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  • Roi du Maroc: douze palais, 600 voitures et une montre à un million (journal néerlandais)

    Mohammed VI, le roi du Maroc, dispose d’une fortune de 5 milliards d’euros, écrit le journal espagnol El Espanol. Le roi mène une vie très luxueuse, alors que ses sujets tentent de joindre les deux bouts avec beaucoup de difficulté.

    Selon le magazine économique Forbes, le roi Mohammed VI est l’homme le plus riche du Maroc, le quatrième homme le plus riche d’Afrique et figure parmi les 10 plus riches monarques du monde. Le roi a en partie hérité de son énorme fortune de son père Hassan II, mais pendant le règne de Mohammed VI, le capital a augmenté.

    La Société Nationale d’Investissement, holding royal, est présente dans tous les secteurs de l’économie marocaine et génère des milliards pour le roi. Aujourd’hui, la société de portefeuille détient des actions dans plus de trente entreprises, y compris des multinationales. De plus, le roi tire des revenus de ses terres et de ses biens immobiliers. A ce la s’ajoute que le roi et sa famille reçoivent également 250 millions d’euros par an du contribuable marocain.

    Le roi fait aussi beaucoup de frais. Il a douze palais, où travaillent au total 1100 employés. Pour payer cela, le roi dépense un million d’euros chaque jour. Mohammed aime aussi le luxe. Il possède environ 600 voitures et une montre à un million, un beau château en France, un voilier de luxe et deux avions privés.

    Le PIB marocain par habitant est de 4400 dollars. Cela place le Maroc à la 86ème place, entre l’Iran (85) et la Jamaïque (87). À titre de comparaison: le PIB néerlandais par habitant est de 48,222 dollars.

    Source : De Kanttegenin, 17 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, luxe, fortune, riche, roi des pauvres, monopole,

  • 12 palais, 600 voitures, des montres à un million… La fortune de Mohammed VI en 20 ans de règne

    Sonia Moreno

    Une fortune de plus de 5 milliards d’euros selon les estimations. Le monarque du Maroc voyage toujours avec un entourage de 300 personnes
    Le monarque marocain Mohammed VI a accumulé une richesse inestimable au cours des deux décennies de son règne, mais il a également hérité d’une grande fortune de son père Hassan II, décédé le 23 juillet 1999, avec qui il partage l’amour du luxe.

    Le Maroc alloue 250 millions d’euros par an à la famille royale, bien que cela ne figure pas dans le budget général. En 2015, il avait déjà accumulé une fortune estimée à 5 milliards de dollars. Le magazine américain Forbes le place en tête de la liste des plus riches au Maroc et au cinquième rang des plus riches du continent africain.

    1. Douze palais et 1100 domestiques pour un million d’euros par jour
    Le monarque alaouite a 12 palais dans le royaume fonctionnant avec 1100 serviteurs au cas où il viendrait à tout moment. Son entretien est d’un million d’euros par jour..
    Dans le palais royal de Rabat , le plus grand, il a son bureau. Il y reçoit les chefs des gouvernements étrangers, les monarques et des invités de marque. En fait, à l’intérieur de l’enceinte, se trouve un autre palais, celui des invités, où les rois d’Espagne passent la nuit lorsqu’ils visitent le Maroc.

    En fait, c’est une ville entière car à l’intérieur du palais se trouvent une clinique , une école, une écurie, deux piscines, deux terrains de golf, des terrains de tennis, une forêt, un cimetière, un abattoir et même une prison. . Tout cela est reflété dans le livre Le Dernier roi de l’auteur français Jean Pierre Tuquoi.

    Pendant les vacances d’été, il choisit le nord du pays où il profite cette année du palais de Tétouan, situé au cœur de la vieille colonie espagnole, où des centaines d’agents de sécurité sont déployés. Le bâtiment de style hispano-mauresque a abrité le représentant du sultan placé sous le protectorat espagnol.

    2. Le château de Betz en France… à 2 000 km de Rabat

    Il en a hérité de son père Hassan II et sert de résidence à la veuve de ce dernier, Lalla Latifa, et mère du roi actuel [Lallahoum Latifa Chelhia habite à Neuilly, environ 10 km de Paris, avec son amant Mohammed VI, ex-garde du corps de Hassan II]. Il l’a acheté en 1972 à un riche norvégien qui possédait un hôtel de luxe. Selon une anecdote, ce château appartenait eau XVIIIe siècle à une princesse de Monaco et qui a dû fuir à cause de la Révolution française.

    Dans la propriété de 71 hectares traversée par une rivière, il y a un autre petit château, le pavillon du prince, construit par Hassan II.

    La création d’emplois du roi marocain à Betz, petite ville de mille habitants à 60 kilomètres au nord-est de Paris, lui assure une popularité. Il compte 20 employés tout au long de l’année. les jardiniers, les ménagères, le personnel responsable de l’entretien du bâtiment, du parc et des vrais chevaux. Lorsque vous y restez, au moins trois fois par an, le service, recruté dans la localité et ses environs, augmente. À ces occasions, l’économie locale en bénéficie, puisqu’un jour seulement, le boulanger livre 300 baguettes, puisque Mohamed VI voyage avec 200 personnes dans son entourage.

    3. Le quatrième hôtel le plus luxueux du monde

    Il a construit l’hôtel Royal Mansour en 2007 et a ouvert en 2011 sur le site d’un ancien jardin municipal de Marrakech. Il abrite 53 riads – bâtiments traditionnels autour d’un patio central – sur trois étages pour accueillir vos amis et votre famille lorsque vous séjournez dans la ville rouge. En fait, non loin de la place Jemaa El Fna, un site du patrimoine mondial et l’union entre les nouveaux quartiers et l’ancienne médina.

    Il emploie 500 personnes et dispose de salles privées pouvant atteindre 850 mètres carrés. Le service est invisible car le personnel se déplace dans un conduit souterrain parfaitement conçu pour communiquer avec les différents rites individuels des clients et assurer ainsi l’intimité et la tranquillité des clients.

     Il possède une bibliothèque et un spa en marbre blanc de 1 500 mètres carrés proposant des soins complets du corps, une piscine intérieure et une salle de sport. En outre, il dispose de trois restaurants sous la direction du chef Yannick Alléno, étoilé au Michelin.

    4. L’un des dix plus grands yachts au monde, Badis 1

    La dernière acquisition, le yacht Badis 1, a été dévoilée cette semaine dans la ville nord de Rincón, face à la baie du Sofitel Tamuda, où Mohamed VI profite actuellement de ses vacances.

    Le bateau, long de 70 mètres et large de 13 mètres, est l’un des 10 plus grands voiliers au monde. En fait, il ne pourra accoster que dans trois ports du pays, Tanger, Marina Smir et Mohamedia.

    Il dispose d’un salon de 157 mètres carrés et de six cabines: une suite principale, deux VIP et trois doubles, avec une capacité de 12 personnes, en plus des 12 membres d’équipage. Le bateau, arrivé à Casablanca le 24 juin, avait déjà traversé l’Atlantique le 26 au nord, avait traversé le détroit de Gibraltar et s’était amarré sur la côte méditerranéenne.

    Le bateau de luxe appartenait à l’homme d’affaires américain Bill Duker, qui avait demandé 88 millions d’euros et portait le drapeau marocain depuis mars 2019. Bien que, tel que publié par le magazine Telquel, il aurait pu être un cadeau.

    Le roi possédait déjà un autre voilier plus petit, le Boughaz 1. Il s’agissait d’une goélette de 41 mètres construite aux États-Unis en 1930 et transformée en yacht de luxe dans les années 1980.

    Mohamed VI confirme que la navigation est une nouvelle passion partagée avec son père. Hassan II possédait lui-même deux navires, Oued Eddahab et Al Mass.

    5. se déplace avec deux avions privés et un militaire

    Mohamed VI n’utilise fréquemment que deux avions privés, un Boeing 737 et un Boeing 747 pour ses voyages; et un Hercules C-130. Dans la première, entre 250 et 300 personnes volent; et le Hercules militaire C-130 est réservé au mobilier et aux bagages.

    La flotte réelle comprend deux autres appareils Gulfstream (modèle G550). Et l’été dernier, un nouveau jet privé a été ajouté, un Gulfstream G650, l’un des plus performants du marché, vendu pour 57 millions d’euros. Le dispositif est décoré d’une manière spéciale, il a un système anti-missile israélien; et peut atteindre 1 000 kilomètres à l’heure et parcourir 13 000 kilomètres sans escale. Bien qu’il soit disponible à la maison royale, c’est un cadeau à l’héritier, Moulay Hassan, comme on peut le voir dans les initiales du numéro d’enregistrement.

    6. 600 voitures dans le vrai garage

    Son grand-père Mohamed V et son père Hassan II ont hérité du goût des voitures, également des collectionneurs de véhicules. Devant les Rolls et les Cadillac de ses ancêtres, Mohamed VI opte pour le confort dans les modèles sportifs.

    Sa collection de voitures de luxe et d’anciennes voitures s’élève à 600, soit six millions d’euros provenant du budget marocain. Des équipes spéciales sont responsables de son entretien sur un parking situé sur la route des Zaers à Rabat, bien qu’elle ne les conduise presque jamais.

    Ce n’est pas seulement une question d’image, mais une vieille histoire d’amour qui a commencé à l’âge de 10 ans et qui a reçu comme cadeau d’anniversaire une mini Jeep Renegade qu’il a conduite dans les rues du palais. Une photo de lui, à bord de ce jouet, a visité les réseaux sociaux. Et puis son fils Moulay Hassan lui a également donné une voiture similaire à l’âge de 5 ans, ce qui compliquait la tâche des chauffeurs du palais, car le prince pouvait monter dans la voiture à tout moment.

    Pour ses escapades dans des villes incognito, il préfère conduire lui-même et le fait le plus souvent au volant de plusieurs modèles de luxe de la marque Mercedes, Ferrari, Bentley, Rolls-Royce ou Aston Martin.

    En 2009, il a envoyé réparer son Aston Martin DB7 à bord d’un Army Hercules à Newport (Angleterre). Les journaux britanniques ont repris les plaintes des environnementalistes pour la pollution générée par un voyage de plus de 2 000 kilomètres, alors qu’il aurait pu être réparé à Malaga, une destination à proximité.

    Le goût du roi pour les voitures de luxe et les antiquités est mondialement connu; et lors d’une visite de travail à Prague en 2016, le président tchèque l’a diverti avec cinq voitures de collection.

    Au Maroc, cela a créé une tendance et est imité par ceux qui ont la possibilité d’acheter des voitures haut de gamme. C’est ce qui s’est passé en 2002, après le tremblement de terre à Alhucemas, lorsque le monarque est apparu à Riffa dans une Land Rover Sport Supercharged et que les riches Marocains ont acquis cette voiture de sport britannique à partir de 85 000 euros. En un an, ses ventes ont augmenté de 200% au Maroc.

    7. La véritable holding

    Les analystes politiques disent que Mohamed VI est plus doué pour les affaires que pour la politique ou qu’il se sent au moins mieux dans le monde des affaires. En effet, elle contrôle le groupe financier le plus important au Maroc, Al Mada, présent dans les secteurs les plus stratégiques de l’économie marocaine.

    La famille royale, en plus de ses nombreuses terres et résidences, tire l’essentiel de sa fortune du plus grand groupe privé du pays. La société holding était un véritable héritage, mais seulement 13% de l’ancienne Société nationale d’investissement (SNI), le plus grand groupe privé du pays. La société de portefeuille était un véritable héritage, mais seulement 13%. Cependant, au cours de ces 20 années, il s’est renforcé et le groupe s’est élargi. Aujourd’hui, c’est un empire qui détient des actions dans plus de trente sociétés, certaines multinationales, réparties dans quinze secteurs économiques importants.

    Certains citoyens voient dans la présence du roi dans les affaires un moyen de stimuler les investissements dans l’économie du royaume. Cependant, loin des bureaux, les citoyens ont fait face au pouvoir économique du roi et de ses employeurs en boycottant trois grandes marques, Sidi Ali Water, les produits Danone et les stations-service Afriquia. Un appel mystérieux de plusieurs pages de Facebook en avril 2018 a été appuyé par près de la moitié de la population pendant des mois pour dénoncer non seulement les prix élevés en relation avec les salaires, mais également le fait que ces sociétés sont la propriété de personnes influentes du secteur des télécommunications. l’économie et la politique du pays.

    8. Vêtements et accessoires sur mesure de caprice

    La garde-robe excentrique du roi a également un coût pour le budget de l’État: deux millions d’euros par an. Un tailleur de Londres a confectionné un manteau en laine dont le billet s’élevait à 39 021 £.

    Il aime porter des costumes parfaitement sur mesure, avec un mouchoir de poche dans le motif et la couleur de la chemise. Il ressent également une faiblesse pour les chaussures en cuir de style italien avec une finition pointue. Et il a une prédilection pour le shopping de luxe dans les magasins du designer Gianfranco Ferré à Paris ou à Milan.

    Leurs regards informels sont très différents. La dernière djellaba, incroyablement pop et frappante, illustrée par les voyages en Afrique fait fureur parmi les fans du style beldi du monarque.

    Les selfies de ces dernières années avec des citoyens, dans lesquels il évolue dans une ambiance décontractée et personnelle avec des vêtements pop-rock remarquables, constituent un marketing bien étudié qui s’est déjà étendu sur les réseaux sociaux. De telle manière qu’avec son style il est passé de «roi des pauvres» à «roi des jeunes».

    Son complément idéal est les liens de pise. Les lumières d’or, avec le bouclier du royaume ou avec leurs initiales. Il collectionne également les lunettes de soleil. En fait, de nombreux actes officiels omettent une partie du protocole pour les porter, mais sont justifiés par des problèmes de santé.

    Cependant, ce qui a attiré le plus l’attention l’année dernière est une montre suisse avec 1 000 diamants de plus d’un million d’euros qu’elle portait à Dubaï l’année dernière. Sa provenance est inconnue, qu’il s’agisse d’un cadeau d’un émir du Golfe ou d’une acquisition personnelle du souverain.

    La passion horlogère des rois alaouites, héritée également de Mohamed VI, a toujours fait l’objet de commentaires, de ragots et de scandales. Au cours de ses voyages privés, Mohammed VI semble laisser libre cours à ses goûts personnels et utilise des montres de plongée, ainsi que d’autres plus excentriques et inclassables.

    9. Gaspillage dans le sport et les voyages

    Il a effectué son premier voyage à l’étranger en décembre 1999, cinq mois après son accession au trône. Cependant, la première visite d’Etat a lieu en mars 2000 en France, premier partenaire commercial du Maroc et son fidèle allié sur la scène internationale.

    Ses voyages officiels ou privés à l’étranger fascinent par sa nature spectaculaire et secrète. Les déplacements de plaisance ou de santé sont récurrents avec un entourage qui le suit de 300 personnes et une dépense de 7,75 millions d’euros.

    Voyager avec le monarque est un luxe et n’est pas accompagné par ceux qui le souhaitent. Dans le cabinet royal, le casting est fait sur mesure. En plus des membres du Cabinet et du gouvernement, vous pouvez également trouver d’excellents chefs de section. Bien qu’il n’y ait généralement qu’une poignée de présidents de sociétés ouvertes, le dirigeant peut parfois élargir le cercle aux entrepreneurs privés.

    Bien entendu, le budget public consacré aux voyages réels n’inclut pas les escapades privées, généralement accompagnées de membres de la famille, de frères et sœurs, de cousins, de leurs deux enfants et, jusqu’en 2018, de leur femme Lalla Salma, dont elle vit actuellement séparément. Exceptionnellement, des amis l’ont également accompagné. Lors de ces voyages, vous bénéficiez de la protection du pays hôte, assurée par un groupe de gardes du corps.

    Les destinations de vacances du souverain sont nombreuses, la Grèce ou Cuba ces dernières années; mais la capitale française est sans aucun doute l’un de ses favoris.

    De plus, l’état de santé délicat du monarque qui recourt à la santé française, l’emmène fréquemment à Paris; Même au début de 2018, il devait rester hospitalisé à la suite d’une opération pour une arythmie cardiaque et se rendre en France pour des examens médicaux ultérieurs.

    Il y a aussi des sports, dont il est un défenseur. Le souverain est un amoureux du ski nautique et de la montagne et, comme le roi émérite Juan Carlos Ier, est un fan de chasse au gros gibier.

    10. Œuvres pharaoniques du royaume

    Sous le règne de Mohamed VI, le patrimoine national a été restauré et d’importantes infrastructures culturelles ont été construites: les grands théâtres de Rabat et de Casablanca, le musée Mohamed VI ou la bibliothèque nationale.

    Cependant, les deux décennies de règne laissent deux œuvres pharaoniques sous le sceau de Mohamed VI. L’un dans le sud, le plus grand complexe d’énergie solaire au monde, le Noor central à Ouarzazate; et le complexe portuaire de Tanger Med au nord.

    Le complexe de Noor Ouarzazate, qui compte quatre centrales, est le plus grand centre de production d’énergie solaire multitechnologies au monde, avec un investissement total de 2 400 euros. Ces infrastructures répondent aux besoins de raccordement électrique, de transport routier, d’approvisionnement en eau brute et potable, de drainage, de télécommunications et de sécurité.

    Ces projets sont également une opportunité pour activer les leviers du développement socio-économique à travers la mise en œuvre d’actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’entreprenariat et des activités culturelles et sportives. Ainsi, plus de 20 000 personnes ont bénéficié de ces mécanismes de solidarité, plus de 30 millions de personnes ont pu avoir de l’eau potable.

    Tanger Med, un groupe logistique mondial situé dans le détroit de Gibraltar, est relié à 186 ports avec une capacité de traitement de 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers, 700 000 camions et un million de passagers. véhicules. Il représente un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros dans différents secteurs: automobile, aéronautique, logistique, textile et commerce.

    Il s’agit de la première capacité portuaire en Méditerranée, espace d’échanges entre l’Europe et l’Afrique, qui continuera à être mise en œuvre avec un nouvel investissement de 900 millions d’euros dans le développement d’un projet d’extension.

    Source : El Español, 14 jul 2019

    Tags : Marruecos, Mohamed VI, monarquía alauita, fortune, forbes, roi des pauvres, roi des selfies,

  • Le roi du Maroc bloque une enquete sur sa fortune en Europe et accuse l’Algerie

    Le richissime souverain marocain, Mohammed VI, vient d’actionner les services pour tuer dans l’œuf une enquête que le quotidien français Le Monde s’apprêtait à publier au plus tard le 4 février courant.

    Le très sérieux quotidien parisien a, en effet, «ajourné» la publication d’un très gênant dossier portant sur les comptes bancaires de la famille royale marocaine à l’étranger. But avoué du Makhzen : «Des milieux franco-marocains et algériens, soutenus par une horde de « contestataires du royaume » sont impliqués dans ces investigations.»

    Comme à son accoutumée, le Palais royal n’hésite pas à pointer du doigt l’Algérie lorsque des journalistes français, américains ou britanniques prennent l’initiative d’enquêter sur la fortune du «roi des pauvres».

    Pour ce faire, il fait appel à des médias proches de la DGED (contre-espionnage marocain). Un site web marocain s’en prend violemment au quotidien français en des termes péjoratifs, qualifiant le travail des deux journalistes, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, de «pseudo-investigation».

    Et d’ajouter : «Les journalistes d’investigation n’ont rien trouvé d’exclusif, ni même d’assez consistant pour alimenter et donner un semblant de crédibilité à leur article.»

    Un hebdomadaire marocain tient à rappeler qu’«aucun extrait de l’article du quotidien français n’a encore été publié». Il faut savoir que la contestation au sein même du Palais a tendance à prendre des proportions importantes.

    Outre celle de Moulay Rachid, frère du roi, à qui on avait arraché le titre de prince héritier au profit de Moulay Hassan, le fils de 11 ans du souverain, il y a celle de Moulay Hicham, le cousin du roi, qui, selon les statistiques réunies par un média marocain, a fait l’objet de pas moins de 45 articles en l’espace d’une année, et neuf dans les 30 derniers jours.

    «Tous évoquent le fils de Moulay Abdellah en des termes péjoratifs et soulignent ses relations avec le journaliste d’un site opposé au Makhzen, le sportif et ancien détenu Zakaria Moumni, ses « machinations contre Mounir Majidi » ou encore ses fautes de français».

    « Plus riche que l’émir du Qatar, les ressources naturelles qu’offre le sous-sol marocain à M6 sont infiniment moindres que celles de l’émir, tout juste quelques «espoirs pétroliers» et des mines d’or », écrivait Régis Soubrouillard le 7 mars 2012 sur Marianne.

    «Sa fortune personnelle a pourtant doublé en cinq ans. Le budget de fonctionnement du Palais est deux fois supérieur à celui de l’Elysée alors que le PNB du pays est plus de 25 fois plus faible que celui de la France», indiquait l’hebdomadaire français.

    Le budget alloué à la monarchie marocaine est régulièrement en hausse et dépasse de loin celui de plusieurs grands ministères. Une ligne de crédit pharaonique qui échappe à tout contrôle, s’indignait de son côté un journal en ligne marocain.

    Rafik Bahri

    Où va l’Algerie, 9 fév 2015

    Tags : Maroc, Algérie, Mohammed VI, fortune, prédateur, roi des pauvres,

  • Maroc : Un système où le peuple enrichit le roi

    Par Orilio Leaks

    Au Maroc: Le chef d’Etat Mohammed VI (roi des pauvres), achète à son fils ado un avion totalement personnalisé équipé des dernières techniques d’Israël à un prix de 67 milliards seulement ! Comme je l’ai mentionné sur le journal Moby New français. Un cadeau pour son prince âgé de 15 ans, fils aîné qui a droit à un jet privé équipé, la générosité du contribuable marocain, mise ainsi à contribution, sert à financer celle du roi. En revanche, j’ai mentionné ironiquement que 67 milliards (l’équivalent de 22 hôpitaux) équipé des derniers appareils pour voir le monde.

    Pour comprendre à quel point l’État marocain est devenu la vache à lait de la monarchie dont les citoyens sans toits dorment dans les rues, d’autres vivent dans les toilettes publics, dans les bidonvilles et dans les grottes comme à la préhistoire et lorsque l’on en arrive à mourir pour tenter de récupérer une aide alimentaire financée par l’Occident ou nourrir des poubelles, dans un pays pointe la 123e le dernier place des pays arabes dans le classement du rapport mondial 2018 sur le développement humain du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), après l’Egypte 111, la Lybie 102, Tunisie 97 et la l’Algérie 83 place. Et que le taux de pauvreté au Maroc est passé à 85 %.

    La dette extérieure publique a enregistré une grande augmentation imaginaire. Cette situation critique rend la Namibie devance le Maroc en termes de développement humain.

    Ce n’est pas une blague, mais c’est ce qui ressort du Rapport mondial sur le développement humain, élaboré par le PNUD et notre chef d’Etat Mohamed VI achète à son fils de 15 ans un avion de plus de 67 milliards des poches de contribuable marocain.

    En revanche l’enfant du peuple n’est pas logé à la même enseigne selon qu’il soit, comme dirait la chanson fils de roi d’apôtre, de fakir (pauvre), de bon fils ou de rien, qu’il soit né montagnard ou sous voûtes d’or en ville ou toits de chaume en campagne.

    Non! Nos enfants sous le règne de Mohamed VI n’ont pas les mêmes sourires de fils de « Amir al Mouminine ! », soupirs et larmes et n’en déplaise pas moi, ce n’est pas demain la veille que dans leur royaume, en songe ou en réalité, ils pourront s’épanouir.

    En effet, notre pays est loin de remplir les conditions pour atténuer les disparités économiques et sociales. La cause fautive d’avoir ignoré cette tranche d’âge en privilégiant d’autres de leur régime. La petite enfance marocaine est plus fragilisée en milieu urbain que rural où les inégalités criantes quant aux services de la santé, l’éducation, la nutrition, la scolarisation et autres.

    En outre, cette tranche de petite enfance défavorisée a plus de chances d’avoir eu à subir ‘’des situations de discipline’’ violentes. Il y a aussi de fortes chances pour qu’elle passe par le travail domestique et de mineur dans son chemin de l’apprentissage de la vie aux issues souvent incertaines.

    Au Maroc, environ 3 millions d’enfants des rues. Un chiffre effrayant lorsque l’on sait les dommages qu’une telle situation a sur le développement et l’avenir des enfants.

    Sortis du système scolaire, en situation de pauvreté, en proie aux violences urbaines et cible de tous les trafics, qu’ils soient de drogues ou sexuels, ces enfants ont un avenir aussi sombre que les rues dans lesquelles ils vivent.

    A Casablanca, la plus grande ville du Maroc, on compte environ 40.000 enfants dans cette situation. Les «chamkers» sont ces enfants abandonnés vivant dans la rue comme dans toutes les villes et campagnes du Maroc.

    Ces jeunes sont faciles et cibles à la radicalisation sont automatiquement disposés à faire le djihad (terrorisme). Il y a un changement de profil, de tactique et de stratégie du côté des promoteurs marocains commerçants de terrorisme.

    Deux cents raisons de conclure, enfin, que le régime politique marocain s’est structuré pour se mettre au service d’un seul homme, empruntant aux plus sinistres mafias leurs coups de main, leurs brutalités, leur collecte de fonds, leur loi du silence, au point qu’il n’a désormais plus rien à leur envier. Le chef d’Etat qui devient riche à force de mentir est une personne qui court à sa fin. Il obtient des choses sans valeur qui ne durent pas et quand il ferme ses oreilles au cri d’un malheureux de peuple ne recevront pas de réponse quand il appellera au secours.

    Le respect des lois est une joie pour ceux qui agissent bien. Mais il effraie ceux qui font le mal…QUELS AVENIRS A NOS ENFANTS DANS UN ROYAUME OU LE PEUPLE ENRICHIT LE ROI ? Un système devenu fou.

    Tags : Maroc, Makhzen, Mohammed VI, roi des pauvres,

  • Maroc : Mohammed VI, le riche « roi des pauvres »

    Par Orilio Leaks

    En 2019 encore des familles au Maroc vivent dans la préhistoire sous le règne d’une monarchie, «une créature» de la France dont mettait à la tète du pouvoir un tyran prédateur qui a pris le contrôle de l’économie du Maroc dans l’arbitraire le plus absolu.

    Il s’est livré à une sorte de hold-up à l’encontre de l’économie de son pays. Une prise de contrôle de tous les secteurs clés, un coup d’État économique larvé où l’apparence de légalité s’est employée à masquer l’ampleur de l’arbitraire.

    Le secteur économique marocain ressemble désormais à un village Potemkine qui dissimulerait les prédations royales. Une stratégie d’accaparement marquée par la corruption effrénée de ses proches.

    La monarchie marocaine a instauré parmi les élites dirigeantes une véritable « culture de la docilité». Mais, surtout, elle fait peur : lorsqu’elle s’abat, la disgrâce royale condamne socialement mais aussi financièrement et professionnellement.

    Au Maroc, la monarchie demeure le seul pouvoir dictatorial. Elle continue de prospérer puisqu’elle a eu la bonne idée de transformer, depuis des décennies, la vie publique et les institutions en un théâtre d’ombres. Les excès du roi sont protégés par une omerta que nous avons décidé de briser. Nous démontons non seulement les mécanismes d’un système, mais aussi les ressorts psychologiques internes qui ont transformé le prétendu « roi sur des pauvres » en un véritable « roi prédateur ».

    Le chef d’Etat le (roi) Mohammed VI et son entourage semblent avoir repris à leur compte : « Le bien ne fait pas de bruit ; le bruit ne fait pas de bien». Le roi est désormais le premier banquier, assureur, exportateur, agriculteur de son pays. Il contrôle également le secteur de l’agroalimentaire et d’alcool, de la grande distribution et de l’énergie. Une prise de contrôle feutrée. Pourtant, l’enrichissement effréné du souverain et de quelques hommes à son service peut avoir des conséquences politiques incalculables, au moment où la population est touchée de plein fouet par cette prédation royale qui l’appauvrit et fragilise les classes moyennes. C’est pourquoi leurs agissements ont partie liée avec le silence et l’ignorance.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, roi des pauvres, peuple marocain, pauvreté, roi prédateur, spoliation pillage, 

  • Maroc : Mohammed VI, patron de la prochaine fashion week

    Un tour au café du coin pour prendre l’expresso le moins cher, un jogging ou une tournée organisée au moment opportun, et voilà comment on passe du statut de roi-prédateur pour certains observateurs à celui de roi des pauvres pour le grand nombre, dans un pays où les bidonvilles pullulent par endroits, et où les inégalités se creusent chaque jour un peu plus.

    Le roi du Maroc est un roi proche de ses sujets, qui n’hésite pas à opter pour des tenues casuals quand il chille dans les villes du monde entier. Mais quand on a grandi en portant des chaussettes en or massif et des vestes en crocodile du Nil, on est vite perdu quand il faut se chercher de la sape à H&M pour faire populaire. Du coup, on a eu droit à des faux pas de génie.

    Tout le monde ou presque a taillé le prince héritier de Thaïlande quand ce dernier s’était rendu à Munich en taille basse top moulant avec son chihuahua dans les mains. La presse a salement balancé en disant notamment qu’un futur monarque ne devait pas s’habiller comme s’il sortait d’une soirée agitée à Pattaya, mais il n’est pas le seul dont le style pique les yeux dans les monarchies du monde entier.

    On se rappelle notamment du prince Harry qui, après une bonne nuit de picole, s’était déguisé en officier nazi, en oubliant un peu vite que le tonton de sa mamy avait perdu son titre de MVP parce qu’il se demandait si les nazis avaient un coeur qui battait sous leur uniforme.

    On a aussi Juan Carlos, qui posait sereinement avec son gilet de chasseur pour aller casser de l’espèce protégée en Afrique, tout ça avec l’argent du contribuable espagnol. Une approximation en terme de style qui lui a d’ailleurs valu son trône.

    Mais niveau sape, celui qui collectionne les fautes ces derniers temps, c’est sans conteste sa Majesté M6.

    On vous propose donc une virée exceptionnelle dans la garde-robe extraordinaire du souverain de la monarchie chérifienne (Stéphane Bern’s Voice)

    Les impairs vestimentaires de M6 (ou imper’, si on reste dans le jeu de mots façon Laurent Ruquier) sont avant tout le fruit d’une position hautement paradoxale: Comment laisser penser au peuple qu’on est le roi des pauvres, quand on est assis sur une fortune estimée à plusieurs milliards de dollars, capable de faire passer l’émir du Qatar pour un ouvrier clandestin?

    Une redistribution équitable des richesses du pays et la création d’un système méritocratique, ça peut être pas mal pour arriver à cela, mais ça coûte cher, et ça prend du temps. Or on n’en a pas forcément du temps, quand on doit faire des tours en Lamborghini ou en jet-ski.

    Du coup, il y a un moyen plus simple pour assurer son image de roi proche du peuple: la communication.

    Un tour au café du coin pour prendre l’expresso le moins cher, un jogging ou une tournée organisée au moment opportun, et voilà comment on passe du statut de roi-prédateur pour certains observateurs à celui de roi des pauvres pour le grand nombre, dans un pays où les bidonvilles pullulent par endroits, et où les inégalités se creusent chaque jour un peu plus.

    Hé, salut les djeun’s

    Depuis son accession au trône en juillet 1999, M6 a toujours cherché à casser les codes d’une monarchie guindée en proposant des poses et des situations atypiques pour un monarque de droit divin comme lui. Et si poser en T-shirt ou dans sa piscine avec ses rottweiller peut se révéler sympa quand on a 20 ou 30 ans, le malaise devient palpable quand on fait la même chose avec moins d’abdos, la cinquantaine passée.

    La volonté de décontraction du roi du Maroc et son obsession jeuniste en ce moment, ça rappelle un peu le tonton de 50 berges qu’on a tous et qui veut absolument danser sur le truc qui marche dans les dîners de famille (genre maître Gim’s en ce moment) en faisant des grands gestes avec les bras comme K-mel d’Alliance Ethnik en criant « Alors, les djeun’s ça dépote! ». Vomi dans la bouche rien qu’en y pensant.

    On vous a donc fait un compilation des meilleurs looks décontractés de Sa Majesté. On tient particulièrement à remercier son styliste (photo ci-dessous) pour toutes ces trouvailles.

    L’enfer de la mode

    On commence soft avec ce Marcel-tunique assorti d’un magnifique bermuda artisanal. Une tenue que certains pourraient qualifier d’ambiguë. On notera au passage que le Roi est aussi un admirateur de Kanye puisqu’à la salle de sport, il semble être en mode : « All chest no legs » comme en attestent ses mollets de Duc.

    Ces photos ont été prise lors d’un voyage en Afrique Sub-saharienne; voyage qui lui a permis de promouvoir l’artisanat Rifain, comme en atteste ce magnifique Marcel:

    Ce récent voyage en Afrique a aussi eu quelques effets sur le souverain qui s’est découvert une âme de Sapeur :

    On a aussi beaucoup apprécié le cosplay récent de Pascal Obispo:

    Récemment, on a appris que Sa Majesté se fournissait chez Desigual pour certains de ses vêtements… Voilà, je peux pas vous dire plus.

    Desigual, qui est, pour rappel, la cause de 12 décès en moyenne par an en raison de crises d’épilepsie et de 3789 divorces au sein du personnel de l’Education Nationale pour la seule période 2013.2014. Un style à proscrire absolument surtout quand on est un monarque en exercice et qu’on a plus de 50 ans parce que là:

    Il est temps de redonner ses lettres de noblesse à la royauté en adoptant un style plus en phase avec sa position, parce que sinon on risque de le vanner comme le prince Jean aka « le roi de mauvais aloi » dans Robin des Bois.

    Scatpohages

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Fashion, mode, selfies, roi des pauvres,

  • Mohamed VI ou la cupidité du trône

    Le magazine américain Forbes, dans son classement spécial des monarques les plus riches du monde, en 2009, faisait apparaître le roi Mohammed VI à la septième place devançant curieusement l’émir du Qatar et celui du Koweït pourtant plus richement dotés. L’information est consternante d’autant que le Maroc, en 2007-2008, sur le plan du développement humain, était classé au 126e rang (sur 177 Etats) et affichait un taux de pauvreté de 18,1%.

    Sofiane Meziani

    La plus belle des ruses du diable, affirmait au 19ième siècle, le poète maudit, Baudelaire, est de nous faire croire qu’il n’existe pas. La prédation du prince héritier d’Hassan II dissimulée sous le masque de la bienveillance semble faire parfaitement écho à cette parole éloquente de l’auteur des fleurs du mal. En effet, le point fort de Mohammed VI est d’être parvenu à faire plonger une bonne partie du peuple dans l’illusion chatoyante d’une rupture avec l’absolutisme ravageur de son père.

    En apportant plus d’esthétique et de confort au paysage urbain du Maroc, notamment dans le Nord – tant méprisé par son prédécesseur – , il a donné l’image d’un gouverneur à la fois moderne et proche du peuple, des pauvres en l’occurrence, rompant ainsi – surtout en apparence – avec la politique traditionnaliste et conservatrice d’Hassan II qui avait le réel souci de pérenniser la monarchie marocaine.

    Cette poudre narcotique jetée aux yeux du peuple, au lendemain de son ascension au pouvoir, visait sans aucun doute à entretenir la population dans une opacité distrayante afin de jouir confortablement des richesses titanesques chapardées aux marocains. Seulement, le Maroc nécessite davantage une réforme sociale et politique profonde pour améliorer la condition du peuple et lutter contre la corruption que la rénovation des routes et des façades urbaines. Au fond, l’actuel souverain du Maroc, n’a fait qu’embellir la vitrine du pays, pour mieux nous aveugler sur la réalité obscure de son absolutisme économique et de sa soif pantagruélique et inextinguible d’argent.

    En termes métaphoriques, c’est un joli palmier qui dissimule un désert politique tarissant une population presque déshydratée socialement…Vive le roi ?! Pour rien au monde. Plutôt vive le peuple ! L’heure est d’ailleurs venue de saluer la désormais patente résistance des marocains plutôt que de baiser la main en or massif du roi. La masse populaire a décidé de lever dignement la tête quand certains bouffons de la Cour continuent d’avoir le corps lâchement incliné…

    Le magazine américain Forbes, dans son classement spécial des monarques les plus riches du monde, en 2009, faisait apparaître le roi Mohammed VI à la septième place devançant curieusement l’émir du Qatar et celui du Koweït pourtant plus richement dotés.1 L’information est consternante d’autant que le Maroc, en 2007-2008, sur le plan du développement humain, était classé au 126e rang (sur 177 Etats) et affichait un taux de pauvreté de 18,1% !2

    Les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent, au terme d’un véritable travail d’investigation, rapporte dans leur ouvrage censuré au Maroc, le roi prédateur, un certain nombre de faits alarmants et ahurissants sur l’absolutisme économique de Mohammed VI et de ses chiens de garde, notamment Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’Intérieur, et Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, affirmant que selon les experts de la banque mondiale, les disparités entre riches et pauvres se sont davantage creusées durant le règne de l’actuel monarque que sous le pouvoir de son père.

    Cela dit, lorsque le prince héritier d’Hassan II arrive au pouvoir en 2000, il s’entoure aussitôt de ses amis du Collège Royal dans l’économie la plus totale de leur incompétence ! Le régime de Mohammed VI s’est ainsi bâti sur du copinage ! En l’espace d’une dizaine d’années, le roi et ses deux bouffons en particuliers ont mis la main sur l’ensemble des secteurs privés allant jusqu’à mettre sur la touche, arbitrairement, des partenaires français, notamment Auchan qui avait une large part de marché dans la grande distribution de Marjane.

    A ce titre, le souverain a, dans un dédain persiflant, escamoté un rendez-vous avec un notoire économiste, Michel Camdessus, ancien directeur du Fonds monétaire international, vivement conseillé par l’Elysée pour une meilleure gouvernance économique de son pays. Pas surprenant pour un roi capricieux qui prend plus de plaisir à côtoyer des stars comme Johnny Hallyday qu’à fréquenter des dirigeants politiques comme Chirac.3

    Cet arbitraire royal et cette stratégie de contrôle consistaient principalement à broyer et à réduire à néant quiconque les confronterait, inconfortablement, au respect des lois régissant l’économie du pays. Ainsi, usant de la prédation pour dévorer les éventuels concurrents, Mohammed VI est devenu le premier banquier – attijariwafabank étant, entre les mains du monarque, une véritable source de puissance économique -, premier assureur, premier agriculteur et joue un rôle considérable dans l’immobilier, les télécoms, la grande distribution etc. Autrement dit, il a monopolisé, à travers une dictature économique des plus sombres, l’ensemble des marchés au Maroc.

    Nous ne ferons pas l’économie, par ailleurs, de noter le style de vie démesurément luxueux du roi, dans un pays profondément atteint par la pauvreté et la misère sociale. En effet, Mohammed VI n’hésite pas, dans une impudence exécrable face à un peuple vivant avec dix dirhams par jours, à dépenser des sommes faramineuses – sur le compte de l’Etat ! – pour ses déplacements – touristiques en l’occurrence – sans compter les millions de dollars déboursés par le Trésor public pour l’entretien de ses douze palais à travers le Maroc alors qu’il n’en occupe régulièrement que deux ou trois ! Hideux !

    Plus encore, ce dernier dispose d’une panoplie de véhicule de très haute gamme et un Boeing affichant un luxe exorbitant quand la grande majorité de la population se donne corps et âmes pour se payer un beignet ! Halte donc à cet absolutisme économique et à cette opulence presque insolente du roi et de ses chiens de garde qui s’en mettent plein les poches sur le dos d’un peuple spolié, délaissé, complètement appauvri. Le cynisme du Palais – protégé, soit dit en passant, par le silence de l’Elysée – exprimé par l’indécence d’un souverain complètement à la marge des préoccupations sociales des marocains en dit long sur la réalité socio-économique du pays.

    Totalement inerte sur le plan politique, au niveau international surtout, Mohammed VI a fait une fixation presque obsessionnelle sur les affaires fructueuses du pays pour satisfaire ses caprices de premier âge ! La préoccupation qui, autrement dit, anime notre monarque est davantage la rentabilité du trône que l’épanouissement du peuple.

    Cet affairiste est, en outre, quasi-inexistant sur l’échiquier politique international et semble ainsi totalement désintéressé des défis et des enjeux que le monde doit actuellement relever. Ce dionysiaque indolent pense encore à satisfaire ses plaisirs personnels quand le monde est entrain de connaître un bouleversement presque décisif !

    Au même titre que dans le domaine de l’économie, il fait preuve d’absolutisme dans l’inertie et l’amateurisme politique. Pas un mot, en effet, sur les soulèvements arabes, la Syrie, la Palestine, l’Iran et semble briller par son absence aux grands sommets internationaux. Pas étonnant, au demeurant, pour quelqu’un qui, tel un adolescent bridé par son insouciance, pense encore à se pavaner avec une ostentation insultante sur un jet-ski ou au volant d’une Ferrari !

    Le temps est au changement. La liberté et la justice finiront, dans un avenir proche, espérons-le, par avoir raison du despotisme, de l’absolutisme et de la dictature ! L’histoire, nous semble-t-il, est sur le point de connaître une profonde mutation illustrée notamment par le soulèvement des pays arabes et particulièrement par la révolution tunisienne qui sous le souffle du vent printanier ayant redonné de la verdure et des couleurs à son paysage politique, finira par apporter, espérons-le encore, sa suave odeur porteuse d’espoir et de liberté au peuple marocain. Une conscientisation politique s’est d’ailleurs cristallisée autour d’une jeunesse marocaine éveillée et déterminée à devenir sujet de sa propre histoire. En effet, les mobilisations massives ici et là dans certaines villes du Maroc ont relativement bousculé les choses…

    Le train est en marche, timidement, mais, gardons espoir, sûrement. Le peuple marocain doit poursuivre son élan et son aspiration à la justice et à la liberté en demeurant lucide quant aux éventuelles diversions politiques du Palais particulièrement illustrées par la prétendue démarche aveuglante de « démocratisation » via la pseudo réforme de la Constitution ! La mobilisation doit persister dans le sens d’un avenir plus juste et plus commode sans jamais se laisser anesthésier par les agissements enjôleurs de la Cour afin de dire stop à l’absolutisme économique ! Stop à la corruption ! Plus clairement, pour dire encore plus haut ce que le peuple marocain pense déjà assez fort : Mohammed VI et ses chiens de garde : dehors !

    Source

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Makhzen, roi des pauvres, roi prédateur,

  • Maroc : pour qui sonne le glas ?

    Ecrit par Ali Anouzla

    Interprété de l’anglais par Salah Elayoubi

    Mohammed VI, Alias « le roi des pauvres», fait désormais partie du cercle des monarques les plus riches du monde. Il doit ce statut à un mariage contre nature entre pouvoir et affaires.

    Pour le quinzième anniversaire de son intronisation, Mohammed VI a prononcé un discours dans lequel il s’est interrogé «où sont passées les richesses du Maroc ? Et à qui ont-elles profité ?! »

    A peine la question était-elle posée qu’un flot ininterrompu de réponses ou l’ironie le disputait au sarcasme et à l’hilarité enflammait les réseaux sociaux et la toile. Pour la plupart des commentateurs, une seule réponse s’impose : « Le roi des pauvres les a volées ! », en clin d’œil au surnom décerné au souverain, par la presse française, au lendemain de son accession au pouvoir, en 1999.

    Pour la première fois donc, Mohammed VI reconnaissait publiquement, l’ampleur des disparités sociales, résultant d’une répartition inéquitable des richesses et avouait l’existence de « signes de pauvreté, de fragilité sociale et de graves inégalités parmi les Marocains. »

    A l’accroissement de la pauvreté et du chômage, est venu s’ajouter une spécifité du règne de Mohammed VI, la montée en flèche des inégalités. Dans son dernier rapport sur le développement humain, publié en 2014, l’ONU, classe le Maroc au cent vingt-neuvième (129°) rang, derrière des pays comme la Palestine et l’Irak, deux pays ravagés par la guerre et les attentats. Des résultats, dont le journal électronique « Lakome », disait en 2013 qu’ils suscitent des interrogations sur l’Initiative Nationale du Développement Humain (INDH) créée il y a huit (8) et qui a coûté, à ce jour, pas moins de onze (11) milliards de Dirhams, soit un milliard trois cent millions (1.300.000.000) de Dollars américains.

    Le roi des pauvres

    Suprême paradoxe du règne de Mohammed VI, après avoir été intronisé « Roi des pauvres », ce dernier est devenu, en quelques années, l’un des monarques plus riches au monde. Sa fortune a, en effet, explosé de cinq cents pour cent (500%), passant de cinq cents (500) millions de Dollars, à son intronisation, selon le journal Marianne, à deux milliards et demi (2.500.000.000) de Dollars, en 2013, selon le magazine Forbes.

    Poeple with money, la revue financière, a classé le locataire du « Bienheureux Méchouar », le palais royal de Rabat, au sommet de sa liste des « rois les plus riches », avec un revenu annuel estimé à cent vingt-huit millions (128.000.000) de Dollars. Le magazine a attribué cette augmentation exponentielle des revenus de l’intéressé, à son implication directe dans plusieurs projets d’investissement.

    Toutefois, aucun de ces magazines n’a fait mention du détail qui tue: Mohammed VI coûte bien plus cher à son peuple que d’autres chefs d’Etats de pays plus riches que le Maroc.

    La monarchie la plus coûteuse du monde

    La fortune de Mohammed VI suscite colère et indignation. En l’absence de statistiques pointues la concernant, certains marocains prennent pour argent comptant, les chiffres publiés. D’autres au contraire, en doutent et avancent que la fortune réelle est bien plus conséquente que ce qu’on veut bien publier.

    Un chiffre cependant, fait l’unanimité, celui du budget de la monarchie. Il tient une place à part dans la loi de finance du pays.

    Le gouvernement dirigé par les islamistes du Parti de la Justice et du Développement (PJD), dont on sait qu’il avait plaidé pour l’austérité, afin de compenser les effets de la crise économique mondiale, sur le Maroc, n’a pas hésité à gratifier d’un million (1.000.000) de dollars d’augmentation, le budget 2014 du palais royal, faisant passer ce dernier à deux milliard cinq cent quatre-vingt cinq millions et quatre cent quarante sept mille (2.585.447.000) Dirhams soit environ trois cent neuf millions (309.000.000) de Dollars, comme le spécifie la rubrique « Sa Majesté le Roi » de la loi de finance marocaine. Un chiffre qui inclut la rubrique «Frais du Souverain » d’un montant de soixante et un millions (61.000.000) de Dollars. Des chiffres dévolus à un seul homme et qui échappent à toute reddition des comptes. A titre de comparaison, le budget de la monarchie marocaine, représente cinq fois celui de la Grande-Bretagne, un pays au moins vingt (20) fois plus riche que le Maroc. Ce à quoi il faut ajouter que cinq (5) millions de marocains survivent avec moins de dix (10) Dirhams, soit moins de un Dollar dix-neuf (1,19) par jour, dans un pays où le salaire minimum est de moins de cinquante-cinq (55) Dirhams, soit six Dollars cinquante-huit (6,58) par jour.

    Un budget sacré et occulte

    Pour ajouter à l’indignation, le budget royal ne fait l’objet d’aucune discussion, ni en coulisses, ni lors des commissions préparatoires, ni en séance plénière, faisant des deux chambres législatives de simples outils d’enregistrement dès lors qu’il s’agit de la monarchie. Pour illustrer le propos, en novembre 2013, le budget du palais a été voté par la Chambre des représentants en huit (8) minutes et il n’aura fallu que deux (2) minutes à la Chambre des Conseillers, la deuxième chambre, pour en faire de même. Et comme il est désormais la coutume, l’adoption du budget s’accompagne d’applaudissements et d’un retentissant : « Dieu bénisse le roi et lui prête longue vie !»

    On l’aura compris, la sacralisation de la monarchie interdit toute discussion de son budget et les parlementaires préfèrent jouer la chaise vide, lors du vote de celui-ci.

    En 2012, Printemps arabe oblige, un groupe d’activistes avait bien essayé de protester contre l’énormité du budget concerné et son opacité, en se réunissant devant l’enceinte du parlement à Rabat. La violence avec laquelle la manifestation fut dispersée fut telle, qu’elle a dissuadé quiconque de contester, à ce jour, cette autre « sacralité ».

    – « Nous en sommes encore à la préhistoire en matière de transparence des finances publiques lorsqu’il s’agit du budget de la monarchie ! » Commente, désabusé l’économiste Najib Aqesbi.

    Sujets, sonsors et clients, en même temps

    La constitution de 2011, conçue en pleine tourmente activiste, avait retiré le terme «sacré» dans sa description de la personne du roi. Mais dans la réalité, les décisions royales ne sont sujettes ni à discussion, ni à contestation et le chef de l’Etat conserve sa mainmise sur les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Il est également le chef des armées, des services de sécurité, des institutions religieuses et des chaînes publiques d’information. Enfin, premier investisseur, il contrôle au moyen de ses innombrables projets, le monde des affaires et de la finance.

    Le roi le plus coûteux du monde, est aussi le plus nanti de ses homologues, en raison du mariage incestueux du pouvoir, aux affaires et à la finance. Il est à la tête de la plus grande compagnie du pays, la Société Nationale d’Investissements; (SNI) dont les champs d’activités vont de la banque, aux produits de première nécessité, en passant par les assurances, la communication, l’immobilier, les mines, les énergies renouvelables, l’agriculture, l’hôtellerie, la distribution et la commercialisation. Au point que les sujets royaux sont également les clients qui participent à décupler sa fortune. Catherine Graciet et Eric Laurent, auteurs du « Roi prédateur » paru en 2012, décrivent très bien cette dérive de celui qu’ils appellent « le roi des bonnes affaires » :

    – « C’est ainsi que le gouvernement et l’administration marocaine octroient de plus en plus de passe-droits aux entreprises de Mohammed VI, quand trente-deux millions de marocains ne sont plus seulement les sujets du souverain mais aussi ses clients : électricité, téléphonie, alimentation, etc., tous s’approvisionnent auprès de ses sociétés. Une forme habile et insidieuse de ce que d’aucuns nomment le « nouvel impôt royal ». Un système économique non pas « étatisé » mais en quelque sorte « royalisé ». Le Maroc est bel et bien devenu un cas unique. La plupart des dirigeants pillent leur pays en confisquant à leur peuple les richesses. Au Maroc c’est le peuple qui, chaque jour que Dieu fait, enrichit le roi en achetant les produits de ses entreprises. »

    Pour qui sonne le glas?

    A la question de savoir où avaient bien pu passer les richesses du Maroc, Mohamed Sassi, universitaire et politicien de gauche a exigé du roi qu’il renonce à ses privilèges, parce qu’il s’agissait « d’un devoir moral, dicté par la démocratie »:

    – « Si vous deviez refuser de renoncer à ces privilèges, sachez que toute réforme que vous pourriez alors entreprendre, loin de conduire à une catharsis et au progrès, ne résoudra aucun problèmes de fond, pas plus qu’elle ne servira d’exemple aux autres institutions du pays et à ses décideurs ! »

    Un appel qui se sera perdu, emporté encore une fois, comme tant d’autres, par le vent. Depuis son accession au trône, Mohammed VI n’a jamais accepté de renoncer à la moindre parcelle des pouvoirs exorbitants qu’il détient, pas plus qu’il n’a accepté de rendre une partie de son immense fortune. Même les rares concessions politiques ont du lui être arrachées par la pression de la rue. Et quand bien même, le monarque tire la sonnette d’alarme, à propos des inégalités que l’on sait, il n’en est pas moins, le premier responsable, celui pour qui, pourrait bien sonner demain le glas.

    Article original en version anglaise ici : Middle East Eye

    Source: Blog Salaheddine Elayoubi