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  • Maroc : La corruption gangrène la santé – Des cliniques pourries par les pots-de-vin

    Dans la plupart des établissements publics, la corruption dépasse les limites imaginables. Les clients ne cessent de dénoncer les comportement des infirmières et infirmiers. Ils sont quotidiennement malmenés.

    Ils pointent du doigt ces employés qui, à défaut de payer un bakchich, ils seront privés du droit de soin. Personne n’est épargné parmile personnel des institutions sanitaires. «Ce qui se passe dans le milieu hospitalier est dramatique. Si un citoyen veut consulter un médecin, il doit payer rubis sur l’ongle son droit de passage à différents niveaux. S’il ne le fait pas, il sera abandonné, voire même injurié à l’occasion.

    Ainsi, phénomène généralisé, toute personne désirant avoir accès aux soins ests victime de l’extorsion de fonds. C’est la raison qui se trouve derrière le scénario largement répandu de voir des femmes accoucher devant les portes des hôpitaux sans aucune pitié.

    La sage-femme, le portier, le gardien de sécurité, l’infirmière, l’infirmier, bref chacun des membres du personnel actif dans l’établissement se voit dans le droit de toucher sa part du magot.

    Gare à ceux qui se présentent avec les mains vides! Ils se verront traiter de la pire des manières. Même les cliniques privées ne sont pas épargnées où les infirmières sont comparées à des tortionnaires en raison de leur cruauté. Soit tu payes, soit tu es laissé pour compte. Le « droit » de graissage est devenu une loi non écrite, mais appliquée à la lettre.

    « Dès que tu traverses l’entrée de l’établissement, la corruption est la règle prédominante dans le secteur de la santé au Maroc », confie une patiente qui vient d’offrir un panier de fruits à une infirmière pour ne pas être abandonnée à son sort.

    Tags : Maroc, santé, établissements sanitaires, hôpitaux, soins, corruption, infirmiers, infirmières, personnel, graissage, bakchich, 

  • Un petit exemple de ce qui est le système de Santé au Maroc

    Petit thread sur l’état du système de Santé au Maroc, suite à l’expérience de mon oncle dans une clinique mutualiste de Mohammedia la semaine dernière, d’une grande banalité mais représentative de ce que vivent les marocains au quotidien.

    Souffrant d’anémie aiguë, il se fait prendre en charge dans cette clinique où les chambres sont en piteux état, les prises d’oxygène de travers, les prises électriques à moitié arrachées, et les règles élémentaires d’hygiène pour un établissement hospitalier superbement ignorées.

    Mais la clinique brille avant tout par sa quasi-absence de personnel soignant. Ma tante se transforme alors en infirmière de circonstance, en restant à son chevet jour et nuit et en gérant elle-même les épisodes d’agitation extrême qui le secouent d’un moment à l’autre.

    La recherche du médecin titulaire est un exercice vain, son emplacement dans l’hôpital étant en évolution perpétuelle et sujette à des indications contradictoires de la part d’un personnel administratif serviable, mais visiblement mal informé et le regard rivé sur leur portables.

    L’attente du retour hypothétique de ce médecin se poursuit. Lorsqu’il est enfin localisé, c’est au volant de sa voiture, en train de quitter le parking pour se rendre tranquillement chez lui.

    Une transfusion s’impose pour traiter l’anémie. Sauf que pour transfuser… il faut du sang. La clinique en est totalement dénuée. Mon cousin se tape 2h de route pour aller se procurer une poche de sang à Casablanca, équipé de sa petite glacière de pique-nique.

    Les inégalités d’accès aux soins au Maroc n’ont pas échappé au rapport d’Oxfam MENA. Un système à deux vitesses où 50% des frais sont à la charge des patients. Les marocains méritent mieux que cela.

    Samy Ahmar

    Source : Twitter, 2 mai 2019

    Tags : Maroc, santé, soins, hòpitaux, médecins,

  • Maroc: Hommage à la mère d’une victime de la répression à Jerada

    « J’ai décidé aujourd’hui d’écrire pour rendre hommage à une grande militante qui reste debout seule face à la machine tyrannique qui a écrasé son enfant il y a une année de cela et à ce jour, et manœuvre encore jusqu’à présent d’occulter ce crime et priver cet enfant de son droit à l’accès aux soins.

    Il s’agit de Najet Mahjoubi, la mère de l’enfant Abddelmoula Zaiqer qui a été fauché brutalement l’année dernière pendant le mouvement de Jerada, et qui est, depuis, entre la vie et la mort dans l’une des cliniques à Casablanca

    L’histoire de son combat telle qu’elle m’a été racontée par un ami qu’elle-même m’a raconté est longue et amère et le voyage est encore long devant elle. Ce drame lui causa des fractures à la colonne vertébrale. Pendant son transfert à l’hôpital, il a subi des lésions au niveau de sa moelle osseuse qui l’empêche de bouger.

    Actuellement, il souffre d’une invalidité motrice totale, de douleurs vives, d’infection des reins et de malnutrition et il a besoin d’une solution urgente et coûteuse pour remplacer la moelle osseuse endommagée …

    Najet a tout laissé pour accompagner son enfant au Centre De Réeducation à Casablanca, comme s’il avait surmonté le danger et atteint le stade de récupération et qu’il ne lui restait que la phase de réeducation avant de se tenir sur ses pieds. Najet a lutté durement pour faire connaitre la tragédie de son enfant et a reçu un peu de solidarité et a trouvé quelqu’un pour l’aider à hospitaliser son fils à l’étranger pour un traitement réel ce qui nécessite l’obtention du rapport médical complet du cas de son enfant, mais sa requête du rapport médical a été rejetée et différée.

    Malgré la solidarité de certains défenseurs des droits humains à son égard et la saisine des autorités judiciaires pour ouvrir une enquête sur l’affaire, il n’y a pas eu d’enquête judiciaire, ni rapport médical et cette femme tient debout depuis frapper à toutes les portes dans l’espoir de trouver des interlocuteurs pourvu qu’elle trouve quelqu’un qui va l’assister pour sauver la vie de son enfant et lui éviter le statut d’invalidité permanente.

    En ce 8 mars, je lance un appel à tous mes amis afin de fournir toute sorte de soutien disponible, chacun depuis sa position et selon ses possibilités. Je fais appel en particulier à mes amis avocat(e)s …

    Je rends hommage à cette combattante inlassable pour recouvrer les droits de son enfant à la vie et à l’accès aux soins, et la femme qui se tient courageusement et fermement face à la tyrannie et la mère qui dit cité par Maxime Gorki  » Je ne veux pas qu’ils se servent de mon dos pour apprendre à battre les autres » ( La mère)

    Tout mes respects madame
    Khalida Yasser

    CONTACT
    Najet Mahjoubi ( La mère de l’enfant Abddelmoula Zaiqer)
    TEL : (+212)06.58.05.94.29

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    Tags : Maroc, Jerada, Najet Mahjoubi, répression, soins, santé,