Étiquette : Protectorat

  • Le Maroc, le dindon de la farce d’Aix-les-Bains

    La Françafrique..la France à Fric !

    Le Maroc ne fait pas exception ,les accords d’Aix-les-Bains sur la prétendue indépendance n’étaient qu’une farce ou le dindon de cette farce était le peuple marocain

    Ces accords consistaient à donner aux prétendus nationalistes Fassi une part du gâteau ainsi qu’une illusoire gestion politique.

    En réalité la France s’est taillé la part du lion contre la promesse faite à la Monarchie de veiller à sa perennité et sa securité contre l’opposition des indépendistes et nationalistes sincères représentés par l’UNFP de Ben Barka et le Parti Communiste marocain futur PPS et surtout contre l’Armée de Libération.

    Voilà pourquoi la France et la Monarchie étaient complices dans l’assassinat et la disparition de Mehdi Ben Barka et les assassinats des dirigeants de l’Armée de Liberation, avec l’aide de mercenaires comme Oufkir ou Dlimi.


    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=YCdCbdOaJPc&w=560&h=315]

    Tags : Maroc, Aix-les-Bains, colonisation, protectorat, accords,

  • Ce que pensent certains algériens du Maroc…

    Les marocains sont des traîtres

    L’Histoire contemporaine de l’Algérie est une source de fierté démesurée. C’est aussi un espace qui a tôt dévoilé la traîtrise du pays voisin qui est le Maroc Les moudjahidines algériens avaient déclenché la guerre de libération pour libérer tous les pays du Maghreb mais les rois et les opportunistes marocains avaient préféré obtenir l’indépendance à Ex-Les –Bains et laissaient l’Algérie affronter seul la France. Les marocain avaient signé alors le pacte de leur servitude éternelle.

    Le Maroc va rester sous le protectorat français jusqu’à la fin du monde . En témoigne la participation du roi du Maroc en 1999 à la célébration du deuxième centenaire de la révolution française .

    Le Maroc est un pur produit français

    C’était la France qui a libéré son nord des mains des espagnoles. Elle l’ a baptisé et lui a donné son nom « Maroc », l’a pourvu d’un drapeau et d’un hymne national.90 %de son économie est entre de la France.

    L’enlèvement des leaders algériens en 1956 a montré clairement l’étroitesse de cette relation et l’engagement mutuels entre eux . De même , il ne faut pas oublier qu’en

    1975, la France avait mis en alerte ses têtes nucléaires pour le défendre en cas de guerre contre l’Algérie En plus de ses bases militaires sur ses terres : « en général ,leur relation directe ne nous intéressent pas , ils sont ceux qu’entretiennent un fils et sa mère, mais ce qui est vraiment étrange c’est le fait selon lequel l’Algérie serait en attente d’un bien qui pourrait provenir du de la France ».

    Maroc résigné /Algérie révoltée : comparer l’incomparable

    Le Maroc ne peut pas vivre sans la France , non plus il ne peut exercer sa liberté , il passe son temps à singer ,voire à espionner l’ Algérie , il a exigé de la France une présentation d’excuses pour les drames du passé .Mais il s’agit là d’ une proposition algérienne Une telle demande servirait a lui donner davantage de poids , de valeur et de consistance .Il ose , le Maroc, mettre son sal nez au même endroit que celui de ses seigneurs les algériens . Partout dans le monde , on sait que la relation de la France avec le Maroc est celle d’un maitre avec un esclave …Quand Hollande fut élu , M6 a s’est précipité o pour aller le féliciter .

    « Nous somme un grand pays, indépendant »

    Des centaines de marocains sont exilé chez nous pour travailler .Les marocains n’ont jamais eu de dignité, ils ne se sont jamais révoltés contre leur roi sauf pour Khattabi .Il faut aller sur Youtube pour s’assurer que le Maroc est considéré comme le fils gâté de la France , la Tunisie comme une proie facile alors que l’Algérie est difficile.

    L’Algérien a une personnalité et un style spécifiques . IL n’est pas prêt a les abandonner même au prix de sa vie Il s’agit de la dignité et l’orgueil . Car ils ne sont jamais prêts à a se vendre en contre partie de quelques francs . La vérité c’est que la guerre contre la France n’est pas encore terminée. Contrairement au Makhzen qui ne s’était jamais révolté contre la France et n’à point-en de problème avec elle depuis la genèse. Donc on peut pas comparer l’incomparable .Si les marocains expérimentent l’esprit algérien , ils en seront fiers et souhaiteront porter sa nationalité

    Pourquoi les ottomans, malgré leur puissance, n’ont pas envahi le Maroc

    Hollande a satisfait le Maroc sous la pression du lobby juif marocain et non pas par

    amour au Maroc. Il ya également une autre raison parfaitement secrète. Pourquoi le Maroc était le seul pays non occupé par les ottomans alors que Ceuta et Mellilia étaient entre les mains des espagnoles depuis le Xème siècle ? Quel en est le secret alors que les turcs étaient capables »المغرب مسكيين لهواء لي يجي يديه ومزال مستعمر من طرف اسبانيا والله عار عليكم يا لمغاربة انتم غير تاع دعارةبصح يعجبوني

    … غير نساكم de libérer ces deux villes et même en Espagne ?

    La réponse est que, Malgré leur force, les turcs ont été leurrés et détournés de leur objectif jihadi unioniste par les ruses et les astuces des marocains

    L’Algérie avait la chance d’appartenir aux ottomans, de libérer Oran des espagnoles et de contrer les harcèlements européens

    L’occupation turque était bénéfique à l’Algérie sur le plan civilisationnel et culturel. IL est étrange que beaucoup de marocains ignorent la verité de leur Histoire. Ils ne savent pas que la France est entré au Maroc pour répondre à l’appel du sultan assiégé à Fès Par les tribus. Et c’était l’occasion pour le makhzen de signer le contrat du protectorat كثييييير من أفراد الشعب المغربي لتاريخ بلد qui s’est transformé par la suite en un pacte avec satan. Quand elle a quitté le Maroc, elle a placé ses enfants les plus fidèles dans des postes de responsabilité pour garder le Maroc sous son protectoratم،

    En résumé

    Le Saboteur/saboté : l’accord d’ex-les- Bains ; protectorat et tutelle français
    المخرب =معاهدة اكس ليبان = الحماية و الوصاية الفرنسية
    هذا
    – الجزائر يجب ان تواصل دعمها للاشقاء الصحراويين
    – مراقبة الحدود مع المخرب لقطع الطريق على مهربي المخزن
    – لن نفتح الحدود مع المحمية اما باقي الحدود مفتوحة (تونس ,الصحراء الغربية,ليبيا,موريتانيا)
    VIVE RASD
    و رغم كل

    المغرب مسكيين لهواء لي يجي يديه ومزال مستعمر من طرف اسبانيا والله عار عليكم يا لمغاربة انتم غير تاع دعارة بصح يعجبوني غير نساكم 05

    L’ECONOMIE

    Nous devons rompre avec la France , devenue la poubelle de l’Europe .C’est un pays incapable de subvenir aux besoins élémentaires de son peuple. Ce coup de poignard dans le dos de l’Algérie porté par Hollande doit sonner le glas pour cette relation stérile et pathologique. Il faut aller voir du côté de l’Allemagne et de la Chine. Dans le même sens , c’est l’occasion de la faire fermer à ce Maroc qui nous rebat les oreilles en pleurnichant au sujet des frontières qui doivent restées closes définitivement

    Il ne faut pas que les algériens se fâchent face à l’avalanche de traités et contrats signés entre le Maroc et la France .En fait, ce sont des contrats et des accords français français. Les secteurs stratégiques de l’économie marocaine telles les banques , l’électricité ,les télécommunications sont majoritairement françaises . Donc les frères marocains ont vendu toute leur économie à la France pour satisfaire les maîtres de l’Elisée

    Par contre l’Algérie est un pays très riche d’un million et demi de martyrs et de deux cents milliards de dollars qui dorment dans les

    caisses de l’état . Les algériens n’ont pas d’intérêt à coopérer avec leurs bourreaux de jadis

    Tous les taux de croissance de l’économie marocaine ne sont pas valides car elles sont en réalité l’expression de la croissance de l’économie française.

    Les marocains sont réprimés et écrasés sans couverture sociale ni avenir .Le taux des propriétaires de leur logement au Maroc ne dépasse guère 20% . c’est-à-dire 80% sont menacés d’ être exclu et de se trouver du jour au lendemain dans la rue

    Il ne faut pas se surprendre de cela car le Maroc a offert aux français le droit de propriété et d’ investir . Leurs présidents ont reçu comme cadeau des palais et des châteaux.

    Le Maroc est considéré par la France comme un agneau paisible ,un enfant gâté

    SAHARA

    Si la France ne soutenait pas le Maroc , le peuple sahraoui serait déjà libre

    – الجزائر يجب ان تواصل دعمها للاشقاء الصحراويين
    – مراقبة الحدود مع المخرب لقطع الطريق على مهربي المخزن
    – لن نفتح الحدود مع المحمية اما باقي الحدود مفتوحة (تونس ,الصحراء الغربية,ليبيا,موريتانيا)
    VIVE RASD

    Le régime algérien est beaucoup plus fort que le Maroc et ses alliés. L’affaire du Sahara est devenue une affaire de refugiés. Et l’Algérie grâce à sa propriété des refugiés est invincible Les marocains savent ces choses là. Pour réagir ,ils mènent des guerres médiatiques et électroniquesو الجزائر مادامت تمتلك لاجئي؟
    savent que leur guerre au Sahara est inhumaine. Ils oublient souvent qu’ils occupent une place très médiocre en ce qui concerne les droits de l’homme au Sahara contrairement à l’Algérie qui avance à pas sûrs

    Hollande avait trahi les algériens. Lors de sa visite en Algérie, il n’a pas évoqué le problème du Sahara aussi éloquemment qu’il l’a fait au Maroc. Ceci démontre que Hollande préfère appuyer l’occupation coloniale du Sahara par le Maroc à l’encontre des appels de l’Algérie et de l’ ONU
    Il faut dire au Makhoc /saboteur :saboté للمخرب et à sa maman la France : La France est pour la colonisation du Sahara et nous en Algérie, nous appuyons et nous soutenons la libération du Sahara , nous ne voulons ni union arabe , ni ouverture des frontières ni rien de rien.

    Source : Le Maroc sans teint, 8 avr 2013

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, France, colonialisme, protectorat,

  • Maroc: les cent ans du Traité de Fès

    Il y a cent ans naissait le protectorat franco-espagnol sur le Maroc à la suite d’une convention entre la France et le « sultan de Fès » Abd-el-Hafid. L’historien Pierre Vermeren revient sur cette page d’histoire.

    Il y a cent ans, le 30 mars 1912, une convention était signée entre Eugène Regnault, ministre plénipotentiaire français à Tanger, et le « sultan de Fès » Abd-el-Hafid. Ainsi naît le protectorat franco-espagnol sur le Maroc, après des décennies d’activisme des deux puissances, l’occupation de vastes parties de l’Empire, une semaine de tractations, et 5000 soldats français sous les murs de la ville.

    Accusé de trahison pour avoir livré le pays aux « chrétiens » à Algésiras, Abd-el-Aziz est déchu en 1908. Les tribus révoltées du Sud ont proclamé son frère Abd-el-Hafid. Mais le « sultan du djihad » n’a guère de marge de manoeuvre. Non que le pays soit livré à l’anarchie, comme le soutient le « Comité du Maroc » à Paris. Mais la régulation de l’Empire ne dépend que secondairement du Makhzen (ou palais impérial). La population et les tribus marocaines, aux trois-quarts berberophones, échappent au contrôle du sultan, dont la légitimité est d’abord invocatoire. Certes, il exerce son pouvoir sur 40 de médinas cernées de hauts murs, et sur la fraction du territoire appelée « bled makhzen ».

    Mais dans de sa « reconnaissance du Maroc », datant de 1883-84, Charles de Foucault décrit une situation médiocre: « Le bled el-Makhzen, triste région où le gouvernement fait payer cher au peuple une sécurité qu’il ne lui donne pas, où entre les voleurs et le qaïd, riches et pauvres n’ont point de répit; où l’autorité ne protège personne, menace les biens de tous, où l’Etat encaisse toujours sans jamais faire une dépense pour le bien du pays, où la justice se vend, où l’injustice s’achète, où le travail ne profite pas, ajouter à cela l’usure et la prison pour dette, tel est le bled el-Makhzen ».

    « Pacification marocaine »

    Encerclé et menacé par les tribus du Moyen Atlas, Abd-el-Aziz doit son salut à une intervention militaire française. L’occasion est trop belle pour lui imposer le traité (en 9 articles). Par cet acte, le sultan délègue ses droits régaliens. A son article 2, il stipule: « Sa Majesté le Sultan admet dès maintenant que le Gouvernement français procède, après avoir prévenu le Makhzen aux occupations militaires du territoire marocain qu’il jugerait nécessaire au maintien de l’ordre et de la sécurité des transactions commerciales et à ce qu’il exerce toute action de police sur terre et dans les eaux marocaines ». Ainsi s’ouvre la « pacification marocaine ». Entamée par Lyautey dès 1904 sur les confins, elle s’effectue désormais au nom du sultan chérifien. Elle dura 22 ans, jusqu’en 1934. « Aucune tribu n’est venue à nous sans avoir été préalablement vaincue par les armes », écrit le Gal A. Guillaume, évoquant les 340 tribus, et l’interminable « pacification » qui coûta 60 000 hommes à l’armée française.

    A la Chambre, Jean Jaurès avait refusé de ratifier le traité: « Et d’abord, je vous demande de quel droit prenons-nous le Maroc? Où sont nos titres? On prétend que c’est pour rétablir l’ordre… N’ajoutez pas, Messieurs, que c’est pour promouvoir la civilisation… Il y a une civilisation marocaine capable de révolution et de progrès, civilisation antique et moderne… ». « C’est pour cela qu’au nom du droit bafoué, moqué mais qui est la grande réalité de demain nous protestons contre le principe même de ce traité de protectorat… ». Mais les logiques impérialistes à l’oeuvre se doublent des ambitions politiques et esthétiques du Gal légitimiste Hubert Lyautey.

    Ayant observé le Maroc depuis l’Oranie voisine, il veut reconstruire un trône alaouite jugé vacillant. Sitôt le traité signé, des forces militaires makhzen se soulèvent et des tribus encerclent Fès et ses 100 000 habitants. L’acte signé par Regnault doit être détruit. Mais les tribus sont repoussées par la garde française. Le président du conseil, R. Poincaré, charge le 27 avril 1912 Lyautey d’appliquer le traité au titre de commissaire résident général (article 5). Celui-ci déclare à Casablanca le 15 mai 1912: « Je porte à la santé de Sa Majesté le sultan, souverain de ce pays, que j’ai avant tout, la mission d’aider à raffermir son autorité et à établir l’ordre de la sécurité. J’y apporterai tout mon dévouement et toute ma loyauté ».Mais Lyautey sous-estime la « lame de fond berbère » qui menace la dynastie alaouite, selon les mots du Gal G. Spillmann. Après cinq siècles de résistances aux impérialismes (portugais, espagnol, ottoman, français et britannique), l’appel au djihad est une tradition qui a toujours sauvé les libertés berbères et marocaines.

    Le sultanat de ses rêves

    Fin mai 1912, Lyautey est dans Fès. Les tribus du Moyen Atlas et du Rif envoient des milliers de cavaliers qui lancent l’assaut contre la capitale impériale. Seule l’aide française reçue d’Algérie et de Casablanca, début juin 1912, parvient in extremis à briser l’étau au prix de furieux combats. Le rêve du protectorat a failli sombrer. Mais déjà, un troisième soulèvement éclate dans le Sud, où le cheikh Ahmed El Hiba est proclamé chef du djihad à Tiznit le 3 mai 1912, puis sultan à Marrakech le 15 août. Les guerriers chleuhs et arabes sont repoussés par l’armée française.

    Le sultan Abd-el-Hafid, sorti du piège de Fès, abdique au prix fort, laissant Lyautey choisir le sultan avec qui il va construire le sultanat de ses rêves.

    Que reste-t-il de cette histoire un siècle plus tard ? Le Maroc est devenu un royaume en 1957, dont les règles de succession s’apparentent désormais à celles des Bourbons. Le rêve lyautéen d’une monarchie puissante, administrative et incontestée, est devenu réalité. Après avoir échoué à chasser Mohammed V, la France coloniale déclinante lui a remis un pays pacifié comme jamais depuis Moulay Ismaël (fin XVIIe siècle). Les tribus berbères ont perdu leurs libertés ancestrales, et les fils de chefs tribaux loyaux ont édifié l’armée marocaine. Les Rifains, qui ont échappé à cette normalisation, manquent de renverser l’édifice lors du la Guerre du Rif des années vingt. Puis à l’indépendance, ils tentent de recouvrer leurs libertés en 1958 et 1959, mais la sanction militaire est impitoyable.

    En un siècle, le Maroc est devenu un autre pays, et les Marocains ont peu à voir avec leurs ancêtres. Vaincus, les berbères sont marginalisés. Même le rapport à l’islam a profondément changé en s’alignant sur le Moyen-Orient. Pourtant, dans les périphéries du pays, le feu couve sous la cendre en ces temps de crise économique impitoyable. Après Sefrou dans le Moyen Atlas en 2008, Laâyoune et Sidi Ifni au Sud en 2009, El Hoceima, Ajdir, Tanger, Nador et Taza dans le Nord, Tiznit et Dakhla ont grondé. L’écho de ces contestations, souvent violentes, parvient très assourdi en Europe. Mais il rappelle que le Makhzen n’en a pas fini avec ses insoumis, et que la question des libertés marocaines demeure posée.

    Par Pierre Vermeren,

    L’Express, 30/03/2012

  • Maroc : Hassan II, l’Alaouite de mes Glaoui.

    C’est plus facile de s’en prendre a des bédouins sahraouis possédant du cuivre, du fer, du phosphate et une des côtes atlantiques parmi les plus poissonneuses au monde qu’à l’Espagne qui possède des enclaves sur leur territoire même : Ceuta et Melilla.

    Je ne vais pas vous mentir. J’ai attendu ce moment depuis tellement longtemps, trois semaines à peu près, soit une éternité pour la polisarienne que je suis. Je ne vous promets rien mais j’ai essayé d’endormir ma subjectivité congénitale avec une demi boite de Xanax et deux litres de Tropico. Bon, à part des remontées acides du fait de la dégueulasserie de la boisson susnommée, je ressens pas trop l’endormissement de mon surmoi. Je vais donc très certainement flirter avec le graveleux, booty-shake avec l’insolence, et avorter toute tentative d’ouverture des frontières avec son pays limitrophe. Allez, fini les salamalecs, et les baises-main royaux, on met tous la djellaba, parce que je vous emmène cette fois-ci au pays des riyads, le Maroc, à la rencontre du dernier monarque de droit divin : le roi Hassan II.

    Vous l’ignorez peut être et c’est pas un mal que je vous l’apprenne, mais sachez que le Maroc ne se résume pas au trivial shouf shouf la gazelle, bien au contraire, c’est un pays avec une Histoire complexe et un peuple…alambiqué. Vous me connaissez, délicate et attentionnée que je suis, je vous épargne le partie quelque peu » relou » des différentes vagues de dynasties qui ont gouverné le pays jusqu’à celle qui est à l’heure d’aujourd’hui toujours au pouvoir : la dynastie Alaouite.

    C’est une dynastie qui règne sur le Maroc depuis que le dernier souverain saadien mourut en 1659. Venus du Tafilalet, ses membres seraient des descendants de Mahomet. La transition entre Saadiens et Alaouites semble avoir été le fait de Moulay Ali Cherif qui devint sultan de Tafilalet en 1631. S’en est suivi une remarquable résistance à la domination Ottomane qui sévissait à cette période là dans toute la Nord-Afrique, mais face à l’ambition colonialiste des grandes puissances européennes, c’est autre chose.

    Suite à la conférence d’Algésiras en 1906, qui confirme l’indépendance de l’Empire chérifien, mais qui rappelle le droit d’accès de toutes les entreprises occidentales au marché marocain, et reconnait à l’Allemagne un droit de regard sur les affaires marocaines. La pénétration économique et militaire européenne s’est intensifiée au point que le Maroc est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat franco-espagnol qu’est la Convention de Fès. Dès 1930, l’idée d’indépendance commence à fleurir, à s’organiser autant se peut jusqu’à la proclamation de celle-ci en 1956, et l’avènement du roi Mohammed V avec dans ses valises, le doux projet de reconstituer le Grand Maroc, qui comprend la Mauritanie, une partie de l’Algérie, le nord-ouest du Mali, et les îles Canaries. C’est sans doute ce que l’on pourrait appeler le triomphe modeste…

    Heureux encore, il n’avait pas fait long feu Momo V, et comme les chiens ne font pas des chats, son fils Hassan II reprend le powa en 1961. En parlant de chaton, Hassan II est en fait né d’une ancienne concubine, d’obédience juive, du Pacha de Marrakech, offerte enceinte de lui à Mohammed V, il serait donc biologiquement le fils de Haj Thami l’Glaoui…

    Après de brillantes études a l’université de Rabat et de Bordeaux, Paul Anka, enfin Hassan II obtint un diplôme d’études supérieurs en Droit Public, et bénéficia également d’une éducation conjuguant la tradition avec la modernité et d’une formation fondée sur les valeurs arabo-islamiques et sur les principes de la civilisation universelle. Nous voilà rassurés me diriez-vous ! Que nenni, puisque dès son arrivée sur le trône, il met en place un régime de pouvoir personnel. Durant la plus grande partie de son règne il supprima toute opposition d’une main de fer et chercha le soutien des pays de l’ouest pour maintenir son autorité. Pendant des années il avait été à la solde de la CIA.

    Son tyrannisme se traduit par les disparitions et l’emprisonnement de tous ses opposants politiques, comme le chef de l’opposition de gauche et leader du tiers-monde, Mehdi Ben Barka, qui disparait en 1965 à Paris ( assassiné par le Mossad ). Pendant ce temps, à Casablanca de graves émeutes sociales agitent le pays, et seront sévèrement réprimées, au point d’instaurer un état d’exception jusqu’en 1970, mais les deux décennies qui ont suivi n’ont certainement pas été des années glorieuses mais plutôt des années de plomb.

    Pour se sortir de ce climat d’insécurité interne, d’attaque à son encontre et autres kinders-surprise piégés, quoi de mieux que de rassembler son peuple autour d’un projet commun, vaguement justifié et hautement lâche qui est celui de la marche verte en 1975. Une marche qui partirait du Maroc jusqu’au Sahara Occidental, alors occupé par les Espagnols, dans l’unique but d‘anschlusser le territoire sahraoui, qui par ailleurs a l’appui de l’ONU et du CIJ, qui sont en faveur d’une autodétermination du peuple sahraoui, qui s’est organisé en un Front POLISARIO (Front POpulaire de LIbération de la SAgia el hamra et de RIo de Oro ), puis en 1976 en créant le RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique) gouvernement en exil soutenu par l’Algérie et la Libye entre autre. Je vous entends me demander : » Mais à qui profite le crime ? » Eh ben certainement pas aux deux pays précédemment cités, car leur seule motivation est de soutenir les indépendantistes sahraouis sur les principes d’aide à tous les peuples qui luttent pour la décolonisation de leur pays à travers le monde. N’est pas philanthrope qui veut !

    Ra-bat, ton univers impitoyaaableuuu, Ra-bat glorifie la loi du plus fort…ou de l’oppresseur. Bon, je vais pas vous faire un dessin, c’est plus facile de s’en prendre a des bédouins sahraouis possédant du cuivre, du fer, du phosphate et une des côtes atlantiques parmi les plus poissonneuses au monde qu’à l’Espagne qui possède des enclaves sur leur territoire même : Ceuta et Melilla.

    Le Maroc sous Hassan II, s’est aussi distingué comme faisant partie des pays arabes ayant envoyé un contingent au Koweit aux côtés des Occidentaux pendant la première guerre du Golfe, et de soumettre l’idée aux États Arabes, de reconnaitre Israël ( et non la Palestine ) et de l’intégrer dans la Ligue Arabe. Rien d’étonnant quand on connait les liens étroits qu’entretenait Hassan II et le Mossad pour permettre la survie de l’état israélien aux dépens des Palestiniens. Aaaah ! j’ai encore un relan, mais de dégout cette fois. Suite à son décès en 1999, Hassan II laisse en place M6 ( son fils Mohammed 6 ) le petit roi qui monte, et un pays où fermentent des problèmes sociaux. C’n’est pas un problème, vous n’pouvez fuir, car vous êtes sur ma ligne de mire…

    Le prochain portrait ? Je vais vous faire traverser l’Atlantique, à la rencontre d’un hougan président à vie.

    Source

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Mohammed VI, Leglaoui, Pacha Ahmed Thami, Mohammed V, Mehdi Ben Barka, protectorat, répression,

  • Le Maroc actuel est une création de la France

    Contrairement aux mensonges véhiculés par le pseudo-historien Robert Lugan, le Maroc n’a jamais existé en tant que nation ou royaume uni. C’est cette vérité qui a permis que les puissances se permettent le partage de cette région d’Afrique du Nord dont les populations étaient organisées en petits royaumes et sultanats et en tribus indépendantes qui ne payaient pas d’impôts.

    Le Grand Maroc n’existait que dans l’imagination d’Allal El Fassi et il est le fruit de l’idéologie pan-maghrébiste qui dominait les mouvements de libération algérien et tunisien dans les années 1950 et qui furent trahis par l’alignement des autorités marocaines avec les puissances coloniales lors de la dénommée Opération Ecouvillon qui a mis fin à la résistance contre le colonialisme au Maghreb.

    Le mot « Maroc » vient du nom de la ville de Marrakech, région où se limitait le pouvoir de la monarchie alaouite. Celle-ci, menacée par les tribus de la région qui refusaient de laisser les « mécréants » s’installer en Afrique du Nord, a sollicité l’aide de la France pour mettre fin à la résistance des moudjahidine dont une grande partie venait de Smara sous la direction d’Ahmed El Haïba, l’un des fils de Cheikh Malaïnine.

    La France a profité de la capitulation alaouite pour suivre les pas du Royaume Uni au Proche Orient lors de la création de l’Arabie Saoudite qui est une autre usurpation de l’histoire, un royaume inventé de toutes pièces par la ruse et la force militaire.

    Ainsi donc, les sultans marocains se sont imposées avec l’aide de l’armée française après une guerre génocidaire qui a laissé près d’un millions de morts dans la région sous le slogan de la « pacification du Maroc ».

    Par conséquent, le Maroc n’est qu’une créature du Maréchal Lyautey. Ce dernier se trouve aussi derrière son drapeau, son hymne national ainsi que sa constitution.

    A l’instar du passé, la France continue de protéger son sultanat norafricain en vue de poursuivre son pillage des richesses marocaines. C’est la raison pour laquelle Paris soutient le roi du Maroc contre les peuples du Rif et du Sahara Occidental.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Sahara Occidental, France, protectorat, Lyautey, colonialisme,

  • Bou Hamara, le faux sultan du Maroc

    Tout le monde sait que notre prince bien-aimé, Léopold II, a attiré son regard colonial sur le Congo, mais il s’intéressait également au Maroc. Il a utilisé une figure de marionnette pour cela: Bou Hamara.

    Lisez l’histoire de Bou Hamara, le faux sultan du Maroc.

    À la fin du XIXe siècle, le sultanat marocain est dans le chaos. La position dominante des sultans au pouvoir de la dynastie Alaoui s’affaiblit et entre régulièrement en conflit avec des seigneurs de la guerre rebelles des montagnes du Rif, dans le nord du Maroc. Au niveau international, la légitimité du sultan s’érode constamment et de nombreux pays européens attirent avec enthousiasme le Maroc en tant que possible zone coloniale.

    À la mort du sultan Hassan Ier en 1894, aucun héritier puissant n’est prêt et la position du Maroc en tant que sultanat autonome est compromise. Le fils mineur Abdel Aziz devient un sultan, assisté initialement d’un grand grand vizir. Mais quand cela aussi meurt, Abdel Aziz, désespérément inexpérimenté, vient lui-même à la barre du rugissant sultanat.

    C’est dans ce contexte très instable que Bou Hamara se fait entendre pour la première fois. Né sous le nom de Jilali ben Driss Zirhouni al-Youssefi, cet étudiant en ingénierie intelligent parvient à faire son chemin jusqu’au secrétaire de Moulay Omar, frère du sultan. Cependant, il est reconnu coupable de fraude et disparaît – temporairement – de la scène politique.

    Pendant ce temps, le roi belge Léopold II s’intéresse à l’Afrique du Nord. Il s’était lui-même rendu au Maroc à trois reprises en 1862, en 1897 et en 1900. Pour tenter de réclamer une partie du gâteau marocain, il fit appel à un aventurier français, Gabriel Delbrel, comme confident à la cour marocaine.

    Le sultan Adel Aziz est accusé d’avoir été manipulé par les puissances coloniales européennes. Et soudain, Bou Hamara se présente à nouveau. En tant que sorte de messie, assis sur un âne (= sens littéral de son surnom de Bou Hamara), il apparaît dans des villages.

    Il prétend guérir les gens grâce à l’imposition des mains et répand la rumeur qu’il n’est nul autre que Moulay Mohammed, le frère aîné du sultan, qui a été écarté et a mené une vie cachée, mais était connu du peuple. Bou Hamara prétend donc être le véritable sultan, le prince perdu qui finit par revendiquer sa position légitime après des années de secret. Le message se fait entendre et un village après l’autre se joint. Bou Hamara acquiert progressivement son deuxième surnom, celui de le rogui, qui signifie « prétendant au trône ».

    Au départ, le sultan Abdel Aziz s’est laissé engager, mais lorsque Bou Hamara et ses partisans réussissent à s’emparer de la ville de Taza, le sultan doit intervenir. Il laisse son frère, le vrai Moulay Mohammed, apparaître sur un marché dans l’espoir de discréditer Bou Hamara. Mais l’acte de présence de Mahomet dégénère en une hystérie de masse qui tourne au profit du prétendant au faux trône, Bou Hamara, et ne fait que contribuer à son mystère.

    L’engagement actif de la Belgique au Maroc contraste avec l’attitude officielle de notre pays lors de la Convention d’Algésiras sur le problème marocain, qui s’est tenue en avril 1906. Fidèle à la directive officielle, la Belgique doit adopter une position neutre et ne peut pas profiter de la convention. Entre-temps, des rumeurs circulent selon lesquelles le drapeau tricolore belge flotte sur le territoire marocain et Léopold II conclut des accords avec Bou Hamara concernant des livraisons d’armes et des concessions minières.

    À l’apogée de sa puissance, Bou Hamara domine une région du Rif de 900 km de large, deux fois plus grande que la Belgique. Il a plus de 20 000 combattants. Bien qu’il doive abandonner la ville de Taza au fil du temps, Bou Hamara continue de contrôler une partie importante de l’arrière-pays marocain.

    Nouveau sultan

    Insatisfait de la convention internationale – lire: l’ingérence étrangère – en 1908, Abdelhafid, frère du sultan, écarta l’impuissant Abdel Aziz. Le tout nouveau sultan Abdelhafid décide de mettre fin au mouvement rebelle Bou Hamara. Lui-même n’envoie pas de troupes, mais mobilise le clan Ait Waryaghar, le groupe de Berbères le plus important du nord du Maroc. Ils réussissent à capturer le faux prétendant du trône. Pris au piège dans une cage à singe, Bou Hamara est emmené à Fès.

    Ce clan Ait Waryaghar deviendra plus tard un acteur crucial du Rif. Dans les années 1920, leur chef Adb-El-Krim a contesté avec succès les puissances coloniales avec sa République du Rif pendant quelques années.

    Bou Hamara est condamné à mort à Fès le 10 septembre 1909. Pendant que le sultan et son harem regardent – ou du moins la presse sensationnelle le dit – Bou Hamara est jeté devant les lions dans le zoo du palais. Les bêtes le blessent, mais quand elles sont nourries, elles ne le dévorent pas. Un serviteur doit le tuer avec un poignard. Selon une autre version, il est abattu. Enfin, son corps est brûlé.

    À la mort de Bou Hamara, le rêve marocain de Léopold II prend également fin. Les projets que le roi de Belgique avait prévus se retrouvent dans la partie inférieure de l’office royal et il ne se concentre désormais plus que sur son autre projet: Congo-Etat Libre.

    Histoire oubliée

    L’affaire se poursuit au Maroc. Le nationalisme dans le Rif – la région berbère au nord du Maroc – est toujours vivant et tourne régulièrement la tête. Maintenant que le printemps arabe a également trouvé un second souffle dans le Rif, le drapeau de la République ddu Rif, par exemple, flotte fièrement pendant les manifestations.

    L’histoire de Bou Hamara montre également que les nombreux Belges ayant des racines dans le nord-est du Maroc étaient déjà connectés à l’histoire de la Belgique beaucoup plus tôt qu’ils ne l’auraient soupçonné. Bien avant que leurs parents ou leurs grands-parents aient quitté la maison pendant la période de migration de travail d’après-guerre, l’un des nombreux projets impérialistes de Léopold avait déjà écrit une page oubliée de l’histoire commune belgo-marocaine.

    Remerciement

    Ce Canvas Curiosa a vu le jour grâce aux suggestions et aux informations de Gert Huskens, doctorant en histoire à l’ULB et à UGent. Il travaille pour le projet Pyramids & Progress.

    Source : canvas.be, 19 vr 2019

    Tags : Maroc, protectorat, Rif, Hirak, Bouhmara, monarchie alaouite,

  • Au Maroc, le pouvoir se trouve entre les mains d’un Chef d’État issu d’un protectorat français

    par Orilio Leaks

    L’étoile quand, je reçois des factures des impôts et des taxes. Bah moi je le prends très mal. J’ai honte de voir un régime marocain « néo-féodal » et un conseil d’état corrompu, nous prendre pour des vaches à lait.

    Vous répondez quoi bande de mafieux ?. Ah oui vive le Maroc de la mafia !.

    Hé oui !. Dégoûté, écœuré !. Que le chef d’Etat et ses membres de gouvernement fassent un tour de Maroc au lieu de statuer sous l’or de leurs bureaux, palais, voitures de luxe et avions en niant la réalité du pays. Honte à vous, oui pour avoir trouver un prétexte !

    Vous ne représentez plus la majorité des citoyens marocains démunies et pauvres. Un Maroc non respectueux aujourd’hui des droits humain, qui ne respecte et ne reconnait pas ni la souffrance des humains ni des animaux.

    Les pages du temps se tournent pour d’autres horizons que j’espère sans vous !

    Pour juger sans faute, il ne faut pas avoir le pouvoir de condamner ou être un esclave d’un tyran. Où est la conscience collective de tous nos héros libéraux ? Vous croyez avoir découvert l’eau chaude !? Qu’attendez-vous, de former un comité et montrer à nos despotes que vous n’avez pas que des muscles pour hisser ce pouvoir absolu et cette dictature au Maroc qui règne par la peur du pire dans notre mère patrie ».
    L

    e pouvoir au sommet de l’État est personnel et absolu. Un chef d’État issu d’un protectorat français, contrôle tous les rouages sécuritaires, civils, économiques, militaires et administratifs du pays. Pour exercer ce pouvoir absolu, il n’a cure d’aucun texte, d’aucune loi, d’aucun code qui puisse freiner sa volonté ou contrôler ses directives. Les textes et les lois n’existent que pour servir le système de domination et constituer un support à l’arbitraire des sanctions.

    Mais vous avez aussi des cerveaux, des valeurs et des principes humains qui n’acceptent ni l’injustice ni l’humiliation. Faites votre part, parce que, ensemble, vous pouvez faire marche arrière à la machine répressive du régime dictatorial.

    N’oubliez pas que vous êtes très puissants et que le régime ne peut s’en passer de votre soutien. Ensemble, il ne suffit que d’un seul appel pour rallier tous les Baltajis du régime à vos côtés et contre les despotes.

    Quand ses charognes sont arrivées au pouvoir, tu sème le vent et tu récolte la tempête ! Dans leur idéologie, la terre leur appartient, nous, nous sommes des impurs et nous méritons la mort pour les avoir choisis. Quand allez-vous les dégager ? Ils s’y croiront chez eux et finiront par vous jeter dehors comme moi!..

    Source

    Tags : Maroc, Makhzen, protectorat, répression, baltajis, dictature, despote,

  • Maroc – Rif : Citations de l’Emir Abdelkrim

    Les citations les plus connues de l’Emir Abdelkrim nous permettent de connaitre l’état d’esprit et les traits de caractère de l’homme qu’il était. N’hésitez pas à compléter les citations que vous connaissez dans les commentaires
    » LA VOLONTÉ D’ÊTRE LIBRE NE MEURT PAS ET LA DÉTERMINATION DE NOTRE PEUPLE SURVIVRA À LA PUISSANCE DE NOS OPPRESSEURS »  »

    LE RIF NE COMBAT PAS LES ESPAGNOLS ET NE RESSENT PAS DE HAINE ENVERS LE PEUPLE ESPAGNOL.

    LE RIF COMBAT CET IMPÉRIALISME ENVAHISSEUR QUI VEUT LUI ÔTER SA LIBERTÉ À FORCE DE SACRIFICES MORAUX ET MATÉRIELS DU NOBLE PEUPLE ESPAGNOL.

    LES RIFAINS LUTTENT CONTRE L’ESPAGNOL ARMÉ QUI PRÉTEND LUI ENLEVER SES DROITS, ET CEPENDANT GARDE SES PORTES OUVERTES POUR RECEVOIR L’ESPAGNOL SANS ARMES EN TANT QUE TECHNICIEN, COMMERÇANT, INDUSTRIEL, AGRICULTEUR, ET OUVRIER »

    Alors qu’il dénonce l’oppression coloniale et se met à rêver à l’indépendance du Maroc. Abdelkrim parcourt le Rif et sensibilise les populations :

    « NOUS DEVONS SAUVER NOTRE PRESTIGE ET ÉVITER L’ESCLAVAGE À NOTRE PAYS. »

    Lettre écrite par AbdelKrim qu’il a adressée aux chefs d’Etats des grandes puissances Européennes.

    LE RIF EST SOUCIEUX D’ÉTABLIR UN SYSTÈME DE GOUVERNEMENT POUR LUI SEUL, QUI DÉPENDE UNIQUEMENT DE SA PROPRE VOLONTÉ; IL VEUT ÉTABLIR SES PROPRES LOIS ET TRAITÉS COMMERCIAUX AFIN D’ÊTRE LE PROTECTEUR DE SES DROITS SUR LE PLAN INTÉRIEUR ET INTERNATIONAL »

    « VOTRE CIVILISATION EST CELLE DU FER ! VOUS AVEZ DE GROSSES BOMBES, DONC VOUS ÊTES CIVILISÉS. JE N’AI QUE DES CARTOUCHES DE FUSIL, DONC JE SUIS UN SAUVAGE ».

    « IL N’Y A PAS DE RÉUSSITE OU D’ÉCHEC, DE VICTOIRE OU DE DÉFAITE, MAIS QUELQUE CHOSE QUI S’APPELLE LE DEVOIR. J’AI FAIT DE MON MIEUX. ».

    L’Appel d’Abdelkrim :

    « MAROCAINS ! IL NE SUFFIT PLUS AUX IMPÉRIALISTES FRANÇAIS D’OCCUPER VOTRE PAYS , DE COLONISER VOS TERRES ET D’ Y AMENER DES ARMÉES POUR VOUS COMBATTRE CHEZ VOUS. IL VOUS ONT RENDUS MISÉRABLES ET ONT EXERCÉ SUR VOUS UNE PRESSION TELLE QUE CERTAINS D’ENTRE VOUS SONT PORTÉS À CROIRE QUE POUR EN FINIR AVEC LEURS SOUFFRANCES ET ÉCHAPPER À LA TYRANNIE, ILS N’ONT D’AUTRES MOYENS QUE DE S’ENRÔLER DANS LES RANGS DES ARMÉES FRANÇAISES. EN RÉALITÉ, ENFANTS DU MAGHREB, C’EST UNE ACTION PROHIBÉE PAR NOTRE JUSTE RELIGION, CONTRAIRE AUX ENSEIGNEMENTS DU PROPHÈTE ( SAWS). EN EFFET, CECI EST CONTRAIRE AUX COMMANDEMENTS DE DIEU ET DE SON PROPHÈTE QUI VOUS INTERDISENT D’ÊTRE LES AIDES DES FRANÇAIS OPPRESSEURS CONTRE LES PEUPLES DU VIETNAM, CE PEUPLE HÉROÏQUE QUI DÉFEND SA LIBERTÉ. SOLDATS MAROCAINS ! SACHEZ QUE L’AIDE QUE VOUS APPORTEZ AUX FORCES DE L’IMPÉRIALISME EN INDOCHINE, EN PLUS DE SON CARACTÈRE CONTRAIRE À LA RELIGION ET À LA MORALE PROLONGE LA PRÉSENCE FRANÇAISE DANS VOS PATRIES. LES FRANÇAIS VOUS DIRONT QUE LES VIETNAMIENS SONT UN PEUPLE D’IDOLÂTRES MAIS QUAND LES FRANÇAIS ONT ILS EU UNE RELIGION ? …VOUS DEVEZ CHERCHER À PASSER DANS LES RANGS DES VIETNAMIENS POUR LES AIDER À VAINCRE LES IMPÉRIALISTES FRANÇAIS CAR LEUR DÉFAITE SERAIT AUSSI UNE VICTOIRE POUR LA CAUSE DE LA LIBERTÉ ET DE L’INDÉPENDANCE DU MAGHREB. »

    « JE NE VEUX PAS ÊTRE PRINCE NI GOUVERNANT, PLUTÔT JE VEUX ÊTRE LIBRE DANS UN PAYS LIBRE ET JE NE SUPPORTE PAS CEUX QUI VEULENT VOLER MA LIBERTÉ OU MA DIGNITÉ ».

    -“LA SEULE CHOSE QUI NOUS IMPORTE AUJOURD’HUI, CE N’EST PAS L’EXISTENCE D’UN SULTAN AU MAROC, MAIS L’INDÉPENDANCE ENTIÈRE, SANS RÉSERVE, DU MALHEUREUX PEUPLE RIFAIN”.

    “JE SUIS DE RACE BERBÈRE ET J’IGNORE À QUEL POINT VOUS NOUS SOUS-ESTIMEZ MAIS J’AFFIRME CEPENDANT QUE LES BERBÈRES SONT DES GENS AVANCÉS, QUI ONT HÉRITÉ DE NOMBREUSES CIVILISATIONS. VOUS IGNOREZ PAR EXEMPLE QU’EN TANT QUE BERBÈRE, JE SUIS D’ORIGINE JUIVE. MES ANCÊTRES SONT ENSUITE DEVENUS CHRÉTIENS, PUIS MUSULMANS. MAINTENANT NOUS PARLONS L’ARABE, LANGUE DU CORAN, NOUS NOUS ENTENDONS EN BERBÈRE, LANGUE DE NOS AÏEUX MAIS NOUS CONVERSONS AUSSI EN FRANÇAIS, LANGUE DE NOTRE PAYS ASSERVI”.

    Rencontre au Caire entre le Roi Mohamed 5 et Abdelkrim (après la révolte de 1958-1959) :

    ABDELKRIM LUI A DEMANDÉ :

    » QU’AVEZ-VOUS FAIT AU RIF ? «

    LE ROI A RÉPONDU:

     » ON NE SE RÉVOLTE PAS CONTRE SON PROPRE SOUVERAIN. «

     » QUI EST CE SOUVERAIN ALORS ?  » A DEMANDÉ ABDELKRIM.

     » ILS SE SONT RÉVOLTÉS CONTRE LE ROI. «

     » NON, ILS SE SONT RÉVOLTÉS CONTRE LA PRÉSENCE ÉTRANGÈRE ! «

     » JE VOUS PROMETS QUE TOUTES LES FORCES ÉTRANGÈRES QUITTERONT LE PAYS D’ICI TROIS ANS.

    « JE NE NIE PAS D’AVOIR EU RECOURT AU SENTIMENT RELIGIEUX PAR PÉRIODE, POUR AVOIR DU SOUTIENT. MAIS CE QUI EST CERTAIN C’EST QUE L’ISLAM N’À RIEN A VOIR AVEC L’EXTRÉMISME…. ».

    « OUI, DE CADI JE SUIS PASSÉ CHEF DE GUERRE. LA BELLE AFFAIRE! CROIS MOI, C’EST UN MÉTIER FACILE QUE DE COMMANDER DEVANT L’ENNEMI. IL Y SUFFIT DE BON SENS ET DE DÉCISION. »

    « LE SULTAN ACTUEL DU MAROC EST LE MARÉCHAL LYAUTEY. »

    « SI J’AI COMMIS DES ERREURS JE LE REGRETTES, QUI NE REGRETTE PAS SES ERREURS? JE SUIS CONVAINCU QUE SI NOUS EN AVIONS LE TEMPS NOUS SERIONS DEVENUS UNE GRANDE NATION D’HOMME LIBRE.
    NOTRE COMBAT À DONNER AUX RIFAINS UNE FIERTÉ, UN ESPOIR, UNE CONFIANCE EN SOI QU’AUCUNE DÉFAITE NE POURRA EFFACER.

    L’ASPIRATION À LA LIBERTÉ ET LA DÉTERMINATION DE NOTRE PEUPLE DURERA AU DELÀ DE LA PUISSANCE DE NOS OPPRESSEURS.

    JE SUIS VENU TROP TÔT, MAIS J’ÉTAIS CONVAINCU QUE NOS ESPOIRS SE RÉALISERAI UN JOUR, CETTE GUERRE L’ÉTRANGER NOUS L’A IMPOSÉ.
    NOUS AVONS ÉTÉ BATTUS, MAIS VOUS AUSSI ».

    « LE RIF N’ADMET PAS QUE L’ON SOIT MALVEILLANT ENVERS LUI CAR IL A SON AMOUR-PROPRE ET SA FOI. »

    » LA VOLONTÉ D’ÊTRE LIBRE NE MEURT PAS ET LA DÉTERMINATION DE NOTRE PEUPLE SURVIVRA À LA PUISSANCE DE NOS OPPRESSEURS »

     » LE RIF NE COMBAT PAS LES ESPAGNOLS ET NE RESSENT PAS DE HAINE ENVERS LE PEUPLE ESPAGNOL. LE RIF COMBAT CET IMPÉRIALISME ENVAHISSEUR QUI VEUT LUI ÔTER SA LIBERTÉ À FORCE DE SACRIFICES MORAUX ET MATÉRIELS DU NOBLE PEUPLE ESPAGNOL. LES RIFAINS LUTTENT CONTRE L’ESPAGNOL ARMÉ QUI PRÉTEND LUI ENLEVER SES DROITS, ET CEPENDANT GARDE SES PORTES OUVERTES POUR RECEVOIR L’ESPAGNOL SANS ARMES EN TANT QUE TECHNICIEN, COMMERÇANT, INDUSTRIEL, AGRICULTEUR, ET OUVRIER ».

     » RÉFLÉCHIS CALMEMENT ET FRAPPE DUREMENT . »

    « IL N’EXISTE PAS DE COMPROMIS DANS LA REVENDICATION DE LIBERTÉ »

    « LA LIBERTÉ EST UN DROIT COMMUN À TOUT LES HUMAINS ET SON VIOLEUR EST UN CRIMINEL ! »

    “LA SEULE CHOSE QUI NOUS IMPORTE AUJOURD’HUI, CE N’EST PAS L’EXISTENCE D’UN SULTAN AU MAROC, MAIS L’INDÉPENDANCE ENTIÈRE, SANS RÉSERVE, DU MALHEUREUX PEUPLE RIFAIN”. »

    « MES POPULATIONS ÉTAIENT FATIGUÉES ET JE NE ME FAISAIS PLUS D’ILLUSIONS SUR CE QUE JE POUVAIS ATTENDRE DE LEUR FIDÉLITÉ, RACONTERA ABDELKRIM DANS SES MÉMOIRES, JE SAVAIS QUE, DE JOUR EN JOUR, MES GUERRIERS SE BATTRAIENT AVEC MOINS D’ENTRAIN”.

    « J’AI VU MES IDÉES S’ÉVANOUIR L’UNE APRÈS L’AUTRE. COMME DANS BEAUCOUP DE PAYS D’ORIENT, L’ARRIVISME, L’ESPRIT DE CORRUPTION SE SONT INTRODUITS DANS NOTRE CAUSE NATIONALE ».

    En septembre 1954, alors que le protectorat a, un an plus tôt, déposé et exilé à Madagascar le sultan Mohammed V qui incarne désormais les aspirations indépendantistes du royaume, Abdelkrim enfonce encore Allal El Fassi :

    « JE N’AI RIEN À FAIRE AVEC LUI, DÉCLARE-T-IL À DES JOURNALISTES FRANÇAIS, EL FASSI EST UN POLITICIEN QUI MANGE ET DORT BIEN AU CAIRE. IL NE FAIT STRICTEMENT RIEN POUR LE PEUPLE. MOI, AU COURS DE LA GUERRE DU RIF, JE ME BATTAIS CONTRE VOUS EN PREMIÈRE LIGNE AVEC MES HOMMES ».

    « NOUS DEVONS SAUVER NOTRE PRESTIGE ET ÉVITER L’ESCLAVAGE À NOTRE PAYS. »

    « NOUS CONSIDÉRONS QUE NOUS AVONS LE DROIT, COMME TOUTE AUTRE NATION, DE POSSÉDER NOTRE TERRITOIRE, ET NOUS CONSIDÉRONS QUE LE PARTI COLONIAL ESPAGNOL A USURPÉ ET VIOLÉ NOS DROITS, SANS QUE SA PRÉTENTION À FAIRE DE NOTRE GOUVERNEMENT RIFAIN UN PROTECTORAT NE SOIT FONDÉE. […] NOUS VOULONS NOUS GOUVERNER PAR NOUS-MÊMES ET PRÉSERVER ENTIERS NOS DROITS INDISCUTABLES ».

     » MON BUT EST LA RÉFORME ET LE PROGRÈS «

    « MUSULMANS, Ô MES FRÈRES, ÉCOUTEZ MON CONSEIL, CAR LE SEUL BUT QUE JE POURSUIS DE TOUTES MES FORCES ET AVEC L’AIDE DE DIEU À QUI JE M’EN REMETS POUR LE SUCCÈS, C’EST LA RÉFORME ET LE PROGRÈS ».

    « LEVEZ VOUS, LE TEMPS DE LA GUERRE SAINTE EST ARRIVÉ ! ».

     »NOUS AVONS ANÉANTI LA COLONIALISME DANS LE RIF, LES PEUPLES N’ONT PLUS QU’A L’ENTERRER ET SI IL NE RÉUSSISSENT PAS, IL NE MÉRITE AUCUNE COMPASSION  ».

    « NOUS SOMMES ACCUSÉS D’ÊTRE DES REBELLES, MAIS NOUS COMBATTONS POUR NOTRE PAYS. AUSSI BIEN N’AVEZ-VOUS PAS ÉTÉ VOUS-MÊME LE PREMIER PEUPLE QUI PRIS LES ARMES ET SE PRÉCIPITA POUR LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ DE SON SOL ET DE SON HÉRITAGE ? […]
    NOUS AVONS ENVOYÉ NOTRE FRÈRE ET NOS MINISTRES À PARIS PARCE QUE C’EST LE BERCEAU DE LA LIBERTÉ, LA CAPITALE DE L’ÉGALITÉ ET LA MÈRE DE LA CIVILISATION MODERNE ET PARCE QUE NOUS AVONS ESPÉRÉ QUE LA NOBLE NATION FRANÇAISE, QUI SI SOUVENT A PROTÉGÉ LES FAIBLES ET LES AFFLIGÉS, RECONNAITRAIT LE DROIT DU RIF À VIVRE COMME UNE NATION LIBRE. NOTRE BUT, NOTRE PRINCIPE, NOTRE IDÉAL, C’EST LA PAIX ET L’INDÉPENDANCE ».

    Déclaration reproduite dans le Journal L’Humanité, du 24 Août 1925.

    « JE NE VOIS DANS CETTE EXISTENCE QUE LA LIBERTÉ, EN DEHORS D’ELLE TOUT EST FAUX ET INJUSTE »

    « LE RIF EST SOUCIEUX D’ÉTABLIR UN SYSTÈME DE GOUVERNEMENT POUR LUI SEUL, QUI DÉPENDE UNIQUEMENT DE SA PROPRE VOLONTÉ; IL VEUT ÉTABLIR SES PROPRES LOIS ET TRAITÉS COMMERCIAUX AFIN D’ÊTRE LE PROTECTEUR DE SES DROITS SUR LE PLAN INTÉRIEUR ET INTERNATIONAL »

    “NOUS AURIONS PU LIBÉRER L’ALGÉRIE, LA TUNISIE ET LE MAROC DEPUIS LE JOUR OÙ ÉCLATA LA GUERRE DU RIF”

    Juillet 1950 au quotidien égyptien Al Mokkatan

    “L’OCCUPATION DU MAGHREB PAR LA FRANCE EST L’UN DES PRINCIPAUX FACTEURS DE PROPAGATION DU COMMUNISME DANS NOTRE PAYS”

    “UN JOUR, L’URSS SERA DANS UN GRAVE ÉTAT DE FAIBLESSE, LES ARMÉNIENS EN PROFITERONT ET RÉALISERONT LEUR INDÉPENDANCE”

    Dans la célèbre lettre «aux nations civilisées», datée du 6 septembre 1922, il demanda aux Européens :

    «AGIR POUR LE BIEN-ÊTRE DE L’HUMANITÉ ENTIÈRE INDÉPENDAMMENT DE TOUTE RELIGION OU DE TOUTE CROYANCE. IL EST TEMPS QUE L’EUROPE, QUI A PROCLAMÉ AU XXÈME SIÈCLE SA VOLONTÉ DE DÉFENDRE LA CIVILISATION ET D’ÉLEVER L’HUMANITÉ, FASSE PASSER CES NOBLES PRINCIPES DU DOMAINE DE LA THÉORIE À CELUI DE LA PRATIQUE».

    Source

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Abdelkrim El Khattabi, protectorat, Mohammed V, Lyautey,

  • Le jour où Abdelkrim El Khattabi a créé la polémique au Liban

    Histoire : La vérité sur l’hymne national libanais

    Alain Hardane

    Une grande polémique a débuté au Liban après la diffusion d’un reportage à la télévision basé sur le documentaire de Simone Bitton produit en 2001, Ben Berka : l’équation marocaine.

    On voit le roi marocain Mohamed V Ben Youssef (1909-1961) et non Ben Berka, sur un tracteur entouré de paysans avec une musique de fond: un hymne et non pas lequel !

    Ce qui a attiré l’attention du grand public était la ressemblance totale entre l’hymne national libanais et cette musique dans le documentaire. D’après un reportage télévisé et plusieurs articles dans la presse libanaise, la première analyse réfère cette musique à l’hymne de la République du Rif Amazigh (Berbère) dont le texte est écrit en 1924 par le poète palestinien Ibrahim Toqan (1905-1941) qui a vécu à Beyrouth alors que la composition musicale est signée par le libanais Mohamed Flayfel (1899-1985).

    Le choc c’est que l’hymne national libanais écrit par Rachid Nakhlé et composé par Wadih Sabra date de 1927 alors il a vu le jour selon cette hypothèse après celui du Rif berbère « non arabe » ! Cette découverte est considérée comme une affaire nationale au Liban.

    Pourquoi ne pas penser à une autre hypothèse ! L’inverse !!!

    Mohamed ben Abdelkrim El Khattabi, né vers 1882 à Ajdir au Maroc, mort le 6 février 1963 au Caire en Égypte, est un résistant marocain du Rif, au nord-est du Maroc dit espagnol, car le Maroc actuel fut partagé à l’époque entre les deux puissances française et espagnole en quatre zones : Tanger l’internationale, Le Maroc Espagnol du Nord et du Sud et le Maroc Français.
    Il est devenu le chef d’un mouvement de résistance contre la France et l’Espagne au Maroc, lors de la Guerre du Rif, puis l’icône des mouvements indépendantistes luttant contre le colonialisme.

    Abdelkrim El Khattabi avait établi la République du Rif berbère (la région du nord du Maroc) en 1921 alors que sa chute a eu lieu après une offensive militaire franco-espagnole en 1927.
    Les Berbères se caractérisent par des spécificités linguistiques, culturelles et ethniques. On distingue plusieurs formes de langues berbères : chaoui, chleuh, rifain, chenoui, kabyle, mzabi, zenati, tamasheq sont les plus importantes composantes du Tamazight (c’est-à-dire « langues des Imazighen »).

    En 1926, Abdelkrim El Khattabi le leader berbère de la République du Rif est exilé et en mai 1947, il a eu l’autorisation de s’installer au sud de la France. Arrivé à Suez où le bateau fait escale, les nationalistes maghrébins l’ont convaincu de descendre en Egypte, après trois jours de négociations ! Il accepta et passa la fin de sa vie en Égypte. Il meurt en 1963 au Caire.

    Alors c’est simple comme bonjour !

    Conclusion première, même si quelqu’un a composé le texte et la mélodie, Abdelkrim El Khattabi n’en n’avait pas besoin et ne l’avait et ne l’aurait jamais adopté comme hymne officiel pour la République du Rif surtout que les rifains ne comprennent rien de la langue arabe courante « Al-darij » et encore beaucoup moins l’arabe littéraire!!! Si on compare la situation caricaturalement, c’est comme s’il y avait un hymne national pour le Liban mais en persan ou en turc !!!

    Donc dans tous les cas, cet hymne n’avait aucune utilité et en plus on peut affirmer l’impossibilité de son adoption par Abdelkrim El Khattabi à cause de la différence culturelle, linguistique et idéologique entre l’arabe et le tamazight.

    Ce qui est sûr à ce stade, c’est que la République du Rif n’avait pas d’hymne national, reconnu comme tel. Elle avait un drapeau, une monnaie, (symbolique surtout) et un gouvernement.

    Du côté espagnol, des chercheurs ont consulté leurs archives, personne n’a mentionné d’hymne! En plus, après la lecture de beaucoup de rapports des officiers français, aucun n’a jamais prononcé un mot sur l’existence d’un hymne. Même l’officier français (et grand sociologue du protectorat), Robert Montagne, qui a passé 24 heures avec Abdelkrim El Khattabi avant sa reddition, n’a jamais parlé d’hymne !!!

    D’autre part, les Marocains, socialistes arabistes et nationalistes arabes ont essayé tout le temps de singer le Moyen-Orient. Donc à part le texte, la musique date de l’euphorie de l’indépendance marocaine en 1956 avec le roi, et ça vient de la télévision marocaine !

    C’est vrai que Ibrahim Tawqan (1905- 1941) a écrit « Nachid Batal al Rif, Abdelkrim El Khattabi » mais ça revient probablement à un marocain qui a « volé » quelques vers du poème de Ibrahim Toqan et les a habillés avec la musique de l’hymne national libanais puisque c’est la télévision marocaine qui passe le chant avec l’image du roi Mohamed V, donc à sa gloire.

    Aussi c’est clair que le chant ne parle pas de Ben Berka, ni de près ni de loin ! Il paraît que les gens ont cru que Ben Berka est la continuité de Abdelkrim El Khattabi, et bien non, entre les deux c’est le ciel et la terre.

    Ajoutons que le compositeur libanais Mohamed Flayfel (1899-1985) n’avait pas émis aucune objection contre Wadih Sabra et n’a jamais déclaré qu’il a signé lui-même cet hymne et que ça revient à lui! En plus toutes les compositions étaient signées par « les frères Flayfel » et jamais par Mohamed Flayfel tout seul.

    Finalement ce n’est pas logique que les Français du mandat au Liban acceptent la musique du même hymne du Rif berbère révolutionnaire et anticolonial pour l’adopter dans le « Grand Liban » de 1920 qui était en très bons termes et en relation hyper étroite avec la France connue par la « Tendre mère » à l’époque.

    Reste à savoir où le documentaire sur Ben Berka a trouvé la bande son, et dans quelles archives. C’est cela qui va éclairer la chose. D’ici il faut demander à la télévision marocaine ou au réalisateur du film de Ben Berka les origines des images et la musique pour voir la note qui l’accompagne afin de connaître le « cloneur » de cet hymne à l’époque de l’indépendance du Maroc en 1956 dans le but d’avoir la preuve…c’est tout !

    Il y a une impossibilité que cet hymne revient au Rif Amazighe. L’hymne national libanais de 1927 est sans doute « Libanais » et point à la ligne.

    Alain Hardane (Libanais)
    Géographe- chercheur

    Source

    Tags : Maroc, Liban, Abdelkrim El Khattabi, Rif, Hirak, hymne national, protectorat, colonialisme,

  • Maroc: Biographie d’Abdelkrim Al Khattabi

    Né vers 1882 à Ajdir, Maroc et mort le 6 février 1963 au Caire, Egypte. Membre du Rif et icône de la lutte anticolonialiste marocaine contre la France et l’Espagne, notamment lors de la Guerre du Rif1.

    Jeunesse et parcours éducatif.

    – Fils d’un cadi(2) rifain, Abdelkrim a passé sa jeunesse dans les zaouïas traditionnelles, les écoles espagnoles puis l’université de Fès, pour terminer son éducation en Espagne (études des mines et technologie militaire). Il devient un temps journaliste au quotidien de Melilla où il « prêchait » pour la laïcité et la coopération avec les occidentaux. Il est finalement nommé cadi chef de Melilla en 1915.

    Vers la guerre du Rif.

    – Malgré ses positions pro-occidentales, il s’oppose à la domination espagnole, ce qui lui vaut l’emprisonnement dès 1917. Dès 1919, après son évasion, il travaille à apaiser les tensions entre tribus du Rif afin de
    former une République du Rif indépendante.

    – Mais ce n’est qu’en 1921 que le combat armé débute. Il informe les troupes espagnoles que franchir le fleuve rifain Arnekran serait considéré comme acte de guerre, ce que le général espagnol préfère ignorer ; 179 Espagnols sont ainsi tués, les autres menés en retraite. Malgré d’autres escarmouches, le général continue de défier le Marocain qui vainc les troupes espagnoles à la tête de 3000 hommes à la bataille d’Anoual3.

    – Fort de son succès, Abdelkrim proclame en 1922 la République confédérée des Tribus du Rif. Cette république eut un impact crucial sur l’opinion internationale, car ce fut la première république issue d’une guerre de
    décolonisation au XXe siècle. Il créa un parlement constitué des chefs de tribus qui lui vota un gouvernement (création monnaie, banque d’état, justice moderne et indépendante, infrastructures routières, téléphoniques, télégraphiques, irrigation, sécurité, écoles).

    – En 1924, l’Espagne retire ses troupes de ses possessions de la côte marocaine. La France, voulant s’emparer du Rif méridional, entre dans le conflit. Abdelkrim demande au sultan Moulay Youssef de se joindre à lui, mais sans succès, du fait des pressions françaises.

    – Dès 1925, Abdelkrim combat les forces françaises dirigées par Philippe Pétain et une armée espagnole commandée personnellement par Miguel Primo de Rivera. Au bout d’un an, ces troupes furent victorieuses.

    Abdelkrim se constitue alors prisonnier, voulant épargner ainsi les civils, mais les Occidentaux, voulant punir un tel soulèvement, bombardent les villages à l’ypérite4.

    L’exil.

    – En 1926, Abd el-Krim est exilé à la Réunion. Il reste jusqu’en 1929 à Saint-Denis, puis se rend dans l’ouest de l’île.

    – En mai 1947, il reçoit l’autorisation de s’installer dans le sud de la France, et embarque à bord d’un navire des Messageries Maritimes à destination de Marseille. Arrivé à Suez où le bateau fait escale, il réussit à s’échapper etpassa la fin de sa vie en Égypte, où il présidera le « Comité de libération pour le Maghreb arabe ».

    Bibliographie :

    Courcelle-Labrousse V. et Marmié N., La guerre du Rif : Maroc 1921-1926, Seuil, Paris, 2009.

    1921-1926 : guerre coloniale opposant les tribus rifaines contre les armées espagnoles (et français dès 1925).

    2) Juge islamique.

    3) Juillet 1921 : première défaite d’une puissance coloniale depuis la fin du XIXe siècle. Pertes espagnoles : 16 000 soldats, 150 canons, 25 000 fusils, 24 000 blessés et 700 prisonniers.

    4) Gaz moutarde, du nom de la ville d’Ypres en Belgique.

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