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  • Algérie : La pression de la rue s’accentue contre le cinquième mandat

    par M. A., F. H., H. B., E. H. D. Et A. Z.

    La dynamique protestataire du mouvement estudiantin à Alger, comme partout ailleurs à travers les différentes wilayas du pays, ne connaît pas de fléchissement. Au contraire, les étudiants et même des lycéens continuent à investir en force les lieux publics, pour dire non au cinquième mandat et pour exiger des changements dans leur pays. De leur côté, les avocats de la région de Constantine, englobant également les wilayas de Skikda, Mila et Jijel, ont décidé de boycotter le travail juridique dans toutes les cours et tribunaux relevant de la compétence territoriale de l’organisation de Constantine. Une décision qui semble faire tache d’huile, puisque les robes noires de la région de Tizi Ouzou ont eux aussi décidé de faire de même.

    Hier encore, des milliers d’entre eux ont rejoint le centre de la ville d’Alger. Des étudiants sont arrivés de l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar, accompagnés de leurs enseignants, brandissant une banderole sur laquelle on pouvait lire « Les enfants de Houari Boumediene sont à la recherche des principes de Boumediene ». Ces derniers se sont mêlés à d’autres étudiants de la Fac centrale d’Alger, de la Faculté de médecine d’Alger et de la Faculté de Ben Aknoun et de Saïd Hamdine. Tout le monde scandait d’une même voix des slogans contre le cinquième mandat.

    Beaucoup plus organisés que la dernière fois, les étudiants déployaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Le pouvoir revient au peuple » ou encore « Etudiant réveille-toi pour défendre ton droit et celui de ton pays ». Les étudiants dont certains portaient des blouses blanches, d’autres drapés de l’emblème national ont défilé pacifiquement, répétant en chœur « les étudiants toujours engagés pour le changement ».

    Les étudiants qui ont marché de la Grande Poste vers la Faculté centrale à Maurice Audin, avant de faire demi-tour et revenir à leur point de départ se sont montrés très coopératifs avec les forces de l’ordre. Ces dernières essayaient à chaque fois de les orienter vers des parcours moins denses pour ne pas paralyser la circulation. Les éléments antiémeutes étaient là pour encadrer les étudiants, veillant à chasser les intrus ou les fauteurs de troubles. Un étudiant a été interpellé par un élément des services de la police qui lui a ordonné d’effacer les images filmant des policiers, sans toutefois le brusquer.

    Les protestataires se sont rassemblés après avoir effectué plusieurs tours, au niveau de l’esplanade de la Grande Poste, brandissant tous ensemble l’emblème national et en répétant le chant patriotique des éléments de l’armée nationale et des forces de sécurité « Watani watani ghali thamani».

    Si les éléments antiémeutes étaient plus souples dans la matinée, la stratégie de gestion de la foule a changé dans l’après-midi, après l’arrivée d’un flux important d’étudiants au centre-ville d’Alger, ce qui les a contraints à bloquer l’accès vers l’avenue Maurice Audin.

    Etudiants et enseignants marchent à Bouira

    A Bouira, l’université Akli Mohand Oulhadj a été paralysée hier mardi. Une grève générale d’une durée d’une semaine a été décidée en réponse à l’appel du collectif des étudiants. Le principal slogan de cette protestation est « Système dégage » selon le communiqué émanant du collectif. Après que les enseignants universitaires aient tenu un grand sit-in devant le siège du rectorat, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non à la violation de la Constitution », « Oui pour le respect des lois », « Oui pour bâtir une vraie 2ème République et une vraie transition politique » et « Non au 5ème mandat », ils ont décidé d’une marche qui les conduira jusqu’à l’entrée du siège de la wilaya. En arpentant cet itinéraire, les enseignants ont été rejoints par des étudiants pour une marche unifiée. Dans ce qui est devenu un rendez-vous hebdomadaire, les étudiants oranais ont investi, une fois de plus, hier, la rue comme ils l’avaient fait le mardi précédent avec une nouveauté tout de même : une participation non négligeable des lycéens de la wilaya.

    En effet, dès 10 heures du matin, des groupes composés de centaines de manifestants issus des différents campus universitaires de la wilaya ont commencé à affluer aux abords du siège de la wilaya d’Oran. Aux environs de midi, les trois pôles universitaires de Belgaïd, d’Es-Sénia et de l’USTO étaient tous représentés au niveau du grand rassemblement encadré par un dispositif sécuritaire déployé sur l’ensemble du périmètre entourant le siège de la wilaya. Et comme le tout début de ces manifestations anti-5ème mandat à Oran, le principe de non violence a été respecté par tous.

    Vers 13h, et vu le nombre impressionnant des participants à la marche pacifique, un nouveau mot d’ordre est passé aux jeunes manifestants de mettre le cap sur la place du 1er Novembre, espace beaucoup plus adapté pour accueillir les milliers de manifestants. Il faut dire que des centaines de citoyens de tout âge étaient parmi la foule de manifestants, soit en prenant activement part à la marche, soit par simple curiosité vu l’ambiance festive et bon enfant que les étudiants ont su créer par leurs chants. Les différentes vagues de manifestants qui se sont dirigés vers la place du 1er Novembre créeront une ambiance digne des supporters de foot. Instruments de musique à vent et de percussion ont rythmé ainsi la cadence des chants au niveau de la place du 1er Novembre donnant ainsi au site des allures de grand défouloir qui a attiré des dizaines curieux de tous bords. Il est à noter enfin que le service de transport par tramway a été quelque peu perturbé ce mardi entre 10h et 13h avant de reprendre graduellement une activité normal.

    Aucun incident à Tiaret et Constantine

    A Tiaret, des centaines d’étudiants des différentes facultés relevant de l’université « Ibn Khaldoun » ont marché, eux aussi, hier en milieu de journée, encadrés par un imposant dispositif de sécurité. En effet, brandissant des banderoles appelant au changement du système politique dans le pays et s’exprimant contre le cinquième mandat de Bouteflika, la marche pacifique des étudiants s’est ébranlée du siège de l’ancien rectorat à Zaâroura pour sillonner les principales artères de la ville avant de faire un crochet par le siège de la wilaya pour enfin arriver devant le siège du nouveau rectorat, devant le nouveau pôle universitaire de Karman.

    Vers 13h, un discret dispositif des forces antiémeutes a été déployé dans le centre-ville et autour du siège de la wilaya et le siège de la cour de justice, même si aucun incident n’est à signaler au moment où nous écrivons ces lignes. Sans relâche, les étudiants des universités des Constantine ont encore organisé, hier, des marches à l’intérieur des campus, scandant des slogans contre la candidature de Bouteflika à un 5e mandat, enregistrant cette fois-ci l’adhésion des enseignants universitaires, notamment à l’université Salah Boubnider Constantine ‘3′. Et une partie des manifestants ont marché vers le centre-ville de Constantine où ils y arriveront aux environs de la mi-journée. Un moment de pic de la circulation, provoquant ainsi un embouteillage monstre au niveau de tous les accès du centre-ville. Les manifestants observeront un rassemblement devant le palais de la culture Med Laïd Al Khalifa, après une marche à travers le boulevard de la République et l’avenue Abane Ramdane.

    Comme à l’accoutumée, les manifestants portaient des affiches sur lesquelles l’on pouvait lire « Non au 5e mandat », « Djazaïr Djoumhouria machi mamlaka » (l’Algérie est une république et non un royaume), sans s’arrêter de scander des slogans hostiles au gouvernement. Le cordon sécuritaire déployé au centre-ville a tout juste canalisé les manifestants, les empêchant de se diriger vers le siège de la wilaya, sans intervenir. Une manifestation qui s’est déroulée donc dans une atmosphère pacifique, « Silmia », comme le scandaient les étudiants.

    Le Quotidien d’Oran, 6 fév 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, Présidentielles 2019, 5ème mandat,

  • Algérie: Le compte à rebours a commencé pour Bouteflika ?

    Rue et opposition rejettent les ‘‘engagements’’ pris dans sa lettre- testament
    Le compte à rebours a commencé pour Bouteflika ?

    C’est curieux comme le destin des malades du pouvoir se ressemble. L’histoire des nations nous fournit plein d’exemples d’autocrates décapités, pendus, lynchés ou passés pour les armes. Mais pour rester dans notre ère géographique, rappelons le cas des président Moubarak, Benali, El Guedhafi et Ali Salah. Les deux derniers ont été assassinés de la façon la plus sauvage, alors que les deux autres, Moubarak et Benali ont dû fuir dans la précipitation que dicte l’urgence leurs palais pour sauver leur peau.

    Moubarak et Benali ont multiplié les ruses. « The game was over » et la messe était dite pour les deux zains qui était restés plus de vingt ans au pouvoir. Il y a de troublantes ressemblances entre la fin de Benali et Moubarak et ce qui risque d’autre aussi celle de Bouteflika.

    Confrontée à la colère fulgurante et éruptive de la rue à Tunis et au Caire, lors du fameux « Printemps arabe » et après avoir échoué à opposer la force militaro-policière, c’est à dire le bâton, les deux ont cru pouvoir s’en sortir avec la carotte des réformes politiques. Souvent les mêmes d’ailleurs avec promesse d’ouverture démocratique, révision de la constitution et tout le toutim.

    C’est à peu de choses près, ce que propose Bouteflika, dans sa lettre- testament, dans laquelle il quémande une prolongation de son mandat pour assouvir ses dernières lubies. Conférence nationale, révision de la constitution, référendum, présidentielle anticipée et passage de témoin à la génération de la postindépendance.

    A priori, le package est de nature à séduire, même les plus sceptiques des opposants. Quand bien même Bouteflika, serait pour une fois de bonne foi, lui pour qui pouvoir a toujours rimé avec ruse, est-ce que ce n’est pas déjà trop tard ? Car en politique, le temps est une donnée cardinale, ce qui était possible hier ne peut plus l’être aujourd’hui. La réaction de la rue dimanche soir, après le dépôt de candidature de Bouteflika au Conseil constitutionnel est sans appel.

    « Vingt ans ça suffit », criaient les jeunes manifestants qui ont envahi en un coup de cuillère à pot la place Maurice Audin d’ Alger. Pour eux les choses sont claires, le cinquième mandat, niet! Si les citoyens s’arrêtent à la candidature, les partis politiques ont considéré le contenu du message lu par Abdelghani Zaâlane qui était visiblement dans ses petits souliers face aux nombreux journalistes présents au Conseil constituonnel.

    Pour Zoubida Assoul, qui s’exprimait en direct sur France 2014, les « engagements » de Bouteflika ne seraient qu’ « une ruse pour chercher à gagner du temps pour assurer ses arrières et celles de sa famille » Pour sa part, le RCD qui accuse Bouteflika d’avoir « spolié » les propositions de l’oppositon contenues dans la plate-forme de Mazafran datant de 2015 : Bouteflika n’est plus digne de confiance.

    « Qui peut croire qu’un homme dont l’action politique se confond avec la longue liste des coups de force, des reniements et des intrigues qui ont mutilé la nation peut se transformer en son contraire pour réaliser – maintenant que les forces l’ont abandonné et que les caisses sont vides – ce qu’il a scrupuleusement et méthodiquement combattu sa vie durant », observe le RCD. Peuple et classe politique sont d’accord pour dire à Bouteflika « c’est déjà trop tard ».

    Il lui appartient d’entendre ce message et de renoncer à la présidentielle. Autrement, il risque au mieux une fin comme celle de Moubarek et Benali et au pire celle de Gadhafi et Abdellah Salah. Qu’il accepte donc de rentrer chez lui pour épargner à l’Algérie une nouvelle tragédie, alors que les séquelles de la précédente sont encore visibles.

    H.Khellifi.

    L’Est Républicain, 5 mars 2019

  • Hallucinante situation politique en Algérie : « Le fleuve détourné »

    Un imbroglio politique, un vide juridique, une opposition inconsistante et un candidat -président sortant- lourdement handicapé, sont à l’affiche de la plus décisive élection présidentielle de l’Algérie indépendante.

    Un rendez-vous historique terni par un passage en force et l’imposition d’un fait accompli. Bouteflika sera réélu envers et contre tous, si l’on se réfère à sa lettre de candidature publiée hier.

    Tout un programme pour un avenir qui ne le concernera vraisemblablement pas, mais qu’il veut imposer à un peuple qui a crié haut et fort son rejet de tout ce qui lui est promis et qui n’a pas été entamé en vingt ans.

    Cette lettre « testament » équivaut à un legs « familial » et non pas une réponse au message populaire qui lui a été adressé en mondovision.

    C’est en tuteur d’un peuple « adoptif » qu’il choisit au lendemain de son 82ème anniversaire, de s’adresser, en président réélu, avant même l’entame de la campagne électorale.

    Les textes régissant le dépôt des candidatures ont été bafoués, par le Conseil Constitutionnel, leur détournement désavoué par la HIISE et leur interprétation rejetée par d’éminents constitutionnalistes. Et pourtant, c’est passé au nez et à la barbe de toutes les institutions en charge d’en assurer la légalité et la transparence.

    Partir d’un Etat de non droit en usant d’inqualifiables subterfuges tout en promettant un avenir meilleur fait de justice, d’équité et de valeurs morales ; ne sied pas à ces acteurs du désordre national qui dispose de tous les instruments répressifs que peut compter une république bananière promise à une dictature éternelle.

    Encore une fois, le peuple aspire à la paix et ne veut pas d’affrontements. La porte d’entrée du Palais Présidentiel sert aussi de porte de sortie pour peu qu’on se place du bon côté du « cadre ».

    Rappelons aux uns et aux autres qu’il est plus facile d’allumer une mèche que d’étouffer une explosion. La formule « à bon entendeur… » n’est comme de bien entendu, pas de mise, face à un pouvoir qui ne prête jamais la bonne oreille.

    C.Mechakra

    Le Provincial, 4 mars 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, Présidentielles 2019,

  • Mauritanie – Candidature de Ghazouani : le changement dans la continuité !

    On ne s’attendait pas à une surprise dans cette annonce de la candidature de Ould Ghazouani ! Au début les rumeurs circulaient comme quoi il y aura une crise au niveau des instances dirigeantes du parti au pouvoir, mais en fait, il n’en n’est rien, parce que le parti au pouvoir ne choisirait qu’un personnage proche du candidat ! Toutes les divisions possibles au sein de l’UPR autour de la candidature de Ghazouani , sont donc reportées pour ne pas dire évitées , au prochain congrès qui aura lieu après son élection en juin prochain ! Tous les noms circulaient pourtant, sauf celui d’ un militaire … Et voilà qu’on est de retour à la caserne, donc à la case départ !

    Le départ de l’ avocat Ould Maham est donc consommé et le président Ould Abdel Aziz nous a habitué à des surprises, surtout la nomination du nouveau premier ministre dont le choix nous rappelle celle de Mohamed Lemine Ould Guig qui , à l’ époque était conseiller juridique du candidat Moawiya à Akjoujt , avec hébergement chez Maurice Benza ! C’est là-bas qu’il a appris qu’il était devenu premier ministre …

    La désignation de Ghazaouani comme candidat est également une autre surprise pour certains , parce que dans les instances de l’UPR, il n’est pas connu ! Le Général Ghazouani est plutôt connu comme étant un homme discret (épithète taillée sur mesure parce que le mot a été crée pour faire le mystère autour de l’homme) !

    L’élément le plus important dans ce deuxième congrès inachevé de l’UPR en cours, reste l’éloignement de Ould Maham , pour marquer que le changement arrive ! La continuité est donc celle du parti qui reste en situation permanente de congrès jusqu’à la fin du scrutin présidentiel de juin, pour élire à la tête de l’UPR, un nouveau président afin d’inaugurer une nouvelle tendance qui marquera peut être le retour au parti unique ! A suivre

    Source: Lakhbaar tebgue vi dar, 4 mars 2019

  • Algérie: La grandeur et la valeur du peuple algérien riche d’histoire de millénaires

    La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis, tel que le peuple Algérien l’a démontré en rejetant un pouvoir et son système corrompu.

    La Grandeur des responsables politiques n’est pas dans leurs personne, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de leur peuple.

    Ce qui a fait la grandeur et la valeur de l’Algérie c’est l’histoire inscrite à jamais de son peuple par le passé héroïque nos héros emblématiques de la révolution algérienne Allah Yerhamhoum, du Présent en train de se faire, et pour l’espoir et l’avenir je suis confiant et rassuré de la jeunesse algérienne fleurissante et réaliste Macha Allah.

    Pour être tolérant, il faut fixer des limites à l’intolérable.

         Le Journal de Personne

        Jamila Bouhired aux manifestations

    Pour terminer je demande votre attention, Cher(es) frères et sœurs compatriotes Algériens du sud au nord et de l’est à l’Ouest.

    Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède notre mère patrie Algérie, en vertu de sa propre culture, qui a fait d’elle la beauté de la Méditerranée.

    SVP, protégeons-la comme la prunelle de nos yeux pour l’avenir de la grande famille Algérienne. Mais, je vous en prie, empêchez et refusez la violence. L’œuvre la plus honorable, la plus digne d’admiration que le peuple Algérien puisse accomplir, c’est de réaliser ses aspirations en agissant dans la discipline pacifique et démocratique et la non-violence, et de ne pas se faire piéger par des stratégies provocatrices d’un système sanguinaire et mafieux.

    Bien cordialement, et vous pouvez être fier de vous

    Dr Ismail GUELLIL

    Le Quotidien d’Algérie, 3 mars 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, Présidentielles 2019, 5ème mandat,

  • Algérie: Le drapeau amazigh indésirable dans les manifestations ?

    Mais qui a donc décidé d’appeler à éviter le port du drapeau amazigh lors des actuelles manifestations populaires ? Qui a passé ce mot d’ordre ?

    Mise à part le drapeau géant porté par les manifestants à Kherrata et les quelques drapeaux érigés sur la statue de la place de la République à Paris, très rares sont les emblèmes amazighs brandis par les milliers de manifestants y compris en Kabylie où, étrangement, même les étudiants ont soigneusement évité de montrer le moindre bout du drapeau amazigh !

    La raison m’a été donnée par un manifestant rencontré sur la place de la République, cela en langue kabyle et d’une voix irritée, car il était courroucé par la présence des drapeaux amazighs. Ce n’est pas, m’a-t-il expliqué, une marque d’hostilité de sa part envers l’amazighité, mais c’est qu’il s’agit de montrer un peuple algérien uni dans ce bras de fer contre les tenants du pouvoir, et donc, ce n’est pas le moment ! Et c’est une erreur !

    Voilà donc la réponse et le sentiment sans doute partagé de ceux qui veulent « dégager » le système en reproduisant, en toute bonne foi peut-être, ses codes et son mode de pensée.

    Pour mieux comprendre mes propos, je recommande l’excellente réflexion de Mokrane Gacem sur le système algérien, parue sur le site du journal « le Matin d’Algérie » sous le titre : « Qu’est-ce que le système algérien ? Et comment en finir avec lui ? ». Dans ce texte, ce système dont tout le monde parle, mais qu’on a du mal à définir, est décrit comme un système très singulier « qui contient la matrice féconde et inamovible de l’arbitraire et du despotisme. Son ossature est assise sur l’articulation de 3 éléments fondamentaux : 1/ l’idéologie arabo-islamique à laquelle a adhéré Messali Hadj lors du congrès du pacte arabe à Jérusalem en 1931, pacte conclu entre le panarabisme et le panislamisme ». Les adhérents à cette idéologie ont eu malheureusement le dessus sur les « Algérianistes » dans le mouvement national ; «2 / la préservation en 1962 de l’État colonial avec la conservation de sa structure, son fonctionnement et sa mission qui était de servir les intérêts exclusifs du colon et de maintenir le peuple algérien dans la soumission et la servitude ; 3/ la primauté du militaire sur le politique en violation des résolutions du congrès de la Soummam. »

    En s’interdisant de manière délibérée le drapeau amazigh, on reproduit, inconsciemment ou pas, tous les identifiants de ce système :

    – on continue dans la falsification de l’histoire et dans le déni de la place de l’identité première du pays. Si on veut parler de ce qui unit les Algériens, l’amazighité est le seul référent commun à tous les Algériens qu’ils soient arabophones, amazighophones, francophones, musulmans, chrétiens ou autres. Et c’est cette dimension fondatrice qu’on s’empresse, paradoxalement, de cacher sous le tapis, car le moment serait à l’unité et non à la division?

    – on perpétue l’appartenance à la  » Oumma arabia wa islamya  » à l’origine de notre errance identitaire et de l’idée confuse qu’on se fait des contours de l’État et du sens de la citoyenneté. C’est une appartenance idéologique qui est supérieure à toutes les autres y compris l’appartenance à la terre d’Algérie. Pour preuve, beaucoup d’Algériens se sentent plus proches et plus solidaires des communautés en souffrance aux confins lointains du monde arabo musulman que de leurs propres concitoyens coupables de rupture avec celui-ci. Dans le même ordre d’idées, n’a-t-on pas lu dans une tribune d’un ancien haut dignitaire du pays, l’affirmation selon laquelle Novembre 54 a permis la restauration un État algérien qui aurait existé au 16ème siècle ( ?) dans l’idée que la régence turque n’est aucunement considérée comme un fait colonial, mais comme une autorité assimilée algérienne car légitimée par son appartenance à la « Ouma islamya » ?

    – on continue de nier la pluralité de l’Algérie et donc, la réalité de la société algérienne. Quand bien même ce drapeau eut été l’étendard identitaire exclusif des amazighophones, pour quelle raison ne peuvent-ils pas s’exprimer tels qu’ils sont et de la manière qu’ils souhaitent contre le 5e mandat et le système ? L’impact, au contraire, ne serait-il pas plus important si tous les Algériens, quelles que soient leurs langues et leurs spécificités, faisaient œuvre d’adhésion à cette grande bataille ? Si les Algériens ne s’acceptent pas avec leurs différences, on est encore dans la même configuration et aucune construction démocratique n’est possible ni d’unité, car celle-ci n’est pas l’uniformité, mais l’union des diversités et leur respect. C’est donc bien le moment de monter la pluralité algérienne en mouvement pour construire un avenir commun.

    Ce mode de pensée a aliéné tous les Algériens y compris ceux qui en sont victimes et qui veulent se rendre invisibles, étant persuadés eux-mêmes que leur effacement est un gage de réussite de tout projet national. Et pourtant, s’agissant des Kabyles, ils ont déjà payé très cher une telle attitude et l’Algérie n’ y a rien gagné. C’est ainsi que le système a remarquablement perduré en jouant sur la peur de la division et en faisant de ceux qui revendiquent le respect de leur droits des éternels ennemis de l’intérieur voulant détruire le pays. C’est également ainsi que ce système a passé le cap dangereux du 14 juin 2001 lors de la marche historique de la Kabylie vers Alger. Il y a près de vingt ans, ce régime aurait pu tomber si les Algériens des autres régions avaient rejoint les manifestants de Kabylie, Mais la Kabylie n’étant pas dans la « Oumma » par son refus de l’identité arabe et sa pratique non rigoriste de l’islam, la manipulation des mentalités a toujours réussi à faire inspirer de la défiance envers elle, et les autres Algériens, hormis quelques rares voix, sont donc restés au mieux dans l’expectative.

    De même, posons-nous la question de savoir pourquoi est-ce une évidence qu’il est impossible à un Kabyle de devenir président de la République algérienne et d’incarner la Nation ? Toutes ces questions sont à poser avec franchise et sans tabou si on veut restaurer la confiance entre Algériens et réparer les fractures subies.

    Même si les situations ne sont pas comparables, il est intéressant d’observer le mouvement des « Gilets Jaunes » en France. Avec des identités régionales moins marquées que les nôtres, on a vu les Gilets Jaunes manifester avec des drapeaux régionaux, des drapeaux corses, bretons, normands, occitans, savoyards à côté du drapeau français. Ils se reconnaissent et se revendiquent tous comme le peuple français. Leurs spécificités ne sont pas considérées comme des divisions, mais comme des additions pour amplifier l’expression de leurs colères.

    L’Algérie nouvelle devra se repenser profondément si elle ne veut pas prendre le risque de perdurer sur la même trajectoire y compris avec de nouvelles générations à la commande.

    On est en droit d’espérer, en entendant les mots d’ordre des manifestants et notamment de la jeunesse réclamant une « Algérie libre et démocratique », qu’un vent nouveau s’est levé mais il reste des réflexes lourds, intériorisés, imprimés par le système qu’il faut savoir identifier pour en finir avec lui définitivement.

    Selon Mokrane Gacem,  » la seule rupture qui vaille avec le système est celle de saper ses fondements si on veut rendre l’indépendance de l’Algérie et de son peuple efficients ». Et cela passe nécessairement par :

    -la rupture avec le concept de la « Oumma » pour aller à une vraie cohésion nationale. Une déconstruction mentale est à faire pour porter un regard neuf sur ce que nous sommes et assumer la réalité multiculturelle de la nation algérienne, résultat de notre histoire multimillénaire sur cette terre amazighe.

    – La refondation moderne et démocratique de l’État qui doit refléter cette pluralité et qui doit veiller au respect des droits individuels et collectifs de tous ses citoyens pour une communauté de destin.

    – La réactualisation de la résolution du congrès de la Soummam concernant la primauté du politique sur le militaire et la prise en compte des réalités territoriales.

    A côté du drapeau algérien, symbole du sang versé des martyrs de la révolution pour la libération de la terre d’Algérie, le drapeau amazigh est à porter très haut, avec dignité et fierté car il est le symbole de cette rupture avec la trahison post indépendance, de la volonté de retrouver une Algérie authentique, riche de sa pluralité et libérée de toutes les idéologies destructrices.

    Auteur : Malika Baraka

    Le Matin d’Algérie, 2 mars 2019

    Tags : Algérie, Présidentielles 2019, Bouteflika,

  • France-Algérie: Solidarité avec le peuple algérien

    Communiqué de presse du groupe parlementaire La France insoumise.

    Plusieurs milliers de citoyens franco-algériens, français, algériens, se sont rassemblés aujourd’hui Place de la République à Paris. Ils faisaient écho aux manifestations de masse organisées en Algérie contre la candidature du Président A. Bouteflika à un cinquième mandat.

    Les députés Clémentine Autain et Eric Coquerel ont participé à ce rassemblement pacifique, joyeux et déterminé.

    Ils ont pu témoigner de notre solidarité avec le peuple algérien et rappeler que les peuples français et algériens ont les mêmes aspirations fondamentales à une vie digne et aux droits humains universels : souveraineté populaire, liberté, égalité, emploi, services publics, fin de la corruption, etc.

    Face aux oligarchies des deux rives, vive la révolution citoyenne et la solidarité entre les peuples.

    La France Insoumise, 3 mars 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, La France Insoumise, Présidentielles 2019,

  • Algérie: Kamel Daoud appelle à la désobéïssance civile

    KAMEL DAOUD APPELLE À LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE : Souffler le chaud, le froid… et le feu si besoin est !

    Désormais, le moment s’eprête à toutes les vociférations, y compris celle d’appeler le peuple algérien, via une publication laconique sur facebook, tenez-vous bien, à une désobéissance civile. Rien que ça ! Au moment même où les Algériens ont administré une leçon de patriotisme en ayant l’intime conviction que le changement, aussi radical soit-il, viendra pacifiquement. Un changement dont le processus, qu’il conviendrait à mettre en place sur une voie concertée et dans cette direction, tiendra compte de tout, sauf le recours à une telle action hasardeuse.

    Et lorsque ce genre d’appel incitateur- puisqu’il s’exprime par un «Il faut»- vient de celui sensé prévaloir la réflexion à la réaction, la clairvoyance à l’aveuglement et la mémoire à l’amnésie, là ça pose problème. À en douter même des intentions inavouées de l’auteur, et l’intellectuel qui prétend l’être ou bien reconnu publiquement dans ce statut !

    Ainsi va la fièvre suscitée autour de la Présidentielle 2019, dont la candidature, fort contestée du Président, pour un 5e mandat, semble empoter l’écrivain-journaliste Kamel Daoud. Dans un post publié hier sur son compte facebook, l’auteur exhorte le peuple algérien à opposer une désobéissance civile à l’État, si le Président-candidat viendrait à déposer sa candidature par l’intermède d’un représentant à lui. Qu’à cela ne tienne, l’auteur de «Meursault contre-enquête» est dans son plein droit de contester le 5e mandat, comme l’ont fait des Algériens. Mais prendre option d’une telle aventure téméraire, on ne sait suivant quels desseins, équivaut à pousser au pourrissement et à la violence.

    Comme pour dire, sur le coup du reflexe de l’instant, révoltons-nous contre Bouteflika, conte le régime et le système en place, et puis après on verra ! Jouer sur l’avenir des Algériens avec une telle légèreté déconcertante, en abusant de son statut de personnalité publique, ne pourrait qu’attester d’une volonté de précipiter le pays au bord du chaos. Alors que, le caractère pacifique des marches organisées, jusque là, sur le territoire national, continue à marquer les esprits et doit interpeller toutes les consciences, les intellos outre-mesure.

    «Si Bouteflika dépose sa candidature par procuration, il faut passer aux sit-in permanents dans toutes les wilayas dès demain. À la désobéissance civile. Il faut sauver le pays de cette folie. C’est du mépris.

    De l’insulte. Du crachat», écrit l’écrivain controversé. Oublieux, ou agissant à volonté, Kamel Daoud doit être rappelé que les Algériens n’ont pas attendu une quelconque voix instigatrice pour sortir dans la rue et proclamer son appel au changement. Il s’est suffi d’un signal d’alerte pour que le peuple sorte comme un seul homme. Le prendre alors pour objet à manipulation relève d’un manque de considération pour un peuple qui, lorsqu’il a décidé de se rebeller contre la France coloniale, il l’a fait dans un cadre structuré, aussi bien politiquement que militairement.

    On ne prétend pas connaître toutes les aspirations du peuple algérien, mais on sait au moins qu’il ne veut pas qu’on lui fasse sortir à nouveau le phantasme du «Printemps arabe !» Et Daoud aurait bien saisi le message des marcheurs qui scandaient «Silmia (pacifique)» pour chercher à les entraîner dans une aventure qui n’a ni tête ni queue, lorsqu’encore elle s’assimile à la désobéissance islamiste du FIS dissous. Et puis, l’expérience périlleuse de la décennie terroriste des années 90 suffit amplement au peuple algérien pour décider, aujourd’hui, et en toute souveraineté, de prendre les destinées du pays entre les mains. Entendre, une solution à l’algérienne !

    Pour le reste, le peuple algérien a démontré un tel niveau de maturité qu’il fera peu cas d’un tel appel à la mésaventure. À plus forte raison que le message de Daoud ne tient qu’à une réaction intra-muros, alors que l’élite, dans pareille situation de flou et d’incertitudes, voudrait qu’elle accompagne la dynamique sociale, elle réconcilie les consciences et propose un projet, ou tout au moins donner l’esquisse d’une voie de salut.
    Farouk Bellali

    Le Courrier d’Algérie

    Tags : Algérie, Présidentielles 2019, Bouteflika, Kamel Daoud,

  • Algérie: Plusieurs manifestations après le dépôt de la candidature de Bouteflika

    Des manifestations citoyennes se déroulent depuis le début de la soirée de dimanche 4 mars soit quelques heures après le dépôt de la candidature du président Abdelaziz Bouteflika pour un 5e mandat dans un scrutin prévu le 18 avril prochain.

    A Alger comme dans d’autres villes du pays des citoyens ont marché dès le début de la soirée pour contester la candidature de Bouteflika qui se trouve depuis plus d’une semaine dans un hôpital à Genève pour des contrôles médicaux.

    Son directeur de campagne, Abdelghani Zaalane a déposé en fin de journée le dossier de candidature de Bouteflika, 83 ans, au pouvoir depuis 1999 au siège du Conseil Constitutionnel.

    Des juristes ont évoqué la violation de l’article 139 de la loi organique qui fait obligation à tout candidat de déposer son dossier lui-même tandis que d’autres font valoir l’article 140 de ladite loi qui, selon eux, ne stipule expressément cette obligation.

    Les manifestations se poursuivent toujours et son émaillées par des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants.

    A Alger, l’odeur du gaz lacrymogène a atteint les habitations tandis que le bruit des hélicoptères qui survolent la ville empêchent les habitants de dormir .

    Le Jeune Indépendant

    Tags : Algérie, Boutelfika, Présidentielles 2019,

  • Algérie: Bouteflika sera candidat et annonce une présidentielle anticipée, à l’issue de la Conférence nationale inclusive

    Abdelghani Zaâlane, directeur de campagne du président Bouteflika a déposé ce soir au Conseil constitutionnel, par procuration, les parrainages du candidat Abdelaziz Bouteflika.

    A l’issue de la procédure, Abdelghani Zaâlane fera lecture d’une déclaration qui est une sorte de message- testament du président Bouteflika à la nation et dans lequel il annonce de profonde réformes politiques..

    Le texte du message :

    Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux

    Chères concitoyennes, chers concitoyens,

    Il y a quelques jours et en réponse aux sollicitations des citoyens, de la classe politique et de la société civile, dans un esprit d’accomplissement d’un devoir ultime au service de notre pays et de notre peuple, j’ai annoncé ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain.

    Des millions de citoyens ont bien voulu m’apporter leur soutien, en contribuant activement à la campagne de collecte des signatures et en m’octroyant leur parrainage.

    Servir mon pays est le plus grand honneur qui m’ait été fait tout au long de ma vie.

    Je tiens, tout d’abord, à saluer, à cette occasion, le civisme qui a caractérisé les récentes marches populaires. Je salue également le comportement professionnel exemplaire des différents corps de sécurité. Je salue aussi l’attitude de tous nos concitoyens qui ont réservé l’expression de leur opinion pour le jour du scrutin à travers les urnes. Je tiens enfin à saluer l’Armée Nationale Populaire pour sa mobilisation en toutes circonstances dans l’accomplissement de ses missions constitutionnelles.

    Je suis à l’écoute de toutes les opinions qui s’expriment dans notre société.

    Je fais le serment que je ne laisserai aucune force, politique ou économique, détourner le destin et les richesses de notre nation au profit d’intérêts personnels ou de groupes occultes.

    Chères concitoyennes, chers concitoyens,

    L’Algérie a besoin de poursuivre sa marche vers la démocratie, le progrès et la prospérité sans rompre les processus d’accumulation de ses acquis. Pour ce faire, elle a besoin d’un sursaut de toutes les forces politiques, économiques et sociales et de toutes les catégories de la population, en vue de se donner une nouvelle ambition.

    J’ai écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m’ont interpellé sur l’avenir de notre patrie. Ces jeunes dont beaucoup ont l’âge porteur de dignité et de générosité que j’avais au moment où j’ai rejoint les rangs de la glorieuse Armée de libération nationale, ont exprimé une inquiétude compréhensible face aux incertitudes qui les animent. J’ai le devoir et la volonté d’apaiser les cœurs et les esprits de mes compatriotes. Je le fais aujourd’hui en tant que Moudjahid fidèle à la mémoire de nos valeureux martyrs et au serment de tous les compagnons de notre épopée libératrice qui sont encore en vie. Je le fais également en tant que Président de la République pleinement respectueux de la volonté populaire qui m’a accordé l’insigne privilège de me porter à la magistrature suprême. Je le fais enfin en qualité de candidat à la prochaine élection présidentielle, avec conviction. Je suis déterminé, si Dieu le Tout Puissant m’en donne la possibilité, et si le peuple algérien me renouvelle sa confiance, à assumer la responsabilité historique de la concrétisation de leur exigence fondamentale, c’est-à-dire le changement du système. Dans cet esprit, je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien, les engagements suivants :

    Premièrement : La tenue, juste après l’élection présidentielle, d’une conférence nationale inclusive et indépendante pour débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système rénovateur de l’Etat national algérien en harmonie avec les aspirations de notre peuple.

    Deuxièmement : L’élaboration et l’adoption par référendum populaire d’une nouvelle constitution qui consacrera la naissance de la Nouvelle République et du nouveau système algériens.

    Troisièmement : La mise en œuvre rapide de politiques publiques garantissant une redistribution des richesses nationales plus juste et plus équitable et l’élimination de la marginalisation et de l’exclusion sociales, y compris le phénomène de la Harga, ainsi qu’une mobilisation nationale effective contre toutes les formes de corruption.

    Quatrièmement : La prise de mesures concrètes pour faire de tous nos jeunes des acteurs et des bénéficiaires prioritaires dans la vie publique à tous les niveaux et dans toutes les sphères du développement économique et social.

    Cinquièmement : La révision de la loi électorale avec notamment la création d’un mécanisme indépendant d’organisation des élections qui aura la responsabilité exclusive de l’organisation des élections.

    Sixièmement : L’organisation d’une élection présidentielle anticipée conformément au calendrier arrêté par la conférence nationale indépendante. Je m’engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence. La date de cette élection présidentielle anticipée sera fixée par la conférence nationale.

    Chères concitoyennes, chers concitoyens,

    Les engagements que je viens de prendre devant vous nous mèneront naturellement à une transmission générationnelle dans une Algérie réconciliée avec elle-même.

    Je vous invite instamment à écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire en faisant de l’échéance électorale du 18 avril prochain l’acte de naissance d’une nouvelle république algérienne à laquelle le peuple algérien aspire.

    Algérie1