar – Rabat a ajouté l’ouverture et l’utilisation du passage illégal d’El Guerguerat comme un autre abus que nous dénonçons à la UN « .

    DANS UNE INTERVIEW à la télévision publique algérienne, le président Rasd et secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, a déclaré que « toute attaque contre un citoyen sahraoui équivaudrait à une déclaration de guerre ». Ghali, en prévision du Conseil de sécurité de l’ONU fin octobre, a demandé un changement radical de l’instance, accusée d’inaction et de ne pas pouvoir trouver un nouvel émissaire pour le Sahara occidental après la démission de l’Allemand. Horst Kohler (mai 2019) en raison de l’obstruction de la France, partisan de la politique coloniale du Maroc.

    << Nous avons toujours soutenu la lutte pacifique pour nos droits – a conclu Ghali – mais malheureusement, aujourd’hui, nous devons admettre que le monde dans lequel nous vivons ne bouge que face à l’effusion de sang et je crains que notre peuple, en particulier les nouvelles générations, ne soit contraint le faire pour regagner sa terre ».

    Il manifesto, 8 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Gargarat, ONU; MINURSO, 

  • ONU : Examen de la question du Sahara occidental

    La question sahraouie est de retour, le mois en cours, devant le Conseil de sécurité qui devrait renouveler le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la faveur des consultations qui doivent se tenir le 14 octobre, selon le programme de l’organe exécutif de l’ONU pour le mois d’octobre.

    Il sera question de renouveler le mandat de la Minurso qui expire le 31 octobre, et avant cela, le représentant spécial pour le Sahara occidental, Colin Stewart, doit faire un compte rendu sur la Minurso.

    Ces consultations interviennent, alors que le secrétaire général n’a pas encore nommé un nouvel envoyé personnel depuis que l’ancien président allemand Horst Kohler, a renoncé à sa mission de médiation en mai 2019. Au Conseil de sécurité, plusieurs membres sont « frustrés » par la lenteur qu’accuse le processus de désignation d’un nouvel émissaire et par l’absence « concomitante » de progrès politique et préoccupés par le statu quo de fait .

    Les membres du Conseil peuvent se concentrer, les prochains jours, sur l’absence persistante d’envoyé personnel et, par ricochet, sur l’absence de tout progrès politique sur l’une des questions les plus anciennes traitée par le Conseil de sécurité. La Minurso a été créée en 1991 dans le but principal de faciliter un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Aujourd’hui et en raison des constructions et du manque de volonté du Maroc , ses tâches consistent principalement à surveiller le cessez-le-feu.

    En parallèle l’avant projet dès résolutions de l’ONU concernant ce territoire non autonome sont initialement discutées au sein du groupe des amis du Sahara occidental, composé de la France, de la Russie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, rejoints par l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale. D’aucuns regrettent d’ailleurs, le fait qu’il n’y ait pas de représentation du continent africain au sein du Groupe d’amis.

    La dernière résolution sur la Minurso, adoptée en octobre 2019, a été sévèrement critiquée, notamment par la Russie et l’Afrique du Sud qui avaient, alors, dénoncé un texte » déséquilibré » visant à diluer le principe de l’autodétermination par un libellé ambiguë et peu clair. C’est la Russie qui a présidé le conseil de sécurité et l’on a observé un harcèlement de la diplomatie marocaine en direction de Moscou .Une attitude traditionnelle de Rabat qui dans le même temps active ses relais de propagande pour faire pression sur le conseil .

    En 2019 ,la délégation sud-africaine qui assurait la présidence tournante du Conseil de sécurité avait critiqué des passages de résolution et affirmé que les concepts » réalisme et compromis utilisés dans la résolution sont une tentative visant à saper le principe d’autodétermination établi par l’AG et les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité « .

    La Russie qui s’est abstenue de voter le texte de la résolution avait déclaré qu’elle n’ »acceptait pas les tentatives visant à redéfinir l’axe du processus de négociations mené sous l’égide de l’ONU ou à modifier les approches convenues dans les résolutions précédentes du Conseil de sécurité ».

    La dernière résolution sur le Sahara occidental marquait également un retour à un mandat de 12 mois au lieu de six mois, imposé en 2018 par les Etats-Unis, porte plume des résolutions sur le Sahara occidental, pour faire pression sur les deux partis au conflit afin qu’ils reprennent les négociations.

    Le statu quo l’emporte aussi lorsqu’il s’agit de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. À ce titre, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet a déclaré récemment que son bureau poursuivait à distance la situation au Sahara occidental. Elle a déclaré que les dernières missions techniques avaient eu lieu il y a cinq ans et que de telles missions étaient « vitales pour identifier les problèmes critiques des droits de l’homme » dans ce territoire non autonome.

    De son côté, le groupe de soutien de Genève qui compte plus de 240 ONG a demandé, en juillet, dans une lettre ouverte au président du Conseil de sécurité de l’ONU, de reprendre la Mission technique initiée en 2015, et à inclure un chapitre sur les droits de l’Homme dans le mandat de la Minurso. Le 29 août, à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, célébrée le 30 août, le groupe de soutien de Genève avait plaidé dans un communiqué pour la création d’un mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés.

    Dans son rapport le Sg de l’Onu consacre un paragraphe à la question des droits de l’homme au moment où à El Ayoun occupée, le Maroc redouble de férocité et accentue sa répression à l’égard des Sahraouis et de leur icone Aminatou Haider.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 6 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU; MINURSO, Conseil de Sécurité,

  • Maroc : Opération d’intox en vue de déstabiliser la France en Algérie

    Il semble que la France a lâché le Maroc au Conseil de Sécurité. Le dernier rapport du Secrétaire Général de l’ONU n’a pas été clément envers le Maroc.

    Pour la deuxième fois, le chef de l’ONU montre du doigt les autorités marocaines autant sur le plan des violations de l’Accord Nº1 que sur les mesures des restrictions imposées au territoire du Sahara Occidental que le Maroc a converti en prison à ciel ouvert.

    Le dernier rapport d’Antonio Guterres sur le Sahara Occidental dévoile que l’ONU continue d’être en conflit avec le Maroc à cause de la MINURSO, une mission qui non seulement n’a pas droit de porter des plaques onusiennes mais empêchée aussi de faire son travail concernant la situation de la population.

    La première fois que l’ONU a critiqué le Maroc pour ses actions contre la MINURSO était en 2012 lorsque Ban Ki-moon a dénoncé, entre autres, les activités d’espionnage auxquelles se livrent les autorités marocaines en vue de contrôler les mouvements des officiels onusiens. La réaction de Rabat a été le désavouement de l’Envoyé de l’ONU pour le Sahara Occidental, l’américain Christipher Ross.

    A l’époque, François Hollande venait d’être élu à l’Elysée après avoir gagné la bataille d’une campagne électorale où les marocains ont soutenu Nicolas Sarkozy. Hollande n’était pas des accoutumes de bienfaits de La Mamounia et il faisait peur aux marocains et le fait que son premier déplacement à l’étranger se fasse en Algérie a été la goutte qui a débordé la vase.

    En lisant le dernier rapport de Guterres, il y a lieu de se demander si la France n’a pas tourné, une nouvelle fois, le dos aux marocains au sein du Conseil de Sécurité.

    Le Makhzen, convaincu que ses alliés occidentaux, la France et les Etats-Unis, même si leur soutien au plan d’autonomie n’est plus à nier, n’ont pas l’intention de l’imposer aux sahraouis, s’agite dans tous les sens tellement la douleur est épouvantable. La douleur de se sentirimpuissant face au combat d’un peuple que les marocains, régime et citoyens, méprisent et villipendent.

    Ainsi les autorités marocaines, déçus par la France et par leurs mauvais calculs, ne savent plus à quel saint se vouer. Alors, ils annoncent l’implication de sahraouis dans des prétendues cellules supposément liées au terrorisme, multiplient les gestes envers les sionistes…. Et surtout se tournent vers leurs services secrets en vue de faire profit de la difficile situation en Algérie.

    C’est ainsi que la DGED monte des opérations des déstabilisation des relations franco-algériennes. Dans ce cadre, le site Maghreb Intelligence, une création des services de Yassine Mansouri, a publié le 23 avril 2019 une information censée être exclusive indiquant que l’Elysée avait demandé des explications après l’arrestation de Isaad Rebrab.

    Dans un communiqué transmis à la rédaction du site DIA, l’Ambassade de France en Algérie dément formellement les allégations du site Maghreb Intelligence selon lesquelles elle aurait « pris attache avec le ministère des Affaires étrangères algérien pour lui demander des renseignements sur les éléments du dossier judiciaire » de l’homme d’affaires Issad Rebrab.

    L’Ambassade de France en Algérie rappelle, une nouvelle fois, que la France respecte la souveraineté de l’Algérie et celle de son peuple ami, qu’elle ne s’ingère pas dans ses affaires intérieures et qu’elle n’a aucune volonté de le faire.

     Juste après le démenti de l’Ambassade de France, l’article a été supprimé.

    Le Maroc n’a plus rien à offrir à la France, son « amant » dont il n’est « pas particulièrement amoureux » mais qu’elle est « obligée à défendre », selon les mots de l’ancien ambassadeur français Gérard Araud. Rabat craint qu’à cause de l’épuisement des ressources marocaines, la France ne se tourne vers l’Algérie, un terrain encore fertile à exploiter et parasyté par les sociétés chinoises.

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, France, ONU. MINURSO, DGED, Maghreb Intelligence,

  • Sahara occidental : table ronde à Genève pour discuter d’une solution politique

    Une table ronde convoquée par l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, et à laquelle le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie ont été invités à participer, a débuté jeudi à Genève.

    Cette réunion, qui doit s’achever vendredi 22 mars, s’inscrit dans le cadre du processus visant à la conclusion d’une solution politique qui soit juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, a précisé le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU dans une note à la presse.

    Dans le cadre de la réunion, les délégations doivent discuter des éléments qui sont nécessaires à la construction d’une solution durable basée sur le compromis. La réunion doit aussi procurer aux délégations une occasion de revenir sur certains enjeux régionaux et de discuter de mesures de confiance.

    M. Köhler a déjà tenu des consultations avec les délégations afin de préparer celles-ci pour la tenue de la table ronde. Il espère que la réunion permettra de renforcer la dynamique positive générée par la première table ronde en décembre 2018.

    A Genève, les délégations sont représentées par : Nasser Bourita, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Maroc ; Khatri Addouh, Membre du Secrétariat national du Front Polisario et chef de l’équipe de négociation ; Ramtane Lamamra, Vice-Premier ministre et Ministre des affaires étrangères d’Algérie ; et Ismail Ould Cheikh Ahmed, Ministre des affaires étrangères et de la coopération de la Mauritanie.

    ONU INFO

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU MINURSO, Horst Kohler, autodétermination,