Étiquette : répression

  • Maroc : Deux militants rifains condamnés à des peines de 30 mois à 3 ans de prison.

    Le tribunal de première instance de la ville d’Al Hoceima (nord du Maroc) a condamné lundi le militant rifain Achraf El Bakali à 30 mois de prison pour, entre autres charges, avoir participé à des manifestations pacifiques du Mouvement populaire du Rif.

    Dans la même journée, la Chambre de première instance de la Cour d’appel de la même ville a condamné à trois ans de prison le militant Mourad Orahou du Rif pour les mêmes accusations, à savoir sa participation aux manifestations.

    Pour rappel, les protestations sociales du mouvement populaire du Rif ont éclaté en octobre 2016 après l’assassinat du marchand de poisson Mohsin Fikri, qui a été écrasé à mort dans un camion à poubelle après que les autorités aient saisis sa marchandise.

    La campagne de répression qui s’en est suivi dans le but de mettre fin aux manifestations et éteindre la colère populaire a eu comme résultat l’emprisonnement de plus de 872 militants, dont une grande majorité de la ville d’Al Hoceima, pendant que les faux procès et les condamnations se poursuivent jusqu’à nos jours.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Makhzen, répression, Mohcine Fikri,

  • Maroc: Hommage à la mère d’une victime de la répression à Jerada

    « J’ai décidé aujourd’hui d’écrire pour rendre hommage à une grande militante qui reste debout seule face à la machine tyrannique qui a écrasé son enfant il y a une année de cela et à ce jour, et manœuvre encore jusqu’à présent d’occulter ce crime et priver cet enfant de son droit à l’accès aux soins.

    Il s’agit de Najet Mahjoubi, la mère de l’enfant Abddelmoula Zaiqer qui a été fauché brutalement l’année dernière pendant le mouvement de Jerada, et qui est, depuis, entre la vie et la mort dans l’une des cliniques à Casablanca

    L’histoire de son combat telle qu’elle m’a été racontée par un ami qu’elle-même m’a raconté est longue et amère et le voyage est encore long devant elle. Ce drame lui causa des fractures à la colonne vertébrale. Pendant son transfert à l’hôpital, il a subi des lésions au niveau de sa moelle osseuse qui l’empêche de bouger.

    Actuellement, il souffre d’une invalidité motrice totale, de douleurs vives, d’infection des reins et de malnutrition et il a besoin d’une solution urgente et coûteuse pour remplacer la moelle osseuse endommagée …

    Najet a tout laissé pour accompagner son enfant au Centre De Réeducation à Casablanca, comme s’il avait surmonté le danger et atteint le stade de récupération et qu’il ne lui restait que la phase de réeducation avant de se tenir sur ses pieds. Najet a lutté durement pour faire connaitre la tragédie de son enfant et a reçu un peu de solidarité et a trouvé quelqu’un pour l’aider à hospitaliser son fils à l’étranger pour un traitement réel ce qui nécessite l’obtention du rapport médical complet du cas de son enfant, mais sa requête du rapport médical a été rejetée et différée.

    Malgré la solidarité de certains défenseurs des droits humains à son égard et la saisine des autorités judiciaires pour ouvrir une enquête sur l’affaire, il n’y a pas eu d’enquête judiciaire, ni rapport médical et cette femme tient debout depuis frapper à toutes les portes dans l’espoir de trouver des interlocuteurs pourvu qu’elle trouve quelqu’un qui va l’assister pour sauver la vie de son enfant et lui éviter le statut d’invalidité permanente.

    En ce 8 mars, je lance un appel à tous mes amis afin de fournir toute sorte de soutien disponible, chacun depuis sa position et selon ses possibilités. Je fais appel en particulier à mes amis avocat(e)s …

    Je rends hommage à cette combattante inlassable pour recouvrer les droits de son enfant à la vie et à l’accès aux soins, et la femme qui se tient courageusement et fermement face à la tyrannie et la mère qui dit cité par Maxime Gorki  » Je ne veux pas qu’ils se servent de mon dos pour apprendre à battre les autres » ( La mère)

    Tout mes respects madame
    Khalida Yasser

    CONTACT
    Najet Mahjoubi ( La mère de l’enfant Abddelmoula Zaiqer)
    TEL : (+212)06.58.05.94.29

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    Tags : Maroc, Jerada, Najet Mahjoubi, répression, soins, santé,

  • Maroc : L’instinct de conservation est la véritable motivation historique du Makhzen (Maati Mounjib )

    «Le mahhzen est un système pragmatique qui ne pense qu’à se perpétuer. L’histoire nous enseigne que ce système ne s’est jamais préoccupé du développement du pays et ne manifeste de patriotisme que dans la perspective de sa survie», explique l’historien Maati Mounjib.

    Lors de la séance inaugurale de l’université d’été organisée par Cap Démocratie Maroc (CAPDEMA) dans l’enceinte de la faculté des sciences juridiques Souissi de Rabat, l’historien Maati Mounjib a soutenu que «le mahhzen est un système pragmatique qui ne pense qu’à se perpétuer. L’histoire nous enseigne que ce système ne s’est jamais préoccupé du développement du pays et ne manifeste de patriotisme que dans la perspective de sa survie».

    Pour illustrer son propos, Mounjib cita l’exemple du sultan Moulay Abdelhafid qui a dû prétendre être nationaliste pour obtenir l’adhésion populaire. L’acte de la Beia comportait un article clair qui obligeait le Sultan à consulter les marocains pour les questions relatives à la souveraineté du pays mais Abdelhafid, craignant d’être écarté, a accouru vers la signature de l’accord du protectorat qui lui garantira sa pérennité sur le trône.

    Plus tard, lors de la période coloniale, Mounjib explique comment le makhzen, toujours fidèle à son patriotisme opportuniste, a pu garantir sa pérennisation à travers le rôle d’intermédiation qu’a joué Mohammed V entre la puissance coloniale et la résistance marocaine.

    «Après l’indépendance, le makhzen a continué dans la même stratégie. Il s’est alors heurté au mouvement nationaliste et a alimenté les conflits entre les différentes compsantes de la société marocaine. Ce qui lui a permis de s’octroyer le rôle d’arbitre suprême et apparaître ainsi comme la seule entité capable de garantir la stabilité de l’État», poursuit Mounjib. Le nationalisme est depuis devenu synonyme d’allégeance à la monarchie au point qu’Hassan II qualifiait les chansons faisant son éloge de «chansons nationalistes».

    L’intervention du professeur Mounjib s’inscrivait dans le cadre d’une réflexion sur la thématique du makhzen à laquelle ont pris part d’éminents spécialistes comme le professeur Mohammed Sassi ou encore le professeur Nabil Mouline. Tous deux ont traité respectivement de la situation du makhzen entre 1944 et 1999 et de l’évolution du concept à l’aune des différentes dynasties qui ont gouverné le Maroc.

    Lakome, 29 juin 2013

    Tags : Maroc, Makhzen, répression, Maati Monjib,

  • Maroc: Le mouvement rifain : état des lieux (Mars 2019)

    Aujourd’hui, le situation du mouvement populaire et pacifique rifain ne varie pas. C’est le statut quo ante qui prédomine. Rien ne bouge. C’est l’impasse. Cela oblige plus que jamais les soutiens au mouvement rifain de se réinventer.

    Dans la province d’Al Hoceima, le siège militaire, sécuritaire et policier est toujours d’actualité. Tout est sous contrôle. Tout est bouclé. La surveillance de tout le monde est de mise. Le pouvoir continue de sévir en toute impunité. Pire, le pouvoir est en train de , d’une part, tuer la vie à petit feu, forcer à l’exil la fine fleur de la population et de l’autre, sinistrer toute l’économie de la région. Autant dire, et c’est le sens que je peux donner à ces indices : Un nettoyage ethnique graduel, insidieux, systématique et programmé est à l’œuvre. Décidément, rien ne semble empêcher le pouvoir de poursuivre son œuvre.

    Objectivement, dans le RIF, le mouvement n’est plus à l’œuvre, pour ne pas dire qu’il n’existe plus, vraisemblablement, il couve toujours. En ce moment, la province d’Al Hoceima connait une accalmie. Les manifestations sont quasi nulles. En revanche, les causes qui ont déclenché le mouvement sont toujours là. Ceux qui animent cette actualité, sont, d’une part, les détenus politiques, de l’intérieur de leurs lieux d’incarcérations, et d’autre part, les communications régulières traitant du déroulement des procès en appel et les spéculations sur leur issue, et enfin, les actions de soutien de la diaspora. Par ailleurs, les réseaux sociaux se révèlent des outils indispensables d’activisme, et de socialisation. Ils sont investis massivement comme un espace public (Opinion publique, médias) où se tiennent publiquement des échanges citoyens, plus ou moins rationalisés, car non productifs, interminables et nuisibles parfois. Ce n’est pas une zone de non-droit, pour autant, il y a des risques de représailles du pouvoir qui peut réagir en poursuivant les auteurs de certaines publications déplaisantes. Cela représente, tout de même, un avantage de taille. La Toile est une source abondante de connaissances et de révélations, où beaucoup y prennent s’informer sur le terrain.

    Le terrain physique, quant à lui, est désinvesti, de crainte de rafles et d’arrestations abusives. Le droit fondamental, les libertés politiques constitutionnelles sont confisquées et le droit international est violé. Le déni est total. Une sorte d’ »apartheid » qui ne dit pas son nom. Comme tout le monde le sait, tout cela est prémédité. La mobilisation à l’international, quant à elle, ne faiblit pas

    Dans ce faisceau d’éléments, on discerne les signes d’un désir du pouvoir en place de laisser pourrir la situation en jouant la montre. Le pouvoir détient le monopole de la violence physique légitime. Ses agents sont autorisés à commettre les dépassements de toutes nature, et en toute impunité, et ce au nom de la sécurité et sûreté de la société. Les rifains sont ainsi accusés de vouloir renverser l’ordre dont il se dit le garant, d’où la sanction de leur insoumission. Dès le départ, sa réaction a été autoritaire et constamment dans la négation. Il me semble qu’il ne changera pas de sitôt. C’est délibéré, prémédité, et s’inscrit dans une stratégie savamment élaborée par les sécuritaires haut gradés du régime, et validée par la hiérarchie étatique. A rappeler que le roi est le dirigeant effectif du pays, loin de camper la fonction symbolique ou cérémonielle qu’on lui prête. En bref, le rapport de forces est en sa faveur et il reste maitre du jeu.

    Le mouvement, quant à, doit réaménager sa stratégie militante car le modèle qu’elle a adopte jusque-là, a atteint ses limites. A présent, ce statu quo et cette impasse ne font que s’éterniser, d’où la nécessité d’examiner cette configuration, et de construire un projet et des choix stratégiques. Dans ce sens, il faudra tâcher d’élever ce combat au lieu de le rétrograder.

    Pour que le mouvement et ses soutiens se maintiennent debout, il y a urgence à du sang neuf, revaloriser le combat et repousser ses horizons. C’est vital. Certes, le mouvement rifain est inépuisable, cependant il faudra penser à amorcer un nouveau tournant et un nouveau palier de nouvelles revendications. Plus concrètement, il faudra penser à remettre d’autres options au centre de l’agenda, élargir les perspectives et le répertoire d’actions. Si mouvement il y a, il doit être durable, il doit être motivé par une transformation globale du contexte rifain actuel, faute de cela, on risque d’esquiver l’essentiel.

    Par ailleurs, la logique de la compromission du sort des détenus politiques rifains, entretenue et martelée pendant à ce jour, se révèle une tactique fantaisiste, infondée, dénuée de base logique et rationnelle. Elle a servi pendant longtemps, pour certains, à neutraliser tout débat de fond et pour écarter les tenants des thèses dites « radicales » ou « extrémistes ». En effet, à un certain stade du processus du mouvement, certaines voix ont décrété que toute « radicalisation » du mouvement exposerait les détenus à des difficultés dans leur procès, les pénalisait, et alourdirait leurs peines. Mais ce que nous ignorons est que le sort des détenus et leur procès a été ficelé et scellé en amont..

    Ce que nous devons garder à l’esprit 

    Ne jamais renoncer, ne jamais désespérer. La cause rifaine est juste. Le mouvement | HIRAK est une dynamique sociale et politique, tout à fait normale et intervient dans la logique des choses.

    Le désenchantement du peuple rifain et le malaise sont réels, et il faudrait le reformuler correctement. Assez de tergiversations, d’irrésolution et d’indécision

    Il y a une vraie nécessité de changements structurels pour répondre à de nombreux périls qui nous guettent

    Le pouvoir marocain est illégitime, son contentieux avec le RIF est séculaire, il n’est pas inédit ; et n’est qu’un prolongement de l’Histoire

    La justice marocaine est une justice aux ordres, soumise à l’exécutif. C’est le palais, le cabinet du roi, qui détient l’essentiel du pouvoir et qui controle le sort des détenus

    On n’est jamais mieux servis que par soi-même. Il faudra réhabiliter le principe de « l’auto organisation » des masses à travers les comités populaires et des assemblées pour réaliser les objectifs en vue.

    Les corps intermédiaires en présence, dont les partis politiques marocains, sont faussés et impuissants. Ils sont animés par l’unique volonté de conquérir et d’exercer le pouvoir ( Le but naturel de tout parti politique).

    Cela dit, ils sont indispensables dans toute société. Il faudra penser à une stratégie pour développer ces institutions.

    Quelques recommandations fondées sur une synthèse des observations

    Quel qu’en soit les circonstances, l’attitude de la militance rifaine et leurs amis , doit rester immuable :

    Préserver le principe unificateur de l’action du mouvement : Le RIF au-dessus de toutes considérations.

    Faire primer le bien commun sur les intérêts personnels
    Continuer à agir pour obtenir la reconnaissance internationale, à exiger une enquête internationale indépendante. Chercher des mesures effectives.

    Agir pour mettre un terme à toute coopération entre l’union européenne et le Maroc. L’Europe contribue substantiellement à financer l’oppression des rifains

    Articuler la réflexion sur le temps court et le temps long

    Assainir le mouvement et promouvoir les bonnes pratiques. Poursuivre son combat quitte à coexister avec les « parasites ». Si la majorité décide de bannir cette minorité agissante, elle sera exclue et isolée de fait. C’est regrettable mais ce passage est nécessaire. Nous sommes en présence d’intérêts divergents. Par ailleurs, ces « trolls » frustrés du monde, ces esprits tristes, englués dans l’invective permanente, avec pour objectif de jouer les coqs, de mettre le bazar dans cet effort d’ordre et d’organisation, seront jugés par l’Histoire.

    Chercher un socle commun, rapprocher les points de vue, et trouver une convergence sur les questions essentielles, et une coopération minimale.
    Définir les principes élémentaires de la vie publique et la vie politique rifaine pour renforcer la démocratie interne des institutions, des individus et accroître leur crédibilité aux yeux du public

    Respecter le pluralisme. Que les forces qui veulent s’organiser indépendamment, le fassent en toute liberté. Le mouvement rassemble des profils divers, des polarités différentes, et des rifains de tous bords politiques. Cela ne fragilise en aucun cas le mouvement, tout au contraire, cela le renforce.

    Promouvoir des principes démocratiques : l’égalité, le dialogue, la coopération et la transparence.

    Améliorer la maitrise de la communication politique. Apprendre à communiquer correctement et fidèlement sur le mouvement et répandre ses idées vers un public plus large

    Dégager une conception de ce que l’on veut, et prendre des engagements clairs.

    Aller en rang dispersé, nous ferait perdre non seulement en efficacité, mais surtout, nous perdrons la force de frappe que représente Notre rassemblement.

    Enfin, j’attire l’attention sur les effets de la délocalisation du combat à mener, du RIF vers la diaspora.

    Le mouvement n’a cessé d’évoluer et d’agréger de nombreuses revendications.

    Si la revendication intiale était de faire toute la lumière dans l’assassinat du Mohcine FIKRI, il y a eu par la suite un ensemble de revendications qui se sont greffés à la premiere dont la levée du dahir qui remonte à 1958 et décrète la province d’al Hoceima une zone militaire, et d’autres revendications socio-économiques et culturelles : une infrastructure hospitalière, dont un hôpital oncologique, une université, la lutte contre la corruption, le développement de la région , la lutte contre l’expropriation des terres etc… Après les arrestations des manifestants, les revendications ont été déviées vers la réclamation de la libération immédiate et inconditionnelle des détenus politiques rifains.

    Aujourd’hui on en est à dénoncer et à condamner les mauvais traitements des détenus politiques rifains, c’est là qu’une déviation s’opère, on détourne le sens du mouvement, on rétrograde le combat pour focaliser sur des détails au lieu de pointer toute la structure. Ces mauvais traitements sont consubstantiels à l’Etat makhzenien. Un état de non droit. Derrière les interrogations de ces aspects des choses, se cache un problème politique très important : celui de la définition de l’Etat.

    Le fait diasporique rifain a besoin d’être institutionnalisé

    L’actualité nous persuade définitivement que l’organisation des de la diaspora rifaine en un modèle institutionnel général, et en un corps politique viable, et plus ou moins élaboré. Il doit constituer notre principal atout. Après des décennies de tâtonnements, il est temps d’avoir une approche globale du fait diasporique rifain et mettre en place des institutions, à la fois pour :

    Défendre ses intérêt

    Sauvegarder la langue et la culture rifaine

    Contribuer à une meilleure intégration des rifains dans leur pays d’accueil.
    Gagner en capacité d’influence, pour négocier, séduire et convaincre
    Pour ce faire, rien n’est plus simple que d’exploiter et mettre en œuvre des connaissances portant sur la structuration de l’identité rifaine à l’étranger.

    Les institutions auront pour mission de réguler les pratiques des groupes issus de la diaspora rifaine en contexte européen, dont le rôle sera de défendre ses valeurs, ses objectifs, ses intérêts, et ceux de ses citoyens. Elles fonctionneront en étroite collaboration avec les gouvernements et les administrations locales.

    Une Assemblée populaire, démocratique et représentative des Rifains Expatriés (RE)

    Des ONG de défense des droits humains pour faire connaître à l’opinion occidentale le sort des rifains, celles qui doivent agir dans l’humanitaire, des actions d’aide et de développement, et des associations diverses.

    Des médias d’information de qualité pour relayer un AUTRE regard sur le RIF

    Un festival annuel pour promouvoir l’art et la culture rifaine

    Une cellule d’Information, de documentation et de promotion de la culture rifaine visant à donner un nouvel essor à la langue écrite, à la littérature et à la musique

    Promouvoir un réseau d’entrepreneurs et d’investisseurs pour explorer le potentiel économique et de développement dans le RIF

    Mieux canaliser les retombées des transferts d’argents des migrants rifains vers le RIF et les mobiliser pour financer l’économie du RIF. Cela passe par la mise en place d’une banque d’investissement de la diaspora.

    Travailler sur un projet d’Institut de la statistique et des études économiques et démographiques avec pour mission de collecter, produire, analyser et diffuser des données sur la diaspora rifaine.

    La méthodologie qui sera adoptée au sein de ces institutions, est celle des règles de la démocratie élémentaire. Ces institutions vont agir comme un ensemble d’éléments en interaction, regroupés au sein d’une structure pilote ayant un système de communication pour faciliter la circulation de l’information, dans le but de répondre à des besoins et d’atteindre des objectifs spécifiques.

    Source : Blog de Rachid Oufkir, 8 mars 2019

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, répression, diaspora,

  • Maroc: Midhat Bourequat et le Makhzen

    L’ancien prisonnier de Tazmamart Midhat Bourequat livre à Radouane Baroudi sa vision du «Makhzen», d’hier à aujourd’hui.

    Radouane Baroudi a rencontré Midhat Bourequat à Paris le 1er juin 2013.

    Détenu pendant près de 20 ans dans les geôles de Hassan II, le rescapé de Tazmamart (auteur de l’ouvrage « Mort Vivant », qui raconte son calvaire), parle du Makhzen et de son évolution jusqu’à aujourd’hui.

    L’extrait choisi porte sur sa définition du Makhzen.

    Pour rappel, Midhat Bourequat est un homme d’affaire franco-marocain né en 1932 au Maroc. Il a d’abord été proche du Palais d’Hassan II. En 1973, il a été enlevé avec ses trois frères à Rabat. Il arrive à Paris en 1992 après près de deux décennies passées en prison, notamment dans le sinistre bagne de Tazmamart.

     

    Tags : Maroc, Hassan II, Frères Bourequat, Midhat René Bourequat, Tazmamart, répression, droits de l’homme, Makhzen,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=EbMiPcefpKU&w=560&h=315]
  • Esclavage au Consulat Général du Maroc à Orly

    Ali Lmrabet vient de pendre sur Youtube une vidé accablante pour la diplomatie marocaine, ou pour le moins, pour Mme La Consule Générale du Maroc à Orly, Malika Alaoui.
    Il s’agit d’un cas d’esclavage. Une bonne qui est maltraitée par la famille de la Consule générale qui porte le même nom de famille que la famille royale.
    Selon Lmrabert, « certains assurent que les agressions de la consule générale Alaoui contre sa bonne duraient depuis un certain temps ».
    « Si vous n’appelez pas la police, je me suicide », supplie cette esclave forcée de la diplomatie marocaine.
    Il rappelle que « le consulat général du Maroc à Orly, dirigée par Malika Alaoui, avait été donné en exemple en février 2016 par le roi qui l’avait visité ».
    « L’ambassade du Maroc à Paris, dirigée par le franco-marocain Chakib Benmoussa, était-elle au courant ? », se demande le journaliste marocain qui fait partie de la longue liste de journalistes victimes de la répression du régime de Mohammed VI.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=xElKx5VvVWk]
     
    Dans le même contexte, l’ambassadeur du Maroc en Italie, Hassan Abou Ayoub est traîne dans les tribunaux italiens sous accusation d’agression physique et verbale et harcèlement sur la personne de sa bonne.
    http://www.aljaliama.net/scoops/22380.html
     
    Tags : Maroc, esclavage, consulats du Maroc

  • Archives de la DGED : Rapports sur les dernières activités de la Jamaa Al-Adl Wa-lihsan

    تقرير حول مستجدات الأنشطة الخاصة بجماعة العدل و الإحسان بالخارج