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  • Algérie : Réception prochaine de la nouvelle centrale solaire à Tindouf

    La nouvelle centrale solaire de 11 mégawatts projetée à Tindouf sera réceptionnée avant la fin de l’année en cours, dans le cadre du programme national de développement des énergies renouvelables, a indiqué la direction locale de l’énergie.

    Cette installation énergétique figure parmi neuf ouvrages du genre dont ont bénéficié les wilayas du sud du pays, en vertu d’une convention entre l’entreprise SKTM (filiale de Sonelgaz) et cinq entreprises nationales de réalisation, a précisé le chef de service de l’électricité et du gaz, Mabrouk Chehami. Implantée au chef-lieu de wilaya, la nouvelle centrale vient renforcer les capacités de production de l’électricité et réduire la facture de consommation de mazout utilisé dans la production électrique, sachant que la wilaya consomme plus de 6.000 litres/jour de mazout dans ce cadre, a-t-il ajouté.

    Ce qui dénote l’orientation des pouvoirs publics vers le recours aux énergies alternatives dans la production d’électricité, a souligné le responsable en rappelant que la wilaya a déjà bénéficié d’une centrale solaire de 9 mégawatts, actuellement en exploitation.

    Cette dernière, localisée à Merkala (10 km de Tindouf), assure un apport de 15% de la production d’électricité utilisée dans la wilaya et a permis de porter à 75 mégawatts la capacité de production d’électricité, en plus d’induire une réduction de la consommation de mazout de la centrale principale fonctionnant au diesel, a fait savoir Chehami.

    Le pic de consommation d’électricité durant la période estivale dans la wilaya de Tindouf a dépassé les 75 mégawatts, en hausse de 4,4% par rapport à l’été de l’année dernière (70 mégawatts).

    Sud Horizons, 7 oct 2020

    Tags : Algérie, Tindouf, stattion solaire, électricité, énergie solaire, 

  • L’Union européenne soutient l’aide alimentaire du PAM dans les camps de réfugiés en Algérie

    ALGER – Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a salué une contribution de 5,3 millions d’euros (6 millions de dollars) de l’Union européenne (UE) pour soutenir les familles de réfugiés sahraouis dans les camps en Algérie, lutter contre la faim et assurer leur sécurité alimentaire.
    « Alors que nous entrons dans une pandémie mondiale sans précédent, le PAM souhaite remercier l’UE pour son soutien continu aux familles de réfugiés sahraouis », a déclaré le représentant du PAM et directeur de pays en Algérie, Imed Khanfir. « La plupart des réfugiés sahraouis dépendent de l’aide de la communauté internationale, et les familles ont plus que jamais besoin de notre soutien. Ce don en temps opportun permet au PAM de se procurer et de prépositionner les quantités requises de nourriture variée pour répondre à la crise du COVID-19. »

    Cette dernière contribution de l’Union européenne permettra de couvrir les besoins alimentaires de base de milliers d’hommes, de femmes, de filles et de garçons dans les camps de réfugiés de Tindouf au cours des prochains mois. Le PAM fournit à chaque réfugié une ration alimentaire mensuelle comprenant des céréales (riz, orge et farine de blé), des légumes secs, de l’huile végétale, du sucre et des aliments composés enrichis.

    « L’Union européenne est aux côtés des réfugiés sahraouis qui sont en exil depuis 44 ans et ne doivent pas être oubliés. Notre soutien au PAM est vital car il fournit à de milliers de réfugiés les plus vulnérables leur apport calorique quotidien requis », a déclaré Patrick Barbier, chef des opérations européennes de protection civile et d’aide humanitaire (ECHO) à Alger. « La prévention de la dénutrition, en particulier chez les jeunes enfants et les mères, exige des efforts et un soutien continu. »

    La Commission européenne, par l’intermédiaire d’ECHO, est le plus grand bailleur de fonds du PAM en faveur des réfugiés sahraouis en Algérie. En 2020, l’aide humanitaire de l’UE a couvert plus de 30% des besoins de financement du PAM pour cette opération.

    Depuis 1975, les réfugiés sahraouis vivent dans des conditions difficiles dans le désert du Sahara, dans le sud-ouest de l’Algérie. Hébergées dans cinq camps de réfugiés près de la ville algérienne de Tindouf, les familles de réfugiés dépendent principalement de l’assistance du PAM pour leurs besoins alimentaires. Les possibilités d’emploi et de subsistance sont limitées.

    Le PAM soutient des réfugiés du Sahara occidental en Algérie depuis 1986. Les opérations du PAM en Algérie sont menées et surveillées en collaboration avec des organisations nationales et internationales pour garantir que l’aide alimentaire parvienne aux personnes auxquelles elle est destinée.

    Source : PAM, 29 avr 2020

    Tags : Sahara Occidental, PAM, réfugiés sahraouis, Tindouf, aide humanitaire, Union Européenne, UE,

  • COVID-19 : les agences humanitaires de l’ONU lancent un appel de 15 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés sahraouis en Algérie

    ALGER – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et cinq ONG partenaires ont un besoin urgent de 15 millions de dollars pour répondre aux besoins de santé publique et aux conséquences humanitaires immédiates de la pandémie du COVID-19 dans les camps de réfugiés à Tindouf en Algérie.

    Avec la pandémie du Coronavirus qui met à l’épreuve les systèmes de santé du monde entier, le HCR, l’UNICEF, le PAM et leurs partenaires attirent l’attention sur les défis auxquels font face les réfugiés sahraouis en Algérie. L’urgence sanitaire globale actuelle risque d’exacerber une situation qui était déjà difficile pour une population qui est depuis 45 ans exposée à un climat rude et à des conditions de vie difficiles dépendant exclusivement de l’aide humanitaire internationale.

    « Comme partout dans le monde, les gouvernements prennent des mesures extraordinaires pour limiter la propagation et atténuer l’impact du COVID-19, nous ne devons pas oublier les populations vulnérables à l’instar des réfugiés sahraouis. Nous voudrions exprimer notre gratitude au gouvernement algérien pour son soutien continu à cette population de réfugiés en les intégrant de facto dans ses stratégies nationales de réponse au COVID-19 » a déclaré Agostino Mulas, le représentant du HCR en Algérie. « Au nom de tous les acteurs humanitaires, je demande humblement aux donateurs, qu’ils soient gouvernements, fondations ou individus, de soutenir ces efforts et aider la communauté humanitaire travaillant dans les camps à Tindouf pour faire face à cette crise sans précédent. » a ajouté M. Mulas.

    La réponse commune au COVID-19 contient des mesures pour (1) prévenir la transmission du COVID-19 parmi les réfugiés Sahraouis ; (2) fournir les soins nécessaires pour les patients affectés par le COVID-19 et soutenir leurs familles et personnes proches ; et (3) adapter des programmes de santé, éducation, sécurité alimentaire, protection, eau/assainissement/hygiène pour atténuer les pires effets de la pandémie.

    Pour lire l’appel complet avec le plan de réponse, cliquez ici ou visitez www.wfp.org/publications/comprehensive-needs-covid-19-prevention-and-response-refugees-western-sahara-tindouf

    Même si les camps sont sous confinement en ce moment, les agences humanitaires des Nations Unies continuent de travailler à travers les ONG et les partenaires communautaires pour fournir l’aide vitale et les services essentiels de santé, nutrition, eau/assainissement/hygiène et alimentation sans discontinuité ou rupture. Les fonds demandés vont permettre aux agences onusiennes et leurs partenaires de maintenir ce soutien durant cette période critique. 

    Source : PAM

    Tags : Sahara Occidental, PAM, réfugiés sahraouis, Tindouf, 

  • CORONAVIRUS : DES NOUVELLES DES CAMPEMENTS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS.

    En exil depuis depuis 45 ans dans le désert algérien sur la hamada de Tindouf, les réfugiés sahraouis organisent depuis une semaine un strict confinement pour affronter l’épidémie du coronavirus. En effet, en dépit de leur engagement pour construire leur Etat, se doter d’infrastructures, d’équipements de santé et d’éducation, ils ne disposent pas d’importants moyens pour soigner efficacement d’éventuels contaminés. Les responsables du protocole en charge de l’accueil des étrangers ont organisé avec efficacité et très rapidement le rapatriement vers Oran et Alger de tous ceux et celles qui étaient en mission dans les campements. En particulier les nombreux jeunes venus participer au forum de la jeunesse des 12 et 13 mars.

    Pierre Toutain, de l’association Camion-citerne, de retour le 10 mars a reçu des nouvelles d’un des formateurs en français, Addou EL HADJ.

    « Ce vendredi 20 mars, à midi je suis confiné seul dans ma maison de Smara, mais la chaleur est moins intense qu’en février.

    A ce jour il n’y a pas de cas connu de coronavirus, mais les mesures préventives ont été prises depuis le début de la semaine par la Commission Nationale pour la Santé. Elles sont diffusées et répétées chaque heure par la télévision locale sahraouie, par la radio, sur les téléphones et whatsapp.

    Toute la population est confinée dans nos différentes wilayas et la circulation entre les wilayas est interdite. Les routes vers Tindouf et la Mauritanie sont fermées. Nos territoires libérés sont sous contrôle de l’armée. L’approvisionnement pour les produits de première nécessité est assuré au mieux. Je dois reconnaître que toute la population observe bien les consignes préventives.

    Ma femme Aziza qui était partie le 11 mars avec mes 2 filles pour rendre visite à mon père en Mauritanie ont été arrêtées dans leur déplacement au niveau des Territoires libérés.

    En ce moment, je pense à vous tous, et vous transmets toutes mes amitiés. »

    Ces premières informations en direct sont confirmées par la dépêche SPS dont voici quelques extraits :

    Dépêche de l’agence de Presse Sahraouie, Sahara Press Service du 19 mars 2020.

    Le Comité national sahraoui pour la prévention a assuré jeudi que, « jusqu’à présent aucun cas de contamination au Coronavirus (COVID-19) n’a été enregistré dans les camps de réfugiés ou dans les territoires libérés du Sahara occidental ».

    Le ministère de la Santé de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a confirmé que les résultats des examens médicaux sur les Coronavirus étaient négatifs. Le Comité national sahraoui de prévention a également confirmé qu’il « sera en contact quotidien avec les citoyens via les médias nationaux, ainsi que via le site Web du ministère et ses comptes sur les réseaux sociaux ».

    Les recommandations comme l’attention à l’hygiène personnelle et éviter au maximum les contacts rapprochés sont diffusés régulièrement sur tous ces médias.

    Concernant les territoires sahraouis libérés, le gouvernement a souligné que « le Comité national, en coordination avec les différentes régions militaires, appelle toutes les populations résidant dans les zones libérées à respecter les mesures et à rester dans leur lieu de résidence. L’entrée ou la sortie des différentes communes est annulée jusqu’à nouvel ordre ».

    Les mesures annoncées par le gouvernement sahraoui indiquent également « l’annulation de tous les événements prévus et la fermeture des lieux publics ».

    Colette Blais de l’association Enfants Réfugiés du Monde, rentrée un peu plus tard, confirme ces informations :

    « Plus de déplacement entre Tindouf et les campements. Plus de liaison aérienne non plus pour Tindouf. Le Ministère de la santé et tous les acteurs de santé avaient bien anticipé cette situation, on ne peut que les féliciter. Espérons que le virus ne se développera pas dans les campements et dans les territoires libérés, et qu’il n’y aura pas de cas grave car au niveau des moyens de prise en charge dans les campements il n’y a aucune réanimation possible. Et l’hôpital de Tindouf ne dispose pour la réanimation que de quelques lits. »

    Source

    Tags : Sahara Occidental, camps des réfugiés sahraouis, Tindouf, coronavirus,

  • Virée dans les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf

    Situation-Sahara Occidental – La route qui mène de la ville de Tindouf au s/camp du 27 Février est bitumée depuis plusieurs années. Au fur et à mesure qu’on s’approche de ce camp, où les baraques avec des toits en zinc ont pris place des tentes qui faisaient le décor de cet immense camp, on aperçoit les efforts accomplis par l’Etat algérien pour aider ces réfugiés chassés de leurs terres par un occupant qui ne leur reconnaît aucun droit. La route goudronnée prend fin à l’entrée du camp. La place est appelée 27 Février, une date qui rappelle aux Sahraouis l’insurrection armée contre l’occupant marocain. C’est un groupement scolaire éponyme qui regroupe des classes d’école, une caserne de gendarmerie, un dispensaire et un centre culturel qui contient entre autres un cybercafé.

    La répartition administrative de premier niveau dans laquelle se sont organisés les camps sahraouis il en existe actuellement les noms des 4 villes les plus importantes du Sahara occidentale : El Ayoun, Ausserd, Smara, Dakhla. Chacune compte environ 35 000 habitants.

    La répartition administrative de deuxième niveau dans laquelle se sont organisés les camps sahraouis : dans chaque wilaya il y a 6 à 7 daïras. Chaque daïra porte le nom d’une ville du Sahara occidentale.

    La répartition administrative de troisième niveau dans laquelle se sont organisés les camps sahraouis : Chaque daïra a 4 Haiat qui se divisent à leur tour en Lidjan (comité) composés à leur tour de groupes de noyaux familiaux.

    Le siège institutionnel de tous les ministres sahraouis se trouve en un lieu appelé Rabouni qui est une station Algérienne de pompage d’eau.

    Le Polisario : Front Polisario, Front populaire de libération de la Sakia El Hamra El Rio de Oro, fondé en 1973 c’est le mouvement politique qui a organisé la lutte d’autodétermination de la population sahraouie et qui a proclamé la RASD en 1976 dont le gouvernement réside encore aujourd’hui dans les camps de refuge en Algérie et duquel il administre tout aspect de la vie sociale.

    Le camp est également symbolisé par ces antennes installées par Algérie-Télécom. Elles fournissent du champ téléphonique et de la connexion Internet à ces habitants isolés du monde depuis une trentaine d’années.

    En plus du téléphone, les habitats de ce camp de réfugiés, tout comme d’autres sites, sont raccordés au réseau électrique qui leur fournit une énergie en continu.

    En marchant dans les camps on se rend facilement compte que la vie est très dure, que ce désert est un lieu profondément inhospitalier, amer et d’une grande monotonie de couleur.

    Malgré tout, la chaleur des milles sourires et des couleurs vivaces des melhfa que portent les femmes sahraouies donne de la joie au regard.

    La position officielle de l’Algérie est « qu’elle n’a pas de revendications territoriales sur le Sahara occidental, qu’elle n’est pas partie prenante dans le conflit qui oppose la RASD et le royaume du Maroc, et que son soutien aux indépendantistes sahraouis relève de ses principes d’aide à tous les peuples qui luttent pour la décolonisation de leur pays à travers le monde ».

    Le Sahara occidental est frontalier de l’Algérie sur 42 km, de la Mauritanie sur 1561 km, et du Maroc sur 443 km.

    Les zones de contrôle du Maroc et du Polisario sont séparées par un mur de sable, construit par les Marocains avec l’aide d’experts israéliens et américains. La zone sous contrôle marocain se trouve à l’ouest du mur, la zone sous contrôle du Polisario à l’est. Le mur mesure plus de 2 000 km de long et permet de bloquer les véhicules. Il est composé d’une série de barrières fait de deux remblais de sable de 3 m de haut protégés par des champs de mines et de fortifications placées tous les cinq kilomètres.

    Mohamed Boudjakdji

    Les Echos de Sidi Bel.Abbès

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, réfugiés sahraouis, Tindouf,

  • Vers la construction d’une voie ferrée entre l’Algérie et la Mauritanie ?

    Selon le Quotidien de Nouakchott, le Ministre mauritanien des Affaires Etrangères, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a déclaré que la coopération entre la Mauritanie et l’Algérie est « prometteuse ».

    Lors de sa visite à Alger, le chef de la diplomatie mauritanienne a mentionné la possibilité de la construction d’une voie ferrée entre les deux pays, ajoute la même source.

    La version arabophone du média mauritanien a indiqué que Ould Ckeikh Ahmed a déclaré que les deux pays se sont engagés à renforcer le transport terrestre entre eux en finissant les travaux de la route qui lie Zouérate à Tindouf.

    Ainsi, un an après l’ouverture du poste frontalier terrestre entre la Mauritanie et l’Algérie, l’on parle d’une voie ferrée dont l’objectif serait doper les échanges commerciaux et la circulations des personnes et des bien entre les deux pays.

    Tags : Algérie, Mauritanie, voie ferrée, Zouérate, Tindouf,

  • Antonio Guterres a promis au Maroc le recensement des réfugiés sahraouis en Algérie

    Dans une lettre envoyée à sa centrale, l’ancien ambassadeur du Maroc à Genève qualifiait Antonio Guterres, commissaire aux réfugiés à l’époque, de « ami du Maroc » et rappelait qu’il avait procédé, à la demande du Maroc, à réduire les aides humanitaires destinées aux réfugiés sahraouis.

    Dans ce document confidentiel de la diplomatie marocaine, Guterres va plus loin encore, en promettant de réaliser le recensement de ces réfugiés. Voici le texte intégral de ce document:

    PROJET DE LETTRE DE M LE MINISTRE AU HAUT COMMISSAIRE POUR LES REFUGIES

    Monsieur le Haut Commissaire,

    Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

    Genève

    Depuis le déclenchement de la crise malienne, les défis sécuritaire liés la situation actuelle dans l’espace sahélo-saharien interpelle, plus que jamais, la communauté internationale en termes d’atteinte à la paix et la stabilité , aussi bien à cet espace spécifique directement concerné qu’aux pays méditerranéens, voire européens.

    Ces défis sécuritaires que vous avez vous même relevez, vous vous en souviendrez, lors de la réunion de haut niveau organisé par Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies en septembre 2012, au cours des travaux de l’Assemblée générale de L’ONU, requièrent l’urgence de l’adoption d’une stratégie intégrée et d’une réponse globale permettant de faire face à la montée visible et perceptible de groupements armés et terroristes qui semblent tirer profit de la densité et de la porosité des frontières des pays entourant cet espace.

    La crise actuelle au Mali, les attaques terroristes, comme celle ayant eu lieu en janvier 2013 à In Amesna, sur le territoire algérien, la multiplication de rapts d’étrangers, le flux illicite d’armes, le trafic des êtres humains …..etc., sont autant de symptômes d’une situation frontalière incontrôlée et porteuse de dangers, autant de menaces réelles à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des Etats de la région.

    Ces challenges sécuritaires sont devenus ainsi une source de préoccupation pour la communauté internationales au regard de la perméabilité des frontières des pays de cet espace territorial vaste, qui nécessite la conjugaison des efforts internationaux pour la mise en œuvre du projet de la stratégie onusienne inclusive, holistique et intégrée pour le Sahel qui prend en charge à la fois les exigences sécuritaires et humanitaires, tel que annoncée par Mr le Secrétaire général, lors de cette réunion de haut niveau,.

    Monsieur le Haut Commissaire,

    Vous vous souviendrez de la teneur de ma lettre, du 28 janvier 2011, par laquelle je vous ai sollicité les mesures prises par votre institution pour l’opérationnalisation de l’appel du Secrétaire Général de l’ONU contenu dans son rapport S/2010/175 qui a demandé de « réfléchir sérieusement à l’idée de procéder au recensement des réfugiés, et de mettre en œuvre un programme d’entretiens individuels ». Cet appel au recensement des populations des camps de Tindouf, en tant que mesure fondamentale de protection, est aujourd’hui, plus que jamais, impératif au regard des défis sécuritaires qui guettent toute la région du Sahel.

    Monsieur Antonio Guterres

    Conscient de ces défis, le Royaume du Maroc demeure très préoccupé par le cas atypique des populations des camps de Tindouf, en Algérie, dont la situation risque de devenir de plus en plus précaire et fragile, en raison des derniers événements au Mali, ayant démontré la connexion de certains éléments armés dans ces camps avec la nébuleuse terroriste de l’AQMI opérant dans la région sahélo-saharienne.

    En effet, l’absence d’un recensement fiable, selon les critères internationalement reconnus par votre agence, de cette population contribue inéluctablement, au maintien de l’insécurité et de doutes sur leur statut vis-à-vis du droit international humanitaire. Le manque d’enregistrement de cette population interpelle, l’Algérie, en sa qualité de pays hôte des camps, d’honorer ses engagements en conformité avec les principes et obligations des Etats parties à la Convention de Genève de 1951 relatives aux réfugiés.

    Ainsi, l’obligation du recensement est devenue, plus que jamais, une nécessité impérieuse, non seulement, en tant que moyen de protection internationale de ces populations, mais aussi, en tant que mesure fondamentale de sécurité, visant à les prémunir de toute menace terroriste éventuelle, et d’infiltration d’éléments terroristes aux camps.

    Monsieur le Haut Commissaire,

    La situation d’insécurité et de précarité juridique des camps est aggravée par la participation d’éléments armés du polisario, confirmée récemment par le Ministre des affaires étrangères du Mali, et plusieurs think tank, dans les rangs des groupes terroristes au Nord du Mali, à la guerre contre le Gouvernement malien et les forces internationales visant à la sécurisation du pays de la menace terroriste.

    Cette nouvelle facette de l’activisme de certains éléments armés du polisario dans la région sahélo-saharienne constitue pour la communauté internationale une source majeure de préoccupation, et révèle le glissement des éléments de cette entité, vers des activités terroristes, tirant profit de la formation militaire et de l’opérationnalité dont ils disposent, et dont pourraient bénéficier Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), et le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

    La fragilité des camps a été dévoilée, également, lors de l’épisode du rapt, en octobre 2011, de trois étrangers travaillant avec des organisations humanitaires, au sien des camps de Tindouf, ce qui met en évidence l’impératif de protéger les populations qui y vivent, contre tout risque ou menace pouvant porter atteinte à leur intégrité physique et morale.

    Monsieur le Haut Commissaire,

    Nous sommes arrivés à la conclusion, lors de notre rencontre à Genève le 25 février 2013, en marge du haut segment de la 22eme session du Conseil des droits de l’homme, que le recensement des populations des camps de Tindouf, est devenu, en définitive aujourd’hui, une mesure urgente répondant à un double besoin de protection et de sécurité des populations des camps de Tindouf, au regard du climat d’instabilité et d’insécurité qui règne dans l’espace sahélo-saharien.

    Aussi, le Royaume du Maroc demeure-t-il convaincu que seul le HCR est habilité à y répondre par la mise en œuvre pleine et entière de son mandat. Les éléments de réponse à sa démarche, tant attendue, devraient figurer dans le prochain rapport du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité, en avril prochain.

    Je vous saurais gré de bien vouloir tenir informé, comme convenu à Genève, les actions que vous avez entreprises à cet effet et éventuellement les résultats de vos démarches.

    Je saisis cette occasion pour réitérer l’appui du Royaume du Maroc aux efforts menés et planifiés par le Haut Commissariat, sous votre leadership, en vue de mettre en œuvre les recommandations du Secrétaire Général de l’ONU et des deux résolutions du Conseil de sécurité concernant l’impératif du recensement des populations dites réfugiées dans les camps de Tindouf.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Haut Commissaire, en l’expression de ma considération la plus distinguée.

    Source : Maroc Leaks, 9 fév 2020

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, HCR, Antonio Guterres, réfugiés sahraouis, Tindouf, aide humanitaire,

  • L’Italie octroie une aide de 500.000 € aux réfugiés du Sahara Occidental

    ALGER – Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies accueille favorablement une contribution de 500 000 € (570 000 $ US) du gouvernement italien pour fournir une aide vitale aux réfugiés du Sahara occidental en Algérie.

    La contribution italienne permet au PAM de couvrir les besoins alimentaires de base de milliers de familles de réfugiés sahraouis; leur fournir une ration alimentaire mensuelle comprenant des céréales (riz, orge et farine de blé), des légumineuses, de l’huile végétale, du sucre et des aliments composés enrichis.

    Le PAM utilisera une partie de la contribution pour son programme d’alimentation scolaire qui vise à encourager environ 40 000 enfants des écoles et jardins d’enfants des camps à s’inscrire et à fréquenter les cours régulièrement. Chaque enfant reçoit une collation en milieu de matinée qui comprend des biscuits nutritifs et du lait pour éviter la faim qui affecte la capacité des enfants à se concentrer pendant la journée.

    «Le timing de cette contribution est extrêmement opportun pour couvrir les besoins urgents au début de l’année», a déclaré Imed Khanfir, représentant du PAM et Directeur Pays en Algérie. «Le PAM est très reconnaissant au peuple et au gouvernement italiens pour leur soutien continu qui nous permet d’aider des milliers de réfugiés, hommes, femmes et enfants sahraouis.»

    L’Italie a été un partenaire important du PAM Algérie, donnant un total d’environ 2,5 millions de dollars EU au cours des cinq dernières années.

    «La Coopération Italienne est fortement engagée dans l’aide humanitaire aux populations les plus vulnérables du monde, dans le but de contribuer à répondre à leurs besoins fondamentaux, tels que l’accès à la nourriture et à l’eau», a affirmé Pasquale Ferrara, ambassadeur d’Italie en Algérie. «C’est pourquoi nous avons confirmé notre contribution annuelle au PAM – ainsi qu’à l’UNICEF – pour soutenir leurs activités remarquables ciblant les réfugiés sahraouis à Tindouf. Nous remercions chaleureusement le PAM et toutes les organisations internationales ainsi que les ONG qui opèrent avec engagement et humanité dans les camps. Nous espérons renforcer encore notre coopération avec le PAM afin d’améliorer les conditions de vie des réfugiés, en particulier de la jeune génération ».

    Depuis plus de 40 ans, les Sahraouis vivent dans des conditions extrêmement difficiles dans le désert du Sahara au sud-ouest de l’Algérie. Hébergées dans cinq camps de réfugiés, près de la ville algérienne de Tindouf, les familles de réfugiés dépendent principalement de l’assistance du PAM pour leurs besoins alimentaires, car les possibilités d’emploi et de subsistance sont limitées.

    Le PAM soutient les réfugiés du Sahara occidental en Algérie depuis 1986. Les opérations du PAM en Algérie sont menées et surveillées en collaboration avec des organisations nationales et internationales pour garantir que l’aide alimentaire parvienne aux personnes auxquelles elle est destinée.

    Source : PAM 

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, réfugiés, Tindouf, PAM, Italie, aide humanitaire,

  • Les poissons et les réfugiés sahraouis, «Solo son peces»

    Trois femmes montent une ferme piscicole dans un camp de réfugiés en plein milieu du désert algérien. Dans leur documentaire « Solo son peces » (« Ce ne sont que des poissons »), les cinéastes espagnoles Paula Iglesias et Ana Serna traitent la question des réfugiés sahraouis d’une manière aussi décalée que séduisante.

    envoyé spécial à Biarritz,

    Présenté en première internationale au Fipadoc, à Biarritz, après avoir gagné le Grand prix du Festival du documentaire de Bilbao, le court métrage Solo son peces, a tout pour faire parler de lui.

    Une canne à pêche en plein désert

    Le voyage commence avec une image qu’on n’est pas prêt d’oublier : habillée d’une robe bleue comme la mer, une femme est assise en plein désert, avec une canne à pêche dans la main. « Le temps du documentaire est l’attente », ainsi explique la cinéaste Paula Iglesias cette mise en scène. « Pour cela, nous avons choisi cette image un peu surréaliste pour exprimer la situation dans les camps de réfugiés. Cela fait 40 ans qu’ils sont là. C’est une situation difficile. »

    En effet, loin de leur patrie, Teslem, Dehba et Jadija ont décidé de réaliser un rêve. Installer une ferme piscicole en plein désert, là où les températures frôlent souvent les 50 degrés à l’ombre, pour nourrir un camp de réfugiés sahraouis. Une idée folle ?

    « Oui, beaucoup de gens pensent qu’il s’agit d’une idée folle. Mais, c’est lié à la situation de ces gens vivant en plein désert depuis des décennies. Elever ici des poissons, c’est difficile. Elles-mêmes, elles ne savent pas si cela va fonctionner. Elles essaient. Peut-être cela marchera, peut-être pas. »

    Ce ne sont que des poissons

    Pour filmer dans un territoire en conflit, il faut être prêt à tout, comme ces femmes fortes et résolument optimistes : « le succès du projet dépend de nous. De quoi avoir peur ? Ce ne sont que des poissons. » Nuit et jour, elles s’occupent de leurs « bébés » dans le bloc de reproduction. Et quand elles regardent les poissons répartis dans des toutes petites piscines, elles s’exclament : « les poissons fuient la mort parce que, comme l’homme, ils aiment la vie ».

    Avec leurs blouses blanches et leurs voiles colorés, les trois entrepreneuses se penchent sur les bassins pour mesurer la salinité et détecter les maladies. Chaque jour apporte sa sagesse. Aujourd’hui, elles étudient le tilapia, ce poisson venant du Nil, un migrant sans habitat naturel, bref : « c’est aussi un réfugié ».

    « On voulait faire un parallèle entre les poissons et les réfugiés dans les camps, avance la cinéaste. Beaucoup de choses sont pareilles. Quand on voit les piscines avec les poissons… Certains poissons traversent des pays pour chercher de la nourriture. Ces femmes font la même chose : elles partent et retournent pour nourrir leur pays. Et ce désert n’est même pas leur pays. »

    « Ce qui me fait vraiment honte… »

    Le film glisse alors de situations anodines vers la colère : « Ici, nous souffrons d’un manque de protéines, mais ce qui me fait vraiment honte, c’est que même dans les Territoires occupés, les Sahraouis ne sont pas autorisés à profiter de la richesse de leurs eaux pour la pêche. »

    C’est alors que la cinéaste fait entrer l’histoire de la création des frontières au Sahara occidental par les puissances européennes pour démontrer à quel point le projet des trois femmes touche à la question très sensible du Sahara occidental d’aujourd’hui :

    « Le projet de l’élevage de poissons est un projet pour se maintenir plus longtemps dans ce territoire, remarque Paula Iglesias. En même temps, elles ne peuvent pas survivre longtemps dans ce lieu, parce qu’il est impossible de vivre là-bas sans aide humanitaire. On doit donc repenser la situation du Sahara occidental. C’est la dernière colonie en Afrique. L’Espagne a fait une mauvaise décolonisation, après le Maroc a envahi leur territoire. »

    Le Sahara occidental, le Maroc et l’Union européenne

    À la fin du film, les femmes boivent du thé et allument la télé. Dans le journal, le mouvement sahraoui du Front Polisario condamne le pillage des ressources du Sahara occidental après l’approbation de l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc. Un accord qui inclut le Sahara occidental occupé. Le Front Polisario accuse alors l’Union européenne, « avec l’Espagne et la France en tête, de perpétuer le conflit ».

    Pendant le Festival international du documentaire de Biarritz, une nouvelle dépêche est tombée : le Maroc a adopté deux nouvelles lois pour élargir son emprise aux eaux territoriales du Sahara occidental.

    ►Solo son peces, court métrage d’Ana Serna et Paula Iglesias, 17 min, en compétition au Festival international du documentaire (Fipadoc 2020), du 21 au 26 janvier, à Biarritz.

    Source : RFI, 25 jan 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, réfugiés, Tindouf,

  • El tiempo vuela

    Más de dos meses han pasado desde la última vez que me asomé por aquí. Demasiado. “Hace mucho que no publicas en el blog” “¿Por qué no escribes?” “¿Cuándo vuelves?” Son algunas de las preguntas sin respuesta que me han hecho durante estas últimas semanas de retiro casi absoluto. Mentiría si dijese que yo tampoco me las he hecho en algún momento, puede que casi a diario. Pero es que ni yo sabía por dónde empezar, ni mi propia cabeza era capaz de ordenar tantas emociones, cambios, trabajo nuevo, conocer gente nueva, nuevos rincones, y sentimiento a flor de piel. Y por sino lo he dicho, estoy encantada. Ilusionada, mejor dicho: FELIZ.

    Y aquí, empieza “mi vuelta al cole”, un poco tarde, pero mas vale tarde, que nunca.

    ¿Cuál es tu mayor tesoro?

    Ese “algo” al que tanta estima le tienes y que cuidas como oro en paño. Aquello que proteges y que rara vez compartes, si acaso con mucho celo y sólo con quien sabes que lo va a apreciar de verdad. Que no es cualquiera, no nos engañemos. Aquello sin lo cual nada sería lo mismo, ni siquiera tú mismo.

    Lo que te podría quitar no sólo el sueño, sino el aliento. Lo que te suma jovialidad y hasta algún tono de más en tus mejillas. Aquello por lo que perdemos la cabeza, aunque tratemos de negarlo. Lo que nos alegra cualquier mañana gris y aleja hasta el último de los nubarrones más negros. Lo que pone voz a silencios rotos y anima cuando lo demás se ha perdido. Lo que abraza cuando de lo que menos tengas ganas sea de eso, pero te abraza, y se queda.

    Los habrá para quienes sea una persona en concreto. Una madre ejemplo de vida, puro ejemplo de superación; o un padre que ejerce las veces de héroe sin igual. Quizá se trate de un amigo especial, de esos con los que te une algo muy fuerte, incluso más que un vínculo de sangre. Por quien darías todo. O, por quienes eres, y quieres seguir siendo.

    Los habrá para los que su mundo sea su trabajo. Su seña de identidad, su logro más logrado. Y puede que hasta no puedan ni imaginarse la vida más allá de su trabajo, cogiendo uno nuevo, empezando de cero. De cero o desde el tejado. Dejándolo todo o casi todo. Aquí o allá. Superando miedos y afrontando retos. Demostrando que pueden si quieren, que merecen.

    ¿Y el tiempo, qué me dicen del tiempo?

    Nada como abrir un viejo álbum de fotos, de esos que cogen polvo en alguna estantería y cuyo color empieza a amarillear. Ver aquellas imágenes que parecen de una vida pasada, hasta lejana y que hoy te producen risa y hasta vergüenza. ¿Y esas pintas? Comprobar que no hace tanto tiempo que se hicieron, o quizá sí. Pero si te paras un segundo a observarlas con detenimiento, es como si volvieras a posar para aquellas instantáneas. Yo soy muy dada a echar la vista atrás, y no perder aquellos recuerdos de infancia que seguro todos tenemos algunos un poco mas “heavys” que otros.

    Nada como tener la ocasión de reencontrarte con la familia. Con todos aquellos a los que no sueles ver, a los que están más lejos, y a los que aunque estando cerca, la rutina los lleva por caminos distintos. Nada como verlos pasado un tiempo y observar los cambios, a veces para bien, y a veces no tanto. Reencuentros que llegan a encogerte el corazón, y dejarte en un “ay”, por sentir que el tiempo pasa. Y ahora, -que estoy un poquito más lejos- valoro un poco más si cabe a mis familias. Y, por supuesto, a mis amigos.

    Que el tiempo vuela.

    Y no espera que le sigamos el ritmo. Ni se detiene por nada ni nadie. Avanza imparable, siempre al mismo paso, siempre hacia delante. Regalando oportunidades a quien las quiera coger. Recordando lo efímero que puede ser a quien lo quiera escuchar.

    Escapándose de entre los dedos de quienes no lo saben cuidar.

    De niños soñábamos con ser mayores, con crecer y comernos el mundo. Con ir a la universidad y tener el trabajo por el que cualquiera suspiraría, nos envidiaría, lo querría para sí. Soñábamos con viajar hasta los confines de la tierra y con ser el alma de cada fiesta a la que fuéramos.

    En nuestros sueños triunfábamos siempre, éramos libres y felices y a nada temíamos. No existían los problemas, para todo teníamos solución. El tiempo se congelaba, nadie se iba de nuestro lado y a nadie echábamos de menos.

    Parece que fue ayer.

    Y aunque nos decían y repetían que el tiempo, conforme te haces más mayor, más rápido se te pasa, no quisimos creerlo.

    Y llegamos a la universidad, o no. Tuvimos nuestro primer trabajo. Incluso dos a la vez. Y detrás vinieron muchos otros, y puede que ninguno fuera el que habíamos soñado. Y tuvimos miedos, muchos, y con ellos tantas cosas que se quedaron en el camino. Como vuelos que no cogimos, personas a las que no nos atrevimos y fiestas en las que no bailamos.

    Que todo pasa porque tiene que pasar, nos dijeron.

    Que no es posible dar marcha atrás y retroceder en el tiempo. Que lo que alguna vez dijimos, alguien lo escuchó, y lo que no, aún estamos a tiempo de decirlo. Que aunque hay cosas que es mejor guardar para uno mismo, las hay que por sí solas no tienen sentido.

    No perdamos más.

    Vivamos. Al día y sin mirar la hora. Con personas que se quedarán el tiempo que quieran y el que se lo permitamos. Con personas que nos aporten, que nos creen valor. Y aprendamos de los que no. Hagamos que valga la pena.

    Viajemos. Aceptando sin tanto miedo, arriesgando cuando sea el momento, que por serlo, puede ser cualquiera. No tomemos lo que no es nuestro, ni guardemos viejos rencores. No llevemos de más, sino lo esencial.

    Bailemos. Con música y sin ella. Inventando acordes e improvisando los pasos sobre la marcha. Que si los finales son bonitos, los principios no lo son menos. Olvidando vergüenzas, indecisiones y excusas que nos retengan.

    Olvidemos que la vida pasa sin olvidarnos de vivirla.

    Y que todo pasa.

    Y que el tiempo vuela.

    Benda Lehbib Lesbir.

    Fotografías: Beatriz  Garrote.

    Fuente : 1niño saharaui, 23 sept 2019

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