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  • Algérie : Pourquoi aujourd’hui ?

    Tu veux vraiment que je parle de l’Algérie ? Ne dis pas non pour ne pas dire oui…

    L’Algérie ! Pays qui provoque lui-même ses courts circuits, qui se surprend pour ne pas être surpris.

    On le croyait endormi et voilà qu’il s’arrache du lit pour briser définitivement le silence des momies…

    Dans ce pays où rien n’est vraiment interdit, il était temps de se faire du souci, de maudire ce qui est béni et de bénir ce qui est maudit.

    Dire oui à l’Algérie, c’est dire non à ceux qui l’ont trahi ou enlaidi.

    Comme jadis et naguère, l’Algérie va déterrer la hache de guerre pour mettre ses fossoyeurs sous terre.

    Les tordus, les corrompus, les vendus vont incessamment sous peu perdre leur position d’abri pour rendre des comptes au pays. L’impunité, c’est fini, car nul ne peut traverser sa vie sans rien payer en retour et c’est pour aujourd’hui la fin du régime des parapluies.

    Certains disent que c’est trop tôt, d’autres que c’est trop tard et moi je vais vous dire pourquoi c’est aujourd’hui.

    Primo, parce que l’algérien est viscéralement insoumis. À la vie, il dit oui un jour, puis deux mais in fine, c’est toujours lui qui prend le dessus sur son histoire et sa géographie. À chaque fois qu’il se lève, on croit qu’il se soulève. Parce qu’il assimile son être, son existence à un glaive.

    Secundo, parce que l’algérien est enraciné et déraciné en même temps. Il est attaché à ses racines, mais ne supporte pas l’attachement bien longtemps. Il finit toujours par se détacher et se débarrasser des tâches. On le croit lâche alors qu’il est téméraire. Il préfère et de loin, tout perdre que ramper comme un ver de terre. Son mal n’est pas banal parce que l’algérien a besoin de se sentir libre.

    Tertio, parce que l’algérien a un sens aigu du défi… non le défi qu’on lui lance mais le défi qu’il se lance. On le croyait en retard, il va se faire un devoir de vous prouver qu’il est en avance. Il sait plus que jamais que le conservatisme et le progressisme ne sont pas faits pour lui. Encore moins le socialisme ou le libéralisme et encore moins le fondamentalisme religieux. Tous ces régimes vous rapprochent tôt ou tard de l’abîme, de l’asphyxie ou de la paralysie.

    Pourquoi il manifeste alors ?

    Parce que pour lui, c’est une question de vie ou de mort. Il voudrait rebâtir son pays avec ses envies à lui et non sur la base de ce qui est préétabli.

    L’Algérie n’est ni la Syrie, ni la Libye, c’est peut être le seul pays où l’on est moins dur avec les autres qu’avec soi-même. Et c’est dur d’être fier quand on veut à tout prix séparer, demain d’hier…

    Le Journal de Personne

    Tags: Algérie, Présidentielles 2019, Bouteflika, Le Journal de Personne,

  • Algérie: Voici les candidats ayant déposé leurs candidatures

    Le général à la retraite et candidat à la candidature pour la présidentielle du 18 avril 2019, Ali Ghederi a déposé ,ce dimanche 03 mars 2019, son dossier de candidature au niveau du Conseil constitutionnel.

    Le candidat Ali Ghederi a été accompagné par son directeur de campagne, l’avocat Mokrane Aït Larbi.

    Force est de souligner qu’un important dispositif sécuritaire a été dressé aux alentours du Conseil constitutionnel.

    En parallèle, des étudiants ont tenu un rassemblement à quelques mètres du bâtiment où siège Tayeb Belaiz, en scandant des slogans hostiles au 5e mandat de Bouteflika.

    Il est utile de rappeler que le délai de dépôt de dossier de candidature pour la présidentielle expirera ce lundi à minuit.

    Désormais, quatre candidats ont officiellement déposé leurs dossiers de candidature en attendant que le Conseil constitutionnel tranchera sur la validité ou non de leurs candidature dans dix jours.

    Il s’agit de Abdelaziz Belaid, président du Front El Moustaqbal, de Abdelkader Bengrina, Mouvement .El-Bina, Abdelhakim Hamadi et Ali Ghederi

    En revanche, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a affirmé qu’elle ne sera pas en lice pour ce scrutin, alors que le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri a décidé de se retirer de la course pour le palais de El Mouradia.

    Rappelons que le président sortant, Abdelaziz Bouteflika se trouve actuellement à Genève (Suisse) où il reçoit des soins médicaux périodiques, lui qui a désigné, voici 24 heures, un nouveau directeur de campagne, en l’occurrence Abdelghani Zaalane, ministre des Transports et des Travaux publics en remplacement de Abdelmalek Sellal.

    Le candidat Abdelaziz Bouteflika n’a toujours pas déposé sa candidature auprès du Conseil constitutionnel.

    En attendant, d’autres candidats devraient déposer leurs candidatures, selon certaines sources du Conseil constitutionnel, entre autres Amara Mohcen, Omar Bouacha, Amari Abdelkader, Rachid Khoudir.

    Echourouk Online

    Tags : Algérie, Présidentielles 2019, Bouteflika, candidatures,

  • Que se passe-t-il exactement en Algérie ?

    ‘Algérie a vécu hier 1er mars 2019 une journée exceptionnelle qui marquera les mémoires et restera sans conteste gravée dans l’histoire. En ce jour anniversaire du président de la république algérienne, Abdelaziz Bouteflika, bouclant ses 82 années, sait parfaitement que son « aspiration » à se présenter pour un cinquième mandat est constitutionnellement irrecevable en raison de son état de santé profondément dégradé tant sur le plan physique que mental et intellectuel.

    Cette « volonté » de s’imposer coûte que coûte malgré le caractère grotesque et ridicule de la situation, a fait sortir de ses gonds un peuple en ébullition, en dépit de l’interdiction de manifester dans la capitale, décrétée en 2001. Alors qu’on était loin d’imaginer un tel éveil collectif et pacifique d’un peuple si fier et si fragile en même temps, gagné par la lassitude car terrorisé et démoralisé par 10 ans de guerre civile sanglante d’une rare violence, des millions d’Algériennes et d’Algériens ont battu le pavé dans quasiment toutes les grandes villes du pays du nord au sud et d’est en ouest.

    Alors que les citoyens algériens ne peuvent pas sortir du pays et sont obligés de se soigner dans les hôpitaux nationaux aux moyens limités, voire rudimentaires, Abdelaziz Bouteflika se paie le luxe indécent de se faire soigner à Genève où il se trouve actuellement, dans les meilleurs hôpitaux européens avec l’argent du contribuable.

    Malgré son âge avancé et surtout son AVC qui l’empêche de s’occuper sérieusement des affaires courantes, son clan, terrorisé à l’idée de perdre le pouvoir et de devoir rendre des comptes à la justice, veut l’imposer coûte que coûte. C’est la panique à bord. Le régime, aux abois, va utiliser tous les stratagèmes possibles pour empêcher la concrétisation de cet éveil des consciences populaires en demandant par exemple aux imams d’interdire les manifestations comme cela a été le cas dans la grande mosquée Istiklal de Constantine, ce qui a entraîné le courroux des fidèles qui ont quitté la salle de prière en traitant l’imam de « chiyyat«.

    Le régime utilisera également la menace terroriste, agitant le spectre de la guerre civile afin de calmer les ardeurs des plus téméraires, sauf que ça ne marche plus, étant donné qu’une grande part de la jeunesse algérienne n’a même pas connu les années noires ; du coup, ce chantage ne fonctionne plus. On comprend d’ailleurs à quoi peut servir le terrorisme surtout lorsqu’il est manipulé par le régime ; il l’aide à se maintenir au pouvoir. La France a d’ailleurs utilisé cette même menace juste après l’attentat de Strasbourg, pour calmer le mouvement des #GiletsJaunes. Une troisième et dernière tactique, systématiquement utilisée, consiste à accuser de « trahison-au-profit-de-la-main-de-l’étranger » toute personne s’avisant à remettre en cause la mafia au pouvoir ! Alors que la guerre de libération a pris fin en 1962, le régime en place continue de faire semblant de défendre les intérêts de la nation, alors qu’il travaille main dans la main avec les réseaux criminels de la Françafrique et que ses hommes sont les premiers traîtres à la nation. Cette inversion accusatoire ne fonctionne plus et toutes ces ruses éculées sont désormais vouées à l’échec.

    Traitement médiatique de ces événements

    Il est d’ailleurs assez impressionnant de constater que la chaîne de télévision officielle n’a pas réservé le traitement que tout citoyen était en droit d’attendre à propos de ces manifestations qui ont tout de même mobilisé des millions de personnes sur tout le territoire ! On se croirait au temps de l’URSS stalinienne, alors que nous sommes en 2019 et que les réseaux sociaux pullulent de milliers de vidéos et de photographies rendant compte en temps réel, de cette journée révolutionnaire du 1er mars ! Comment est-il possible d’être aussi stupide et aveuglé à ce point ?! Ne savent-ils pas qu’il est impossible de cacher le soleil avec un tamis ? Il faut croire que la panique et le désespoir rendent bête ! D’ailleurs une centaine de journalistes ont manifesté pour condamner cette censure d’État frappant également les radios et les chaînes privées appartenant à des milliardaires proches du pouvoir, comme Ali Haddad le patron du FCE [Forum des Chefs d’Entreprises] qui enregistre actuellement une cascade de démissions de ses membres, depuis que le vent a tourné et qu’un audio particulièrement compromettant a été mis en ligne…

    Il en est de même des médias français qui se sont illustrés par un silence difficilement justifiable, ne réservant à ce phénoménal mouvement de révolte populaire que très peu d’espace sur leurs antennes. Les seuls journaux à en avoir fait leur « une » le 2 mars sont l’Huma et La Croix ! On imagine que l’exécutif est en panique et a peur de la contagion et à tout le moins d’une relance flamboyante du mouvement des Gilets jaunes regonflés par les images des manifestants d’en face ! Il faut dire que depuis François Hollande dont le quinquennat entier a été marqué par l’état de santé désastreux du président Bouteflika, la France a fermé les yeux, osant même parler d’alacrité dont ferait preuve le président valétudinaire.

    Ce grand pays démocratique, lumineux, moralisateur et droidelomiste a estimé qu’un président sur une chaise roulante, incapable d’assurer sa fonction, est tout à fait acceptable. On se souviendra toujours des mots de François Hollande, s’étonnant de l’excellente forme intellectuelle d’Abdelaziz Bouteflika ! Nous ne sommes plus dans la complicité passive mais bien dans la gestion active d’un désastre soutenu et couvert par l’Élysée.

    D’ailleurs, les services de renseignements et le fisc français n’ont jamais été dérangés par les millions d’euros qui atterrissaient dans les caisses des banques hexagonales pour l’achat de biens luxueux dans les quartiers huppés de la capitale française, par des membres du régime d’Alger ! Aucun notaire ne s’est posé de question sur la provenance de millions d’euros chez un simple ministre payé en dinars !!! Tracfin non plus ne se pose pas de question alors qu’ils enclenchent systématiquement des enquêtes sur les citoyens au moindre versement au dessus de 3000 € !

    Comment se fait-il que l’Élysée de Macron ait pris le parti de Washington contre Madura ou sur la question vénézuélienne, quelque seconde seulement après les déclarations de Donald Trump, alors qu’il garde le silence face à des millions d’Algériens qui exigent la fin de cette dictature criminelle qui a ruiné tout un pays et ses 40 millions de citoyens ?! N’est-ce pas la preuve de la complicité de l’Élysée ! Quand le régime d’Alger tombera, tous les secrets honteux qui lient Al Mouradia à l’Élysée seront mis à jour !

    Un peuple à l’éveil politique rare

    La ferveur populaire et l’intelligence politique d’un grand nombre d’Algériens font mouche. Vous pouvez observer que lors des manifestations que vous pourrez constater dans la galerie ci-dessous la présence d’un nombre très important de femmes de tous âges et de personnes âgées. Il y a même beaucoup d’enfants qui ont participé aux manifestations aux côtés de leurs parents ! Des artistes ont mis en musique un texte (que vous pouvez découvrir dans la vidéo ci-dessus puisqu’il a été traduit par nos soins ) dans une chanson intitulée : Aujourd’hui le peuple va libérer l’Algérie.

    Les pancartes des manifestants sont également pleines d’humour, un humour si caractéristique du peuple algérien. On peut lire par exemple sur une pancarte « Le peuple veut : Ctrl+Alt+Suppr » ! Ou bien « FLN né en 1963, décédé en 2019 » ! Ou bien cette image de micro tendu à un cadre figurant Bouteflika qui est désormais appelé « Abdel-cadre » pour lui permettre de s’adresser à la nation suite aux manifestations ! Quand aux chants, ils sont très explicites et ne laissent planer aucun doute : « Pouvoir assassin » ! Il faut d’ailleurs rappeler que les supporters algériens de football depuis plusieurs années concoctaient des chants extraordinaires contre le pouvoir qui seront d’ailleurs entonnés lors de ces manifestations du 1er mars. Un autre chant plus explicite : « Makache elkhamsa y a Bouteflika. Jibou el BRI ou zidou Sa3ika » ou « Pas de 5e mandat ô Bouteflika, amenez la BRI et la gendarmerie » (brigades d’interventions du régime) ! Plus rien ne leur fait peur, le ras-le-bol est total..

    Chant de supporters algérois de l’Usma contre le pouvoir

    Tab jnanena !

    Rappelons que Bouteflika avait osé dire qu’il était prêt à rentrer chez lui et laisser le peuple algérien dans sa « médiocrité », alors que des archives françaises de documents secrets, déclassifiées et publiées très récemment, nous apprennent qu’Abdelaziz Bouteflika était connu pour être un prévaricateur ! Il appréciait les honneurs et n’hésitait pas, selon l’article de L’Obs, à éliminer des adversaires politiques. Bouteflika a été condamné par la justice algérienne pour avoir détourné l’argent public ! Il a été effectivement condamné par la Cour des Comptes pour avoir détourné l’équivalent de 6 milliards de centimes lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères ! Il s’agissait du détournement de l’argent public de la régie occulte de devises au niveau de son ministre des Affaires étrangères entre 1965 et 1978. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir président 20 ans plus tard !

    Ce faisant, M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non-conforme aux dispositions, légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n°66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code Pénal.

    L’Algérie est un pays très jeune, on peut d’ailleurs le constater en écoutant la tonalité de la voix des chants lors des manifestations. Une énergie folle se dégage, aussi effrayante que rassurante et prometteuse, car il vaut mieux être dans cette situation que celle du Japon ou de l’Allemagne dont la pyramide d’âge est inversée. On a pu voir d’ailleurs cette jeunesse lors de ces manifestations se comporter de manière exemplaire et pacifique allant jusqu’à organiser le ramassage des détritus sur les trottoirs et la chaussée, la distribution de bouteilles d’eau tout au long du parcours. Le statu quo n’a que trop duré et il faut dire qu’il était totalement irresponsable de croire que cette situation pouvait continuer ainsi éternellement. Alors que les scandales de corruption se sont multipliés tout au long des deux décennies de la présidence Bouteflika avec le chantier de l’autoroute Est-Ouest, la banque Khalifa… alors que l’économie est dans un état désastreux puisqu’elle ne compte principalement que sur la rente des hydrocarbures et du gaz, tout ceci ne laissant aucun espoir à toute cette jeunesse, cela ne pouvait que provoquer cet éveil et ce ras-le-bol. Il faut rappeler que les responsables algériens ont mis en branle la planche à billets, imprimant 3 585 milliards DA jusqu’à mars 2018, ce qui se traduira par une inflation galopante préjudiciable au pouvoir d’achat des citoyens.

    Il est dans l’intérêt immédiat et total des Occidentaux de soutenir cette volonté populaire de se débarrasser de cette mafia au pouvoir, car cela stopperait immédiatement toute velléité d’immigration et pourrait même faire revenir une grande partie de la diaspora algérienne sur ses terres natales ! Aucune personne saine d’esprit – et certainement pas un Algérien – ne peut estimer meilleur d’aller vivre à l’étranger en abandonnant derrière lui sa famille et sa patrie ! Il n’y a pas de situation plus dure à vivre que celle de l’exil. Il est de la responsabilité des peuples occidentaux et notamment des Gilets jaunes de demander et d’exiger de leurs gouvernants de mettre fin à l’ingérence dans les affaires africaines par l’intermédiaire des loges maçonniques (J. Foccart, G. Penne, R. Bourgi, A. Djouhri…).

    Tahya Aldjazaïr.

    Le Libre Penseur

    Tags: Algérie, 5ème mandat, présidentielles 2019, Bouteflika, élections,

  • Marcheurs Algériens : Bouteflika vous répond

    La situation politique en Algérie est suffisamment alambiquée pour que la sortie de crise soit encore imaginée, à travers un labyrinthe.

    Le report de l’élection ne peut, en aucun cas, servir la dynamique populaire enclenchée le 22 février et magistralement renforcée lors des grandioses marches du 1er mars. Cette solution équivaudrait à offrir une seconde chance au système afin de reprendre son souffle, ses forces et se régénérer.

    Le limogeage d’Abdelmalek Sellal de la direction de campagne du candidat Bouteflika, trente-six heures avant le dernier délai de dépôt de candidature, conforte la thèse de l’option du 5ème mandat du président sortant. Une décision-réponse, inversement proportionnelle aux attentes du peuple, qui a exprimé, faut-il le rappeler, son rejet massif d’une reconduction de M. Bouteflika et du système qu’il incarne.

    Le passage en force semble donc acté et sera imposé d’une manière ou d’une autre. En effet, s’il ne peut justifier d’un certificat médical attestant de sa bonne santé, le président sortant dispose d’un précieux atout «enfoui» en l’article 105 de la Constitution. Celui-ci stipule que, «en cas de nécessité impérieuse, le Haut Conseil de Sécurité réuni, le Président du Conseil de la Nation, le Président de l’Assemblée Populaire Nationale, le Premier ministre et le Président du Conseil constitutionnel consultés, le Président de la République décrète l’état d’urgence ou l’état de siège, pour une durée déterminée et prend toutes les mesures nécessaires au rétablissement de la situation. La durée de l’état d’urgence ou de l’état de siège ne peut être prorogée qu’après approbation du Parlement siégeant en chambres réunies.»

    Un scenario très plausible connaissant les us et coutumes du système, qui répond ainsi à une déclaration du candidat Ali Ghediri, qui avait fait trembler bien des personnes et des institutions. Ce dernier a, en effet, déclaré lors de sa première rencontre avec la presse au Forum de notre confrère Liberté, «Ou c’est moi, ou c’est le système», défiant le fait accompli promis. Les évènements d’hier, limogeage de Sellal, défections massives au FCE, rébellions au FLN, RND et UGTA… nous font écrire que pour M. Bouteflika, «C’est moi ou le déluge».

    Aux Algériens de prouver qu’ils sont maîtres de leur destin.

    C. Mechakra

    Le Provincial

  • Algérie : L’immense protesta

    MANIFESTATION CONTRE LE 5e MANDAT DANS TOUTES LES VILLES D’ALGÉRIE

    On s’attendait à de grandes manifestations de contestation d’un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika, on a eu droit, finalement, à une extraordinaire déferlante populaire qui, aux quatre coins du pays, a exprimé un impressionnant rejet, massif, unanime et sans appel, du candidat, de son bilan et de son système en général.

    Une sorte de référendum grandeur nature que les Algériens ont organisé, en cet historique vendredi 1er mars 2019, que le régime n’oubliera pas de sitôt. Une première dans l’histoire de l’Algérie post-indépendance, à l’exception peut-être des manifestations de l’été 1962, qu’à travers tout le pays, les Algériens expriment, en même temps, les mêmes slogans, à travers des marches qui n’étaient chapeautées par aucune structure de quelque ordre que ce soit.

    Des marches et des manifestations spontanées, synchronisées et, surtout, pacifiques et populaires au sens propre du terme. Le haut degré de civisme qui a caractérisé cette démonstration de rue, où des familles, des femmes, des jeunes filles, des jeunes, des vieux, d’immenses foules qui sillonnaient pendant des heures les grandes artères de toutes nos grandes villes sans le moindre incident, est frappant.

    Des marées humaines, composées de toutes les franges de la société, exprimaient, dans une ambiance de fête et dans une communion inhabituelle pour ce genre d’événements, leurs opinion et position politique : non à un cinquième mandat pour Bouteflika.

    Face à ce bel élan populaire, les forces de sécurité ont préféré, à leur tour, jouer la détente et se contenter de former des boucliers autour de certains points et sites stratégiques, notamment dans la capitale. Aussi, et contrairement aux manifestations du vendredi 22 février, l’on n’a pas assisté, cette fois, à des perturbations du débit internet ou des réseaux téléphoniques.

    A l’évidence, il s’agit là de décisions du pouvoir qui ne voudrait pas, en plus de ce sanglant camouflet populaire, se compliquer l’existence avec des conséquences autrement plus désastreuses pour lui, d’une répression «à l’ancienne». Notamment, à la veille du dépôt de son dossier auprès du Conseil constitutionnel, par le toujours candidat, Abdelaziz Bouteflika.
    Kamel Amarni

    Le Soir d’Algérie

  • Genève: Terre-Sainte de Bouteflika et un joyaux des Caciques du pouvoir Algérien

    L’avenir de l’Algérie se jouera-t-elle en Suisse comme à l’accoutumée ? Les Algériens ont -ils conscience des enjeux de cette présence en Suisse, du chef de l’Etat et quel rôle auront à jouer, ces forces occultes des palais et des chancelleries occidentales, favorable à une reconduction tacite du chef de l’état. Des partenaires étrangers favorable à l’extérnalisation du régime déjà en place, contre quel profit? Contre quel cage, la communauté international a préférée le silence contre une prise de position, et ce malgrés que les évènements qui secoue l’Algérie, se deroulent face et à la porte de l’Europe ? Cependant, une multitudes de questions et beaucoups d’enjeux, qu’il faudrait d’abord en tenir compte et leurs trouver chemin !

    L’Algérie, un Etat pivot du continent Africain et grand fournisseur de gaz dans le monde. Un pays riche qui ne passera pas inapercue et sans grand danger. Incontestablement, le président Algérien au pouvoir depuis 1999 et âgé de 85 ans, se trouve belle et bien depuis dimanhe passé à Genève, pour des contrôles selon la présidence Algériènne. Son état de santé réel reste un mystère, tant aux Algériens qu’aux journalistes étrangers. Autant dire,un secret d’Etat, que ce soit pour Alger que sur les abords du Lac Léman. A la question se savoir plus sur l’état de santé du président, les hopitaux universitaires de Genève, comme d’autres cliniques de la région, se refugient, selon l’éthique de la profession: « derrière le secret médical ».

    Au huitième étage des hopitaux universitaires de Genève (HUG), deux paravents masquent le bout du couloir. Dérrière, un imposant garde du corps. Le président Algérien, Abdelazziz Bouteflika, s’y trouve bien là, dans cette chambre du fond! Le personnel médical se retranche dérrière le secret médical, et le service de communication, ne veut pas s’éxprimer sur le sujet. » S’il se trouve aux HUG, c’est que son état de santé est vraiment problématique » selon certains observateurs proche du dossier. Toutefois, il semble que ce même service, ne recoit que les personnes en phase critique ou finale.

    De plus, nous savons que ses medecins traitants se trouvent à la Clinique Genolier, qu’il fréquente régulièrment, selon de source proche du service ou est logé actuellement le président. Cette nouvelle contredirait donc l’agence de presse officielle algérienne, selon laquelle: » le président Bouteflika est présent à Genève pour efféctuer ses contrôles médicaux périodiques ».

    L’ancien ministre du trésor Algérien Monsieur Ali Benouari, aujord’hui opposant au régime et installé à Genève, pense quand à lui, que le conseil constitutionnel ne validera pas la candidature d’Abdelazziz Bouteflika. « Aucun médecin ne peut signé l’attestation de capacité du président » dit-il. Il est aujord’hui temps que son entourage comprenne, que l’heure de la retraite a sonné autant pour le president Bouteflika, que pour son chef d’etat major des armées et bien d’autres personnalités. A l’image de Bensalah endormit, recemment en pleine réunion des pays arabes.

    Certes le pouvoir a peu de temps pour profiler un candidat de substitution. Mais s’il persiste à vouloir imposer une réelection du patient Genevois, c’est bien lui (pouvoir) qui sera le premier responsable du Chaos et de l’instabilité de toute la région.

    Source

    Tags: Algérie, Bouteflika, Genève, Suisse, présidentielles 2019,

  • Algérie: la génération Facebook met au défi le pouvoir

    Marche d’Alger: la génération Facebook met au défi le pouvoir

    « Un véritable tsunami humain » : c’est avec cette métaphore cataclysmique, que le sociologue et spécialiste des mouvements sociaux, Nacer Djabi, a qualifié la marche impressionnante et tentaculaire de vendredi à Alger.

    A 17h largement passée, une partie des manifestants, le gros, est regroupé devant l’esplanade la Grande poste, la rue Khémisti, le boulevard pasteur, le jardin de la Concorde.

    Le cordon de police qui a empêché la foule de faire jonction avec celle venue de la place des martyrs a fini par céder. Rue Didouche Mourad jusqu’à Sacré cœur, c’est une foule en forme de serpent.

    Place Audin, en passant par Mohamed V, Boulevard Krim Belkacem, rue qui mène vers El Mouradia, la foule est arrivée à quelques jets de pierres de la Présidence de la République, qu’elle n’a pu atteindre en raison d’un véritable mur en cordons successifs de policiers.

    Du jamais vu de mémoire à Alger, une manifestation de cette ampleur. Des jeunes à 80%. « C’est la génération Facebook », commente encore Nacer Djabi.

    « Je n’ai pas vu autant de monde depuis la marche de juin 2004 », se souvient pour sa part Mohand Arezki, un journaliste qui en a pourtant vu d’autres dans sa longue carrière.

    « Sur le plan sociologique, c’et intéressant de voir cette manifestation, il y a toutes les franges de la société, des femmes en Hidjab, en jean, des couples avec enfants, on est loin des clivages des années 90 », analyse encore Nasser Djabi.

    « A la fin de son quatrièmement mandat, Bouteflika a réussi quand même à mettre d’accord la société algérienne contre lui », commente un brin goguenard, Ghouini Filali, du parti islamiste Nahda. En effet, les manifestants sont âgés de sept à soixante-dix- sept ans.

    « Comment le pouvoir n’a pas vu venir ce tsunami », s’interroge l’universitaire Louisa Ait Hamadouche pour qui « l’ampleur de la foule qui a marché dans les rues d’Alger est à la mesure de la profondeur de la colère, surtout de la jeunesse ».

    Pour les slogans entendus au cours de la marche, la président Bouteflika en a pour son compte. « Non au cinquième mandat », « Cinquième mandat de la honte », « Ni Bouteflika, ni Said, le peuple veut le changement », « le pouvoir appartient au peuple », Bouteflika ya lmaroki ! » Ahmed Ouyahia en a eu pour son grade lui aussi « Ya ouyahia y al himar Djazair Machi Souria» (Ouyahia bourricot, l’Algérie n’est pas la Syrie ». Le FLN et le RND et Sidi Said ont eu leur part de saillies de la part des marcheurs.

    Pas de violence tout au long de la marche. A la place Maurice Audin, un voleur à la tire a tenté de subtiliser son portable à une jeune manifestante. Il est aussitôt attrapé par des jeunes qui l’ont remis aux mains de la Police.

    Une belle image, comme celle aussi de ces jeunes manifestants qui suivent les marcheurs avec des sacs en plastique dans lesquels ils mettent les bouteilles d’eau consommées, les papiers jetés. Un bel exemple de civisme.

    Durant la marche, toutes sortes de rumeurs ont fait florès. Certains croient savoir que le président Bouteflika rentrera demain de Genève pour annoncer le retrait de sa candidature et reporter les elctions. « le scénario idéal « juge» Mohamed M. Journaliste dans un quotidien.

    D’autres ne partagent pas cette issue optimiste et redoutent même que le « pouvoir se braque et aille jusqu’au bout » lorsque le président se présentera devant le conseil constitutionnel dimanche 3 mars selon Sellal. La manif s’achève ainsi sur une certitude : sa réussite et une inquiétude pour le « day after »

    Algérie1

  • Algérie: Le Mouvement de la Paix solidaire avec le peuple algérien

    Solidarité et fraternité avec le peuple algérien

    DÉCLARATION DU MOUVEMENT DE LA PAIX

    Dans le respect total de l’indépendance et de l’autonomie de nos organisations respectives, Le Mouvement de la Paix, qui entretient depuis de très nombreuses années des liens d’amitié et de fraternité avec le peuple algérien, tient à affirmer sa solidarité et sa fraternité avec toutes les militantes, militants, et associations qui font leur travail d’alerteurs et d’éveilleurs de consciences dans leur pays.

    C’est pourquoi le Mouvement de la Paix a décidé de donner la plus large publicité à la déclaration ci-dessous, rédigée par 8 associations en Algérie.

    A Paris, le 1er mars 2019

    Le Mouvement de la Paix


    « APPEL-DÉCLARATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ALGÉRIENNE

    Mobilisation, raison, changement

    Pendant des années, le système de gouvernance en place a géré les libertés par l’interdit, l’étouffement, la répression et la fermeture de tous les espaces d’organisation, d’expression, de manifestation pacifique, et de médiation qui ont fini par affaiblir et laminer les associations, les syndicats, les organisations socioprofessionnelles et les partis politiques.

    Aucune frange de la société n’a été épargnée, particulièrement, les femmes, les jeunes, les étudiants, les journalistes, les enseignants, les artistes, les intellectuels, les chômeurs, les travailleurs, les paysans,…

    Cette attitude répressive a fini par faire basculer le pays dans l’incertitude, mais n’a pas pour autant découragé les algériennes et les algériens. Ces derniers ont maintenu coûte que coûte des formes d’organisations et d’expressions pacifiques et revendicatives porteuses d’une conscience collective salutaire.

    En effet, Au moment où les observateurs les plus avertis, pensaient que le peuple algérien était vaincu par la répression et s’était résigné au fatalisme, un espoir est né un certain vendredi 22 février. Ce jour là, un déferlement
    spectaculaire de citoyennes et citoyens à travers toutes les wilayas du pays exprimant d’une seule voix, et pacifiquement, leur ras-le-bol et leur rejet du forcing du 5ème mandat et du système dans son ensemble.

    Tout en saluant cette mobilisation historique qui marque un tournant en faveur de l’aspiration du peuple algérien au changement démocratique et pacifique, nous, acteurs de la société civile, tenons à exprimer notre soutien
    indéfectible à ce mouvement populaire et dénonçons toute forme de répression le visant.

    Ce mouvement pacifique prend de l’ampleur et implique de plus en plus les différentes franges de la société. Aussi, une autre marche pacifique est prévue pour le vendredi 1er mars à travers tout le pays.

    A cette occasion, nous exprimons notre adhésion totale à ce mouvement et réitérons notre appel à la vigilance citoyenne et le respect de son cadre pacifique. Il est de la responsabilité des pouvoir publics de garantir le droit de manifester et de s’exprimer aux citoyens et de prévenir toutes provocations ou manipulation.

    Nous dynamique de la société civile, interpellée par la gravité de la situation, lançons un appel URGENT à une large mobilisation et à l’implication de toutes les forces vives de la Nation au niveau locale et national pour accompagner et porter ce mouvement.

    Par ailleurs, Nous considérons que les élections présidentielles prévues pour le 18 Avril 2019 ne peuvent constituer une solution à la crise, bien au contraire, leur maintien dans un tel climat serait un danger pour le pays.
    Il est désormais nécessaire d’amorcer un véritable processus de changement démocratique, pacifique, concerté et inclusif, garantissant le respect des libertés individuelles et collectives.

    A cet effet, nous lançons une initiative de concertation avec l’ensemble des acteurs, citoyen-ne-s organisé-e-s, de la société civile et de la classe politique en vue de construire un large consensus pour sortir notre pays de l’impasse et le mettre sur les rails de la nouvelle ère.

    Alger le 27/02/2019

    Signataires :

    · RAJ

    · LADDH (Zehouane/Benissad)

    · Djazairouna

    · Tharwa NFadhma NSoumer

    · LADH

    · FARD

    · SOS Disparus

    · AFEPEC »

    Source

  • Algérie: Déclaration du FFS

    Direction Nationale Alger, le 28 février 2019

    DÉCLARATION

    La volonté populaire s’est exprimée dans la rue en faveur du changement. La construction de l’alternative démocratique est en marche.

    Aujourd’hui, maintenant, les Algériennes et les Algériens ont décidé de ne plus subir l’impasse politique, le désastre économique, l’asphyxie sociale, les gaspillages financiers, la dilapidation des richesses nationales, l’émigration clandestine, la corruption, la faillite institutionnelle mettant en péril l’Etat national.

    Le peuple algérien est exclu du pouvoir de décision, de gestion et de contrôle concernant les options politiques, économiques, sociales et culturelles.

    L’Algérie de 2019 a fait le chemin inverse de ses ambitions d’indépendance pour se retrouver avec des rapports sociaux disloqués, le politique discrédité, la conscience citoyenne démobilisée, la souveraineté menacée, les ressources nationales bradées.

    Aujourd’hui, maintenant, le peuple algérien a décidé de se réapproprier la rue comme espace de mobilisation, de contestation populaire et de revendication démocratique en s’opposant au système prédateur qui a mis le pays en faillite au profit d’une oligarchie mafieuse. Imposer une présidence à vie est une grave atteinte à l’intelligence et à l’histoire du peuple.

    Le FFS n’a pas cessé d’adresser des appels en direction des forces du changement. L’Appel du 1er Mai, l’Appel aux jeunes, le Manifeste contre les exclusions sociales et l’Appel à la mobilisation des Algériens et des Algériennes.

    La société est en mouvement, la rue s’est exprimée, le changement est irréversible, la fin du régime est proche.

    Les luttes pour la démocratie ne peuvent être efficaces que si elles sont menées avec la société, et dans la société.

    Le FFS salue encore une fois la mobilisation pacifique et la maturité politique du peuple algérien dans la quête de sa souveraineté et la consécration de son droit à l’autodétermination.

    Le FFS est convaincu que le peuple algérien exercera sa souveraineté et son autodétermination grâce au consensus national et populaire en construction sur le terrain pour une Algérie libre et démocratique.

    Dans ce contexte historique, le FFS a choisi son camp : dans la société, aux côtés de la population. A cet effet, le FFS réaffirme sa décision de suspension de ses activités au sein du parlement et compte procéder ultérieurement à d’autres décisions si besoin est.

    Le FFS travaillera à la convergence des forces du changement pacifique et à la mobilisation des Algériennes et des Algériens à même de réunir les conditions qui permettent une dynamique politique plurielle et organisée.

    Le FFS réitère son appel à la mobilisation pacifique des Algériens et des Algériennes pour la consécration de l’Etat démocratique et social.

    Le FFS appelle au maintien et au renforcement de la dynamique populaire pour le changement du système, l’avènement de la deuxième république à travers l’élection d’une assemblée nationale constituante.

    Le FFS appelle ses militants, ses élus, ses sympathisants et l’ensemble du peuple algérien à participer massivement et à œuvrer à la préservation du caractère pacifique des manifestations politiques et populaires.

    P/La Direction

    Source

  • Algérie – Un peuple algérien civilisé !

    Le peuple algérien a témoigné d’un comportement exemplaire dans l’organisation des marches et manifestations organisées depuis vendredi 22 février.

    En effet, les manifestants ont fait savoir leur colère vis-à-vis du pouvoir en place en scandant des slogans hostiles au 5è mandat du président Bouteflika pour le scrutin présidentiel prévu le 18 avril prochain.

    Ce sont des slogans lourds de sens puisque la colère implique la rupture immédiate avec le système politique et tous les hommes qui l’entourent et gèrent le pays depuis l’investiture du président Bouteflika en 1999.

    En prévision de la marche populaire massive dans les 48 wilaya d’Algérie acte II du vendredi 1er mars, il faut rappeler que plusieurs marches et manifestations ont succédé à la marche historique du vendredi 22 février. L’on peut compter la marche imposante du mouvement Mouwatana à Alger le 24 février, celle des avocats 25 février dans la capitale, la marche nationale des étudiants et lycéens du 26 février.

    L’ensemble de ce bouillonnement populaire national s’est déroulé dans un esprit pacifique, civilisationnel puisqu’aucun acte d’affrontement n’a été signalé entre les manifestants et les forces de sécurité malgré le déploiement d’un dispositif remarquable à travers les régions concernées par le mouvement de protestation dans les 48 wilaya et régions d’Algérie.

    Source: Le Sétifois