Étiquette : twitter

  • Trump remonté contre Twitter pour avoir étiqueté ses messages

    Washington, 27 mai (Prensa Latina) Le président des États-Unis, Donald Trump, a aujourd’hui pris pour cible d’attaques son réseau social préféré, Twitter, pour avoir étiqueté ses messages comme potentiellement trompeurs.

    La polémique tient au fait que pour la première fois ce service de microblogging a ainsi qualifié certains tweets du mandataire relatifs au vote par correspondance.

    Selon Trump, la société ‘interfère dans les élections présidentielles de 2020’ et ‘étouffe la LIBERTÉ D’EXPRESSION’, ajoutant qu´il ne permettra pas cette attitude.

    La veille, Twitter a souligné avec des étiquettes combattant les informations erronées et des affirmations non vérifiées deux des messages publiés par Trump dans lesquels il a prétendu que les bulletins de vote par la poste mèneraient ici à une fraude électorale généralisée.

    Twitter a déclaré que la mesure avait pour but de fournir un ‘contexte’ par rapport aux commentaires du président.

    Prensa Latina, 27 mai 2020

    Tags : Estados Unidos, Donald Trump, Twitter,

  • Maroc: tous les militants arrêtés, interrogés et condamnés «pour offense au roi»

    Depuis début décembre, au moins dix militants ont été arrêtés, interrogés et condamnés à une peine de six mois à quatre ans pour « délit » contre le roi du Maroc, des responsables gouvernementaux ou des institutions publiques. Leur faute est qu’ils ont franchi la « ligne rouge » qui sépare rigidement les opinions autorisées de celles à punir.

    Voici quelques-unes de leurs histoires:

    Le 1er décembre, la police de Settat a arrêté le blogueur Mohammed Sekkaki, connu sous le nom de Moul El Kaskita, qui avait publié une vidéo sur YouTube quatre jours plus tôt dans lequel il critiquait le roi et protestait contre une nouvelle taxe sur les utilisateurs de la chaîne. Il a été condamné à quatre ans de prison et à une amende équivalente à environ 4000 euros pour « offense » au roi et aux responsables gouvernementaux. Le processus d’appel est en cours.

    Le 5 décembre à Rabat, Omar Ben Boudouh, un influenceur et YouTuber connu sous le nom de Moul El Hanout, a été arrêté pour avoir « offensé » des responsables gouvernementaux et des institutions publiques et « incité à la haine », accusations jugées sans fondement par Amnesty International. Le 7 janvier, il a été condamné à trois ans de prison.

    Un autre influenceur et YouTuber, Youssef Moujahid, a été arrêté le 18 décembre et a été inculpé des mêmes peines et de trois ans de prison. Le processus d’appel est en cours.

    Le 17 décembre, le tribunal de Meknès a condamné Ayoub Mahfoud, un étudiant de 18 ans, à trois ans de prison et à une amende équivalente à 500 euros, à nouveau pour « délit » contre des fonctionnaires et des institutions publiques. Le 16 janvier, il a été mis en liberté provisoire dans l’attente de la procédure d’appel, prévue pour le 30 mars.

    Le militante Rachid Sidi Baba s’est retrouvée en prison le 24 décembre, « coupable » d’avoir publié une vidéo sur YouTube dans laquelle il exprimait sa frustration face à l’exploitation des terres par des investisseurs étrangers sans aucun retour économique pour les communautés locales. Il a été condamné à six mois de prison et à une amende de 500 euros. En appel, le 13 février, la peine a été réduite à deux mois et demi.

    Le journaliste Omar Radi a été arrêté le 26 décembre après avoir critiqué la confirmation en appel des condamnations prononcées contre plusieurs membres du mouvement de protestation contre Hirak El-Rif sur Twitter. Cinq jours plus tard, il a été libéré sous caution en attendant son procès, qui aura lieu le 5 mars.

    Le 29 décembre, c’est au tour du rappeur Hamza Sabbaar, arrêté à Laayoune. Trois jours plus tard, il a été condamné à trois ans de prison pour une chanson de rap publiée sur YouTube, dans laquelle il a critiqué la détérioration de la situation socio-économique du pays. Le 16 janvier, en appel, la peine a été réduite à huit mois.

    2020 a commencé comme l’année précédente s’était terminée. Le 9 janvier, un tribunal de Khenifra a condamné Abdelali Bahmad, dit Ghassan Bouda, à deux ans de prison et à une amende de 1000 euros pour « offense » à la monarchie et ses symboles. Preuve contre lui: quatre publications sur Facebook dans lesquelles il a exprimé son soutien au mouvement Hirak El-Rif.

    Il Fatto Quotidiano, 17 fév 2020

    Tags : Maroc, répression, réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Youtube,

  • Poutine s’engage à défendre à tout prix la liberté d’expression sur Internet

    Le président russe Vladimir Poutine s’est engagé à défendre la liberté d’expression de tous les citoyens en ligne lors d’une conférence au début de cette semaine.

    M. Poutine a déclaré au Forum russe sur la gouvernance de l’Internet : « Je suis convaincu que nous devons continuer à suivre le principe de la liberté de l’Internet, en créant les conditions d’un large échange d’informations et de la mise en œuvre d’initiatives et de startups commerciales », dans le droit fil des tentatives des dirigeants occidentaux de réprimer la libre expression en ligne.

    Le dirigeant russe a déclaré qu’il était important de trouver un équilibre entre la liberté d’expression en ligne et les préoccupations concernant la lutte contre la cybercriminalité et les contenus illicites.

    When the leader of an openly authoritarian regime believes in free speech more than most western leaders.

    La position de Poutine est en désaccord avec de nombreux dirigeants occidentaux, qui s’inquiètent beaucoup des « fausses nouvelles » et des sentiments des gens qui sont blessés par la liberté d’expression.

    En plus de l’interdiction généralisée et de la déportation de nombreux orateurs dissidents au cours de l’année écoulée, la réglementation de l’Internet par l’État s’intensifie également en Occident.

    Selon les rapports, le Royaume-Uni est sur le point d’imposer ce que certains appellent « les lois Internet les plus strictes du monde » au nom de l’arrêt de la cyberintimidation et de la diffusion de la « désinformation ».

    L’Union européenne a également adopté récemment l’article 13, dont certains craignent qu’il n’entraîne l’interdiction des mèmes.

    Dans un avenir pas trop lointain, l’Internet russe, où l’on peut par exemple critiquer le transgenderisme sans risquer d’être arrêté (contrairement au Royaume-Uni), pourrait être plus libre que partout ailleurs en Europe occidentale.

    Traduit par Dr.Mo7oG

     NEWSPUNCH

    Source

    Tags : Vladimir Poutine, Internet, liberté d’expression, presse, Facebook, Twitter, réseaux sociaux,

  • Maroc : Les robots de Sa Majesté investissent Twitter

    Depuis quelques jours une armée de «robots» inonde le réseau social de messages automatiques relayant la communication officielle sur le Danielgate. Impossible de savoir qui exactement est derrière. L’objectif de ces robots est d’empêcher la circulation de l’information.

    Ils n’ont pas d’amis, personne ne les suit mais ils s’en fichent. Leur tâche consiste à envoyer des messages sur Twitter, en moyenne six par minute, à intervalles pré-définis. Ils, ce sont les «Twitter bots», des comptes automatiques créés sur le réseau social.

    Ces «robots» sont généralement utilisés à des fins publicitaires mais servent également à défendre des intérêts politiques en «noyant» dans un flot de messages ineptes et/ou répétitifs les informations que leurs créateurs ne souhaitent pas voir circuler.

    Des «bots» qui inondent le réseau social de messages pro-régime ont ainsi été répertoriés en Syrie et au Barhein depuis 2011. Il est impossible de savoir qui exactement se cache derrière ces bots : services gouvernementaux, agences de relations publiques, particuliers rémunérés ou non. La création de bots ne coûte rien et nécessite seulement quelques connaissances techniques.

    «Les bots du Makhzen»

    Au Maroc aussi ces comptes robots, appelés souvent «oeufs» en raison de l’image de profil attribuée par défaut sur Twitter, ont fait leur apparition en 2011 et interviennent régulièrement sur les sujets liés au Sahara, au mouvement du 20 février ou plus surprenant comme il y a quelques mois lorsque le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi, a attaqué Ahmed Reda Benchemsi et Le Monde en justice pour diffamation.

    Mais ce qui se passe depuis quelques jours sur Twitter est sans précédent selon les internautes marocains consultés par Lakome. Les principaux «hashtag» (mot-clés) utilisés par les internautes marocains pour s’exprimer sur le DanielGate, et qui permettent aux 200 millions d’utilisateurs actifs de Twitter à travers le monde de suivre le sujet en direct, a été littéralement envahi par les bots.

    Leurs messages publiés ces derniers jours sont de trois types. Il s’agit d’abord de défendre l’image du roi Mohammed VI et sa gestion du DanielGate :

    Le deuxième «message» véhiculé par ces bots semble être destiné à minimiser la manifestation qui a eu lieu mardi à Casablanca pour dénoncer l’octroi de la grâce royale au pédophile Daniel Galvan :

    Enfin, un troisième message, publié quelques jours plus tôt, s’en prend directement au ministère de la Justice, dirigé par le PJDiste Mustafa Ramid, à propos de son communiqué publié vendredi dernier et dans lequel il renvoyait la responsabilité de la grâce au cabinet royal :

    La chasse aux spams sur la Twittoma

    Comment savoir si la cinquantaine de robots détectés à ce jour par les internautes marocains sont vraiment des bots ? Outre le fait de n’avoir aucun ami (et parfois de n’avoir même pas de nom, comme le profil «Test compte»), ces comptes automatiques utilisent une technique simple pour échapper aux radars de Twitter, qui considère leurs messages comme des spams et supprime en principe les comptes de leurs auteurs.

    L’astuce pour les créateurs de robots consiste à programmer le compte de telle sorte qu’il va poster le même message des centaines de fois mais en laissant à chaque fois un intervalle différent entre deux lettres – et ce afin que Twitter ne puisse pas détecter la répétition du message. Voici un exemple :

    Il suffit cependant qu’un certain nombre d’utilisateurs dénoncent ces comptes («report as spam») pour que Twitter intervienne et supprime le compte en question. C’est justement ce à quoi ce sont attelés certains internautes marocains ces derniers jours, bien que de nouveaux comptes bots sont crées au fur et à mesure pour remplacer les comptes supprimés :

    Quel est l’impact réel de ces robots ?

    Les messages distillés à longueur de journées par ces robots ne semblent toutefois pas avoir d’impact en terme d’influence sur l’opinion publique. «Ce serait même plutôt contre-productif. La crédibilité de la personne qui poste un tweet est importante», explique Marouane Harmach, membre actif de la Twittoma et professionnel des médias sociaux. «En ce qui concerne le flood [le fait de vouloir « noyer » des informations], et cela semble être l’objectif de ces bots, c’est gênant mais pas bloquant depuis que les utilisateurs ont commencé à les signaler comme spams», ajoute-il.

    Au final, l’opération «DanielGate» de ces bots est tournée en ridicule par la Twittoma, bien que certains utilisateurs comme Afrinomad espèrent qu’aucun moyen public n’a été engagé pour une «aussi mauvaise propagande»…

    Lakome, 8 août 2013

    Tags: Maroc, Twitter, twittoma, robots, bots, espionnage, spams,