Étiquette : services secrets marocains

  • Le cœur du terrorisme international bat au Maroc (opinion)

    Selon Orilio Bahia, un exilié marocain en Suisse, « le bizness du terrorisme islamiste rapporte bien au régime tyrannique marocain mieux que la drogue et le Sexe ». Si on y ajoute la religion, c’est le buzz assuré !, précise-t-il. « Enfin vous êtes devant une culture de barbarisme en train de préparer des  » terroristes « de demain », ajoute-t-il.

    D’après l’activiste marocain, « le roi du Maroc Mohamed VI se trouve derrière la création des mouvements islamistes fascistes salafistes. Il y’a un lien entre les groupes terroristes et les services des renseignements marocains du roi, comme c’est le cas avec Al-Qaïda au Maghreb islamique, et en particulier le groupe Tawhid et Jihad ».

    Pour lui, le mot terrorisme émanant des idéologies radicales existe au royaume du Maroc, « parce que les mouvements salafistes Djihadistes et ‘Hijra wa Takfir’ et autres ne sont que des scénarios produites par les services secrets marocains, profitant de l’implication de quelques ralliés de la guerre d’Afghanistan, nommés par ces organes ‘les marocains afghans’ ».

    M. Bahia affirme que le régime marocain uitlise la menace terroriste pour souttirer de l’argent aux pays occidentaux et monte des scénarii à travers des attentats terroristes au Maroc « pour faire croire pour faire croire aux pays touchés qu’il existe un terrorisme radicale transcontinentale ». Il est certain que la DGED, le service d’espionnage extérieur marocain « a une relation indirecte dans le financement de Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) pour reprendre son activité dans la région afin de tuer deux oiseaux d’un seul coup » : d’un côté « impliquer l’Algérie et la classifier comme un foyer et sponsor du terrorisme » et « coller au Polisario l’étiquette d’organisation terroriste », de l’autre.

    « L’islamisme radical, et son corollaire la menace terroriste, ont nettement évolué sous règne du tyran le roi Mohamed VI« commandeur des croyants ! », conclue-t-il dans un article publié sur son blog en date du 17 septembre 2020.

    Tags : Maroc, terrorisme, Mohammed VI, Orilio Bahia, menace terroriste, DGED, services secrets marocains, 

  • Maroc : Campagne d’intimidation contre le journaliste sahraoui Mohamed Radi Ellili

    Le journaliste sahraoui Mohamed Radi Ellili a été visé, récemment, par une féroce campagne d’intimidation orchestrée par les services secrets marocains. La raison ? Son excellent travail, depuis son exile en France, qui met à nu les pratiques de corruption du système instauré par le régime et des hauts responsables au Maroc, dont le palais royal et son entourage.

    M. Ellili sait de quoi il parle du fait de son expérience acquise après 14 ans de travail dans une des chaînes de télévisions publiques marocaines.

    Après les menaces contre sa famille, Ellili dénonce les pratiques de la chaîne « Chouf-TV » dont le propriétaire, Ahmed Charaî est connu pour ses accointances avec la DGED, accointances révélées par le hacker Chris Coleman.

    Cette chaîne s’est fait la spécialité de viser les vies privées des personnes qui dérangent le Makhzen, à l’instar de certains responsables du parti islamiste qui détient actuellement les gouvernails du Makhzen.

    Faute d’arguments pour l’attaquer et répondre à ses révélations, Chouf-TV pourchasse la vie privée de Radi Ellili et celle de son fils qui se trouve en Espagne. C’est dans ce but que les services secrets marocains ont piraté son courrier électronique et son téléphone portable en quête d’information sur sa vie privée.

    Connaissant les accointances entre le régime marocain et certaines institutions françaises, aujourd’hui, Radi a exprimé ses craintes de se voir visé aussi par ces dernières.

    Pour rappel, le champion de boxe marocain Zakaria Moumni, s’est vu obligé d’émigrer vers le Canada après avoir été agressé en France par des éléments mobilisés par le pouvoir marocain. M. Ellili est conscient que le Maroc jouit d’une impunité totale en France.

    Tags : Maroc, France, Mohamed Radi Ellili, Makhzen, corruption, DGED, services secrets marocains,

  • Un ex-prisonnier politique sahraoui dénonce l’instrumentalisation de la menace terroriste par le Maroc.

    Profitant de l’état de confinement provoquée par la pandémie de covid-19, le gouvernement marocain a tenté de faire approuver par le Parlement un projet de loi visant à serrer l’étau autour de l’utilisation des réseaux sociaux portant ainsi une grave atteinte à la liberté d’expression.

    Craignant la fermeture de cette espace de liberté après l’approbation du projet de loi 22.20 par le Conseil de Gouvernement le 19 mars 2020, l’activiste des droits de l’homme sahraoui, Mohamed Abdelmoula Dihani, a saouhaité laisser un témoignage audio-visuel sur ce qu’il a vécu dans la prison marocaine de Temara et dénoncer les pratiques des services secrets marocains visant à instrumentaliser la menace terroriste pour des visées politiques et pour raffermir son occupation du Sahara occidental.

    En avril 2010, Dihani se trouvait à la ville d’El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc. Il était arrivée d’Italie à l’occasion de la libération d’un de ses proches parents.

    Le 28 avril, il est sorti pour fumer une cigarette et a été interpellé par des agents des services secrets marocains, menotté, embarqué dans un véhicule et amené au post des renseignements sis à l’Avenue de la Mecque. De là, il a été conduit à la prison de Temara où, selon lui, se trouvait, à l’époque, le bureau d’Abdellatif El Hammouchi et où étaient planifiées toutes les opérations destinées au territoire du Sahara Occidental et la création et prétendu démantèlement de cellules terroristes en vue de faire pression sur certains pays et obtenir leur soutien, dont l’Union Européenne et les Etats-Unis.

    Dans une cellule, complètement dénudé et menotté, son calvaire a été illustré par le dessinateur marocain Abdellatif Zeraïdi (voir images ci-jointes)

    Après 3 jours de supplices, il a été conduit dans un bureau d’interrogatoire où il y avait Abdelhak Alkhiam, le nº 2 de la DST, et le général Abdelaziz Bennani, commandant de la région sud.

    « Tu vas nous dire où tu as caché les armes que tu as introduites de l’Algérie ou de la Mauritanie», lui disaient-ils.  « Nous avons des informations sûres que tu as introduit des armes. Nous voulons pas te garder en prison. Tout ce que nous souhaitons c’est que tu nous dises où se trouvent ces armes. Nous savons où elles se trouvent et nous savons qui étaient avec toi et comment vous l’avez introduites », ont-ils affirmé.

    Après avoir nié toutes ces accusations, il a été reconduit dans sa cellule pour subir de nouvelles séances de tortures les plus cruelles. Ils lui ont proposé 10 millions de DH (1 million de dollars) s’il acceptait de travailler avec eux et jouer le jeu qui consiste à recruter, sous les directives des services de renseignement marocains, un groupe de personnes qui, selon eux, avait des idées radicales et les amener au Sahara Occidental. L’objectif était d’accuser ce groupe de vouloir attenter contre la MINURSO ou des personnalités sahraouies connues pour leur défense des thèses marocaines et commettre un attentat terroriste dans le territoire sahraoui et présenter les sahraouis comme une menace potentiel pour les intérêts des Etats-Unis et de l’Europe.

    Suite à la condamnation par la communauté internationale de la violente répression qui a accompagné le démantèlement du camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont annoncé le 5 janvier 2011, l’arrestation de 27 personnes, « dont un membre d’al-Qaïda au Maghreb islamique », dans le cadre de la prétendue « cellule d’Amgala », une localité sahraouie se trouvant à la limite entre les territoires sahraouis occupés par le Maroc et ceux contrôlés par le Front Polisario. « C’est la première fois que le Maroc fait état de l’arrestation d’un membre actif d’AQMI sur son territoire », indique une dépêche de Radio France International.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=6HBWwhCe3dQ&w=560&h=315]

    Après sa rencontre avec les accusés, Dihani raconte qu’ils affirment avoir été manipulés par l’État marocain, qu’ils étaient loin de porter des idées intégristes et que la majorité de ce groupe n’était pas pratiquant (ils n’accomplissaient pas la prière).

    Mohamed Dihani est convaincu que ses bourreaux avaient l’intention de l’impliquer dans cette mascarade destinée à diaboliser les sahraouis.

    Pendant son séjour dans la prison de Temara, M. Dihani a rencontré de nombreux marocains innocents qui se trouvaient en prison après avoir été manipulés par les services secrets marocains en vue de commettre des attentats au Maroc. Parmi eux, des auteurs des attentats de Casablanca (2003) qui lui ont assuré que le commanditaire de cette opération n’a pas été arrêté en raison de son appartenance aux services de sécurité marocains.

    Entre décembre 2011 et mars 2012, il a aussi rencontré Adil El Othmani, l’auteur présumé de l’attentat contre le Café Argana (avril 2011), à Marrakech qui lui a assuré qui, en tant que collaborateur des services de renseignements marocains, avait reçu l’ordre de rejoindre l’État Islamique en Irak. Dans ses tentatives, il a été arrêté par les autorités libyennes et syriennes et libéré grâce à l’intervention des autorités marocaines. Une fois de retour au Maroc, il a reçu l’ordre de déposer une bombe au Café Argana.

    Dihani affirme avoir rencontré un groupe des marocains inculpés de tentative d’attentat contre la base américaine de Tan-Tan. Toute en proclamant leur innocence, ils affirment avoir été manipulés.

    Annexe :

    Avis adoptés par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire de Mohamed Dihani

    Imagina que eres Mohamed Dihani, Observatorio aragonés para el Sahara Occidental

    El inquietante caso del «terrorista» y supuesto yihadista saharaui Mohamed Dihani, Espacios Europeos

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Mohamed Dihani, Maroc, menace terroriste, terrorisme, manipulation, instrumentalisation, services secrets marocains,

  • Maroc : Où est Moussadek Mimoun?

    M. Mossadek est un ex-diplomate et ex-agent des services secrets marocains. Il a été radié pour des raisons illégales et avait gagné son procès contre son administration. Par la suite, il y a eu un 2ème jugement auquel même son avocat n’avait jamais été appelé.

    Après avoir, rendu d’immenses services, M. Mossaddeq, sa femme et ses 3 filles vivent actuellement dans une misère atroce. Sa femme, également diplomate, a été la secrétaire particulière de Abbès El fassi premier ministre actuel lorsque ce dernier était ambassadeur à Paris. Afin que le Makhzen étouffe complètement cette famille et oblige Mimoun a rentrer au Maroc avait vu son emploi changé contre un « contrat local » et la chute de son salaire de moitié. Le couple ne pouvait plus payer son loyer et a fait l’objet d’un jugement d’expulsion.

    MRE International avait lancé un cri d’alarme aux autorités et aux gens afin d’assister cette famille dans sa détresse. Nous avions également écrit au 1er ministre, le ministre des affaires étrangères, les 2 ambassadeurs à Paris. Cette homme qui a gardé le silence durant toutes ces années, a décidé de parler. Aucun organe de presse marocain n’a pris le devoir d’écouter et de publier notre compatriote. Il a fini par accorder un entretien à un journaliste algérien qui a produit un article sur une publication algérienne. Hespress a produit un témoignage imaginaire disant que M. Mimoun Mossaddek démentait le journal algérien. MRE International décide donc de sortir de sa réserve.

    Nous confirmons donc que M. Mimoun n’a pas démenti le journal algérien et nous condamnons hespress au pire par connivence makhzenienne et au mieux par manque de professionnalisme flagrant. Nous disons que des responsabilités doivent être déterminées au niveau du régime marocain et que des coupables soient jugés pour la destruction de cette famille. La famille Mossaddeq doit avoir la reconnaissance des torts qu’elle a subi, être réhabilitée, recouvrer tous ces droits avec effets rétroactifs et enfin vivre en paix. Nous restons entièrement mobilisés.

    Source : Youtube

    Moussadek Mimoune, l’agent de renseignement marocain qui a infiltré Hicham Mendari

    Hicham Mendari est entré au Palais royal intelligemment. Quoiqu’il n’avait pas une large culture, mais il était très intelligent. Il est le fils de Chahrazed Fechtali qui était mariée à un employé très riche qui a eu des antécédents judiciaires au Maroc. Quand je l’ai approché à Paris, Hicham Mendari a nié que sa mère soit Chahrazed Fechtali et a prétendu que sa mère est Farida Cherkaoui qui était au Palais royal et était très proche du roi Hassen II. C’est elle qui l’a fait entrer dans ce palais.

    Echorouk : comment avez-vous approché Hicham Mendari ?

    Moussadek Mimoune : je résidais à Dijon (France). Un jour j’ai reçu un ordre de la Direction de surveillance du territoire (DST). On m’a chargé d’infiltrer Hicham Mendari et son milieu vu qu’il dérangeait  le Palais royal. J’ai accepté cette mission.

    Echorouk : comment s’était passé les premiers contacts avec Hicham Mendari ?

    Moussadek Mimoune : à l’époque je n’avais aucune idée sur ses déplacements à Paris. Je considérais ces activités comme des actes criminels et de sabotage contre le Maroc. En mois de mars 2003 nous avons beaucoup réfléchi moi et ma femme et vu la sensibilité de l’affaire et j’ai décidé d’aller à Paris.  Avant de m’y rendre j’ai appelé une personne au Maroc qui était en contact avec Hicham Mendari. Et il m’a fourni un de ses numéros de téléphone portable. Avant de me rendre à Paris je l’ai appelé. Il a été très prudent et avait des doutes sur moi, mais quand je lui ai parlé de la personne qui m’a donné son numéro et après lui avoir dit que j’ai connu sa mère Chahrazed il m’a répondu que ce n’est pas sa mère et qu’elle l’a seulement élevé quand il était enfant. Je lui ai dit que j’avais des problèmes au Maroc et que je ne pouvais pas lui en parler au téléphone il m’a fixé un rendez-vous au début du mois de mars.

    Echorouk : comment s’était déroulé votre mission de rapprochement de Mendari ?

    Moussadek Mimoune : j’ai regagné Dijon après la première rencontre que j’ai eue avec lui à Paris. Et j’ai contacté Ahmed Harari qui était à cette époque-là l’adjoint du général el-Anikri. Il était très content de mon appel. Par la suite, j’ai eu beaucoup de contacts avec Hicham Mendari dans le cadre de ma mission. Il était toujours contre le Palais royal et contre le roi. A cette époque-là, 2003, il se préparait à créer une association politique en Espagne dans le but de renverser le régime royal au Maroc. Au fil des jours j’ai pu gagner la confiance de son attaché de presse  Oumoussa Mohamed et je l’ai convaincu de travailler avec moi et de me fournir des informations sur Hicham Mendari. Je lui ai donné mon numéro de téléphone  pour que nous restions en contact et pour cordonner nos actions.

    Echorouk : que s’était-t-il passé par la suite ?

    Moussadek Mimoune : j’ai contacté la DST et je l’ai informé d’avoir engagé l’attaché de presse de Hicham Mendari. Oumoussa Mohamed m’a informé que lors de leurs voyages en Belgique et à Londres, son « patron » a voulu engager certaines personnes, dont des militaires qui ont fui le Maroc. Il m’a informé également que Mendari avait contacté un commerçant belge spécialisé dans la vente d’armes dans le but d’organiser un mouvement d’émancipation armée au Maroc notamment dans les régions nord.

    A suivre…

    Source : Echouroukonline, 7 sept 2011

    Tags : Maroc, Moussadek Mimoun, DST, DGED, services secrets marocains, Hicham Mendari,

  • Guerre secrète des renseignements marocains contre l’Algérie (3/3)

    Le Makhzen et l’alliance du terrorisme avec la mafia de la drogue

    l’implication de la Gendarmerie Royale est sans cesse citée et souvent, lors d’arrestations de membres de réseaux de drogue, le nom de hauts officiers de la gendarmerie royale est évoqué. Le meilleur exemple est l’affaire dite de Nador, dans le sud-est marocain, où le réseau, composé de 67 personnes, avait été appuyé par 29 membres de la Marine Royale, 17 personnes relevant de la Gendarmerie royale et 23 de Forces de réserves, ainsi qu’un membre des Forces Armées Royales.

    La presse et les sites marocains ont rapporté que mon livre intitulé « Les torrents de la corruption et la poussée (avancée) de Ben Laden en Algérie », vise le front Polisario comme l’a publié auparavant le site « Hespress » le 17 février 2009. Ce site prétend que j’ai découvert des dossiers impliquant le front Polisario dans le terrorisme. De son coté le journal « Maroc poste », qui parait à New York et protégé par les membres du congrès marocain, a publié également le 26 février 2009 une information sur ce point. Pour sa part le journal marocain « El Sabah » est revenu sur le livre dans sa première page (la Une) dans son numéro du 01 mai 2009, en le décrivant comme un rapport qui implique le Polisario dans le terrorisme. Mon livre a été également sujet de mémoire de fin d’études sans qu’il soit distribué dans les bibliothèques ou librairies. On cite le cas de l’étudiant nommé Abdallah Barakellah qui a traité le livre dans son mémoire de fin d’études en 2010 à l’école supérieure de l’administration du Maroc. Cet étudiant a été encadré par le docteur Abdelwahed Elnacer. Le mémoire est intitulé « Les perspectives de l’initiative marocaine sur l’autodétermination ». Suite à ce tapage médiatique qu’a soulevé ce livre, de nombreuses parties m’ont contacté pour son édition et sa publication. Je cite dans ce contexte l’initiative de Abderahmane Berrada le directeur général (DG) de la société « Hespress ». En effet, après la publication d’un exemplaire du livre aux Etats-Unis d’Amérique, M. Berrada m’a demandé de lui envoyer un exemplaire, une demande que j’ai satisfaite. Ainsi, je lui envoyé par mail deux exemplaires un pour lui et un autre pour son ami le docteur Mekkaoui. Soulignant dans ce contexte que ce dernier m’a même demandé de changer le titre du livre et m’a proposé dans ce sens un titre plus sensible, à savoir : « Les généraux d’Algérie de la corruption au terrorisme ». Le Dr Mekkaoui m’a demandé en outre d’ajouter au moins un chapitre sur mon expérience militaire et sur ce que j’ai vécu durant les années quatre-vingt-dix, et ce, afin de le publier par un centre d’études en Espagne, ce que j’ai refusé à cette époque là. Ainsi les choses sont arrivées à une impasse vu que le livre n’a pas satisfait tous leurs désirs du Makhzen vis-à-vis de l’institution militaire algérienne, d’autant plus qu’il contient des renseignements sur le front Polisario comme ils le prétendent.

    1- Corrompre certains militants de la cause sahraouie pour les impliquer dans la thèse marocaine et cela par l’argent ou de hauts postes de responsabilité.

    Des informations rapportées par des sources crédibles assurent que ceux qui ont annoncé leur rébellion contre le front Polisario et qui ont soutenu la thèse marocaine ont obtenu en contrepartie de l’argent et des logements. Par ailleurs, des postes de responsabilité ont été promis aux personnalités distinguées, mais aussi de l’argent et des résidences de luxe. Il suffit dans ce contexte citer Ould Souilem qui a été proposé pour occuper le poste d’ambassadeur du Maroc en Espagne. Comme ce fut toujours le cas, les services secrets marocains ne ménagent aucun effort pour atteindre les leaders du front Polisario pour gagner leur appui quelque soit le prix afin de créer un équilibre entre les sahraouis notamment dans les camps de réfugiés à Tindouf. Et ce pour déplacer le conflit à l’intérieur du Sahara Occidental et entre les sahraouis. Ce qui par ricochet rendraient beaucoup de services qui pourraient devenir gratuits dans le cas du respect. Plus loin encore, les marocains avec qui je me suis entretenu lors de ma visite au Sahara Occidental se sont dit écœurés par les importantes sommes d’argent offertes aux revenus des camps de réfugiés à leur détriment comme des sahraoui et des frontaliers. Pire encore, certains estiment que les sommes touchées par Ould Souilem pourraient servir à créer 10 associations et organiser des centaines de rencontres internationales pour soutenir la thèse marocaine. Parmi les dernières manœuvres marocaines ce qu’elles rapportent sur l’affaire du dénommé Ould Sidi Mouloud apparu dans un moment caractérisé par un grand tapage médiatique suite à mes investigations dans la région de Dakhla. Ces investigations que j’ai menées en tout professionnalisme, indépendance et transparence m’ont démontré que les Sahraoui ne croient qu’en une chose : l’autodétermination. Ould Sidi Mouloud a créé ce scénario urgent qui n’a pas été bien étudié pour amortir le choc qu’a subi le Makhzen et les services secrets marocains, après que je leur ai prouvé que je suis un algérien que nul ne peu acheter ou vendre. (Un algérien qu’on ne peut pas corrompre). Ainsi Ould Souilem se retrouvé comme un pompier qui a accouru pour éteindre le feu qu’a dévasté le Makhzen après le succès de l’opération d’infiltration et faire entendre la voix des sahraouis au plus haut niveau à travers le plus grand journal dans le monde arabe à savoir « Echourouk ».

    1- Le financement du terrorisme par la rente de la drogue et le trafic d’armes

    De nombreux rapports sécuritaires ont confirmé que le terrorisme et ce qui est appelé « l’organisation d’Al Qaida au Maghreb Islamique » (AQMI) est impliquée dans le trafic de drogue provenant du Maroc. Soulignant dans ce contexte que la quasi totalité de la drogue circulant en Algérie provient de ce royaume. Lors d’un séminaire qui a eu lieu à Sétif le 26 juin 2010, le directeur de l’Office National de Lutte Contre la Drogue (ONLCD) a estimé que 75 % de la drogue circulant dans notre pays provient du maroc. Rappelant par ailleurs que ce pays produit à lui seul 60 % de la drogue au niveau mondial. Le directeur de l’ONLCD, M. Abdelmalek Sayeh a indiqué, par ailleurs, dans une déclaration à la presse le 28 février 2010 que « la relation entre les trafiquants de drogue et les groupes terroristes n’est pas un secret ». Il a ajouté dans le même sens que les trafiquants qui transportent le haschich et même la cocaïne sont équipés par les groupes terroristes afin de les aider à transporter les armes.

    Le dernier scandale enregistré en matière de trafique de drogue par Al Qaida remonte au 26 février 2010. À ce moment là les services de sécurité mauritaniens ont dressé sur les frontières mauritano-maliennes une embuscade à un groupe terroriste lourdement armé qui assurait la sécurité d’une camionnette transportant du haschich. Selon des sources militaires, ces terroristes appartiennent à l’organisation Al Qaida. Ainsi le financement marocain du terrorisme est confirmé par de nombreuses preuves irréfutables. Et ce, sans parler du trafic d’arme dans lequel est impliqué le réseau Belairedj ainsi que d’autres réseaux qui ne sont pas encore démantelés. On cite dans ce contexte le démantèlement par les gardes frontaliers algériens à Bechar d’une opération de trafic d’armes. Lors de cette opération 35 tonnes de kif en provenance du Maroc ont été saisies. Cette opération est considérée comme l’une des plus réussies contre l’alliance du terrorisme avec la mafia de la drogue. La drogue est devenue la principale source de financement du terrorisme dans la région du Sahel et dans le Sahara. Ses rentes dépassent 100 millions d’euros. A ceci s’ajoute l’argent des rançons provenant des enlèvements des étrangers dans la région du Sahel. Ces enlèvements ont apporté plus 50 millions d’euros à la caisse du sanguinaire Droudkal selon des rapports officiels algériens, cités par une feuille présentée par l’Algérie via le conseiller auprès de la présidence de la république, Rezak Barra, lors de la deuxième rencontre des Nation Unies qui s’est déroulée à New York le mois de septembre dernier, et qui a débattu de la stratégie internationale antiterroriste. Pour rappel, l’implication de la Gendarmerie Royale est sans cesse citée et souvent, lors d’arrestations de membres de réseaux de drogue, le nom de hauts officiers de la gendarmerie royale est évoqué. Le meilleur exemple est l’affaire dite de Nador, dans le sud-est marocain, où le réseau, composé de 67 personnes, avait été appuyé par 29 membres de la Marine Royale, 17 personnes relevant de la Gendarmerie royale et 23 de Forces de réserves, ainsi qu’un membre des Forces Armées Royales. Il y a, ainsi des officiers marocains impliqués dans des affaires de trafic de drogue. Certains de ces officiers ont le grade de colonel, tels que ceux qui ont été arrêté en 2007. En effet le chef de la Garde Royale, ainsi que le chef de la Gendarmerie Nationale Marocaine qui a le grade de colonel ont été accusés de trafic de kif traité. La perquisition du domicile de ce dernier a permis de mettre la main sur une importante quantité de haschich ainsi qu’une grande somme d’argent estimée à plus de 135 milliards de dirhams. Huit autres officiers appartenant au même réseau ont été également arrêtés pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Ceci n’est que la partie apparente de l’iceberg. Il faut souligner par ailleurs que certains officiers impliqué dans le trafic de drogue ne sont pas estés en justice vu leurs relations au sein des cercles du pouvoir et leur solides rapports avec les familles du Makhzen. Sur un autre plan, des rapports secrétaireries que la Katibate « al Moulathamine » (les cagoulés) a imposé des taxes aux trafiquants de drogue qui sont en majorité des marocains. Ces sommes d’argents constituent une importante source de financement de Al Qaida. D’autres sources estiment par ailleurs que les sentiers qu’empruntent les trafiquants sont devenus les mêmes qu’utilisent les terroristes pour transporter les armes et les explosifs au fiefs des groupes terroristes. Nos informations montrent d’un autre coté que les services secrets marocains ont tenté par divers moyens, notamment par des prisonniers marocains impliqués dans des affaires de terrorismes, d’atteindre des islamistes dans les prisons algériennes. Il n’est secret pour personne que des marocains sont accusés de terrorisme. On cite par exemple C. Abdelghani, dit Houdhaifa, et T- Salah Eddine accusé par le tribunal criminel de Tizi Ouzou le 31 janvier 2010 arrêtés alors qu’ils étaient à la recherche des fiefs terroristes. L’affaire de la tombe de Said Makhloufi, émir du groupe islamique armé (GIA) qui se trouve dans la région du Djbel Errich selon les services sécuritaires algériens. Dans un entretien accordé en mois de décembre 2009 au journal « El Hayat » qui parait à Londres, Idris Elbesri a indiqué que l’affaire de la tombe était au centre des discussions qu’il a eu avec le président Bouteflika en mois de juin 2009. Rappelant, par ailleurs, que Abdelhak Layada l’émir du Groupe Islamique Armé (GIA) qui a été remis par Rabat à Alger en 1993 après de longues discussions, a affirmé lors de son procès le 14 juin 1994 que les services secrets marocain lui ont proposé de le soutenir à Tindouf et lui ont demandé de frapper les intérêts du front polisario. Il a indiqué plus tard qu’il a subi des pressions pour recruter des sahraouis dans les groupes terroristes.

    L’institution militaire algérienne au cœur des sales enjeux

    1-Des plans pour atteindre les archives de l’armée, notamment celles qui concernent la guerre des sables et de lutte antiterroriste.

    Parmi les objectifs que veulent atteindre les services de renseignement marocains figure les documents secrets de l’armée algérienne liés à la guerre des sables qui a éclaté en mois d’octobre 1963, ainsi que les dossiers de lutte antiterroriste et d’espionnage. Le Maroc souhaite tirer profit de ces documents afin de laver les mains de son incursion sur l’Algérie, et lui faire porter toute la responsabilité de ce qui s’est passé et ce qui se passe encore.

    Des plans pour atteindre les archives de la “Guerre des Sables” de 1963

    Le Maroc souhaite tirer profit de ces documents afin de laver ses mains de son incursion sur l’Algérie, et lui faire porter toute la responsabilité de ce qui s’est passé et ce qui se passe encore. En ce qui concerne les dossiers de lutte antiterroriste, les marocains souhaitent mette la main sur d’éventuelles informations sur les Sahraouis et les camps de réfugiés à Tindouf.

    Dans leur guerre secrète contre l’Algérie, les renseignements marocains ont de tout temps élaboré des plans pour atteindre les archives de l’armée, notamment celles qui concernent la guerre des sables et de lutte antiterroriste.

    Parmi les objectifs que veulent atteindre les services de renseignement marocains figurent les documents secrets de l’armée algérienne liés à la guerre des sables qui a éclaté au mois d’octobre 1963, ainsi que les dossiers de la lutte antiterroriste et d’espionnage. Le Maroc souhaite tirer profit de ces documents afin de laver ses mains de son incursion sur l’Algérie, et lui faire porter toute la responsabilité de ce qui s’est passé et ce qui se passe encore. En ce qui concerne les dossiers de lutte antiterroriste, les marocains souhaitent mette la main sur d’éventuelles informations sur les Sahraouis et les camps de réfugiés à Tindouf. Le but recherché par le Makhzen est de faire de ces camps des fiefs de radicalisme et de terrorisme, pour les utiliser comme des moyens de pression sur l’opinion mondiale dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Ces dossiers pourraient être également des moyens de pressions sur l’Algérie et la pousser à désinstaller les camps de réfugiés à Tindouf. Pire encore le Makhzen « rêve » de classer le front Polisario comme une organisation terroriste internationale, ce qui interdirait à tous les pays, organisations et volontaires d’œuvrer avec le front Polisario, de l’aider ou de le reconnaître. Dans ce cas là, le Maroc aurait mis fin à la cause sahraouie placée jusqu’à là comme une question de colonisation.

    Après avoir pris connaissance de ses insinuations sans dire un mot, ce qui a été interprété par les services de renseignement marocains comme une réponse positive de ma part, ils ont pris attache avec moi via leur intermédiaire appelé Redha Toundji. Le Makhzen voulait m’utiliser pour atteindre leurs objectifs. C’est ainsi que j’ai rencontré leur intermédiaire dénommé Toundji deux à Agadir et deux autres fois à Toulouse au sud de la France. Apres notre première rencontre qui a eu lieu le 16 juin 2010 lors de laquelle nous avons abordé différents sujets, j’ai été contacté par Toundji le 22 juin 2010 et m’a informé qu’il était à Bruxelles. Ainsi il m’a fixé un rendez-vous pour le 23 juin à 10 AM à toulouse. Je m’y suis rendu et nous avons abordé divers sujet. Lors de cette rencontre, il m’a informé qu’il a rencontré à Bruxelles un éléments appartenant aux services secrets algériens qui lui a remis des documents impliquant le front Polisario dans des affaires de terrorisme afin de les publier dans son journal. A une questions que je lui ai posé sur l’identité de cette personne, il m’a promis qu’il allait me fournir tous les renseignements avec détails une fois sa missions accomplie. D’ailleurs, il a reconnu les faits par la suite dans un article publié dans son journal « le Sahara Hebdomadaire » dans son numéro 91 publié le 06 août 2010. Il m’a assuré par la suite qu’il a été envoyé par El Mansouiri pour débattre de certains sujets. Lors de nos rencontres, j’étais persuadé qu’il enregistrait discrètement mes propos pour ses responsables. Ainsi, je lui ai montré mon intérêt de connaître ce que veulent les services de renseignement marocains de moi. Pour le convaincre, j’ai même montré mon soutien à plusieurs sujets car je savais très bien que ceci lui fera plaisir. Suite à cela, il m’a informé que les services marocains étaient certains que je détenais des dossiers et des documents militaires très importants. En plus ils étaient convaincus que j’ai un réseau dans l’armée qu’ils pourraient exploiter pour assurer la réussite de l’opération d’infiltration. Durant les longues discussions que nous avions eues sur plusieurs sujets, je n’ai jamais soufflé un mot sur son objectif ainsi que celui du service pour lequel il travaille. Lors de nos entretiens, je lui ai fait comprendre que je n’ai rien à voir avec l’institution militaire algérienne et que je n’avais aucun document qu’ils peuvent exploiter.

    Cependant, il n’a pas cessé d’insister vu qu’il a été chargé de cette mission et qu’il voulait coûte que coûte réussir. Ainsi, il a voulu me tenter avec de l’argent et m’a expliqué dans ce sens que les services de renseignements marocains sont prêts à m’offrir une très importante somme d’argent en contrepartie de leur fournir des documents classés secrets sur l’armée et le front Polisario. Toundji a insisté sur moi pour que je lui dévoile les documents en ma possession sur les sahraouis impliqués dans des affaires de terrorisme, d’autant plus que la presse marocaine a rapporté énormément d’informations sur ce sujet. Dans le même contexte il m’a proposé une importante somme d’argent dont il ne m’a pas précisé le montant qu’il envisageait de m’envoyer par la banque Western Union afin d’intenter des actions en justice contre des responsables algériens. Après qu’il ait dévoilé ses desseins, je me suis emporté. Je lui expliqué que je n’étais qu’un journaliste et écrivain, et que je n’avais rien avoir avec les affaires de renseignements militaires particulièrement celles visant à porter atteinte à ma patrie. Par ailleurs, je suis lui ai demandé de ne plus jamais me contacter.

    Constatant ma colère, Toundji a tenté de se rattraper et de me convaincre. Alors il a essayé de me faire comprendre que je n’avais pas compris ce qu’il voulait dire. Ainsi, il m’a expliqué qu’il voulait juste m’aider financièrement afin de me venger du système algérien, dont je suis un fervent opposant. En guise de réponse, je lui ai fait comprendre que je n’étais pas opposant et que je ne suis qu’un journaliste qui suit l’actualité et les événements qui peuvent intéresser les peuples. Malgré ma grande colère, il m’a demandé de réfléchir à sa proposition. Puis il a abordé d’autres sujets. Avant de nous séparer, il m’a prié de nous fixer un autre rendez-vous. J’ai accepté de le revoir malgré tout ce qui s’est passé entre nous ce jour là car je voulais me tirer de cette affaire sans m’impliquer dans quoi que ce soit qui pourrait nuire à ma réputation et ma transparence. Soulignant par ailleurs, que mon objectif le plus cher était de dévoiler au monde entier les dessous des services secrets marocains. Je rappelle au passage que je me suis entendu précédemment avec le directeur du journal « Echourouk » pour dévoiler au grand jour cette grave affaire. Je signale par ailleurs que j’ai informé Toundji de l’invitation que j’ai reçue de l’ « Association des Sahraouis des Wahdawiyyine » et de la part de son président Ahmed Boumehroud afin de prendre part à une rencontre internationale à Dakhla sur la sécurité dans la méditerranée. A ce titre, j’ai fait semblant de ne pas vouloir y participer, mais il a essayé de me convaincre d’y prendre part. Ce que Toundji ignorait à ce moment là c’est que l’éventualité d’organiser cette rencontre à Dakhla était la mienne, quoi que je n’avait rien à voir avec la question de l’autodétermination du peuple sahraoui. En effet, j’ai proposé au président ce cette association d’organiser cette rencontre sur la sécurité dans la région du Maghreb. Mon objectif était d’avoir accès aux territoires sahraouis via les associations du Makhzen pour prendre connaissance de la vérité loin de tout contrôle. A ce moment là j’ai décidé de dévoiler tout ce que je savais au cas ou les affaires étaient en faveur du maroc.

    Des plans secrets visant à frapper l’unité du territoire algérien

    Ceux qui suivent l’agenda du Makhzen constateront que ce qui le fait rêver le plus c’est la frontière avec l’Algérie. Il n’est secret à personne que certains journaux font la propagande de ce qu’ils appellent « le Sahara oriental », en allusion au Sahara algérien. J’ai lu à ce propos les fadaises qu’inculque le makhzen au marocains sur ce Sahara qui comporte Tindouf et Bechar. Pis encore, il y a certains qui estiment que le pétrole sous terre à Hassi Messouad est une propriété marocaine !

    Les services de renseignements marocains, à ma connaissance, n’ont pas pu infiltrer l’institution militaire du front polisario. Même ceux qui sont appelé « revenus des camps des réfugiés de Tindouf » qui étaient autrefois des leaders au front Polisario n’ont pas réussi à aider les services marocains dans leur tache. Ces revenus n’ont pu aider le Makhzen qu’à travers des campagnes médiatiques et des idées connues tirées du « vocabulaire » du Makhzen. De nombreux journalistes, écrivains et chercheurs marocains, que je connais bien, m’ont assuré que l’aile militaire du front Polisario est et sera toujours « un cauchemar » pour les institutions sécuritaires marocaines, après tous les échecs qu’ils ont subis. Par ailleurs leur inquiétude va crescendo vu les prémisses d’une guerre prochaine, à laquelle a insinué à plusieurs reprises le front polisario. Lors de ma visite qui m’a conduit à Dakhla où j’ai rencontré un bon nombre de sahraouis, j’ai constaté leur colère et leur indignation vis-à-vis des négociations supervisées par les Nations Unies. Ces sahraouis sont convaincus que la seule solution pour restituer leur droit et libérer leur pays de l’occupation marocaine illégale est de prendre les armes contre cet envahisseur. Vu les craintes marocaines d’une guerre contre les sahraouis qui croient plus que jamais de la légitimité de leur revendication, les services de sécurité marocains ont passé à une autre étape. Il s’agit d’une guerre de renseignements mais également médiatique contre les sahraouis, leur capacité militaire, leurs soutiens et ses techniques. Pour avoir tous ces renseignements, le Makhzen a recruté des mouchards, des espions, des indicateurs pour leur fournir des renseignements régulièrement.
    La malédiction des frontières et l’unicité nationale visée
    Ceux qui suivent l’agenda du Makhzen constateront que ce qui le fait rêver le plus c’est la frontière avec l’Algérie. Il n’est secret à personne que certains journaux font la propagande de ce qu’ils appellent « le Sahara oriental », en allusion au Sahara algérien. J’ai lu à ce propos les fadaises qu’inculque le makhzen au marocains sur ce Sahara qui comporte Tindouf et Bechar. Pis encore, il y a certains qui estiment que le pétrole sous terre à Hassi Messouad est une propriété marocaine ! Dans ce contexte, le journal « El Michaal » à qui j’ai accordé une interview a rapporté dans son numéro 120 paru le 11 septembre 2008 que j’ai reconnu que le pétrole algérien est la propreté du Maroc et que l’Algérie devrait le partager avec ce pays. Apres la publication de ce mensonge qu’i sur sa une, j’étais contraint de faire un démenti le 12 septembre 2008 que j’ai publié sur mon site personnel, après que le journal a refusé de le publier sur ses pages. A cette époque là, j’ai pris attache avec le rédacteur-en-chef de ce journal Idris Ould El Kabila, qui a réalisé l’interview avec moi, et ma présenté ses excuse oralement. Je lui ai signalé que c’était irresponsable et grave de publier ce que je n’ai pas dit. Ainsi je lui ai remis mon démenti qu’il a transmis aux responsables du journal qui ont refusé de le publier. Lorsque je l’ai rencontré à Agadir le 22 avril 2010 au journal « Sahara Hebdo », dont il est le rédacteur-en-chef, je lui ai encore parlé, mais il a jeté la responsabilité sur la direction du journal « El Michaal ». En effectuant récemment quelques recherches sur le net, je suis tombé sur la même interview, cette fois ci il l’a publié sur son blog, ce qui démontre clairement que tout était préparé d’avance et que ce qu’il me disait n’était que de purs mensonges. J’aimerai à ce propos aborder quelques points importants pour mettre à nu les plans marocains visant à frapper l’unicité du territoire algérien et j’aimerai aussi parler de ce que font les gardes frontaliers marocains à la frontière algérienne.
    Le Maroc considère la cause sahraouie comme une affaire d’unicité nationale de même que les deux ville Ceuta et Mélilia occupées par l’Espagne. Cependant, l’approche marocaine vis-à-vis du Sahara Occidental est différente de celle des deux villes espagnoles. Le Maroc décrit le front Polisario comme étant un front séparatiste, c’est pour cela qu’il considère le soutien algérien indéfectible à l’autodétermination du peuple sahraoui comme un soutien à des activités séparatistes menaçant la « prétendue »unicité territoriale du royaume chérifien.

    Par conséquent, le Maroc n’arrête pas de s’attaquer à l’Algérie à toute occasion. En plus de cela, le Makhzen a soutenu indiscrètement les islamistes en algérie. Il faut préciser à ce propos que si l’Algérie n’avait pas « éradiqué » les islamistes armés, les Maroc serait la première victime du terrorisme, d’autant plus qu’il a ouvert son territoire aux trafiquants de drogue, à la mafia et aux réseaux de contrebande. En plus de tout cela, le Makhzen soutien certaines voix séparatistes en Algérie, comme le chanteur kabyle Farhat M’Henni. Selon certaines sources, ce dernier se rend régulièrement au Makhzen et comme il ne cache pas son soutien à la thèse marocain sur le Sahara Occidental. Pire encore, ces mêmes sources estiment qu’il reçoit régulièrement une aide financier très important pour mener ses activité douteuses en Algérie. Soulignant en outre, que le Maroc soutien également d’autres voix séparatistes dans la région des Aurès. Redha Toundji, que j’ai rencontré en mois d’octobre m’avait informé qu’il avait des contactes algériens afin d’annoncer un mouvement séparatiste dans la région des Aurès. Et quelle fut grande sa joie quand je l’ai informé que j’étais originaire de cette région.

    Lors de nos deux rencontres à Toulouse, Toundji m’a demandé directement de présider ce mouvement séparatiste, et m’a indiqué qu’il était prêt à me mettre en contact avec ces activistes. Il m’a informé par ailleurs, qu’il finançait ce mouvement de l’argent provenant du Makhzen. J’ai refusé catégoriquement cette offre, alors il a tenté de se justifier en m’expliquant qu’il voulait m’offrir une couverture politique pour que je ne reste pas sans partie politique. Suite à mon refus il m’a proposé de créer une association de défense de droits de l’homme en Algérie.

    Personne ne peut nier la « mentalité » expansionniste caractérisant le trône Alaouite dans le royaume du Maroc depuis une longue période. La situation n’a pas changé actuellement, au contraire : cette tendance expansionniste à doublé d’intensité. Comme nous l’avons dit auparavant, les documents, les études et la presse comportent des information qui ne font que confirmer la haine entre les peuples frères algériens et marocains, notamment les informations liées aux « appétits » marocains pour les terres algériennes. Si on se réfère à la culture du Makhzen, on constatera l’utilisation beaucoup de terme qui démontre la culture expansionniste qui défini la politique du palais royal, et c’est ce qui unit les familles du Makhzen.Outre ses désir expansionniste en Algérie, le Maroc ne cache ses son « appétit » pour les territoires mauritaniens, que le Makhzen considère comme des terres marocaines.Beaucoup a été écrit et a été dit sur le Sahara oriental. Certains estiment que l’Algérie a annexé après son indépendance en 1962 ce Sahara oriental qu’elle a « arraché » à son voisin le Maroc. Des histoires « à dormir debout » dans ce sens abondent dans la presse et les documents marocains infondés. Ainsi on constate que le Makhzen est capable de faire tout pour réprimer dans la violence la voix du peuple sahraoui.

    Des réseaux sous des aspects associatifs et des diplomates « retournés »

    Ces associations activant dans le Sahara Occidental visent à réaliser trois principaux objectifs. Il s’agit premièrement de mobiliser des populations sahraouies pour soutenir la thèse marocaine. Deuxièmement, la création d’une diplomatie parallèle pour la médiatisation de ce qui arrange l’agenda du Makhzen. Troisièmement, la mise en place d’alternatives dans le cadre du travail de proximité afin de se rapprocher des problèmes des sahraouis. En effet, le Makhzen cherche à les corrompre avec des services qu’il leur rend et des biens qu’il leur offre.

    Les services de renseignements marocains veulent exploiter le travail associatif et diplomatique pour obtenir un soutien populaire et officiel à travers le monde. Le Makhzen avait préparé un travail associatif en ce qui concerne le Sahara occidental qu’il considère comme une « ligne rouge » qu’il a confiée exclusivement au palais royal et aux services secrets. Cependant, ces dernières, le roi Mohammed VI a décidé d’ouvrir le champs à la création d’association financées par l’officie royal dans le cadre de ce qu’est appelé « la nouvelle ère ». Ces associations activant dans le Sahara Occidental visent à réaliser trois principaux objectifs. Il s’agit premièrement de mobiliser des populations sahraouies pour soutenir la thèse marocaine. Deuxièmement, la création d’une diplomatie parallèle pour la médiatisation de ce qui arrange l’agenda du Makhzen. Troisièmement, la mise en place d’alternatives dans le cadre du travail de proximité afin de se rapprocher des problèmes des sahraouis. En effet, le Makhzen veut les corrompre avec des services qu’il leur rend et des biens qu’il leur offre. Le travail diplomatique quant à lui, vise à créer des blocs et des groupes à l’étranger. Ces groupes ont pour objectif le contrôle des sahraouis. Ils visent également à les impliquer dans des affaires illégales pour porter atteinte à leur réputation et nuire à leur cause sacrée. Dans ce contexte il est important de signaler quelques points.

    Ne jamais désespérer de la création sur le sol sahraoui d’organisations anti-sahraouies.

    Le travail associatif au Sahara Occidental est dirigé par des marocains qui habitent dans les territoires occupés. Nous avons lu à ce sujet le travail des « Sahraouis Wahdawiyine », en plus des associations qui luttent pour « la marocanité » du Sahara occidental. En outre, nous avons entendu parler d’autres associations qui s’occupent des villages et des nomades…etc. En vérité, ces associations qui activent sous divers couvercles et sous des dénominations attirantes, sont contre le Front Polisario. Ces associations ne ménagent aucun effort pour éradiquer le Front Polisario. Les services de renseignements marocains ont échoué dans la création d’au moins une seule association dirigée par un « libre » sahraoui. S’il arrive de rencontrer un sahraoui à la tête d’une association, tous les autres sahraouis le considèreraient comme un traître et un escroc qui fait du commerce avec la cause sahraouie afin de gagner de l’argent, d’autant plus que le Makhzen débloque d’importante sommes d’argent pour financer ces activités. Les personnes qui dirigent ses associations tentent de d’impliquer des étrangers tantôt sous la bannière des droits de l’homme tantôt au nom de l’unité du Maroc…etc. Les services de renseignements marocains continuent leurs activités au Sahara occidental afin de mobiliser des sahraouis dans des activités associatives douteuses contre le Front Polisario, notamment les personnalités issues de puissantes et grandes tribus.

    Dramatiser la réalité sociale des algériens et manipuler le financement du Polisario

    Les services de communication du Makhzen, avec la complicité des services de renseignements marocains dramatisent la réalité sociale des algériens. Ces medias exagèrent beaucoup dans leur description de la vie quotidienne des algériens. En effet, ils ne montrent que les coté négatifs de la société algérienne comme la pauvreté et le chômage. En revanche, ces medias se vantent de la réalité sociale des marocains ainsi que de la politique marocaine qu’ils qualifient de bonne et de sage. En plus, ils donnent des chiffres « gonflés » sur les aides qu’offre l’Algérie au front Polisario. Ainsi, ils parlent de sommes « astronomique » allant de 150 à 300 milliards de dollars. En donnant ces chiffres « imaginaires », le Makhzen veut créer une zizanie « Fitna » au sein des algériens ainsi que de les mobiliser contre le soutien de l’Etat algérien de la cause sahraouie. A ce propos, un « intellectuel » marocain m’a avoué que le Makhzen estime que seule solution pour mettre fin au soutien algérien à la cause sahraouie est de déclencher une guerre civile en Algérie. Pour atteindre ce dernier but, le palais royal ferait tout afin de prouver que l’aide financière algérien au Sahara occidentale provient du trésor public. Si on lit la presse marocaine, on constate le nombre impressionnant d’articles traitant la pauvreté, la cherté de la vie, la corruption et le chômage en Algérie. Pis encore, les réseaux sociaux sur la toile reprennent ces informations rapportées par la presse algérienne d’un moment à l’autre. Des grands débats sont soulevés sur l’objectif du soutien algérien à la cause sahraouie. Les algériens qui répondent aux présomptions du Makhzen rappellent grand passé historique et leur lutte pour arracher leur indépendance de l’une des plus grande puissance mondiale. Ces algériens se disent prêts à mourir de faim afin de porter secours aux peuples qui sont encore sous le joug du colonialisme tels que les sahraouis, les irakiens et les palestiniens. A une question de savoir la raison dernière l’intérêt particulier que porte l’Algérie au Sahara Occidental plus que celui qu’elle accorde à la cause palestinienne, un internaute algérien l’explique par le fait que le Sahara Occidental est un pays voisin. Par conséquent les algériens sont directement concernés par le soutien de ce pays. Le même algérien estime que si l’Algérie avait des frontières avec la Palestine, elle aurait agi de la même manière. L’Algérie soutient ouvertement le Front Polisario comme seul représentant du peuple sahraoui. Elle reconnaît, en outre, le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Notant, dans le même sens, que l’Algérie a accueilli depuis toujours des réfugiés sur son territoire.
    Gagner le soutien mondial même au détriment des causes de la nation
    Si on constate attentivement le Makhzen marocain, on voit que le roi Hassan II et par la suite son fils Mohamed VI ont pris pour conseiller un juif, qui sans doute, est opposé aux causes de la nation. Il s’agit de Endré Azoulay qui se vante d’être un vrai nationaliste marocain dans une déclaration qu’il a faite à la chaîne « El Arabia » en mois de septembre 2007. Zoulay a déclaré un jour que « les juifs sont parmi les piliers de nation, du peuple et de l’Etat marocain. Je suis nationaliste et une partie de la vie historique et religieuse du Maroc ». Il n’est secret à personne que le Makhzen compte beaucoup sur ses relations avec l’Etat Hebreu afin de gagner le soutien des juifs sur la scène mondiale en ce qui concerne le Sahara Occidental.

    Dans cette perspective, le Maroc a même accepté l’installation de base militaire américaine « Africom » sur son sol non loin de la ville de « Tantane » sur la frontière avec le Sahara Occidental. L’information a été donnée en 2008 dans un rapport secret américain qui a été publié par le journal « Africa Info Market ». Selon ce rapport 50 ingénieurs en aéronautique sont arrivés à Tantane. Ils font partie du groupe appelé « Seabees » (les beilles de la mer). Ce groupe est chargé d’installer les systèmes et les appareils militaires dans cette base. Les observateurs de la scène marocaine affirment, pour leur part, que l’acceptation du Makhzen de la base Africom sur son territoire à quelques encablures du Sahara Occidental vise à gagner le soutien américain de la thèse marocaine liée au Sahara Occidental. Cette position marocaine va à l’encontre de la position des pays africains et maghrébins, à leur tête l’Algérie, qui refusent l’ingérence extérieure sous prétexte de la lutte antiterroriste. Ainsi, on voit que le Maroc s’oppose toujours aux positions algériennes sur la scène internationale. Le royaume chérifien accepte tout ce que refuse l’Algérie même si ceci se passe au détriment de la nation.

    S’agissant du rôle d’Israël dans l’histoire du Maroc, l’écrivain française d’origine juive, Anais Bensimon, auteur du livre « Hassan II et les juifs », a dévoilé dans une déclaration à l’émission « El Milaf » (le dossier) diffusée sur la chaîne Al Jazeera le 10 septembre 2010 qu’Israël a aidé le souverain marocain Hassan II à déjouer un complot mené par le général Oulfkir. Pire, l’Etat Hebreu l’aurait meme aidé dans son assassinat. Rappelant qu’Oulfkir était l’héritier du trône en 1960. Anais Bensimon a révélé en outre qu’Israël a aidé militairement le Maroc contre l’Algérie lors de la guerre des sables en 1963. Toutes ces vérités montrent le rôle très important que jouent les juifs dans les cercles du palais royal et l’armée marocaine. Dans le même contexte, l’historien israélien Igal Ben Noun a indiqué que l’année 1963 a marqué le début des relations entre l’Etat hébreu et le Makhzen. Ceci montre que cette « alliance s’est faite sur le dos de l’Algérie, vu le timing choisi, c’est-à-dire 1963 qui a connu le déclenchement de la guerre des sables.

    On constate la « sionisation de la cause Amazigh » à travers notamment les activités de Ahmed El Darghini, le leader du Parti Amazigh, qui a déclaré ouvertement que les juifs sont meilleurs que les arabes. Un observateur de la scène politique marocaine m’a affirmé que El Derghini travaille selon un agenda élaboré secrètement par le Makhzen. Selon d’autres sources, Tel Aviv suit une démarche pour qu’elle puisse contenir les Amazighs d’Algérie, notamment ceux qui appellent à l’autonomie de la Kabylie menés par le chanteur Farhat M’heni. Ce dernier a indiqué dans son livre intitulé « La cause amazigh » que l’avenir dont rêve la Kabylie est avec Israël et que son mouvement appelé « mouvement pour l’autonomie de la Kabylie » (MAK) veut normaliser ses relations avec l’Etat Hébreu. Signalant enfin que le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran sous recommandation américaines. Comme il a rompu également ses relations avec le Venezuela, ce pays dont le président Hugo Chavez a soutenu Gaza lors de l’holocauste qu’a mené Israël contre la population gazaouie.

    Fixation sur Alger et tentatives d’étouffer la voix du front Polisario sur la scène internationale

    La dernière affaire dans ce sens remonte au mois de septembre 2010. A cette époque là, la justice néerlandaise a condamné à 240 heures de travaux d’intérêt général un ex-officier d’origine marocaine pour espionnage sur ses concitoyens au profit des services secrets marocains.

    Les services de renseignements marocains usent de tous les stratagèmes et utilisent toutes les cartes qu’elles soient médiatiques, politiques ou associatives, afin de salir et ternir l’image de l’Algérie sur la scène internationale. A ce propos, la chose la plus dangereuse que font les medias marocains, ce qu’ils rapportent sur l’Algérie comme informations ayant trait au terrorisme, explosions, assassinats, suicides etc. L’objectif étant de présenter l’Algérie comme un pays dangereux, instable et surtout le présenter comme un pays qui alimente le terrorisme international. Apres l’échec de ces tentatives, les même medias se sont retournés vers les bidonvilles et les quartiers populaires pauvres qu’ils qualifient de base arrière de l’intégrisme et du fanatisme salafiste. Le Makhzen veut faire croire aussi que les camps des réfugiés sahraouis sont une autre source du terrorisme. Ainsi, on voit que les services de renseignements marocains sont à la recherche du moindre indice matériel et la moindre preuve qui les aideraient à convaincre l’opinion internationale que les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf sont une source qui alimente le terrorisme. Les stratagèmes du Makhzen sont voués à l’échec vu que les sahraouis ont découvert ce sal jeux, et ont ainsi « tué » toutes les cartes du Makhzen sur le plan international, africain et maghrébin.
    Mise en place de projets d’intégration des marocains et des arabes à l’étranger

    En plus de des différentes fins peu orthodoxes du Makhzen, ce dernier œuvre pour l’intégration des marocain, des arabes et même des sahraouis, si c’est possible, dans des projets économiques et sociaux afin de gagner leurs soutiens à ses thèses. Cette intégration des projets facilite aux services de renseignements marocains la manipulation, l’espionnage et l’orientation des adhérents à ces projets. Les intentions machiavéliques des services de renseignements marocains ont été mises à nue à plusieurs reprises. La dernière affaire dans ce sens remonte au mois de septembre 2010. A cette époque là, la justice néerlandaise a condamné à 240 heures de travaux d’intérêt général un ex-officier d’origine marocaine pour espionnage sur ses concitoyens au profit des services secrets marocains. Apres la découverte de cette affaire en 2008, deux agents des services de renseignements marocains ont été expulsés de La haye après que le gouvernement néerlandais a pris connaissance de cette opération d’espionnage. L’ex-officier avait travaillé avec des jeunes marocains à Rotterdam et était l’initiateur d’un projet visant à les intégrer dans la vie active au Pays-Bas afin de leur permettre de bénéficier d’une formation qui leur permet de travailler à l’aéroport de Rotterdam. Cet ex-officier a appelé son projet « Maxima » en référence au prince Wiliam Alexandre, l’héritier du trône des pays-bas. Lors de l’évaluation de ce projet en mois de février 2008, il a été décidé de designer ce prince comme son ambassadeur d’honneur. L’objectif des services de renseignements marocains n’était pas d’avoir des informations secrètes sur les Pays-Bas, mais d’accéder à des renseignements secrets sur les activistes marocains dans les domaines religieux, politique et juridique dans ce pays. Lors de l’audience, l’ex-officier a avoué le harcèlement qu’il subit chaque fois qu’il est en visite au Maroc. Il a en outre, expliqué que les services secrets du Makhzen l’ont contraint à travailler avec eux.

    Tentatives d’impliquer les algériens dans les actes de vandalisme et dans le crime organisé

    Les banlieues parisiennes et d’autres régions en France connaissent des actes de vandalisme et des crimes commis par des réseaux et des groupes souvent inconnus. Ces actes visent à déclencher des affrontements entre les services de l’ordre français et les immigrants. Le curieux dans cette histoire, c’est que ces affrontements sont souvent enregistrés dans les quartiers où résident une grande communauté algérienne. En revanche, les cités où vivent des marocains connaissent rarement ce genre d’affrontements. Des sources bien informées assurent que ces actes de vandalisme qui se déroulent dans « le périmètre » des algériens sont préparé, organisés et déclenchés par des activistes marocains. Ces actes de barbarie visent sans aucun doute à salir et ternir l’image de la communauté algérienne en France et à l’étranger. Si on suit les activités religieuses, on remarquera que la quasi-totalité des marocains travaillant dans un cadre parrainé par le Makhzen, ont envahi les mosquées en Europe afin d’avoir les rennes de ces centres qui ont une grande influence sur les communautés. À travers ces mosquées, les marocains orientent les masses populaire vers des horizons que les services secrets marocains exploitent pour contrôler, espionner, infiltrer et diriger les initiatives qu’elles soient d’aspect politique, civile ou religieuse etc.

    Créer une zizanie entre l’Algérie et les pays amis

    Nous avons parlé de toutes les tentatives marocaines visant à porter atteinte à l’Algérie, à son Etat, à sont peuple, à son histoire, à son passé, à son présent, à son futur, à sa politique, à sa pensée, et à son armée. Le Makhzen ne s’est pas arrêté là, mais ils a tenté et tente toujours de créer une zizanie « Fitna » entre l’Algérie et ses pays amis, y compris les pays maghrébins. Dans ce contexte, les services de renseignements marocains ont médiatisé, à travers leur site appelé « Algérie Times » le 20 avril 2010 une information dangereuse. Ce site rapporte que l’opposition mauritanienne a mis en place un plan visant à renverser le pouvoir de Mohamed Abdelaziz avec le soutien de l’Algérie. La publication de cette information a créé une grande polémique sur les manchettes de la presse mauritanienne. J’ai accordé une interview à propos de ce site et de son contenu au journaliste El Mahdi Ould Elmourabet le 26 avril 2010. J’ai souligné dans cette interview que le site est dirigé par les services de renseignements marocains. Suite à mon interview, beaucoup de journaux ont pointé un doigt accusateur vers les services marocains qui veulent « mettre à mort » les relations algéro-mauritaniennes. Les services de renseignements marocains ont fait tout, à travers ce site, pour créer une zizanie entre l’Algérie et la mauritanie. Sa dernière manœuvre dans ce contexte remonte à la publication d’un rapport le 2 septembre 2010. Le rédacteur de ce rapport prétend que l’attentat suicide qui a visé le commandement de la 5e région militaire dans la région de El Naama sur la frontière mauritano-malienne le 25 août 2010 est planifié par l’Algérie en réaction à la délivrance du dénommé Omar Essahraoui aux autorités maliennes. Cette remise, rappelle-t-on, était derrière la libération des deux otages espagnoles Albert Vilalta et Roque Pascual. Ces derniers ont été libérés suite au paiement d’une rançon dont la somme reste inconnue, mais que le journal El Mundo a évalué à sept (7) millions d’euros. Celui qui a rédigé le rapport a médiatisé cette information, alors que le véritable auteur n’est qu’un mauritanien appelé Idris Ould Yareb qui a rejoint Al Qaida en 2005. Soulignant par ailleurs, que cette organisation terroriste a revendiqué dans un communiqué publié sur Internet au début du mois de septembre 2010 cet attentat suicide. Cette organisation a même dévoilé l’identité de ce kamikaze. Enfin, il faut noter, fort heureusement, que la presse mauritanienne n’a pas pris au sérieux ce mensonge. Elle a même appris la vérité sur le site qui usurpe l’identité algérienne. Soulignant enfin que le site en question est dirigé de rabat et de New York sous la direction directe des services de renseignements marocains. Le Maroc veut gagner le soutien de la Mauritanie qui a préféré la neutralité vis-à-vis de la question sahraouie. Cette tentative visant à créer un conflit entre l’Algérie et la Mauritanie qui ont de très bonnes relations, n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une série de complot que veut monter le Makhzen contre l’Algérie.

    Echourouk, 2010

    Tags : Maroc, Algérie, services secrets marocains, DGED, espionnage,

  • Guerre secrète des renseignements marocains contre l’Algérie (2/3)

    Anouar Malek

    Les renseignements veulent également enrôler des militaires ou des employés dans l’armée ou la sécurité à Tindouf afin d’obtenir des informations sur les mouvements des dirigeants Front et de l’armée du Polisario. Ils cherchent même à connaitre les différents dossiers qui se posent à la sécurité algérienne à Tindouf, qu’il s’agisse de terrorisme, banditisme, corruption ou autre.

    • Les renseignements marocains font tout leur possible pour infiltrer les sahraouis que ce soit dans la région ouest ou dans les camps de Tindouf. A l’intérieur en revanche, où le Makhzen perpètre des crimes humanitaires, c’est un peuple poursuivi par un terrible agenda conçu par les renseignements. Jamais je n’en ai vu de pareil qu’en découvrant les coulisses à Dakhla. Les informations que j’ai pu obtenir de par mon expérience est que les renseignements marocains activent sur trois fronts pour infiltrer les camps de Tindouf: D’abord, ils s’emploient à recruter des réfugiés sahraouis surtout les responsables, pour exécuter des évasions collectives afin que le Makhzen puisse appuyer sa théorie sur la situation des réfugiés et l’allégeance au royaume. Ensuite, ils poussent à la rébellion civile contre la direction du Polisario pour embobiner l’opinion publique internationale sur ce qui se passe dans les camps. Moi-même, j’ai visité ces camps et j’étais pour leur fermeture. Mais lorsque je me suis rendu dans les territoires occupés, j’ai acquis la conviction que ces camps étaient un salut pour les sahraouis.

    • Les renseignements veulent également enrôler des militaires ou des employés dans l’armée ou la sécurité à Tindouf afin d’obtenir des informations sur les mouvements des dirigeants Front et de l’armée du Polisario. Ils cherchent même à connaitre les différents dossiers qui se posent à la sécurité algérienne à Tindouf, qu’il s’agisse de terrorisme, banditisme, corruption ou autre.

    • Le troisième front a trait aux groupes terroristes qui activent dans le Sahel et le Sahara dans la région proche de la Mauritanie. Les services essaient d’impliquer des sahraouis dans les actes de kidnappings suivis de demandes de rançon, le trafic d’armes, de mines et d’explosifs.

    • «Des efforts sont aussi consentis pour convaincre les sahraouis de fuir les camps vers le Maroc, directement ou via la Mauritanie, afin de les utiliser dans le cadre de la campagne pour l’autonomie que veut imposer le Maroc. Le Maroc veut, en fait, faire croire que les réfugiés à Tindouf sont séquestrés, qu’ils soutiennent l’autonomie et refusent les requêtes du Front Polisario. Il veut justifier également ses positions en abordant le drame humanitaire dans les camps».

    • «Par ailleurs, les renseignements marocains œuvrent à créer des conflits tribaux et politiques dans les camps et les territoires libérés soumis à l’autorité du Polisario en envoyant des agents qui incitent aux affrontements; des démarches qui visent à ébranler la stabilité et la crédibilité des dirigeants sahraouis».

    • «J’ai eu affaire à des maghrébins avec lesquels j’étais en contact et convaincu qu’ils travaillaient pour les renseignements. Ils cherchaient au moins, à savoir ce que je savais, notamment des informations relatives à l’armée, l’armement, la position des casernes, des radars, les noms d’officiers en activités ou autres officiers influents qui pourraient avoir un rôle actif prochainement sur la scène des dirigeants, ou encore des informations sur des militaires qui vivent dans des conditions sociales précaires ou qui ont une situation exceptionnelle comme des dettes auprès de la banque».

    • «J’ai compris alors que ces informations seraient transmises aux renseignements qui eux tenteront d’arriver aux noms que j’aurais cité. Cependant, par conscience, vigilance et souci de garder les secrets de l’institution dont j’ai fait partie un jour, j’ai toujours affirmé que je n’en savais rien et si jamais des informations mettant en péril la sécurité de la région du Maghreb m’étaient parvenues, je n’aurais pas hésité à les rendre publiques, qu’elles aient impliqué l’Algérie, le Maroc ou un autre pays».

    • Anouar Malek raconte qu’après les réfugiés sahraouis, les renseignements marocains s’intéressaient à tout ce qui avait trait à la période des années quatre-vingt-dix et la guerre de l’armée contre les terroristes, particulièrement les ratissages, la position des katibat lors des massacres collectifs notamment ceux de Bentalha, Rais, Beni Messous et Ramka… «Selon des informations que j’ai pu recueillir en France, le Maroc a discrètement joué un rôle dans le fameux “Qui tue qui ?”, à travers des informations qu’il a fait parvenir aux renseignements français et certains cercles relevant de l’Internationale Socialiste qui a eu un important rôle dans les accusations portées à l’institution militaire. Moi-même, j’ai pu voir que les questions posées dans des documents étaient l’œuvre de marocains ne serait-ce qu’à travers les dates écrites en arabe, du dialecte marocain pour les mois…».

    • La fausse tentative d’assassinat de Ferhat M’henni

    • Parmi les multiples tentatives d’induire l’opinion en erreur, celles, très graves, d’assassiner des têtes d’affiche, des personnalités connues. Dans ce volet, le renseignement marocain avait décidé un jour d’assassiner l’opposant algérien Ferhat M’henni, initiateur d’une conception farfelue d’autonomie de la Kabylie, chose farouchement rejeté autant par l’Etat que par le peuple, dont les Kabyles eux-mêmes.

    • Pour ce faire, le site « Hespresse » a commencé à faire le lit de pareille éventualité, en publiant un entretien avec un pseudo-chercher dénommé Dimitri Demby, sous le titre accrocheur de «  les jours de Ferhat M’henni sont-ils en danger ? ». Evidemment, le texte donne à croire que l’Etat algérien cherche à neutraliser le chanteur par tous les moyens, quitte à l’assassiner.

    • «Les services secrets marocains usent, entre autres, d’une stratégie dans leur guerre contre l’Algérie en tentant de contacter d’anciens éléments des services algériens quelle qu’ait été leur poste ou leurs responsabilités afin de bénéficier des informations en leur possession et qu’ils ont réussi à passer aux renseignements algériens».

    • «Les barbouzes marocains œuvrent à arriver aux éléments actifs qui avaient un rôle important lors de la décennie sanglante ou ceux qui sont toujours en service spécial sur le sol marocain ou européen, dans le but de les engager comme agents doubles afin d’arriver jusqu’aux sphères secrètes des services algériens. Ils tentent aussi de les abuser en laissant filtrer des pseudo-informations qu’ils veulent faire parvenir à Alger».

    • «Par ailleurs, les services de renseignements marocains veillent à établir un contact avec les ex-officiers des services secrets algériens qu’ils soient à la retraite ou qu’ils aient quitté leur emploi pour diverses raisons afin de les recruter, surtout ceux qui se sont vus démis de leurs fonctions pour faute professionnelle. Et les cas prennent plus d’importance si le licenciement a trait à des dossiers de sécurité ou des enquêtes de malversations dans les hautes sphères du pouvoir ».

    • «Selon les informations en ma possession, les renseignements marocains ont échoué, n’ayant pu atteindre leurs objectifs même s’ils ont pu enrôler quelques agents dont le nombre se compte sur les doigts d’une seule main, un ex-agent qui vit en Grande-Bretagne, deux ex-soldats qui sont actuellement au Maroc dont un soi-disant ex-officier dans les renseignements. Malgré cela, les services secrets marocains craignent encore le coté algérien et demeurent vigilants pour tout ce qui vient de leurs homologues algériens. C’est ainsi qu’ils ont piégé une de leurs nouvelles recrues dans une histoire imaginaire exécutée par des algériens qui se proclament de l’opposition».

    •  «Si nous avons indiqué auparavant que les renseignements marocains tentent d’infiltrer le coté algérien par des réseaux existant sur son territoire, même s’il est difficile d’arriver au sein du dispositif, ils ont un réseau de marocains qui résident légalement et ne suscitent aucune suspicion. Mes informations font état d’agents marocains se faufilant au travers des frontières par des voies utilisées par les trafiquants de drogue et de marchandises et parfois s’introduisent en Algérie sous une fausse identité algérienne».

    • «Dans le même contexte, dans le but d’espionner, exécuter des missions de sécurité et de renseignements, le tribunal de Bechar avait condamné en octobre 2008 le dénommé (S.Aziz) à 12 ans de prison pour espionnage notamment et collecte d’informations inhérentes à la défense nationale au profit d’un Etat étranger. Ce jeune de 22 ans avait été arreté en mai 2008 à bord d’un moto dans la région de Hassi El Maleh, daïra d’Oum Lassel dans de la wilaya de Tindouf. Il avait reconnu avoir été envoyé par le dénommé Mohammed El Ghadri, membre de la gendarmerie royale, pour récolter des informations sur l’armée algérienne et les positions du Polisario, en contrepartie de 200 dirhams». «Fait étrange, c’est l’accusé lui-même qui a dit qu’il s’appelait Aziz et n’avait en sa possession aucune pièce d’identité. Les autorités marocaines ne se sont pas inquiétées non plus de la situation de leur ressortissant Rédha Touidjni dont nous parlerons ultérieurement».

    Modus operandi pour exploiter les journalistes et les officiers déserteurs

    «Les renseignements marocains s’emploient souvent à recruter des militaires afin de s’en servir pour critiquer l’Algérie et faire l’apologie du Maroc dont elle ferait la première victime de la politique algérienne».

    • «Certaines personnes à qui j’ai eu affaire et qui se sont avérées plus tard être en mission de renseignements, m’ont dit que les témoignages des officiers déserteurs constituent la plus grande menace qui pèse sur le régime algérien. C’est pour cette raison que le Maroc œuvre à utiliser ces militaires pour atteindre ses objectifs et montrer à la communauté internationale que l’Algérie est le principal acteur du conflit au Sahara Occidental».

    • «Comme je l’ai déjà mentionné, les renseignements marocains se tournent vers les journalistes qui sont leur trait d’union avec ces pseudos témoins. A travers eux, les médias marocains font passer des messages en rapport avec la question sahraouie et le Front Polisario. De par mes contacts avec ceux qui ont publié ou à qui on a publié des livres, je me suis rendu compte qu’ils avaient été au préalable contactés par les renseignements marocains, de façon directe via des maghrébins établis à l’étranger, ou au moyen des journalistes et correspondants qui sont au service du Makhzen».

    • «Je ne ferai pas la promotion de ces officiers en citant leurs noms, mais je précise qu’en plus de leurs témoignages qui appuient les accusations de l’internationale Socialiste, le Makhzen attend d’eux des informations et des positions affichées publiquement sur de prétendues relations liant le Front Polisario aux renseignements algériens, ainsi que des témoignages sur des questions où le Maroc est impliqué, comme le trafic de drogue en Algérie, les cellules terroristes dormantes et les prisons dans les camps de Tindouf».

    • «Des sources de Paris m’ont par ailleurs affirmé que les renseignements marocains ont proposé à quelques officiers de travailler secrètement pour eux, de manière à ce que les renseignements français et algériens n’en apprennent rien. Leur but est de les inciter et de les aider à déserter, de découvrir les coulisses des investissements étrangers en Algérie ainsi que les relations entre l’Etat et certains investisseurs arabes».

    • «Said Messalha, un investisseur palestinien qui a la nationalité israélienne, était directeur général de la société algero-turque du fer à Annaba. Il avait fui l’Algérie pour échapper aux impôts. Je lui ai parlé et il m’a affirmé que lorsqu’il avait été arrêté à Rabat, les renseignements marocains avaient fait pression sur lui pour le recruter, et le voyant hésitant, ils l’ont remis à l’Algérie en raison du mandat d’arrêt international dont il faisait l’objet pour une évasion fiscale qui a dépassé 170 milliards de centimes. Après sa libération, il a à nouveau rejoint Rabat et les renseignements marocains l’ont aidé à transférer très facilement l’argent qu’il avait pris avec lui d’Algérie et à rallier Israël. Quand je lui ai demandé pourquoi ce service, il m’a répondu qu’il avait payé un pot-de-vin, en plus de certaines informations qu’il a fournies au sujet de l’investissement en Algérie. Il leur a aussi promis de collaborer avec eux contre l’Algérie».

    •  «En résumé, chaque employé de l’armée, et même s’il s’agit d’un paramilitaire, demeurera la cible des renseignements marocains pour effectuer la sale besogne nuisant à l’Algérie avec la complicité d’autres parties étrangères».

    • Anouar Malek revient sur les tentatives du Maroc de faire de l’Algérie un point chaud et un fief privilégié du terrorisme international à l’instar de l’Afghanistan, de l’Irak et du Yémen, tout en semant le doute sur les capacités des services de sécurité algériens à combattre le fléau à l’intérieur ou encore dans la région du Sahel et du Sahara.

    • Il donne l’exemple des informations rapportées par la presse le 14 juin dernier sur des contacts entre le dénommé Droudkal, émir de ce qu’il appelle l’AQMI, et l’organisation des Talibans du Nigéria fondée au nord du Nigéria en 2002. «La presse algérienne, marocaine et arabe avait repris l’information de l’AFP qui citait à son tour “des experts, parmi eux des occidentaux et d’autres du Sahel”. L’AFP considérait l’information comme son exclusivité, omettant que j’ai été le premier à révéler la chose dans le programme Le Monde Africain diffusé sur la chaine satellitaire Al Alem le 21/09/2009, avec Yahia Abou Zakaria à la présentation».

    • «Docteur Mékaoui, dont j’ai précédemment parlé, m’a lui dit que l’information publiée également “en exclusivité” sur le site Algérie Times provenait de sources haut placées en Grande-Bretagne. Quand j’ai insisté pour connaitre la source, il avait fait allusion aux renseignements marocains qui auraient eu l’information de “sources fiables” en Algérie».

    • Toutefois sur le site, ajoute Anouar Malek, une autre partie a été ajoutée pour remettre en question les capacités de l’Algérie à combattre l’AQMI, citant des sources européennes spécialistes des questions sécuritaires.

    • Anouar Malek est convaincu que ce qui a été publié par l’AFP provenait des renseignements marocains et que le Maroc avait un rôle important dans l’influence que veut avoir la France dans la région du Sahel et le Sahara, via la question du terrorisme, en contrepartie de l’appui de l’Hexagone pour le plan marocain de l’autonomie dans le Sahara Occidental.

    • «Les renseignements marocains utilisent plusieurs manières pour convaincre des agents, des politiciens, des journalistes ou des artistes de les servir. Ils ont utilisé les femmes et les scandales, mais aussi l’argent comme moyen de pression. Une grande partie de cet argent émane d’ailleurs des richesses du Sahara Occidental, ou encore du blanchiment d’argent et du trafic de drogue impliquant d’importantes personnalités. Dans ce contexte, des sources fiables ont révélé que certaines banques marocaines facilitent les opérations de blanchiment d’argent, et de là le transfert de fonds vers l’étrangers sur les comptes de personnes travaillant pour la plupart au profit de groupes terroristes à travers des réseaux de trafic d’armes». «Dans cette guerre secrète menée contre l’Algérie depuis des décennies, l’argent a été la principale arme du Maroc».

    • «Le Makhzen se livre à un jeu dangereux à travers ses renseignements en tentant de créer des dissidences en Algérie, les approvisionnant discrètement afin d’ébranler l’unité territoriale et la stabilité du pays. Une source fiable et bien informée m’a révélé que le Maroc veut faire sombrer l’Algérie en suscitant des dissidences particulièrement en Kabylie. Différentes sources médiatiques ont indiqué que le mouvement du chanteur Ferhat Mehenni était appuyé par le Maroc, ce que m’avait d’ailleurs avoué le dénommé Rédha Touidjni. Lorsqu’Echorouk a indiqué dans un article en date du 22/04/2010, que ce dernier remettait d’importantes sommes d’argent au chateur kabyle, j’étais à Agadir. Touidjni n’a rien nié, mais m’a juste demandé comment porter plainte contre le journal et son directeur général. Il a précisé qu’il voulait embarrasser l’Algérie et c’est tout. Je lui ai posé la question sur la véracité de ce qui a été écrit, il a ri en ajoutant que le montant mentionné n’était pas exact».

    •  «Il m’a également dit qu’il était très proche de Mehenni, et m’a même proposé de rejoindre son gouvernement étant d’origine Amazigh. Il m’a promis que si j’acceptais, un important poste “ministériel” me sera confié».

    • «J’étais certain qu’il avait des liens avec les renseignements marocains, ce que me confirmera plus tard El Mansouri».

    • «Lorsque je lui dis avec passion que j’étais un fervent défenseur de l’unité territoriale, il a justifié que ce serait là qu’un moyen de faire pression pour que l’Algérie lâche le Polisario qu’il a appelé “les dissidents marocains”».

    Le Makhzen exploite l’histoire de Tibhirine 

    «Le Makhzen s’emploie à alimenter les affaires qui sont à l’encontre de l’Algérie que ce soit dans les tribunaux internationaux ou les Nations-Unies, particulièrement lorsqu’il s’agit des questions des droits de l’homme qui ont pour victimes des algériens et des sahraouis, prétend-t-on. Je me rappelle les propositions marocaines que j’ai reçues au nom de “l’amitié” à l’acceptation de ma plainte par le comité contre la torture. Ces propositions étaient encore plus nombreuses au moment où je portais plainte contre le leader du MSP, Bouguerra Soltani en octobre 2009. J’avais refusé ces offres quand j’ai compris que le but était de porter atteinte à l’Algérie, et pour que l’Algérie ne défende par le peuple sahraoui opprimé par le Maroc».

    • «Le Maroc me proposait en fait de payer les frais des avocats et d’intercéder en ma faveur auprès d’organisations de droits humains liées secrètement à la partie marocaine. On m’a offert un appui médiatique fin d’embarrasser plus particulièrement l’ambassadeur algérien à Genève. Le dénommé Touidjni; l’intermédiaire qui entrait en contact avec moi représentait les renseignements marocains et se faisait passer pour un directeur de journal. Il m’a révélé que mon dossier au niveau du comité contre la torture était entre les mains d’une déléguée d’origine marocaine».

    • «Lorsque mon témoignage sur l’assassinat des moines de Tibhirine par le GIA en 1996, avait était publié en date du 07/07/2009 et que j’ai affirmé sur la Chaine satellitaire Al Hiwar, le 09/07/2009 que l’armée algérienne était exempte de ce qu’on lui reprochait, j’ai reçu des mails anonymes et de journalistes marocains me soulignant que j’écrivais ce que servait le régime algérien, au lieu d’embarrasser ce régime en soutenant les thèses françaises».

    • «Plus tard, Touidjni me dira que les renseignements marocains œuvraient à impliquer l’armée algérienne dans cette affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine afin de tendre les relations diplomatiques entre Alger et Paris, et servir par conséquent le palais royal qui a besoin de l’Élysée pour soutenir son projet d’autonomie au Sahara Occidental».

    • Anouar Malek raconte que les renseignements marocains vont jusqu’à organiser des rencontres, soit disant organisées par la société civile, à des fins perverses.

    • «J’ai participé à une rencontre des droits de l’homme dans les camps de Tindouf le 24/04/2010 et j’ai été convié à un séminaire international à Dakhla le 27/07/2010, et depuis, j’ai eu la certitude que ces activités étaient financées par le Makhzen et dirigées par les renseignements marocains. Les agents des services étaient d’ailleurs présents en force à ces rencontres pour, m’a-t-on dit, protéger les participants contre ce qu’on a appelé le terrorisme des dissidents».

    • Selon les informations obtenues par Anouar Malek, le Palais royal finance indirectement ce genre de rencontre, y compris les déplacements et l’hébergement des participants. Anouar Malek ajoute que des dissidents et des partisans du projet d’autonomie, à l’instar du chanteur Ferhat Mehenni, prennent part aux rencontres placées sous le patronage du Roi Mohammed VI. Il cite l’exemple d’une rencontre en mars 2008 sur “l’Amazighité et l’enjeu du projet de la société démocratique de développement”, inaugurée par le conseiller du roi et à laquelle ont pris part des représentants du RCD. Rien n’avait filtré de cette rencontre passée sous silence par la presse. Les participants avaient également gardé le silence.

    • «Les renseignements marocains ont par ailleurs échoué à parvenir à l’intérieur de l’Algérie, en dépit des agents qu’ils ont recrutés pour contrer le programme du Front Polisario et appeler à l’ouverture des frontières terrestres, par exemple. La vraie raison de cet échec est qu’il n’existe aucun algérien qui peut soutenir le Makhzen dans ses démarches, même ceux à l’étranger qui sont tombés dans le piège des barbouzes marocains ne peuvent affirmer haut et fort leur soutien aux positions marocaines, car ils connaissent pertinemment le résultat d’une telle aventure». «La presse marocaine n’hésite pas pourtant à faire courir des informations infondées comme des manifestations spontanées d’algériens pour réclamer l’ouverture des frontières terrestres…Tout ça, c’est de la propagande orchestrée par les renseignements marocains».

    • «Les renseignements marocains financent également la publication d’ouvrages et de livres portant atteinte à l’Algérie et à son institution militaire. Ils essaient d’utiliser n’importe quel écrivain algérien qui pourrait servir les thèses marocaines notamment ce qui concerne le Sahara Occidental».

    • «Mon livre Le cataclysme de la corruption et l’avancée de Ben Laden en Algérie, classé en 2009 parmi les livres les plus controversés dans le monde, a été interdit en Égypte en février 2009. La presse et nombre de sites Internet ont parlé de sa parution cette année là, et même son interdiction a été évoquée par certains journaux algériens. Cette interdiction a été également dénoncée par des organisations de défense des droits de l’homme et autres qui s’intéressent à la transparence et à la lutte contre la corruption.

    • Des sites Internet et la presse marocains ont indiqué que ce livre vise le Front Polisario, prétendant que des dossiers sur l’implication du Front Polisario dans le terrorisme y étaient révélés. Publié à New York, le Maroc Post écrivait pareil le 26/02/2009, tout comme le journal marocain Essabah dans son numéro du 01/05/2009. Certains ont même choisi ce livre pour leur thèse de fin d’études, comme dans ce mémoire d’un étudiant marocain, intitulé : Les perspectives de l’initiative marocaine de l’autonomie».

    • «Suite à tout ce bruit qu’a fait le livre, j’ai été contacté par plusieurs parties notamment marocaines pour sa publication et sa distribution. Docteur Mékaoui m’a même suggéré d’en changer le titre pour “Les généraux de l’Algérie, de la corruption au terrorisme”, et d’ajouter au moins un chapitre sur mon expérience militaire et ce que j’ai vécu dans les années quatre-vingt-dix, afin de le publier via le Centre des études en Espagne. Ce que j’ai refusé alors. C’est ainsi que les choses sont arrivées à une impasse, car le livre ne les satisfaisait pas pour, surtout ce qui a trait à l’institution militaire algérienne, tandis que les informations qu’ils ont cru saisir sur le Front Polisario n’existent pas, ni ne sont sous-entendues comme ils le prétendent».

    Echourouk, oct 2010

    Tags : Maroc, Algérie, services secrets marocains, DGED, Sahara Occidental, Front Polisario,

  • « Des terroristes marocains étaient derrière les attentats de Marrakech, l’Algérie en est innocente » (agent marocain)

    Moussadek Mimoune est un ancien diplomate marocain. Il avait travaillé en tant qu’agent de renseignement en Europe pour son pays (Maroc). Son code secret était MD17347. Il a observé le silence pendant 15 ans et un secret gardé ses nombreuses missions demandées avaient eu des accomplissements. En dépit de la détérioration de ses conditions de vie à cause d’un complot monté contre lui par des généraux proches du Palais royal, cet ancien agent, actuellement âgé de 64 ans, n’a pas rejoint les rangs de l’opposition. Il vit actuellement dans une petite chambre d’hôtel dans la banlieue parisienne avec sa petite famille composée de femme et ses trois filles. Moussadek Mimoune était en relation directe avec l’opposant marocain Hicham El Mandari dans le cadre d’une mission d’infiltration officielle. Sa version de l’assassinat d’El Mandari en Espagne en 2004 n’est pas encore entendue par la justice. Moussadek Mimoune a décidé de sortir de son silence qui lui a coûté cher en accordant un entretien exclusif à Echorouk. Ce témoin des «jeux» troubles du Makhzen publiera dans le futur un livre dans lequel il sera dévoilé plusieurs vérités sur de nombreuses affaires.

    Echorouk : pouvez-vous nous parler de quelques missions que vous avez accomplies à l’étranger dans le cadre de votre travail en tant qu’agent de renseignement marocain ?

    Moussadek Mimoune : j’ai accompli beaucoup de missions. A titre d’exemple j’ai pu infiltrer le Front Polisario en 1981. A cette époque là je travaillais à Rome (Italie). Le Polisario menait des actions en collaboration avec le parti communiste italien qui lui avait organisé une rencontre à l’hôtel Léonard de Vinci dans la capitale italienne. Nous avons reçu un ordre de la part du général Ahmed Dilmi d’infiltrer la rencontre. Ainsi, il m’a demandé de me faire passer pour un opposant marocain pour me rapprocher des leaders du Polisario et pour rencontrer le président sahraoui Mohamed Abdelaziz. Le but de cette opération était de savoir les intentions du Polisario envers le Maroc.

    Echorouk : avez-vous mené d’autres actions importantes à l’étranger ?

    Moussadek Mimoune : j’ai mené des actions personnelles en 1989. J’ai interrogé des Marocains, des Algériens et des Egyptiens arrêtés par la police française. J’ai découvert qu’il y avait des personnes qui avaient des liens avec certaines mosquées en France. Ces personnes là menaient des actions politiques contre le Maroc. Ils étaient des extrémistes qui suivaient les prêches de l’imam et prédicateur Abdelhamid Kechk. Un de mes amis a transmis mes informations à la Direction de surveillance du territoire (DST). Quelques jours plus tard le directeur de la DST, Abdelaziz Alabouche, m’a contacté et m’a remercié pour les informations que je lui ai transmises.

    Echorouk : quelles étaient les informations que vous aviez remises à la DST ?

    Moussadek Mimoune : beaucoup d’informations, notamment sur des Marocains qui planifiaient d’introduire des armes au Maroc. Et des informations sur cinq Marocains qui planifiaient des attentats terroristes au Maroc. J’ai transmis en mois de février 1993 à Abdelaziz Alabouche les noms de ces personnes et d’autres informations sur eux.

    Echorouk : ce que vous venez de dire s’est passé avant les attentats qui ont visé l’hôtel Asni à Marrakech le 24 août 1994 ?

    Moussadek Mimoune : oui avant ces attentats. Les Marocains contre lesquels j’ai mis en garde la DST résidaient dans le quartier des 4000 à Aubervilliers dans la banlieue parisienne. C’est justement dans ce quartier que résidaient les personnes impliquées dans les attentats de Marrakech.

    Echorouk : pourquoi certaines parties au Maroc ont accusé l’Algérie ?

    Moussadek Mimoune : je trouve cela curieux. Je trouve encore plus mystérieux le témoignage d’une personne qui s’était présentée comme un agent algérien. Ce dernier prétendait avoir supervisé les attentas contre l’hôtel Asni. Vu mon expérience dans le domaine des renseignements et de l’infiltration, et partant des informations que je détenais et que j’avais rédigé moi-même, je peux vous assurer que les accusations contre l’Algérie étaient infondées. L’Algérie n’avait rien à voir dans les attentats de Marrakech. Ces dernières avaient été planifiées dans la banlieue parisienne. Les services de renseignements français ont mené des investigations à Paris et ils ont tous les détails sur ces attentats. Les investigations menées par les services de sécurité français ont démontré que l’Algérie n’avait rien avoir avec ces attentats et que des islamistes marocains les ont planifiés à partir de Paris.

    Moussadek Mimoune, l’agent de renseignement marocain qui a infiltré Hicham Mendari

    Hicham Mendari est entré au Palais royal intelligemment. Quoiqu’il n’avait pas une large culture, mais il était très intelligent. Il est le fils de Chahrazed Fechtali qui était mariée à un employé très riche qui a eu des antécédents judiciaires au Maroc. Quand je l’ai approché à Paris, Hicham Mendari a nié que sa mère soit Chahrazed Fechtali et a prétendu que sa mère est Farida Cherkaoui qui était au Palais royal et était très proche du roi Hassen II. C’est elle qui l’a fait entrer dans ce palais.

    Echorouk : comment avez-vous approché Hicham Mendari ?

    Moussadek Mimoune : je résidais à Dijon (France). Un jour j’ai reçu un ordre de la Direction de surveillance du territoire (DST). On m’a chargé d’infiltrer Hicham Mendari et son milieu vu qu’il dérangeait  le Palais royal. J’ai accepté cette mission.

    Echorouk : comment s’était passé les premiers contacts avec Hicham Mendari ?

    Moussadek Mimoune : à l’époque je n’avais aucune idée sur ses déplacements à Paris. Je considérais ces activités comme des actes criminels et de sabotage contre le Maroc. En mois de mars 2003 nous avons beaucoup réfléchi moi et ma femme et vu la sensibilité de l’affaire et j’ai décidé d’aller à Paris.  Avant de m’y rendre j’ai appelé une personne au Maroc qui était en contact avec Hicham Mendari. Et il m’a fourni un de ses numéros de téléphone portable. Avant de me rendre à Paris je l’ai appelé. Il a été très prudent et avait des doutes sur moi, mais quand je lui ai parlé de la personne qui m’a donné son numéro et après lui avoir dit que j’ai connu sa mère Chahrazed il m’a répondu que ce n’est pas sa mère et qu’elle l’a seulement élevé quand il était enfant. Je lui ai dit que j’avais des problèmes au Maroc et que je ne pouvais pas lui en parler au téléphone il m’a fixé un rendez-vous au début du mois de mars.

    Echorouk : comment s’était déroulé votre mission de rapprochement de Mendari ?

    Moussadek Mimoune : j’ai regagné Dijon après la première rencontre que j’ai eue avec lui à Paris. Et j’ai contacté Ahmed Harari qui était à cette époque-là l’adjoint du général el-Anikri. Il était très content de mon appel. Par la suite, j’ai eu beaucoup de contacts avec Hicham Mendari dans le cadre de ma mission. Il était toujours contre le Palais royal et contre le roi. A cette époque-là, 2003, il se préparait à créer une association politique en Espagne dans le but de renverser le régime royal au Maroc. Au fil des jours j’ai pu gagner la confiance de son attaché de presse  Oumoussa Mohamed et je l’ai convaincu de travailler avec moi et de me fournir des informations sur Hicham Mendari. Je lui ai donné mon numéro de téléphone  pour que nous restions en contact et pour cordonner nos actions.
    Echorouk : que s’était-t-il passé par la suite ?

    Moussadek Mimoune : j’ai contacté la DST et je l’ai informé d’avoir engagé l’attaché de presse de Hicham Mendari. Oumoussa Mohamed m’a informé que lors de leurs voyages en Belgique et à Londres, son « patron » a voulu engager certaines personnes, dont des militaires qui ont fui le Maroc. Il m’a informé également que Mendari avait contacté un commerçant belge spécialisé dans la vente d’armes dans le but d’organiser un mouvement d’émancipation armée au Maroc notamment dans les régions nord.

    « Kebir voulait prêter allégeance au roi et reconnaître la marocanité du Sahara »

    Vous avez dans un message au service de renseignements évoqué les anciens dirigeants du FIS Rabah Kebir et Moussa Kraouche.

    J’ai été destinataire de renseignements très sensibles de la part d’un enseignant marocain de Chari’a qui entretenait des relations avec des Algériens dont Moussa Kraouche qui était marié à une marocaine de Oujda. Je suivais dans le cadre de ma mission Moussa Kraouche et son ami Djaâfar Houari qui ont créé l’Association de la fraternité algéro-française (FAF) dans la banlieue parisienne. Au même temps, Djaâfar Houari était cofondateur d’une association « Ahl el Beït » dirigée par un français converti à l’Islam et qui s’est fait appelé Ibrahim Hocine. Djaâfar Houari était le lien entre Rabah Kebir et l’Iran. Il a en effet tissé des liens étroits avec un religieux chi’ite Mohamed bakr El Ansari qui était imam de la plus grande mosquée chi’ite de Hambourg en Allemagne. Il était aussi le représentant personnel du guide de la révolution Khaminaye.

    J’ai été destinataire de renseignements selon lesquels Rabah Kebir alors responsable du FIS à l’étranger voulait rentrer au Maroc en mars 1993 et que lui et ses compagnons voulaient prêter allégeance au Roi Hassan II, chef des croyants et reconnaître la marocanité du Sahara. Ensuite j’ai appris leur lien étroit avec l’Iran qui leur fournissait beaucoup d’argent comme ils recevaient un financement du centre islamique turc de Cologne en Allemagne. J’ai alors fait part de ces informations aux autorités sécuritaires marocaines. Je pense que c’était la raison pour laquelle l’entrée au Maroc leur a été refusée.

    Des ministres, officiers supérieurs et diplomates marocains ont été impliqués dans le blanchiment d’argent en France et dans d’autres pays. Vous avez révélé dans vos rapports aux renseignements marocains le dossier du blanchiment d’argent et de détournements de fonds dans lequel étaient impliqués de hauts responsables.

    Au début 1993, j’ai décidé de mener une enquête sur les crimes financiers et l’implication de personnalités marocaines proches du pouvoir. Ce qui m’a encouragé est l’initiative de ressortissants algériens à l’étranger de collecter l’argent pour rembourser la dette de leur pays. Cela coïncidait avec un discours du Roi Hassan II dans lequel il a averti indirectement des personnes impliquées dans le détournement des biens publics. Il avait promis de lutter fermement contre la corruption. J’ai pris attache avec Allabouch et lui ai demandé une couverture pour mener cette mission. Une fois le feu vert obtenu des autorités supérieures, j’ai mené cette enquête avec l’aide d’experts français ce qui m’a permis d’arrêter une liste de ministres, officiers supérieurs et de diplomates qui ont détourné des milliards vers la France en particulier. Aux termes de cette enquête, j’ai envoyé un message n°593/93 à l’administration concernée exposant les résultats et le bilan de la mission en attendant d’autres instructions.

    Que s’est-il passé alors ?

    Au même temps, je suivais une autre affaire qui avait trait au trafic d’armes vers le Maroc par un réseau marocain. Lorsque j’ai pris attache avec le directeur de la sécurité de territoire DST et lui ai parlé de la question très sensible qui affecte la sécurité du pays, il a évité l’affaire des listes des personnalités impliquées dans des détournements. Sur mon insistance, il me répond : « Regarde Mimoun, j’ai informé Idriss El Basri, et il se charge du dossier, mais il te dit ne parle à personne de la liste jusqu’à ce que mes instructions te parviennent ». Le dossier ne s’est jamais ouvert depuis. Et quand j’essaye de l’évoquer ils esquivent par peur d’en parler. Le dossier est resté gelé jusqu’à 1995 lorsque Idriss El Basri a remis le dossier au Roi Hassan II qui a ordonné la poursuite des concernés.

    Est-ce que tous les concernés ont été poursuivis ?

    La majorité d’entre eux. Mais les plus puissants ont été épargnés et innocentés sans qu’ils remboursent ce qu’ils ont pris. Et il se trouve que le juge qui a innocenté ces gens et lui-même qui a ordonné en 1998 de piétiner le jugement en m’a faveur. Ils se sont vengés contre moi, ma vie et ma famille sont en danger

    Est-ce que vous avez été victime de vengeance à cause de ce dossier ?

    Effectivement, à cause de ce dossier et pour avoir réussi à faire rentrer un officier des renseignements marocain qui a demandé l’asile politique en Belgique. Il s’appelle Abou Nadjem Mohamed. Je l’ai sensibilisé et l’ai fait renter au pays. J’ai réussi là où les concernés ont échoué en Belgique et en France. Ils ont pris ma réussite pour une humiliation surtout que la mission a été confiée par le Roi Hassan II en personne. Je me rappelle, trois mois après la mission, le général Anigri est devenu le 3e homme des renseignements extérieurs grâce au Général El Kadiri qui a voulu servir son ami intime le général Hosni Benslimane. Ce dernier voulait se débarrasser de Anigri et l’éloigner de la gendarmerie pour des raisons diverses. Ceci explique les raisons pour lesquelles le général Anikri refusait mes propositions quand il était devenu directeur général de la DST en charge de la cellule Hicham Mendari. Il a toujours pris ma réussite dans l’affaire Abou Nadjem pour une humiliation et particulièrement quand j’ai découvert ses liens avec Mendari.

    Où en est votre cas avec l’administration ?

    La bande que j’ai mise à nu a réussi un complot contre moi et m’ont privé de mes droits illégalement dans un pays qui se dit de droit. Je me suis tu par peur pour ma vie et celle de ma famille jusqu’à ce que j’ai réussi à m’enfuir le 27/07/2000.

    Qu’est ce que vous avez fait une fois en France ?

    J’ai pris attache avec le ministère et l’ambassade mais je n’ai eu que des promesses. En 2000, j’ai écris au Roi Mohammed VI et je lui ai envoyé un dossier d’1,8 kg par l’intermédiaire d’un officier de sa garde rapprochée. Le dossier n’est jamais parvenu au Roi, il a été transféré à des parties impliquées dans la corruption et le blanchiment d’argent que j’ai mis à nu.

    Que s’est-il passé alors?

    J’ai appris par mes moyens que le dossier n’est jamais parvenu au Roi, et le clan qui l’a reçu et a pris connaissance de son contenu a bien compris que je constituais un danger pour eux. De ce fait, ils ont mis en œuvre un plan diabolique pour me faire entrer au Maroc à travers ma femme Adbib Zoubeida qui a aussi été victime d’injustice et d’abus alors fonctionnaire dans le corps diplomatique en tant que secrétaire principale. Ils ont voulu la faire rentrer au Maroc en mettant fin à ses fonctions en France et cessant son payement. C’était un plan pour se débarrasser de moi comme ils ont fait avec Ben Barka et Mendari.

    Vous considérez vous et votre famille en danger ?

    Bien sûr, et le danger va s’aggraver après avoir parlé avec votre journal. S’il arrive un malheur à ma femme, mes trois filles ou à moi, je porte responsables les parties que j’ai mise à nu cette fois-ci et avant. Mon silence ou ma disparition leur profiterait.

    Qu’allez-vous faire à l’avenir ?

    Je réclame mes droits. Je ne vais plus me taire. J’ai remis tout ce que je sais à un grand journaliste que je ne citerai pas pour le préserver des criminelles, je lui ai remis des documents pour publier un livre qui mettra à nu les puissants corrompus du Maroc. J’ai aussi pris un avocat de renommée internationale à qui j’ai confié tous les détails. Le livra paraitra prochainement. Je fais ça avec regret étant un homme d’ État qui doit se maintenir à l’obligation de réserve. J’en suis contraint. Je n’ai trouvé d’autres moyens de faire part de ce que je sais au Roi Mohammed VI. Ils ont fermé toutes les issues et ont voulu me détruire complètement pour je puisse avoir aucun rôle dans la construction de mon pays et le purifier de la corruption et des corrompus.

    Qu’est ce que vous révélez dans votre livre ?

    Beaucoup de secrets qui n’ont jamais été étalés. L’affaire de l’opposant feu Abraham Serfati, l’affaire du complot de Paris contre le Roi Mohammed VI durant sa première visite officielle en tant que prince héritier le 07/02/1993 par des responsables marocains. Les secrets de l’affaire du général Mohamed Mostapha Thabet et ses vérités amers. L’affaire des trois frères Bourikat Bayazid, Medhat et Ali qui ont purgé 18 ans de prison à Tazmamert en contrepartie de leur silence ils ont perçu des milliards en Suisse de la part du roi feu Hassan II. Les secrets d’une mafia internationale de la drogue qui compte des personnalités de haut rang. Je ne peux tout révéler, mais je puis vous assurer que le livre sera une bombe qui fera trembler plus d’un dans les sphères du pouvoir au Maroc qui portent attente au pays à l’intérieur et à l’étranger.

    Echourounonline, sept 2011

    Tags : Maroc, Moussadek Mimoune, services secrets marocains, Hicham Mandari, DST,

  • L’implication de l’Etat du Maroc dans le terrorisme national et international

    Ali Lahrouchi

    Les autorités marocaines ont très vite annoncé et évoqué que les attentats-suicides perpétrés à Casablanca le 16 mai 2003, qui avaient coûté la vie à 33 civils et 12 terroristes, avaient été commis par la Salafia Jihadia. Ce mouvement inconnu est lié à Al Qaida. Les autorités marocaines ont également déclaré que les terroristes eux-mêmes avaient un motif islamiste. En conséquence, 10000 musulmans ont été arrêtés, 3000 d’entre eux ont été torturés, maltraités, violés et condamnés à une longue peine d’emprisonnement et 7200 autres ont également été torturés, violés et maltraités avant d’être relâchés. Mais le cerveau derrière cela peut être retracé aux services de sécurité marocains.

    Cela a été révélé lors d’un entretien avec le deuxième homme du précédent roi, Hassan II, Driss Basri.
    Basri était l’ancien ministre de l’Intérieur. Il était également à la tête des services secrets de Hassan II depuis vingt ans. Il a déjà fait carrière avec les officiers supérieurs et les responsables redoutés de Hassan II: le général Oufkir et Ahmed Dlimi, chef de la police secrète. Les deux sont morts dans des circonstances suspectes. Il ne fait aucun doute que Hassan II en avait pris le contrôle. Driss Basri a été démis de ses fonctions lorsque le fils de Hassan II, Mohammed VI, est arrivé au pouvoir. Puis Basri s’est enfui en France. Là, il a accordé une interview à la chaîne de télévision internationale Al Jazeera et au journal international Al-Qods Al-arabi. Il a annoncé qu’il allait écrire un livre en France.

    Dans cet entretien avec Al Jazeera, il a également déclaré que les attaques de Casablanca au Maroc avaient été commises à la suite d’un règlement interne entre les Marocains eux-mêmes et non pas par les islamistes ou par quelqu’un d’autre en dehors du Maroc. Il a également déclaré qu’il parlerait de tout dans le futur comme une insulte et un avertissement au régime marocain lui-même. C’était clairement une déclaration interne des services secrets marocains. Ils avaient délibérément laissé les attaques contre les touristes et les juifs suggérer que les islamistes étaient derrière. Il existe divers services secrets au Maroc; des soldats, du gendarme, de la police et du roi lui-même. Il y a toujours des conflits entre ces services. (Voir le livre Notre ami le roi à ce sujet), qui indique que la terreur et la fraude sont les fondements fondamentaux du régime de Hassan, écrit Gilles Perrault.

    Peu de temps après, Driss Basri mourrait dans un hôpital français. Les circonstances étaient suspectes et on se demandait si les Français avaient été impliqués dans leur coopération avec les services secrets marocains. Mais aucune preuve n’a été encore avancée.

    Hicham El-Mandari, demi-frère illégitime de Mohammed VI, mourrait également dans des circonstances suspectes. C’est arrivé en Espagne. El-Mandari avait joué un rôle important dans le régime de Hassan II. Il était connu comme le « conseiller spécial » de Hassan II. Lorsqu’il a été soupçonné de fraude et de contrefaçon en 1999, il a fui le pays avec, semble-t-il, de nombreux chèques, de l’argent et des documents compromettants. Il avait dit: « Si j’étais un criminel, j’en ferai connaître d’autres ». El-Mandari connaissait tous ceux qui rondait autour du palais et de la famille royale. Il savait tout sur tout sur le rôle de la mafia, les assassins. Sa vie a pris fin sur un parking de la ville espagnole de Mijas. Il préparait une interview avec une chaîne de télévision internationale de type Al Jazeera avec laquelle il voulait combattre le régime de Mohammed VI.

    L’atmosphère de complots, de torture, d’oppression et de corruption est attribuée à Hassan II. Personne n’en a des doutes. Mais on dit souvent que son successeur, Mohammed VI, est « différent ». Rien n’est moins vrai. J’ai déjà évoqué les récits persistants sur le lien entre les services secrets marocains et l’attaque de Marrakech en 2003. Mais il existe également des relations entre les services secrets marocains et les attentats du 11 mars 2004 à Madrid. La France a également joué un rôle dans ce processus.

    C’était une opération très compliquée. Dix bombes ont explosé en moins de quinze minutes dans quatre trains de banlieue. 191 personnes sont mortes et pas moins de 2050 ont été blessées, dont plusieurs grièvement. Il s’agit de la plus grande attaque terroriste en Europe depuis l’attaque de l’avion qui s’est écrasé à Lockerbie. Les attaques à Madrid ont été attribuées aux Brigades Abou Hafs al-Masri, une mystérieuse organisation qui serait associée à Al Qaida. Un certain nombre de Marocains ont été arrêtés et condamnés pour cela. Un Syrien aurait également été impliqué. Et il y avait aussi une relation avec le trafic de drogue marocain. En outre, deux suspects étaient des informateurs de la police espagnole sur le trafic de drogue. Selon le journal espagnol El Pais, il existait un lien entre les attentats de Madrid et ceux de Casablanca. Mais les juges espagnols ont conclu qu’il n’y avait pas de cerveau derrière les attaques, rien de plus qu’un lien direct avec Al Qaida n’a pu être démontré.

    Cependant, les révélations sur le rôle du régime marocain dans les attentats de Madrid se sont poursuivies. A cette époque, les relations entre l’Espagne et le Maroc étaient mauvaises. Deux ans avant « Madrid », cela se reflétait dans un conflit sur Isla Perejil (« île de Persil »), en arabe Jazirate Leila (« Île de Leïla »), une île inhabitée, un énorme rocher en réalité qui a été revendiqué à la fois par le Maroc et par l’Espagne. Le 11 juillet 2002, la police marocaine avait occupé l’île et une semaine plus tard, une force majeure de l’armée espagnole « l’avait reconquise ». L’UE a soutenu l’Espagne, mais dans les coulisses, la France a joué un jeu différent avec le Maroc.

    Les documents publiés en 2006 ont révélé la publication d’un livre intitulé Quand le Maroc sera islamiste des journalistes français Nicolas Beau et Catherine Graciet. Le journal espagnol El Pais l’a notamment publié le 30 novembre 2006. Dans les 24 heures suivant la « reprise » de l’îlor de Persil par l’armée espagnole, la soeur de Mohammed VI, Mariam, est partie à Paris pour consulter le président Jacques Chirac.

    Selon les notes divulguées, les deux pays ont ensuite mis au point une stratégie de riposte. Les services secrets français et marocains ont travaillé ensemble. Un haut responsable des services de sécurité marocains a fait savoir aux services de sécurité français que l’Espagne alimentait une rébellion du Rif Berber. La France s’inquiétait de l’expansion de l’influence espagnole, ce qui irait à l’encontre d’un accord tacite entre les deux pays européens selon lequel l’Espagne pourrait continuer d’exercer son pouvoir en Amérique du Sud et la France en Afrique du Nord. Mohammed VI a décidé d’un programme de réarmement et a notamment acheté douze avions de chasse Mirage à la France.

    Ces sombres manipulations ont pris un nouveau tournant quand un ancien secrétaire des services secrets espagnols, José Villarejo, est allé au tribunal en 2019 avec de nouveaux documents prouvant que les attentats à Madrid avaient été organisés à partir d’un ancien château français appartenant à Mohammed VI. Un article à ce sujet a été publié le 22 mars 2019 dans le journal espagnol « El Espanol ». Villarejo prétend avoir intercepté les rapports de deux espions français par les services secrets espagnols. Concernant les attentats, dans le château français de Mohammed VI, il y avait une communication intense entre le frère du roi – Rachid – et sa soeur – Meriem – et les services secrets marocains. Dans un autre message à El Espanol du 8 mars 2019, il a été déclaré que les services secrets français en Syrie avaient été impliqués dans la dissimulation de traces conduisant aux auteurs des attentats de Madrid.

    Source : Amazigh Times, 17 mai 2019

    (traduction automatique du néerlandais)

    Tags : Maroc, terrorisme, 11M, services secrets marocains, DGED, Basri, Villarejo,