Étiquette : pouvoir

  • Afrique, à quand le réveil de l’Union Africaine ?

    On peut souvent se poser la question sur le role de l’Union Africaine alors que le Continent est souvent plongé dans de graves crises et des conflits qui causent beaucoup de dégats tant humains que sociaux, matériels et financiers.

    L-Afrique-est-a-l-avenir.jpgOn a vu ce qui s’est passé au Mali.Il a fallu l’intervention salvatrice de la France pour sauver l’intégrité territoriale du Mali.

    On suit également ce qui se passe en République Centrafricaine. Là encore, disons merci à la France et à François Hollande.

    Le Nigéria, le géant africain vit des moments sombres et difficiles avec Boko Haram.

    Maintenant sur le faux débat organisé par certains dirigeants africains qui veulent des présidences à vie et la monarchisation du pouvoir, que fait l’Union Africaine?

    Il existe une Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, adoptée en 2007 lorsque le Président Denis Nguesso en assurait la présidence, qui interdit en son article 23 tout amendement ou toute révision de la Constitution qui porte atteinte à l’alternance démocratique. Et malgré cela, l’Union Africaine ne condamne aucun Chef d’Etat qui entreprend de changer ou de modifier la Constitution pour demeurer au pouvoir, tout en sachant que cela constitue une menace pour la paix dans les pays concernés.

    En janvier 2013,le Président Boni Yayi avait appelé ses collègues à ne plus tripatouiller les Constitutions pour demeurer au pouvoir. Il les invitait plutôt à les respecter, à les appliquer et à les défendre.

    Les positions claires sur la question sont affichées par les Présidents Barack Obama et François Hollande. Ceux-ci ne demandent qu’une chose simple aux dirigeants africains: c’est le respect de leurs propres textes.

    Dans le cas du Congo par exemple, le Président de la République a conformement à l’article 69 de la Constitution, prêté le serment de respecter et de défendre la Constitution.

    Paul-Biya-Denis-Sassou-Nguesso.jpgQuand j’ai suivi sur les médias que l’Union Africaine demande une transition démocratique et civile au Burkina Faso, je me suis demandé pourquoi n’est-elle pas intervenue plus tôt?

    Ne pense-t-elle pas qu’il est mieux de prévenir que de guérir?

    Peut on penser qu’il faut qu’il y’ait d’abord des dégâts importants, surtout de lourdes pertes de vies humaines pour intervenir?

    Ne doit-elle pas agir maintenant au Congo par exemple ,pays où le Président qui a déjà passé 30 ans au pouvoir veut changer la Constitution pour demeurer au pouvoir. Ce qui pose un problème de morale, d’éthique et de sagesse d’autant que cela n’est prévu nulle part dans la Constitution actuelle.

    Ce qui me réjouis ,c’est de me référer au dicton qui dit:

    « Vaut mieux tard que jamais ».

    L’espoir reste permis.

    Clément Mierassa

    Ancien Ministre

    Président du Parti

    Social-Démocrate Congolais

    Il est important pour le Mali et pour l’ensemble de la région de consolider ses institutions et d’aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d’un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.

    Mr le président 2En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

    Nous savons qu’au plus fort des événements au Burkina-Faso, François Hollande a transmis ce courrier à Denis Sassou Nguesso et ses pairs concernés par l’envie de se maintenir au pouvoir.

    Qu’en pense l’Union Africaine?

    Source : BVMA, 3 nov 2014

    Tags : Afrique, constitution, dictature, dictateurs, despotes, pouvoir,

  • La Russie doit rester une république présidentielle, le peuple soutiendra cela (Poutine)

    Le président a rappelé que les modifications de la loi fondamentale qu’il avait introduites dans son discours à l’Assemblée fédérale renforceraient la responsabilité du parlement et du gouvernement.

    Les mesures visant à renforcer le rôle du Parlement en Russie ne contrediront pas l’idée que la Russie doit rester une république présidentielle, a déclaré le président Vladimir Poutine lors d’une réunion avec des membres du groupe de travail chargé d’élaborer des propositions d’amendements à la Constitution.

    Il a rappelé que les modifications de la loi fondamentale qu’il avait introduites dans son discours à l’Assemblée fédérale renforceraient la responsabilité du Parlement et du gouvernement.

    « Je suis certain que bon nombre des personnes présentes seront d’accord, de même qu’une écrasante majorité de citoyens russes, que la Russie restera en même temps une république présidentielle, que le président devrait conserver des pouvoirs importants, tels que le droit de licencier les contrevenants, ceux qui font preuve de négligence dans l’exercice de leurs fonctions et dans le cadre de la perte de confiance « , a déclaré M. Poutine.

    Il a affirmé que sinon le pays dériverait vers une république parlementaire, « qui serait aujourd’hui un test majeur pour la Russie avec un résultat incertain ».

    Selon le président, les modifications constitutionnelles prévues visent à renforcer l’état de droit en Russie et à renforcer le rôle des partis politiques et de la société civile. Poutine a souligné que les principes fondamentaux de la Constitution ne seraient pas affectés.

    « Les amendements proposés hier n’affecteront pas les principes fondamentaux de la Constitution. Ils visent à renforcer l’état de droit et le bien-être en Russie et à améliorer l’efficacité des institutions publiques, ainsi qu’à renforcer le rôle de la société civile, des partis politiques et de la régions du pays dans la prise de décisions importantes pour notre pays « , a souligné le chef de l’Etat.

    Prérogatives du Conseil d’État

    Les prérogatives du Conseil d’État russe ne doivent pas coïncider avec celles du Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute du Parlement), a averti le président. Poutine a ajouté que le Conseil d’Etat ne devrait pas devenir « une autre chambre des régions ».

    Le dirigeant russe a souligné ici que le Conseil de la Fédération resterait la chambre représentant les régions russes. « Nous devons être très prudents ici, c’est une question très délicate, nous ne pouvons pas simplement créer une autre chambre des régions, nous devons être prudents quant à la manière de décrire le Conseil d’État dans la Constitution, ses prérogatives et ainsi de suite », a noté M. Poutine. .

    Traités internationaux

    Les traités internationaux peuvent avoir priorité sur les lois russes, mais pas sur la Constitution, a déclaré Vladimir Poutine.

    Il a noté que de nombreux pays avaient depuis longtemps pris des décisions similaires et « inscrit sans hésitation » que tout ce qui ne contredit pas leurs constitutions est en vigueur sur leur territoire. « Cela ne signifie pas que nous fuyons une situation où un traité international a la primauté sur les autres lois russes. Mais pas la Constitution. Si un traité, quel qu’il soit, n’est pas en phase avec la Constitution, il ne devrait pas être conclu « Si nous découvrons qu’elle viole la Constitution, elle ne sera pas en vigueur en Russie », a précisé Poutine.

    TASS, 16 jan 2020

    Tags : Russie, Vladimir Poutine, Putin, Constitution, pouvoir, république présidentielle, parlement,

  • Algérie : Pathétique

    » En conclusion, si le peuple doit se trouver un autre lieu de ralliement, il devra également se prémunir de cette contreoffensive déclenchée tous azimuts par les pouvoirs publics pour qui le temps des concessions semble bel et bien révolu « .

    Par Mohamed Abdoun :

    Difficile, très difficile, de croire que le parvis de la Grand-Poste tombe vraiment en ruine. Si cela était vraiment le cas, pas mal de signes évidents auraient été constatés auparavant. Et puis, je conçois mal que quelques dizaines de manifestants auraient pu provoquer les dégâts dont nous parlent des responsables au sein de la wilaya d’Alger.

    La rapidité avec laquelle ces derniers se sont empressés de fermer le lieu est elle aussi particulièrement suspecte. Le mode opératoire aussi. De lourds, très lourds, fourgons de police ont encerclé le lieu sans se soucier du fait que leur poids pourrait aggraver les choses, ou même précipiter la chute de ce parvis.

    Des policiers ont également été placés entre ces fourgons, bouchant les moindres espaces existant entre eux, empêchant même une fourmi de s’y glisser, et se souciant donc bien peu de leur propre sécurité. Au-delà de cette barrière faire de machines et de chair humaine, des plaques de zinc ont été fichées au sol sans se soucier, là encore, d’aggraver les choses avec les gros trous creusés dans ces escaliers centaines, ainsi que le poids de tout ce métal.

    Notre fluette photographe, qui ne pèse pas plus qu’une ou deux de ces plaques, a quand même été empêché de photographier de près ce véritable cirque, sous prétexte que sa sécurité aurait été menacée si elle s’était trop approchée des lieux. Fadaises que tout cela. Il semble bel et bien que l’on ait cherché à » neutraliser » le lieu de ralliement emblématique du hirak. Et, si tel est vraiment le cas, il faudra s’attendre à d’autres actions également hostiles à ce mouvement dans les prochains jours et semaines.

    En conclusion, si le peuple doit se trouver un autre lieu de ralliement, il devra également se prémunir de cette contre-offensive déclenchée tous azimuts par les pouvoirs publics pour qui le temps des concessions semble bel et bien révolu.

    Le système sacrifie des pions pour calmer la colère citoyenne, mais oeuvre à se régénérer. Son départ, tel que revendiqué par la rue, n’est absolument pas à l’ordre du jour. Le plus dur reste à venir…

    M.A.

    Source : La Tribune des Lecteurs, 22 mai 2019

    Tags : Algérie, ANP, armée, pouvoir, Gaïd Salah,

  • Maroc : y a t il une phobie d’exercer le pouvoir dans le RIF ?

    Militer dans la perspective d’exercer le pouvoir et mettre en œuvre ce à quoi on croit. Voilà une question qu’on doit intégrer dans nos calculs et qui doit être amplement discutée !

    Nos malheurs à nous les rifains, est cette obsession qu’ont certains à dire : « nous on ne veut pas gouverner! » Je me demande pourquoi? Quel est le raisonnement derrière cette énonciation ? Pour moi, elle relève d’un complexe, d’une pathologie, d’une phobie. On n’aime pas gouverner en revanche on veut être gouverné, dominé. C’est profondément problématique et insensé ! Il faudrait encourager le peuple à prendre ses responsabilité à s’initier à l’art de gouverner, à favoriser à l’émergence de l’intelligence politique et surtout à créer le rapport de force. Pour tout cela , il faudra se retrousser les manches !

    Mise en garde importante: Mon propos est l’idée de gouverner au sens général du terme, je ne vise pas forcement de l’exercer dans le cadre actuel qui régule le Maroc ! Nous savons pertinemment que le champ politique est verrouillé ! Cette réflexion est une réaction aux propos de Wafi Kajoua, dans son live, qui prêche la passivité, la distanciation, vis-à-vis du carré de la fabrication des décisions qui forgent notre devenir. C’est comme une invitation à ne pas s’en approcher !

    Bordel, à quoi ça sert de militer si ce n’est pas pour prendre le pouvoir, forger le destin en fonction de l’ idéal et les valeurs pour lesquels nous ne cessons de nous battre, et mettre en œuvre les grandes orientations et stratégies qui doivent guider la société. Il faut aspirer au pouvoir au lieu de le subir. Le pouvoir politique est cette domination, il y a les dominés et les dominants. soit on est dans un ou dans l’autre camp. Il faut choisir son camp. « Vouloir le beurre et l’argent du beurre », ce n’est pas possible. Militer pour militer, n’a aucun sens ! Comment voulons-nous réaliser ce à quoi nous aspirons, en comptant sur les autres ? Comme dit l’adage, on n’est jamais mieux servis que par soi-même.

    Si on ne le prends pas, il y a autres forces politiques, qui s’affrontent dans le champ politique, qui en rêvent jour et nuit, y compris se rasant ! Le vie est faite ainsi, tant qu’on s’inscrit dans la cité ( au sens philosophique) de la chose publique, nous sommes contraints d’agir dans la perspective d’accéder à ce pouvoir et le partager ! Il n’y a pas de société humaine sans pouvoir politique, le pouvoir politique est une nécessité inscrite dans l’ordre de la nature !

    Ne nous méprenons pas ! Arrêtons de pleurnicher, de se victimiser. Nos malheurs sont engendrés, entre autres, par ce positionnement distancié du cercle du pouvoir sous quelques prétextes que ce soit ! Assez de démagogie ! il n’y a rien sans rien ! A nous de braver ce tabou !

    Nous sommes lassés d’agir dans l’opposition, de s’y situer systématiquement, de quémander nos droits et nos libertés, de revendiquer. Ce pouvoir est fait pour être arraché, pour changer de mains. Je réaffirme là une banalité « très ordinaire ».

    A bon entendeur !

    Rachid Oufkir

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, pouvoir, Makhzen,