Étiquette : Prince Hicham

  • Quand le roi du Maroc censurait le livre de son cousin germain

    Le prince Hicham Alaoui dénonce la censure feutrée de son livre au Maroc

    Le Prince Hicham Alaoui, cousin du roi Mohammed VI a déclaré que son livre « Journal d’un prince banni » est toujours censuré au Maroc, malgré les promesses du gouvernement de l’autoriser en vente dans les librairies marocaines.
    Dans un post publié sur son compte facebook, le prince Hicham Alaoui a écrit que son livre fait l’objet d’une « censure feutrée ». Et d’ajouter: « après deux ans de la publication de la version arabe de mon livre « Journal d’un prince banni« , il n’est toujours pas distribué dans mon pays malgré son achat par des librairies ».

    Le prince a souligné le caractère « contradictoire » des « déclarations du gouvernement mené par le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui s’est engagé à autoriser le livre dans le cadre des promesses visant à renforcer les libertés au lendemain du Printemps arabe« .

    Pour corroborer l’interdiction de son livre au Maroc, le Prince Hicham a publié un lien vers un article posté sur le site libanais Rassif22. L’auteur de l’article, Omar Taleb révèle le contenu d’une conversation qu’il a eue avec un libraire au Maroc. En voici la retranscription:

    « Il y a une semaine, je me suis rendu à une librairie connue de Rabat pour chercher la version arabe du livre du prince. Lorsque j’ai montré la photo du livre aux employés, ils ont nié son existence dans la librairie. Quelques instants plus tard, un jeune employé de la librairie est venu vers moi et nous avons eu la conversation suivante:

    – Est-ce que tu veux le livre de Moulay Hicham?

    – Parfaitement. je veux la version arabe.

    – Pour quelles raisons? Quelle est ta profession?

    – Je suis journaliste.

    – Donne moi ton numéro. Je vais te contacter.

    Une demi heure après, le jeune m’a appelé. Je pensais que l’affaire était conclue et que j’obtiendrais un exemplaire du livre. Mais je fus surpris lorsqu’il m’a informé qu’ils ne pouvaient vendre le livre à personne. Pourquoi? Ai-je Interrogé le jeune. Il a répondu que les autorités marocaines leur ont ordonné de ne pas vendre le livre et de restituer les exemplaires en leur possession à la maison éditrice, « sauf que les exemplaires sont toujours stockés dans l’entrepôt de la librairie depuis 2015 ».

    Le libraire m’a exhorté de ne vendre le livre à personne car il ne veut pas d’ennuis avec les autorités. « S’ils découvrent que le livre est sorti d’ici, il ne fait pas de doute que nous serons pris dans une spirale d’ennuis », a-t-il déclaré.

    Ainsi, le livre de Moulay Hicham est censuré dans les librairies marocaines sans aucune décision officielle annonçant l’interdiction. »

    Le prince a commenté cet état de fait en écrivant: « la désinformation ne résiste pas aux réalités historiques. Ceci est la preuve que le livre fait l’objet d’une censure feutrée ».

    Source: Liberipresse

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Moulay Hicham, Prince Hicham, Hicham Alaoui, Journal d’un prince banni, censure,

  • Prince Hicham : La démocratisation de l’Algérie va mettre le Maroc dans une situation difficile

    Prince Hicham : La démocratisation de l’Algérie va mettre le régime marocain dans une situation difficile

    Le prince marocain Hicham Alaoui souligne que l’institution militaire algérienne pourrait apprendre de la méthodologie/manœuvre du Makhzen marocain pour répondre aux exigences démocratiques du peuple algérien. Rappelant que si les Algériens parviennent à instaurer la démocratie, le Maroc sera dans une situation difficile.

    Hicham Alauí a exposé ces idées lors d’une conférence à l’Université Duke le 28 mars 2018. Le titre était “Le monde arabe entre révolution et contre-révolution”. Cette conférence coïncide avec le retour du printemps arabe dans des pays comme le Soudan, la Jordanie et surtout l’Algérie. Les idées principales de cette conférence sont :

    1 : Le printemps arabe et ses conséquences ressemblent beaucoup aux révolutions européennes de 1848. Une différence, cependant, est que la réaction contre-révolutionnaire contre le printemps arabe produit une version rénovée et non éclairée de l’autoritarisme qui ignore la nouvelle réalité sociale et au lieu de cela réduit son pouvoir patriarcal et despotique.

    Alors que les despotes éclairés de l’Europe ont cherché à absorber et à détourner le changement en offrant aux citoyens un nouveau type d’ordre politique, ou du moins des réformes conçues pour intégrer des formes croissantes de conscience nationaliste, l’ordre du printemps post-arabe offert par les autocrates régionaux est différent. Il tente d’écraser le changement en éliminant toute dissidence.

    2 : Situation au Maghreb. Comme l’Egypte, l’armée algérienne est l’épine dorsale de l’Etat. L’ère Bouteflika a été une modeste reconfiguration de cette formule, alors que le président civil grignotait cette hégémonie en faisant appel à de nouvelles élites commerciales et en réorganisant les services de sécurité. La chute de Bouteflika marque le retour de l’armée sur le devant de la scène politique algérienne. Ce moment politique est une transition, mais pas nécessairement démocratique. L’armée algérienne tentera d’apprendre de son ennemi juré, le makhzen marocain, en recyclant le système et ses élites. A l’inverse, le Makhzen marocain regarde l’Algérie avec appréhension. Les deux régimes, monarchique et militariste, ont des caractéristiques communes ; ce sont des autocraties libéralisées avec des élites pluralistes et des processus décisionnels opaques. Si le régime algérien fait de véritables pas vers la démocratisation, le système marocain se trouvera dans une position délicate.

    3 : La Chine et la Russie sont des puissances internationales qui n’ont aucun intérêt à promouvoir la démocratisation. Cependant, ils utilisent des stratégies différentes pour ce faire. La Russie fournit une couverture diplomatique aux autocraties, comme en Syrie et en Ukraine, et est même disposée à intervenir militairement pour renforcer leurs régimes favoris. La Chine est plus subtile, soutenant les autoritaires du Moyen-Orient par des ressources économiques et financières, ainsi que par une augmentation prometteuse du commerce et des investissements.

    Source : AlifPost

    Tags : Maroc, Algérie, Makhzen, Hicham Alaoui, Prince Hicham, Moulay Hicham, Bouteflika, article 102,

  • Maroc : sauver l’enseignement de la dégradation, c’est sauver l’avenir de la nation marocaine (Prince Hicham)

    Le Prince Hicham, cousin du roi Mohamed VI, a publié un tweet soulignant que le Maroc pourrait perdre la boussole du progrès s’il ne sauve pas dès que possible l’enseignement de la détérioration qu’il souffre.

    Dans son tweet le dimanche 24 mars, il dit: «nous pouvons être en désaccord sur le rôle des institutions étatiques en raison des différences politiques, mais ce désaccord ne devrait pas toucher l’enseignement, non seulement exige un consensus et l’unanimité, au contraire, il exige une vision scientifique précise et rigoureuse.

    Il Souligne l’importance de l’enseignement pour le pays et la nation “l’enseignement est la boussole de la nation marocaine qui permettrait de garder la faille loin, ce qui menace la coexistence ethnique, culturelle et sociale.”

    Il demande également dans son tweet « la tenue d’une conférence nationale pour élaborer un plan national visant à sauver ce secteur stratégique. Une conférence nationale réunissant divers acteurs pour aborder les problèmes de l’éducation est nécessaire pour assurer l’avenir des générations présentes et futures ».

    Il indique que le Maroc a raté certaines opportunités, soulignant sans doute l’échec de la transition démocratique, mais il considère que la perte du rôle de l’éducation sera catastrophique pour l’avenir du Maroc. Avec une tonalité d’avertissement « Oui, le Maroc a perdu de nombreuses opportunités dans son histoire, mais l’éducation est la seule opportunité qu’il ne doit pas perdre s’il veut Atteindre le train du progrès et de la dignité pour le peuple ».

    Le prince publie ce Tweet à un moment où le secteur de l’éducation au Marocpasse par une crise profonde sans précédent au cours des trois dernières décennies. Une crise résultant d’un manque de vision stratégique, d’un détournement de fonds publics et de la mise en œuvre des recommandations du FMI.

    A cet égard, les enseignants contractuels sont engagés dans une série de grèves pour revendiquer leurs droits matériels et moraux. Environ 50 000 d’entre eux ont protesté samedi soir à Rabat. Au lieu de leur de chercher une solution, l’Etat marocain est intervenu violemment pour mettre fin à lhttps://alifpost.org/prince-hicham-sauver-lenseignement-de-la-degradation-cest-sauver-lavenir-de-la-nation-marocaine/a manifestation. Les syndicats ont annoncé une grève de trois jours pour protester contre la violence.

    Alif-Post, 25 mars 2019

    Tags : Maroc, enseignement, Prince Hicham, enseignants contractuels,

  • Maroc: Note sur le Prince Hicham Alaoui*

    Note d’alerte

    Lancement d’un programme sur la mémoire et la réconciliation à l’université de Stanford

    Le Center on Democracy, Development and Rule of Law (CDDRL), relevant de l’Université de Stanford, a lancé le programme Histoire, Mémoire et réconciliation (History, Memory, and Reconciliation). Ce programme aura pour objectif d’étudier les différentes facettes de la justice transitionnelle.

    Un premier événement est programmé pour le 1er février 2010, connaîtra la participation de chercheurs de différents pays. Des publications papier et multimédias suivront.

    A souligner que SA Le Prince Moulay Hicham est membre du CDDRL.

    *Note envoyée par Karim Buzida en date du 27 novembre 2009

    Source: Maroc Leaks