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  • Conseil de sécurité: l’Afrique centrale, une sous-région confrontée à des menaces multiples et parfois transnationales, selon le Représentant spécial

    Venu présenter la situation en Afrique centrale, le Représentant spécial du Secrétaire général pour cette sous-région, M. François Louceny Fall, a fait état au Conseil de sécurité de crises à la fois politiques et sécuritaires diverses et parfois transnationales, notamment des affrontements meurtriers entre pasteurs et agriculteurs.

    « La situation politique en Afrique centrale est restée instable et très tendue du fait des récentes élections, des problèmes liés à la sécurité et des difficultés rencontrées dans le domaine des droits de l’homme », indique le rapport du Secrétaire général, présenté par M. Fall, qui est aussi le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC).

    Les affrontements meurtriers entre pasteurs et agriculteurs dans plusieurs pays continuent d’être une source de préoccupation et une menace à la sécurité et à l’intégration régionales, s’est-il alarmé. « Des tensions intercommunautaires récentes dans l’est du Tchad ainsi que les attaques commises le 21 mai dernier contre des villages en République centrafricaine soulignent l’urgence de parvenir à un règlement de la crise entre pastoralisme et transhumance », a exhorté le Représentant spécial.

    Si l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a continué, au cours de la période à l’examen, de se livrer à des pillages, et d’enlever des civils, notamment à des fins de travail forcé, les membres du Conseil se sont aussi inquiétés de l’intensification des attaques de Boko Haram au Tchad et au Cameroun depuis fin 2018, en dépit des efforts des pays affectés et de la Commission du bassin du lac Tchad.

    Une situation qui impose, selon M. Fall, de renforcer la coopération et de mieux partager expériences et leçons apprises entre les pays concernés et la Force multinationale mixte, ainsi que de répondre aux besoins humanitaires et de s’attaquer aux causes profondes du conflit. Parmi celles-ci, les changements climatiques, qui exacerbent la paupérisation, une question soulevée par la Côte d’Ivoire et la République dominicaine. De manière plus générale, note le Secrétaire général dans son rapport, le réchauffement planétaire est « l’un des moteurs de l’évolution des dynamiques de transhumance, susceptibles de porter atteinte aux perspectives de développement, de paix et de sécurité ».

    En République centrafricaine (RCA), l’application de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, signé en février 2019, se heurte à plusieurs défis, qui ont soulevé la préoccupation de plusieurs membres du Conseil. La France a ainsi jugé nécessaire que les parties mettent en œuvre rapidement et de bonne foi cet Accord, en qualifiant d’« inacceptables » les violences récentes commises par le groupe armé 3R, pourtant signataire de ce document.

    De son côté, le représentant ivoirien a noté avec inquiétude les « réticences » des groupes armés à traduire en « actes concrets » les engagements auxquels ils ont « librement souscrit ». Devant ces actes de violence « d’une extrême gravité », le délégué a vigoureusement plaidé aux côtés de la France pour la mise en œuvre intégrale de l’Accord politique, notamment dans ses dispositions relatives à la constitution des unités spéciales mixtes de sécurité, à la réalisation du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, ainsi qu’au déploiement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

    La crise au Cameroun a également retenu l’attention des membres du Conseil, informés par le Représentant spécial que le Président du pays, M. Paul Biya, est prêt à s’engager dans un dialogue sur toutes les questions, sauf celles touchant à la « séparation » et à la « sécession ». La situation en matière de sécurité est demeurée très préoccupante dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest de ce pays, qui ont été le théâtre d’une nouvelle vague d’enlèvements et d’assassinats au début de 2019, précise le Secrétaire général dans son rapport.

    Alors que les civils sont pris en tenaille entre groupes armés sécessionnistes et forces de défense et de sécurité nationales, le Cameroun compte désormais plus d’un demi-million de personnes déplacées, en plus des 30 000 réfugiés qui se trouvent au Nigéria. Simultanément, le Cameroun accueille 278 000 réfugiés en provenance de la RCA et 104 000 du Nigéria dans la région de l’Extrême-Nord, ce qui démontre la dimension transfrontalière des crises dans cette région.

    Alors que la plupart des membres du Conseil de sécurité se sont émus de ces tensions et de ces violences, la Chine a fait cependant observer que la situation au Cameroun « n’est pas inscrite à l’ordre du jour du Conseil » et qu’elle ne représenterait pas, selon elle, de menace à la paix et à la sécurité internationales.

    À l’instar du Secrétaire général dans son rapport et de l’Afrique du Sud aujourd’hui, le Représentant spécial s’est félicité des efforts déployés par les autorités tchadiennes pour la tenue d’élections législatives avant la fin de l’année, appelant tous les acteurs à contribuer à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et pacifiques dans les délais envisagés.

    RÉGION DE L’AFRIQUE CENTRALE (S/2019/430)

    Déclarations

    M. FRANÇOIS LOUCENY FALL, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC), a indiqué que, au cours des derniers mois, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) avait accompli des progrès notables s’agissant de son processus de réformes qui devraient rendre cette organisation sous-régionale plus efficace en termes d’intégration, de prévention et de résolution des conflits, ainsi que de consolidation de la paix. Le BRENUAC reste prêt à fournir une assistance à cet égard, a indiqué le haut fonctionnaire. À ce jour, le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale demeure la principale plateforme de discussion des questions de paix et de sécurité pour les pays de la CEEAC, a rappelé M. Fall, en précisant qu’il arrivait tout juste de Kinshasa, où une réunion ministérielle a eu lieu à ce sujet. À cette occasion, ils ont pris note des efforts déployés par le Gouvernement du Cameroun pour trouver une solution durable à la crise dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest, en l’encourageant à poursuivre le dialogue à cette fin. Par ailleurs, a indiqué M. Fall, les affrontements meurtriers entre pasteurs et agriculteurs dans plusieurs pays continuent d’être une source de préoccupation et une menace à la sécurité et à l’intégration régionales. Des tensions intercommunautaires récentes dans l’est du Tchad ainsi que les attaques commises le 21 mai dernier contre des villages en République centrafricaine soulignent l’urgence de parvenir à un règlement de la crise entre pastoralisme et transhumance, a préconisé le Représentant spécial.

    Boko Haram a intensifié ses attaques sur le Cameroun et le Tchad depuis fin 2018, tuant près d’une centaine de civils et de membres des forces de défense et de sécurité. Malgré les efforts louables des pays affectés et de la Commission du bassin du lac Tchad, le groupe terroriste représente toujours une menace sécuritaire pour l’Afrique centrale et au-delà. « Cette situation impose le renforcement de la coopération et un meilleur partage d’expériences et des leçons apprises entre les pays affectés et la Force multinationale mixte ainsi qu’une assistance internationale plus soutenue pour vaincre Boko Haram, répondre aux besoins humanitaires des populations concernées, et s’attaquer aux causes profondes du conflit », a dit M. Fall. Selon lui, la Stratégie régionale en faveur de la stabilisation, du redressement et de la résilience des zones du bassin du lac Tchad touchées par Boko Haram, adoptée en août 2018, est source d’espoir. Il a également noté que l’Armée de résistance du seigneur (LRA) constitue toujours une menace à la paix à la sécurité en Afrique centrale, en particulier en RCA et en RDC.

    S’agissant du Cameroun, le Représentant spécial a noté que le 9 mai dernier, le Premier Ministre Joseph Dion Ngute a annoncé que le Président Paul Biya était prêt à s’engager dans le dialogue sur toutes les questions, sauf celles touchant à la « séparation » et à la « sécession », afin de trouver une solution durable à la crise. Considérant qu’il s’agissait d’un pas dans la bonne direction, M. Fall a noté que, dans une déclaration en date du 28 mai, le Gouvernement camerounais a rappelé les efforts qu’il a consentis jusqu’à présent pour gérer la situation humanitaire et pour engager le dialogue avec toutes les parties prenantes. Dans la même déclaration, il a souligné son engagement à coopérer avec les membres du Conseil des droits de l’homme, les autres États Membres, les organismes du système des Nations Unies et autres acteurs bilatéraux. « Il est également important de souligner que la recherche de solutions à la crise doit être guidée par le Gouvernement. J’encourage les autorités camerounaises à poursuivre leurs efforts de dialogue et à faire avancer le processus de décentralisation », a ajouté le haut fonctionnaire, en réitérant la disponibilité des Nations Unies à travailler avec le Cameroun dans cette tâche essentielle ainsi que d’autres, comme le désarmement, la démobilisation et la réintégration et la consolidation de la paix, à travers le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, entre autres sources de financement.

    Malgré ces avancées positives, la situation dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun continue de se détériorer avec des affrontements fréquents entre les groupes armés sécessionnistes et les forces de défense et de sécurité nationales. Les civils demeurent les principales victimes du conflit, s’est alarmé le Chef du BRENUAC. « Plusieurs ont perdu leur vie tandis qu’environ 530 000 sont des déplacés internes dans les régions du nord-ouest, du sud-ouest et du Littoral, et plus de 30 000 ont trouvé refuge au Nigéria. Les populations affectées ont un besoin urgent d’assistance, alors que l’accès humanitaire dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest reste un défi à cause des problèmes de sécurité. En outre, le Cameroun a accueilli 278 000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine et 104 000 du Nigéria dans la région de l’Extrême-Nord. Tout en saluant la fourniture d’aide humanitaire par le Gouvernement, le Représentant spécial a indiqué que seulement 13% du Plan de réponse humanitaire des Nations Unies a été financé à ce jour. « J’appelle les partenaires internationaux à envisager une aide financière. »

    En République centrafricaine (RCA), même si la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation soulève plusieurs défis, cet Accord reste un instrument efficace pour contribuer à l’instauration d’une paix durable dans le pays. II est crucial que la sous-région et les États membres de la CEEAC jouent leur rôle en vue de la réussite de cet Accord. À cet effet, le Représentant spécial s’est réjoui de la réactivation de la Commission mixte entre le Cameroun et la RCA à Bangui, le mois dernier. « J’encourage la RCA et les autres États voisins à réactiver leurs commissions mixtes bilatérales, ce qui devrait faciliter les discussions sur la gestion des frontières et les défis sécuritaires communs. »

    M. Fall a ensuite salué l’annonce du Fonds monétaire international (FMI), le 9 mai, indiquant qu’une mission du FMI a achevé les discussions avec la République du Congo et qu’elle est « parvenue à un accord, ad référendum, qui pourrait être soutenu par un programme au titre de la facilite élargie de crédit ». Cette évolution favorable intervient après deux années de négociations, a-t-il noté.

    M. Fall s’est encore félicité des efforts des autorités tchadiennes pour la tenue d’élections législatives avant la fin de l’année, appelant tous les acteurs à contribuer à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et pacifiques dans les délais envisagés. Face aux défis précités, le BRENUAC reste fermement attaché au renforcement des capacités régionales de prévention et gestion des crises et conflits, y compris en appuyant la CEEAC et ses États membres. « Nous sommes confiants que les conclusions de la revue stratégique du BRENUAC en cours contribueront à renforcer l’efficacité du Bureau et son rôle en tant qu’outil essentiel des Nations Unies pour la diplomatie préventive et la consolidation de la paix, en coopération étroite avec les entités des Nations Unies concernées », a conclu le Représentant spécial.

    M. JONATHAN GUY ALLEN (Royaume-Uni) a souligné que la coopération à tous les niveaux est essentielle pour résoudre les problèmes de la région, comme le montre la signature de l’Accord de paix en République centrafricaine (RCA)qui résulte de la coopération entre l’ONU, les organisations régionales et les autorités nationales. Le représentant s’est ensuite inquiété de la détérioration de la situation humanitaire au Cameroun qui, a-t-il relevé, approche du niveau de crise. Il a dénoncé les exactions des groupes armés et les entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire. Le représentant a averti du « risque réel d’une crise de longue durée au Cameroun qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la région ». Il a insisté sur le rôle des partenaires africains pour trouver une issue à la crise, pour ensuite appeler les autorités à instaurer un dialogue politique crédible et à mettre en œuvre des mesures concrètes sur le terrain. Il a aussi constaté que la région est marquée par un « rétrécissement de l’espace accordé à l’opposition, à la société civile et aux médias », entres autres.

    Le délégué s’est aussi soucié de la situation dans le bassin du lac Tchad du fait des actions de Boko Haram et de l’État islamique et a appelé à redoubler d’efforts pour faire face à cette crise. Le Royaume-Uni est également préoccupé par l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) et salue la nomination d’un coordonnateur des Nations Unies en la matière.

    Mme JOANNA WRONECKA (Pologne) a constaté que la situation sécuritaire dans la région demeure fragile et a salué les évolutions positives enregistrées pour consolider la gouvernance démocratique, notant que les processus électoraux sont un important facteur de stabilité en Afrique centrale. Elle a souligné que cette consolidation doit tenir compte de l’expérience et des compétences des femmes. Elle a aussi appelé les autorités des pays de la région à continuer de renforcer la confiance et à faciliter la tenue d’un dialogue inclusif pour favoriser l’émergence d’un environnement politique stable et constructif. La représentante a ensuite condamné les actes de violence commis par des groupes armés dans la région du bassin du lac Tchad, en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC).

    La représentante s’est plus particulièrement inquiétée de la situation au Cameroun et au Burundi et a appelé les autorités de ces deux pays à prendre des mesures immédiates pour prévenir tout abus ou violation des droits de l’homme. Elle a également engagé le Gouvernement camerounais à autoriser le Haut-Commissariat aux droits de l’homme à mener une mission sur place.

    Mme ANNE GUEGUEN (France) a commencé par revenir sur la situation en République centrafricaine (RCA), jugeant nécessaire que les parties mettent en œuvre rapidement et de bonne foi l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, signé le 6 février dernier à Bangui. Ainsi, les violences récentes commises par le groupe 3R dans la région de Paoua sont « particulièrement inacceptables ». Selon la représentante, la priorité doit aller à l’arrêt des violences commises par les groupes, à leur désarmement et à leur démobilisation, ainsi qu’à la restauration progressive de l’autorité de l’État sur tout le territoire. Le Gouvernement doit également lancer la procédure d’adoption d’une loi sur la décentralisation et la mise en place de la Commission vérité, justice, réconciliation et réparation.

    « Nous sommes très préoccupés par la dégradation de la situation dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun, a poursuivi Mme Gueguen. « Nous poursuivons nos efforts pour encourager les autorités camerounaises à lancer un dialogue politique inclusif, à mettre en œuvre des mesures de détente, et à approfondir la décentralisation. » Elle a appelé également l’ensemble des acteurs à cesser les violences, à assurer la restauration de l’état de droit, et à respecter l’intégrité territoriale du Cameroun « qui ne peut être remise en cause ». La France estime à ce titre que « des messages similaires passés par l’Union africaine et la région seraient utiles ». S’agissant ensuite de Boko Haram, la France, a assuré Mme Gueguen, continuera d’accompagner la force multinationale mixte dans sa lutte contre le terrorisme. Outre le rétablissement de la sécurité, la réintégration des anciens combattants, la réconciliation et les activités de protection des femmes et des jeunes revêtent un caractère essentiel.

    M. KACOU HOUADJA LÉON ADOM (Côte d’Ivoire) a noté avec satisfaction l’organisation, dans des environnements globalement apaisés, d’élections dans plusieurs pays d’Afrique centrale, ainsi que la signature, le 6 février dernier, de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA). Mais, il a noté aussi avec inquiétude les réticences des groupes armés à traduire en actes concrets les engagements auxquels ils ont librement souscrit, condamnant les violences qu’ils ont perpétrées dans le nord-ouest de la RCA ces dernières semaines. Devant ces faits « d’une extrême gravité », la protection des civils apparaît comme une urgence absolue, a estimé le représentant, qui a plaidé pour une mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix, notamment dans ses dispositions relatives à la constitution des unités spéciales mixtes de sécurité, à la réalisation du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, ainsi qu’au déploiement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national.

    La Côte d’Ivoire a ensuite relayé les préoccupations du Conseil sur la situation sécuritaire et humanitaire dans le bassin du lac Tchad où sévissent les groupes armés terroristes tels que Boko Haram et des réseaux criminels transfrontaliers. Elle reste persuadée que l’approche sécuritaire portée par les États de la région doit être soutenue par des efforts de développement économique et social et de lutte contre les effets des changements climatiques. « Mon pays est d’avis que les effets des changements climatiques sont source de violences intercommunautaires et de conflits récurrents entre éleveurs et paysans », a ajouté M. Adom.

    M. MARC PECSTEEN DE BUYTSWERVE (Belgique) a estimé que ce dernier rapport démontre à quel point certains défis et menaces sécuritaires, en raison de leur caractère transfrontalier, rendent l’analyse régionale nécessaire, citant notamment la problématique de groupes armés comme l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et Boko Haram. Il s’est inquiété de la situation au Cameroun et a appelé à faire prévaloir le dialogue, à garantir l’accès humanitaire et à respecter le droit international humanitaire. Vu la nature « holistique » de la crise, a-t-il ajouté, nous devons tous y apporter une réponse, à la fois aux niveaux sous-régional, régional et de l’ONU, mais également aux niveaux des États Membres et des acteurs humanitaires, des groupes confessionnels ou appartenant à la société civile.

    M. SHAOJUN YAO (Chine) a constaté que la région a été marquée par des progrès, citant notamment la signature de l’Accord de paix en République centrafricaine (RCA) et l’adoption d’une politique commune sur la migration par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), constatant toutefois que des facteurs liés à la maladie, entres autres, limitent les perspectives pour les pays d’Afrique centrale. Il a estimé que ceux-ci doivent régler leurs différends par le dialogue politique et appelé à lancer des efforts de médiation à cette fin. Il a aussi jugé nécessaire d’analyser l’impact, sur l’Afrique centrale, de la situation dans d’autres régions africaines.

    La capacité des pays à régler leurs problèmes de manière autonome doit être appuyée, a ajouté le représentant, citant notamment le développement durable et la lutte contre les trafics d’armes. Il a salué les efforts déployés pour combattre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et appelé la communauté internationale à renforcer sa coopération avec les pays de la région. Des efforts s’imposent aussi pour combattre la piraterie dans le golfe de Guinée. Après avoir engagé l’ONU à jouer un rôle renforcé dans la région par l’intermédiaire du BRENUAC, le délégué a, par ailleurs, fait observer que « le Cameroun n’est pas inscrit à l’ordre du jour du Conseil de sécurité » et que « la situation qui prévaut dans ce pays ne représente pas une menace à la paix et à la sécurité internationales ».

    Mme BERIOSKA ILUMINADA MORRISON GONZÁLEZ (République dominicaine) a salué la tenue des élections législatives au Tchad, le transfert de pouvoir pacifique en République démocratique du Congo (RDC) et la signature de l’Accord de paix en République centrafricaine (RCA). À cet égard, elle a demandé à tous les acteurs de respecter leurs engagements. La représentante a, cependant, regretté que la situation sécuritaire dans certaines parties de la région reste précaire du fait de l’activité de groupes armés, tels Boko Haram et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), de conflits ethniques et de la violence intercommunautaire entre éleveurs et agriculteurs. Pour contrer les groupes armés, a fait valoir la déléguée, la communauté internationale doit accompagner des initiatives nationales et régionales, à travers un processus ouvert de dialogue et une stratégie renforcée dans le cadre du Fonds pour la consolidation de la paix et des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

    Dans cet esprit, la représentante s’est félicitée de la signature d’un mémorandum d’accord entre le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC), avec le secrétariat de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en vue d’appuyer l’application de la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre. Elle a également mis l’accent sur les effets des changements climatiques qui, combinés aux conséquences humanitaires de tant d’années de conflits, constituent un défi pour la région. Enfin, elle a exhorté les organisations régionales, notamment l’Union africaine, à intensifier leurs efforts en matière de médiation et de dialogue, en incluant la société civile.

    M. JERRY MATTHEWS MATJILA (Afrique du Sud) a reconnu le rôle important que joue le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC) dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique centrale et s’est félicité de la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et de la formation d’un gouvernement inclusif dans ce pays. Il a appelé les parties centrafricaines à faire passer les intérêts de la population et du pays avant toutes autres considérations. En ce qui concerne la RDC, il a salué la tenue des élections dans une atmosphère relativement calme qui a résulté en un transfert de pouvoir pacifique. M. Matjila s’est, par ailleurs, inquiété de la tentative de coup d’État au Gabon en janvier. Il a exhorté le BRENUAC à maintenir son assistance aux pays de la région pour la conduite d’élections crédibles et inclusives. Il s’est dit encouragé par l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région du Pool en RDC et par l’apaisement au Tchad après les tensions sociales. Pour ce qui est du Cameroun, il s’est dit inquiet de la détérioration de la situation humanitaire mais encouragé par les efforts des autorités pour stabiliser la situation.

    Le représentant a également abordé le problème des attaques dans la région contre des civils par des groupes armés et des terroristes, ainsi que celui de la piraterie dans le golfe de Guinée, avant de se dire satisfait des efforts de lutte contre le trafic de flore et de faune par les autorités gabonaises et camerounaises. Sur le plan humanitaire, M. Matjila a exhorté les partenaires à poursuivre leur aide à la population dans le besoin et a demandé aux gouvernements de faciliter l’arrivée de l’aide. Sur les questions transversales, il a apprécié les efforts de l’ONU pour améliorer la cohérence et la coordination dans la région. Enfin, il a dit être inquiet de la menace posée par l’ Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine et en RDC, réaffirmant la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA du 20 septembre 2018 à cet égard.

    M. CHRISTOPH HEUSGEN (Allemagne) a considéré que le Représentant spécial, M. Fall, est à bien des égards un « catalyseur » de l’action de l’ONU en Afrique centrale. Il a salué le rôle de coordination que joue le BRENUAC avec l’Union africaine. Le représentant a souhaité que l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA)dure, même s’il s’est déclaré inquiet des violences récentes qui le mettent à l’épreuve. S’agissant de la situation au Cameroun, le délégué s’est félicité de la tenue, la semaine dernière, d’une séance en formule Arria, qui a permis de faire le point sur la crise dans ce pays.

    M. GUSTAVO MEZA-CUADRA (Pérou) a salué les efforts du BRENUAC pour rapprocher les positions des acteurs de différends processus de paix, citant notamment la signature de l’Accord de paix en République centrafricaine (RCA) et l’annonce de la libération des prisonniers politiques par le Président Tshisekedi en République démocratique du Congo (RDC). Le représentant s’est ensuite inquiété du conflit latent qui sévit dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun et a jugé fondamental que les acteurs humanitaires puissent bénéficier d’un accès complet à ces régions. Il a, par ailleurs, estimé que la crise au Burundi ne pourra être résolue que par l’intermédiaire d’un dialogue intraburundais. Plus généralement, le représentant a appelé à lutter contre le trafic d’espèces sauvages et de ressources naturelles, et à répondre à la situation dans les couloirs de transhumance ainsi que sur les voies maritimes. Il a condamné les attaques perpétrées par des groupes terroristes dans la région du bassin du lac Tchad.

    M. NARCISO SIPACO RIBALA (Guinée équatoriale) a indiqué que son pays, en tant que membre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), était reconnaissant à M. Fall pour son travail et notamment ses nombreux déplacements dans la sous-région. La Guinée équatoriale, a-t-il assuré, continuera d’appuyer le BRENUAC et de créer des synergies pour promouvoir la coopération bilatérale, tout en renforçant la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales. Le représentant a salué les avancées enregistrées dans la région comme les élections pacifiques en RDC, saluant au passage la tenue de la réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, du 27 au 31 mai à Kinshasa. Il a également cité les progrès accomplis en République centrafricaine ainsi que le retour à la normale au Burundi.

    Le Gouvernement de la Guinée équatoriale a émis un communiqué le 8 janvier 2019 pour rejeter vivement la tentative de coup d’État à Libreville la veille, a rappelé le délégué. Concernant le Cameroun, il s’est inquiété de la situation humanitaire qui s’aggrave à cause de l’afflux de réfugiés venant de pays de la sous-région. Il a dès lors salué les mesures prises par les autorités camerounaises pour faire face à la situation humanitaire. Par ailleurs, le délégué a rappelé avec satisfaction l’objectif de « faire taire les armes en Afrique » d’ici à 2020. L’année 2020 sera également importante aux yeux de la délégation, car ce sera le vingt-cinquième anniversaire du Programme d’action de Beijing, un moment crucial donc pour l’agenda « femmes, pax et sécurité ». Avant de conclure, le représentant s’est inquiété du sort des nombreuses personnes déplacées dans la région et des activités déstabilisantes des groupes armés.

    M. RODNEY M. HUNTER (États-Unis) s’est félicité des efforts de médiation déployés par le Représentant spécial, comme par exemple dans les régions du nord-ouest du sud-ouest au Cameroun, où des millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire. Il a dénoncé les agissements de groupes armés qui détournent l’aide humanitaire ou entravent l’accès aux populations dans le besoin. Le représentant s’est félicité du Plan d’assistance humanitaire lancé par le Gouvernement, avant de s’émouvoir des abus et des violations qui se multiplient au Cameroun, ainsi que des signalements d’exécutions extrajudiciaires. Il a, en outre, qualifié de « déplorable » le refus des autorités camerounaises d’admettre dans le pays un expert des droits de l’homme. La délégation américaine leur a demandé de respecter leurs obligations judiciaires en jugeant l’opposant Maurice Kamto ou en mettant fin à sa détention provisoire. Il a salué, en conclusion, la détermination des autorités camerounaises à engager un dialogue avec toutes les parties prenantes. Le délégué a souhaité qu’un examen stratégique des activités du BRENUAC soit conduit plus tard cette année.

    M. ROLLIANSYAH SOEMIRAT (Indonésie) a appelé à tirer parti de l’élan positif enregistré dans la région depuis le début de l’année, citant notamment le transfert pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC) et la signature de l’Accord de paix en République centrafricaine (RCA). Il faut, selon lui, s’attaquer aux racines des conflits. Soulignant qu’un processus électoral inclusif, authentique et crédible est essentiel pour la région, le représentant a appelé la communauté internationale à appuyer les efforts des gouvernements concernées pour renforcer la confiance. Il s’est ensuite inquiété de l’impact des actes de violence commis par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et Boko Haram. En conclusion, il a insisté sur l’importance d’établir un partenariat entre les organisations régionales et sous-régionales en collaboration avec l’ONU.

    M. DMITRY A. POLYANSKIY (Fédération de Russie) a déclaré que les forces africaines doivent être elles-mêmes à la tête des efforts en vue de sécuriser leurs propres pays, avec le soutien de la communauté internationale. Il a souligné que des succès considérables avaient été accomplis contre Boko Haram, qui reste cependant capable de mener des attaques meurtrières, notamment au Tchad. Le représentant a jugé préoccupante l’arrivée d’ex-combattants de l’État islamique dans les rangs de cette organisation terroriste. La Fédération de Russie a assuré qu’elle continuerait d’accompagner les efforts en vue de mettre en œuvre l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA). La délégation a ensuite rappelé que l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) continue de poser des problèmes. Enfin, son représentant s’est dit conscient des divisions qui prévalent au Cameroun, affirmant qu’elles doivent être réglées dans le cadre d’un dialogue interne entre toutes les parties prenantes.

    M. MANSOUR AYYAD SH. A. ALOTAIBI (Koweït) a pris note des faits recensés dans le dernier rapport du Secrétaire général, saluant notamment le premier transfert pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC) et la signature de l’Accord de paix en République centrafricaine (RCA). Il a appelé au bon déroulement des scrutins prévus dans plusieurs pays, dont l’Angola. Il a appelé à renforcer la coopération entre les pays de la région et avec les organisations régionales et sous-régionales, afin de trouver des solutions aux crises qui frappent l’Afrique centrale, en particulier les actes de violence commis par Boko Haram. Le représentant s’est aussi inquiété de la situation humanitaire dans la région et de l’impact de l’épidémie d’Ebola en RDC. Enfin, il a appuyé l’intégrité territoriale du Cameroun et la non-ingérence dans ce pays.

    Source : UN Press, 4 juin 2019

    Tags : République Centrafricaine, RCA, RDC, Ebola, Afrique Centrale, BRENUAC,

  • RDC: Tshisekedi nomme un Premier ministre proposé par Kabila, retour triomphal de Katumbi

    Ca y est! Après quatre mois d’attente et de tractations,le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé un Premier ministre au profil très singulier: il a été proposé par son prédécesseur, Joseph Kabila, pour former un gouvernement de coalition.

    Ce même lundi, un poids lourd de l’opposition, Moïse Katumbi, s’est rappelé au bon souvenir de l’alliance Tshisekedi/Kabila, avec un retour d’exil triomphal devant des dizaines de milliers de partisans dans son fief de Lubumbashi (sud-est).

    Le nouveau Premier ministre est un économiste septuagénaire mi-technocrate, mi-politique, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Il a été nommé en vertu de « l’accord politique » entre les coalitions de MM. Tshisekedi et Kabila, a déclaré le porte-parole du chef de l’Etat.

    Un accord politique, qui donne toute sa saveur à l’ »alternance » en RDC saluée ce même lundi à Kinshasa par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

    Devant la presse, le nouveau Premier ministre a remercié le chef de l’Etat et son prédécesseur Joseph Kabila, « qui m’a proposé comme candidat Premier ministre en m’assurant de sa confiance ».

    M. Ilunga Ilunkamba était en retrait de la vie politique à la tête de la Société nationale des chemins de fer congolais (SNCC). Une des innombrables entreprise publique dont les salariés ont fait grève pour réclamer le paiement d’arriérés de salaires (jusqu’à 227 avait avancé un média en ligne congolais).

    Ce docteur en sciences économiques aurait 72 ans, d’après un CV qui circule sur les réseaux sociaux, alors que son entourage avait avancé un âge plus élevé.

    Il a été quatre fois vice-ministre et deux fois ministre au Plan et aux Finances, selon la présidence, qui a dû rafraîchir la mémoire des Congolais: M. Ilunga Ilunkamba aurait été au gouvernement pour la dernière fois en 1991, à l’époque de l’ex-dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997), d’après son CV.

    Ce vieux routier doit faire le trait d’union entre le président Tshisekedi, qui dispose des importantes prérogatives que prévoit la Constitution, et M. Kabila, qui conserve tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement.

    Il doit maintenant former un gouvernement où les partisans de M. Kabila devraient être majoritaires, puis solliciter la confiance de l’Assemblée nationale.

    Le principal opposant à l’attelage Tshisekedi/Kabila s’appellera-t-il Moïse Katumbi? L’ex-gouverneur du Katanga est rentré au pays, trois ans jour pour jour après son départ en pleine tourmente judiciaire sous la pression de l’ancien régime Kabila.

    – Retour de rock-star –

    Tout vêtu de blanc, le riche homme d’affaires et président du TPMazembe, champion en titre du football congolais, a fait un retour digne d’une rock-star ou d’un joueur-vedette, salué par des dizaines de milliers de fans pendant cinq bonnes heures entre l’aéroport et le centre-ville.

    Pendant cette longue caravane, l’AFP n’a relevé aucun incident majeur à Lubumbashi, où les regroupements d’opposants étaient systématiquement dispersés dans les derniers mois du régime Kabila avant les élections du 30 décembre.

    « Je reviens pour la paix et pour la reconstruction nationale dans notre pays », a-t-il ajouté, en promettant de respecter la Constitution.

    M. Katumbi, exilé en Belgique, avait tenté en vain de revenir en août pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle. Sa condamnation à trois ans de prison a depuis été annulée.

    Allié puis adversaire de l’ex-président Kabila qui l’a qualifié de « Judas », M. Katumbi a déclaré qu’il se situait toujours dans l’opposition au président Tshisekedi.

    Il devra préciser le rôle qu’il entend jouer avec Martin Fayulu, le candidat qu’il a soutenu à l’élection présidentielle du 30 décembre et qui revendique la victoire.

    « Un autre pas en avant dans la démocratie en #RDC avec le retour au pays de @moise_katumbi #Changement », a twitté l’ambassadeur américain Mike Hammer.

    « C’est une belle journée », a également glissé le ministre français des Affaires étrangères, en visite à Kinshasa.

    « Le président (Emmanuel) Macron m’a demandé de saluer toutes les initiatives prises par le président Tshisekedi dans le domaine de l’Etat de droit », a-t-il déclaré en sortant du bureau du président Tshisekedi, quelques heures avant la nomination du nouveau Premier ministre.

    Il a annoncé un programme d’aide de 300 millions d’euros à la RDC pendant les cinq ans du mandat de M. Tshisekedi.

    Le résultat de l’élection congolaise est le fruit d’un « compromis à l’africaine », avait déclaré en février M. Le Drian, après avoir mis en doute la victoire de M. Tshisekedi proclamée par la Commission électorale.

    « Il y a eu une vraie élection démocratique, je la constate, validée par la Cour constitutionnelle et validée par l’Union africaine », a-t-il cette fois déclaré lundi à Kinshasa.

    ANI

    Tags : Congo, RDC, Tshisekedi, Katumbi,

  • La Fédération Congolaise de Rugby poursuit la conquête des nouvelles provinces

    Ce merveilleux projet qui devait démarrer l’année passée, a été finalement repoussé cette année pour des raisons sécuritaires

    KINSHASA, République Démocratique du Congo, 20 mai 2019/ — Le Directeur technique national de la Fédération Congolaise de Rugby (FeCoRugby.org), monsieur Teddy TSHISUAKA MUTOMBO, s’est rendu à Kananga, chef-lieu de la nouvelle province du Kasaï Central en vue d’assurer l’implantation du rugby. Il s’agira spécialement d’assister techniquement le noyau des jeunes gens qui a été recruté, en insistant sur la sécurité et la santé du joueur par l’organisation des séances d’entrainement supervisé par lui.

    En outre, il doit organiser une session de formation de deux jours à l’intention d’éducateurs GIR dont une poignée de participants seront des enseignants du cycle primaire et secondaire. L’objectif est d’amener le ballon ovale dans la plupart d’écoles éparpillées dans un immense pays aux dimensions d’un sous-continent.

    Ce merveilleux projet qui devait démarrer l’année passée, a été finalement repoussé cette année pour des raisons sécuritaires.

    La province de Tshopo sera notre prochaine destination à partir du mois de juillet avec comme point de chute, la ville martyre de Kisangani.

    Distribué par APO Group pour Fédération Congolaise de Rugby (FECORUGBY).

    Tags : Congo, République Démocratique du Congo, RDC, rugby, Fédération Congolaise de Rugby, FECORUGBY,

  • RDC : manque de budget pour des enterrements sécurisés et dignes (ONU)

    Selon le site d’informations des Nations Unies, il ne resterait que deux semaines d’activités d’enterrement digne et sécurisé des personnes décédés par l’épidémie d’Ebola au Congo. Il y a un manque de 16 millions de dollars dans le financement de cette opération.

    Un partenaire de l’ONU, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prévient que les fonds dont elle dispose pour poursuivre des enterrements sécurisés et dignes ne couvrent encore que deux semaines, registrant un déficit de 16 millions de dollars et une augmentation des infections.

    Selon Le Monde, l’épidémie a laissé plus de 1100 morts, des centres de traitement de la maladie ont été attaqués et, l’ONU dénonce le « délire total » des rumeurs.

    Tags : Congo, RDC, Ebola, épidémie, enterrement,

  • Point de presse téléphonique sur les défis de la criminalité et de la corruption en Afrique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe des États-Unis

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    Africa Regional Media Hub

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Point de presse téléphonique sur les défis de la criminalité et de la corruption en Afrique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe des États-Unis

    Mme Merritt y parlera du dialogue stratégique bilatéral avec le Kenya, de son récent déplacement en république démocratique du Congo et des programmes de l’INL en matière de criminalité et de corruption en Afrique
    WASHINGTON D.C., États-Unis d’Amérique, 16 mai 2019/ — Le 23 mai 2019 Point de presse téléphonique sur les défis de la criminalité et de la corruption en Afrique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe des États-Unis.

    ÉVÉNEMENT:

    Veuillez vous joindre à nous le 23 mai 2019 à 12h00 TU pour un point de presse téléphonique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe pour le bureau des Affaires internationales de stupéfiants et de répression (Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs ou INL). Mme Merritt y parlera du dialogue stratégique bilatéral avec le Kenya, de son récent déplacement en république démocratique du Congo et des programmes de l’INL en matière de criminalité et de corruption en Afrique.

    CONTEXTE :

    L’INL veille à la sécurité des Américains par la lutte contre la criminalité, les drogues illicites et l’instabilité à l’étranger. Nous faisons progresser ces priorités par l’engagement et l’assistance diplomatiques pour renforcer les entités du secteur du maintien de l’ordre et de la justice pénale afin que les partenaires et les alliés gèrent plus efficacement les menaces transnationales dans leur pays avant qu’elles atteignent les frontières des États-Unis. En quelques mots, nous veillons à la sécurité par la justice. La mission principale de l’INL est de :

    Favoriser la stabilité, l’état de droit, les droits humains et la démocratie,
    Promouvoir la croissance économique sur les marchés étrangers, et faire en sorte que les entreprises américaines y puissent lutter à armes égales,
    Soutenir nos partenaires des forces de l’ordre, et
    Faire en sorte qu’il soit plus difficile de se livrer à des activités relevant de la criminalité internationale, du terrorisme, et du commerce illicite.

    La sous-secrétaire adjointe Mme Merritt supervise les activités de l’INL en RDC et dans le reste de l’Afrique sur la voie de ces objectifs par : l’assistance aux partenaires africains dans le cadre de la lutte contre le crime organisé transnational, le trafic de drogue et le terrorisme ; la facilitation des opérations de stabilisation post-conflit et de la réforme du secteur de la sécurité ; le renforcement des systèmes de justice criminelle de sorte à les responsabiliser vis-à-vis du public et à garantir le respect des droits de l’homme ; et la promotion de la coopération régionale.

    DÉTAILS :

    Intervenante : Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe pour le bureau des Affaires internationales de stupéfiants et de répression

    Date : 23 mai 2019

    Heure : 12h TU/14h00 Afrique du Sud

    * Veuillez utiliser le convertisseur de fuseau horaire afin de calculer l’heure du début de l’événement dans votre fuseau horaire.

    Langue : Anglais. Un service d’interprétation en français et portugais sera disponible.

    Règles de base : « On the record », les déclarations sont officielles.

    Confirmation de la participation

    (RSVP) : Confirmez votre participation via Eventbrite.

    Twitter : Suivez la conversation à #AFHubPress pour l’appel. Suivez-nous sur @AfricaMediaHub et @StateINL.

    LOGISTIQUE :

    · Les participants devront se connecter à la téléconférence 10 à 15 minutes avant son début.

    · L’opérateur demandera aux journalistes qui se connectent à titre individuel de donner leur nom, celui de leur organe de presse ainsi que leur localisation. Il demandera aux ambassades leur nom et leur localisation.

    · Le modérateur assurera la répartition du temps de parole entre les appelants connectés pour les questions-réponses. Les journalistes participant à l’appel en conférence en anglais uniquement seront invités à appuyer sur les touches « * » et « 1 » de leur téléphone pour figurer sur la file d’attente de questions. Nous demandons aux journalistes de bien vouloir limiter leur intervention à une seule question et d’indiquer à quel intervenant elle s’adresse.

    · Ils peuvent également poser leurs questions par courrier électronique à afmediahub@state.gov avant l’appel.

    BIOGRAPHIE :

    Heather Merritt a été officiellement nommée sous-secrétaire d’État adjointe au Bureau des affaires internationales de stupéfiants et de répression (INL) en octobre 2018 après avoir exercé des fonctions intérimaires depuis novembre 2017. À ce titre, elle supervise le bureau des programmes Afrique et Moyen-Orient de l’INL et le bureau chargé de l’assistance et des partenariats en matière de justice pénale. Auparavant, elle était directrice du bureau des programmes Afrique et Moyen-Orient de l’INL, qui met en œuvre des programmes d’assistance étrangère dans plus de trente pays partenaires de l’Afrique et du Moyen-Orient, pour les aider à développer de manière durable leurs institutions du secteur de la justice pénale et de la sécurité civile.

    Mme Merritt est titulaire d’une maîtrise en stratégie des ressources nationales de la Dwight D. Eisenhower School of National Security and Resource Strategy de la National Defense University à Washington.

    Madame Merritt a été cheffe de mission adjointe à l’ambassade des États-Unis à Luanda, en Angola, de 2012 à 2015 et a exercé les fonctions de chargée d’affaires par intérim pendant un an dans le cadre de cette affectation. Elle a également occupé le poste de responsable du bureau politique/économique de l’ambassade des États-Unis de Gaborone, au Botswana et de responsable du bureau politique adjointe à l’ambassade des États-Unis d’Abuja, au Nigéria. Elle avait auparavant occupé des fonctions diplomatiques au Zimbabwe et au Mexique et travaillé à Washington au sein du bureau de la Colombie au Bureau des affaires des Amériques. Elle a rejoint le département d’État en 1998.

    Distribué par APO Group pour Africa Regional Media Hub.

    SOURCE

    Africa Regional Media Hub

    Tags : Afrique, Heather Merritt, Criminalité, corruption, trafic, drogue, Kenya, Congo, RDC, stupéfiants, narcotrafic,

  • L’ambassadeur du Canada au Congo souligne le potentiel touristique de la RDC

    L’ambassadeur du Canada en République Démocratique du Congo, Nicolas Simard, a souligné le caracter exceptionnel du potentiel touristique de la RDC.

    « Premiers rayons de soleil à quelques kilomètres de la source du fleuve #Congo, près de #Kolwezi. Un grand pélican nous a souhaité karibu au #Katebi Lodge, sur le chemin du retour vers Lubumbashi. Le potentiel touristique de cette région et de la RDC est vraiment exceptionnel! », indique le diplomate canadien dans un tweet publié jeudi dernier.

    Des observateurs ont indiqué qu’il «faut seulement la paix dans ce pays pour que tous ces coins soient ouverts au tourisme et offrir du travail aux locaux et ainsi redresser notre économie ».

    « Le Katebi Lodge, le Grand Karavia à Lubumbashi sont de véritables havres de paix, des vues époustouflantes sur les dorures du fleuve Congo qui n’ont rien à envier aux plus grands sites touristiques. Les opérateurs éco doivent vraiment développer ce potentiel et drainer des emplois majeurs! », ont-ils précisé.

    La République démocratique du Congo compte environ 964 sites touristiques répertoriés par le ministère du Tourisme sur l’ensemble du territoire national, dont 585 sites naturels, 108 historiques, 195 socioculturels et 76 industriels, indique un document du ministère de Tourisme dont une copie est parvenue lundi à l’ACP.

    Parmi les 964 sites, 400 n’ont plus des voies d’accès et d’autres se trouvent dans des contrées insécurisées, précise la même source qui cite le secrétariat général au Tourisme.

    Tags : Congo, RDC, tourisme, Katebi Lodge, Grand Karavia, Lubumbashi,

  • Nouvelles du Congo

    Nouveau drame dans le Lac Kivu, plusieurs personnes rescapés bilan provisoire

    Plusieurs disparus et une cinquantaine des rescapés identifiés dans un nouvel naufrage qui s’est produit lundi sur le lac Kivu à l’issue d’un chavirement d’une pirogue motorisée de  Katale vers Sud-Kivu pour la ville de Goma au Nord-Kivu dans l’est de la RDC. Selon les temoins,  il y avait abord une centaine des passagers plus 60 rescapés déjà et en vie.

    Les services de secours sont déjà mobilisés pour les recherches des victimes. Ce nouveau chavirement sur le lac Kivu qui intervient quelques jours après celui du 15 avril dernier qui avait couté la vie à une centaine des personnes.

    La mesure du Président de la République, celle du port des gilets de sauvetages aux passagers n’a pas été respectée.

    Pour ce nouveau drame, il est difficile présentement d’établir le bilan, mais on note plusieurs disparus et des rescapés, selon des sources sur place

    RDC : Moïse Katumbi se positionne dans l’opposition républicaine

    L’ex gouverneur du Katanga et coordonnateur de la coalition Lamuka, vient de briser son silence observé depuis l’élection présidentielle ayant donné comme vainqueur Félix Tshisekedi. Dans une interview exclusive accordée à RFI et France 24, Moïse Katumbi s’est exprimé sur plusieurs questions brûlantes.

    « Je vais rester dans l’Opposition, mais une opposition républicaine» a répondu Moïse Katumbi à la question sur son camp d’appartenance.

    Le président d’ensemble pour le changement, a évité tout propos négatif sur l’actuel président Félix Tshisekedi. Mais par contre, il n’a pas ménagé l’ex président Joseph Kabila, qu’il a traité de Judas, pour avoir violé la constitution et tué à l’Est de la RDC.

    Moïse Katumbi annonce son retour à Lubumbashi, le 20 mai 2019. Ainsi, il a lancé un vibrant appel aux ONG , avocats et Eglises, à ouvrir un bureau pour recenser tous les crimes commis sous Kabila.

    Le president du TP Mazembe rentre au pays en homme libre, après annulation du jugement qui l’avait condamné à trois ans de prison. Moïse Katumbi est considéré comme un acteur clef dans la première alternance du pouvoir en RDC.

    RDC : Des attaques au Nord-Kivu poussent des dizaines de milliers de personnes à fuir

    Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 03 mai 2019 au Palais des Nations à Genève.

    L’insécurité dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), a poussé plus de 100 000 personnes à fuir leur foyer en avril.

    Les attaques continuent de terroriser la population. Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est extrêmement préoccupé par la sécurité des civils. Les personnes déplacées se trouvent dans une situation désespérée et il est difficile de leur venir en aide du fait de l’instabilité.

    En avril, près de 60 000 personnes ont déjà fui les combats autour de Kamango, près de la ville de Beni. Par ailleurs, environ 50 000 personnes ont fui, également en avril, dans le territoire voisin de Lubero, où l’armée congolaise combattait les groupes armés Maï-Maï.

    Les attaques commises par des groupes armés dans la ville de Beni ont aujourd’hui cessé, mais elles se sont propagées vers des zones rurales. Les combats se poursuivent également dans le sud du Nord-Kivu et vers Goma, la capitale de cette province. Les enlèvements et les meurtres traumatisent la population. Souvent, ce sont des personnes déplacées qui sont la cible d’attaques. La semaine dernière, cinq corps mutilés ont été retrouvés dans une rivière du territoire de Masisi, à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Goma. Parmi ces corps sans vie se trouvaient ceux de trois enfants. Quatre personnes parmi les morts avaient été enlevées à Kashuga, un site de déplacés localisé non loin.

    Dans la même région, plus de 20 000 civils nouvellement déplacés sont arrivés ces derniers mois dans trois petites villes seulement – Mweso, Kashuga et Kirumbu dans le territoire de Masisi.

    Des équipes du HCR en visite dans la région ont reçu des informations faisant état de viols et de recrutement d’enfants par des groupes armés.

    En RDC, la province du Nord-Kivu demeure l’une des régions du pays les plus touchées par les déplacements. La population déplacée est estimée à plus d’un million de personnes. C’est également la région de RDC où le nombre d’incidents de violence sexuelle et sexiste signalés est le plus élevé. Le nombre de cas de viols signalés a augmenté, en particulier dans le territoire du Masisi.

    Le HCR a intensifié ses activités dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en RDC depuis août 2018. Notre travail compte plusieurs priorités : aider les personnes qui ont besoin de protection – par exemple les survivantes de violences sexuelles ; travailler auprès des communautés pour renforcer leur capacité à faire face à de multiples crises ; et fournir un abri aux déplacés et aux rapatriés.

    Cependant, notre réponse est affectée par le manque de fonds, même pour l’aide humanitaire de base, comme les abris ou l’aide aux femmes exposées à la violence et à l’exploitation sexuelles. Sur le montant de 47 millions de dollars nécessaire en 2019 pour faire face aux déplacements internes en RDC, les contributions reçues par le HCR ne s’élèvent qu’à 6,2 millions de dollars.

    Tags : RDC, Congo, Kivu, Katanga,

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 17 avril 2019

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Libye

    Tout au long de la nuit, Tripoli a été le théâtre des combats les plus violents depuis le début des hostilités, avec des tirs aveugles de roquettes dirigés contre un quartier à forte densité de population de la capitale libyenne. Au moins cinq civils auraient été tués et plusieurs autres blessés.

    Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, M. Ghassan Salamé, a condamné avec la plus grande fermeté ces bombardements, en rappelant que de tels actes peuvent constituer des crimes de guerre dont la responsabilité incombe non seulement aux auteurs mais aussi aux commanditaires. Dans une déclaration faite hier aux médias, M. Salamé a réitéré son appel à l’unité internationale pour épargner à la Libye les conséquences dévastatrices d’une guerre civile.

    Au cours des dernières 24 heures, nous avons également constaté la plus forte fausse du nombre de déplacements de populations en un jour, avec plus de 4 500 personnes, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce chiffre porte à 25 000 le nombre total de personnes contraintes de fuir leurs foyers.

    À chaque fois que l’accès le permet, les partenaires humanitaires s’efforcent de répondre aux besoins croissants. Toutefois, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la demande faite hier pour un cessez-le-feu temporaire en vue de permettre aux civils de quitter librement et en toute sécurité les zones de conflit ne s’est pas concrétisée. Ceux qui sont pris au piège dans les zones de conflit manqueraient de denrées alimentaires de base ainsi que de carburant et subiraient des coupures prolongées d’électricité et d’eau.

    La communauté humanitaire continue d’appeler toutes les parties à s’acquitter de leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à protéger les civils et les infrastructures civiles.

    Hier, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et ses partenaires ont réinstallé 150 autres réfugiés vulnérables qui étaient détenus au centre d’Abou Selim, à proximité des affrontements en cours, dans le local du HCR situé dans le centre de Tripoli. Des efforts sont en cours pour mettre davantage de personnes vulnérables en sécurité.

    République démocratique du Congo (RDC)

    Un accident de ferry se serait produit sur le lac Kivu en République démocratique du Congo (RDC).

    Le Secrétaire général va écrire au Président Tshisekedi pour lui transmettre ses condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au peuple et au Gouvernement congolais.

    L’ONU est solidaire du Gouvernement face à cet incident et se tient prête à lui apporter son aide, comme demandé.

    Soudan

    Le Représentant spécial conjoint pour l’Opération hybride ONU-Union africaine au Darfour (MINUAD), M. Jeremiah Mamabolo, a informé, ce matin, le Conseil de sécurité par visioconférence des derniers développements s’agissant de cette mission à la suite du limogeage du Président soudanais Omar el-Béchir.

    Le haut fonctionnaire a déclaré que les changements au niveau fédéral avaient un impact évident sur la situation au Darfour, notamment des manifestations et des actes de violence. Il a assuré au Conseil que la MINUAD est restée vigilante et maintient une position solide, en particulier dans la zone de responsabilité du Jebel Marra, où ses troupes sont déployées.

    La Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, Mme Ursula Mueller, a également informé le Conseil que, bien avant les derniers événements survenus au Soudan, les besoins humanitaires au Darfour et dans d’autres régions du pays s’intensifiaient déjà en raison de la crise économique.

    Elle a déclaré que l’impact direct des récents événements politiques sur les opérations humanitaires était jusqu’à présent limité et que les opérations normales se poursuivaient, mais s’est dit préoccupée par la protection des civils, en particulier au Darfour.

    Corne de l’Afrique

    Environ 23,4 millions de personnes souffrent actuellement d’insécurité alimentaire dans la région de la Corne de l’Afrique, dont 10,7 millions de personnes en Somalie, au Kenya, en Éthiopie et dans la région de Karamoja, en Ouganda. Ces chiffres proviennent du Groupe de travail de l’alimentation et de la nutrition, une plateforme régionale coprésidée par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

    Lors d’une conférence de presse organisée en début de journée à Nairobi, le Groupe a indiqué que même si la population souffrant d’insécurité alimentaire est plus faible que les chiffres recensés pendant la sécheresse de 2017, le risque que la situation s’aggrave est élevé en raison des prévisions d’un déficit de précipitations et du retard des grandes pluies de mars à mai.

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué qu’il suit de près les conditions en cas d’une nouvelle sécheresse régionale et coordonne avec les gouvernements et les intervenants humanitaires. L’agence est prête à réagir si nécessaire, mais dépendrait d’une augmentation de l’appui des donateurs pour pouvoir le faire.

    Afghanistan

    Un nouveau rapport de l’ONU indique qu’en dépit d’une réduction du nombre de cas de torture recensés depuis 2016, de nombreux détenus continuent d’indiquer qu’ils ont été l’objet de mauvais traitement.

    Le rapport conjoint de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et du Bureau des droits de l’homme a conclu que près d’un tiers des 600 détenus questionnés ont fourni des témoignages crédibles et fiables indiquant qu’ils avaient été torturés.

    La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, a signalé que bien que les politiques lancées par le Gouvernement pour combattre la torture et les mauvais traitements aient permis de réaliser certains progrès, elles demeurent loin d’être suffisantes.

    Pour sa part, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan, M. Tadamichi Yamamoto, a indiqué que le respect de l’état de droit et des droits de l’homme est la meilleure façon de créer les conditions pour une paix durable.

    Iran

    Suite aux fortes pluies et aux crues soudaines qui ont touché de nombreuses parties de l’Iran, trois missions interagences de l’ONU se sont rendues dans les provinces de Lorestan, Golestan et Ilam, la semaine dernière, pour y évaluer l’impact humanitaire.

    Ces missions ont fait état de dégâts importants sur les cultures, les infrastructures de base et le bien-être des gens. Une mission est en cours au Khozestan.

    L’ONU mobilise un appui en coordination avec la communauté internationale. L’ONU a également fourni des fournitures de santé d’urgence, des abris d’urgence et des articles ménagers.

    Le 10 avril, à la suite d’une requête du Ministère de la santé de l’Iran, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a acheminé par avion des fournitures médicales, notamment pour les traumatismes, le choléra et les maladies non transmissibles.

    e-déchets

    À Genève, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a lancé un appel à l’action pour mieux gérer les déchets électroniques, dit e-déchets, afin de les transformer en une source profitable de travail décent.

    Selon l’OIT, le monde produit jusqu’à 50 millions de tonnes de e-déchets chaque année. Cependant, seulement 20% sont officiellement recyclés, en dépit d’une valuation de 62 milliards de dollars. Les e-déchets sont également en train de devenir une ressource importante pour les travailleurs du secteur informel qui récupèrent, réparent, rénovent, réutilisent, réadaptent et recyclent des équipements électriques et électroniques.

    L’agence appelle à promouvoir davantage la gestion des e-déchets et les infrastructures de gestion de manière à créer des emplois décents. Elle exhorte aussi à protéger les personnes qui travaillent avec ces matériaux qui sont toxiques, dangereux et ont un impact négatif sur l’environnement.

    Technologie numérique sanitaire

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié, aujourd’hui, de nouvelles recommandations sur la façon dont les pays peuvent utiliser la technologie numérique sanitaire pour améliorer les services essentiels de santé.

    Le Directeur général de l’OMS, M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que les technologies numériques sont un outil essentiel pour réaliser la couverture sanitaire universelle, garder le monde en sécurité et servir les vulnérables.

    Les directives soulignent aussi que chaque personne doit être assurée que ses données sont en sécurité et qu’elles ne sont pas à risque si elle a accédé à des informations sur des questions de santé sensibles, comme la santé sexuelle et reproductive.

    UN PRESS

    Tags : Afghanistan, Libye, edéchets, RDC, Souda, Iran, Corne de l’Afrique,