Étiquette : statu quo

  • Sahara Occidental : le peuple sahraoui commémore le 46e anniversaire de la lutte armée

    Le peuple sahraoui célèbre le 46e anniversaire du déclenchement de sa lutte de libération nationale dans la conviction totale de la victoire de sa juste cause

    20 mai 2019. Le peuple sahraoui célèbre le 46e anniversaire du déclenchement de sa victorieuse lutte armée de libération nationale.

    En effet, il ya 46 ans, jour pour jour, le peuple sahraoui décida de revendiquer, d’arracher au colonialisme espagnol son indépendance nationale, mais en usant cette fois-ci du seul langage que l’occupant espagnol serait forcé de comprendre, à savoir, la lutte armée.

    Le 20 mai 1973 marqua un pas décisif qui a permis aux sahraouis de passer de stade de tribus à celui de peuple en lutte pour son indépendance.

    La première action menée fut l’attaque de El Khanga, un petit poste espagnol tenu par un détachement bien armé retranché derrière un blockhaus. Le détachement du Front Polisario était composé de 16 militants ne s’étant jamais battus, ils étaient armés de quelques vieux fuils et une poignée de balles.

    Le début de l’opération était catastrophique. En effet, s’acquittant de la corvée d’eau avec un camarade, El Ouali Moustpha Sayed tomba sur une patrouille de routime qui les arrêta. Ses camarades furent avetis par un guetteur. Furieux par la perte de leur chef, ils décidèrent de passer à l’action, aussi se présentèrent-ils au poste à l’heure du dîner. L’effet de surprise fit son effet et le musqueton se révélant être un argument de poids, la sentinelle se laissa désarmer. Le poste fut rapidement investi.

    Après avoir libéré El Ouali, le groupe repartit sans perdre de temps emmenant ses prisonniers et premières prises de guerre : armes, munitions, chameaux de selle. Puis, après une conférence improvisée pour les soldats de la garnison – tous sahraouis engagés dans l’armée espagnole- sur le bien fondé de la lutte.. ceux-ci furent libérés avec un chameau, un fusil et des provisions de bouche, selon les traditions sahraouies. La guerre du Sahara avait commencé.

    Mobilisé derrière et autour de son avant-garde politique et militaire -le Front Polisario- le peuple sahraoui inaugura ainsi un long et dur combat qui lui rendait, peu à peu, le respect que les agresseurs colonialo-expansionnistes – Espagne et Maroc en particulier- lui refusèrent.

    46 ans après, le peuple sahraoui est en droit de s’énorgueillir du stade très avancé atteint par son héroïque combat, le mettant au bord de la victoire finale.

    Certes, à présent, la guerre est en veille, mais le combat politique et diplomatique continue de faire rage. Le régime expansionnistes marocain a choisi la voie de l’entêtement soutenu et encourage par certaines puissances occidentales, les USA et la France en l’occurrrence, mais ce n’est là au’une fuite en avant qui ne servira en fin de compte qu’à mettre fin définitivement à l’existence de cette monarchie bâtie sur la trahison, la violence, le pillage et la servitude aux pays qui se proclament la berceau de la démocratie et les droits de l’homme.

    L’alliance colonialo-impérialiste n’empêchera point le peuple sahraoui de continuer de combattre pour parachever la libération totale de sa patrie. D’autant plus qu’il a tous les moyens nécessaire (motivation, détermination, moyens matériels…) Le temps joue en sa faveur et la fin du pouvoir alaouite est inévitable.

    Le seul choix qui reste donc à Rabat est de se retirer totalement du Sahara Occidental, puisqu’il est incapable de prendre la voie de la paix, celle du dialogue et de la négociation.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, France, Etats-Unis, 20 mai 1973, 46e anniversaire, lutte armée, guerre de libération, statu quo, processus de paix,

  • Sáhara Occidental: el pueblo saharaui conmemora el 46º aniversario del desencadenamiento de la lucha armada

    El pueblo saharaui celebra hoy el 46º aniversario del desencadenamiento de su lucha armada por la liberación nacional convencido de la victoria de su justa causa.

    En efecto, hace 46 años, día por día, el pueblo saharaui decidió reivindicar y arrancar del colonialismo español su independencia nacional, pero utilizando esta vez el único lenguaje que el ocupante español se vería obligado a comprender : el lenguaje de las armas.

    El 20 de mayo de 1973 fue un paso decisivo que permitió a los saharauis pasar del estado de tribus al de un pueblo en lucha por su independencia.

    La primera acción realizada fue el ataque a El Janga, un pequeño puesto español vigilado por un destacamento bien armado que se ocultaba detrás de una fortificación. El destacamento del Frente POLISARIO, por su parte, estaba integrado por 16 militantes que nunca habían combatido y que iban armados con viejos mosquetones y un puñado de balas.

    El comienzo de la operación fue fatal. El Uali Mustafa Sayed, acompañado de algunos compañeros se habían ido a traer agua de un pozo en las cercanías del puesto militar español, pero chocaron con una patrulla de rutina que los detuvo. Sus camaradas fueron avisados por un vigía. Enfurecidos por la pérdida de su líder, decidieron actuar, por lo que se presentaron en el puesto a la hora de la cena. El efecto de sorpresa dió resultado, el mosquetón resultó ser un argumento de peso y los centinelas se dejaron desarmar. El puesto fue rápidamente controlado.

    Después de liberar a El Uali, el grupo partió sin perder tiempo llevando a sus prisioneros y en sus manos sus primeros trofeos de guerra: armas, municiones, camellos para montar. Luego, después de una conferencia improvisada para los soldados de la guarnición – todos eran saharauis alistados en el ejército español- sobre el fundamento de la lucha, estos últimos fueron liberados con un camello, un fusil y comida, según las tradiciones saharauis. La guerra de liberación había comenzado.

    Movilizado detrás y alrededor de su vanguardia política y militar -el Frente Polisario- el pueblo saharaui inauguró así un largo y duro combate que le devolvía, poco a poco, el respeto que los agresores colonialistas -en particular, España y Marruecos- le habían negado.

    46 años después, el pueblo saharaui tiene motivo para enorgullecerse de la fase avanzada alcanzada por su heróica lucha que está cerca de la victoria final.

    Si bien la guerra está ahora en modo de pausa, la lucha política y diplomática continúa. El régimen expansionista marroquí ha optado por la vía de la obstinación apoyado y alentado por algunas potencias occidentales, los Estados Unidos y Francia, pero no se trata màs que de una huida hacia adelante que sólo servirá en última instancia para acabar definitivamente con la existencia de esta monarquía edificada sobre la traición, la violencia, el saqueo y la servidumbre a ciertos países que se proclaman la cuna de la democracia y los derechos humanos.

    La alianza colonialo-imperialista no impedirá que el pueblo saharaui siga luchando hasta completar la liberación total de su patria. Tanto más cuanto que tiene todos los medios necesarios (motivación, determinación, medios materiales…). El tiempo juega a su favor y el fin del poder alauita es inevitable.

    El colonialismo es un alumno torpe, dijo el héroe de la batalla de Diem Biem Fú, pero acabará comprendiendo que la única opción que le queda es retirarse totalmente del Sáhara Occidental, porque es la voluntad de sus legítimos dueños.

    Tags: Sáhara Occidental, Frente Polisario, Marruecos, Francia, Estados Unidos, 20 de mayo de 1973, 46 aniversario, lucha armada, guerra de liberación, statu quo, proceso de paz,

  • Maroc : L’art de transformer les défaites en victoires

    Dans le monde politique, il est extrêmement difficile de reconnaître sa défaite politique, d’arriver à l’accepter, de réflechir et assumer que certains objectifs sont inatteignables, surtour lorsqu’il s’agit de devoir renoncer au contrôle d’un territoire riche en phosphates comme le Sahara Occidental.

    Dans ce contexte, commenter la dernière résolution du Conseil de Sécurité sur le conflit sahraoui n’est pas un exercice facile, même s’il est obligé. Il va de soi qu’aucune des parties n’aura le courage d’annoncer qu’elle a échoué. Cependant, les autorités marocaines détiennent les ficelles pour transformer leur défaite en victoire dane le but de ne pas rendre compte devant le peuple qu’elles ont embrigadé dans cette folle aventure. Rabat tente de jouer sur l’ambigüité qui caractérise une résolution qui ne fait que alimenter le statu quo en vigueur depuis plus 26 ans.

    En effet, selon le diplomate sahraoui Oubi Bachir, « le Conseil de Sécurité de l’ONU exprime dans sa résolution 2468(2019) le rejet du statu quo tout en préservant, en même temps, ses causes. La période de 6 mois perd ainsi progressivement sa valeur politique en tant que carte de pression à cause des privilèges accordés au Maroc et l’ambigüité de la résolution, ce qui tend à prolonger l’impasse ».

    Certes, le Maroc cherche à prolonger le statu quo qui ne sert les intérêts d’aucune partie. Le Front Polisario souhaite mettre fin à l’exode des sahraouis qui n’a que trop duré et le Maroc préfère entretenir le fait accompli de son occupation et son pillage des richesses sahraouies tout en oubliant que le facteur du temps est loin de jouer en sa faveur. Les événements vécus par l’Algérie devraient lui servir de leçon.

    Tout en chantant une victoire imaginaire en vue d’entretenir le délire sahraouis au sein de sa population, le Makhzen tourne le regard pour ne pas voir une expression qui est à ses yeux mortelle : « solution (…) qui prévoit l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental ». Une expression qui préserve le droit légitime des sahraouis et renforce leur détermination. Par contre, les autorités marocaines en doivent être ulcérées.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, Horst Kohler, statu quo,