Étiquette : presse française

  • La relation Algéro-française à l’épreuve des turbulences cycliques

    Par Djamil Mesrer

    Les relations bilatérales entre l’Algérie et la France, prisonnières d’un passé et d’un passif difficile à solder, alternent depuis qu’elles existent entre chaud et froid, selon une « météo » régie par les soubresauts cyclothymiques de la politique.

    Mais le temps passant, on semble plutôt, à Alger et à Paris, s’accommoder de cet état de fait qui pour être passionnel dans ses expressions politiques et surtout médiatiques, surtout depuis l’apparition des réseaux sociaux, ne sacrifie pas pour autant l’essentiel, qui, lui, reste toujours tributaire de la densité d’une relation sous-tendue par des enjeux politiques, économiques et humains qui transcendent l’écume médiatique des jours.

    En effet et heureusement, la sérénité finit toujours par reprendre le dessus sur les poussées fébriles cycliques, comme on a pu l’observer dernièrement après la convocation le 31 mars dernier, de l’ambassadeur de France à Alger par le ministère des Affaires étrangères qui a élevé une protestation « suite aux propos mensongers, haineux et attentatoires, à l’égard de l’Algérie, tout récemment ». Suite aussi aux déclarations farfelues de Francis Ghiles, soit disant chercheur au Centre international de Barcelone qui a étalé magistralement sa méconnaissance de la situation en Algérie.

    La semaine dernière, c’est le très foireux documentaire de la télévision publique française, la 5, qui a encore remué le couteau dans la plaie, manquant de provoquer une crise diplomatique entre Paris et Alger qui a décidé à juste titre de rappeler son ambassadeur en France pour « consultation ».

    Mais l’orage est déjà derrière : il aura suffi d’un échange téléphonique mardi entre le président Tebboune et son homologue français Emanuel Macron pour que la fièvre qui a frisé la convulsion, redescende de plusieurs crans et que les choses rentrent à nouveau dans la normalité des relations ordinaires entre deux Etats souverains soucieux de leurs intérêts réciproques.

    D’ailleurs, le communiqué de la Présidence, qui fait le compte-rendu de l’échange téléphonique entre les deux chefs d’Etats est rédigé dans le pur style du jargon diplomatique, où l’émotionnel « tsunamique » de la semaine, déclenché par les images du « doc » de la chaîne publique numéro 5, est mis en distance pour calmer les esprits, de ce côté-ci d’Alger.

    Même si on imagine bien qu’entre les deux présidents il a été largement question du fameux documentaire , qui a réduit « La Révolution du sourire » à l’expression de la libido de certains témoins encore en phase de crise d’identité juvénile, le communiqué officiel en a fait l’impasse , préférant « angler » sur la pandémie du Coronavirus, précisément, sur les efforts consentis par chaque pays pour juguler le propagation de la pandémie de a Covid-1, puis sur la « nécessité de « donner une impulsion prometteuse sur des bases durables à même de garantir l’intérêt commun réciproque et le respect total de la spécificité et de la souveraineté de chacun des deux pays ». Dont acte !

    Pour autant, les « lobbies » qui récidivent ces derniers temps dans leur campagnes contre l’Algérie, en les intensifiant, au moment où le pays est engagé dans une démarche de refondation politique globale, cesseront-ils de chercher midi à quatorze heures contre notre pays ?

    C’est souhaitable, mais pas sûr, car la ligne clairement patriotique et souveraine portée par le président Tebboune, jure avec les intérêts de ceux qui sont déstabilisés par son arrivée à la tête du pays, le 12 décembre dernier, alors que pour eux, la reconduction de l’ancien système, garant de leurs intérêts politiques était une chose entendue. Alors, question : à quand la prochaine zone de turbulence ?

    Algérie1, 4 juin 2020

    Tags : Algérie, France, Hirak, lobby, presse française,

  • Attaque des médias contre l’Algérie : Une fourberie à la française

    Larbi C.

    Encore une fois, le Ministère français des affaires étrangères a su se cacher derrière la sacro-sainte autonomie rédactionnelle des médias garantie par la loi en France pour justifier une campagne médiatique virulente contre l’Algérie.

    Au début du mois d’avril passé la même réponse a été donnée par la France officielle après une protestation de l’Algérie suite à la diffusion par France 24, une chaine publique dépendant du quai d’Orsay, le ministère français des affaires étrangères, d’une information mensongère sur l’armée nationale populaire. Le 30 mars 2020 France 24 reprend une information accusant l’armée algérienne d’avoir détourné une aide médicale chinoise et la mission qui l’accompagnait.

    La chaine publique française fera alors appel à pseudo politologue, Francis Ghilès pour commenter un fake news qui circulait sur la toile. Ce dernier va ouvertement accuser l’ANP de détourner l’aide médicale chinoise destinée aux civiles et l’accusera au passage d’incarcérer les militants du hirak. Suite à cette dérive médiatique le ministère algérien des affaires étrangères convoquera l’ambassadeur de France à Alger sera alors pour lui remettre une protestation officielle. Cette sortie de France 24 fera réagir l’ambassade de Chine à Alger qui précisera que l’’équipe médicale chinoise a été envoyée pour prendre en charge les milliers de travailleurs chinois présents en Algérie. Malgré le démenti officiel chinois la direction de France 24 ne fera pas son mea culpa et le ministre français des affaires étrangères avancera encore une fois le prétexte de la liberté d’expression.

    Ce 26 mai, les chaines publiques France5 et la chaine parlementaire Lcp vont diffuser, simultanément, des programmes consacrés à l’Algérie. Sur France 5 le documentaire intitulé « Algérie mon amour » du franco algérien Mustapha Assous va susciter une vague d’indignation auprès de l’opinion publique algérienne.

    Dans son documentaire, le réalisateur va manipuler la naïveté d’un groupe de jeunes qui s’exprimaient sur leurs mal-vie et leurs rêves pour s’attaquer aux fondements même de l’existence de l’Etat algérien. Le documentaire commence par la liesse populaire du 5 juillet 1962 et passe ensuite par la décennie noire et le règne de Bouteflika. En résumant ce documentaire il ressort que l’Algérie a été de tout le temps diriger par une junte militaire qui n’a rien à envier à la Corée du nord et que toutes les richesses ont été détournées et que rien n’a été réaliser sur le plan économique, sociale et culturel depuis le départ des colons en 1962. Selon toujours le réalisateur de ce documentaire mêmes le départ de Bouteflika a été décidé par le défunt chef d’Etat-major Ahmed Gaid Salah et que Abdelmadjid Tebboune a été élu grâce à la fraude.

    Le film du franco algérien ira plus loin quand une des interviewe va dénoncer sa garde à vue dans un commissariat, qui n’a duré que quatre heures, en disant que la torture subie est pire que ce qu’ont fait les parachutistes de Bigeard durant la guerre de libération nationale. Ce réalisateur franco algérien et les responsables de ces chaines de télévisions connaissent très bien la différence entre une garde à vue de quelques heures dans un commissariat de police et la torture institutionnalisée par les plus hautes autorités politiques françaises durant la guerre de libération nationale. La jeune hirakiste du documentaire, peut se rapprocher des moudjahidate Louisette Ighilahrize et Djamila Bouhired, elles-mêmes hirakiste, pour qu’elles lui racontent les atrocités commises par les parachutistes de

    Bigeard et du tortionnaire le général Aussaresse.

    S’agissant de la liberté de la presse tant chantée par le quai d’Orsay, lors des deux guerres du golf, 1990 et 2003, presque la totalité des médias occidentaux, en premier lieu français, ont fait bloc pour soutenir l’invasion de l’Irak par une coalition de pays occidentaux. Toute voix opposée à cette ligne était étouffée. En 2011, au début de la guerre civile en Syrie ces mêmes médias ont encore une fois étaient unanimes à tirer à boulets rouge contre le régime de Bachar El Assad tout en justifiant l’intervention des puissances étrangères. Plus proche de nous et la même année, les médias français vont encore menés campagne pour faire tomber Maamar Keddafi. Nicolas Sarkozy, alors président de la république française, va soutenir militairement les opposants qui exécuteront Keddafi sans aucune forme procès. On se souvient alors du rôle néfaste joué en Libye par France 24, la chaine réputée pour s proximité avec l’Elysée.

    Une décennie plus tard aux ordres des politiques qui les financent ont apporté morts, destruction et désolations en Irak, en Syrie et en Lybie, à défaut de démocratie et de liberté qu’ils brandissaient régulièrement.

    En menant campagne contre l’Algérie, son armée et ses institutions, ceux qui sont derrières ces médias, français et marocains, veulent attiser la tension dans les relations algéro-francaises et semer la zizanie entre algériens comme ils l’ont fait en Irak, en Syrie et en Libye. L’Algérie qui fait face, tout au long de ses frontières à l’instabilité en Libye et dans les pays du Sahel est consciente des dangers auxquels elle est conviée par la France et son allié le Maroc. Le rappel de l’ambassadeur d’Algérie est un signal fort aux autorités françaises que cette strategie n’a pas de chance d’aboutir tant les algériens sont soudés quand il s’agit de menaces externes.

    Le Jeune Indépendant, 29 mai 2020

    Tags : Algérie, France, Maroc, lobby, presse française,

  • Le Makhzen recrute des mercenaires français et américains pour attaquer l’Algérie

    Le lobbying marocain anti-algérien n’est pas nouveau et il semble avoir de beaux jours devant lui. Les pratiques suivies par le Makhzen en vue de s’en prendre à l’Algérie ont été largement exposées par les documents confidentiels de la diplomatie marocaine révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman dans cette affaire connue sous le nom de « Marocleaks ».

    Grâce à ces révélations, nous avons compris enfin pourquoi la presse de l’Hexagone et des Etats-Unis se livraient constamment à des campagnes acharnées contre l’Algérie : des journalistes français sont recrutés et gracieusement payés pour mener ces campagnes.

    Ainsi, les lecteurs algériens ont découvert les activités et le financement du lobby pro-marocain aux Etats-Unis et en France, et les rapports secrets entre les services de renseignement marocains et le Mossad.

    Parmi les journalistes américains et français cités se trouvent Richard Miniter et Joseph Braude, deux blogueurs que Rabat fait passer pour des « analystes ». Leur tâche principale est de véhiculer des fausses informations sur le Front Polisario et des prétendues connexions avec le «terrorisme djihadiste soutenu par l’Algérie» en vue de duper l’opinion publique et les élites américaines.

    Dans la manipulation de ces journalistes, le rôle principal est confié à Ahmed Charaï, directeur du site L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Pour les journalistes américains, c’était une aubaine. Pour un seul article, Richard Miniter a touche la somme de 60.000 dollars. Selon un de ses courriers adressés à Charaï, c’était un « cadeau ». A cela s’ajoute, les séjours de luxe au Maroc où, grâce aux services de la DGED ils pouvaient se livrer à toute sorte de perversion profitant de la misère du peuple marocain.

    Mais les efforts des agents marocains visaient principalement les entités juives et sionistes en quête de personnalités influentes susceptibles d’incliner la balance en faveur des thèses marocaines contre le Front Polisario et l’Algérie. Parmi elle le Comité Juif Américain (American Jewish Commitee) dont les membres ont été, à plusieurs reprises, invités à visiter le Maroc et dont le président a été honoré par le roi Mohammed VI avec une médaille du trône. Il est cité aussi John Hamre, président du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), une entité de lobbyistes pro-marocains dans laquelle est membre Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara Occidental au Maroc et concepteur du scénario de la Marche Verte pour sauver le trône de Hassan II.

    Des journalistes français aussi ont roulé pour le Makhzen en échange de fortes sommes d’argent et de vacances de rêve au Maroc. Parmi ceux qui ont été dévoilés par le hacker Chris Coleman se trouvent Vincent Hervouet (LCI), José Garçon (Libération), Mireille Duteil (Le Point) et Dominique Lagarde (L’Express). Dans un des emails interceptés, Ahmed Charaï se félicite d’avoir réussi à constituer un réseau de journalistes « amis ». Dans un autre, il réclame à l’un de ses correspondants plusieurs milliers d’euros pour rétribuer leurs services.

    Leur mission ? S’en prendre à l’Algérie et au Front Polisario et édulcorer l’image de la monarchie marocaine et soutenir la position du Maroc dans la question du Sahara Occidental. Leur contact au Maroc était aussi Ahmed Charaï dont les correspondances révélaient comment la DGED prenait en charge les frais de leurs déplacement au Maroc ainsi que ceux de leurs familles.



    Aveuglé par les faveurs du Makhzen, Vincent Hervouet n’a pas hésité à inviter sur les plateaux de LCI le dénommé Ferhat Mehenni, président du prétendu Gouvernement provisoire kabyle. En vantant son initiative, Hervouet a profité pour demander à Ahmed Charaï de l’argent. « Ahmed, ton « ami » Mehenni est Edifiant. Hier, j’ai passé une heure, après le journal, avec le Big Bos pour parler du sérieux de ce MAK…. Mais bon!! Est-ce tu es vraiment sûr que ça ne t’embête pas de m’avancer sur mon salaire les 38.000 euros? Dis- mois, sinon j’ai une autre solution « le Crédit LOG », il faut absolument que je déménage la fin de la semaine prochaine », a-t-il dit.

    Tags : Algérie, Maroc, France, Chris Coleman, lobbying, presse française,

  • France-Algérie : La déstabilisation permanente

    Les masques sont définitivement tombés. Sous l’alibi de la liberté d’expression, fondamentalement ignorée par le presse hexagonale pendant la vague de répression macronienne des Gilets jaunes, la France officielle couve une campagne haineuse contre la nouvelle Algérie puissamment portée par le hirak originel civilisationnel que les porte-voix du néocolonialisme sans avenir et sans perspective historique tentent de réduire à une frustration sexuelle, en surfant sur la mal de vivre d’un groupuscule peu représentatif de la société algérienne.

    L’absence de tout débat contradictoire, caractéristique de la pensée politico-médiatique de la décennie sanglante, renseigne sur les motivations réelles des partisans du chaos. «Cet activisme où l’inimitié le dispute à la rancœur dévoile les intentions malveillantes et durables de certains milieux qui ne souhaitent pas des relations apaisées entre l’Algérie et la France, après 58 ans d’indépendance , et ce, dans le respect mutuel et l’équilibre d’intérêts qui ne saurait faire l’objet de concessions et de marchandage», souligne dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères procédant au rappel «immédiatement» pour consultations de l’ambassadeur de l’Algérie à Paris.

    Cette situation de crise, délibérément provoquée, porte un coup sévère à l’engagement solennel du président, Emmanuel Macron, qualifiant le colonialisme de «crimes contre l’humanité». Le néo-hirak de la déstabilisation permanente est, dans cette optique, considéré comme le cheval de Troie enfourché par la faune de parlementaires français, investissant illégalement les marches populaires, et des euro-eurodéputés en dignes représentants du «parrain des révoltes arabes», en ardent défenseur du projet sioniste.

    Au final, l’assaut collectif des chaînes publiques françaises, coïncidant étrangement avec les tentatives de reprise des manifestations, confirme si besoin est la volonté de confiscation d’un mouvement en décrue, attestée par les révélations de l’universitaire Mohamed Lakhdar Maougal, dénonçant les tentatives de récupération et d’infiltration opérées par des ONG devenues plus actives pendant «la seconde vague» du néo-hirak en perte d’identité.

    L’Algérie du renouveau démocratique n’a pas de leçons à recevoir des héritiers de la Ve République. Ancrée dans le socle novembrien, elle dispose de capacités de résistance immunitaire qui lui ont permis de mener victorieusement le combat contre le terrorisme couvé à l’aune du devoir d’«ingérence humanitaire» qui a muté en velléités tutélaires du néo-hirak.

    Horizons, 29 mai 2020

    Tags : Algérie, France, Hirak, presse française,

  • France-Algérie : Un complot tissé de fils blancs

    RETOUR SUR LE DOCUMENTAIRE FRANÇAIS SUR L’ALGERIE : Un complot tissé de fils blancs
    La décision, ferme, d’Alger de rappeler son ambassadeur à Paris pour consultations, est on ne peut plus motivée. Après coup, en effet, il s’avère que ce « reportage » avait été secrètement concocté par des officines proches des décideurs français dans le seul but de nuire à l’Algérie et à ses institutions.
    La réaction d’Alger, somme toute attendue et justifiée, ne s’est guère fait attendre à la suite de la diffusion, par une chaîne publique française, d’un reportage portant gravement, et gratuitement, atteinte au pays et à certaines de ses institutions. L’Algérie, en effet, a décidé mercredi soir de rappeler « immédiatement » pour consultations son ambassadeur en France, suite au caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises qui sont des « attaques contre le peuple algérien et ses institutions, dont l’Armée nationale populaire ». C’est ce qu’a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères. 
    « Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple Algérien et ses institutions, dont l’ANP et sa composante, la digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) », ajoute la même source. « Cet activisme où l’inimitié le dispute à la rancœur, dévoile les intentions malveillantes et durables de certains milieux qui ne souhaitent pas l’avènement de relations apaisées entre l’Algérie et la France, après 58 ans d’indépendance, et ce dans le respect mutuel et l’équilibre des intérêts qui ne sauraient faire l’objet de concession ou de marchandage », ajoute le communiqué. « Pour ces raisons, l’Algérie a décidé de rappeler immédiatement pour consultations son ambassadeur en France », conclut le communiqué du MAE.
    Loin d’être un acte innocent, l’on se trouve bel et bien face à un complot soigneusement ourdi dans le but manifeste de nuire à notre pays. Nous apprenons, en effet, que le sieur Mustapha Kessous n’est en réalité qu’un simple journaliste de service, qui a été seulement chargé de réaliser des interviews en Algérie et surtout pour crédibiliser le produit aux yeux l’opinion publique. Il n’a été qu’un pion, un instrument, comme l’avaient été les malheureux jeunes écervelés interviewés par lui. En effet, il n’a été associé ni au montage, ni à la vente du documentaire pour France 5, et encore moins au choix de la date de sa programmation. 
    Tout a été planifié à Paris par une boite privée chargée par un lobby bien connu pour défendre les intérêts de la France et surtout pour réaliser des reportages et des documentaires sur des pays en conflit ou en désaccord avec le Quai d’Orsay. Le tout financé par l’argent public du contribuable français et à travers des télévisions publiques françaises. Et dans ce cas, France 5 n’est que le diffuseur et n’est pas responsable du contenu. 
    Le documentaire en question est produit par une société très connue sur la place de Paris spécialisée dans le documentaire d’investigation à travers le monde. La société s’appelle « Premières lignes ». Elle est dirigée par deux professionnels du doc politique, Paul Moreira, ex rédacteur en chef du Vrai Journal sur CANAL+, Et Luc Hermann, journaliste réalisateur et rédacteur en chef à CNN et CANAL+. 
    Ces personnages, loin d’être des enfants de chœur, ont donc manigancé leur coup en se servant du « petit bicot de service » à qui siérait parfaitement cette strophe d’Aragon « Je le croyais libre sur un fil d’acier / Quand tout équilibre vient du balancier ».
    Ali Oussi
    Tags : Algérie, France, presse française, documentaire, France 5,
  • Campagne médiatique française contre l’Algérie: La classe politique s’insurge

    La classe politique s’est insurgée contre la campagne orchestrée par certains médias français contre l’Algérie et a affiché son indignation face aux atteintes répétées à l’encontre du peuple algérien et de l’institution militaire.

    Ainsi, plusieurs partis et organisations ont estimé que cette campagne témoigne du «vrai visage hideux de la France officielle, de sa nostalgie à son passé colonial et de son rêve de retrouver le paradis perdu à travers un contrôle sur les capacités du peuple algérien par les pressions politiques et médiatiques tendancieuses».

    Pour ces mêmes partis, «il est logique que la maturité politique, dont ont fait montre les Algériens dans leur «Hirak» pacifique des mois durant, dérange de nombreux milieux français quand le monde entier a été témoin des violences de cet Etat à l’égard des gilets jaunes, sans parler de son histoire criminelle dans le continent africain, alors qu’il se permet encore de s’immiscer dans les affaires internes de nombreux pays, sous couvert de défense de la liberté d’opinion et des droits de l’homme».

    Tout en apportant leur appui et leur soutien à la décision de l’Etat algérien de convoquer l’ambassadeur d’Algérie en France, ces partis appellent le peuple algérien à davantage d’union pour barrer la route aux conspirateurs et leurs relais en Algérie et à l’étranger, en consolidant son front interne. Pour rappel, le président de la République élu Abdelmadjid Tebboune s’est engagé à répondre aux aspirations qu’il a qualifiées de «légitimes» exprimées par le «Hirak», estimant que ce mouvement populaire a eu sa «bénédiction» ayant permis à l’Algérie d’«éviter des catastrophes».

    Le président a souligné, également, que «le «Hirak» a permis l’émergence de plusieurs mécanismes», citant notamment la création de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qui «a remis l’Algérie sur les rails de la légitimité, la préservant de l’aventurisme et des manœuvres qui ont failli torpiller le peuple algérien».

    La volonté affichée par le premier magistrat du pays à répondre aux aspirations du «Hirak» a été traduite par les 54 engagements contenus dans son programme placé sous le thème «Engagés pour le changement, capables de le réaliser» qui vise à l’instauration d’une «nouvelle République». En effet, Tebboune s’était engagé à «tout entreprendre pour réaliser les attentes et aspirations légitimes portées par le «Hirak» du 22 février».

    Parmi les autres priorités du président en matière de prise en charge des revendications portées par les acteurs du «Hirak», figure aussi la révision de la Loi électorale afin de doter, a-t-il souligné, «le pays d’institutions élues légitimement par le biais d’élections honnêtes libérées de l’emprise de l’argent». M. Tebboune a promis, par ailleurs, de consolider la liberté de la presse et de soutenir les organisations et associations afin d’édifier une «société civile libre et active en mesure d’assumer sa responsabilité en tant que contre-pouvoir».

    Persuadé que les 54 engagements pris dans le cadre de son programme électoral, y compris parmi les réformes envisagées dans les domaines socio-économiques et culturel, cadrent avec le «vécu et les revendications du «Hirak»», le président élu s’est dit convaincu qu’un dialogue «sérieux» entre les Algériens permettra de bâtir «l’Algérie nouvelle». A travers son programme, M. Tebboune s’engage, par ailleurs, à «édifier une société civile libre et active en mesure d’assumer sa responsabilité en tant que contre-pouvoir, mettre en application un plan d’action au profit des jeunes régi par un cadre réglementaire incluant des mesures permettant de transmettre le flambeau à la jeunesse, et à consolider les composantes de l’identité nationale, à savoir: l’islamité, l’arabité et l’amazighité».

    Au volet économique, il vise «l’application d’une nouvelle politique de développement hors-hydrocarbures, la substitution des produits importés par d’autres locaux en vue de préserver les réserves de change, la promotion des start-up et le renforcement du rôle économique des collectivités locales dans le développement et la diversification de l’économie nationale». «Une amélioration du climat des affaires, l’encouragement de l’investissement notamment extérieur direct» sont aussi prévus dans ce programme.

    T. Benslimane

    L’Echo d’Algérie, 29 mai 2020

    Tags : Algérie, France, presse française,

  • Confidentiel: Qui est derrière la production du doc diffusé sur France 5 ?

    DIA-28 mai 2020: Si toute l’Algérie connait le nom du réalisateur du documentaire controversé « Algérie mon amour » diffusé sur France 5 (Mustapha Kessous (en revanche personne ne connait les commanditaires de cette production, qui est en train de refroidir les relations entre l’Algérie et la France. Mustapha Kessous n’est en réalité qu’un simple journaliste de service, qui a été seulement chargé de réaliser des interviews en Algérie et surtout pour crédibiliser le produit aux yeux des médias algériens (Un reportage sur l’Algérie réalisé par un algérien).
    Mustapha Kessous qui est définitivement grillé en Algérie, n’était en fait qu’un pion dans l’échiquier. Il n’a pas été associé ni au montage, ni à la vente du documentaire pour France 5, ni bénéficié de l’aide du CNC et encore moins du choix de la date de sa programmation. Tout a été planifié à Paris, par une boite privée chargée par un lobby bien connu pour défendre les intérêts de la France et surtout pour réaliser des reportages et des documentaires sur des pays en conflit ou en désaccord avec le Quai d’Orsay. Le tout financé par l’argent public du contribuable français et à travers des télévisions publiques françaises. Et dans ce cas, France 5 n’est que le diffuseur et n’est pas responsable du contenu. 
    Le documentaire en question est produit par une société très connue sur la place de Paris, spécialisée dans le documentaire d’investigation à travers le monde. La société s’appelle « Premières lignes », dirigée par deux professionnels du doc politique. 
    Les dirigeants de Premières Lignes sont deux pionniers de l’investigation télévisée en France: Paul Moreira, journaliste réalisateur maintes fois primé, ex rédacteur en chef du Vrai Journal (CAPA) sur CANAL+ jusqu’en 1999, puis fondateur de 90 Minutes, le magazine d’investigation de référence de CANAL+. Et Luc Hermann, journaliste réalisateur et rédacteur en chef, avec une longue expérience à CNN et CANAL+.
    Paul Moreira, connait bien l’Algérie pour lui avoir consacré plusieurs reportages très controversés à l’époque de la campagne du « qui tue qui ». 
    Le 3 Mars 2003, il supervise et présente pour le compte du magazine « 90 minutes » de Canal +, une série de reportages sur l’Algérie dans le cadre du voyage du président Chirac en Algérie. Ses reportages sont réalisés par un personnage clé dans la campagne du « qui tue qui » et des campagnes haineuses contre le régime d’Alger à l’époque: Jean Batiste Rivoire. C’est notamment lui qui avait semé le doute dans l’affaire des moines de Tibhirine. 
    Parmi les reportages, un sujet est consacré aux conditions de l’implantation du groupe sud coréen Daewoo en Algérie en 1986. Un autre a été consacré à « la corruption au quotidien » en Algérie. Selon ce reportage, les fonds destinés à financer la construction de logements sociaux ont servi à acheter des chalets de luxe en provenance des Etats-Unis pour les dignitaires du régime en 1993.
    Autre documentaire très controversé « Khalifa, l’étrange milliardaire », le magazine d’investigation s’interroge sur la fortune de Rafik Khalifa et ses liens supposés avec le pouvoir militaire algérien, notamment avec Larbi Belkheir, l’homme le plus puissant et influant de l’époque. Le journaliste français s’attaque surtout à Khalifa Tv créée en septembre 2002, à Cannes. La télévision algérienne privée avait contre-attaqué en diffusant , en même temps un documentaire sur le malaise à Canal+ après la venue de Vivendi à l’époque de Jean-Marie Messier. Mais ce doc n’avait pas le même impact que les reportages réalisés sur l’Algérie et qui avaient à l’époque et comme aujourd’hui, refroidi les relations diplomatiques entre Paris et Alger. 
    Paul Moreira tout comme Jean Batiste Rivoire avaient une dent contre l’Algérie ou plutôt contre son régime et ne ratent pas une seule occasion pour tirer sur Alger. Dans ce tweet publié en janvier dernier, Paul Moreira dénonçait déjà la répression contre les manifestants à Alger. C’est à partir de cette opération qu’a commencé à germer une idée sur un doc intra-muros sur le hirak. Le reste de l’histoire on la connait. 
    Source : DIA-Algérie, 29 mai 2020
    Tags : Algérie, France, France 5, presse française, 
  • Maroc : Raport de la DGED sur France24

    Note d’analyse
    France 24 et le Maroc
    Contexte

    France 24 dispose de par sa présence multilingue sur le satellite et sur internet d’un levier d’information important. A noter que dans le contexte du printemps arabe, France 24 a enregistré une fréquentation record de près de 14 millions de visites et environ 59 millions de pages vues ( une prouesse dont les dirigeants de la chaine se montrent très fiers )

    Il est a relever que France 24 a fait face récemment à de nombreuses accusations de désinformation, notamment dans les dossiers de Cote d’Ivoire (vidéo du massacre de Duékoué) et de Syrie (démission de l’ambassadrice à Paris). Dans le cas le plus récent, celui de la Syrie, la chaine a été désavouée par le Quai d’Orsay qui a renvoyé par la voix de son porte-parole Bernard Valero aux déclarations publiques de l’ambassadrice à la chaine concurrente BFM TV.

    Cycle de vie de l’information

    Le plus souvent France 24 publie sur son site internet des dépêches intégralement ou partiellement inspirées de l’Agence France Presse, illustrées par des vidéos de reportages issus de son canal télévisuel (et sur Youtube). Les informations d’actualité chaude les plus marquantes sont relayées en temps réel sur Twitter et Facebook où les internautes sont invités à les débattre. A noter l’apparition de forums parallèles dénonçant un traitement superficiel par la rédaction de la chaine de l’actualité, en particulier le printemps arabe et le cas spécifique du Maroc. Ces groupes rassemblent près de 500 personnes.

    A noter que les bloggers Marocains pro 20 et les images vidéo pro 20 constituent l’ossature des illustrations vidéo ( notamment a travers la rubrique Reporters)

    Périmètre : cette analyse se concentre sur les principales retombées médiatiques traitant de l’actualité marocaine sur la chaîne France 24 (en dehors des journaux télévisés) depuis le 9 mars 2011. Elle ne tient pas compte des articles France24 reprenant intégralement les dépêches de l’AFP.

    • Au total 41 retombées médiatiques ont été identifiées du 9 mars au 18 juin 2011, avec 44 leaders d’opinions identifiés

    • Un point de vue quantitatif on reléve que le traitement est faussement equilibré :

    Près de 35% des retombées identifiées développent un discours négatif, 40% des leaders d’opinion développent une tonalité négative, avec près de 20% des leaders d’opinion membres du 20 février, plus de 90% sont des nationaux

    Cependant on reléve que les « invités » développant une posture « positive » ne sont que des officiels Marocains cités en l’état, en quasi absence de toute autre voix soutenant les initiatives Maroc

    • Les principales thématiques traitées se rapportent à : Attentat Marrakech (x13) ; Réforme de la constitution (x12) ; Maroc et le printemps arabe (x10) ; Pouvoirs du Roi (x10) ; Mouvement du 20 février (x10)

    • Les discours développés dans une grande partie des programmes de la chaîne restent critiques : les messages sous-jacent sont le plus souvent sceptiques et formulent un doute sur les communications officielles du gouvernement

    « Les jeunes sont invités au débat de la réforme de la constitution, certains sont sceptiques et continuent à se méfier des autorités » (Une semaine au Maghreb, 26 avril)

    « Le monopole de l’Etat sur les médias publics persistent… ils sont utilisés comme simple outil de propagande au service de l’Etat. Au Maroc le pluralisme n’est pas respecté. Une situation fortement dénoncé par le mouvement de contestation que connait le Maroc depuis février dernier » (Une semaine au Maghreb, 18 avril)

    • Traitement subjectif de certains sujets. Un mouvement certain d’empathie avec la mouvance du 20 février est relevé dans plusieurs reportages analysés :

    Exemple de déséquilibre avec l’émission « Une semaine au Maghreb » du 14 mars : le reportage donne la parole à deux membres du mouvement pour développer leurs critiques contre une seule et brève intervention de Abdellatif Menouni. Le discours du journaliste se réfère par ailleurs plus aux messages du mouvement du février.

    • Les discours royaux depuis le 9 mars sont présentés dans des éditions spéciales, accompagnés de débats avec différents intervenants (journalistes France24, politologues et autres spécialistes) : les réactions à chaud faites sur les plateaux de la chaîne directement après les discours sont critiques :

    «Le consensus historique entre le peuple et la monarchie est mis en cause par la situation actuelle, il n’a fait aucune allusion directe aux manifestations dans son discours » (Edition spéciale, discours 9 mars)

    « Le discours est une grande déception… Avec HassanII, on connaissait bien ses opinions, on savait quel homme politique il était. Avec Mohammed VI qui intervient peu dans les médias, on ne sait pas à qui on à faire » (Youssef Jabri, Journaliste, édition spéciale discours 17 juin)

    • Principales émissions France24 traitant de l’actualité du Maroc (en dehors des JT)

    • Reportages : vidéos réalisées par des journalistes France24 accompagnant le plus souvent des dépêches AFP et Reuters (x13)

    • Une semaine au Maghreb (x12)

    • Editions spéciales (des éditions spéciales accompagnant les discours de SM) (x4)

    • Les observateurs (x2) ; L’entretien de France24 (x2)

    • Une semaine dans le monde (x1) ; Focus du jour (x1) ; Culture (x1) ; Opinions (x1)

    • Liste des journalistes traitant de l’actualité du Maroc

    Journalistes

    Nbre

    Aude Lechrist

    5

    Marion Gaudin

    4

    Antoine Mariotti

    A noter : plusieurs des journalistes cités dans ce tableau (en gras) sont diplômés de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po et avaient participé en 2008 à un voyage d’études au Maroc (financé intégralement par l’ambassade du Maroc à Paris). Les contacts établis avec les officiels durant ce séjour n’ont manifestement pas été cultivés.

    3

    Léa-Lisa Westerhoff

    3

    Jean-Marie Lemaire

    3

    Kéthévane Gorjestani

    3

    Pauline Heilmann

    2

    Achren Verdian

    2

    Atoine Mariotti

    1

    Aude Lechrist

    1

    Aurélien Aeberhard

    1

    Aziza Aït Si baha

    1

    Benjamin Barnier

    1

    Julien Franciliulien

    1

    Julien Pain

    1

    Karim Hakiki

    1

    Laura Farrenq

    1

    Lise Pressac

    1

    Marina Bertsh

    1

    Mounia Ben Aissa

    1

    Pauline Semonaie

    1

    Ségolène Malterre

    1

    Siobhán Silke

    1

    Stepahny DeSilguy

    1

    Stéphanie Antoine

    1

    Virginie Herz

    1

    Liste des Leaders d’opinions identifiés

    LO

    Titre

    Discours

    Occurences

    Nationaux

    Mustapha Aljomri

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    2

    Mounir Bensaleh

    USFP

    Négatif

    2

    Abdelouahed radi

    USFP

    Positif/neutre

    2

    Saededdine Othmani

    PJD

    Positif/neutre

    2

    Charkaoui Roudani

    Politologue marocain

    Positif/neutre

    2

    Taieb Fassi Fihri

    Ministre des affaires étrangères

    Positif/neutre

    1

    Khalid Naciri

    Ministre de la communcation

    Positif/neutre

    1

    Nizar Bennamate

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Abdellatif Menouni

    Président de la commission chargée de la réforme de la constitution

    Positif/neutre

    1

    Oussama Elkhlifi

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Zanjalil Abdelghani

    Directeur Dar Taliba Tassoutante

    Positif/neutre

    1

    Ahmed Taib Lalaj

    Dramaturge marocain

    Positif/neutre

    1

    Hassania Lebbar

    organisatrice exposition de lutte contre le corruption

    Positif/neutre

    1

    Malika Mohani

    journaliste à radio télévision marocaine

    Négatif

    1

    Youness Moujahid

    président syndicat presse marocaine

    Négatif

    1

    Jalal Al Makhfi

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    F.Z Mansouri

    PAM

    Positif/neutre

    1

    Yassir Zenagui

    Ministre du tourisme

    Positif/neutre

    1

    Jamel Debouze

    Comédien

    Positif/neutre

    1

    Driss Ksikes

    Dramaturge marocain

    Positif/neutre

    1

    Ahmed Boukouss

    Institut royal de la culture amazigh

    Positif/neutre

    1

    Charaf Eddine Anbari

    Réalisateur

    Positif/neutre

    1

    Omar Said

    Artiste

    Positif/neutre

    1

    Amal Arfaqui

    Journaliste maroco-tunisienne

    Positif/neutre

    1

    Driss El Yazami

    Président du CNDH

    Positif/neutre

    1

    Fathallah Oualalou

    Maire de Rabat

    Positif/neutre

    1

    Bachir Rachdi

    co fondateur du forum citoyen pour le développement démocratique

    Négatif

    1

    Moncef Elatifi

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Mohamed

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Mohammed Boudaaoua

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Abass El Fasi

    Premier ministre

    Positif/neutre

    1

    Najib Chawki

    Mouvement 20 fev

    Négatif

    1

    Youssef Jabri

    Journaliste et écrivain

    Négatif

    1

    Abdelillah Benkirane

    PJD

    Positif/neutre

    1

    Moulay Hicham

     Chercheur

    Négatif

    1

    Azedine Akesbi

    Economiste

    Négatif

    1

    Omar Azzilan

    Président de la commission consultative de la régionalisation

    Positif/neutre

    1

    M.Cheikh Biadillah

    PAM

    Positif/neutre

    1

    Hicham Ayouch

    Cinéaste

    Négatif

    1

    Mohamed Sebbar

    Président du CDH

    Positif/neutre

    1

    LO étrangers

    Ziad Majed

    Professeur à l’université américaine de Paris

    Positif/neutre

    1

    Nicolas Sarkozy

    Président français

    Positif/neutre

    1

    Alain Juppé

    Ministre des affaires étrangères

    Positif/neutre

    1

    Roland Jacquard

    Spécialiste terroriste

    Positif/neutre

    1

    *************************************

    • Liste des principales thématiques relevant de l’actualité marocaine et traitées sur France24 ( durant la période étudiée)

    • Attentat Marrakech (x13)

    • Réforme de la constitution (x12)

    • Maroc et le printemps arabe (x10) ; Pouvoirs du Roi (x10) ; Mouvement du 20 février (x10)

    • Discours Roi (x6)

    • Impact économique du printemps arabe (x4) ; Impact économique de l’attentat de Marrakech (principalement le tourisme) (x4)

    • Liberté d’expression (x2) ; Liberté de la presse (x2) ; Médias publics (x2)

    • Corruption (x1) ; Mariage sans papiers (x1) ; Culture berbère (x1) ; Festival des musiques sacrées du Monde (x1) ; Médias électroniques (x1) ; Education des filles (x1) ; Détenus islamistes (x1)

    Procédés inéquitables

    France 24 développe parfois les sujets en ayant recours à des procédés qui nuisent à la qualité du propos, ci-près quelques exemples sur la période analysée :

    ◦ Asymétrie de traitement : Lorsque la chaine montre des jeunes espagnols traînés sans ménagement par les forces de l’ordre, le commentaire en voix off évoque « des heurts sans gravité », tandis que lorsqu’il s’agit de forces de l’ordre marocaines, la «brutalité» des interventions est mise en avant

    ◦ Déconnexion titre-contenu : L’article de Lea-Lisa Westerhoff du 19 juin souligne dans son corps que les proposition du roi sont « généralement bien accueillies ». Le titre de l’article est «Déçus par le discours du roi, les contestataires appellent à rester mobiliser»

    ◦ Illustrations dramatiques : les dépêches AFP reprises par France 24 sont dans souvent accompagnées par des vidéos (illustrant manifestations, blessés) qui renvoient un message plus critique que le texte d’origine qui n’est parfois pas même en rapport avec l’objet illustré

    ◦ Illustration contraires : durant grandes interviews, utilisation d’images illustrant un propos contraire à celui délivrés par l’invité favorable au Maroc (exemple : images de pancartes avec slogans de revendications nominatifs durant l’interview de Taieb Fassi fihri )

    France 24 Arabic

    France 24 Arabic traite du Maroc à travers plusieurs émissions comme « Aswat Ashabaka », ‘Reportage » et « Hiwar ». Les principaux thèmes abordés sont : Mouvement 20 février ; Réforme constitutionnelle ; Attentat de Marrakech ; Le rôle des NTIC dans les mouvements de contestation ; Les grâces royales dont bénéficient les prisonniers islamistes ; La situation des médias au Maroc et la réforme du secteur.

    La narration de France 24 sur le Maroc s’est infléchie ces derniers mois dans le sens d’un parti-pris en faveur du mouvement 20 février :

    ◦ Une importante surface médiatique accordée aux témoignages des membres du 20 février au détriment des autres forces sociales et politiques

    ◦ La mise en avant des slogans du 20 février et notamment les slogans nominatifs visant des responsables et appelant à leur jugement

    ◦ La légitimation d’une « culture du rejet », notamment à travers la mise en cause du seuil de réformes annoncé dans le discours royal du 9 mars et une évaluation négative de ses retombées dans la population

    ◦ Un traitement superficiel des prises de positions exprimées par certains membres islamistes du 20 février, au profit d’une focalisation sur les composantes laïques et droit-de-l’hommistes du mouvement

    ◦ Des témoignages non modérés par les reporter sur le terrain, comme celui de Souheil Bouchiha (chercheur en économie et sciences politiques à l’université de Lyon) qui a estimé sur l’antenne que les autorités ont eu recours à la force « à cause de l’affluence croissante » des manifestations alors que l’affluence était unanimement reconnue comme en baisse

    A signaler tout de même certaines rares sorties positives, comme lors du débat sur le traitement par la presse française de la « révolution marocaine » (« Mountada Assahafa »), la parole a été donnée à un journaliste marocain qui a critiqué la revendication d’une modification de la devise du royaume

    Annexe : liste des retombées médiatiques

    Date

    Titre

    Nature

    Auteur

    09-mars

    Discours Roi

    Edition spéciale

    NC

    11-mars

    Après le discours du roi, le mouvement hésite sur la marche à suivre

    Article+vidéo

    NC

    12-mars

    Interview My Hicham

    Interview

    NC

    14-mars

    Libye: s’engager contre Kaddafi

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    14-mars

    Maroc: un vent de révolte?

    Opinions

    Aurélien Aeberhard et Pauline Heilmann

    21-mars

    Libye: qui sont les adversaires de Kadafi?

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    29-mars

    Taib Fassi Fihri, ministre marocain des affaires étrangères

    L’Entretien

    Virginie Herz

    05-avr

    Conflit libyen: une guerre de communication

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    06-avr

    Liberté d’expression au Royaume

    Interview

    NC

    12-avr

    Libye: Abdel Fattah Younes, général rebelle

    une semaine au Maghreb

    Julien Franciliulien

    13-avr

    Liberté d’expression au Royaume

    Interview

    NC

    14-avr

    Printemps arabe

    Interview

    NC

    15-avr

    Mohammed VI grâcie 190 détenus, dont des prisonniers politiques

    Article+vidéo

    Ben BARNIER / Siobhán SILKE

    18-avr

    La télévision publique marocaine reste muselée

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    24-avr

    Manifestations au Maroc depuis le 20 février

    Interview

    NC

    24-avr

    Des milliers de personnes défilent pour la démocratie dans plusieurs villes

    Article+vidéo

    Kéthévane GORJESTANI

    26-avr

    Participer à la réforme de la constitution

    une semaine au Maghreb

    Aude Lechrist

    28-avr

    Médias publics

    Interview

    NC

    29-avr

    L’explosion à Marrakech est un « acte terroriste », selon le gouvernement

    Article+vidéo

    Lise Pressac

    30-avr

    Rabat explore « toutes les pistes » dans l’enquête sur l’attentat de Marrakech

    Article+vidéo

    Achren VERDIAN / Antoine MARIOTTI

    30-avr

    La piste Al-Qaïda privilégiée dans l’attentat de Marrakech

    Article+vidéo

    Atoine Mariotti

    01-mai

    Les manifestations du 1er-Mai marquées par des slogans contre le terrorisme

    Article+vidéo

    Karim HAKIKI / Léa-Lisa WESTERHOFF

    02-mai

    Attentat Marrakech

    Une semaine dans le monde

    Laura FARRENQ

    02-mai

    Maroc : attentat sanglant à Marrakech

    une semaine au Maghreb

    Marian Gaudin

    04-mai

    Les corps des victimes de l’attentat de Marrakech ont été rapatriés

    Article+vidéo

    Stepahny DeSilguy

    05-mai

    L’un des deux suspects serait interrogé par la police marocaine

    Article

    NC

    06-mai

    Trois suspects arrêtés dans l’enquête sur l’attentat de Marrakech

    Article+vidéo

    Mounia Ben Aissa

    07-mai

    Aqmi nie son implication dans l’attentat meurtrier de Marrakech

    Article+vidéo

    NC

    10-mai

    Témoignage au coeur de l’attentat de Marrakech

    Les Observateurs

    Julien Pain.

    17-mai

    Yassir ZENAGUI, Ministre du Tourisme et de l’artisanat du Maroc

    L’invité de l’économie

    Stéphanie Antoine

    17-mai

    Theatre et reformes politiques

    une semaine au Maghreb

    Marian Gaudin

    24-mai

    Mariages sans papiers au Maroc

    une semaine au Maghreb

    Marina Bertsh

    04-juin

    Match crucial à Marrakech pour le Maroc et l’Algérie

    Article

    NC

    06-juin

    Le Maroc à l’heure du printemps arabe

    Les Observateurs

    Ségolène Malterre

    13-juin

    Festival des musiques sacrées du monde

    une semaine au Maghreb

    NC

    17-juin

    Discours roi 17 juin (Ar)

    Edition spéciale

    NC

    17-juin

    Discours roi 17 juin (Fr)

    Edition spéciale

    NC

    17-juin

    Le roi Mohammed VI annonce une série de réformes constitutionnelles

    Article+vidéo

    Jean-Marie LEMAIRE / Léa-Lisa WESTERHOFF

    17-juin

    L’espoir d’une nouvelle constitution

    Focus du jour

    NC

    17-juin

    Le roi Mohammed VI s’apprête à annoncer une limitation de ses pouvoirs

    Article+vidéo

    Antoine Mariotti

    18-juin

    Déçus par le discours du roi, les contestataires appellent à rester mobiliser

    Article+vidéo

    NC

    29 juin 2011

    Tags : Maroc, Printemps Arabe, France24, presse française, Mouvement 20 février,