Étiquette : ONU

  • Le Maroc inquiété par le rapprochement entre l’Algérie et l’Espagne

    L’Algérie et l’Espagne ont décidé de doper leurs relations économiques et sécuritaires. Dans ce but, les autorités algériennes ont déployé un maximum d’efforts en vue de préparer l’accueil du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez qui effectuera, à partir d’aujourd’hui, une visite officielle de deux jours en Algérie.

    Sanchez arrive à Alger à la tête d’une importante délégation qui explorera toutes les possibilités d’intensifier la coopération entre les deux pays.

    Selon des sources officielles, Il sera reçu par le président algérien Abdelmajid Tebboune et tiendra une séance de travail avec le Premier ministre, Abdelaziz Djerad».

    Cette visite a été précédé par une visite de travail d’une journée réalisée par Francisco Pardo Piqueras, le patron des services de police espagnols. Il a été reçu par son homologue algérien, Khelifa Ounissi.

    Lors de cet entretien, le chef de la police espagnole a souligné «l’importance que revêt cette rencontre, organisée à l’effet de consolider et de renforcer la coopération bilatérale et d’étudier les problèmes d’intérêt commun», a-t-on souligné. Piqueras s’est également félicité de l’«excellence des relations algéro-espagnole en matière de coopération dans, notamment, les domaines de la formation et du crime organisé transnational sous toutes ses formes».

    Pour sa part, le Commandant de la Gendarmerie algérienne, le général Gouasmia Noureddine. A reçu María Ghamez Ghamez, directrice générale de la Garde civile espagnole, l’équivalent de la Gendarmerie en Algérie. Dans leurs débats, il a été question des discussions sur les moyens de consolider la coopération entre les deux pays et l’échange d’expérience en matière de sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme et l’émigration clandestine au moment où les côtes espagnoles sont témoins d’importants débarquement de harragas algériens.

    Son amphitryon algérien a profité de l’occasion pour faire visiter son hôte espagnole siège des forces navales où elle a été reçue par le général Chaâlal Abdelaziz, commandant du service national de garde-côtes.

    Cette visite arrive à un moment où les relations entre le Maroc et l’Espagne traversent une crise caractérisée par ce que Madrid qualifie de « mesures visant à asphyxier » les deux villes africaines espagnoles de Ceuta et Melilla ainsi qu’une montée des arrivées de pateras en provenant de la partie du Sahara Occidental sous contrôle marocaine.

    Le Maros suspecte un changement de position de Madrid depuis la participation de l’extrême gauche dans le gouvernement espagnol soupçonné de soutenir les revendications d’autodétermination des sahraouis.

    Pour rappel, l’Espagne fait partie du dénommé Groupe d’Amis du Sahara Occidental chargé de trouver une solution au conflit sahraoui et où Madrid est toujours considérée comme la puissance administrante de son ancienne colonie.

    Tags : Maroc, Algérie, Front Polisario, Espagne, Madrid, Groupe d’Amis du Sahara Occidental, ONU,

  • L’envoyé de l’ONU en Libye salue le «développement positif» des pourparlers d’Hurghada

    La représentante spéciale de l’ONU pour la Libye, Stephanie Williams, a salué dimanche le «développement positif» observé lors des pourparlers entre les parties en guerre dans la ville balnéaire de la mer Rouge à Hurghada.

    Williams, s’adressant à Asharq Al-Awsat, a souligné que la confiance s’établissait entre les délégations libyennes à Hurghada, espérant que les négociations se termineraient par «un accord de cessez-le-feu permanent».

    Elle a noté que l’accord de cessez-le-feu, conclu en août, entre le chef du gouvernement d’accord national (GNA) basé à Tripoli, Fayez Al-Sarraj et la présidente de la Chambre des représentants basée à Tobrouk, Aguila Saleh, a conduit les Libyens eux-mêmes à suggérer de tenir des pourparlers en Egypte.

    Les discussions précédentes à Hurghada – qui ont eu lieu fin septembre – ont vu un accord entre les parties libyennes pour travailler à la libération de tous les prisonniers et protéger les installations pétrolières et gazières de l’État nord-africain pour reprendre complètement les activités de production et d’exportation.

    Williams a ajouté que la plupart des parties libyennes sont «maintenant plus convaincues que jamais que la solution au conflit doit être« politique »», soulignant que l’intervention militaire et l’imposition de blocus sur les ressources naturelles n’ont pas abouti à des résultats positifs.

    «Il ne reste aux Libyens qu’une solution politique pour résoudre leurs désaccords et leurs divisions. Construire un État qui inclut tout le monde et permet aux gens de vivre dignement », a souligné Williams.

    La Libye est divisée entre deux autorités à Tripoli et à Tobrouk depuis six ans. Alors que le GNA est basé à Tripoli, la capitale, l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar contrôle l’est et est alliée à la Chambre des représentants basée à Tobrouk.

    La LNA est soutenue par l’Égypte, les Émirats arabes unis, la France et la Russie; tandis que le GNA est soutenu par la Turquie, le Qatar et des milliers de mercenaires syriens.

    Le 22 août, les deux parties au conflit ont déclaré un cessez-le-feu qui a mis fin aux craintes d’une éventuelle agression du GNA contre la ville portuaire de Syrte, à 370 kilomètres à l’est de la capitale Tripoli et Jufra, qui possède une importante base aérienne militaire.

    Le chef du GNA, Al-Sarraj, a annoncé sur Facebook qu’il « avait donné des instructions à toutes les forces militaires pour qu’elles cessent immédiatement le feu et les opérations de combat dans tous les territoires libyens ».

    Saleh a annoncé un cessez-le-feu qui a été salué par les dirigeants mondiaux. Les deux parties en guerre ont convenu de tenir des élections en mars 2021.

    Les pourparlers à Hurghada font suite à une série de diplomaties antérieures dans la ville côtière marocaine de Bouznika, au sud de la capitale Rabat, le mois dernier. À Bouznika, les deux parties se sont entendues sur les «critères, mécanismes transparents et objectifs» pour les postes de pouvoir clés.

    Après les pourparlers du Maroc, Williams a appelé la « communauté internationale à assumer ses responsabilités pour soutenir ce processus et à respecter sans équivoque le droit souverain du peuple libyen à déterminer son avenir ».

    Source : Ahram ONline, 4 oct 2020

    Tags : Libye, Egypte, GNA, Tripoli, Benghazi, Turquie, Stephanie Williams, ONU, UNO, 

  • Sahara Occidental : Lettre ouverte à l’ONU de Mahrez Lamari

    MAHREZ LAMARI / MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES : Lettre ouverte à l’ONU

    Au moment où se tiennent et se déroulent les travaux de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU et à la veille des travaux de la 4eme commission (questions politiques spéciales et de décolonisation des Nations unies), J’ai l’honneur de m’adresser à Votre Haute Autorité, en qualité de citoyen d’honneur de la ville d’ Alger-centre et de militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, pour vous exprimer mes profonds sentiments de justice et d’humanité basés sur la défense du principe de droit à l’autodétermination des peuples. Cette position constante de l’Algérie inspirée de l’attachement aux valeurs et aux enseignements tirés de la lutte du peuple algérien pour son indépendance.

    Ainsi, j’appartiens à un peuple jaloux de son indépendance, attaché aux valeurs nobles de la glorieuse Révolution de novembre 1954, tirant légitimement un motif de fierté du formidable mouvement de libération nationale qui a permis du faire prévaloir la primauté du principe de droit des peuples de disposer d’eux mêmes, principe qui est la seule solution conforme à la Résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de L’AG des Nations unies, portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.

    J’ai fortement souhaité et aimé me déplacer au siège des Nations unies et m’inscrire en qualité de citoyen pétitionnaire pour défendre, devant les membres de la 4ème commission en charge des questions politiques et de décolonisation, la légalité internationale qui appelle au parachèvement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU: Le Sahara occidental. Malheureusement les contraintes indépendantes de notre volonté, la pandémie du coronavirus ont fait de sorte que les moyens de transport aérien soient impossibles et inexistants en cette période. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette forme citoyenne (LETTRE OUVERTE) pour m’adresser à Vous pour vous réaffirmer ma solidarité agissante avec la lutte du peuple du Sahara occidental pour son indépendance et aussi pour appuyer la position officielle de mon pays, l’Algérie, autour de cette question de décolonisation, position de principe qui rappelons-le, est claire et sans ambiguïté, constante et cohérente, basée sur le principe de l’autodétermination.

    C’est sans vous rappeler que le Sahara occidental représente la dernière question de décolonisation en Afrique inscrite sur l’agenda des Nations unies et figurant sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, depuis 1963, alors que ce territoire était sous le régime colonial espagnol. L’AG de L’ONU a reconnu depuis et à maintes reprises le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Elle a appelé à l’exercice de ce droit en concordance avec les textes et principes de la Charte de l’ONU et de ses résolutions, dont principalement la Résolution 1514 de L’AG contenant la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux. En effet, L’AG des Nations unies a adopté ses premières résolutions depuis 1965 en appelant à la décolonisation du Sahara occidental, via le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. L’AG des Nations unies continue d’appuyer la question sahraouie en tant que question de décolonisation et elle continue aussi à se mobiliser en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui par la tenue d’un référendum libre, régulier et sans contrainte. Les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU confortent le principe inaliénable du droit des peuples à l’autodétermination et confirment ainsi clairement la voie la plus appropriée pour un règlement juste, équitable et définitif de ce conflit.

    Or, nous constatons malheureusement que le royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental, continue d’adopter une attitude négative, une stratégie de confrontation, et une fuite en avant comme style de politique permanente, qui à chaque progrès enregistré par la communauté internationale, il érige de nouveaux obstacles sur le chemin du processus de règlement pacifique sur la base de la légalité internationale, comme ce fut le cas de son refus de toutes les résolutions du Conseil de sécurité, autour de cette question de décolonisation, reconnue et qualifiée comme telle par la communauté internationale. La stratégie du Maroc consiste à vouloir ignorer son vis à vis dans son conflit sur le Sahara occidental, à savoir le Front Polisario représentant unique et légitime du peuple sahraoui reconnu par la communauté internationale en tant que tel, et à travers la République arabe sahraouie démocratique (RASD), membre fondateur de L’Union africaine, ce même Front Polisario avec lequel, d’ailleurs et à maintes reprises le Maroc s’est assis autour d’une table, sous les auspices de l’ONU, pour négocier une solution juste et définitive au problème du Sahara occidental. Face à l’entêtement du Maroc qui se complaît dans le statu quo au Sahara occidental et qui s’emploie à le perpétuer et face aux violations systématiques des droits de l’Homme du peuple sahraoui, face à ses manœuvres de vouloir aussi détourner la volonté des Nations unies exprimée clairement dans les différentes résolutions et face au déni marocain du droit dont est victime le peuple sahraoui : Je lance un appel citoyen à L’ONU.

    L’ONU doit agir, les Nations unies ont une responsabilité politique et légale à assumer à l’égard des populations des territoires non autonomes comme c’est le cas pour le peuple du Sahara occidental. Car tout regard silencieux et complaisant, nourrit l’injustice. L’ONU, son AG des Nations unies, son Conseil de sécurité, son Secrétaire général doivent relever les défis et faire prévaloir la légalité internationale, par l’application des textes de la Charte onusienne et par le respect de la doctrine des Nations unies, en matière de décolonisation. Ils ne doivent en aucun cas compromettre leur crédibilité, ni altérer leur image et prestige. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit faire preuve de détermination et de fermeté pour qu’il oblige le Maroc à stopper sa politique d’arrogance, d’obstruction à l’application de la légalité internationale au Sahara occidental.
    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit assumer sa responsabilité qui lui incombe dans le processus devant conduire au parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental, en vue de garantir la paix et la sécurité des peuples de la région, par le respect et l’application des résolutions pertinentes des Nations unies.

    Pour conclure ma Lettre ouverte, je souligne haut et fort qu’aucune forme de pression ne pourrait influer sur la détermination citoyenne du mouvement populaire mondial solidaire avec la juste lutte du peuple sahraoui conduite par le Front Polisario, à continuer à soutenir le droit du peuple sahraoui à se libérer du joug colonial marocain, jusqu’à l’organisation d’un referendum libre régulier et sans contraintes

    TÔT OU TARD LE DROIT IMPRESCRIPTIBLE À L’AUTODETERMINATION DES PEUPLES COLONIAUX TRIOMPHERA AU SAHARA OCCIDENTAL et ‘L’HISTOIRE EST LÀ POUR EN TÉMOIGNER ET LE RAPPELER.
    Respectueusement.

    MAHREZ LAMARI / Citoyen d’honneur de la Ville d’Alger Centre, militant des droits de l’Homme et des peuples, ex-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Mahrez Lamari, Front Polisario, autodétermination, décolonisation, 

  • Guterres : Le Maroc restreint le mouvement de la MINURSO au Sahara Occidental occupé

    Alors qu’il a exprimé sa satisfaction par rapport à la liberté de mouvement dont jouit la MINURSO, le secrétaire général de l’ONU a critiqué son manque d’accès avec les inteerlocuteurs dans les villes sahraouis occupées par le Maroc.

    « A l’est du mur de sable ou dans les camps de réfugiés situés à proximité de Tindouf, le personnel humanitaire de la MINURSO et des Nations Unies a conservé un accès sans entrave aux réfugiés et aux autres interlocuteurs locaux et internationaux. La Mission a continué de renforcer ses capacités d’analyse et d’alerte rapide en surveillant les informations tirées des médias sociaux ou, à Tindouf, provenant des communautés locales, en plus de celles fournies par les médias grand public ». a affirmé le Chef de l’ONU dans son dernier rapport sur la situation au Sahara Occidental et l’activité de la mission onusienne qui y opère.

    Ce n’est pas le cas dans le paragraphe 55, où il indique qu’à cause du « manque d’accès à des interlocuteurs locaux à l’ouest du mur de sable, la Mission a eu des moyens très limités de recueillir de manière indépendante des informations fiables sur la situation ainsi que d’évaluer l’évolution de la situation dans sa zone de responsabilité et d’en rendre compte ».

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Antonio Guterres, Conseil de Sécurité, société civile sahraouie, liberté de mouvement, interlocuteurs, 

  • Le HCDH chargé de surveiller les droits de l’homme au Sahara Occidental

    Au Conseil de Sécurité, il semble que la France a levé son veto sur la question des droits de l’homme. Du moins, partiellement!. Les Nations Unies semblent avoir confié la mission de la surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental au Haut Commiassariat des Nations Unies aux Droits de l’homme (CHDH). Dans son dernier rapport sur l’ancienne colonie espagnole, le SG de l’ONU a inclu une nouvelle rubrique appellée “Droits Humains” dans laquelle il fait part de la surveillance des droits de l’homme dans ce territoire.

    Rappelan que le Conseil de sécurité a encouragé vivement le renforcement de la « coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), y compris en facilitant des visites dans la région », Guterres indique que “la surveillance des droits humains au Sahara occidental demeure fortement entravée par le manque d’accès du HCDH à ce territoire ». « Les défenseurs et défenseuses des droits humains, les chercheurs et chercheuses, les avocats et avocates et les représentantes et représentants d’organisations non gouvernementales internationales continuent également de rencontrer des contraintes similaires », a-t-il ajouté.

    Le Chef de l’ONU a signalé l’inquiétude du HCDH concernant “la persistance des restrictions imposées par les autorités marocaines à la liberté d’expression, au droit de réunion pacifique et au droit d’association au Sahara occidental ».

    A cet égard, Guterres indique que durant la période considérée, le HCDH « a reçu des signalements de harcèlement, d’arrestations arbitraires et de condamnations de journalistes, d’avocates ou avocats et de défenseurs ou défenseuses des droits humains ». « Il a également reçu plusieurs signalements de faits de torture, de mauvais traitements et de négligence médicale dans les prisons marocaines, tandis que des organisations de la société civile et des avocats demandaient la remise en liberté, pendant la pandémie de COVID-19, de prisonniers sahraouis, tels que le groupe Gdeim Izik et un groupe d’étudiants », ajoute-t-il.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, droits de l’homme, Antonio Guterres, ONU, HCDH,

  • Paragraphes intéressants du rapport du SG-ONU sur le Sahara Occidental

    Le Maroc renforce le mur de défense militaire

    -« À l’ouest du mur de sable, la MINURSO a constaté que les activités d’entretien le long de tronçons du mur de sable à Oum Dreyga et Auserd avaient dépassé le cadre autorisé, de nouvelles rangées de blocs de pierre ayant été installées sur les lieux. Ces activités ont été désignées comme étant des violations d’ordre général, respectivement en mai et en juin 2020, puis ajoutées, respectivement en juillet et août, à la liste des violations persistantes. La Mission a essayé de faire retirer ces rangées de blocs mais l’Armée royale marocaine s’y est opposée, indiquant notamment, dans une lettre du 16 avril 2020 adressée à la Mission, qu’elles avaient été installées pour limiter la circulation de véhicules utilisés pour le trafic de drogue. La position de l’Armée royale marocaine n’est pas conforme aux règles définies dans l’accord militaire no 1 ».


    -« En mai, la MINURSO a observé le redéploiement de membres de l’Armée royale marocaine sur la ligne de postes d’observation installés le long du mur de sable, dans la zone d’accès restreint, en plusieurs points d’Auserd et Oum Dreyga. Désignés en août 2012 comme constituant une violation persistante, ces postes d’observation avaient été abandonnés en 2019 par l’Armée royale marocaine à l’issue de négociations avec la MINURSO. La rubrique correspondante de la liste d es violations persistantes avait alors été supprimée. La MINURSO avait par la suite donné son accord pour qu’ils soient utilisés de manière strictement encadrée et à court terme au titre de la lutte contre le trafic de drogue, mais l’Armée royale marocaine l’a informée verbalement, lors d’une réunion de coordination officielle, qu’elle entendait aller au – delà des termes de cet accord et continuer d’en faire usage. L’utilisation de ces postes a été déclarée en juillet comme une violation d’ordre général de l’accord militaire n o 1 et la rubrique correspondante a été réinscrite en août sur la liste des violations persistantes.

    -« La MINURSO a constaté une divergence entre la dotation en armes et en équipements consignée dans l’ordre de bataille et le nombre d’armes lourdes déployées sur le terrain à Oum Dreyga et l’a qualifiée de violation en mars. Une violation commise par l’Armée royale marocaine a également été enregistrée en janvier, celle-ci ayant pénétré dans la zone tampon, à proximité d’Auserd, pour tenter d’en retirer un camion des forces militaires du Front POLISARIO [dont la présence a conduit également à la déclaration d’une violation commise par ce dernier (voir par. 29)]. Une autre violation ayant trait à la restriction de la liberté de circulation de la MINURSO dans la région de Mahbas a été consignée en juin ».

    Le Maroc continue de s’opposer à un changement dans les plaques des véhicules de la MINURSO

    -« En outre, la confiance de la population en l’impartialité de la Mission continue d’être compromise par le fait que le Maroc exige que les véhicules de la MINURS O utilisent des plaques d’immatriculation marocaines à l’ouest du mur de sable, ce qui contrevient à l’accord sur le statut de la Mission. En mars 2014, mon Représentant spécial et le Gouvernement marocain ont convenu verbalement de remplacer progressivement les plaques d’immatriculation marocaines par des plaques d’immatriculation de l’ONU (S/2014/258, par. 50), mais aucune suite n’a encore été donnée à cet accord. Cette question en suspens, ainsi que l’apposition par le Maroc de cachets sur les passeports de la MINURSO, continue d’être régulièrement dénoncée par le Front POLISARIO ».

    Guterres demande au Front Polisario de nommer un coordinateur avec la MINURSO

    J’engage S/2020/938 20-12400 17/21 également le Front POLISARIO à nommer un nouvelle personne chargée de la coordination avec la MINURSO dans la zone de la Mission.

    L’intérêt de Guterres pour les droits de l’homme n’inclue pas les prisonniers politiques sahraouis

    -« J’exhorte à nouveau les parties à respecter et promouvoir les droits humains de toutes les personnes au Sahara occidental, notamment en réglant les questions en suspens en la matière et en resserrant leur coopération avec le HCDH et les mécanismes des Nations Unies chargés des droits humains, et à faciliter leurs missions de suivi ».

    Source : Rapport du SG-ONU du 23 septembre 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, Antonio Guterres, Conseil de Sécurité, 

  • Sahara Occidental : « Nous sommes dans les limites de la patience (Brahim Ghali)

    CHEF DU POLISARIO: NOUS SOMMES DANS LES LIMITES DE LA PATIENCE, ET TOUTE ATTAQUE CONTRE UN SAHRAOUI SIGNIFIE LE RETOUR DE LA GUERRE

    Le chef du Front Polisario qui réclame l’indépendance du Sahara Occidental de la tutelle du Maroc, M. Brahim Ghali, a déclaré que les sahraouis sont au bout des limites de la patience, et que toute attaque contre un Sahraoui signifierait le retour de la guerre.

    Dans une interview accordée à la télévision algérienne, Ghali a ajouté que le front polisario a été conduit à se positionner dans certaines zones pour protéger ses citoyens qui ont bloqué spontanément, le passage terrestre de la zone tampon « guerguerat » confirmant qu’ils ont averti le Maroc et les Nations Unies de prendre la responsabilité de ce qui pourrait advenir, signalant que toute attaque contre eux signifie le retour de la guerre.

    Ghali a déclaré que les sahraouis ont beaucoup enduré, demandant: Combien de temps allons-nous attendre pour répondre aux appels répétés (de nos compatriotes) pour un retour à la guerre, indiquant que les enfants sahraouis nés en septembre 1991 sont devenus papas et mamans.

    Les nouveaux propos de Ghali sont considérés les plus forts prononcés -jusqu’ici- par les parties en conflit sur le Sahara occidental.

    Mourassiloun

    Source : adrar.info, 2 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Gargarat, ONU, MINURSO, 

  • Sahara Occidental : Le Maroc manœuvre à nouveau pour bloquer le processus de paix

    ENTRE MANIPULATIONS ET INTOX : Le Maroc manœuvre à nouveau pour bloquer le processus de paix

    Les déclarations faussement attribuées par l’agence de presse marocaine (MAP) au secrétaire général de l’ONU sur Guerguerat constituent une nouvelle manœuvre du régime marocain, avant la réunion du Conseil de sécurité prévue fin octobre pour examiner la question sahraouie, a estimé jeudi Dr. Amari Taher-Eddine, professeur des relations internationales à l’université de Tizi Ouzou.
    Dans une déclaration à l’APS, Dr. Amari a précisé que « la campagne de manipulation marocaine reflète les appréhensions du régime marocain de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la question sahraouie. Elle vise à empêcher la désignation de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental et la définition d’un calendrier pour l’organisation du référendum d’autodétermination, d’autant que l’opération de recensement des habitants sahraouis effectuée par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) touche à sa fin ».

    « Les déclarations de la Haute Commissaire onusienne aux droits de l’homme qui a fait part de son souhait de débattre des normes d’envoi d’une mission technique au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans ce territoire occupé ont dérangé le régime marocain », ce qui explique cette campagne, a-t-il estimé.

    La manœuvre de la MAP n’est pas la première du genre et ne sera pas la dernière », a souligné Dr Amari, rappelant, dans ce sens, « le problème créé par le Maroc en 2018, lorsqu’il a envoyé ses forces à Guerguerat et a procédé au bitumage d’une route menant vers la Mauritanie. Suite à quoi, le Front Polisario avait réagi en déposant plainte auprès de l’ONU infligeant ainsi un échec à la diplomatie marocaine.

    Pour l’enseignant universitaire, « les mensonges des médias marocains n’ont pas uniquement des objectifs politiques mais économiques aussi en vue de s’accaparer les richesses naturelles du Sahara occidental et semer ainsi la confusion pour détourner l’attention de l’essence même de la question et exploiter indûment les richesses sahraouies ».

    Le régime marocain veut « mettre le Front Polisario sur le banc des accusés », alléguant qu’il (Polisario) « ne respecte par la légalité internationale et fait fi du droit international, en menaçant la sécurité et la paix internationales » et tenter donc de « l’isoler diplomatiquement au niveau de l’ONU et de l’UA », a-t-il poursuivi. « Ces pratiques sont obsolètes et d’une autre époque, car la communauté internationale est consciente qu’il s’agit là d’une question de décolonisation », a-t-il soutenu.

    L’intervenant a rappelé que « le régime marocain se doit d’appliquer toutes les décisions onusiennes et de se conformer à la légalité internationale à l’effet d’organiser le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et d’aboutir à la décolonisation de la dernière colonie d’Afrique pour instaurer la paix et permettre à la région de lever les obstacles empêchant l’édification de l’Union du grand Maghreb ».

    La MAP avait récemment attribué une fausse déclaration au SG de l’ONU dans laquelle elle a prétendu à tort que Antonio Guterres avait lancé un appel au Front Polisario en vue de « mettre fin à l’obstruction de la circulation civile et commerciale » dans la zone de Guerguerat.

    M. B.

    Le Courrier d’Algérie, 3 oct 2020

    tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario,  ONU, MINURSO, El Gargarat,

  • Le G5 Sahel, l’Union européenne et la MINUSMA réunis à Nouakchott

    Nouakchott a abrité mardi 29 septembre 2020 la réunion tripartite Nations Unies, Union européenne et G 5 Sahel dans le cadre de l’arrangement technique pour la fourniture d’un appui opérationnel et logistique à la force conjointe du G 5 Sahel. Alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies vient d’élargir les prérogatives de la Minusma, l’Union européenne, seul partenaire du G 5 Sahel, promet d’injecter 400 millions d’Euros avec un focus sur les droits de l’homme.

    En plus de la Mauritanie, des délégations sont venues des quatre autres pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Niger, Mali et Tchad) et de son secrétaire exécutif, Maman Sambo Sidikou, ainsi que le Chef de la MINUSMA, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif, et l’ambassadeur en chef de la délégation de l’Union européenne en Mauritanie, SEM. Giacomo Durazzo. Nouakchott fut ainsi le lieu d’une réunion tripartite de très haut niveau.

    Retrouver le maillon manquant du G5 Sahel

    Comme l’a rappelé dans son discours le Chef de la MINUSMA, force de maintien de l’ordre au Mali, M.Mahamat Amadif, «cette réunion tripartite vient combler une lacune, voire un maillon qui a pu manquer au lancement de la force conjointe G5 Sahel depuis qu’elle a été initiée en février 2017 ».

    Il a aussi rappelé que les Nations Unies n’ont pas seulement salué la mise en place du G 5 Sahel en tant qu’institution en 2014, elles ont surtout salué la mise en place de cette structure comme outil de développement et de sécurité.

    Il a souligné l’engagement du Secrétaire général des Nations Unies à rendre opérationnelle cette force conjointe, car selon lui sa mission ne doit pas seulement concerner les seuls pays du G 5 Sahel mais doit régler de manière globale les questions de sécurité.

    Il a expliqué les difficultés au sein du Conseil de sécurité pour faire passer le message, ce qui a abouti à un minima avec la résolution 2391 de 2017 accompagné par l’arrangement technique signé en février 2018 à Bruxelles, qui a permis la mise en place de ce financement par l’Union européenne et qui mandate la MINUSMA de fournir cet appui logistique (rations alimentaires, carburant, évacuations médicales et autres).

    Un pas politique important

    Enfin, le Chef de la MINUSMA a salué au passage la dernière résolution du Conseil de sécurité, la résolution 2531 qui selon lui a apporté un plus, soulignant que c’est cette résolution qui a permis cette présente concertation tripartite et qui a permis de façon claire de déclarer que «l’appui des Nations Unies à travers la MINUSMA doit être coordonnée avec le Secrétariat Exécutif du G5 Sahel». Il s’agit, d’après lui, d’un pas politique extrêmement important, parce que c’est le maillon qui manquait.

    «La réunion de ce matin a pour objectif de matérialiser cette décision importante prise par le Conseil de Sécurité » a-t-il insisté.

    Auparavant, le Secrétaire Exécutif du G5 Sahel, Mahamat Sambo Sidikou, avait évoqué les insuffisances à combler afin de rendre les opérations plus efficaces. Selon lui, l’objectif assigné aux bataillons ne peut être atteint par le système actuel. Cette réunion est pour lui une occasion de revisiter les méthodes actuelles, ajoutant que le meilleur moyen d’atteindre les objectifs visés est d’impliquer les opérateurs locaux.

    Le respect des droits de l’homme, la priorité

    De son côté, l’ambassadeur Délégué de l’Union européenne en Mauritanie a mis l’accent sur l’apport de l’Europe en termes financiers dont une promesse de 400 millions d’euros déjà tenue, a-t-il souligné, évoquant une enveloppe de plus de 230 millions d’Euros déboursés grâce à la facilité africaine de paix qui se décline selon lui en plusieurs composantes. Il a cependant insisté sur deux aspects, le cadre de conformité qui met un accent particulier sur le respect des droits de l’homme et le soutien à l’équipe chargée de ce volet (HRDDP) de la MINUSMA. Il a souhaité que cette réunion puisse encourager la collaboration entre la force conjointe G 5 Sahel, la MINUSMA et le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

    Les responsables ont par la suite répondu aux questions des journalistes avant de poursuivre leurs travaux en huis clos.

    Cheikh Aïdara

    Source : Le Courrier du Nord, 30 sept 2020

    Tags : Sahel, ONU, G5, terrorisme, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso,droits de l’homme, MINUSMA, 

  • Sahara occidental : Action prévue du Conseil de Sécurité

    En octobre, le Conseil devrait renouveler le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) qui expire le 31 octobre. Auparavant, il espère recevoir un exposé sur la MINURSO, conformément à la résolution 2494. Colin Stewart, le Représentant spécial pour le Sahara occidental et chef de la MINURSO, le fera probablement. Les séances d’information sur le Sahara occidental ont généralement eu lieu lors de consultations.

    Développements récents clés

    La situation politique concernant le Sahara occidental reste inchangée. Le Secrétaire général n’a pas encore nommé de nouvel Envoyé personnel depuis que le précédent envoyé, l’ancien président allemand Horst Köhler, a démissionné de son poste le 22 mai 2019 en raison de problèmes de santé. L’envoyé personnel a pour mandat de faire avancer le processus politique vers le règlement du différend du Sahara occidental, et l’année précédant sa démission, Köhler avait mené avec succès plusieurs tables rondes avec le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie. (Le Sahara occidental a fait l’objet de différends territoriaux depuis le retrait de l’Espagne en 1976. Au départ, le Maroc et la Mauritanie ont présenté des revendications, mais la Mauritanie a renoncé à sa revendication en 1979. Le mouvement indépendantiste, connu sous le nom de Front Polisario, représente les habitants nomades de la Région du Sahara Occidental connue sous le nom de Sahraouis).

    Le processus en cours pour désigner un nouvel envoyé personnel est peu connu du public, même s’il semble que certains candidats aient été approchés. Les membres du Conseil se sont réunis pour la dernière fois pour discuter de la situation au Sahara occidental dans une visioconférence à huis clos le 9 avril, et le Représentant spécial Stewart a fait un exposé.

    Le 22 juillet, le bureau du Secrétaire général António Guterres a présenté à l’Assemblée générale un rapport marquant la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme, pour examen à sa 75e session. Le rapport notait l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2494, dernier renouvellement de la MINURSO, le 30 octobre 2019, ainsi que le désir de voir les parties poursuivre le dialogue malgré la démission de Köhler. Le rapport indique également que le Secrétaire général continue d’utiliser ses bons offices pour faire progresser la situation au Sahara occidental.

    La situation du COVID-19 dans la zone est difficile à évaluer en raison de la nature contestée du territoire. La base des données en ligne de l’Organisation mondiale de la santé n’inclut aucun numéro du Sahara occidental et répertorie plutôt le Maroc et l’Algérie. Le 22 avril, les agences humanitaires ont soumis un rapport complet sur les besoins de prévention et d’intervention contre le COVID-19 pour les réfugiés du Sahara occidental à Tindouf, en Algérie. Le camp de Tindouf est le plus grand camp de réfugiés sahraouis et est situé dans le désert juste à l’intérieur de la frontière algérienne. Sa population est d’environ 150 000 habitants, bien qu’il n’y ait pas de décompte exact, et abrite des réfugiés sahraouis depuis 1975. À Tindouf, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) est la principale agence humanitaire, soutenue par le Programme alimentaire mondial et l’UNICEF. La MINURSO est l’acteur principal responsable de la sécurité. Le HCR et les dirigeants sahraouis ont lancé un groupe de travail COVID-19 qui a établi un processus pour renvoyer les cas suspects potentiels à l’hôpital de Tindouf. Le HCR coordonne également la réponse aux besoins des réfugiés comme indiqué dans le rapport

    Le 30 octobre 2019, le Conseil a adopté la résolution 2494, renouvelant le mandat de la MINURSO pour un an. Les États-Unis, en tant que porte-plume, ont choisi de ne pas apporter de modifications significatives au texte. Treize membres du Conseil ont voté pour, la Russie et l’Afrique du Sud se sont abstenues (comme elles l’ont fait lors du vote précédent, en avril 2019). Dans leurs déclarations, les deux pays ont souligné leur soutien aux travaux de la MINURSO. La Russie a toutefois indiqué qu’elle était convaincue que d’autres tentaient d’utiliser le renouvellement pour «prédéterminer la direction du processus de négociation mené sous les auspices des Nations Unies ou pour changer les approches établies affirmées dans des résolutions adoptées antérieurement». Expliquant son vote, l’Afrique du Sud a énuméré plusieurs aspects du texte dont elle n’était pas pleinement satisfaite, notamment sa préférence pour un renouvellement de mandat de six mois qui aurait conduit à une discussion plus fréquente du Sahara occidental par le Conseil et sa conviction que la MINURSO aurait dû un mandat formel en matière de droits de l’homme pour mener «le suivi des éventuelles violations des droits de l’homme de toutes parts».
    Développements liés aux droits de l’homme

    S’adressant au Conseil des droits de l’homme à l’ouverture de sa 45e session, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet a déclaré que son bureau avait poursuivi son suivi à distance de la situation au Sahara occidental. Elle a déclaré que les dernières missions techniques avaient eu lieu il y a cinq ans et que de telles missions étaient «vitales pour identifier les problèmes critiques des droits de l’homme de toutes parts et contribuer à prévenir l’escalade des griefs».

    Principaux problèmes et options

    Les membres du Conseil peuvent se concentrer sur l’absence continue d’envoyé personnel et, par ricochet, sur l’absence de progrès politique sur l’une des questions les plus anciennes du Conseil. La MINURSO a été créée en 1991 dans le but principal de faciliter un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Aujourd’hui, ses tâches consistent principalement à surveiller le cessez-le-feu à travers le Berm, un mur de sable de 1700 km de long qui sépare la partie du Sahara occidental administrée par le Maroc de celle gérée par le Front Polisario. Les membres voudront être informés de tout défi sur le terrain pour la MINURSO ou de difficultés à s’acquitter de son mandat. Il n’y a eu aucun progrès vers la tenue d’un référendum: les membres du Conseil peuvent y réfléchir, car 2020 marque le 44e anniversaire du début du conflit sur des revendications concurrentes sur le territoire.
    Conseil et dynamique plus large

    De nombreux Etats membres sont frustrés par l’absence d’envoyé personnel et par l’absence concomitante de progrès politique. Ils peuvent exprimer ces préoccupations. Si beaucoup ne veulent pas être accusés d’avoir enfreint la prérogative du Secrétaire général de nommer ses propres envoyés personnels, les membres du Conseil sont néanmoins préoccupés par le fait que rien ne s’est passé depuis plus d’un an.

    Depuis qu’il a rejoint l’UA en 2017, après une absence volontaire de 33 ans parce que l’organe prédécesseur de l’UA a admis le Sahara occidental en tant que membre sous le nom de «République arabe sahraouie démocratique», le Maroc a intensifié ses efforts pour maintenir sa gouvernance de facto en partie du Sahara occidental et tenter d’amener certains membres de l’UA autour de sa thèse. L’Algérie a également renouvelé son implication au Sahara Occidental après s’être récemment retirée pendant qu’elle formait un gouvernement.

    L’Afrique du Sud reste l’allié le plus fidèle du Polisario au Conseil. Elle est susceptible de continuer à faire pression pour plus de négociations pour déterminer le statut du Sahara occidental et pour une focalisation sur les droits de l’homme dans tout renouvellement du mandat.

    Les États-Unis sont le porte-plume du Sahara occidental. Les résolutions sont initialement discutées au sein du Groupe des Amis, composé de la France, de la Russie, du Royaume-Uni et des États-Unis, rejoints par l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale et un pays qui fournit beaucoup de soutien logistique et humanitaire aux Sahraouis de Tindouf. De manière controversée pour certains, il n’y a aucune représentation du continent africain au sein du Groupe des amis.

    Source : Security Council Report (traduction non officielle)

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, Conseil de Sécurité,