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  • Un ex-prisonnier marocain devient le héros du Maroc

    Comment l’ex-prisonnier Karim d’Utrecht est devenu le héros du Maroc

    UTILE AU TEMPS DE LA CORONA

    Dans une jeep pleine de cartables, Karim Boulidam (33 ans) d’Utrecht traverse le Maroc avec son ami Jamal (33 ans). Le duo d’Utrecht distribue environ 150 cartables par jour aux enfants. « Nous rendons ces enfants super heureux, soulageons les parents et aidons l’économie locale. »

    « Attends, je vais mettre la voiture de côté pendant un moment. » Il s’avère qu’il n’est pas si facile de raconter son histoire via un téléphone portable en roulant sur un chemin de terre au Maroc. Depuis Al Hoceima, ville portuaire du nord du Maroc, Karim est en route pour les montagnes de l’Atlas où il espère à nouveau ravir un certain nombre d’enfants avec un cartable. Il avait déjà fait cela dans les montagnes près de la ville côtière, où il était initialement en vacances avec sa famille.

    Ennui

    Au bout d’un mois, l’ennui s’est installé, dit-il. « La plupart des Marocains européens restent chez eux à cause de la couronne, il n’y avait donc pas grand chose à faire. » Karim a décidé de se rendre utile et a acheté 20 cartables dans un magasin local. Avec un ami, il est allé dans les montagnes du Rif, où il a distribué les sacs aux écoliers. Il a posté une vidéo sur Instagram et ce fut un grand succès. «J’ai immédiatement reçu beaucoup de messages de personnes qui voulaient m’aider et donner de l’argent», dit Karim avec enthousiasme.

    24 heures après la diffusion de sa vidéo sur les réseaux sociaux, 60 donateurs s’étaient déjà inscrits. « Au bout de deux jours, j’ai dû appeler de l’aide, car je ne pouvais pas y faire face par moi-même. » Il a fondé la fondation RizQ, qui travaille contre la pauvreté en général, pour rendre disponible un numéro de compte pour les dons. De plus, il était assisté d’un ami, Youssef Amakran, un voyageur du monde qui partage ses expériences via Facebook et Instagram. « Les paiements via Tikkies n’étaient bientôt plus possibles pour moi. » Les dons pour le projet caritatif provenaient principalement des Pays-Bas, mais aussi de Belgique et de France, d’importants dons ont été faits.

    Karim distribuait des cartables aux enfants. Il y a environ six ans, il a acheté un gros lot aux Pays-Bas qu’il avait expédié au Maroc. Il s’est inspiré de la politicienne Fatima Talbi, décédée l’année dernière, qui collectait chaque année des cartables pour orphelins au Maroc dans le cadre du projet «Chaque enfant un cartable».

    Karim a été touché par cette initiative et, avec Fatima, l’a étendue à d’autres endroits au Maroc. En 2014, il a distribué 8000 cartables à plusieurs amis, en 2015 il y en avait déjà 22000. Et maintenant, en partie par ennui, mais surtout par engagement avec son pays d’origine, Karim choisit de relancer cette campagne.

    Beaucoup de Marocains ont autre chose en tête que d’acheter des cartables pour leurs enfants, dit Karim: «Ils pensent: nous n’avions pas ces sacs avant, pourquoi nos enfants en auraient-ils besoin? Ces fournitures scolaires peuvent également être stockées dans un sac en plastique ou un sac en toile de jute. Et les cartables sont assez chers, ils peuvent les manger pendant deux semaines. « 

    Histoire différente

    Pour les enfants, c’est une histoire complètement différente: «S’ils voient que quelqu’un de la classe a un joli sac, ils veulent en avoir un eux-mêmes. Sinon, ils n’ont pas du tout envie d’aller à l’école.

    Karim dépense environ 18 euros par cartable. Par son action, il soutient non seulement les parents et les enfants, mais aussi l’économie locale. Les petits entrepreneurs sont gravement touchés par le fait que les Marocains européens restent à l’écart à cause de la couronne. «Nous avons déjà aidé vingt magasins en cette période de crise. Ils ont dû passer des commandes supplémentaires pour nous », dit Karim.

    Au total, il a maintenant distribué environ 2 500 sacs dans les écoles du Maroc, et il y en aura au moins 2 000 de plus, assure-t-il. Selon l’âge, les cartables sont remplis d’étuis à crayons, stylos, gommes à effacer, crayons, crayons de couleur, peinture, tableaux noirs et craie. Les tout-petits reçoivent un gobelet, une boîte à lunch et un tableau noir, les enfants plus âgés peuvent compter sur des feutres et des ciseaux.

    Bienfaiteurs

    Quelle est la réponse aux deux bienfaiteurs inconnus? « Nous nous rendons toujours visite la veille pour informer les enfants et la direction. » Tôt le lendemain, Karim conduit dans les montagnes avec son compagnon. «Certains enfants sont surpris et un peu méfiants. Ils ne nous connaissent pas non plus, bien sûr. D’autres sautent en l’air, ouvrent immédiatement le sac et se mettent à courir. Que Karim parle leur langue est un gros avantage. «Mais cela ne s’applique pas au sud du Maroc. Heureusement, mon ami connaît cette langue. Et sinon, nous montrons simplement les sacs, alors ils comprendront!

    Sporadiquement, le contact est plus difficile. Dans une mise à jour récente sur Facebook, Karim dit que lui et son ami se sont vu refuser l’entrée dans un village de montagne de l’Atlas. Les villageois méfiants craignaient que des enfants soient enlevés ou violés. Cela s’était déjà produit dans un autre village, ont-ils dit aux deux garçons. Il dit via WhatsApp que le froid est à l’improviste: « Nous avons eu une bonne conversation avec ces gens et maintenant nous sommes heureusement les bienvenus. »

    Chaussures cassées

    Le projet avec les cartables a depuis été élargi. Les gens peuvent également faire un don pour acheter des vêtements et des chaussures d’hiver. «Nous avons vu de nombreux enfants dans les montagnes marcher avec des chaussures cassées, des tongs ou des pieds nus. Même maintenant, les dons affluent, nous avons rapidement atteint 12 000 euros.

    Karim prévoit de travailler sur ce projet au moins jusqu’à la fin du mois d’octobre. Karim tire en grande partie la motivation du projet de son expérience. «Mes parents ont fui le Maroc à cause de la pauvreté. Mon père s’est également promené ici pieds nus. J’aurais pu être un tel enfant moi-même. J’ai eu la chance d’avoir grandi en Europe. Mais je n’oublierai jamais d’où je viens.

    Une autre partie de son passé a également incité Karim à faire quelque chose de bien pour les autres. Dans sa jeunesse, il a été détenu pendant environ quatre ans. Après sa libération, il s’est consacré aux anciens détenus par le biais du magazine Made in Prison et a commencé à enseigner l’éducation dans les écoles pour garder les jeunes sur la bonne voie. «J’ai fait beaucoup de mauvaises choses», dit-il. « J’en ai pris beaucoup et maintenant je veux donner quelque chose en retour. » Le projet avec les cartables s’intègre parfaitement dans sa vision actuelle de la vie. «Faire quelque chose de bien me donne une grande satisfaction et j’obtiens beaucoup de gratitude en retour. Cela approfondit ma vie. Mais je le fais aussi par amour pour le pays et pour mes parents.

    Règles de corona strictes

    Les mesures Corona s’appliquent également au Maroc. «Les règles sont assez strictes ici. La moitié des enfants vont à l’école le matin, l’autre moitié l’après-midi. Ils ne sont pas autorisés à s’asseoir les uns à côté des autres et ils portent tous une casquette en classe. Certaines écoles réagissent même un peu effrayées. «Ils veulent que nous nettoyions les sacs avant de les distribuer. Et cette distance de 1,5 mètre est difficile à maintenir lorsque les enfants viennent à vous. Le strict respect des règles varie d’une école à l’autre. « Dans d’autres endroits, ils ne sont pas difficiles et ils sont un peu plus détendus. »

    Source: AD.NL, 22 oct 2020 (traduction automatique)

    Tags : Maroc, Pays Bas, RME, cartables scolaires, élèves, écoles, pauvreté,

  • Qui est derrière l’exploitation des imams et des mosquées musulmanes en Belgique ?

    Il a été constaté que des imams et des mosquées de Belgique ont été instrumentalisés de manière illégitime dans le traitement de questions ne concernant en rien les musulmans comme la propagande en faveur de la constitution marocaine soumise au recensement à la date du 1er juillet prochain.

    Beaucoup d’intéressés parmi les musulmans de Belgique et autres se demandent pourquoi le gouvernement belge et le ministère de la justice, en charge des affaires confessionnelles et des lieux de culte, restent muets. La Belgique ne défend-elle pas les valeurs de la laïcité et la séparation entre la religion et la politique ainsi que la non intervention des religieux dans les affaires politiques.

    Ces derniers jours, les musulmans de Belgique sont en colère après les sermons du vendredi passé tenus dans certaines mosquées; il a été traité de la question du référendum au Maroc et même plus que cela puisque certains imams ont lancé une propagande en faveur du gouvernement marocain avec un appel clair à voter « oui ». La majorité des Musulmans ont refusé que leurs mosquées soient instrumentalisées pour la propagande de l’Etat du Maroc dans les mosquées bâties avec leur argent privé pour le culte et la culture et non à des fins de servir un Etat, un parti politique ou un quelconque projet politique. Le fait d’instrumentaliser les imams et les mosquées en vue d’une propagande politique pour ces projets étrangers est en opposition avec les us et coutumes connus pour éloigner le rôle du culte pour un profit politique.

    Le fait que l’ambassade marocaine à Bruxelles incite les imams en faveur d’une propagande pour le référendum marocain durant les sermons du vendredi et l’exposition des urnes de vote dans les mosquées le jour du vendredi directement après le sermon nous pousse à nous interroger sur le rôle de la mosquée, la relation de l’imam de la mosquée avec la société belge et les limites de ses compétences. Ces sermons et conférences propagandistes se font en Belgique au profit de l’Etat marocain afin d’imposer une large participation des Marocains résidents en Belgique après qu’une majorité de Marocains du Maroc aient refusé le vote en faveur de la nouvelle constitution qu’ils considèrent comme une constitution octroyée par le Roi du Maroc.

    Les consultas marocains, à Bruxelles, Anvers et Liège, ont distribué des tracts et des dépliants dans de nombreuses mosquées et commerces afin de sensibiliser et d’inciter à la participation au référendum en faveur de la constitution. La plupart des Marocains résidents en Belgique ignorent son contenu; sans parler que ces RME portent la nationalité belge et la majorité d’entre eux n’ont pas de relation avec le Maroc si ce n’est la relation familiale. La politique du bâton que l’Etat marocain adopte à l’égard des imams des mosquées ainsi que certains élus d’origine marocaine, et l’instrumentalisation de la radio « Al manar » (radio pour tous les Arabes de Belgique), nous pousse à nous interroger sur les raisons de ce silence et la complicité du gouvernement belge et des ministères en charge du rôle du culte et de la radio « al manar ».

    Mohamed Said

    Bruxelles

    Source : Akhbarona, 28 juin 2011

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    Maroc: Ducarme proteste contre la tenue du référendum dans des mosquées belges

    BELGA, 30 juin 2011.- Le député fédéral Denis Ducarme (MR) a protesté jeudi contre l’installation de bureaux de vote dans certaines mosquées belges, à l’occasion du référendum constitutionnel marocain.

    Selon M. Ducarme, « les activités politiques sont à proscrire » dans les mosquées, d’autant plus que certaines d’entre elles sont en voie de reconnaissance par l’Etat et qu’elles bénéficieront d’un financement public.

    L’organisation du vote dans les mosquées confirme par ailleurs « l’ingérence persistante des Etats étrangers dans l’organisation du culte islamique en Belgique », a ajouté M. Ducarme, évoquant au passage les tensions autour de l’exécutif des Musulmans.

    La communauté marocaine de Belgique, forte de plus de 300.000 membres, pourra voter vendredi, samedi et dimanche, de 08h00 à 20h00, dans l’un des 23 bureaux ouverts pour l’occasion. Dix bureaux sont prévus à Bruxelles, notamment au sein des deux ambassades (auprès de la Belgique et auprès de l’Union européenne) et au consulat général, mais plusieurs mosquées et associations marocaines ont également accepté de mettre une salle à disposition.

    Tags : Maroc, Belgique, mosquées, imames, RME, Al Manar,

  • Comment les consulats instrumentalisent les ressortissants marocains en Europe (document confidentiel)

    Poste consulaire du Royaume du Maroc :

    Plan d’action (201 4-2018):

    A- Introduction :

    1. Le présent plan ambitionne de mettre la lumière sur les grands axes de l’action qui sera menée au niveau d’une circonscription consulaire.

    2. La démarche poursuivie est simple, voire simpliste. Elle part d’une analyse de l’état actuel de fonctionnement du Consulat, de ses réalisations, et s’attelle aux insuffisances à pallier :

    a. Etablir un diagnostic aussi complet que possible,

    b. Mettre à profit les réalisations antérieures,

    c. Etablir une feuille de route qui s’identifie à la stratégie du département en la matière et prend en considération la politique du pays d’accueil.

    3. Conscient du fait que l’action consulaire est un travail de longue haleine, alors la capitalisation des expériences antérieures sera enrichissante à plus d’un titre. A cet égard, tout apport doit s’inscrire, tout simplement, dans une logique de continuité.

    4. Chercher l’efficience en fonction des moyens disponibles, ayant en vue l’usager qui doit rester l’ultime objectif.

    B- Diagnostic :

    1. Prenant note des activités du poste et de ses réalisations,

    2. Le contexte actuel, marqué par des changements dans les politiques d’immigration et par les tendances qui s’annoncent, laisse entendre de nouvelles orientations en matière d’accueil,

    3. L’immigration se trouve au cœur des débats politiques, toutes tendances confondues. Les pays d’immigration par excellence, cherchent aujourd’hui à en limiter la vitesse et réduire l’effectif. Entre des raisons sécuritaires, sociales ou encore économiques, ces pays seraientt entrain de revoir leurs politiques d’immigration.

    4. De génération en génération, la Communauté marocaine à l’étranger s’avère de plus en plus exigeante en matière des services demandés (célérité, commande de la prestation à distance en utilisant les nouvelles technologies, accessibilité,…),

    5. La perception de la notion de la prestation chez le marocain à l’étranger est, généralement, calquée sur celle qui s’opère autour de lui, fournie par certains services du pays d’accueil.

    C- Objectifs et orientations :

    1. Assimiler la nature des besoins de la communauté dans le nouveau contexte qui serait entrain de se dessiner dans les pays d’accueil :

    a. Dresser un bilan de l’immigration marocaine dans la circonscription,

    b. Se mettre à l’écoute de toutes ses composantes,

    c. Se mobiliser aux côtés de toutes les sensibilités pour s’enquérir de leurs aspirations,

    d. Anticiper sur les défis à court, moyen et long terme.

    2. S’intéresser à la communauté des étudiants, étant un grand potentiel à gérer en faveur des stratégies de développement de notre pays.

    3. Sur le plan économique :

    a. Identifier les secteurs clés,

    b. Sensibiliser sur les atouts du Maroc et en informer sur ses plans et stratégies,

    c. Présenter les différents avantages de l’économie marocaine,

    d. Mettre en relations les acteurs économiques de part et d’autres,

    e. S’activer en multipliant les contacts avec les différents opérateurs,

    f. Informer, via le Net, sur Maroc en chiffre,

    g. User de toutes les plates-formes (Université, Grandes Ecoles, Chambre de Commerce), qui seraient susceptibles de mettre la lumière sur les avancées du Maroc,

    h. Mettre au premier plan le tourisme, en facilitant l’accès à des informations sur le secteur et faire du site web, un espace d’échange au sujet du tourisme au Maroc.

    i. Encourager les RME à investir au Maroc : ils sont une source d’enrichissement et un facteur de développement inestimables, à tout égard, pour notre pays.

    4. Sur le plan social et culturel :

    a. Ranimer le rôle des associations et leur rôle dans l’encadrement des membres de la Communauté marocaine,

    b. Accorder une place importante à l’enseignement de la langue l’arabe,

    c. Porter un intérêt à la situation des enseignants et des prédicateurs, en concertation avec les départements concernés,

    d. S’intéresser aux problèmes de la communauté dans son pays d’origine,

    e. Réagir en concertation avec les Départements concernés pour mieux présenter le Maroc dans cette région,

    f. Réserver une place privilégiée à la femme et à la jeunesse dans toutes les actions.

    5. Sur le plan politique :

    a. Servir les intérêts de notre pays, et sa cause principale,

    b. Se mettre au diapason de l’évolution politique du pays d’accueil,

    c. Etablir des analyses régulières sur la situation politique,

    d. Emettre des points de vue à même d’aider à la prise de décision,

    e. Concerter avec les autorités locales sur des questions d’intérêt commun,

    f. Harmoniser des actions, s’il y a lieu, avec les autres postes (action à l’horizontale).

    g. S’approcher et établir des relations avec les élus,

    h. Etablir un annuaire des compétences marocaines dans la région.

    i. En ce qui concerne la société civile, la protection des droits des étrangers est généralement l’œuvre de des organisations non gouvernementales. Celles-ci sont pour la plupart des structures puissantes et très influentes dans le milieu politique. Les associations marocaines qui entretiennent des rapports avec ces organisations peuvent contribuer efficacement à la protection de nos ressortissants, notamment contre tout traitement discriminatoire ou expulsion arbitraire du pays de résidence.

    6. Sur le plan cultuel : les RME constituent un vecteur pour la propagation et le rayonnement de la culture de notre pays. Comme ils peuvent être les ambassadeurs d’un Islam de juste milieu ouvert, tolérant et respectueux des autres religions

    a. Veiller à des relations d’écoute et d’échange avec les Imams et les représentants des lieux de culte ;

    b. Œuvrer pour l’image d’un Islam modéré;

    7. Le mode organisationnel est important à plus d’un égard :

    a. Repartir l’organigramme en fonction des besoins et des prestations fournies,

    b. Identifier chaque prestation, sa nature et les usagers cibles,

    c. Quantifier la demande des prestations et anticiper les moyens,

    d. Mettre en place un système d’information capable de répondre à toutes les tâches,

    e. Optimiser les procédures et l’utilisation des moyens ;

    f. Responsabiliser le personnel et le motiver ;

    g. Informatiser les archives ;

    h. Proposer les aménagements techniques nécessaires pour améliorer le système informatique.

    i. Penser à l’ergonomie à l’enceinte du Poste,

    8. la dématérialisation de la tâche consulaire:

    a. Prendre en charge les membres de la communauté qui préfèrent faire appelle à des prestations via le net,

    b. Développer un système de prestation à distance, et assurer son entretien,

    c. Suivre de près toutes les innovations dans le monde des nouvelles technologies qui profitent à la prestation consulaire, et s’enquérir de l’expérience d’autres pays,

    d. Doter le site web de toutes informations actualisées sur l’action consulaire,
    e. Gérer le flux des usagers par le moyen de rendez-vous,
    f. Instaurer des bornes interactives au niveau du consulat ;
    g. Utiliser les nouvelles technologies pour communiquer avec les membres de communauté marocaine.

    9. Le maintien d’une coopération étroite avec les autorités locales. Il s’agit de relations à entretenir et à faire évoluer :

    a. Créer les conditions propices pour des relations régulières et à long terme avec les différentes composantes de l’autorité locale,

    b. Garder un lien équilibré avec la société civile et autres formes de pouvoir sur place,

    c. Etre attentif aux développements de la scène politique locale, et sur les questions liées à la problématique migratoire.
    d. Chercher à élargir le cercle des amis du Maroc.

    Dans toutes les actions, une importance particulière sera accordée à la femme et aux jeunes.

    D- Moyens :

    1. Améliorer l’état de la Chancellerie afin de répondre aux besoins de la Communauté Marocaine et la doter des moyens adéquats pour servir ses usagers,

    2. L’exploitation de tous les moyens disponibles à l’effet de répondre aux attentes d’une communauté qui affiche de plus en plus ses préférences à l’usage des nouvelles technologies et aspire à des services comparables à ceux du pays d’accueil.

    3. Deux chantiers seraient visés : Les ressources humaines et le développement d’une nouvelle politique de communication :

    a. Développement d’un site web qui répond aux besoins des usagers,

    b. User des nouvelles technologies pour répondre aux besoins spécifiques de la Communauté,

    c. Formation continue au profit des agents à l’outil informatique et aux systèmes d’information.

    4. S’intéresser aux Associations et lieux de culte:

    a. Etablir avec elles un pont de communication permanent,

    b. Se consulter régulièrement pour échanger des points de vue,

    c. Etre à leur écoute et proposition,

    d. Renforcer leur action,

    g. Débattre des moyens et des objectifs qui leur sont assignées,
    h. Sen sibiliser les différents acteurs sur les orientations de la politique de notre pays en matière d’émigration,

    i. Se concerter sur différents sujets d’intérêt national.

    5. Les orientations du département et autres instances en charge de la Communauté marocaine à l’Etranger :

    a. Assimiler les directives des départements concernés,

    b. S’inscrire dans les objectifs de la politique du département,

    c. Agir selon les moyens disponibles avec efficience et rigueur,

    d. Coordonner toute action avec les départements qui serait intéressés ou concernés par le citoyen marocain à l’étranger,

    e. Défendre au mieux les intérêts de la Communauté marocaine.

    6. Les enseignants relevant de la Fondation Hassan II.

    Une bonne gouvernance devrait permettre d’optimiser l’utilisation des moyens disponibles et permettre d’atteindre les objectifs visés dans les meilleures conditions.

    E. Suivi et évaluation :

    1. Les objectifs fixés nécessitent un suivi permanent et une évaluation à intervalles réguliers :

    a. Fixer pour chaque trimestre les objectifs à atteindre;

    b. Fixer des indicateurs de suivi et d’évaluation ;

    c. Evaluer les risques ;

    d. Exiger de tous les Services des rapports trimestriels sur leurs activités,

    e. Prendre note des difficultés et des solutions proposées,

    f. Entamer des démarches participatives,

    g. Rendre compte au département des avancées réalisées ;

    F. Conclusion :

    a. L’action consulaire évolue dans le temps. Elle s’inscrit de plus en plus dans les changements que connaît le monde d’aujourd’hui et subit de ce fait, elle aussi, les effets de la révolution numérique.

    b. Toutes les prestations passent aujourd’hui par des systèmes d’information, qui appellent aussi bien des ressources humaines qualifiées dans ce domaine, que des usagers en mesure d’assimiler le changement qui s’opère autour d’eux.

    c. Le Maroc s’est engagé sur la voie d’un programme numérique ambitieux. L’e-gouvernement (Maroc numeric 2013), lancé dans ce cadre, est un chantier qui appelle à la mobilisation et au redoublement d’efforts pour le mettre sur les rails.

    e. S’il est vrai que les systèmes d’informations allègent et facilitent l’action consulaire dans ses actes administratifs, le contact humain demeure toutefois primordial.

    f. Le domaine consulaire ne répond pas seulement à un besoin en prestation d’un citoyen établi à l’étranger. Il contribue, dans le cas d’un pays comme le notre et dont l’économie dépend en partie des transferts de sa communauté à l’étranger, à cerner la problématique de l’émigration/immigration dans son ensemble. Il participe, au final, à édifier des politiques adéquates à cet égard.

    Tags : Maroc, Europe, Union Européenne, Consulats, RME, communauté marocaine,

  • L’argent de la DGED pour payer ses informateurs en Europe a été détourné par ses propres agents

    Une enquête judiciaire en Espagne révèle que l’argent de la DGED pour payer ses informateurs en Europe a été détourné par ses propres agents.

    Un dossier d’instruction ouvert au parquet d’Igualada, une ville du centre de la Catalogne, a mis à découvert un vaste réseau de détournement de fonds publics marocains opéré par plusieurs responsables et agents de la DGED (service de renseignements et de contre-espionnage marocain).

    Sous couvert de subventions de l’Etat marocain pour ses communautés installées à l’étranger, la DGED envoyait de l’argent pour payer ses informateurs (chekamas) en Espagne. Or, une partie de cette manne financière a été détournée et a fini dans les poches de ceux qui avaient la charge de la distribuer.

    Selon le quotidien « El Mundo » qui a publié cet info, cet argent a été déposé sur les comptes bancaires des épouses de ces agents, qui l’ont blanchi en l’investissant dans des agences de voyage et des sociétés fantômes en Catalogne.

    L’enquête ouverte après la plainte de Mimon Jalich, responsable d’une association qui s’est depuis retirée de l’accusation après sa convocation par la DGED à Rabat (ce qui n’a pas empêché le parquet de continuer ses investigations), a identifié plusieurs noms de bénéficiaires :

    1. La dentiste Naïma Lamalmi, épouse d’un chef de la DGED à Rabat : Mohamed Belahrech, le responsable chargé des mosquées et des imams en Europe dans ce service de renseignement.

    2. Naziha El Montasser, épouse d’Abdellah Boussouf, « historien » et secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). Selon « El Mundo », c’est lui qui se chargeait de la distribution d’une partie de l’argent en Espagne.

    3. Atiqa Bouhouria, épouse de Noureddine Ziani, espion marocain de la DGED, débusqué et expulsé d’Espagne en urgence absolue en 2013 parce qu’il constituait « une menace pour la sécurité du pays ».

    Naïma Lamalni et Naziha El Montasser apparaissent dans des documents administratifs espagnols comme résidant au domicile de Atiqa Bouhouria ep. Ziani, rue Generalitat de Catalunya à Barcelone, alors qu’elles n’habitent pas en Espagne.

    Curieusement, selon « El Mundo », les noms de Belahrech, de Boussouf et de l’espion Ziani apparaissent comme « enregistrés » comme propriétaires d’une agence de voyage de Rabat, « Elysées Travels ».

    Au delà de ce détournement de fonds publics, cette affaire a permis de dévoiler plusieurs autres noms du monde obscur des services secrets. Celui de Mustapha El Mouahidi, colonel de la DGED, en poste au consulat général du Maroc à Barcelone (antenne très importante de la DGED en Espagne) jusqu’en 2009. Cette escroquerie n’a pu être menée à bien sans qu’il ne soit tenu au courant. El Mouahidi est l’officier marocain qui a monté un réseau d’espions et d’informateurs en Catalogne, une toile d’araignée qui s’est élargie par la suite dans le reste de l’Espagne.

    L’autre nom qui apparait dans le dossier est celui de l’Espagnol musulman de Melilla, Mohamed Khalifa. « El Gordo Jalifa », comme l’appellent certains, est un homme d’Ilias El Omari dans l’enclave espagnole. Les Espagnols le considèrent comme un agent intermédiaire entre la DGED et les Marocains d’Espagne. C’est Khalifa qui a exigé de Mimon Jalich de se rendre immédiatement à Rabat.

    Enfin, un effet collatéral de cette affaire : l’implication du secrétaire général du CCME, Abdellah Boussouf, dans ce détournement de fonds pose quelques interrogations sur la nature exacte de cet organisme étatique dirigé par l’ancien opposant Driss El Yazami, et dont on ne sait plus s’il est contrôlé ou simplement noyauté par la DGED.

    Ali Lmrabet

    Tags : Maroc, DGED, RME, services secrets, Espagne, détournement,

  • Los belgas consideran que los servicios secretos marroquíes son una amenaza para su seguridad.

    En un programa emitido por el canal de televisión privado belga RTL-TVI « Archivos tabú », que tuvo una audiencia significativa con 636,362 espectadores, de la cual una parte del mercado es del 33,3% entre 18 y 54 años, el periodista que anima la emisión Jean -Claude Delfosse encuestó a la comunidad marroquí para recopilar sus impresiones sobre la cuestión de la integración. De paso, ha desvelado el papel del Majzén, quien ejerce un verdadero poder oculto sobre esta comunidad.

    Esto explica, según él, « por qué algunos belgo-marroquíes permanecen bajo el control de su país de origen ». Si la integración de la comunidad de origen marroquí en la sociedad belga es un gran fracaso, él imputa la responsabilidad, que además denuncia, a la embajada de Marruecos en Bruselas.

    En efecto, los observadores informados de la cuestión van más allá en su constatación. Creen que Marruecos está utilizando a su comunidad para amenazar a Europa. Como prueba presentan el hecho de que en 2009, ya, las autoridades belgas habían expulsado a dos agentes de inteligencia marroquíes que estaban actuando bajo cobertura diplomática en el consulado de Marruecos en Bruselas.

    Han sido acusados ​​de llevar a cabo actividades que no están de acuerdo con su estatuto. Según los mismos observadores, los consulados marroquíes emplean agentes de la DGED encargados de explotar el sentimiento religioso en la comunidad marroquí para reforzar el poder del Majzén y establecer un control estricto de esta comunidad desde Marruecos.

    El animador del programa recordó que « todos los marroquíes son súbditos del rey, él mismo comendador de los creyentes y descendiente del Profeta y su legislación les prohíbe renunciar a su nacionalidad marroquí ». Es a través de lo que se llama el Islam de las embajadas que el régimen marroquí asegura su control sobre la población instalada en Bélgica.

    El arraigo de los marroquíes en Bélgica a su religión es utilizado para fortalecer la red de inteligencia dentro de esta comunidad. El objetivo es presionar, o incluso chantajear a los países europeos para imponer apoyo a las tesis expansionistas de Marruecos en el Sahara Occidental, explican los observadores. Recuerdan que una gran parte de la opinión pública española sospecha que los servicios secretos marroquíes están detrás del ataque a la estación de tren de Madrid del 11 de marzo de 2004.

    El móvil de este atentado, que tuvo lugar cuatro días antes de las elecciones generales españolas, fue presionar al electorado. Este objetivo se ha logrado desde que el PSOE ganó las elecciones y Marruecos se ha asegurado desde entonces el apoyo de Madrid en el conflicto del Sahara Occidental.

    Por otro lado, recuerdan que en enero de 2014, el embajador francés en Yemen solicitó la ayuda de la embajada de Marruecos en ese país para identificar y controlar a unos cuarenta marroquíes que se encontraban en la ciudad yemenita de Damage.

    Sobre esta base, creen que Rabat explota los temores a los atentados en Europa para hacer creer que su colaboración contra el terrorismo es indispensable.

    Fuente : Maghreb Online, 30 mai 2019

    Etiquetas: Marruecos, Bélgica, terrorismo, RME, comunidad marroquí, 11-M, atocha,

  • Les Belges considèrent les services secrets marocains comme une menace pour leur sécurité

    Dans une émission diffusée par la chaîne privée de télévision belge RTL-TVI «Dossiers tabous» – qui a eu une audience appréciable avec 636 362 téléspectateurs dont une part de marché de 33,3% chez les 18-54 ans – le journaliste animateur Jean-Claude Delfosse a sondé la communauté marocaine pour recueillir ses impressions sur la question de l’intégration. Il a, au passage, dévoilé le rôle du Makhzen qui exerce un véritable pouvoir occulte sur cette communauté.

    Cela explique, selon lui, «pourquoi certains Belgo-Marocains restent sous la coupe de leur pays d’origine». Si l’intégration de la communauté d’origine marocaine dans la société belge est un grand échec, il en impute la responsabilité, qu’il dénonce d’ailleurs, à l’ambassade du Maroc à Bruxelles.

    En fait, les observateurs avertis de la question vont plus loin dans leur constat. Ils estiment que le Maroc instrumentalise sa communauté pour menacer l’Europe. Ils en veulent pour preuve le fait qu’en 2009, déjà, les autorités belges avaient procédé à l’expulsion de deux agents de renseignement marocains qui agissaient sous couverture diplomatique au consulat du Maroc à Bruxelles.

    Ils ont été accusés de mener des activités non conformes à leur statut. Selon les mêmes observateurs, les consulats marocains emploient des agents de la DGED qui sont chargés d’exploiter le sentiment religieux dans la communauté marocaine pour y renforcer le pouvoir du Makhzen et asseoir un contrôle serré de cette communauté à partir du Maroc.

    L’animateur de l’émission a rappelé que «tous les Marocains sont sujets du roi, lui-même commandeur des croyants et descendant du Prophète et leur législation leur interdit de renoncer à leur nationalité marocaine». C’est à travers ce que l’on appelle l’islam des ambassades que le régime marocain assure sa mainmise sur sa population installée en Belgique.

    L’attachement des Marocains en Belgique à leur religion est utilisé par le Makhzen pour renforcer le réseau de renseignement au sein de cette communauté. Le but recherché est de faire pression, voire exercer un chantage contre les pays européens en vue de leur imposer un soutien aux thèses expansionnistes du Maroc sur le Sahara Occidental, expliquent les observateurs. Ils rappellent qu’une grande partie de l’opinion publique espagnole soupçonne les services secrets marocains d’être derrière l’attentat contre la gare de Madrid le 11 mars 2004.

    Le mobile de cet attentat, qui avait eu lieu quatre jours avant le rendez-vous des élections générales espagnoles, était de faire pression sur l’électorat. Cet objectif a été atteint puisque le PSOE est sorti grand vainqueur et le Maroc s’est assuré, depuis, le soutien de Madrid dans le conflit du Sahara Occidental.

    D’autre part, ils rappellent que l’ambassadeur français au Yémen avait sollicité, en janvier 2014, l’aide de l’ambassade marocaine dans ce pays, pour identifier et contrôler une quarantaine de Marocains qui se trouvaient dans la ville yéménite de Damage.

    Sur cette base, ils estiment que les craintes d’attentats en Europe sont exploitées par Rabat pour faire croire que sa collaboration contre le terrorisme est indispensable.

    Tags : Maroc, Belgique, terrorisme, RME, communauté marocaine,

  • Maroc: Quand le Makhzen sacrifiait Belliraj pour diaboliser les rifains

    L’avocat d’Abdelkader Belliraj deshabille la « justice » marocaine

    Vincent Lurquin, l’avocat d’Abdelkader Belliraj, le binational belgo-marocain condamné à perpétuité pour des « faits » de terrorisme par la justice marocaine, a fait une intervention remarquée lors de son dernier passage au Maroc.

    Me Lurquin a expliqué que même s’il est l’avocat de Belliraj depuis six ans, il n’a jamais pu rencontrer son client, et ce en raison du refus réitéré des autorités marocaines.

    L’avocat a également affirmé, sans être démenti pour le moment, que Belliraj a été « torturé » et que par conséquent les « aveux qui lui ont été extorqués ne valent strictement rien.

    Il a également révélé une anecdote révélatrice du bizarre fonctionnement de la justice marocaine. Alors qu’il était en possession d’une autorisation en bonne et due forme qui l’autorisait à visiter Belliraj, il n’a pas pu le faire.
    Et pour cause.

    Lors de sa visite à Meknès où est incarcéré Belliraj (prison de Toulal), le procureur du roi a demandé à voir l’autorisation, puis sans raison apparente l’a mise dans sa poche. Le magistrat a confisqué l’autorisation qu’il avait lui-même donnée à Lurquin.

    Ce qui fait dire à ce dernier sur un ton ironique : « C’est assez extraordinaire la relation entre un avocat et un procureur. On vous demande de présenter un document et puis on le met dans la poche. Ça ne va pas, évidemment ».

    Enfin, l’avocat de Belliraj annonce qu’après « cinq ans » d’enquête au Maroc menée par des juges et des enquêteurs belges, le Parquet fédéral de Belgique s’apprêtait à rendre une ordonnance de non lieu à l’encontre de son client.

    En clair, Belliraj devrait être dans les prochains jours innocenté de toutes les charges retenues contre lui en Belgique. Et quand on sait que ce sont les mêmes faits qui l’ont fait condamner à perpétuité au Maroc …

    Cet acquittement va porter un coup terrible au peu de crédibilité qui reste à la justice marocaine. Et par ricochet aux services secrets marocains qui ont fait de cette affaire le symbole dans leur lutte contre le terrorisme islamiste.

    Demain Online, 13 nov 2014

    Tags : Maroc, Belliraj, terrorisme, Belgique, RME, Rif, Hirak,

  • Maroc : Akhanouch en situation très gênante à Madrid

    Lors du Congrès des marocains du monde organisé samedi à Madrid par le RNI, le ministre Aziz Akhannouch s’est retrouvé dans une situation très peu confortable lorsqu’une citoyenne marocaine a pris le micro pour se plaindre du manque de sécurité au Maroc.

    « J’ai une fille très belle qui a peur de se rendre au Maroc, une blondinette très mignonne, si elle va au Maroc, on va me la dévorer. Pourquoi ? », a-t-elle dit.

    J’aimerais me rendre au Maroc, rouler sur scooter, comme je fais ici en Espagne sans que personne ne me harcèle. Pourquoi pas au Maroc ? », a-t-elle ajouté précisant que « nos enfants veulent se rendre au pays mais ils ont peur parce qu’il n’y a pas de sécurité ».

    « En Espagne, nous avons tout. Je viens de subir une césarienne gratuitement, parce qu’en Espagne la santé est garantie », dit-elle avant de crier « Vive l’Espagne , Vive l’Espagne ! ».

    Source: Achkayen

    Tags: Maroc, Makhzen, RME, diaspora, insécurité, Aziz Akhannouch,