Étiquette : piratage

  • Fériel Bouakkaz, une hackeuse algérienne distinguée

    De la wilaya d’Annaba où elle avait vu le jour, en passant par l’université de Béjaïa jusqu’à avoir une bourse d’étude à l’université de Bretagne Occidentale, en France, Fériel Bouakkaz, cette hackeuse éthique attitrée entre dans le gotha de la cybersécurité. Ainsi, dans un portrait dressé par le site business.lesechos.fr, Fériel Bouakkaz est présentée comme pionnière dans la cybersécurité.

    La sortante de l’université algérienne est énseignante-chercheuse à Efrei Paris (École d’Ingénieurs généraliste du Numérique). Elle s’est distinguée par le fait qu’elle est la 1ère femme de France habilitée CEH (Certified Ethical Hacker). Un titre prestigieux dans le domaine du piratage éthique en information lui permettant de former des hackeurs éthique certifiés. « Se nourrir de l’énergie ambiante.

    Née à Annaba, dans le Nord-Est algérien, Fériel Bouakkaz n’est pas issue du sérail de la tech (son père est boulanger, tandis que sa mère gère le foyer), mais elle est adepte, depuis son plus jeune âge, de jeux vidéo », écrit la même source. Interrogée par l’interviewer, Fériel Bouakkaz, jeune de 30 ans, s’est confiée à cœur ouvert : « Curieuse de découvrir les arcanes du ‘gaming’ et consciente que l’informatique offre de nombreuses opportunités professionnelles, j’ai choisi cette voie sans trop me poser de questions. »

    À noter que notre ressortissante vit en France depuis sa soutenance de thèse et est enseignante-chercheuse en cybersécurité depuis trois ans.

    Le Courrier d’Algérie, 17 oct 2020

    Tags : Algérie, cybernétique, informatique, hacking, hacker, piratage,

  • Quand Ban Ki-moon conseillait aux négociateurs sahraouis de « faire attention à leurs porte-monnaies »

    Au Maroc, il n’y a pas que la DGED qui piratait les comptes des responsables des Nations Unies. En 2007, le journal Al Ousboua annonça avoir piraté le courrier du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, au moment où celui-ci avait publié un rapport très favorable à la proposition d’autonomie du Maroc avant d’être contraint, quelques heures après, de le retirer. Les porte-paroles onusiens, très embarrassés par l’incident, ont été obligés par la suite de donner diverses explications et d’annoncer la publication d’une nouvelle version dont on a supprimé le paragraphe qui dit : « Pour que les négociations aboutissent à un résultat positif, les deux parties doivent reconnaître que la question de la souveraineté est, et a toujours été, la principale pierre d’achoppement de ce différend, et que c’est dans ce domaine très sensible qu’il faudra trouver une solution ». Il a été remplacé par un autre qui demandait à BKM d’organiser des pourparlers «sans conditions préalables» en vue de parvenir à une «solution politique durable et mutuellement acceptable».

    Dans son édition du 6 juillet 2007, Al Ousboue, sous le titre de « graves développement dans la question du Sahara », écrit :

    « Al Ousboua a pénétré l’ordinateur personnel du Secrétaire Général de l’ONU Ki-moon et a réussi à lire un courrier personnel qu’il a envoyé à un ami et qu’il a écrit de sa main ».

    « Ce courrier est considéré comme le courrier le plus dangereux écrit par un SG onusien dans l’histoire des Nations Unies », ajoute le journal pour lequel « le discours prôné par BKM peut être un motif pour que le Maroc désavoue officiellement sa mission et demande son remplacement ou, du moins, boycotte la prochaine séance de négociations du 10 août ».

    Selon le journal marocain accuse les négociateurs marocains d’avoir volé son porte-monnaies avec sa carte visa. « Eh bien, je ne laisse jamais ma veste (contenant mon portefeuille) hors du bureau, comme vous le savez bien. Je me suis souvenu de toutes les fois où j’avais laissé ma veste sans surveillance, et la seule fois qui me vient à l’esprit était en mars. C’est à ce moment-là que j’ai dû rencontrer – dans la salle de conférence- la délégation des envoyés du roi du Maroc. J’ai pensé au gars qui était collé à mes poches (voir photo) mais il ne semblait pas être le coupable. C’est un ami proche du roi et il n’est pas fauché », dit-il dans le courrier cité par Al Ousboue.

    Concernant le processus des négociations, BKM a écrit : « Voyez-vous, je suis un homme intègre et les Marocains avaient dit que le mouvement était « gagnant-gagnant » pour tout le monde, bâtards. Ils savaient ce que je faisais et ils ont tous gardé le silence, résistant à la tentation de l’annoncer pendant toute la semaine, sauf Al Bayane. Je veux dire même la MAP est restée silencieuse et c’est déjà quelque chose. Mais le Polisario, cette fois-ci, s’est écarté de son espoir réthorique habituel et s’est énervé. Mais toujours, ils ont tenu dans leur colère et ont travaillé dans les coulisses. Peu importe ce que vous leur infligez, ils ne s’énervent presque jamais, et l’ONU leur a trop pressé à plusieurs reprises ».

    Le directeur du journal Al Ousboue Mustafa Alaoui a été condamné à une amende de 20.000 dh (1800 euro) pour « diffusion de fausses nouvelles ».

    Le 5 mars 2016, BKM visita les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf et qualifiera la présence marocaine au Sahara Occidental « d’occupation ». Dans un communiqué publié dans la soirée du 8 mars, le gouvernement marocain est revenu avec « une grande stupéfaction [sur] les dérapages verbaux, les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés de M. Ban Ki-Moon (…) durant sa récente visite dans la région ». Le Maroc organisa une gigantesque manifestation contre le responsable onusie.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, Ban Ki-moon, négociations, autonomie, Al Ousboue, piratage, hacking,

  • Marocleaks : El Wikileaks que destapó los periodistas franceses a sueldo de Marruecos

    Wikileaks en Marruecos: un culebrón con periodistas extranjeros a sueldo

    Desde principios de octubre Chris Coleman, un perfil anónimo, y las autoridades de Marruecos juegan al ratón y el gato en las redes sociales. El primero cuelga, sobre todo en Dropbox, un servicio gratuito de almacenamiento online, documentos y correos confidenciales que anuncia a través de Twitter; los segundos solicitan que se borren esos archivos y hasta han logrado que se cierre la cuenta desde la que tanto les incordian. Él abre otra.

    El que se esconde detrás de Chris Coleman no es un profesional al estilo de Julian Assange y el equipo de Wikileaks. Es probablemente un hacker, con simpatías por el independentismo saharaui, a juzgar por algunos de los perfiles a los que sigue en Twitter. Si fuera más ducho y dispusiera de más recursos habría abierto una página web en algún remoto servidor en la que colgaría el material robado.

    Si fuera más astuto tampoco mezclaría documentos de sumo interés con otros privados e íntimos y además irrelevantes -como las fotos de la boda y cartas de la vice ministra de Exteriores de Marruecos- creando así cierta confusión. Cuesta un poco separar la paja del trigo.

    Los « papeles » revelados por Chris Coleman ponen al descubierto la labor del servicio secreto exterior marroquí, la Dirección General de Estudios y Documentación (DGED), que dirige Yassin Mansouri, para conseguir que think-tanks y periodistas de Estados Unidos y de Francia -hay también un caso en el Reino Unido- defiendan la « marroquinidad » del Sáhara Occidental y, de paso, arremetan contra Argelia y el Frente Polisario.

    El hombre clave aparenta ser Ahmed Charai, director del semanario L’Observateur du Maroc, que ordena las transferencias o hace los pagos en efectivo y da cuenta de ello a Mansouri o a su jefe de gabinete. Por llevar grandes cantidades de dinero en metálico y no declararlas fue detenido, en septiembre de 2011, en el aeropuerto de Dulles (Washington). Él ha reconocido que su correo ha sido pirateado desde 2010, pero asegura que los documentos publicados fueron manipulados. No explica en qué ha consistido la alteración.

    Charai intercambiaba correos con periodistas franceses que cobran 6.000 euros por artículo o que le pedían un anticipo de 38.000 euros en mano so pretexto de que debían mudarse de casa. A cambio le anunciaban que en sus informaciones dejarían, por ejemplo, caer que los terroristas de Al Qaeda que habían secuestrado a dos franceses en Malí venían de los campamentos de refugiados saharauis de Tinduf o que el Movimiento Autonómico de Cabilia, en Argelia, va ganando peso.

    En sus correos no se menciona a ningún periodista ni think-tank español aunque, a través de la empresa pública Office Chérifien des Phosphates (OCP), Rabat financia programas en al menos dos de ellos. La trama tiene, no obstante, una vertiente española porque fue Charai quién publicó en su semanario, en septiembre de 2008, el bulo que atribuía al expresidente José María Aznar la paternidad de la hija de Rachid Dati. La Audiencia Provincial le condenó en 2011 a indemnizar a Aznar con 90.000 euros que le abonó.

    Solo la prensa argelina y algunas publicaciones online afines al Polisario, como el blog del catedrático Carlos Ruíz Miguel, se han hecho eco de estas revelaciones. La prensa convencional marroquí las ha ignorado. Un puñado de diarios digitales sí las ha recogido, pero para hacer hincapié, generalmente, en documentos económicos o en las recomendaciones del ministro de Asuntos Exteriores, Salahedin Mezzouar, para que su hija obtenga un buen trabajo.

    En el Parlamento marroquí no ha habido ninguna pregunta no ya sobre cómo se gasta el espionaje el dinero público en seducir a periodistas -es un tema secreto- sino sobre un informe de la consultora McKinsey, encargado por el palacio real y entregado en septiembre, sobre la estrategia a seguir para desarrollar el país. Chirs Coleman lo puso en Dropbox. Nadie ha expresado tampoco en Rabat preocupación alguna porque correos de su servicio secreto salgan a la luz.

    Si la ausencia de debate en Marruecos no sorprende demasiado; la inexistencia de reacciones en Francia llama más la atención. Los periodistas cuyos nombres aparecen en los papeles de Chris Coleman no son unos desconocidos. Tres de ellos son reputados expertos en el Magreb -un cuarto desempeña un cargo clave en la televisión con más audiencia- y las revelaciones de Chris Coleman arrojan una sospecha sobre todo lo que han escrito y contado en tertulias estos últimos años.

    Francia es el país europeo en el que la prensa dedica más atención al Magreb, pero de los trapos sucios desvelados por el anónimo de Twitter no se ha publicado, a día de hoy, ni una sola línea. Será que en Francia también perro no come perro.

    Source : Orilla Sur, 22 oct 2014

    Tags : Maroc, France, Sahara Occidental, chris coleman, hacker, piratage, lobbying,