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  • Maroc : étalage de luxe royal en mer pendant que les Marocains émigrent en masse

    Ignacio Cembrero

    Middle Eats Eye, 20 jui 2019

    La diffusion de chiffres, en général tenus secrets, sur l’augmentation de l’émigration clandestine marocaine vers l’Espagne rappelle une douloureuse réalité qui contraste avec les vacances de la famille royale en Méditerranée, entre yacht et voilier

    Ils étaient à peu près une centaine de convives, le dimanche 14 juillet, à bord du Badis 1, le nouveau bateau du roi Mohammed VI, qui avait jeté l’ancre face à la résidence royale de M’diq, sur la côte nord du Maroc, pas loin de Tétouan.

    Le souverain âgé de 55 ans avait invité le gratin de Casablanca et de Rabat à venir assister, pieds nus pour que leurs semelles noires ne salissent pas le pont, à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de longueur, parmi les dix plus grands du monde.

    En fait, ces hôtes de marque ont dû se rendre deux fois à M’diq. D’abord le samedi, le jour fixé pour l’invitation. Une fois sur place, on leur a indiqué, sans autre explication, qu’elle était repoussée de 24 heures. Ils sont donc revenus, vêtus de leurs plus beaux costumes, le lendemain.

    Cette fois, le roi était bien là pour les accueillir, accompagné de ses trois fidèles amis depuis quatorze mois, les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec qui il passe le plus clair de son temps.

    Mohammed VI possédait déjà une vieille goélette retapée, El Boughaz 1, longue de 62 mètres, mais pour le vingtième anniversaire de sa montée sur le trône, il s’est offert un autre voilier encore plus long et bien plus moderne.

    Combien l’a-t-il payé ? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca signale que son ancien propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros. On ne saura cependant pas son prix de vente car le palais royal ne communique pas sur ce sujet.

    Un yacht qui se loue jusqu’à 600 000 euros la semaine

    Pendant que Mohammed VI recevait ses invités à bord, son fils, le prince héritier, Moulay Hassan (16 ans), sa fille, Lalla Khadija (12 ans), et son ex-femme, Lalla Salma (41 ans), étaient eux aussi en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, en mer Égée, d’après la presse grecque.

    De l’île de Skiathos, ils ont appareillé le 7 juillet pour une croisière de dix jours à bord du Serenity, un yacht de luxe dont la location coûte entre 550 000 et 600 000 euros la semaine, un chiffre donné également par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Cet étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de chiffres, en général tenus secrets, sur la montée en puissance de l’émigration clandestine marocaine par mer vers l’Espagne.

    En mai 2019, le nombre d’immigrés marocains arrivés sur les côtes espagnoles a atteint un pourcentage record (48,08 %)

    Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2 109 rafiots sur les côtes espagnoles.

    Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

    Ces statistiques ne figurent pas sur le site du ministère de l’Intérieur espagnol, qui se refuse à donner un décompte des arrivées par nationalité pour ne pas froisser les autorités à Rabat en pointant du doigt l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc.

    Mais Madrid communique les données qu’elle recueille à des organismes comme Frontex (l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières) qui, à son tour, les transmet à la Commission européenne. Ils figurent donc dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure daté du 9 juillet.Ces statistiques ne prennent en compte qu’une partie du phénomène migratoire marocain. Quand les immigrés subsahariens posent le pied sur les plages andalouses, ils cherchent à se faire prendre, sachant qu’ils vont être logés et nourris pendant près de deux mois et que leurs chances de se faire expulser sont minimes.

    Il en va tout autrement des Marocains et des Algériens dont 36 % et 32 % des harragas appréhendés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Une fois débarqués, ils cherchent donc à tout prix à passer entre les mailles du filet des forces de sécurité espagnoles. Combien sont-ils à y parvenir ?

    À ceux-là s’ajoutent ceux qui rentrent légalement en Espagne mais qui y restent de façon irrégulière une fois leurs économies expirées.
    À peu près 17 % des 15 000 saisonnières marocaines embauchées en 2017 pour la cueillette des fraises dans la province de Huelva (sud-ouest) ne sont pas rentrées au pays, selon une enquête de l’agence de presse espagnole EFE. Revenir chez soi était pourtant une condition indispensable pour toucher une partie du salaire qui leur est retenu jusqu’à leur retour.
    L’Espagne est certes la principale porte d’entrée des Marocains en Europe, mais elle n’est pas la seule. « Les émigrés marocains arrivant en Libye confirment que la route aérienne du Maroc vers l’Algérie et, ensuite, vers la Libye, en traversant la frontière terrestre, reste active », signale le rapport européen. Pour les clandestins qui veulent rejoindre l’Europe, la Libye est cependant devenue un cul de sac.

    Un changement politique rapide dans leur pays

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Marocains soient de plus en plus nombreux à quitter le royaume. Le baromètre du monde arabe publié par la BBC fin juin indique que 44 % d’entre eux souhaitent émigrer – 17 % de plus qu’il y a trois ans – mais ce pourcentage grimpe jusqu’à 70 % quand la question est posée aux moins de 30 ans. Les Marocains étaient aussi, parmi les Arabes, ceux qui souhaitaient en plus grand nombre (49 %) un changement politique rapide dans leur pays.

    Si les autorités marocaines cherchent à endiguer, surtout depuis février, l’émigration des subsahariens vers l’Europe, elles ne montrent pas le même empressement quand il s’agit de leurs propres citoyens. Les statistiques espagnoles le démontrent, mais aussi les témoignages de certains harragas, surtout des Rifains, qui racontent souvent aux officiers de police qui les interrogent à quel point il leur a été facile de partir par la mer.

    Au ministère de l’Intérieur à Rabat, on doit sans doute tenir le raisonnement suivant : moins les jeunes contestataires resteront au Rif, plus la région la plus frondeuse sera tranquille. C’est dans la baie d’Al Hoceima, la capitale du Rif, que le Badis 1 mouille, avec le roi à bord, depuis la nuit du mercredi.

    « Est-ce qu’après le Soudan et l’Algérie, la prochaine révolte aura lieu au Maroc ? », se demandait la BBC en analysant les résultats marocains de son sondage sur le monde arabe. La question est plus que jamais d’actualité après l’étalage de luxe maritime à M’diq et en mer Égée pendant que d’autres Marocains traversent cette même mer sur des barques de fortune.

    Un peu plus de 200 clandestins, en majorité subsahariens mais aussi quelques Marocains, se sont déjà noyés cette année sur le chemin de l’Espagne d’après Frontex.

    La presse marocaine est discrète sur l’ostentation de la famille royale, quand elle ne l’ignore pas complètement. Elle ne traite presque pas non plus le phénomène migratoire. Les réseaux sociaux foisonnent, en revanche, de commentaires scandalisés qui versent parfois dans l’insulte. Les plus prudents comparent simplement le prix supposé du voilier avec certaines parties du budget de la santé publique ou de l’éducation au Maroc.
    L’image de la monarchie en prend encore un coup, comme ce fut le cas lors des longs séjours du roi à l’étranger ou durant l’épisode de la montre à plus d’un million de dollars que le roi afficha à la fin de l’été dernier. Est-ce suffisant pour que le Maroc suive le chemin du Soudan ou de l’Algérie ? Difficile à dire, même si bon nombre de Marocains vivent depuis février les yeux rivés sur ce qui se passe chez leur voisin de l’est.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    *Ignacio Cembrero est un ancien journaliste des quotidiens espagnols El País et El Mundo pour lesquels il a couvert le Maghreb entre 1999 et 2016. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les relations entre l’Espagne et le Maroc et sur l’immigration musulmane en Espagne. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @icembrero
    Tags : Maroc, Mohammed VI, Syberis, Badis I, voilier, yacht, luxe,
  • Maroc : Mohammed VI dans ses petits souliers

    Aux dernières nouvelles, Mohammed VI est dans ses petits souliers, il ne sait plus à quel saint se vouer pour sortir de ce pétrin dans lequel il s’est fourré à cause de la mauvaise gestion de son conseiller et ami intime Fouad Ali El Himma, le véritable roi du Maroc.

    Pour des raisons inconnues, il a voulu clouer sa femme et la condamner à la disparition de la vie publique, mais sa façon de procéder était une grosse erreur étant donné la place de Lalla Salma dans la société bling-bling.

    De scandale en scandale, il a dû faire marche arrière suite à l’éclosion de l’affaire de la princesse Haya de Jordanie qui a dévoilé au grand jour la situation des femmes dans les palais des monarques arabes.

    La presse internationale continue de se poser des questions sur le sort de la princesse marocaine bannie. Pourtant, il suffit d’une photo pour silencer toutes les voix assoiffées de ses nouvelles. Mais non ! Mohammed VI refuse que son ex pose devant une caméra, même s’il s’agit d’une caméra royale ! Tout un mystère qui pourrait cacher un drame.

    Les photos fabriquées de toute pièce à Beni Mellal ou à la Place de Jamaa El Fna n’ont pas convaincu, elles étaient trop mauvaises pour être acceptées. Une photo à bord du bateau Serenity aurait calmé la situation. Cependant, il paraît que c’est trop demander au Makhzen de présenter une preuve de vie de Salma Bennani, la femme qui a ensorcelé le public occidental.

    Mal barré par la répression du Rif, le roi du Maroc, continue d’accumuler les bourdes dont l’achat d’un voilier de luxe à un moment où les marocains peinent à s’assurer le pain quotidien. Il ne fait que confirmer les informations contenues dans le livre Le Roi Prédateur, il ne pense qu’à la belle vie et le sort des marocains est le dernier de ses soucis.

    Rif, Jerada, Zagoura, Lalla Salma, yacht de luxe, Sahara Occidental, dette extérieure… autant de dossiers qui pèsent lourd et qui ne présagent rien de positif pour la monarchie corrompue du Commandeur des Croyants et grand ami des sionistes.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Mohammed VI, luxe, Badis I, Syberis, roi prédateur,

  • Le roi du Maroc confirme son divorce de Lalla Salma

    Le Maroc traverse ces temps-ci une période de turbulences qui risquent de secouer la monarchie alaouite et le régime de rente appelé Makhzen.

    En effet, les médias occidentaux ont abordé plusieur sujets sensibles à la fois. Le premier est un véritable scandale vue la situation économique et sociale du pays : l’achat par Mohammed VI du super voilier Syberis pour la modique somme de 88 millions d’euros.

    Cette histoire est parti d’un simple Tweet envoyé le 8 juin par le journaliste marocain Omar Radi après avoir découvert le petit joyeux au port de Casablanca. « Tiens tiens, qui est ce Marocain qui vient d’acquérir le Sybaris, yacht construit par Perini Navi, l’a rebaptisé Badis I, le tout contre un petit milliard de dirhams ? », avait-il écrit. La nouvelle a été reprise par les sites Maghreb Online (en français) et Correo Diplomático Saharaui (en espagnol) qui ont été inmediatement relayées par la presse espagnole et française.

    L’histoire de ce voilier a été motif de condamnation et consternation par une opinion publique interne et externe dégoûtée par le penchant de Mohammed VI pour le luxe au moment où son peuple est sauvagement réprimé pour la moindre des revendications sociales.

    A cela s’est ajouté un autre scandale, celui de la princesse Haya de Jordanie qui a remis à la une le problème de l’ex-première dame du Maroc, Lalla Salma, dont la disparition des écrans a suscité beaucoup d’interrogations.

    Mohammed VI, pour marquer la différence et éviter tout amalgame, envoie son ex-épouse à bord d’un jet royal accompagnée de son fils, le prince héritier Moulay Hassan, pour des vacances luxueuses en Grèce. Seulement, il a oublié d’embarquer à bord du même jet la petite princesse Lalla Khadija, de 11 ans. Son absence a été commentée par Maghreb Online dont les publications sont relayées par le site sénégalais Afrik.com qui a servi de source au magazine people Gala et c’était la goûte qui a fait déborder la vase.

    Contre ses habitudes, le palais décide d’entrer en ligne à travers son avocat Eric Dupond-Moretti et son ambassadeur à Paris Chakib Benmoussa.

    Le premier est chargé de rédiger une mise au point au magazine people «Gala» au nom de Mohammed VI et Lalla Salma destinée à la presse française et au magazine Gala en particulier. Dans ce communiqué, ils déclarent que « les rumeurs de fuite ou de séquestration d’enfants qui circulent depuis le début du mois de juillet sont intolérables ».

    Selon Gala, le roi et la princesse sont « scandalisés », « face à ces assertions extrêmement graves ». « Me Eric Dupond-Moretti est sans réserve sur le fait qu’elles émanent de sites étrangers répandant de fausses informations à des fins malveillantes », et rappelle qu’il s’agit d’un « acte passible de poursuites pour diffamation », écrit-il.

    Selon la même source, l’avocat du roi du Maroc a précisé que la comparaison avec la princesse Haya de Jordanie « ne repose sur rien d’autre que le fait qu’il s’agit de deux princesses ».

    Cette mise au point a révélé que le palais royal reconnaît que Mohammed VI et Lalla Salma ont divorcé et que cette dernière garde son statut de princesse.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, Badis I, Syberis, yacht, voilier,

  • El Rey de Marruecos confirma su divorcio de Lalla Salma

    Marruecos está pasando por un período de turbulencias que probablemente sacudirá con fuerza a la monarquía alauí y con ella el régimen de rentas llamado Makhzen.

    En efecto, la prensa occidental ha abordado varios temas delicados a la vez. El primero es, de por sí, un escándalo dada la situación económica y social del país: la compra por Mohammed VI del súper yate Syberis por la modesta suma de 88 millones de euros.

    Esta historia comenzó con un simple Tweet enviado el 8 de junio por el periodista marroquí Omar Radi después de descubrirlo amarrado en el puerto de Casablanca. « Vaya, vaya, ¿quién es este marroquí que acaba de adquirir el Sybaris, un yate construido por Perini Navi, que cambió su nombre por el de Badis I, por un pequeño billón de dirhams? » escribió ese día. La noticia fue recogida por Magreb Online (en francés) y Correo Diplomático Saharaui (en español) y tuvo un amplio eco en la prensa española y francesa.

    La historia de este yate ha sido motivo de condena y consternación por parte de una opinión pública interna y externa disgustada por la inclinación del monarca marroquí hacia el lujo en el momento en que su pueblo es salvajemente reprimido por la menor de las reivindicaciones sociales.

    A esto se sumó otro escándalo, el de la princesa Haya de Jordania, que proyectó en primera página el problema de la ex primera dama de Marruecos, Lalla Salma, cuya desaparición de la vida pública ha suscitado muchas interrogantes. Mohammed VI, para marcar la diferencia y evitar cualquier amalgama, envíó a su ex esposa a bordo de un jet real acompañada por su hijo, el príncipe heredero Moulay Hassan, para unas vacaciones de lujo en Grecia. Solo que se olvidó de embarcar en el mismo avión a la pequeña princesa Lalla Khadija, de 11 años. Su ausencia fue comentada por Magreb Online, cuyas publicaciones son seguidas y transmitidas por la web senegalesa Afrik.com. Las publicaciones de este último fueron transmitidas por la revista Gala y fue la gota que colmó el vaso.

    En contra de sus hábitos, el palacio decide entrar en línea a través de su abogado Eric Dupond-Moretti y su embajador en París, Chakib Benmoussa.

    El primero se encargó de redactar y mandar, en nombre de Mohammed VI y Lalla Salma, una nota destinada a la la prensa francesa en general y a la revista Gala en particular. En esta declaración, dicen que « los rumores de huida o secuestro de niños que han estado en circulación desde principios de julio son intolerables ».

    Según Gala, el rey y la princesa están « escandalizados », « ante estas afirmaciones extremadamente graves ». « El letrado Eric Dupond-Moretti es categórico sobre el hecho de que provienen de sitios extranjeros que difunden información falsa con propósitos maliciosos », y recuerda que es un « acto punible por difamación ».

    Según la misma fuente, el abogado del rey de Marruecos dijo que la comparación con la princesa Haya de Jordania « no se basa más que en el hecho de que se trata de dos princesas ».

    Esta aclaración reveló que el palacio real reconoce que Mohammed VI y Lalla Salma se han divorciado y que mantiene esta última conserva su estatus de princesa.

    Tags : Marruecos, Mohamed VI, yate, Syberis, Badis I, lujo,