Étiquette : prostitution

  • Les péripéties des prostituées marocaines dans la II Guerre Mondiale

    Les bordels militaires de campagne.

    Les expéditions et les guerres coloniales donnèrent lieu aux départs de nombreux bateaux chargés d´hommes partant pour longtemps. Parfois, des « contingents de femmes » empruntaient le même chemin, envoyées en tant que bordel dans le but d´ »apaiser les guerriers ». Le bordel à soldats n’est pourtant pas une invention des guerres coloniales. Il a du exister sous Alexandre ou sous les Romains.

    En France, l´histoire le fait remonter à la croisade de Philippe Auguste qui, « choqué de l’étendue des viols et des pratiques sodomites attribués aux Francs , les remit dans le chemin de Dieu en faisant venir de France un plein bateau de filles de joie ». Depuis, l’armée françaises en fait bon usage, même si en 1946, une loi interdit l´exploitation des maisons closes en France.

    Depuis des siècles, « le Soldat et la putain » font bon ménage. Longtemps, les militaires et les prostituées ont partagé la même histoire. Mais sans que la présence des prostituées ne soit rapportée dans les documents de l´armée. Pour Christian Benoit, qui a étudié la question, il s’agit même d’un couple indissociable : « Cela s’explique par le fait que les armées sont des groupements d’hommes jeunes et célibataires qui ont besoin de temps en temps de rencontrer une femme, pas toujours pour coucher avec elle d’ailleurs, mais pour avoir aussi une présence. Cette masse d’hommes constitue une clientèle pour la prostitution. Les proxénètes arrivent tout de suite là où il y a des soldats  » et les fournissent en prostituées. Ces professionnelles n’ont pas bonne publicité. Alors qu’une vague de moralisme s’abat sur une France qui part en guerre, elles sont accusées de tous les maux : « Cela a été vrai à toutes les époques. On l’a vu en 1870 ou en 1944. On s’en prend à elles. On les traite d’espionnes parce qu’elles rencontrent tout le monde. On cherche à les éloigner de l’armée, mais cela ne marche pas. » Sans compter qu´elles propagent les maladies vénériennes, dont la syphilis », incurable avant 1945.

    Il y a aussi des villages non loin des combats où il reste encore de la population. Une partie des habitantes de ces villages se livre elle-même à la prostitution pour diverses raisons. Là où les filles de joie manquent aux soldats, ou l´armée, ou les proxénètes font vite venir des prostituées. Celles-ci « travaillent » dans des maisons proches des casernes, et se déplacent en tentes, quand l´armée part au front.

    L´armée française avait des bordels militaires de campagne (BMC) dans ses colonies, au Maroc, en Algérie, en Indochine etc…mais ce n’est que lors de la première guerre mondiale, quand la France fait appel à ses troupes stationnées outre-mer, que les BMC vont arriver en métropole.

    Côté ennemi, de 1914 à 1918 l’armée allemande disposait d’établissements analogues et, l´armée allemande avait des « maisons closes » distinctes pour les officiers, et pour les soldats.

    Plus tard, le commandement militaire optera pour les BMC dans le but de restreindre la contamination des troupes par les maladies vénériennes, principalement la syphilis « responsable de la contamination de 400 000 hommes lors de la première guerre mondiale ».

    Les bordels militaires se sont multipliés pendant l’entre-deux-guerres, presque chaque ville ayant une garnison ou un régiment militaire, possédait son propre bordel. Lors des guerres coloniales, l’organisation et la fréquentation des BMC était de notoriété publique et encouragée par l’armée, notamment en Indochine et en Algérie .

    D´esprit raciste, le commandement militaire, colonialiste aussi, tenait à faire la différence entre ses recrues de Blancs de métropole d´avec les « Indigènes », provenant d´Afrique noire, d´Afrique du Nord ou d´Indochine. Pour cette raison, durant la seconde guerre mondiale, des « Indigènes », soldats venus d’Afrique du Nord, surtout les Goumiers du Maroc qu´on placait en première ligne, étaient accompagnés de BMC. Les prostituées d´Afrique du nord de ces BMC, les ont suivies jusqu’en Allemagne, où s´acheva leur parcours avec la victoire finale des alliés.

    En Indochine, pays rural et pauvre, la prostitution fit son apparition au grand jour avec l´arrivée en nombre des troupes françaises. Les hommes des premières troupes débarquées (fin du XIX ième siècle) n´avaient certaiment pas de scrupules à violer ces « demi-sauvages » comme ils qualifiaient les Vietnamiennes. Au XXiéme siècle, à 13000 km de chez eux, les hommes étaient facilement tentés par les femmes locales vendant leurs charmes pour vivre. Beaucoup de soldats se « mariaient » ou prenaient maîtresses, avec des femmes locales, comme le firent avant eux, les Hollandais en Indonésie.

    En France les bordels ferment leurs portes en 1946, avec la promulgation de la loi Marthe Richard, interdisant les maisons closes.

    Cependant en octobre 1946, le ministère des Armées autorise le maintien de BMC pour les unités d’Afrique du Nord stationnées en France, les prostituées venant alors d’Algérie pour la plupart. Une autre exception est faite pour la Légion étrangère.

    Pas un détachement de la Légion étrangère, ne quittait la Métropole, sans qu´il soit accompagné de son BMC. Les prostituées de ce BMC étaient françaises pour la plupart. Leur nombre était au moins égal au dixième du nombre des légionnaires. Certains légionnaires emmenaient leur »femme ».

    En Indochine, le nombre des soldats en croissante augmentation, jusque´à dépasser le demi-million en 1952, le nombre de prostituées suivit. Pour mettre de l´ordre dans ses troupes, le ministère des armées (françaises) crée dès 1946, des bordels militaires (BMC) d´Indochine, pour mieux gérer le côté sanitaire de la « détente » des soldats, rapportant que « les maladies vénériennes étaient aussi efficaces pour décimer les troupes que le Viet Minh « (la guérilla Vietnamienne).

    La métropole, mais aussi le Sénégal ou le Maroc, d’où viennent les nombreux tirailleurs, sont à trois semaines de bateau d´Indochine. Les soldats ne revoient leur foyer qu’une fois tous les deux ans, au mieux. La guerre de tous les instants menée par un ennemi caché dans la population crée un stress terrible. Pour le vaincre, il n’y a que «l’alcool, l´opium et les filles». Le premier se trouve en abondance. Le deuxième, la France Coloniale en est l´exploitant, avec des bénéfices qui vont renflouer les caisses de la métropole. Mais les troisièmes ? Certains optent pour la tradition coloniale des congaïs, ces concubines choisies parmi les filles du pays.

    Les autres ont recours aux prostituées locales, qui se vendent dans des conditions de misère et d’insalubrité terribles, d’où l´éclosion des maladies vénériennes.

    Pour éviter les maladies vénériennes, l’armée offre des sortes de «délégation de service public» à des mères-maquerelles, qui peuvent ouvrir leurs bordels sous protection militaire, en échange d’une soumission totale de leur personnel à la surveillance médicale. Les filles sont visitées par les médecins militaires plusieurs fois par semaine.

    Saïgon, la capitale était la ville où affluaient tous les soldats en permission, à la recherche d´alcool et de femmes.

    C´est donc en 1946 à Saïgon, que le plus grand bordel fut installé, boulevard Gallieni à Cholon, boulevard qui s’appelle aujourd´hui Tran Hung Dao, dans le quartier chinois, et qu´on surnomma le « parc aux buffles ».

    Au « parc aux buffles », les hommes ne peuvent aller coucher avec une prostituée qu’après une visite « médicale » consistant à faire examiner son sexe par un infirmier chargé de l’enduire de permanganate.

    Le parc aux buffles, mais aussi d´autres établissements sous contrôle de l´armée vont bon train, supprimant le spectre de la syphilis, et la prostitution non contrôlée des filles qui se vendaient sur les trottoirs des rues.

    Par ailleurs, le gros des clients étant en « campagne » hors des villes, certaines «maisons-closes» se transforment en maisons volantes, et les putains, en escouade, suivent les bataillons en opération. Les soldats sollicitant leurs services aux heures de repos.

    L´armée, si pointilleuse dans ses rapports, ses notifications et ses archives n´a rien consigné sur les bordels militaires de campagne. Seules sont connues aujourd´hui quelques prostituées Marocaines, dont la plus célèbres est Fadma.

    Cependant, dans les mémoires (1952 ) du capitaine des Goums Marocains J. Augarde, celui-ci écrit qu´après la prise de Rome, et juste à l´embarquement de la troupe des Goums Marocains pour la Corse (1943), il refuse de donner un fusil à une fille du BMC qui le lui demande pour combattre, lui disant qu´elle ne sait pas tirer. La fille (prostituée) lui répond : Moi, je t’ai dit : « Donne-moi une moukala (fusil), va te mettre à quatre cents mètres. Je tire. Si tu es vivant, tu payes le «piritif !» et tu n’as pas voulu. ».

    A la fin de la guerre d´Algérie, la légion étrangère a même ramené en France avec elle ses BMC et ses prostituées. Jusqu’en 1978, il y en avait encore dans quatre garnisons : à Corte, à Bonifacio, à Calvi et à Orange. » Le tout dernier BMC de l’armée en territoire français a fermé ses portes en 1995, à Kourou, en Guyane . En 2003 celui de Djibouti fonctionnait encore, et peut-être, fonctionne -t-il aujourd´hui encore.

    Photos:

    – 1. Note : Horaire de travail d´un BMC.

    – 2. BMC allemand dans une synagoge à Brest 1943

    – 3. Le Chabanais, bordel pour soldats Allemands à Paris, 1940.

    – 4. Le Parc aux buffles, vue aérienne.

    – 5. Prostituées dans Le Parc aux buffles à Saïgon, Vietnam.

    Photos, toutes empruntées à la littérature sur le sujet.

    Nafredy

    Source 

    Tags : Maroc, armée, prostitution, France, armée, II Guerre Mondiale,

  • La prostitution au Maroc finançait-elle Daech ?

    Le plus vieux métier du monde a encore de beaux jours devant lui. On n’a plus le «bousbir» (célèbre quartier de maisons closes) d’antan, cette antre de la prostitution légalisée du temps du Protectorat installée dans l’ancienne médina de Casablanca, où les soldats français, et autres marocains en mal de plaisir, venaient se divertir, mais le commerce du sexe fleurit toujours dans toutes les villes du pays.

    «Durant les années 1970, raconte ce témoin sexagénaire, il n’existait pas de quartier où il n’y avait pas une maison close, sous la houlette d’une entremetteuse, pour accueillir les clients à longueur de journée. La passe ne coûtait pas plus de dix dirhams, et les jeunes y venaient vivre leur première expérience sexuelle. Les hôtels avaient aussi leur lot de prostituées, jeunes, belles et moins belles, l’entremetteuse les présentait au client, qui faisait son choix. On y proposait même des garçons». La loi interdisait, comme d’ailleurs de nos jours, la prostitution, mais, comme à l’époque, elle était pratiquée à grande échelle, pauvreté et précarité obligent. Mais pas seulement.

    La nouveauté en effet en ce début de XXIe siècle est que le plus vieux métier du monde devient un business lucratif et une voie facile et rapide d’enrichissement, pour celles et ceux qui offrent leur corps comme marchandise, sur un marché de plus en plus demandeur. Ceci dit, la pratique de la prostitution comme on le sait est condamnée par les mœurs, abhorrée par la religion, interdite par la loi. Cela va de l’article 497 à l’article 504 du code pénal. Les peines d’emprisonnement vont de deux à dix ans et les amendes de 5 000 DH à un million de dirhams.

    La prostituée et le client sont punis selon les dispositions de l’article 490 du code pénal, qui stipule que «toute relation sexuelle extraconjugale entre un homme et une femme est considérée comme prostitution et punie d’une peine d’emprisonnement ferme allant d’un mois à un an». Si une des personnes est mariée, c’est l’article 491 qui est appliqué et qui «punit d’une peine d’emprisonnement ferme d’un an à deux ans tout conjoint impliqué dans une affaire d’adultère». La poursuite est annulée si la conjointe annule la plainte. D’un autre côté il n’existe pas d’étude sur le sujet pour éclairer nos lanternes d’une manière scientifique, ni de statistiques officielles pour estimer le nombre de ces vendeurs de sexe.

    «A défaut de ces statistiques officielles, nous ne disposons que de monographies préparées par nos étudiants sur le sujet, et elles montrent, toutes, que la prostitution est pratiquée partout au Maroc. Nouveauté : elle a changé de forme. La précarité et la pauvreté constituent toujours la cause principale, mais les choses ont évolué ces dernières années avec une société de consommation qui crée de plus en plus de frustrations», remarque Jamal Khalil, sociologue (voir entretien).

    Le phénomène touche désormais toutes les catégories sociales, milieu estudiantin compris, et la misère n’en est plus le principal moteur. Les quelques fines études sur le sujet dont on dispose sont le produit d’associations de lutte contre le sida, car, elles savent que le principal facteur de propagation de cette maladie est la prostitution, et les enquêtes qu’elles mènent sur ce milieu sont riches d’enseignements. L’une d’elles, menée en 2008 par l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), a révélé des réalités insoutenables. D’abord le jeune âge des prostituées : sur un échantillon de 500 travailleuses du sexe ayant fait l’objet de cette enquête, 32,6% ont eu leur premier rapport sexuel entre 6 et 15 ans (peut-on parler de rapport sexuel à cet âge ?), 59,4% ont été payées pour la première fois entre l’âge de 9 et 15 ans, et 90% des interrogées déclarent avoir intégré le monde de la prostitution avant l’âge de 20 ans. Ensuite, sur la manière dont des enfants sont exploités sexuellement : 13% de l’échantillon, ajoute l’enquête, sont des petites filles vierges qui proposent sodomie, fellation ou encore «coups de pinceaux» à la va-vite.

    La prostitution au Maroc finance-t-elle Daech ?

    L’enquête de l’OPALS a touché la catégorie démunie de la population qui vend son corps pour gagner sa vie. On la trouve dans toutes les villes du Maroc, c’est la plus courante. «La grande majorité des prostituées ne l’est pas devenue par choix, ni par goût de luxe. Elles y ont échoué après une longue dérive et n’ont que leur corps comme source de revenus», coécrivent les deux sociologues, Soumia Naâmane et Chakib Guessous dans leur livre Grossesses de la honte (Ed. Afrique Orient, 2011). Mais, selon la catégorie sociale des vendeuses de sexe et de leurs clients, cette prostitution peut être «bon marché», comme elle peut être de luxe.

    Commençons par la première, la prostitution dite «bon marché» : Casablanca, Boulevard Mohammed V. Les travaux du tramway ont eu un impact négatif sur les commerces de cette artère principale du centre-ville. Mais, s’il y a une activité qui n’a pas été touchée par ce remue-ménage, c’est bien la prostitution. Sur l’artère principale mais également dans les ruelles adjacentes, vers Mers Sultan, le centre-ville historique et ses multiples cafés sont les endroits du business de la chair. «A la terrasse des cafés, une clientèle normale vient s’attabler. Pour le reste et à l’étage, ce sont des lieux de marchandage pour des passes», explique Rachid, serveur dans une crémerie de Mers Sultan. Dans cet univers, le prix d’une passe est de 100 DH et les ébats se déroulent en majorité dans des appartement à proximité du café. Dans chaque quartier, c’est une entremetteuse qui assure le bon fonctionnement de ce système et qui se fait payer également pour la transaction sexuelle. «C’est 60 DH pour moi et 60 DH pour l’entremetteuse», avoue, Hanane, 30 ans, qui vend sa chair depuis déjà plusieurs années.

    Mais, d’où viennent ces femmes qui se prostituent pour moins de 100 DH la passe ? Qui les a poussées à devenir des professionnelles de la prostitution ? En fait, on trouve de tout dans ce marché de la chair. Notamment des quadragénaires, voire des quinquagénaires, qui travaillaient, plus jeunes, dans des bars, mais que la flétrissure de l’âge a fait dégringoler au bas de l’échelle. Une marchandise usée, à prix bas. On y retrouve également des mères célibataires, des filles violées et abandonnées par leurs familles… «Moi, je travaillais dans une usine de textile à Lissasfa pour 1 200 DH par mois. Mais je devais coucher impérativement avec le chef pour garder mon boulot. Coucher pour coucher, autant le faire pour de l’argent», explique Hanane, qui habite encore le même quartier. Les prostituées qui exercent au centre-ville vivent en général dans les quartiers périphériques de Casablanca, souvent à plusieurs sous un même toit. Elles choisissent également de vivre dans les zones surpeuplées, une façon de se noyer dans la masse et passer inaperçues.

    Au centre de Casablanca, tout près du Marché central, nous avons rencontré Najiba, la quarantaine, affublée d’une djellaba. Elle y vient chaque jour chercher du «travail» : «Si c’est pour le ménage, c’est tant mieux. Mais si c’est pour une passe, je ne dis jamais non», lance-t-elle. Elle est de mèche avec une entremetteuse du quartier qui lui assure le gîte pour la passe. Cette dernière «arrose» les policiers et ces derniers ferment les yeux. Najiba, mère célibataire, deux enfants, vit avec cinq autres femmes dans une même maison à Sidi Elkhadir, à Sidi Maârouf. «Nous avons toutes des enfants. On doit payer 300 DH pour la propriétaire, 300 DH pour la personne qui nous garde les enfants. Il faut nourrir ces enfants, leur acheter des vêtements, les envoyer à l’école… Vous comprenez pourquoi je vends mon corps à 100 DH la passe», avoue Najiba, dépitée. Le lieu de la passe ? Chez l’entremetteuse, chez le client, ou encore dans certaines salles de cinéma. Les séances de l’après-midi servent à accueillir les ébats sexuels de ceux qui ne peuvent se payer une chambre chez l’entremetteuse. Une bonne partie des salles de cinéma, du moins celles encore ouvertes, sont concernées par ce business. D’ailleurs, il n’est pas rare de trouver à proximité de ces salles des femmes reconnaissables à leurs regards aguichants et à leur démarche provocante.

    «La passe varie selon la tête du client et la nature de la prestation. Une salle de cinéma, c’est pas ce qu’il y a de plus confortable», explique le serveur d’un café à proximité d’une salle de cinéma au centre-ville.

    Les filles de joie, on les trouve aussi, la nuit, du côté du boulevard d’Anfa, à l’affût de clients potentiels. Le racolage bat son plein : des voitures s’arrêtent et disparaissent dans le noir à la recherche d’une «planque» où pratiquer, si ce n’est dans les voitures mêmes, ou dans les taxis en contrepartie d’un pécule pour le chauffeur. Parmi ces prostituées, quelques-unes sont des SDF. Là, l’ambiances est glauque, et, parfois, elles se contentent de montants dérisoires pour une passe (15 ou 20 DH), pour se procurer de quoi s’acheter de la drogue, ou leur bouteille de vin. Il leur arrive d’être brutalement agressées et poursuivies par la police.

    D’autres, un peu plus «préservées», se placent près des hôtels longeant le boulevard d’Anfa où elles se querellent constamment pour un meilleur emplacement. Ce même type de prostitution est répandu dans les quartiers populaires. A Sidi Bernoussi extension, là où de nouveaux immeubles poussent chaque jour, des prostituées vivant dans les bidonvilles avoisinants se rabattent sur les maçons et autres ouvriers des chantiers; la passe va de 20 à 50 DH et l’acte est consommé sur le chantier même.

    Direction Tanger. La ville du détroit, la nuit tombée, vit au rythme de visiteurs venus goûter aux délices d’une chair, pas trop chère, assez attirante, abondante à satiété. Lieu : un hôtel trois étoiles, sur la corniche, face à la mer. Les passes y sont quotidiennes, dans un cadre plus feutré, plus confortable. A proximité : une discothèque. Une clientèle masculine diversifiée : nationaux, Espagnols, Français, Hollandais, MRE, ressortissants de pays du Golfe. De l’alcool à profusion, on s’amuse. La clientèle féminine : des prostituées, de 18 à 30 ans, venues en majorité d’autres villes (Fès, Meknès, Taounate, Azrou, Sefrou, Asilah, Larache…), pour être plus discrètes et pour rencontrer des clients plus généreux. Chacune a son histoire.

    Là encore, c’est la misère qui pousse la fille à vendre son corps, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a même des filles qui ont fait des études, certaines ayant des diplômes universitaires. Siham et Malika, deux sœurs, 30 et 22 ans, viennent de Sefrou. La première a une licence en langues, sa cadette a laissé tomber les études au niveau du collège. «Je me suis mariée à 16 ans avec un homme que je n’aimais pas, mes parents me l’ont imposé. Ça n’a pas duré plus de deux ans, j’ai eu avec cet homme une fille, elle a maintenant 12 ans. J’ai repris mes études après le divorce, mais une fois diplômée, pas de travail», se désole Siham. La suite coule de source : de Fès, elle met le cap sur Tanger, pour vendre son corps et gagner de l’argent.

    «Ici, les clients sont généreux, et on passe inaperçues. On ne se plaint pas, nos corps sont encore jeunes et séduisants pour attirer une bonne clientèle, ce qui nous a permis de louer un appartement pas loin de cet hôtel à 3 500 DH le mois», reprend Siham. Malika, la cadette, était elle aussi, mariée, mais à un Saoudien. Pas pour longtemps. Juste ce qu’il fallait à ce dernier pour profiter d’une chair fraîche, et pour elle de se faire offrir quelques bijoux. Elle ne parle pas, écoute sa sœur raconter leur histoire, sans broncher. L’ambiance s’échauffe dans la boîte. Par grappes, les filles sont réunies en cercles autour de tables, en train de boire, et d’attendre un signe du client. La discothèque n’est qu’un lieu de rencontres, et la soirée qui dure jusqu’à trois heures du matin est égrenée par des passes dans l’hôtel d’à côté, ou dans d’autres. La passe coûte de 400 à 1 000 dirhams, c’est en fonction de l’heure de la nuit à laquelle elle a lieu, et selon sa durée. La moisson journalière de la fille peut atteindre jusqu’à 1 500 DH par jour, mais il y a des jours où elle ne gagne pas le moindre sou.

    «Les filles ont des charges liées à leur activité, raconte un client habitué du lieu. Les intermédiaires sont nombreux, et pour continuer à fréquenter cette boîte elle se doit de s’acquitter des pourboires au serveur, à la préposée au vestiaire, au videur, au chauffeur de taxi et au réceptionniste de l’hôtel. A chacun d’eux elle donne entre 50 et 100 DH. Mais les clients mettent souvent la main à la poche pour les aider. Ici, les filles préfèrent l’hôtel à l’appartement, elles se méfient de clients agressifs et brutaux, elles y sont plus à l’aise. Il faut ajouter à ces charges la dîme de la police quand la fille est arrêtée lors d’une rafle, c’est pourquoi elles préfèrent ne jamais s’afficher dans la rue avec un client, mais que ce dernier les rejoint à l’hôtel». La prostitution de ce niveau bat son plein dans toutes les grandes villes. La clientèle est souvent constituée de cadres de sociétés, de fonctionnaires, de commerçants plus ou moins fortunés, et d’étrangers qui font miroiter leurs devises en échange de jeunes filles à peine pubères. Elle se pratique dans des hôtels moyenne gamme, ou dans des appartements appartenant à des entremetteuses.

    Cette prostitution finance également Daech.

    La prostitution au Maroc finance-t-elle Daech ?
    Le président du Centre marocain d’études stratégiques (CMES) a fait une inattendue révélation à un site d’information de l’armée américaine : Daech s’intéresserait aux prostituées marocaines. En effet, Mohamed Benhammou, professeur à l’université Mohammed V – Souissi de Rabat, expert international sur les questions de sécurité et de terrorisme et président du Centre marocain d’études stratégiques – CMES, a révélé que le groupe terroriste en Syrie et Irak, Daech, a commencé à recruter des prostituées au Maroc.

    Faisant sa révélation au site Magharebia, web-média d’information, édité par le commandement de l’armée américaine en Afrique, l’US Africom, le Pr Benhammou a déclaré qu’il existe une dimension nouvelle concernant le voyage des femmes marocaines vers la Syrie et l’Irak, pour aller rejoindre Daech. Cette dimension est liée aux réseaux de prostitution dont l’attention s’est tournée vers la région lorsque la guerre a éclaté en Syrie.

    Mohamed Benhammou a expliqué que le CMES, le Think Tank qu’il préside, avait il y a trois ans, publié un rapport sur le crime transnational dans lequel, il relevait d’intenses activités des réseaux mondiaux de prostitution, impliquant des femmes marocaines, vers la Turquie et la Jordanie et ce en parallèle avec l’émergence en Syrie et en Irak du groupe Daech.

    Selon Benhammou, Daech et les réseaux de prostitution travaillant pour lui, exploitent le désir des filles marocaines d’immigrer en Europe et les attirent vers la Turquie, où de nombreuses jeunes filles ainsi trompées, se sont retrouvées otages de ces réseaux, qui vendaient leurs corps aux combattants de Syrie. Une fois à Istanbul, en Turquie, ou en Syrie, les candidates à l’immigration clandestine ne maîtrisent plus leur sort. Les réseaux de prostitution leur confisquent leurs passeports. Et puis, ils les exploitent sur place dans la prostitution, généralement pour le compte de leurs clients, originaires notamment du Golfe. Elles sont donc prises dans le piège. Elles ont en commun plusieurs caractéristiques: belles, jeunes, analphabètes et originaires pour leur majorité de petites localités et de patelins. Ce qui voulait dire qu’elles ont été triées méticuleusement. Elles sont issues de familles modestes, de familles à problèmes ou divorcées. Elles font des allers-retours Casa-Istanbul, sachant qu’elles sont discrètes. On peut meme assister à certaines disputes entre deux prostituées au sujet d’un client régulier. Elles se sont habituées à leur nouveau « métier », très rentable. Elles percevaient chacune jusqu’à 15.000 dollars par mois. Ce qui les pousse à se professionnaliser, ayant parfois le consentement et la bénédiction de leurs parents ou de leurs proches. Quand on a commencé à parler de l’appel à « Jihad An-Nikah » en Syrie, et avec la présence importante de femmes dans ces zones de guerre, il existe un lien entre les réseaux de prostitution, d’un côté, et les réseaux de criminalité transnationale et les réseaux terroristes, de l’autre. Au Vietnam, les prostitués tiraient des renseignements de l’armée française puis de l’armée américaine. Certaines prostituées sont exploitées par ces groupes terroristes comme Daech. Sur le plan sexuel, les membres de Daech font croire aux prostituées qu’elles servent la bonne cause et que c’est un moyen de se repentir. Bien plus que cela, ils leur proposent le double de ce qu’elles touchaient en les persuadant qu’elles peuvent tirer profit de leurs relations sexuelles, en devenant émissaires entre leurs réseaux ou en devenant des agents de renseignement auprès des camps adverses ou des Etats ciblés. Ces prostitués sont originaires du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, mais aussi de l’Afrique subsaharienne et de l’Europe. La plupart d’entre elles sont arabes. C’est ce qu’on appelle les « putes de guerre », l’appellation existe dans les livres qui relatent l’histoire de la prostitution et de la guerre. En tout cas, il ne faut pas faire la séparation entre terrorisme et criminalité transnationale. La différence, s’il y en a vraiment, réside dans l’objectif de chaque groupe. Pour le premier, il est idéologique. Pour les seconds, il est matériel. En dehors de cette différence, les criminels usent de tous les moyens de renseignement pour atteindre leur objectif. Il y a une interconnexion entre les deux.

    Mohamed Benhammou en a dit :

    ‘‘Daech a profité de cette situation pour rallier les réseaux de prostitution et recruter des femmes pour le groupe dans le cadre du jihad annikah’’.

    Le président du CMES a ajouté :

    « Daech propose aux prostituées un ensemble d’incitations financières et morales, comme un salaire mensuel, une chance de se repentir, de sortir du cercle de l’illégalité et d’effacer leur passé en s’adonnant au jihad, ainsi qu’une possibilité de continuer à exercer leur profession sous le prétexte du mariage avec les combattants du groupe ».

    Mohamed Benhammou conclut :

    « C’est ainsi qu’est né le jihad annikah, par le biais d’une alliance entre Daech et les réseaux de prostitution mondiaux. Ce groupe terroriste cherche à offrir à ses combattants stabilité émotionnelle et calme, tandis que les réseaux de prostitution et les trafiquants d’êtres humains veulent de l’argent. »

    A noter que selon le site de l’armée US, Magharebia, le phénomène des femmes marocaines voyageant vers la Syrie et l’Irak a pris ces derniers mois une dimension alarmante, le nombre de ces femmes étant estimé entre 300 et 500.

    Source : Decryptnews, 18 fév 2016

    Tags : Maroc, prostitution, Daech, terrorisme, Syrie,

  • Au Maroc, les arabes du Proche Orient sont attirés par la sodomisation

    Selon Sputnik News, « les palais et maisons de luxe que possèdent les princes et rois des pays du Golfe au Maroc seraient la principale raison pour laquelle le royaume chérifien est leur destination touristique préférée ». Rien n’est moins faux !

    Les Cheikhs et princes arabes sont attirés par des pratiques sexuelles qu’ils ne trouvent pas chez eux, notamment la sodomisation.

    En effet, les arabes du Moyen Orient apprécient spécialement cette pratique sexuelle très chère aux femmes marocaines et à laquelle donnent un prix spécial. Aux Emirats, la fellation coûte 1500 dirhams alors que pour faire une sodomisation, il faut débourser 2000 dirhams.

    Il suffit d’écrire le mot « qawada maghribiya » (proxénète marocaine) pour se faire une idée de la valeur de cette pratique très convoitée par les turbannés du Golfe. Non sans raison elle est plus chère.

    Tags : Maroc, prostitution, sodomisation, Golfe, Proche Orient, femmes marocaines, tourisme sexuel,

  • Epouses au Maroc et prostituées en Italie

    Ils organisaient des mariages fictifs entre citoyens italiens et femmes d’origine marocaine, qui pouvaient ainsi obtenir la citoyenneté italienne et qui, une fois entrées sur le territoire italien, étaient obligées de se prostituer. Une attention particulière a été portée à l’égard d’une «clientèle» composée de personnes âgées susceptibles d’être arnaqués et d’être dépouillés de leurs biens. La police a procédé à trois arrestations, tous des citoyens marocains, deux femmes et un homme. L’enquête menée par la police a révélé qu’il s’agissait d’une véritable organisation criminelle opérant sur le territoire de Siniscola.

    L’enquête a duré six mois et tous les acteurs de l’affaire ont été poursuivis. Cette enquête s’appuie sur une plainte d’une parente lointaine d’une jeune femme venue en Italie qui se livrait à la prostitution. Les prisonniers de longue date résidant en Sardaigne désignaient des Italiens disposés en échange de sommes d’argent et de faveurs sexuelles à se rendre au Maroc pour se marier avec de très jeunes femmes en vue de les amener en Italie et à se livrer à la prostitution pour un cercle restreint de clients italiens âgés, certains d’entre eux souffrent également d’infirmité, en profitant de leur état de prostration et de solitude et en leur offrant la possibilité de passer du temps avec des jeunes femmes en échange de sommes d’argent.

    Col tempo le giovani prostitute riuscivano a conquistare la fiducia delle anziane vittime inducendole a compiere atti di disposizione patrimoniale di ingente valore a favore del gruppo criminale. Non solo, dalle indagini è emersa anche l’intenzione di far arrivare in Italia minori di 14 anni per soddisfare le richieste di alcuni clienti e che il gruppo criminale operava da diversi anni.

    Au fil du temps, les jeunes prostituées parvenaient à gagner la confiance des victimes âgées en les incitant à accomplir des actes de disposition de patrimoine de grande valeur en faveur du groupe criminel. En outre, l’enquête a révélé l’intention de faire venir en Italie des enfants de moins de 14 ans pour répondre aux demandes de certains clients et que le groupe criminel opérait depuis plusieurs années.

    Source : La Stampa, 24 jui 2019

    Tags : Maroc, prostitution, Italie, visa, mafia,

  • Maroc : Le Fléau De La Prostitution

    Depuis l’interdiction du dernier long-métrage de Nabil Ayouch, «Much Loved», le thème de la prostitution au Maroc fait couler beaucoup d’encre. Le magazine américain Newsweek a publié un reportage sur le plus vieux métier du monde en suivant le quotidien de trois prostituées marocaines: deux à Tanger et une à Rabat, et en recueillant quelques chiffres clés. On y apprend que les villes de Rabat, Agadir, Tanger et Fès à elles seules abritent quelque 19.000 femmes qui vivent d’amours tarifées. La moitié d’entre elles est divorcée ou séparée, et environ la moitié a des enfants à charge, révèle le magazine qui se base sur une étude réalisée par le gouvernement marocain et rendue publique en mai dernier.

    Autre révélation cette fois-ci sur le salaire. Selon Azzouz Ettoussi, président de la section de Rabat de l’Organisation Panafricaine de Lutte Contre le Sida (OPALS), les prostituées de luxe qui partent à l’affût de portefeuilles bien garnis dans les bars et boîtes de nuit empochent de 300 à 2.000 dirhams par soirée. Les autres, celles qui fréquentent les cafés et les lieux publics, agissent en général de manière indépendante et sans aucun intermédiaire. Elles gagnent environ 200 dirhams par jour, toujours d’après Azzouz Ettoussi. Mais cette somme paraît dérisoire lorsque l’on sait que la prostituée n’en bénéficie pas toujours pour elle seule. En effet, l’article souligne que la plupart des prostituées marocaines subviennent aux besoins d’au moins une autre personne dans leur entourage, que ce soit leurs enfants, leurs parents ou un proche. «L’Etat préfère la prostitution à la pauvreté», déclare pour sa part Abdessamad Dialmy, un chercheur spécialisé sur la sexualité et l’identité de l’Université Mohammed V à Rabat.

    Selon lui, le gouvernement marocain ferme les yeux sur la prostitution parce qu’elle permet de diminuer le chômage. » La loi est là, mais elle n’est pas toujours totalement appliquée», poursuit-il.Le plus vieux métier du monde a encore de beaux jours devant lui. On n’a plus le «bousbir» (célèbre quartier de maisons closes) d’antan, cette antre de la prostitution légalisée du temps du Protectorat installée dans l’ancienne médina de Casablanca, où les soldats français, et autres marocains en mal de plaisir, venaient se divertir, mais le commerce du sexe fleurit toujours dans toutes les villes du pays.

    «Durant les années 1970, raconte ce témoin sexagénaire, il n’existait pas de quartier où il n’y avait pas une maison close, sous la houlette d’une entremetteuse, pour accueillir les clients à longueur de journée. La passe ne coûtait pas plus de dix dirhams, et les jeunes y venaient vivre leur première expérience sexuelle. Les hôtels avaient aussi leur lot de prostituées, jeunes, belles et moins belles, l’entremetteuse les présentait au client, qui faisait son choix. On y proposait même des garçons». La loi interdisait, comme d’ailleurs de nos jours, la prostitution, mais, comme à l’époque, elle était pratiquée à grande échelle, pauvreté et précarité obligent. Mais pas seulement.

    La nouveauté en effet en ce début de XXIe siècle est que le plus vieux métier du monde devient un business lucratif et une voie facile et rapide d’enrichissement, pour celles et ceux qui offrent leur corps comme marchandise, sur un marché de plus en plus demandeur. Ceci dit, la pratique de la prostitution comme on le sait est condamnée par les mœurs, abhorrée par la religion, interdite par la loi. Cela va de l’article 497 à l’article 504 du code pénal. Les peines d’emprisonnement vont de deux à dix ans et les amendes de 5 000 DH à un million de dirhams.

    La prostituée et le client sont punis selon les dispositions de l’article 490 du code pénal, qui stipule que «toute relation sexuelle extraconjugale entre un homme et une femme est considérée comme prostitution et punie d’une peine d’emprisonnement ferme allant d’un mois à un an». Si une des personnes est mariée, c’est l’article 491 qui est appliqué et qui «punit d’une peine d’emprisonnement ferme d’un an à deux ans tout conjoint impliqué dans une affaire d’adultère». La poursuite est annulée si la conjointe annule la plainte. D’un autre côté il n’existe pas d’étude sur le sujet pour éclairer nos lanternes d’une manière scientifique, ni de statistiques officielles pour estimer le nombre de ces vendeurs de sexe.

    «A défaut de ces statistiques officielles, nous ne disposons que de monographies préparées par nos étudiants sur le sujet, et elles montrent, toutes, que la prostitution est pratiquée partout au Maroc. Nouveauté : elle a changé de forme. La précarité et la pauvreté constituent toujours la cause principale, mais les choses ont évolué ces dernières années avec une société de consommation qui crée de plus en plus de frustrations», remarque Jamal Khalil, sociologue (voir entretien).

    Le phénomène touche désormais toutes les catégories sociales, milieu estudiantin compris, et la misère n’en est plus le principal moteur. Les quelques fines études sur le sujet dont on dispose sont le produit d’associations de lutte contre le sida, car, elles savent que le principal facteur de propagation de cette maladie est la prostitution, et les enquêtes qu’elles mènent sur ce milieu sont riches d’enseignements. L’une d’elles, menée en 2008 par l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), a révélé des réalités insoutenables. D’abord le jeune âge des prostituées : sur un échantillon de 500 travailleuses du sexe ayant fait l’objet de cette enquête, 32,6% ont eu leur premier rapport sexuel entre 6 et 15 ans (peut-on parler de rapport sexuel à cet âge ?), 59,4% ont été payées pour la première fois entre l’âge de 9 et 15 ans, et 90% des interrogées déclarent avoir intégré le monde de la prostitution avant l’âge de 20 ans. Ensuite, sur la manière dont des enfants sont exploités sexuellement : 13% de l’échantillon, ajoute l’enquête, sont des petites filles vierges qui proposent sodomie, fellation ou encore «coups de pinceaux» à la va-vite.

    Maroc : le fléau de la prostitution

    L’enquête de l’OPALS a touché la catégorie démunie de la population qui vend son corps pour gagner sa vie. On la trouve dans toutes les villes du Maroc, c’est la plus courante. «La grande majorité des prostituées ne l’est pas devenue par choix, ni par goût de luxe. Elles y ont échoué après une longue dérive et n’ont que leur corps comme source de revenus», coécrivent les deux sociologues, Soumia Naâmane et Chakib Guessous dans leur livre Grossesses de la honte (Ed. Afrique Orient, 2011). Mais, selon la catégorie sociale des vendeuses de sexe et de leurs clients, cette prostitution peut être «bon marché», comme elle peut être de luxe.

    Commençons par la première, la prostitution dite «bon marché» : Casablanca, Boulevard Mohammed V. Les travaux du tramway ont eu un impact négatif sur les commerces de cette artère principale du centre-ville. Mais, s’il y a une activité qui n’a pas été touchée par ce remue-ménage, c’est bien la prostitution. Sur l’artère principale mais également dans les ruelles adjacentes, vers Mers Sultan, le centre-ville historique et ses multiples cafés sont les endroits du business de la chair. «A la terrasse des cafés, une clientèle normale vient s’attabler. Pour le reste et à l’étage, ce sont des lieux de marchandage pour des passes», explique Rachid, serveur dans une crémerie de Mers Sultan. Dans cet univers, le prix d’une passe est de 100 DH et les ébats se déroulent en majorité dans des appartement à proximité du café. Dans chaque quartier, c’est une entremetteuse qui assure le bon fonctionnement de ce système et qui se fait payer également la transaction sexuelle. «C’est 60 DH pour moi et 60 DH pour l’entremetteuse», avoue, Hanane, 30 ans, qui vend sa chair depuis déjà plusieurs années. Mais, d’où viennent ces femmes qui se prostituent pour moins de 100 DH la passe ? Qui les a poussées à devenir des professionnelles de la prostitution ? En fait, on trouve de tout dans ce marché de la chair. Notamment des quadragénaires, voire des quinquagénaires, qui travaillaient, plus jeunes, dans des bars, mais que la flétrissure de l’âge a fait dégringoler au bas de l’échelle. Une marchandise usée, à prix bas. On y retrouve également des mères célibataires, des filles violées et abandonnées par leurs familles… «Moi, je travaillais dans une usine de textile à Lissasfa pour 1 200 DH par mois. Mais je devais coucher impérativement avec le chef pour garder mon boulot. Coucher pour coucher, autant le faire pour de l’argent», explique Hanane, qui habite encore le même quartier. Les prostituées qui exercent au centre-ville vivent en général dans les quartiers périphériques de Casablanca, souvent à plusieurs sous un même toit. Elles choisissent également de vivre dans les zones surpeuplées, une façon de se noyer dans la masse et passer inaperçues.

    Au centre de Casablanca, tout près du Marché central, nous avons rencontré Najiba, la quarantaine, affublée d’une djellaba. Elle y vient chaque jour chercher du «travail» : «Si c’est pour le ménage, c’est tant mieux. Mais si c’est pour une passe, je ne dis jamais non», lance-t-elle. Elle est de mèche avec une entremetteuse du quartier qui lui assure le gîte pour la passe. Cette dernière «arrose» les policiers et ces derniers ferment les yeux. Najiba, mère célibataire, deux enfants, vit avec cinq autres femmes dans une même maison à Sidi Elkhadir, à Sidi Maârouf. «Nous avons toutes des enfants. On doit payer 300 DH pour la propriétaire, 300 DH pour la personne qui nous garde les enfants. Il faut nourrir ces enfants, leur acheter des vêtements, les envoyer à l’école… Vous comprenez pourquoi je vends mon corps à 100 DH la passe», avoue Najiba, dépitée. Le lieu de la passe ? Chez l’entremetteuse, chez le client, ou encore dans certaines salles de cinéma. Les séances de l’après-midi servent à accueillir les ébats sexuels de ceux qui ne peuvent se payer une chambre chez l’entremetteuse. Une bonne partie des salles de cinéma, du moins celles encore ouvertes, sont concernées par ce business. D’ailleurs, il n’est pas rare de trouver à proximité de ces salles des femmes reconnaissables à leurs regards aguichants et à leur démarche provocante.

    «La passe varie selon la tête du client et la nature de la prestation. Une salle de cinéma, c’est pas ce qu’il y a de plus confortable», explique le serveur d’un café à proximité d’une salle de cinéma au centre-ville. Les filles de joie, on les trouve aussi, la nuit, du côté du boulevard d’Anfa, à l’affût de clients potentiels. Le racolage bat son plein : des voitures s’arrêtent et disparaissent dans le noir à la recherche d’une «planque» où pratiquer, si ce n’est dans les voitures mêmes, ou dans les taxis en contrepartie d’un pécule pour le chauffeur. Parmi ces prostituées, quelques-unes sont des SDF. Là, l’ambiances est glauque, elles se contentent de montants dérisoires pour une passe (15 ou 20 DH), pour se procurer de quoi s’acheter de la drogue, ou leur bouteille de vin. Il leur arrive d’être brutalement agressées et poursuivies par la police. D’autres, un peu plus «préservées», se placent près des hôtels longeant le boulevard d’Anfa où elles se querellent constamment pour un meilleur emplacement. Ce même type de prostitution est répandu dans les quartiers populaires. A Sidi Bernoussi extension, là où de nouveaux immeubles poussent chaque jour, des prostituées vivant dans les bidonvilles avoisinants se rabattent sur les maçons et autres ouvriers des chantiers; la passe va de 20 à 50 DH et l’acte est consommé sur le chantier même.

    La prostitution masculine, aussi, est en expansion. Cette prostitution bon marché n’est pas exclusivement féminine. Des hommes se travestissent et essaient de de se faire une place dans le milieu. Mais la clientèle n’est pas la même. «Ce sont des hommes ayant un goût affiché pour leurs semblables, et qui aiment ressembler aux femmes. Nous ne sommes pas en concurrence avec nos amies femmes prostituées», lance Foulla, Mohamed de son vrai prénom. Parmi leurs clients, on trouve bisexuels et hétérosexuels amateurs de ces homos travestis, mais on y trouve également «des personnes tellement ivres qui ne font plus la différence entre un homme et une femme», souligne Foulla, sur un ton amusant. La passe dépend du client, de 50 DH à 200 DH selon le physique du travesti et le portefeuille du client. Les travestis bas de gamme du parc de la Ligue arabe et des boulevards sont souvent une cible des agressions des clochards et des rafles policières. Les passes ont lieu là où l’on peut le faire, à l’abri des regards : dans un jardin, le bas d’un immeuble, dans le noir d’une ruelle ou d’une impasse.

    En général, travestis et femmes prostituées s’entendent bien, et ne se livrent pas de concurrence. «Il m’arrive de passer le numéro de téléphone de mes copines prostituées à un client à la recherche d’une femme. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la même galère, et qu’il faut bien qu’on s’entraide», conclut Foulla.

    Direction Tanger. La ville du détroit, la nuit tombée, vit au rythme de visiteurs venus goûter aux délices d’une chair, pas trop chère, assez attirante, abondante à satiété. Lieu : un hôtel trois étoiles, sur la corniche, face à la mer. Les passes y sont quotidiennes, dans un cadre plus feutré, plus confortable. A proximité : une discothèque. Une clientèle masculine diversifiée : nationaux, Espagnols, Français, Hollandais, MRE, ressortissants de pays du Golfe. De l’alcool à profusion, on s’amuse. La clientèle féminine : des prostituées, de 18 à 30 ans, venues en majorité d’autres villes (Fès, Meknès, Taounate, Azrou, Sefrou, Asilah, Larache…), pour être plus discrètes et pour rencontrer des clients plus généreux. Chacune a son histoire.

    Là encore, c’est la misère qui pousse la fille à vendre son corps, mais ce n’est pas la seule raison. Il y a même des filles qui ont fait des études, certaines ayant des diplômes universitaires. Siham et Malika, deux sœurs, 30 et 22 ans, viennent de Sefrou. La première a une licence en langues, sa cadette a laissé tomber les études au niveau du collège. «Je me suis mariée à 16 ans avec un homme que je n’aimais pas, mes parents me l’ont imposé. Ça n’a pas duré plus de deux ans, j’ai eu avec cet homme une fille, elle a maintenant 12 ans. J’ai repris mes études après le divorce, mais une fois diplômée, pas de travail», se désole Siham. La suite coule de source : de Fès, elle met le cap sur Tanger, pour vendre son corps et gagner de l’argent.

    «Ici, les clients sont généreux, et on passe inaperçues. On ne se plaint pas, nos corps sont encore jeunes et séduisants pour attirer une bonne clientèle, ce qui nous a permis de louer un appartement pas loin de cet hôtel à 3 500 DH le mois», reprend Siham. Malika, la cadette, était elle aussi, mariée, mais à un Saoudien. Pas pour longtemps. Juste ce qu’il fallait à ce dernier pour profiter d’une chair fraîche, et pour elle de se faire offrir quelques bijoux. Elle ne parle pas, écoute sa sœur raconter leur histoire, sans broncher. L’ambiance s’échauffe dans la boîte. Par grappes, les filles sont réunies en cercles autour de tables, en train de boire, et d’attendre un signe du client. La discothèque n’est qu’un lieu de rencontres, et la soirée qui dure jusqu’à trois heures du matin est égrenée par des passes dans l’hôtel d’à côté, ou dans d’autres. La passe coûte de 400 à 1 000 dirhams, c’est en fonction de l’heure de la nuit à laquelle elle a lieu, et selon sa durée. La moisson journalière de la fille peut atteindre jusqu’à 1 500 DH par jour, mais il y a des jours où elle ne gagne pas le moindre sou.

    «Les filles ont des charges liées à leur activité, raconte un client habitué du lieu. Les intermédiaires sont nombreux, et pour continuer à fréquenter cette boîte elle se doit de s’acquitter des pourboires au serveur, à la préposée au vestiaire, au videur, au chauffeur de taxi et au réceptionniste de l’hôtel. A chacun d’eux elle donne entre 50 et 100 DH. Mais les clients mettent souvent la main à la poche pour les aider. Ici, les filles préfèrent l’hôtel à l’appartement, elles se méfient de clients agressifs et brutaux, elles y sont plus à l’aise. Il faut ajouter à ces charges la dîme de la police quand la fille est arrêtée lors d’une rafle, c’est pourquoi elles préfèrent ne jamais s’afficher dans la rue avec un client, mais que ce dernier les rejoint à l’hôtel». La prostitution de ce niveau bat son plein dans toutes les grandes villes. La clientèle est souvent constituée de cadres de sociétés, de fonctionnaires, de commerçants plus ou moins fortunés, et d’étrangers qui font miroiter leurs devises en échange de jeunes filles à peine pubères. Elle se pratique dans des hôtels moyenne gamme, ou dans des appartements appartenant à des entremetteuses.

    Quant à la prostitution de luxe, c’est une autre affaire. Là, on passe à une autre catégorie sociale, à un autre standing, où le métier devient très rentable, et où beaucoup de filles ne s’avouent pas prostituées.

    Source : decryptnewsonline, 29 mai 2016

    Tags : Maroc, prostitution, pauvreté,

  • Italie : Procès Ruby : Imane Fadil est décédée de causes naturelles

    Il avait été question d’assassinats d’État et d’histoires d’espionnage. Mais le mystère de la mort d’Imane Fadil (photo), témoin clé du procès Ruby contre Silvio Berlusconi, a duré quatre mois.

    En fait, depuis hier sur l’affaire, il existe une certitude, formulée sur papier par les experts du bureau du procureur de Milan, selon laquelle « il n’y a aucun élément à l’appui des hypothèses de mort non naturelle ».

    En résumé, les conclusions du long et détaillé rapport affirment sans hésitation apparente qu’il n’y aurait rien d’anormal dans la mort de la jeune femme, encore moins qu’on puisse parler, comme cela a été fait dans l’immédiateté des faits, d’un cas probable d’empoisonnement. Ces doutes ont été provoqués par les premiers tests médicaux qui ont révélé de fortes concentrations de métaux lourds dans le sang de Fadil.

    Imane Fadil, mode originaire du Maroc est décédée au mois de mars 2019 d’une mystérieuse maladie. Son implication en tant que principal témoin dans le procès contre l’ancien président italien a déchaîné beaucoup de rumeurs sur les cause de son décès.

    Une activiste politique marocaine et ancienne député de Força Italia, Fouad Sbaï, a accusé le consulat marocain à Rome d’être derrière la mort d’Imane et pointé du doigt ses méthodes diplomatiques basées sur le rapprochement des personnalités moyennant la prostitution de jeunes filles marocaines stagiaires au Consulat.

    Avec La Notizia Giornale

    Tags : Maroc, Italie, Imane Fadil, Silvio Berlusconi, prostitution, consulat Maroc à Rome,

  • Maroc : Le tag « marocaines » (en arabe) dans les résultats de recherche de Twitter

    Si vous avez encore un doute sur la réputation des femmes du Maroc, Twitter peut s’envoler à votre secours. Il suffit d’écrire le mot « marocaines » en arabe (مغربيات) dans la case « recherche ».

    Les résultats sont époustouflants et presque tous identiques. Ce mot devient synonyme de « prostitution » et elles sont toutes liées aux offres de sexe et elles viennent des monarchies du Golfe. L’offre aussi est identique et par les plus chères, la pénétration anale, la spécialité qui a rendu les marocains célèbres dans le monde arabe.

    Dans toutes les offres:

    – Belles filles arabes et marocaines

    – Danse & sex

    – pénetration vaginale : 1500 dirhams

    – pénétration anale : 2000 dirhams

    – fellation, cunnilingus

    – Faut ajouter les frais de taxis

    – Soirée de 6 heures

    – Age comprises entre 18 et 25 ans

    – Envoyer l’adresse et les coordonnées GPS

    – Choix parmi des photos

    En dépit de cela, les marocains dont le roi est le plus grand proxénète de la planète, sont arrogants, narcissiques et se croient supérieurs aux autres peuples de la région malgré que le Maroc a battu tous les records négatifs : pauvrete, analphabétisme, précarité, injustice, inégalités, prostitution… D’ailleurs, si la région du Maghreb n’a jamais connu la stabilité, c’est en raison des véléïtes expansionnistes de la monarchie alaouite dont la seula raison d’être est de servir la France. Non sans raison est son garant depuis 1912, date de la signature du Protectorat. Aujourd’hui, l’Elysée soutient le régime de Mohammed VI dans sa politique de répression contre les marocains et s’affiche comme le premier défenseur des intérêts du Maroc dans le conflit du Sahara Occidental.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, prostitution, Mohammed VI, sexe, proxénètes,

  • Belge arrêté au Maroc après que la police l’ait surpris avec une prostituée

     Un Belge a été arrêté dans la ville marocaine d’Agadir après que la police l’ait pris en flagrant délit avec une prostituée âgée de 20 ans. Lui et la jeune femme ont été arrêtés.

    Plusieurs médias marocains ont rapporté qu’un Belge avait été arrêté. Cela s’est passé le 27 avril. La police a ensuite investi un appartement à Agadir après que des résidents locaux se soient plaints de la pollution sonore.

    Lors des fêtes nocturnes et des allées et venues constantes de clients principalement étrangers, on soupçonnait déjà que l’appartement servait de maison de passe. À juste titre, il s’est avéré que la prostituée et sa cliente étaient nues pendant le raid. Ils ont été pris en flagrant délit.

    Tous deux ont été arrêtés pour permettre à la police de poursuivre ses enquêtes. On ne sait pas s’ils sont maintenant libres. La jeune femme était de Taroudant.

    La prostitution est interdite au Maroc, mais elle est courante, surtout dans les grandes villes. À la fin du mois d’avril, plus de 30 prostituées ont été condamnées à une peine d’emprisonnement (conditionnelle) après avoir été prises dans une grande orgie avec de riches clients étrangers, dont un chanteur des Émirats arabes unis. Les clients étrangers ont tous relâchés. Ils ont tous été temporairement privés de liberté, mais ils ont été libérés peu de temps après leur interrogatoire.

    Source : HLN.BE, 7 mai 2019

    Tags: Maroc, prostitution, prostituées, Marrakech, Agadir,

  • Maroc : les mauritaniens découvrent le vrai visage des marocains

    Le Maroc est une destination très fréquentée par les mauritaniens. Casablanca est devenue La Mecque plusieurs classes sociales mauritaniennes. En premier rang, les commerçants. Ils y trouvent tout genre de trafic et de marchandises de contrefaçon. Grâce à la corruption (appellée « graissage » en Mauritanie), ces commerçants peuvent introduire leurs produits sans les dédouaner.

    Beaucoup de femmes et d’homosexuels mauritaniens se rendent au Maroc en quête d’argent facile moyennant la pratique de la prostitution.

    En raison de cela, le Maroc est un pays très apprécié par les citoyens mauritaniens. Cependant, ils commencent à découvrir le vrai visage des marocains qui est celui du mépris envers tous les voisins, en particulier ceux appartenant aux pays qui, pour Allal El Fassi, faisaient partie du dénommé Grand Maroc.

    Le « tcharmil » qui a envahi la rue marocaine est aussi palpable dans la mentalité des fonctionnaires du royaume alaouite. Dans la rue, on trouve des bandes armées d’énormes épées qui sément la terreur des passants, dans les bureaux et autres institutions marocaines vous avez droit à un marocain grossier dont la bouche ne sort que les gros mots et qui n’a aucun respect pour l’autre.

    Cette réalité vient d’être découverte par les voyageurs mauritaniens. Les autorités de l’aéroport de Casablanca ont invité les clients mauritaniens de la RAM à passer la nuit dans un local qu’ils ont qualifé de « taudi » après l’annulation de leur vol.

    En effet, le vol AT511 à destination de Nouakchott, initialement prévu le lundi 22 avril 2019 à 22h40 a été annoncé avec un retard de 1h de temps puis de 2h de temps.

    “Les agents de RAM avaient d’abord déserté la salle d’embarquement F2 avant de revenir pour annoncer aux passagers remontés que le vol est annulé. Et la RAM choisit d’installer les Mauritaniens dans une salle qui ressemble plus à un taudis qu’un lieu d’hébergement. Une quinzaine de passagers mauritaniens a d’ailleurs refusé l’offre d’hébergement indigne et a préféré passer la nuit dans la salle d’embarquement”, a précisé un passager dans une déclaration relayée par l’agence Al-Akhbar.

    Tags : Mauritanie, Maroc, commerce, prostitution, RAM, retard, vol,

  • Italie : Les résultats de l’autopsie d’Imane Fadil dans un mois

    Comment Imane Fadil est-il vraiment mort ?

    Le mystère de la mort du modèle marocain Imane Fadil continue. Mais on ne peut exclure qu’elle soit morte de causes naturelles. En arrière-plan, une incroyable histoire d’espionnage….

    Aucune substance radioactive dans le corps d’Imane Fadil, le témoin décédé à l’âge de 34 ans, à Humanitas à Rozzano le 1er mars dernier. C’est ce que révèlent les tests effectués par des experts, qui ont analysé le foie et les reins, qui n’ont pas encore été confirmés par l’Enea. Mais comment le modèle marocain est-il mort alors ?

    Imane Fadil, avec Chiara Danese et Ambra Battilana, avait été un témoin clé de l’accusation au procès Ruby, en particulier elle avait été partie civile au Ruby bis, un procès contre Emilio Fede, Nicole Minetti et Lele Mora. Là, elle avait raconté une version complètement différente des dîners élégants d’Arcore, dans la résidence de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi. Il a également fait des déclarations plutôt surréalistes aux journaux, tels que ceux selon lesquels Arcore cacherait une secte démoniaque ou le fait qu’il se sentait protégé parce qu’il descendait d’un saint.

    LA MORT

    Elle aurait dû également témoigner au procès Ruby ter, mais le 29 janvier, elle a été admise à Humanitas à Rozzano, où elle est morte après un mois d’agonie. Elle a dit à son frère et à son avocat qu’elle avait été empoisonnée.

    HYPOTHÈSE DE RADIOACTIVITÉ

    La forte concentration de cinq métaux dans son sang avait conduit à l’hypothèse qu’elle avait même été empoisonnée par des substances radioactives. Un détail troublant, qui rappelle ce qui est arrivé à Alexandr Litvinenko, l’ancien agent secret russe assassiné au polonium 210, mais l’analyse des experts de la Harpe et de l’Institut de physique de l’Etat de Milan l’avait alors exclu. Pour écarter définitivement l’hypothèse suggestive, il ne manque plus que la confirmation de l’Énée de Rome.

    AUTOPSIE

    L’autopsie permettra de déterminer si le modèle a été empoisonnée d’une autre manière ou si elle est morte de causes naturelles, à cause d’une maladie rare, une circonstance que les enquêteurs n’ont jamais écartée. La famille d’Imane a deux nouveaux avocats, Mirko Mazzali et Nicola Quatrano, qui sont arrivés après la démission de l’avocat Paolo Sevesi. Mazzali lui-même a dit que la famille « n’a pas de thèses pré-constituées, veut connaître la vérité et s’appuie sur le travail de la magistrature, le pm qui font un excellent travail. Et il a nommé comme consultant pour les examens d’autopsie le coroner Michelangelo Casali.

    LA SPY STORY

    Pendant ce temps, le ministère public a décidé d’écouter Souad Sbai, 58 ans, journaliste d’origine marocaine et ancien député du PDL, actuellement président de l’Association des femmes marocaines en Italie, qui, parlant avec Repubblica, avait raconté une histoire incroyable : « Imane Fedil en savait tellement. Elle a probablement décidé de prendre du recul. Et ils l’ont tuée. Je sais que, comme beaucoup d’autres belles filles, elle fréquentait beaucoup notre ambassade. C’est là, dans le cercle de la haute diplomatie, qu’il faut aller chercher. La raison ? « Il y a des responsabilités qui doivent être recherchées dans l’environnement de la haute diplomatie marocaine avec laquelle Imane a travaillé. Je suis ces histoires depuis 2010. Beaucoup de belles Marocaines, comme Ruby, comme elle, sont arrivées en Italie ces dernières années et il est facile d’imaginer quoi faire. Réunions, films, chantage. Ce n’est pas seulement arrivé à Berlusconi ».

    LES CRISTAUX ET LES ACIDES

    Et il ajoute qu’au Maroc « ce n’est pas nouveau, ça arrive souvent. Ces gens n’ont pas de scrupules. Ils vous tuent avec très peu, ils vous font boire quelque chose qui contient une substance particulière, une sorte de mercure, un cristal d’acide, inodore, qui vous empoisonne. On dirait une maladie qui détruit vos organes et vous tue. Je demande à la justice italienne ainsi qu’au roi du Maroc de le dire clairement.

    LA SYRIENNE ET LE CHEIKH

    Si les autorités marocaines ont annoncé un procès, les enquêteurs, selon Repubblica, observent également la position de Saeed Ghanaymi, le Syrien qui avait fourni à Imane, lors des élégants dîners, trois cartes téléphoniques au nom d’une personne inexistante et qui est actuellement directeur d’une entreprise sidérurgique à Bergame. Enfin, l’équipe mobile suivrait les traces d’un cheikh générique des Emirats avec lequel Imane avait une relation et que la femme avait visité au moins une fois au cours des deux dernières années. Tous les morceaux qui seront couverts au moins jusqu’à ce que nous sachions avec certitude comment Imane est mort. Le résultat de l’autopsie devra attendre au moins un mois.

    Source: Fronte Del Blog

    Tags : Italie, Imande Fadil, prostitution, espionnage, empoisonnement, Berlusconi, ambassade du Maroc à Rome,