Étiquette : solidarité

  • Aides de l’Algérie au Niger : «Un devoir humanitaire envers un pays frère», affirme Ammar Belhimer

    Le ministre de la Communication, porteparole du Gouvernement, Ammar Belhimer, a affirmé mardi que les aides humanitaires envoyées par l’Algérie au Niger suite aux dernières inondations, qui ont frappé ce pays, causant des pertes humaines et matérielles, constituaient «un devoir humanitaire envers l’Etat du Niger».

    «Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de fraternité entre l’Algérie et le Niger et du raffermissement des liens d’amitié entre les deux pays», a déclaré le ministre qui supervisait l’opération d’envoi de 105 tonnes d’aides humanitaires à bord de deux avions cargo militaires, depuis la Base militaire de Boufarik vers l’aéroport de Niamey (Niger).

    Cette initiative est «un devoir humanitaire envers l’Etat frère du Niger suite aux dernières inondations qui ont frappé plusieurs régions de ce pays, causant des pertes humaines et des dégâts matériels», a-t-il souligné.

    M. Belhimer a ajouté que ces aides humanitaires participaient d’une tradition suivie par l’Etat algérien vis-àvis des pays voisins et amis dans les situations de crise, relevant que «ces aides humanitaires fraternelles acheminées par l’ANP à nos frères au Niger sont favorables à la consécration de la sécurité et de la stabilité dans la région, partant du principe de respect de la souveraineté des pays voisins et de leurs frontières».

    Supervisée par l’ANP, cette opération est la deuxième du genre après celle de lundi.

    L’Echo d’Algérie, 1 oct 2020

    Tags : Algérie, Niger, aide humanitaire, solidarité, Sahel, Afrique, 

  • Rapport de course du Sahara Marathon

    Si les gens peuvent vivre ici pendant 44 ans, je peux courir encore quelques kilomètres.

    Je viens de rentrer après ma troisième visite dans les camps de réfugiés du Sahara occidental qui sont expulsés au milieu du désert plutôt inhospitalier du sud de l’Algérie. Des camps de réfugiés qui restent silencieux chaque année tandis que le monde extérieur détourne le regard.

    Pendant que j’y étais, j’ai également couru le deuxième marathon de ma vie qui, comme la dernière fois, s’est passé entre les camps de réfugiés dans un Sahara sablonneux et franchement dégradé.

    Le départ de la course était épicé et bon mais ensuite c’était dur. Quelque part au milieu, j’ai eu des spasmes que j’ai « guéris » avec l’aide de sel que j’ai avalé d’une des grandes chaînes de restauration rapide que nous avons en Suède.

    Dans le même ordre d’idées, une femme du Sahara occidental s’est manifestée et m’a remerciée, ainsi que mon collègue Shari, d’avoir couru pour son pays. C’était tellement triste et horrible que quelqu’un m’a remercié d’avoir fait une course idiote. J’ai donc pleuré un éclat. Puis je me suis mis en colère que quelqu’un ait même dû remercier.

    Après 30 kilomètres, je suis tombé en avant. J’ai dû verser du sable de mes chaussures et j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à la situation où j’étais.

    J’ai pensé au mur de 270 miles de long que le Maroc a construit à travers le pays où les mines sont secrètement situées et qui ont divisé les familles. Le plus près du mur est une zone tampon de cinq kilomètres de large où personne ne peut être et où les mines sont proches. Là, le Maroc n’autorise pas le déminage et il y a des dégâts et des morts de personnes et d’animaux chaque année.

    Et que fait le monde extérieur? Il regarde ailleurs.

    La chaleur, le sable et les pensées du conflit de faible intensité, fatigué de tout un peuple, m’ont fait ressentir de l’émotion en courant. Que se passe-t-il lorsque les gens ne peuvent tout simplement plus faire face?

    La veille, dans une enquête menée auprès d’une organisation non violente, j’avais lu qu’environ 60% des jeunes considèrent la guerre comme la principale solution au conflit. Une pensée effrayante mais aussi compréhensible. Qui peut attendre des années et des années une solution qui ne viendra pas?

    Après 35 kilomètres, j’ai commencé à me demander si j’arriverais jamais à la ligne d’arrivée ou si je demanderais à être poussé par l’un des véhicules qui ont le plus tardé à courir pour garder la trace des coureurs.

    Ai-je continué. Je pensais que si les gens pouvaient vivre ici pendant 44 ans, je pourrais faire encore quelques kilomètres.

    Les derniers kilomètres ne seraient probablement pas une course froide. Mais j’ai traversé Smara, le camp de réfugiés qui m’a également hébergé pendant la semaine.

    La chaleur était compacte sur le camp et je me suis souvenu de ce que mon amie Dakhna m’a dit au sujet des étés à 50 degrés quand elle ne pouvait même pas dormir dans sa maison.

    Quand j’ai finalement vu l’arrivée, je me suis senti soulagé mais d’une certaine manière étrange, j’ai été déçu que la course soit déjà terminée. Saut au but en pleurant le 5.39.20. Presque une heure de mieux que la dernière.

    Que le prochain mara passe au bord de la mer au Sahara occidental libéré! Et que le monde extérieur cesse de regarder ailleurs!

    Source : Proletaren, 2 mars 2020

    Tags : Sahara Occidental, Sahara Marathon, réfugiés sahraouis, solidarité,

  • Lorraine : l’ASPS en action!

    Comme pour la plupart des associations, les statuts de l’ASPS énoncent les buts et les moyens ; les buts sont donc les orientations prises, dés l’origine, par les membres de l’association. Nous concernant, la première est de faire connaitre la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance, lutte, d’abord armée, débutée en 1975 et qui se poursuit aujourd’hui sur le terrain politique. La guerre (contre l’Espagne, puis contre la Mauritanie -jusqu’en 79- et le Maroc) a duré jusqu’en 1991 et, comme dans chaque conflit, une partie de la population a fui sous les bombes (y compris de l’aviation française).

    Nous devons informer de ce conflit toujours d’actualité, comme de la situation des dizaines de milliers de réfugiés -les familles qui ont fui- dans les campements de Tindouf, au sud de l’Algérie.

    Pour mettre en œuvre ce premier but, nous mettons les moyens nécessaires, votés chaque année par l’assemblée Générale. Et pour faire bonne mesure, nous associons les autres items énoncés dans les buts que nous pouvons résumer en 3 mots : le droit international, la solidarité, la paix

    C’est ainsi que depuis le début de cette année, les membres de l’association ont, tour à tour :

    • effectué une mission dans les camps de réfugiés à proximité de Tindouf en février et durant 8 jours.
    • rendu compte de cette mission lors de l’Assemblée Générale de l’ASPS,
      pendant le reportage IMG_6916
      puis, le 24 avril, à la faculté de lettres de Nancy, devant les étudiants
    • réunis à l’initiative de l’université populaire ; un monsieur d’origine marocaine a tenté d’enregistrer, sans autorisation, la présentation : 4 étudiantes l’ont accompagné à la sortie. En réalité, Monsieur SAIDI filmait « en live » sur facebook et c’est ainsi que nous avons su qui il était.
    • organisé un rassemblement de soutien aux luttes des prisonniers politiques ; 16 organisations se sont rassemblées à Nancy, le 26 avril, sur un texte :

    ACAT, AFPS (Palestine), ASPS (Sahara-Occidental), Comité des libertés des prisonniers politiques (Turquie), Coopérative Politique Écologie Sociale, LGSS(Grèce), MAN, MOC, Mouvement pour la Paix, LDH, RESF, SUD-Solidaire54, UAVJ, UJFP, Voix démocratique du Maroc. Le texte disait, entre autre :

    « Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques, dénonçons le silence de l’État, en France, patrie des droits de l’homme, et exigeons qu’il intervienne pour l’arrêt de la répression, la libération des prisonniers politiques et le respect des libertés fondamentales en France et partout dans le monde !«

    Chacun des participants confirmait dans sa prise de parole sur la Place Maginot de Nancy que « des centaines de personnes sont emprisonnées partout dans le monde, au prétexte que leurs opinions divergent de celles des dirigeants de leur pays. Vous n’ignorez pas que ces personnes, homme ou femme, sont parfois jugées, souvent emprisonnées, mais qu’elles peuvent aussi être emprisonnées sans jugement. »

    Une délégation a remis une lettre destinée aux Ministres de l’Intérieur et à celui des Affaires Étrangères, rappelant, notamment, qu’ « Aujourd’hui, des milliers de prisonnières et de prisonniers politiques peuplent les prisons britanniques, espagnoles, étasuniennes, françaises, iraniennes, israéliennes, marocaines, mexicaines, turques et de bien d’autres États. »

    • exposé les objets culturels issus de l’artisanat sahraouis lors de a fête de la solidarité, antiraciste, le 1er mai à Gérardmer. Le but étant à chaque fois d’évoquer la situation de la dernière colonie d’Afrique et de sensibiliser les français sur la lutte des sahraouis. Nous démontrons ainsi l’existence de la culture spécifique au peuple sahraoui au travers des productions de céramiques de la coopérative de femmes du campement de Layooun ou des théières décorées à Smara par Larbi Lehbib.

    Voilà notre façon de respecter nos statuts … des actions, des actions, … pour

    – faire connaître le peuple Sahraoui, son histoire, sa culture, ses épreuves et ses luttes ;

    – développer la coopération et les échanges avec le peuple Sahraoui ;

    – développer l’aide matérielle et humanitaire au peuple Sahraoui ;

    – établir des liens et de mener des actions avec les organisations, mouvements ou individus qui poursuivent les mêmes objectifs, en France et dans le monde ;

    – agir sur l’opinion publique et auprès des pouvoirs publics et des élus pour les mobiliser à la réalisation de son objet ;

    l’ASPS respecte ses engagements et en est fière

    Source : Site de l’ASPS

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, refugiés sahraouis, Tindouf, solidarité, ASPS, Lorraine,

  • La SADC et la communauté internationale expriment leur solidarité indéfectible avec le Sahara occidental

    « La liberté n’est pas un cadeau; elle est un droit pour le peuple du Sahara occidental. Les Sahraouis ont acquis ce droit dès la naissance »

    Déclaration de la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC) dans le cadre de sa conférence en solidarité avec la République Arabe Sahraouie Démocratique les 25 et 26 mars. 

    26 Mars 2019, Pretoria, Afrique du Sud

    Les 25-26 Mars 2019, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a organisé une conférence en solidarité avec la République Arabe Sahraouie Démocratique au cours de laquelle les participants ont exprimé leur solidarité indéfectible avec le peuple du Sahara occidental dans son combat pour le droit à la liberté et à l’autodétermination.

    Le Président de la SADC, Son Excellence le Dr Hage G. Geingob, Président de la Namibie a exprimé sa gratitude aux participants, unis autour d’un objectif, et pour lequel ils ont accepté de participer à la conférence. Il a appelé les Etats Membres de la SADC et la communauté internationale à s’unir avec détermination en faveur de l’émancipation du peuple du Sahara occidental.

    « La liberté n’est pas un cadeau; elle est un droit pour le peuple du Sahara occidental. Les Sahraouis ont acquis ce droit dès la naissance », a déclaré le président Dr Geingob. Il a ajouté que les aspirations de l’Afrique, telle que définies dans l’Agenda 2023 de l’Union africaine (UA), ne seront pas atteintes tant que tous les peuples de l’Afrique ne jouiront pas d’une liberté totale.

    Dans son allocution de bienvenue, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud a souligné l’importance de cette Conférence qui reflète l’engagement de la SADC, d’autres pays africains et de la communauté internationale afin d’appeler à un règlement juste, acceptable et à une solution durable pour le Sahara occidental.

    Son Excellence, Brahim Ghali, Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique a remercié la SADC pour avoir organisé cette Conférence de solidarité et a appelé à la création d’un mécanisme afin d’assurer le suivi des décisions prises dans le cadre de cette Conférence. Selon lui, les espoirs et les aspirations du peuple du Sahara occidental ne pourront être satisfaits que par l’exercice de la liberté et de l’autodétermination.

    Au cours de la conférence, SEM Olusegun Obasanjo, ancien Président de la République Fédérale du Nigeria, a mené une discussion sur le rôle de la communauté internationale afin d’assurer la mise en œuvre de toutes les résolutions des Nations Unies et des décisions de l’UA relatives au Sahara occidental en ce compris, les mesures pour lutter contre l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental. L’ancien ministre des Affaires étrangères de la République du Zimbabwe, Hon. Simbalashe Mumbengegwi a mené une discussion sur le renforcement de la solidarité internationale avec le peuple du Sahara occidental afin de garantir son droit à l’autodétermination.

    A la fin de la Conférence, les délégués ont exprimé leurs condoléances et leur solidarité avec les peuples des Républiques du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe qui souffrent des conséquences du cyclone Idai, et ont appelé à un soutien continu afin de permettre à toutes les familles et les communautés touchées de faire face aux dégâts causés par le cyclone.

    La Conférence a réuni des chefs d’Etat et de gouvernement du Lesotho, de Namibie, d’Ouganda, de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), d’Afrique du Sud et du Zimbabwe, ainsi que des délégations de haut niveau d’Angola, du Botswana, de République Démocratique du Congo, d’Eswatini, du Malawi, de Maurice, du Mozambique, des Seychelles, de République-Unie de Tanzanie et de Zambie. Le Secrétariat de la SADC a été dirigé par le Deputy Executive Secretary adjoint aux affaires commerciales, l’Ambassadeur Joseph Nourrice.

    Étaient également présents des représentants d’Algérie, de Cuba, de la République démocratique du Timor Oriental, de la République Fédérale du Nigeria, de la République du Nicaragua, de la République bolivarienne du Venezuela, de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe, d’Ouganda, du Royaume-Uni, de la République Fédérale d’Allemagne, du corps diplomatique d’Afrique du Sud, du Ghana, d’Equateur, du Burundi, d’Uruguay, de la République Dominicaine, d’Iran, de Trinité-et-Tobago, de Syrie, du Sri Lanka, du Panama, du Burkina Faso, de Colombie, du Mexique, de Géorgie, de la République Centrafricaine, d’Érythrée, d’Indonésie. Des représentants des anciens mouvements de libération, des partis politiques au pouvoir dans la région de la SADC et  des organisations de la société civile ont, eux aussi, participé à la conférence.

    Visionnez la conférence des 25 et 26 mars

    Traduction française du Comité belge de soutien au peuple sahraoui. La Déclaration originale était publiée en anglais et peut être consultée ici

    Comité Belge de Soutien au Peuple Sahraoui, 27 mars 2019

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, SADC, solidarité,

  • Message des françaises et des français solidaires avec les femmes sahraouies au centre de la lutte de libération de leur peuple depuis 1973 et la création du Front Polisario !

    Chères amies sahraouies, chères déléguées de tous les continents,
    Quelques mots d’émotion et de fierté pour vous dire combien nous sommes heureux d’être ici parmi vous à l’occasion de la tenue du Congrès de votre organisation de femmes sahraouies, l’UNFS !

    Nous savons combien l’UNFS a dès le départ joué un rôle central, un rôle moteur dans la mobilisation de votre peuple pour son indépendance et joué un rôle décisif dans la transformation de votre société, qui traditionnelle et bloquée par la colonisation espagnole, a su se transformer en donnant en particulier un rôle éminent aux femmes. Comment ne pas se souvenir, avant 1991 et le cessez-le -feu, que tout reposait sur vos épaules dans les campements, de la cellule familiale aux responsabilités à prendre partout dans la gestion et la mobilisation politique des campements et des institutions de la RASD.

    Mais nous connaissons votre vigilance et votre maturité politique en ce domaine ! Rien n’est jamais acquis et les victoires obtenues au moment des fortes mobilisations sociales, peuvent vite n’être qu’apparentes et résister difficilement aux retours en arrière ! C’est sans doute ce qui caractérise chacun de vos Congrès et votre pratique quotidienne : la conviction que la place centrale des femmes dans la révolution sahraouie est un des principaux acquis de cette révolution.

    A cette occasion, nous souhaitons saluer le rôle éminent que vient de jouer sa présidente, Fatma Medhi qui à la suite de notre chère Khadija, a su donner à l’UNFS, toute sa place tant dans la vie quotidienne des campements, l’attention aux difficultés des femmes isolées, veuves, l’attention à l’approvisionnement des daïras, que dans les principales instances internationales où elle a représenté les femmes sahraouies avec intelligence et détermination. Les femmes sahraouies sont grâce à sa présence, connues et respectées en Afrique, en Amérique latine, en Europe. L’UNFS n’a pas non plus épargné ses efforts pour être à l’initiative de conférences significatives, qui ont su faire progresser le dossier en Afrique en particulier. Comment ne pas se souvenir de cette conférence au Nigéria où la salle essentiellement féminine et africaine a su vibrer à l’exaltation à la liberté et à la responsabilité des femmes sahraouies. Comment ne pas se souvenir de cette première et seule conférence à EL AÏOUN, où toutes les composantes de l’UNFS, celles des campements, celles de la diaspora et surtout celles des territoires occupés, étaient réunies par une même détermination et volonté, via les moyens internet. Conférence retransmise par la TV RASD dans tous les foyers sahraouis.

    Comment ne pas évoquer la présence majoritaire des femmes dans les actuels rassemblements des principales villes du Sahara occupé. Ce sont elles aujourd’hui qui portent au plus haut la revendication d’autodétermination et d’indépendance sans se soucier de la répression et des mauvais coups qu’elles reçoivent à chacun de ces rassemblements ! Voilà tout ce qui peut expliquer l’importance de notre présence parmi vous aujourd’hui, notre admiration de l’UNFS, notre soutien à toutes ses militantes et à sa future présidente ! Vive l’UNFS et vive l’indépendance du peuple sahraoui et de la RASD

    Association des amis de la RASD, 15 mars 2019

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, AASRASD, solidarité, peuple sahraoui,

  • Au Maroc, la femme et l’économie sociale et solidaire à l’honneur

    Les 15, 16 et 17 février, AFAQ (Action femmes des Associations des Quartiers du Grand Casablanca) a organisé, en partenariat avec l’ONG de coopération au développement belge Solsoc, la première édition du forum international de la parité et de l’économie sociale et solidaire, à Casablanca.

    Pendant trois jours, 500 femmes membres de coopératives, soit 34 initiatives d’économie sociale et solidaire et 46 associations de quartier ont présenté leurs revendications et leurs produits au public : vêtements, pâtisseries, épices. Il y en avait pour tous les goûts et toutes les… couleurs. Mais le Forum était principalement un espace d’échanges, notamment entre organisations partenaires de Solsoc, sur les obstacles rencontrés par les femmes des quartiers dans les différents pays, ainsi que sur les questions de parité, de protection sociale et de travail décent.

    En effet, des partenaires de la Palestine, du Burkina Faso et du Sénégal y ont participé. Pour Ghada Abu Ghalyoun, responsable du programme syndical de Solsoc en Palestine : « Les femmes au Maroc osent parler de leurs problèmes, partager leurs expériences, exprimer leurs souffrances. Elles luttent pour améliorer leur situation. Ce sont des combattantes, comme les femmes palestiniennes. Elles ont le pouvoir et la force de changer les choses ».

    Le Forum a également été l’occasion pour AFAQ d’unifier la vision et l’identité des femmes des quartiers et de nouer des alliances avec d’autres organisations de la société civile. Enfin, cela a également permis de porter les préoccupations des participants aux responsables politiques locaux, notamment grâce à une marche organisée le deuxième jour avec les représentants des quartiers brandissant leurs revendications ; et d’envisager de nouvelles collaborations autour de l’économie sociale et solidaire avec les institutions, telles que l’Office de Développement de la Coopération.

    La première version du Forum a été un franc succès : plusieurs centaines de personnes y ont participé, une couverture médiatique importante a été assurée. Une expérience à réitérer donc. La deuxième édition aura lieu dans deux ans.

    Source

    Tags : Maroc, femme, solidarité,